MultiDrive, c'est un outil Windows gratuit pour cloner, sauvegarder et effacer vos disques. Jusque-là, rien de foufou... sauf que derrière, y'a Atola Technology. Et dans le monde du forensic numérique, Atola c'est pas n'importe qui (labos d'investigation, forces de l'ordre, 20 ans de métier, basés au Canada avec une équipe en Ukraine)... bref, ce sont des gens qui connaissent les disques durs sur le bout des doigts.
Du coup, quand ils sortent un outil gratuit pour le grand public, je tends forcement l'oreille.
Côté fonctionnalités, vous avez donc le
clonage disque-à-disque
(HDD vers SSD, tout ça), y compris le disque boot (pratique pour migrer votre Windows vers un SSD), la sauvegarde complète en ZIP ou RAW, et l'effacement sécurisé avec patterns HEX ainsi que de la vérification d'intégrité en MD5, SHA256, SHA512... bref, y'a ce qu'il faut. Mais le gros plus pour les admins, c'est le mode CLI via mdcli. Comme ça, hop, vous scriptez vos backups et ça tourne tout seul !
En gros, ça donne ça :
# Lister les disques connectés
mdcli list
# Sauvegarder un disque boot en ZIP compressé
mdcli backup d1 E:\myfolder\backup.zip
# Cloner un disque vers un autre avec checksum SHA1
mdcli clone d3 d4 -q SHA1
# Effacer un disque avec un pattern HEX perso
mdcli erase d2 -p BADA
# Restaurer un disque depuis un backup ZIP
mdcli restore E:\folder\backup.zip d3
Et les tâches peuvent tourner en parallèle comme ça, vous lancez PLUSIEURS clonages en même temps, chacun avec son propre bouton pause/reprise. Et si votre vieux disque a des secteurs morts, MultiDrive s'en fiche puisqu'il gère les erreurs de lecture et continue sans broncher. Pour ceux qui connaissent
Rescuezilla
, c'est un peu la même philosophie mais natif Windows, SANS clé USB bootable.
Après, c'est closed-source mais c'est 100% gratuit (même en usage pro), et Atola s'engage à garder ça gratos. On verra s'ils respectent leur parole... quoiqu'il en soit, la
licence est consultable
sur leur site si vous voulez creuser avant d'aller plus loin.
Et côté doc, ils ont des tutos pour à peu près tout : backup sur disque externe, migration de Windows vers un autre disque, clonage SSD vers SSD, wipe de clé USB... chaque opération est détaillée étape par étape, c'est bien ficlé.
Bien partitionner son disque est une étape essentielle lors de l’installation ou de la réorganisation de Windows 11/10. Un mauvais choix à ce stade peut entraîner des problèmes de mises à jour, un manque d’espace sur la partition système, des difficultés lors d’une réinstallation ou une organisation du stockage inutilement complexe.
Contrairement à certaines idées reçues, il n’existe pas de schéma de partitionnement universel valable pour tous les usages. Microsoft privilégie aujourd’hui une approche simple et automatisée, tandis que certaines configurations (partition de données séparée, dual-boot, SSD + disque dur) nécessitent des décisions réfléchies et adaptées au contexte réel.
Dans ce guide, vous allez apprendre à bien partitionner votre disque pour Windows 11/10, en comprenant l’ordre recommandé par Microsoft, en sachant s’il est pertinent ou non de séparer le système et les données, et en identifiant les bonnes pratiques à respecter pour éviter les erreurs courantes. L’objectif est de vous aider à faire des choix fiables et durables, sans complexité inutile ni risques pour vos données.
Comprendre l’approche recommandée par Microsoft
Avant de décider comment partitionner un disque, il est important de comprendre la philosophie retenue par Microsoft pour Windows 11/10. Contrairement à certaines idées reçues, Microsoft recommande une approche simple, standardisée et automatisée, afin de garantir la compatibilité, la stabilité et les mises à jour du système.
Cet agencement peut sembler complexe, mais il est volontaire et maîtrisé. Chaque partition a un rôle précis et permet :
les mises à jour majeures,
les réparations automatiques,
la récupération du système en cas de problème.
Supprimer ou modifier ces partitions sans raison expose à des dysfonctionnements.
Pourquoi Microsoft déconseille le partitionnement manuel au départ
Dans la majorité des cas, Microsoft recommande de :
ne pas créer manuellement les partitions avant l’installation,
laisser l’installateur de Windows gérer l’agencement initial.
Les raisons sont simples :
réduction du risque d’erreur,
compatibilité maximale avec les mises à jour,
prise en charge automatique des évolutions du système.
Un partitionnement manuel mal pensé peut :
bloquer certaines mises à jour,
compliquer la récupération du système,
nécessiter des corrections ultérieures.
Quand personnaliser le partitionnement a du sens
Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais intervenir. Une personnalisation peut être pertinente :
après l’installation, pour créer une partition de données,
dans un contexte spécifique (dual-boot, disque dédié aux données),
sur des configurations avancées maîtrisées.
L’approche recommandée est donc la suivante :
installation avec le partitionnement automatique,
ajustements ciblés ensuite, si nécessaire.
Principe clé à retenir
La stratégie de Microsoft repose sur une idée simple : un partitionnement standard, géré automatiquement, est plus sûr qu’un partitionnement “optimisé” manuellement sans nécessité réelle.
Avant de modifier l’organisation du disque, il faut toujours se poser la question : Est-ce que cette modification apporte un réel bénéfice par rapport à la solution par défaut ?
Dans la section suivante, nous verrons s’il est pertinent ou non de créer une partition système et une partition de données, et dans quels cas cette séparation est réellement utile.
Séparation système / données : dans quels cas est-ce pertinent ?
La question de séparer le système (Windows) et les données personnelles revient très souvent lors de l’installation ou de la réorganisation d’un disque. Cette pratique a des avantages réels, mais elle n’est pas indispensable dans tous les cas et peut parfois compliquer inutilement l’organisation du stockage.
Séparation système / données : quand est-ce pertinent ?
Situation
Séparer système et données ?
Pourquoi
Recommandation
PC personnel usage simple
Non
Complexité inutile
Une seule partition système
SSD de petite capacité
Non
Risque de saturer C:
Une seule partition
Disque de grande capacité
Oui
Organisation plus claire
Créer une partition données après installation
Réinstallations fréquentes
Oui
Données préservées
Séparer système et données
Usage professionnel
Oui
Sauvegardes facilitées
Partition dédiée aux données
Plusieurs utilisateurs
Oui
Meilleure gestion des fichiers
Partition données commune
Données sur NAS / Cloud
Souvent inutile
Données hors disque local
Partition unique
PC gamer (SSD + gros jeux)
Ça dépend
Jeux volumineux, dépendance aux lanceurs
SSD système + disque jeux séparé
PC gamer (NVMe unique)
Souvent non
Jeux installés via lanceurs
Une seule partition bien dimensionnée
SSD système + HDD données
Oui
Optimisation performances / stockage
Windows sur SSD, données sur HDD
Points de vigilance importants
Même lorsque la séparation est recommandée :
la partition système doit rester suffisamment grande,
Windows et certains logiciels continueront d’écrire sur C:,
la séparation ne remplace jamais une sauvegarde régulière.
Il est souvent préférable de :
installer Windows sur une partition unique,
observer l’usage réel,
puis créer une partition de données après coup, si nécessaire.
À retenir
Séparer système et données est un choix pratique, pas une règle.
Une mauvaise séparation est plus problématique qu’une partition unique.
La simplicité reste souvent la meilleure solution, surtout sur Windows 11/10.
Dans la section suivante, nous verrons l’ordre de partitionnement conseillé, et pourquoi respecter cet ordre permet d’éviter de nombreux problèmes lors de l’installation ou de la maintenance de Windows.
Ordre de partitionnement conseillé pour Windows 11/10
L’une des erreurs les plus fréquentes lors de l’installation ou de la réorganisation d’un disque consiste à faire les bonnes opérations dans le mauvais ordre. Respecter un ordre logique permet d’éviter les blocages, les conversions inutiles et les systèmes non démarrables.
Ordre recommandé pour un PC Windows 11/10
Le tableau ci-dessous présente l’ordre de partitionnement conseillé dans les cas les plus courants.
Étape
Action à effectuer
Pourquoi c’est important
À éviter absolument
1
Vérifier le mode de démarrage (UEFI)
Windows 11 exige UEFI + GPT
Installer sans vérifier BIOS/UEFI
2
Initialiser le disque en GPT
Compatibilité moderne, disques > 2 To
Initialiser en MBR par habitude
3
Installer Windows en laissant l’assistant gérer
Création automatique des partitions système
Créer manuellement les partitions système
4
Démarrer et vérifier le fonctionnement
Valider que tout est opérationnel
Modifier les partitions trop tôt
5
Créer une partition de données (si besoin)
Organisation adaptée à l’usage réel
Anticiper inutilement
6
Ajuster la taille des volumes
Optimisation après usage réel
Multiplier les redimensionnements
7
Mettre en place les sauvegardes
Sécurité des données
Compter uniquement sur le partitionnement
Pourquoi cet ordre est recommandé par Microsoft
Microsoft privilégie une approche :
automatique au départ,
ajustable ensuite,
basée sur l’usage réel, pas sur des schémas théoriques.
L’installateur Windows :
crée les partitions EFI, MSR et récupération correctement,
assure la compatibilité avec les mises à jour,
réduit fortement le risque d’erreur humaine.
Modifier trop tôt l’agencement du disque est souvent la cause :
de partitions mal dimensionnées,
de problèmes de mise à jour,
de configurations difficiles à maintenir.
Cas particulier : dual-boot Windows / Linux (ce qu’il faut absolument respecter)
Le dual-boot Windows / Linux est l’un des scénarios de partitionnement les plus sensibles. Une mauvaise décision à ce stade peut entraîner des problèmes de démarrage, la perte d’accès à l’un des systèmes ou une configuration difficile à maintenir.
Ces erreurs sont difficiles à corriger après coup.
Quand le dual-boot n’est pas recommandé
Le dual-boot peut être déconseillé :
sur un disque unique de petite capacité,
pour des utilisateurs débutants,
lorsque des mises à jour fréquentes sont nécessaires,
si l’un des systèmes doit rester prioritaire et stable.
Dans ces cas, une machine virtuelle ou un second disque est souvent une meilleure solution.
Cas particuliers de partitionnement sous Windows 11/10
En dehors des scénarios classiques, certaines configurations nécessitent une approche spécifique du partitionnement. Ces cas particuliers sont fréquents et méritent d’être anticipés pour éviter des choix inadaptés ou des limitations à long terme.
SSD système et disque dur pour les données
Contexte
SSD pour Windows et les applications
HDD pour les données volumineuses (documents, vidéos, sauvegardes)
Organisation recommandée
SSD : partitions créées automatiquement par Windows (EFI, MSR, système, récupération)
HDD : une seule partition de données (NTFS)
Pourquoi
performances optimales pour le système,
stockage massif et économique pour les données,
maintenance simplifiée.
À éviter
déplacer ou modifier les partitions système du SSD,
créer trop de partitions sur le disque de données.
Disque unique de grande capacité
Contexte
Un seul SSD ou HDD de 1 To ou plus
Usage personnel ou polyvalent
Organisation recommandée
table de partitions GPT,
une seule partition système au départ,
éventuelle partition de données créée après usage réel.
Pourquoi
évite un mauvais dimensionnement initial,
simplifie les mises à jour et la maintenance,
laisse la possibilité d’adapter l’organisation plus tard.
PC gamer : organisation du stockage recommandée
Sur un PC de gamer, le partitionnement doit avant tout servir la performance et la simplicité, pas la théorie.
Configuration la plus courante
SSD NVMe pour Windows et les applications
Second disque (SSD ou HDD) pour les jeux
Dans ce cas, il est recommandé :
de laisser Windows gérer automatiquement le SSD système,
d’installer les jeux sur un second disque dédié,
d’éviter de multiplier les partitions sur le SSD principal.
Cas d’un seul SSD NVMe
Si le PC ne dispose que d’un seul SSD rapide :
créer plusieurs partitions n’apporte généralement aucun gain réel,
les lanceurs de jeux (Steam, Epic, Battle.net) gèrent déjà les bibliothèques,
une seule partition bien dimensionnée est souvent préférable.
Points de vigilance spécifiques
prévoir suffisamment d’espace libre pour les mises à jour Windows,
éviter de déplacer manuellement les dossiers système,
sauvegarder les profils de jeux et paramètres importants,
ne pas séparer système / jeux si cela complique la maintenance.
Sur un PC gamer, le meilleur partitionnement est souvent le plus simple, avec une séparation par disques plutôt que par partitions.
PC ancien ou compatibilité maximale requise
Contexte
ancien matériel,
firmware BIOS hérité,
compatibilité avec des systèmes ou outils anciens.
Organisation possible
table de partitions MBR,
partitions primaires et éventuellement une partition étendue.
Limites
taille maximale du disque limitée à 2 To,
organisation plus complexe,
évolution difficile.
Recommandation
conserver cette organisation uniquement si nécessaire,
éviter MBR pour toute nouvelle installation sur matériel récent.
Disque externe ou amovible
Contexte
disque USB, SSD externe, clé USB,
utilisation sur plusieurs systèmes (Windows, Linux, macOS).
Organisation recommandée
table de partitions GPT,
une seule partition de données,
système de fichiers exFAT.
Pourquoi
compatibilité maximale,
pas de limite de taille de fichier,
simplicité d’utilisation.
Disque dédié aux sauvegardes
Contexte
disque interne ou externe réservé aux sauvegardes.
Organisation recommandée
une partition unique,
système de fichiers adapté à l’outil de sauvegarde (souvent NTFS ou exFAT).
Points de vigilance
ne pas multiplier les partitions inutilement,
vérifier régulièrement l’intégrité des sauvegardes,
ne pas confondre partitionnement et stratégie de sauvegarde.
Machine virtuelle ou environnement de test
Contexte
tests, formations, virtualisation.
Organisation recommandée
partitionnement minimal,
privilégier des disques virtuels dédiés,
éviter de complexifier le disque hôte.
Pourquoi
flexibilité maximale,
suppression facile des environnements de test,
réduction des risques sur le système principal.
Bonnes pratiques générales pour bien partitionner son disque
Le tableau ci-dessous regroupe les bonnes pratiques essentielles à respecter lors du partitionnement d’un disque, sous Windows et Linux, afin d’éviter les erreurs courantes et les configurations difficiles à maintenir.
Bonne pratique
Pourquoi c’est important
Recommandation concrète
Sauvegarder avant toute modification
Une erreur peut entraîner une perte définitive de données
Toujours sauvegarder avant créer, supprimer ou redimensionner
Identifier précisément le disque
Confusion fréquente entre plusieurs disques
Vérifier le numéro, la taille et le type du disque
Privilégier GPT sur matériel récent
Meilleure compatibilité et fiabilité
Utiliser GPT avec UEFI et Windows 11/10
Éviter les schémas hérités
Partitions étendues et MBR compliquent la maintenance
N’utiliser MBR que si nécessaire
Laisser Windows créer les partitions système
Réduction des erreurs et meilleure compatibilité
Ne pas créer manuellement EFI / MSR
Adapter le partitionnement à l’usage réel
Pas de modèle universel
Simple pour usage personnel, plus structuré pour usage avancé
Ne pas sur-partitionner
Complexité inutile, erreurs plus fréquentes
Limiter le nombre de partitions
Dimensionner correctement la partition système
Windows et les mises à jour consomment de l’espace
Prévoir large plutôt que trop juste
Éviter les modifications répétées
Chaque opération augmente le risque
Planifier avant d’agir
Ne pas toucher aux partitions critiques
Risque de système non démarrable
Ne jamais supprimer EFI, récupération, boot
Vérifier la santé du disque
Le partitionnement ne corrige pas les pannes matérielles
Contrôler l’état SMART avant
Choisir le bon système de fichiers
Impact sur compatibilité et stabilité
NTFS pour Windows, exFAT pour partage, ext4 pour Linux
À retenir avant de partitionner un disque
Utilisez-le comme checklist avant toute opération
Si une bonne pratique ne peut pas être respectée, reconsidérez l’opération
En cas de doute, privilégiez toujours la solution la plus simple
Le meilleur partitionnement est celui que l’on n’a pas besoin de modifier régulièrement.
La simplicité, la compatibilité et la prévoyance priment sur les “optimisations” théoriques.
Une bonne décision au départ évite des heures de dépannage plus tard.
Lorsqu’on ajoute un nouveau disque dur ou un SSD, qu’il soit interne ou externe, il peut arriver qu’il n’apparaisse nulle part dans Windows. Le disque semble pourtant alimenté et branché correctement, mais reste introuvable dans l’Explorateur de fichiers. Ce cas de figure est fréquent et ne signifie pas, dans la plupart des situations, que votre … Lire la suite