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VPN streaming - Accéder aux catalogues étrangers

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 07:42

Vous lancez votre soirée TV entre amis, vous tapez le nom de la série ou du film dont TOUT LE MONDE parle, et là PAF, "ce contenu n'est pas disponible dans votre pays". Oui, c'est un grand classique mais ça fait tout le temps chier. La raison à cela c'est que les catalogues Netflix, Disney+ ou Prime Video ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Ainsi, un film dispo aux États-Unis peut très bien manquer à l'appel en France. Mais heureusement, un petit VPN règle ça instantanément en vous faisant virtuellement "déménager" ailleurs.

Le principe est tout bête. Vous vous connectez à un serveur VPN situé dans le pays dont vous voulez le catalogue, et le service de streaming croit que vous êtes sur place. Envie du catalogue américain ? Un serveur aux États-Unis et c'est réglé. Vous partez en vacances à l'autre bout du monde et vous voulez juste retrouver vos programmes de chez vous comme dans votre salon ? Bah c'est pareil, un serveur en France et vous êtes à la maison.

Maintenant, tous les VPN ne se valent pas pour ça, loin de là. Les plateformes livrent une guerre permanente aux VPN et blacklistent leurs serveurs en continu, donc il vous faut un fournisseur qui a les moyens de suivre la cadence et de renouveler ses adresses. Dans mon comparatif des meilleurs VPN , les deux qui débloquent le plus fiablement, c'est NordVPN et Surfshark (liens affiliés), avec des serveurs assez rapides pour encaisser de la 4K sans que ça rame toutes les dix secondes.

Le débit, justement, c'est le nerf de la guerre. Un VPN ajoute forcément une couche de chiffrement, donc une perte de vitesse, et si votre fournisseur est lent ou bondé, vous passez la soirée devant une roue qui tourne. C'est exactement pour ça que les VPN gratuits sont à oublier pour le streaming. Serveurs surchargés, bande passante limitée, et de toute façon repérés et bloqués par les plateformes en deux temps trois mouvements. Vous allez juste vous énerver.

Côté appareils, pensez aussi à votre télé car beaucoup de gens regardent sur une smart TV ou une box, qui ne gèrent pas toujours une appli VPN nativement. La parade, c'est donc d'installer le VPN directement sur votre routeur, comme ça tout ce qui se connecte chez vous en profite, télé comprise. Les bons fournisseurs proposent des guides pour ça.

Petit rappel quand même, débloquer un catalogue étranger se balade dans une zone grise des conditions d'utilisation des plateformes. Vous ne piratez rien, vous payez bel et bien votre abonnement, vous voulez juste voir un contenu dispo ailleurs, mais Netflix et compagnie n'apprécient pas trop la manœuvre. Donc à vous de voir où vous mettez le curseur.

Côté transparence, notez que je touche une commission si vous passez par mes liens et que ça ne change rien au prix que vous payez pour votre VPN. Pour le détail de qui débloque quoi, à quel prix et avec quel débit, tout est dans le comparatif .

Signal, DuckDuckGo et NordVPN menacent de quitter le Canada à cause d'une loi sur la surveillance

8 juin 2026 à 17:08

Le Canada planche sur un projet de loi, le C-22, qui obligerait les services numériques à conserver pendant un an les métadonnées de leurs utilisateurs, c'est-à-dire pas le contenu de vos messages mais qui vous contactez, à quelle heure et depuis où vous le faites.

Plusieurs champions de la vie privée préviennent qu'ils plieront bagage plutôt que de s'y soumettre.

Signal, l'application de messagerie chiffrée que recommandent les défenseurs de la confidentialité, l'a dit noir sur blanc devant le comité de la sécurité publique de la Chambre des communes. Son vice-président Udbhav Tiwari n'a pas tourné autour du pot : "Si on nous force un jour à choisir entre trahir les gens qui comptent sur nous et quitter un marché, nous partirons."

DuckDuckGo, le moteur de recherche qui se vend, lui, sur le respect de la vie privée, a confirmé qu'il retirerait son service de VPN du Canada si le texte passe. Un VPN, pour rappel, c'est l'outil qui masque votre adresse et chiffre votre trafic pour qu'on ne puisse pas voir ce que vous faites en ligne.

NordVPN tient le même discours et parle d'étudier "toutes les options possibles, y compris réduire ou retirer notre présence". Windscribe, un autre fournisseur de VPN, va plus loin et menace carrément de déménager son siège et ses impôts ailleurs. Apple, Google et Meta sont aussi venus exprimer leurs réserves devant les députés. Ces projets de loi d'accès légal, qui visent à donner aux autorités un droit de regard sur les communications, reviennent régulièrement au Canada depuis plus de dix ans, et finissent à chaque fois par se cogner au même mur, le chiffrement.

Ce qui coince, c'est cette obligation de stocker un an de métadonnées et de bâtir des capacités d'accès pour que la police et le CSIS, le service de renseignement canadien, puissent venir piocher dedans pendant une enquête. Le ministre de la Sécurité publique pourrait même imposer ce genre de mécanisme à d'autres entreprises par un simple ordre, sans mandat d'un juge, avec pour seul garde-fou le feu vert d'un commissaire au renseignement.

Le problème, c'est qu'une métadonnée raconte déjà énormément. Pas besoin de lire vos messages pour savoir que vous appelez un cabinet d'avocats à 2h du matin trois jours d'affilée.

Et pour construire ces fameuses capacités d'accès, il faut souvent affaiblir le chiffrement, donc créer une porte dérobée. Une porte dérobée, c'est comme laisser une clé sous le paillasson en jurant que seul le gentil facteur la trouvera.

Le gouvernement essaie de calmer le jeu. Le ministre Gary Anandasangaree a promis des amendements précisant qu'on n'obligera personne à casser son chiffrement. Mais la rétention d'un an de métadonnées, elle, ne bouge pas.

Du coup, des boîtes dont le métier c'est justement de ne rien savoir de vous se retrouvent priées de tout retenir. Normal qu'elles préfèrent partir.

Source : Techspot

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