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Réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10

Par : malekalmorte
15 septembre 2026 à 09:35

Windows 11 et Windows 10 utilisent des plans d’alimentation pour adapter le comportement du PC en matière de consommation, de performances et de veille.

Lorsqu’un plan a été supprimé, fortement modifié ou qu’un réglage d’alimentation devient incohérent, Windows permet de restaurer les plans par défaut ou de recréer uniquement un plan précis à l’aide de powercfg.

Dans ce guide, vous allez voir comment réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10, vérifier les profils restaurés, récupérer un plan manquant et éviter de perdre vos réglages personnalisés.

Pourquoi réinitialiser les plans d’alimentation ?

Les plans d’alimentation de Windows définissent différents réglages liés à la consommation d’énergie, aux performances, à la veille ou encore au comportement du processeur. Avec le temps, ces paramètres peuvent être modifiés par l’utilisateur, un logiciel d’optimisation, un utilitaire constructeur ou certains outils de tweak.

Dans certains cas, un plan peut aussi disparaître, devenir incohérent ou ne plus produire le comportement attendu.

Réinitialiser les plans d’alimentation peut alors être utile pour :

  • restaurer les plans par défaut de Windows ;
  • retrouver un plan supprimé ou modifié ;
  • corriger des réglages d’alimentation devenus incohérents ;
  • annuler des modifications effectuées par un logiciel de tweak ;
  • repartir d’une configuration propre après plusieurs changements ;
  • résoudre certains problèmes liés à la veille, aux performances ou à la consommation.

Cette opération est particulièrement utile lorsque les options d’alimentation ont été fortement modifiées et qu’il devient difficile de savoir quel réglage est responsable du problème.

Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une réinitialisation peut supprimer les plans personnalisés créés par l’utilisateur. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant de restaurer les plans par défaut.

La méthode la plus simple consiste à utiliser la commande powercfg, que nous allons voir dans la section suivante.

Fonctionnement des plans et mode d'alimentation dans Windows 11/10

Restaurer les plans d’alimentation par défaut avec powercfg

Windows permet de restaurer les plans d’alimentation par défaut à l’aide de l’outil en ligne de commande powercfg.

  • Commencez par ouvrir Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur.
  • Vous pouvez d’abord afficher les plans d’alimentation actuellement disponibles avec :
powercfg /list
  • La commande indique les différents schémas présents sur le système et précise lequel est actif.
  • Pour réinitialiser complètement les plans d’alimentation et restaurer ceux fournis par Windows, exécutez ensuite :
powercfg -restoredefaultschemes

Cette commande rétablit les schémas d’alimentation par défaut de Windows.

Attention : les plans personnalisés créés manuellement peuvent être supprimés lors de cette opération. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez à noter ses réglages avant de lancer la réinitialisation.
  • Une fois la commande terminée, vérifiez de nouveau les plans disponibles avec :
powercfg /list
  • Vous pouvez également ouvrir :
Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation
  • afin de vérifier que les plans standards ont bien été restaurés.
  • Enfin, redémarrez Windows si les changements ne semblent pas apparaître immédiatement.

Vérifier les plans disponibles après la réinitialisation

Après avoir exécuté la commande de réinitialisation, vérifiez que Windows a bien restauré les plans d’alimentation attendus.

  • Ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes, puis saisissez :
powercfg /list
  • La commande affiche les plans d’alimentation disponibles ainsi que celui actuellement actif.

Selon la configuration du PC, vous pouvez retrouver notamment :

  • Équilibré ;
  • Économie d’énergie ;
  • Performances élevées.

Vous pouvez aussi vérifier les plans depuis :

Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation

Si les plans ont bien été restaurés mais que vous souhaitez ensuite en sélectionner un autre ou comprendre la différence entre mode et plan d’alimentation :

Si un plan reste absent après la réinitialisation, poursuivez avec les vérifications de la section suivante.

Restaurer uniquement un plan d’alimentation spécifique

Si le problème concerne uniquement un plan précis, il n’est pas nécessaire de réinitialiser tous les schémas d’alimentation de Windows.

Chaque plan d’alimentation intégré possède un GUID. Les principaux sont :

  • Équilibré : 381b4222-f694-41f0-9685-ff5bb260df2e
  • Économie d’énergie : a1841308-3541-4fab-bc81-f71556f20b4a
  • Performances élevées : 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Pour recréer un plan à partir de son modèle intégré, ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur, puis utilisez :

powercfg -duplicatescheme GUID

Par exemple, pour recréer le plan Performances élevées :

powercfg -duplicatescheme 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Cette commande crée une nouvelle copie du plan sans modifier les autres schémas présents sur le système.

Vérifiez ensuite le résultat avec :

powercfg /list

Si plusieurs copies identiques apparaissent, vous pouvez supprimer les doublons inutiles avec powercfg -delete.

Pour toutes les commandes disponibles et la gestion avancée des plans d’alimentation :

Que faire si un plan d’alimentation reste manquant ?

Après une réinitialisation avec powercfg -restoredefaultschemes, certains plans peuvent encore ne pas apparaître. Ce n’est pas forcément le signe d’un problème.

Sur certains PC récents, notamment ceux utilisant Modern Standby et les modes d’alimentation modernes, Windows peut ne pas exposer tous les anciens plans dans le Panneau de configuration.

  • Commencez par vérifier les plans réellement présents avec powercfg :
  • Si le plan recherché n’apparaît pas, vérifiez aussi :
    • Paramètres > Système > Alimentation et batterie ;
    • les options proposées par le logiciel du constructeur ;
    • les éventuels profils définis dans le BIOS/UEFI ;
    • si le PC utilise un mode de veille moderne comme Modern Standby.

Selon la configuration matérielle, certains plans comme Économie d’énergie ou Performances élevées peuvent être absents ou remplacés par des modes gérés directement par Windows et le fabricant.

Il est également possible qu’un utilitaire constructeur recrée ses propres profils et masque ou remplace les plans standards.

Dans ce cas, il vaut mieux éviter de forcer artificiellement un ancien plan si Windows gère déjà correctement les performances et la consommation via les modes d’alimentation.

Attention aux plans personnalisés et aux logiciels constructeur

Avant de réinitialiser les plans d’alimentation, vérifiez si le PC utilise des plans personnalisés ou des profils ajoutés par le fabricant.

La commande :

powercfg -restoredefaultschemes

peut supprimer les plans personnalisés créés dans Windows. Si vous avez modifié manuellement un plan ou créé un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant la réinitialisation.

Sur de nombreux PC portables, le constructeur propose également ses propres profils dans un utilitaire dédié, par exemple Silencieux, Équilibré, Performance, Turbo ou Économie de batterie. Ces profils peuvent agir sur des paramètres qui dépassent les plans Windows, comme la puissance du processeur, les performances du GPU, la ventilation ou certains réglages du BIOS/UEFI.

La réinitialisation des plans Windows ne remet donc pas forcément à zéro ces profils constructeur. Après l’opération, ouvrez l’utilitaire du fabricant et vérifiez que le mode souhaité est toujours actif.

Aller plus loin dans les options d’alimentation

La réinitialisation des plans d’alimentation permet surtout de revenir à une configuration propre lorsque certains profils ont été supprimés, modifiés ou deviennent incohérents. Elle ne remplace toutefois pas les autres réglages d’alimentation disponibles dans Windows.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez notamment modifier :

  • les délais de mise en veille ;
  • l’extinction de l’écran ;
  • le comportement des boutons d’alimentation ;
  • les paramètres avancés du processeur ;
  • les options USB et PCI Express ;
  • certains réglages liés à la batterie ;
  • le mode d’alimentation utilisé par Windows.

Vous pouvez également créer ou personnaliser un plan d’alimentation selon vos besoins, par exemple pour privilégier l’autonomie sur un PC portable ou les performances sur une machine de bureau.

👉Pour une vue d’ensemble de tous ces réglages :

  • Comment gérer les paramètres d’alimentation et de batterie de Windows 11
  • [/su_lien]

    📖 Ressources utiles et articles liés

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    Vérifier la signature GPG d’un fichier sous Linux : gpg, clés publiques et empreintes

    Par : malekalmorte
    6 septembre 2026 à 12:22

    Télécharger un fichier depuis Internet ne garantit pas à lui seul qu’il provient bien de la source attendue ni qu’il n’a pas été modifié. Sous Linux, deux mécanismes complémentaires permettent d’effectuer ces vérifications : les sommes de contrôle pour l’intégrité et les signatures GPG pour l’authenticité.

    GPG (GNU Privacy Guard) utilise la cryptographie asymétrique avec une clé privée et une clé publique. Une distribution Linux, un développeur ou un projet peut ainsi signer un fichier, une archive ou un fichier de sommes de contrôle comme SHA256SUMS. L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Dans ce guide, vous allez voir comment installer GnuPG sous Linux, importer et vérifier une clé publique, contrôler la signature d’un fichier avec gpg, vérifier une signature .sig ou .asc, valider une image ISO avec SHA256SUMS et comprendre les messages comme “Good signature”.

    Nous verrons également comment distinguer intégrité et authenticité, et pourquoi il est important de vérifier l’empreinte de la clé publique avant de lui faire confiance.

    Qu’est-ce qu’une signature GPG ?

    Une signature GPG permet de vérifier qu’un fichier ou un message provient bien de la personne ou de l’organisation qui affirme l’avoir publié, et qu’il n’a pas été modifié depuis sa signature.

    GPG (GNU Privacy Guard, ou GnuPG) repose sur la cryptographie asymétrique, avec une paire de clés :

    • une clé privée, conservée secrètement par son propriétaire et utilisée pour créer la signature ;
    • une clé publique, distribuée aux utilisateurs afin qu’ils puissent vérifier cette signature.

    Lorsqu’un développeur ou une distribution Linux signe un fichier, GPG calcule une empreinte du contenu puis crée une signature à l’aide de la clé privée.

    L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Par exemple :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    Si la vérification réussit, GPG indique que la signature est valide et précise quelle clé a été utilisée.

    Une signature GPG apporte donc deux informations importantes :

    • l’intégrité : le contenu signé n’a pas été modifié depuis la création de la signature ;
    • l’authenticité : la signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée pour la vérification.

    Cela va plus loin qu’une simple somme de contrôle SHA256. Un hash permet de vérifier qu’un fichier correspond à une empreinte donnée, mais si un attaquant parvient à remplacer à la fois le fichier et le hash publié, cette comparaison ne suffit plus.

    Avec une signature GPG, l’attaquant devrait également disposer de la clé privée du signataire pour produire une nouvelle signature valide.

    Il reste toutefois une étape essentielle : s’assurer que la clé publique utilisée pour la vérification appartient réellement à l’éditeur. Pour cela, il faut notamment vérifier son empreinte (fingerprint) à partir d’une source officielle.

    Les signatures GPG sont ainsi couramment utilisées pour vérifier des images ISO Linux, des archives, des paquets logiciels ou des fichiers de sommes de contrôle comme SHA256SUMS.

    Installer GnuPG sous Linux

    GnuPG est disponible dans les dépôts de la plupart des distributions Linux. Le paquet s’appelle généralement gnupg ou gnupg2.

    Sous Debian, Ubuntu et leurs dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install gnupg

    Sous Fedora :

    sudo dnf install gnupg2

    Sous Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S gnupg

    Une fois l’installation terminée, vérifiez que GPG fonctionne avec :

    gpg --version

    La commande affiche la version installée ainsi que les principaux algorithmes pris en charge.

    Vous pouvez ensuite afficher le contenu du trousseau de clés avec :

    gpg --list-keys

    Si aucune clé n’a encore été importée, la liste peut être vide.

    Pour la vérification de signatures, il n’est pas nécessaire de créer votre propre paire de clés. Il suffit généralement d’importer la clé publique de l’éditeur ou de la distribution dont vous souhaitez vérifier les fichiers.

    La prochaine étape consiste donc à récupérer puis importer cette clé publique dans GnuPG.

    Importer une clé publique GPG

    Pour vérifier une signature GPG, vous devez disposer de la clé publique du signataire. Cette clé permet à GnuPG de vérifier qu’une signature a bien été créée avec la clé privée correspondante.

    Il existe principalement trois façons de récupérer cette clé publique.

    Télécharger directement le fichier de clé publique

    De nombreux projets publient leur clé sous la forme d’un fichier .asc, .gpg ou similaire.

    Par exemple :

    gpg --import cle-publique.asc

    C’est souvent la méthode la plus simple lorsque le site officiel fournit directement la clé.

    Après l’import, vérifiez sa présence avec :

    gpg --list-keys

    Récupérer la clé depuis un serveur de clés

    Voici les étapes pour récupérer la clé publique avec cette méthode :

    Comment récupérer une clé publique GPG manquantes : l'infographique

    Si vous connaissez l’identifiant de la clé, vous pouvez la télécharger depuis un serveur de clés :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com --recv-keys ID_DE_LA_CLE

    Le serveur de clés à utiliser dépend du projet. Il vaut mieux utiliser celui indiqué par la documentation officielle plutôt qu’un serveur choisi au hasard.

    Dans le cas d’Ubuntu, par exemple, le serveur keyserver.ubuntu.com peut être utilisé.

    Si vous ne connaissez pas encore l’identifiant de la clé, tentez d’abord de vérifier la signature :

    gpg --keyid-format long --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    GPG peut alors afficher :

    gpg: Signature faite le jeu. 27 août 2026 22:43:09 UTC
    gpg:  avec la clef RSA 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique

    La ligne using RSA key indique l’identifiant de la clé manquante. Vous pouvez ensuite la récupérer :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com \
        --recv-keys 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Importer une clé publique GPG

    Une fois la clé importée, vérifiez son empreinte :

    gpg --fingerprint 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Vérifier la clé publique importée avec GPG

    Suivre la méthode indiquée par le projet

    Certains projets ne passent pas par un serveur de clés et fournissent leurs propres instructions : téléchargement direct d’une clé, paquet contenant le trousseau de clés, dépôt officiel, ou autre mécanisme.

    Dans ce cas, suivez de préférence la méthode publiée par l’éditeur ou la distribution. C’est la meilleure façon d’éviter d’importer une clé non officielle ou périmée.

    Quelle que soit la méthode utilisée, ne faites pas confiance à la clé uniquement parce qu’elle a été importée avec succès. Vérifiez ensuite son empreinte numérique avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Puis comparez-la avec celle publiée sur une source officielle.

    Vérifier l’empreinte d’une clé publique

    Avant d’utiliser une clé publique GPG pour vérifier une signature, il est important de contrôler son empreinte numérique, appelée fingerprint.

    Cette empreinte est un identifiant unique associé à la clé. Elle permet de vérifier que la clé importée est bien celle publiée par l’éditeur, la distribution Linux ou le développeur concerné.

    Pour afficher l’empreinte d’une clé :

    gpg --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Vous pouvez aussi afficher les empreintes de toutes les clés présentes dans votre trousseau :

    gpg --fingerprint

    GPG affiche alors une longue suite de caractères hexadécimaux, par exemple :

    0123 4567 89AB CDEF 0123  4567 89AB CDEF 0123 4567

    Comparez cette valeur avec l’empreinte publiée sur une source officielle : site du projet, documentation de la distribution, page de téléchargement ou autre canal de confiance.

    Les deux empreintes doivent correspondre exactement.

    Cette vérification est importante, car télécharger une clé depuis un serveur de clés ne suffit pas à prouver qu’elle appartient réellement à la personne ou au projet attendu. Un serveur de clés permet surtout de distribuer les clés, pas d’en garantir l’identité.

    Une fois l’empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser cette clé publique pour contrôler les signatures GPG des fichiers téléchargés.

    Par exemple, pour afficher également l’identifiant court et l’empreinte dans un format plus lisible pour les scripts :

    gpg --with-colons --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Si l’empreinte ne correspond pas à celle publiée officiellement, n’utilisez pas la clé et récupérez-la à nouveau depuis une source fiable.

    Vérifier la signature GPG d’un fichier

    Une fois la clé publique du signataire importée et son empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser GnuPG pour contrôler la signature d’un fichier.

    Le cas le plus courant est celui d’une signature détachée, fournie dans un fichier séparé comme .sig, .asc ou .gpg.

    Par exemple, si vous disposez de :

    fichier.iso
    fichier.iso.sig

    utilisez :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    GPG vérifie alors que la signature correspond bien au contenu du fichier et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la vérification réussit, vous obtenez un message du type :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que le fichier n’a pas été modifié depuis sa signature.

    Attention toutefois : un message Good signature confirme que la signature est techniquement valide, mais il faut encore s’assurer que la clé utilisée appartient bien à la personne ou au projet attendu. C’est pourquoi la vérification préalable de l’empreinte de la clé publique reste indispensable.

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas, GPG affiche au contraire un message comme :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    Dans ce cas, n’utilisez pas le fichier avant d’avoir vérifié son origine ou effectué un nouveau téléchargement.

    Vérifier une signature détachée .sig ou .asc

    Lorsque la signature est intégrée directement dans un fichier signé, GPG peut parfois déterminer automatiquement le contenu à vérifier, mais pour les téléchargements logiciels et images ISO, la signature détachée reste le cas le plus fréquent.

    Une signature détachée est stockée dans un fichier séparé du fichier d’origine. Elle porte souvent l’extension .sig, .asc ou parfois .gpg.

    Par exemple :

    logiciel.tar.xz
    logiciel.tar.xz.asc

    ou :

    image.iso
    image.iso.sig

    Pour vérifier une signature détachée, utilisez :

    gpg --verify fichier.sig fichier

    Par exemple :

    gpg --verify logiciel.tar.xz.asc logiciel.tar.xz

    ou :

    gpg --verify image.iso.sig image.iso

    GPG contrôle alors deux éléments :

    • que la signature correspond bien au fichier ;
    • que cette signature a été créée avec une clé privée correspondant à une clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la signature est valide, GPG affiche un message comme :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    L’extension .asc indique généralement une signature encodée en ASCII, tandis qu’un fichier .sig peut contenir une signature binaire. Dans les deux cas, la commande gpg --verify fonctionne de la même manière.

    Il est également fréquent que la signature porte simplement le même nom que le fichier d’origine avec une extension supplémentaire. Cela facilite l’identification du fichier à vérifier.

    Enfin, même avec une Good signature, vérifiez toujours que l’empreinte de la clé publique correspond bien à celle publiée par l’éditeur. Une signature valide n’est utile que si vous faites confiance à la bonne clé.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Certaines distributions Linux publient plusieurs fichiers permettant de vérifier leurs images ISO :

    • l’image ISO elle-même ;
    • un fichier de sommes de contrôle, par exemple SHA256SUMS ;
    • une signature GPG de ce fichier, par exemple SHA256SUMS.gpg ou SHA256SUMS.sign.

    La vérification se fait alors en deux étapes.

    Commencez par vérifier la signature du fichier SHA256SUMS :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide, GPG indique qu’elle a été créée avec une clé connue de votre trousseau.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Vous pouvez ensuite vérifier l’image ISO avec :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si l’empreinte correspond :

    ubuntu.iso: OK

    Cette procédure apporte deux niveaux de vérification :

    • GPG permet de vérifier que le fichier SHA256SUMS a bien été signé avec la clé privée correspondant à la clé publique importée ;
    • SHA256 permet de vérifier que l’image ISO correspond exactement à l’empreinte contenue dans SHA256SUMS.

    Il faut toutefois avoir vérifié au préalable que l’empreinte de la clé publique GPG correspond bien à celle publiée par la distribution Linux.

    Le flux complet est donc :

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Cette méthode est plus robuste qu’une simple comparaison du hash affiché sur une page web, car elle ajoute une vérification cryptographique de l’origine du fichier contenant les sommes de contrôle.

    La procédure exacte peut varier selon la distribution. Certaines utilisent SHA256SUMS.gpg, d’autres .sig, .sign ou .asc, mais le principe reste le même.

    Vérifier manuellement la signature d’un dépôt APT avec GPG

    APT vérifie normalement automatiquement les dépôts configurés avec apt update, en contrôlant la signature du fichier Release ou InRelease. Il est néanmoins possible de reproduire cette vérification manuellement avec GPG, ce qui peut être utile pour comprendre la chaîne de confiance d’un dépôt.

    Commencez par récupérer les métadonnées du dépôt, par exemple :

    wget https://exemple.org/dists/stable/Release
    wget https://exemple.org/dists/stable/Release.gpg

    Vous devez ensuite disposer de la clé publique utilisée pour signer le dépôt. Importez-la dans votre trousseau GPG, par exemple :

    gpg --import depot-public-key.asc

    Vérifiez ensuite son empreinte :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Comparez cette empreinte avec celle publiée sur le site officiel du dépôt.

    Une fois la clé validée, vérifiez la signature du fichier Release :

    gpg --verify Release.gpg Release

    Si tout est correct, GPG affiche notamment :

    gpg: Good signature from "Nom du dépôt"

    Certains dépôts utilisent plutôt un fichier InRelease, qui contient directement les métadonnées et leur signature OpenPGP. Dans ce cas :

    gpg --verify InRelease

    APT effectue normalement cette vérification automatiquement. Pour les dépôts tiers modernes, il est recommandé d’associer explicitement leur clé avec Signed-By et de placer les clés gérées localement dans /etc/apt/keyrings/, plutôt que d’utiliser apt-key, désormais déprécié.

    Par exemple :

    deb [signed-by=/etc/apt/keyrings/exemple.gpg] https://exemple.org/debian stable main

    Ainsi, APT n’accepte ce dépôt que si ses métadonnées sont signées avec une clé présente dans le trousseau indiqué.

    Que signifient « Good signature » et les avertissements GPG ?

    Lors d’une vérification avec gpg --verify, GnuPG affiche plusieurs messages qui permettent de savoir si la signature est valide et si la clé utilisée est considérée comme fiable.

    Le message le plus important est :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que la signature correspond bien au fichier vérifié et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    En revanche, cela ne signifie pas automatiquement que vous pouvez faire confiance à cette clé.

    GPG peut par exemple afficher :

    gpg: WARNING: This key is not certified with a trusted signature!
    gpg:          There is no indication that the signature belongs to the owner.

    Ce message signifie que la signature est techniquement correcte, mais que GPG ne peut pas garantir que la clé publique appartient réellement à la personne ou au projet indiqué.

    C’est pourquoi il faut vérifier l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle.

    À l’inverse, si GPG affiche :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    la signature ne correspond pas au fichier. Celui-ci a pu être modifié, corrompu ou ne pas correspondre à la signature téléchargée.

    Vous pouvez aussi rencontrer un message du type :

    gpg: Can't check signature: No public key

    Dans ce cas, la signature est présente, mais la clé publique nécessaire à sa vérification n’a pas encore été importée.

    Enfin, GPG affiche généralement l’identifiant ou l’empreinte de la clé utilisée. Vérifiez cette valeur avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    En résumé :

    Message GPGSignification
    Good signatureLa signature correspond au fichier
    BAD signatureLe fichier ou la signature ne correspond pas
    No public keyLa clé publique nécessaire manque
    avertissement sur la confianceSignature valide, mais identité de la clé non vérifiée

    Une Good signature est donc nécessaire, mais elle doit être associée à une clé publique dont l’empreinte a été vérifiée auprès d’une source de confiance.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Au fil du temps, votre trousseau GPG peut contenir plusieurs clés publiques importées pour vérifier des signatures. Vous pouvez les afficher, exporter ou supprimer selon vos besoins.

    Pour lister les clés publiques présentes dans le trousseau :

    gpg --list-keys

    Pour afficher également leur empreinte :

    gpg --fingerprint

    Si vous souhaitez obtenir plus de détails sur une clé précise :

    gpg --list-keys ID_DE_LA_CLE

    Pour supprimer une clé publique devenue inutile :

    gpg --delete-key ID_DE_LA_CLE

    GPG vous demande une confirmation avant de retirer la clé du trousseau.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Si vous gérez aussi vos propres clés privées, leur suppression doit être effectuée séparément :

    gpg --delete-secret-key ID_DE_LA_CLE

    Attention : supprimer une clé privée peut vous empêcher de déchiffrer d’anciens fichiers ou de créer de nouvelles signatures avec cette identité. Sauvegardez-la avant toute suppression si elle vous appartient encore.

    Vous pouvez également exporter une clé publique afin de la sauvegarder ou de la transférer vers une autre machine :

    gpg --export --armor ID_DE_LA_CLE > cle-publique.asc

    Pour une clé privée :

    gpg --export-secret-keys --armor ID_DE_LA_CLE > cle-privee.asc

    Conservez évidemment les exports de clés privées dans un emplacement sécurisé.

    Enfin, si vous avez importé plusieurs clés portant des noms similaires, utilisez toujours leur empreinte complète pour les identifier sans ambiguïté avant de les supprimer ou de les exporter.

    Intégrité et authenticité : quelle différence ?

    Lorsqu’on vérifie un fichier téléchargé, il faut distinguer deux notions : l’intégrité et l’authenticité.

    L’intégrité consiste à vérifier que le fichier n’a pas été modifié ou corrompu. Pour cela, on utilise généralement une somme de contrôle comme SHA256.

    Par exemple :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si le résultat affiche :

    ubuntu.iso: OK

    cela signifie que le fichier correspond bien à l’empreinte enregistrée dans SHA256SUMS.

    Mais cette vérification ne prouve pas que le fichier SHA256SUMS lui-même provient bien de l’éditeur officiel.

    C’est là qu’intervient l’authenticité.

    Une signature GPG permet de vérifier que le fichier de sommes de contrôle, ou le fichier lui-même, a été signé avec la clé privée correspondant à une clé publique connue.

    Par exemple :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide et que vous avez vérifié l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle, vous pouvez alors avoir davantage confiance dans l’origine du fichier.

    On peut résumer ainsi :

    VérificationOutilCe qu’elle confirme
    IntégritéSHA256, SHA512, etc.Le fichier n’a pas changé par rapport à l’empreinte de référence
    AuthenticitéSignature GPGLa signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée
    Identité du signataireEmpreinte de la clé GPGLa clé publique utilisée est bien celle de l’éditeur attendu

    Pour une image ISO Linux, la méthode la plus complète consiste donc à :

    • vérifier l’empreinte de la clé publique GPG ;
    • vérifier la signature GPG du fichier SHA256SUMS ;
    • vérifier ensuite l’image ISO avec sha256sum -c.

    Ainsi, SHA256 vérifie le contenu, tandis que GPG permet de vérifier l’origine de la référence utilisée pour ce contrôle.

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    RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows

    Par : malekalmorte
    31 août 2026 à 07:56

    Lorsque Windows utilise une grande quantité de mémoire RAM, le Gestionnaire des tâches ne permet pas toujours de comprendre où se trouve réellement la mémoire utilisée. Une partie peut être occupée par les applications, mais aussi par le cache de fichiers, le noyau, les pilotes, les pools mémoire ou encore les pages placées en attente par Windows.

    RAMMap est un outil gratuit de Microsoft Sysinternals conçu pour examiner en détail la répartition de la mémoire physique sous Windows. Il permet de distinguer les pages Active, Standby ou Modified, d’examiner la mémoire associée aux processus et aux fichiers, mais aussi d’observer les allocations du noyau et des pilotes.

    RAMMap devient particulièrement utile lorsque la RAM semble fortement utilisée sans qu’aucun processus ne permette d’expliquer clairement cette consommation. Il peut également aider à orienter la recherche d’une fuite mémoire ou à comprendre le fonctionnement du cache de Windows.

    Dans ce guide, découvrez comment utiliser RAMMap pour comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows, interpréter ses principaux onglets et repérer une consommation mémoire qui mérite d’être approfondie.

    Qu’est-ce que RAMMap ?

    RAMMap est un utilitaire gratuit de la suite Microsoft Sysinternals qui permet d’examiner en détail comment Windows utilise la mémoire RAM physique.

    Le Gestionnaire des tâches indique la quantité de mémoire utilisée, disponible ou mise en cache. RAMMap va beaucoup plus loin en montrant à quoi correspondent réellement les pages présentes en mémoire : processus, cache de fichiers, noyau Windows, pilotes, tables de pages ou encore mémoire en attente.

    Il permet notamment de répondre à des questions comme :

    • Pourquoi une grande quantité de RAM est-elle utilisée alors qu’aucune application ne semble particulièrement gourmande ?
    • Quelle quantité de mémoire se trouve dans le cache de Windows ?
    • Quelle part de la RAM est Active, Standby, Modified ou libre ?
    • Quels processus ou fichiers occupent la mémoire physique ?
    • La consommation provient-elle plutôt des applications, du noyau, des pilotes ou du cache ?

    RAMMap analyse la mémoire physique de Windows

    La particularité de RAMMap est de fournir une vue globale de la mémoire physique, et pas seulement une liste des processus.

    Windows utilise en effet la RAM pour de nombreux éléments qui ne sont pas toujours clairement attribuables à une application dans le Gestionnaire des tâches. Une quantité importante de mémoire peut par exemple correspondre à des fichiers mis en cache ou à des pages placées dans la liste Standby (En attente) et rapidement récupérables si un programme en a besoin.

    RAMMap présente ces informations dans plusieurs onglets spécialisés comme Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details.

    Il devient ainsi particulièrement utile lorsqu’une consommation mémoire paraît difficile à expliquer avec les outils classiques.

    RAMMap est donc surtout adapté pour répondre à la question :

    « Comment la mémoire physique de mon PC est-elle réellement répartie ? »

    Pour examiner en profondeur la mémoire virtuelle et les allocations d’un processus particulier, Microsoft propose un autre outil Sysinternals complémentaire : VMMap.

    Que permet de voir RAMMap dans la mémoire de Windows ?

    RAMMap permet de visualiser comment la mémoire physique est réellement répartie entre les différents composants de Windows. Contrairement au Gestionnaire des tâches, qui fournit surtout une vue synthétique, RAMMap détaille l’utilisation de chaque groupe de pages mémoire.

    Il permet notamment d’examiner :

    • la mémoire utilisée par les processus et applications ;
    • la mémoire occupée par le noyau Windows et les pilotes ;
    • les pools paginé et non paginé ;
    • les fichiers et données conservés dans le cache mémoire ;
    • les pages appartenant aux listes Active, Standby, Modified, Free et Zeroed ;
    • les fichiers dont le contenu est actuellement présent en RAM ;
    • la répartition des pages selon leur priorité ;
    • l’organisation des différentes zones de la mémoire physique.

    Comprendre où est passée la RAM

    RAMMap est particulièrement utile lorsque la quantité de RAM utilisée semble beaucoup plus importante que celle consommée par les applications visibles dans le Gestionnaire des tâches.

    Par exemple, Windows peut afficher 12 Go utilisés sur 16 Go, alors que les principaux processus n’en représentent que quelques gigaoctets. Le reste peut correspondre au cache de fichiers, au noyau, aux pilotes, aux tables de pages ou à d’autres allocations système.

    RAMMap permet justement d’identifier quelle catégorie explique cette différence. Une quantité importante de mémoire Standby, par exemple, correspond généralement à des données conservées en cache mais récupérables si les applications ont besoin de davantage de RAM.

    Les différents onglets permettent ensuite d’approfondir l’analyse : Use Counts pour obtenir une vue globale, Processes pour les processus et File Summary / File Details pour les fichiers présents en mémoire.

    RAMMap permet ainsi de déterminer si une forte utilisation correspond à une réelle pression mémoire ou simplement au fonctionnement normal de Windows et de son cache.

    Télécharger et lancer RAMMap

    RAMMap est un utilitaire gratuit proposé par Microsoft Sysinternals. Il ne nécessite pas d’installation et peut être exécuté directement après avoir téléchargé et extrait son archive ZIP.

    Pour utiliser RAMMap :

    • Téléchargez RAMMap :

    • Décompressez l’archive RAMMap.zip dans le dossier de votre choix.
    • Exécutez RAMMap.exe.
    • Acceptez le contrôle de compte utilisateur (UAC) si Windows demande l’autorisation d’exécuter le programme avec les privilèges administrateur.

    L’interface s’ouvre alors directement sur l’onglet Use Counts, qui fournit une première vue d’ensemble de la répartition de la mémoire physique.

    Aucune installation ni configuration particulière n’est nécessaire. Vous pouvez immédiatement naviguer entre les différents onglets Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details pour examiner la mémoire sous différents angles.

    Pour obtenir des informations représentatives, il est préférable de lancer RAMMap pendant que le problème de mémoire est présent. Si vous cherchez par exemple à comprendre pourquoi 90 % de la RAM est utilisée, évitez de redémarrer Windows juste avant l’analyse : le redémarrage peut faire disparaître temporairement la situation que vous souhaitez examiner.

    Une fois l’analyse terminée, il suffit de fermer RAMMap. L’utilisation normale de l’outil pour consulter les informations ne modifie pas la configuration de Windows. Certaines commandes du menu Empty agissent en revanche sur les listes mémoire ; nous verrons plus loin dans quelles situations les utiliser.

    Comprendre l’onglet Use Counts

    L’onglet Use Counts est la vue principale de RAMMap. Il permet de comprendre rapidement à quoi sert la mémoire physique du PC en croisant deux informations : le type d’utilisation de la mémoire et l’état actuel des pages.

    Les lignes correspondent aux différentes catégories d’utilisation de la RAM, tandis que les colonnes indiquent si les pages sont Active, Standby, Modified, Transition, etc. La colonne Total permet de connaître la quantité totale associée à chaque catégorie.

    Parmi les principales lignes affichées, vous pouvez rencontrer :

    • Process Private : mémoire privée associée aux processus.
    • Mapped File : pages provenant de fichiers mappés en mémoire, notamment utilisées par le cache de fichiers.
    • Shareable : mémoire pouvant être partagée entre plusieurs processus.
    • Paged Pool : pool mémoire du noyau pouvant être paginé.
    • Nonpaged Pool : mémoire du noyau devant rester en RAM.
    • Session Private : mémoire privée associée aux sessions Windows.
    • Metafile : données utilisées par le cache des métadonnées du système de fichiers.
    • Page Table : mémoire utilisée pour les tables de pages qui assurent la correspondance entre mémoire virtuelle et mémoire physique.
    • Driver Locked : pages verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes.
    • Large Page : allocations utilisant les grandes pages mémoire.

    Comment interpréter Use Counts ?

    Il ne faut pas rechercher une valeur particulière qui serait systématiquement « normale ». La répartition dépend de la quantité de RAM installée, des applications ouvertes et de l’activité de Windows.

    L’intérêt de Use Counts est surtout de repérer quelle catégorie explique une consommation importante.

    Par exemple :

    • Process Private élevé → examinez les processus et applications.
    • Mapped File élevé → une partie importante de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
    • Nonpaged Pool anormalement élevé ou qui augmente continuellement → recherchez éventuellement un problème de pilote ou une fuite mémoire du noyau.
    • Page Table élevé → une quantité importante de mémoire est utilisée pour gérer les espaces d’adressage virtuels ; il faut l’interpréter avec le nombre et le comportement des processus présents.

    Il faut également regarder les colonnes. Une quantité importante dans Standby n’a pas la même signification qu’une quantité équivalente dans Active : les pages Standby peuvent être récupérées par Windows lorsque davantage de mémoire est nécessaire.

    L’onglet Use Counts constitue donc généralement le meilleur point de départ dans RAMMap. Une fois la catégorie responsable identifiée, les autres onglets permettent d’approfondir l’analyse et de déterminer quels processus, fichiers ou composants utilisent cette mémoire.

    Use Counts dans RamMap

    Comprendre les états Active, Standby, Modified, Free et Zeroed

    RAMMap classe les pages mémoire selon leur état. Cette information permet de distinguer la mémoire réellement utilisée de celle que Windows peut récupérer ou réaffecter.

    Les principaux états sont :

    • Active : pages actuellement utilisées par Windows, les applications ou les pilotes.
    • Standby : pages contenant encore des données utiles, mais récupérables rapidement si davantage de mémoire est nécessaire.
    • Modified : pages modifiées qui doivent généralement être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
    • Free : pages qui ne sont actuellement attribuées à aucun usage actif.
    • Zeroed : pages disponibles, déjà remises à zéro et prêtes à être attribuées.

    Une quantité importante de mémoire Standby n’indique donc pas nécessairement un manque de RAM. Windows utilise notamment ces pages comme cache et peut les réaffecter en fonction des besoins.

    Dans RAMMap, ces états doivent être croisés avec les catégories de l’onglet Use Counts afin de comprendre quel type de mémoire est utilisé et dans quel état se trouvent les pages correspondantes.

    👉 Pour comprendre en détail le fonctionnement des états mémoire, du cache et de la mémoire disponible : Comment mesurer et analyser l’utilisation de la mémoire RAM sous Windows 11/10

    Comprendre le jeu de travail, la mémoire privée et la mémoire partagée

    Examiner la mémoire utilisée par les processus

    L’onglet Processes de RAMMap permet d’examiner la mémoire physique associée aux différents processus en cours d’exécution. Il complète l’onglet Use Counts en permettant de déterminer quelles applications contribuent à l’utilisation de la RAM.

    Chaque ligne correspond à un processus et présente notamment son PID (identifiant du processus) ainsi que la répartition de ses pages mémoire selon leur état.

    Vous pouvez ainsi observer :

    • Total : quantité totale de mémoire physique associée au processus.
    • Active : pages actuellement actives dans le jeu de travail du processus.
    • Standby : pages associées au processus qui se trouvent désormais dans la liste Standby.
    • Modified : pages modifiées qui doivent être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
    • Page Table : mémoire utilisée par les tables de pages nécessaires à la gestion de l’espace d’adressage du processus.

    Identifier les processus qui occupent le plus de RAM

    Cliquez sur les en-têtes de colonnes pour trier les processus. La colonne Total donne une première indication des processus auxquels une quantité importante de mémoire physique est associée.

    Il est toutefois important de ne pas interpréter cette valeur comme la simple « consommation RAM » affichée dans le Gestionnaire des tâches. RAMMap s’intéresse ici aux pages physiques et à leur état, et une partie peut notamment se trouver en Standby.

    L’onglet Processes est particulièrement utile lorsque Process Private apparaît élevé dans Use Counts. Vous pouvez alors rechercher quels processus expliquent cette consommation et vérifier si quelques applications concentrent une part importante de la mémoire.

    Analyser le cache de fichiers avec File Summary et File Details

    RAMMap permet aussi d’examiner la mémoire utilisée par le cache de fichiers de Windows. Pour cela, deux onglets sont particulièrement utiles : File Summary et File Details.

    L’onglet File Summary regroupe les fichiers dont des pages sont actuellement présentes en mémoire. Il permet de repérer rapidement quels fichiers occupent une part importante de la RAM et de distinguer ce qui relève réellement des applications de ce qui correspond au cache de Windows.

    Vous pouvez notamment y voir, pour chaque fichier, la quantité totale de mémoire associée ainsi que la part présente dans différents états comme Active ou Standby.

    File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

    L’intérêt principal de File Summary est de répondre à une question simple :

    Quels fichiers expliquent une partie importante de la mémoire mise en cache ?

    Vous pouvez trier les colonnes pour identifier les fichiers les plus présents en mémoire. Il peut s’agir de fichiers système, de bibliothèques DLL, de fichiers exécutables ou de données récemment utilisées par des applications.

    Une présence importante dans le cache n’est pas forcément problématique. Si une grande partie de cette mémoire se trouve en Standby, Windows peut la récupérer rapidement lorsqu’un programme a besoin de davantage de RAM.

    File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

    File Details : examiner le cache fichier par fichier

    L’onglet File Details permet d’aller plus loin en affichant le détail des fichiers mappés ou mis en cache en mémoire.

    Il est particulièrement utile lorsque Mapped File apparaît élevé dans l’onglet Use Counts et que vous voulez savoir quels fichiers en sont responsables.

    Vous pouvez alors rechercher un fichier précis et examiner sa présence dans la mémoire physique.

    Quand ces onglets sont-ils utiles ?

    File Summary et File Details sont surtout utiles lorsque la RAM paraît très utilisée mais qu’aucun processus ne semble expliquer la consommation. Ils permettent de vérifier si une part importante de la mémoire correspond simplement à des fichiers mis en cache par Windows.

    Dans ce cas, il ne faut pas forcément chercher à « libérer » cette mémoire : tant qu’elle est majoritairement récupérable, elle participe au fonctionnement normal du cache et peut améliorer les performances en évitant de relire certaines données depuis le stockage.

    File Details : examiner le cache fichier par fichier

    Comprendre la mémoire du noyau, des pilotes et des pools

    Toute la mémoire utilisée par Windows n’est pas directement attribuée aux applications. Le noyau de Windows, les pilotes et certains composants système utilisent également une partie de la RAM pour fonctionner.

    Dans RAMMap, cette consommation apparaît notamment à travers plusieurs catégories de l’onglet Use Counts, comme Paged Pool, Nonpaged Pool, Driver Locked ou encore certaines allocations liées aux tables de pages.

    Pool paginé et pool non paginé

    • Le pool paginé (Paged Pool) contient des données utilisées par le noyau et les pilotes qui peuvent, lorsque Windows le permet, être transférées hors de la RAM physique vers le fichier d’échange.
    • Le pool non paginé (Nonpaged Pool) contient au contraire des données qui doivent rester présentes en mémoire physique tant qu’elles sont utilisées.

    Il est donc parfaitement normal que ces deux catégories occupent une certaine quantité de RAM.

    Quand faut-il s’en préoccuper ?

    Ce qui devient intéressant, c’est surtout l’évolution de ces valeurs dans le temps.

    Par exemple, si le Nonpaged Pool augmente continuellement pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, alors que les applications visibles restent stables, cela peut orienter le diagnostic vers un pilote ou un composant du noyau qui ne libère pas correctement sa mémoire.

    Même logique pour le Paged Pool : une croissance anormale et persistante peut signaler un problème côté noyau ou pilote.

    La mémoire verrouillée par les pilotes

    La catégorie Driver Locked correspond à des pages physiques verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes ou mécanismes bas niveau.

    Une petite quantité n’est pas forcément anormale. En revanche, si cette catégorie devient très importante ou augmente continuellement, elle peut constituer une piste à examiner.

    Comment approfondir ?

    RAMMap permet surtout de constater quelle catégorie système utilise la mémoire. Pour identifier précisément le pilote responsable d’une fuite dans un pool mémoire, il faut généralement aller plus loin avec un outil comme PoolMon, qui permet d’examiner les allocations par pool tags.

    On peut donc retenir :

    • Process Private élevé → chercher du côté des applications
    • Paged Pool / Nonpaged Pool élevés → chercher du côté du noyau et des pilotes
    • Driver Locked élevé → examiner les pilotes ou composants bas niveau

    RAMMap est particulièrement utile ici lorsque le Gestionnaire des tâches montre une forte utilisation de la RAM sans qu’aucun processus utilisateur ne semble en être responsable.

    Examiner les pages physiques avec Physical Pages et Physical Ranges

    Les onglets Physical Pages et Physical Ranges proposent une vue très technique de l’organisation de la mémoire physique. Ils sont surtout destinés à approfondir une analyse, tandis que Use Counts, Processes et File Summary suffisent généralement pour rechercher l’origine d’une forte utilisation de RAM.

    Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

    L’onglet Physical Pages affiche les pages de la mémoire physique avec leur adresse et leur utilisation. Il permet ainsi de déterminer si une page est associée à un processus, un fichier mappé, au noyau ou à une autre catégorie mémoire.

    Il fournit donc une vue beaucoup plus fine que Use Counts :

    • Use Counts → combien de mémoire chaque catégorie utilise
    • Physical Pages → quelles pages physiques correspondent à ces utilisations

    Pour un diagnostic courant, il est rarement nécessaire d’aller jusqu’à ce niveau de détail.

    Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

    Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

    L’onglet Physical Ranges affiche les différentes plages d’adresses physiques détectées sur le PC. Certaines zones peuvent être réservées au matériel ou utilisées pour le mappage de périphériques.

    Cette vue peut notamment aider à comprendre pourquoi la quantité de RAM utilisable par Windows est légèrement inférieure à la quantité installée, par exemple lorsqu’une partie de la mémoire est réservée au matériel.

    Ces deux onglets sont donc surtout utiles pour une analyse avancée de l’organisation de la mémoire physique. Pour rechercher simplement ce qui occupe la RAM, commencez plutôt par Use Counts, puis utilisez Processes ou File Summary selon la catégorie identifiée.

    Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

    Utiliser Priority Summary pour comprendre les priorités mémoire

    L’onglet Priority Summary montre comment Windows répartit les pages mémoire selon leur niveau de priorité. Ces priorités l’aident notamment à déterminer quelles pages conserver en RAM et lesquelles peuvent être récupérées plus facilement lorsque la pression mémoire augmente.

    RAMMap présente leur répartition entre différents états, notamment Active, Standby et Modified. Les pages de priorité élevée ont davantage de chances d’être conservées en mémoire lorsqu’elles restent utiles, tandis que les pages Standby de faible priorité peuvent être réaffectées plus facilement.

    Cet onglet permet ainsi de comprendre que la liste Standby n’est pas uniforme : Windows attribue également des priorités aux données qu’elle contient.

    En pratique, Priority Summary est rarement indispensable pour diagnostiquer une forte utilisation de RAM. Les onglets Use Counts, Processes et File Summary sont généralement plus utiles pour identifier l’origine de la consommation. Priority Summary sert surtout à approfondir le fonctionnement de la mémoire Standby et la manière dont Windows arbitre entre les pages récupérables.

    Une quantité importante de mémoire Standby, même visible dans cet onglet, n’indique donc pas nécessairement un problème : cette mémoire reste en grande partie récupérable en fonction des besoins du système.

    Comment repérer une consommation de RAM anormale avec RAMMap ?

    RAMMap permet surtout de déterminer quelle catégorie de mémoire explique une consommation élevée, puis d’orienter le diagnostic vers les processus, le cache, le noyau ou les pilotes.

    Il n’existe pas de valeur unique à partir de laquelle une consommation devient forcément anormale. Il faut surtout observer la répartition de la mémoire et son évolution dans le temps.

    Commencez par l’onglet Use Counts et recherchez les catégories qui occupent une quantité importante de RAM. Les principales pistes sont généralement :

    • Process Private élevé : la consommation provient surtout des applications.
    • Mapped File élevé : une grande partie de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés : le noyau ou un pilote peut être en cause.
    • Driver Locked élevé : certaines pages sont verrouillées en mémoire par des pilotes ou composants bas niveau.
    • Standby très important : souvent normal, car cette mémoire reste récupérable par Windows.

    Rechercher une évolution anormale

    Une valeur élevée à un instant donné n’est pas forcément problématique. En revanche, une catégorie qui augmente continuellement sans revenir à un niveau normal mérite davantage d’attention.

    Par exemple :

    Process Private : 4 Go → 6 Go → 9 Go → 12 Go

    ou :

    Nonpaged Pool : 500 Mo → 1 Go → 2 Go → 4 Go

    peuvent indiquer respectivement une consommation excessive d’un processus ou un problème côté pilote/noyau.

    Dans ce cas, laissez RAMMap ouvert ou réalisez plusieurs relevés à différents moments afin de vérifier si la hausse est continue.

    Croiser les onglets pour trouver l’origine

    Une fois la catégorie suspecte identifiée, utilisez les autres onglets :

    • Process Private élevé → Processes
    • Mapped File élevé → File Summary / File Details
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés → Use Counts, puis éventuellement PoolMon
    • Standby élevé → Priority Summary et états mémoire

    Cette méthode permet de passer progressivement d’une vue globale à une analyse plus ciblée.

    Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

    La consommation devient surtout préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de plusieurs symptômes :

    • mémoire disponible très faible
    • augmentation continue d’une catégorie
    • ralentissements ou forte utilisation du fichier d’échange
    • consommation qui ne redescend pas après la fin d’une tâche
    • aucun processus évident dans le Gestionnaire des tâches malgré une RAM presque saturée

    RAMMap est donc particulièrement utile pour répondre à cette question :

    « Quelle partie de Windows ou des applications explique réellement cette consommation mémoire ? »

    Il permet ensuite de choisir l’outil approprié pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools mémoire, ou PerfMon pour suivre l’évolution sur une période plus longue.

    Peut-on vider la mémoire Standby avec RAMMap ?

    Oui. RAMMap permet de vider manuellement la liste Standby grâce aux commandes du menu Empty.

    La liste Standby contient des pages qui ne sont plus activement utilisées mais dont Windows conserve encore le contenu en mémoire afin de pouvoir les réutiliser rapidement. Cette mémoire reste récupérable automatiquement si une application a besoin de davantage de RAM.

    Pour vider cette mémoire dans RAMMap :

    • Ouvrez RAMMap avec les droits administrateur.
    • Cliquez sur le menu Empty.
    • Sélectionnez Empty Standby List.

    La quantité de mémoire Standby diminue alors immédiatement et la mémoire libre augmente.

    Faut-il le faire régulièrement ?

    En règle générale, non.

    Windows gère automatiquement la liste Standby et réattribue ces pages lorsqu’un programme réclame davantage de mémoire. Une liste Standby importante n’indique donc pas forcément un problème.

    Vider cette mémoire peut même être contre-productif : les données qui étaient encore présentes en RAM devront parfois être relues depuis le SSD si elles sont de nouveau nécessaires.

    Dans quels cas cela peut-il être utile ?

    La fonction Empty Standby List est surtout intéressante pour des besoins de test et de diagnostic.

    Par exemple, elle peut servir à :

    • vérifier si un comportement change lorsque le cache Standby est supprimé ;
    • comparer les performances avec ou sans données déjà présentes en mémoire ;
    • reproduire plus facilement certains scénarios de test ;
    • confirmer qu’une grande quantité de mémoire affichée comme occupée correspond en réalité à de la mémoire récupérable.

    Il faut donc voir cette fonction comme un outil de diagnostic, et non comme une méthode d’optimisation permanente.

    Si la RAM reste réellement saturée après avoir vidé la liste Standby, il faut plutôt rechercher une consommation anormale dans les processus, le noyau, les pools mémoire ou les pilotes.

    Quand utiliser les commandes Empty de RAMMap ?

    Le menu Empty de RAMMap permet de vider manuellement certaines listes ou zones mémoire gérées par Windows. Ces commandes peuvent être utiles pour des besoins de test, de diagnostic ou de comparaison, mais elles ne doivent pas être utilisées comme méthode régulière d’optimisation.

    Selon la version de RAMMap, le menu peut notamment proposer :

    • Empty Working Sets : réduit le jeu de travail des processus afin de récupérer une partie des pages actuellement résidentes en RAM.
    • Empty System Working Set : vide une partie du jeu de travail utilisé par le système.
    • Empty Modified Page List : force le traitement des pages modifiées afin qu’elles puissent être réutilisées.
    • Empty Standby List : vide l’ensemble de la liste Standby.
    • Empty Priority 0 Standby List : vide uniquement les pages Standby de priorité 0, les moins prioritaires.

    Dans quels cas les utiliser ?

    Ces commandes sont surtout intéressantes lorsque vous cherchez à observer le comportement de Windows avant et après la suppression d’un type de mémoire.

    Par exemple, vous pouvez vider la liste Standby pour vérifier si une forte consommation apparente provient essentiellement du cache. De même, réduire les Working Sets peut aider à observer la différence entre mémoire résidente et mémoire réellement engagée par les processus.

    Elles peuvent aussi être utiles dans des scénarios de test, par exemple pour reproduire un démarrage « à froid » d’une application ou mesurer ses performances sans bénéficier de données déjà présentes en cache.

    Pourquoi éviter de les utiliser en permanence ?

    Forcer Windows à vider ses listes mémoire peut donner l’impression de « récupérer » beaucoup de RAM, mais cela ne signifie pas que le système était réellement à court de mémoire.

    En pratique, Windows gère déjà automatiquement ces zones selon la pression mémoire. Vider les Working Sets ou la liste Standby peut simplement obliger le système à recharger plus tard des données depuis le SSD, ce qui peut dégrader temporairement les performances.

    Il faut donc considérer le menu Empty comme une fonction de diagnostic avancé, et non comme un bouton de nettoyage.

    En résumé :

    • Empty Standby List → utile pour tester le cache
    • Empty Working Sets → utile pour observer la mémoire résidente
    • Empty Modified Page List → utile dans des scénarios de diagnostic spécifiques
    • Usage régulier pour “libérer la RAM” → déconseillé

    Si l’utilisation mémoire reste anormalement élevée après ces tests, mieux vaut poursuivre l’analyse avec les onglets de RAMMap ou avec Process Explorer, VMMap, PoolMon ou PerfMon selon la catégorie concernée.

    RAMMap est-il utile pour détecter une fuite mémoire ?

    Oui, mais RAMMap sert surtout à repérer quelle catégorie de mémoire augmente anormalement et à orienter le diagnostic. Il ne permet pas toujours d’identifier directement le programme, le pilote ou l’allocation responsable d’une fuite.

    L’onglet Use Counts fournit les premières indications :

    • Process Private augmente continuellement → la fuite peut provenir d’une application.
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool augmente → recherchez plutôt du côté du noyau ou d’un pilote.
    • Driver Locked augmente fortement → un pilote ou un composant bas niveau peut être impliqué.
    • Mapped File augmente → la hausse peut provenir du cache ou de fichiers mappés et ne constitue pas nécessairement une fuite.

    Ce qui compte surtout est l’évolution dans le temps. Une valeur élevée à un instant donné n’est pas suffisante : une fuite se caractérise plutôt par une consommation qui augmente progressivement sans revenir à son niveau habituel.

    RAMMap permet donc de répondre à une première question :

    « La fuite semble-t-elle provenir d’un processus, du noyau, d’un pilote ou d’une autre catégorie mémoire ? »

    Il faut ensuite utiliser un outil plus spécialisé pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools du noyau et les pilotes, ou PerfMon pour suivre une consommation qui évolue pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

    RAMMap est donc avant tout un outil d’orientation pour rechercher une fuite mémoire, plutôt qu’un outil capable d’en identifier à lui seul la cause précise.

    RAMMap, Process Explorer ou VMMap : quel outil choisir ?

    RAMMap, Process Explorer et VMMap sont trois outils Microsoft Sysinternals complémentaires, mais ils ne répondent pas au même besoin.

    OutilÀ utiliser pour
    RAMMapComprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows
    Process ExplorerIdentifier et suivre la consommation mémoire d’un processus
    VMMapExaminer en détail les allocations mémoire d’un processus

    Si Windows utilise beaucoup de RAM sans qu’aucun processus ne semble clairement responsable, commencez par RAMMap. Il permet de déterminer si la consommation provient plutôt des processus, du cache, des fichiers mappés, du noyau ou des pilotes.

    Si un processus précis paraît gourmand ou augmente progressivement, Process Explorer est plus adapté pour suivre des indicateurs comme le Working Set ou les Private Bytes.

    Enfin, utilisez VMMap lorsque vous voulez comprendre plus finement comment ce processus utilise sa mémoire : Heap, Stack, Private Data, Mapped File, etc.

    On peut donc retenir :

    • RAMMap → vue globale de la mémoire
    • Process Explorer → suivi d’un processus
    • VMMap → analyse détaillée des allocations d’un processus

    Les limites de RAMMap

    RAMMap est très utile pour comprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows, mais il ne permet pas toujours d’identifier directement la cause précise d’une consommation anormale.

    Il peut par exemple montrer qu’un Process Private, un Nonpaged Pool ou une autre catégorie augmente fortement, sans forcément indiquer quel code, quel pilote ou quelle allocation est responsable. Dans ce cas, il faut compléter l’analyse avec un outil plus spécialisé.

    RAMMap fournit également surtout un instantané de la mémoire à un moment donné. Pour suivre une consommation qui augmente pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, PerfMon est généralement plus adapté.

    Enfin, certaines valeurs peuvent être difficiles à interpréter sans connaître le fonctionnement de la mémoire Windows. Une quantité importante de mémoire Standby ou de cache n’est pas forcément anormale.

    RAMMap doit donc surtout être considéré comme un outil permettant de repérer où se trouve la mémoire et d’orienter le diagnostic, plutôt que comme une solution capable d’identifier à elle seule l’origine de chaque fuite ou anomalie.

    L’article RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows est apparu en premier sur malekal.com.

    Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux

    Par : malekalmorte
    30 août 2026 à 08:37

    Restic est un logiciel de sauvegarde gratuit et open source qui permet de protéger ses fichiers sous Windows, Linux et macOS. Il se distingue par son fonctionnement en ligne de commande, son chiffrement intégré, la déduplication des données et la gestion des sauvegardes sous forme de snapshots.

    Avec Restic, vous pouvez sauvegarder des dossiers vers un disque local, un disque externe, un NAS, un serveur distant ou encore un stockage cloud via rclone. Les sauvegardes suivantes ne recopient pas inutilement les données déjà présentes, ce qui permet de réduire l’espace utilisé et d’accélérer les opérations.

    L’outil permet également de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers, d’exclure des dossiers, de gérer une politique de rétention avec forget et prune, de vérifier l’intégrité du repository et d’automatiser les sauvegardes avec PowerShell, cron ou systemd.

    Dans ce tutoriel, vous allez voir comment installer Restic, créer un repository, sauvegarder et restaurer vos fichiers, gérer les snapshots, supprimer les anciennes sauvegardes, vérifier leur intégrité et automatiser les sauvegardes.

    Restic est particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, chiffrée et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

    Qu’est-ce que Restic ?

    Restic est un logiciel de sauvegarde en ligne de commande, gratuit et open source, conçu pour créer des sauvegardes rapides, chiffrées et dédupliquées.

    Il fonctionne sous Windows, Linux, macOS et d’autres systèmes, et permet de sauvegarder des fichiers vers différents types de destinations : un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou certains stockages cloud.

    Restic repose sur deux notions principales :

    • le repository : l’emplacement dans lequel les données de sauvegarde sont stockées ;
    • le snapshot : une photographie de l’état des fichiers au moment d’une sauvegarde.

    À chaque nouvelle sauvegarde, Restic ne recopie pas inutilement toutes les données déjà présentes. Il réutilise les blocs déjà sauvegardés et n’ajoute que les nouvelles données ou celles qui ont été modifiées. Cela permet de réduire l’espace disque utilisé et d’accélérer les sauvegardes suivantes.

    Les données enregistrées dans le dépôt sont également chiffrées. Le contenu des fichiers, leurs noms et les métadonnées sont protégés par le mot de passe du repository.

    Comprendre le fonctionnement de Restic

    Restic permet notamment de :

    • sauvegarder un ou plusieurs dossiers ;
    • conserver plusieurs versions grâce aux snapshots ;
    • restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers ;
    • exclure des fichiers ou dossiers ;
    • vérifier l’intégrité du repository ;
    • supprimer automatiquement les anciennes sauvegardes ;
    • automatiser les sauvegardes avec le Planificateur de tâches de Windows, cron ou systemd ;
    • utiliser un stockage local ou distant.

    Restic est donc particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, fiable et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

    Son principal inconvénient est justement son fonctionnement en ligne de commande : il faut se familiariser avec quelques commandes pour créer le dépôt, lancer les sauvegardes et effectuer les restaurations. Une fois cette logique comprise, son utilisation reste toutefois assez simple.

    Installer Restic sur Windows et Linux

    Restic est disponible sous Windows et Linux. Il s’agit d’un programme en ligne de commande : une fois installé, vous l’utilisez depuis PowerShell, l’Invite de commandes ou un terminal Linux.

    Installer Restic sous Windows

    Sous Windows, Restic est disponible sous la forme d’un exécutable autonome. Il n’est donc pas nécessaire de passer par un programme d’installation classique.

    Téléchargez la dernière version stable de Restic depuis la page officielle :

    Choisissez l’archive correspondant à votre architecture, généralement Windows AMD64 pour un PC Windows 64 bits.

    Après le téléchargement :

    • décompressez l’archive ;
    • renommez éventuellement le fichier en restic.exe ;
    • placez-le dans un dossier dédié, par exemple C:\Program Files\Restic\ ;
    • ajoutez ce dossier à la variable d’environnement PATH afin de pouvoir lancer Restic depuis n’importe quel terminal.

    Vous pouvez ensuite vérifier que Restic fonctionne avec :

    restic version

    La version installée doit alors s’afficher.

    Si vous ne souhaitez pas modifier le PATH, ouvrez PowerShell directement dans le dossier de Restic puis utilisez :

    .\restic.exe version

    Installer Restic sous Linux

    Sous Linux, Restic est disponible dans les dépôts de nombreuses distributions.

    Sur Debian, Ubuntu et dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install restic

    Sur Fedora :

    sudo dnf install restic

    Sur Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S restic

    Une fois l’installation terminée, vérifiez la version :

    restic version

    Vous pouvez aussi télécharger directement le binaire depuis le site officiel de Restic si vous souhaitez disposer d’une version plus récente que celle fournie par les dépôts de votre distribution.

    Après l’installation, Restic est prêt à être utilisé. L’étape suivante consiste à créer un repository, c’est-à-dire l’emplacement dans lequel seront stockées les sauvegardes.

    Créer un dépôt de sauvegarde Restic

    Avant de pouvoir sauvegarder des fichiers avec Restic, il faut créer un dépôt, appelé repository. Il s’agit de l’emplacement dans lequel Restic va stocker les données, les métadonnées et les différents snapshots de sauvegarde.

    Le dépôt peut se trouver sur un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou un stockage cloud. Pour commencer simplement, vous pouvez créer un dépôt sur un autre disque.

    • Sous Windows, par exemple :
    restic init --repo D:\Sauvegardes\Restic
    • Sous Linux :
    restic init --repo /mnt/sauvegardes/restic

    Lors de l’initialisation, Restic vous demande de définir un mot de passe. Celui-ci sert à chiffrer le contenu du dépôt.

    • Choisissez un mot de passe solide et conservez-le précieusement. Sans ce mot de passe, il ne sera pas possible d’accéder aux sauvegardes ni de restaurer les fichiers.
    • Le mot de passe ne peut pas être récupéré par Restic : conservez-en une copie dans un gestionnaire de mots de passe ou un emplacement sécurisé.
    • Une fois le dépôt créé, Restic affiche un message confirmant son initialisation.
    • Vous pouvez ensuite vérifier que le dépôt est accessible avec :
    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots
    • ou sous Linux :
    restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

    Comme aucune sauvegarde n’a encore été effectuée, la liste des snapshots sera vide.

    À partir de ce moment, le repository est prêt à recevoir les premières sauvegardes. Lors des commandes suivantes, l’option -r ou --repo permet d’indiquer à Restic quel dépôt utiliser.

    Créer un dépôt de sauvegarde Restic

    Sauvegarder un dossier avec Restic

    Une fois le repository créé, vous pouvez lancer votre première sauvegarde avec la commande backup.

    • Sous Windows, par exemple pour sauvegarder le dossier Documents :
    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents
    • Sous Linux :
    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Restic demande alors le mot de passe du repository, analyse les fichiers puis enregistre les données dans le dépôt.

    À la fin de l’opération, un résumé indique notamment :

    • le nombre de fichiers analysés ;
    • le volume de données ajouté ;
    • la quantité réellement stockée après déduplication ;
    • la durée de la sauvegarde ;
    • l’identifiant du nouveau snapshot.
    Sauvegarder un dossier avec Restic

    Lors des sauvegardes suivantes, Restic ne recopie pas inutilement les données déjà présentes dans le repository. Il détecte les nouveaux fichiers et les blocs modifiés, ce qui réduit le temps de sauvegarde et l’espace utilisé.

    Vous pouvez également sauvegarder plusieurs dossiers dans une seule commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents C:\Users\VotreNom\Pictures

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents /home/votre_nom/Images

    Il est aussi possible de sauvegarder un dossier complet contenant plusieurs sous-dossiers. Restic parcourt automatiquement son contenu de manière récursive.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom

    Cette commande sauvegarde tout le profil utilisateur, sauf les éléments éventuellement exclus avec des options spécifiques.

    Sauvegarder sans saisir le mot de passe à chaque fois

    Vous pouvez aussi faire en sorte d’éviter de devoir saisir le mot de passe à chaque commande.
    Voici deux méthodes différentes pour y parvenir.

    Avec une variable

    Pour éviter de saisir le chemin du repository à chaque commande, vous pouvez définir la variable d’environnement RESTIC_REPOSITORY.

    Sous Linux :

    export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

    Sous PowerShell :

    $env:RESTIC_REPOSITORY="D:\Sauvegardes\Restic"

    Vous pouvez ensuite lancer simplement :

    restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Restic utilise alors automatiquement le repository défini dans la variable d’environnement.

    Avec un fichier

    Vous pouvez aussi stocker le mot de passe dans un fichier sur une seule ligne.
    Par exemple C:\Restic\password.txt ou /root/.restic-password.

    Sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic `
      --password-file C:\Restic\password.txt `
      backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic \
      --password-file /root/.restic-password \
      backup /home/votre_nom/Documents

    Lister les sauvegardes et snapshots

    Restic conserve chaque sauvegarde sous la forme d’un snapshot. Un snapshot représente l’état des fichiers au moment où la commande backup a été exécutée.

    Pour afficher la liste des sauvegardes disponibles, utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

    Restic affiche alors un tableau contenant notamment :

    • l’identifiant du snapshot ;
    • la date et l’heure de la sauvegarde ;
    • le nom de l’ordinateur ;
    • l’utilisateur ;
    • les chemins sauvegardés.
    Lister les sauvegardes et snapshots

    L’identifiant du snapshot est particulièrement utile pour effectuer une restauration précise.

    Par exemple, si Restic affiche un snapshot avec l’identifiant :

    4f3a9c2b

    Vous pourrez ensuite l’utiliser dans une commande de restauration.

    Il est aussi possible d’afficher les informations détaillées d’un snapshot avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic stats 4f3a9c2b
    Lister les sauvegardes et snapshots

    Pour afficher le contenu d’un snapshot sans restaurer les fichiers, utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls 4f3a9c2b

    Vous pouvez également utiliser le mot-clé latest pour cibler automatiquement la sauvegarde la plus récente :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

    Cela évite d’avoir à recopier l’identifiant du dernier snapshot.

    Lister les sauvegardes et snapshots

    Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, la commande peut être simplifiée :

    restic snapshots

    Cette liste des snapshots permet de vérifier que les sauvegardes sont bien présentes et de choisir celle à utiliser pour restaurer des fichiers.

    Restaurer des fichiers avec Restic

    Restic permet de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers à partir d’un snapshot existant.

    Pour restaurer le dernier snapshot disponible vers un dossier spécifique sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic restore latest --target /tmp/restauration

    Restic recrée alors l’arborescence de la sauvegarde dans le dossier indiqué par --target.

    Restaurer des fichiers avec Restic

    Si vous souhaitez restaurer un snapshot précis, utilisez son identifiant :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore 4f3a9c2b --target C:\Restauration

    Vous pouvez retrouver les identifiants disponibles avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Pour restaurer uniquement certains fichiers ou dossiers, utilisez l’option --include.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --include "/C/Users/VotreNom/Documents"

    Vous pouvez également exclure certains éléments avec --exclude.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --exclude "*.tmp"

    Avant de restaurer, il peut être utile d’afficher le contenu du snapshot :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

    Cela permet de vérifier les chemins présents dans la sauvegarde et d’éviter de restaurer des données inutiles.

    Une fois la restauration terminée, contrôlez le contenu du dossier cible avant de remplacer d’éventuels fichiers existants sur le système.

    Pour une restauration importante, il est préférable de restaurer d’abord vers un dossier temporaire, puis de recopier manuellement les fichiers souhaités à leur emplacement d’origine. Cela limite le risque d’écraser par erreur une version plus récente d’un fichier.

    Exclure des fichiers et dossiers de la sauvegarde

    Lors d’une sauvegarde, il peut être utile d’exclure certains fichiers inutiles, temporaires ou volumineux afin de réduire la taille du repository et d’accélérer l’opération.

    Restic propose pour cela l’option --exclude.

    Par exemple, pour exclure tous les fichiers temporaires :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "*.tmp"

    Vous pouvez également exclure un dossier précis :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

    Plusieurs exclusions peuvent être ajoutées dans la même commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom `
      --exclude "*.tmp" `
      --exclude "*.log" `
      --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

    Sous Linux, le principe est identique :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom \
      --exclude "*.tmp" \
      --exclude "/home/votre_nom/Téléchargements"

    Pour un grand nombre de règles, il est plus pratique d’utiliser un fichier d’exclusion.

    Créez par exemple un fichier excludes.txt contenant :

    *.tmp
    *.log
    Thumbs.db
    C:\Users\VotreNom\Downloads
    C:\Users\VotreNom\AppData\Local\Temp

    Puis indiquez ce fichier à Restic :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude-file C:\Restic\excludes.txt

    Cette méthode est particulièrement utile pour automatiser les sauvegardes, car vous pouvez modifier les règles d’exclusion sans avoir à réécrire toute la commande.

    Avant d’exclure un dossier, vérifiez toutefois qu’il ne contient pas de données importantes. Une exclusion mal définie peut empêcher certains fichiers d’être présents dans les snapshots suivants.

    Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

    Au fil du temps, Restic peut conserver de nombreux snapshots. Pour éviter que le repository ne grossisse indéfiniment, vous pouvez supprimer les anciennes sauvegardes selon une politique de rétention.

    Restic utilise principalement deux commandes pour cela :

    • forget : supprime les références aux snapshots devenus inutiles ;
    • prune : supprime réellement du repository les données qui ne sont plus utilisées par aucun snapshot.

    Il est donc important de comprendre que forget seul ne libère pas forcément immédiatement tout l’espace disque.

    Pour afficher d’abord les snapshots disponibles :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Vous pouvez ensuite supprimer un snapshot précis avec son identifiant :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget 4f3a9c2b
    Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

    Pour appliquer une politique de rétention automatique, utilisez les options --keep-*.

    Par exemple, pour conserver :

    • les 7 dernières sauvegardes quotidiennes ;
    • les 4 dernières sauvegardes hebdomadaires ;
    • les 6 dernières sauvegardes mensuelles ;

    utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6

    Cette commande supprime les snapshots qui ne correspondent plus aux règles de conservation, mais les blocs de données devenus inutiles peuvent encore rester dans le repository.

    Pour réellement récupérer l’espace disque, lancez ensuite :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic prune

    Il est également possible d’effectuer les deux opérations en une seule commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6 `
      --prune

    Cette méthode est particulièrement pratique dans un script de sauvegarde automatisé.

    Avant de supprimer des snapshots, vérifiez toutefois que votre politique de rétention correspond bien à vos besoins. Une sauvegarde supprimée avec forget puis nettoyée avec prune ne pourra plus être restaurée.

    Il est donc recommandé de commencer avec une rétention prudente, puis d’ajuster les valeurs en fonction de l’espace disponible et de la fréquence de vos sauvegardes.

    Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

    Il est important de vérifier régulièrement que le repository Restic ne contient pas d’erreur et que les sauvegardes restent exploitables.

    Pour cela, Restic propose la commande check.

    Sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic check

    Cette commande vérifie la structure du repository, les index, les snapshots et les références entre les différents objets stockés.

    Si tout est correct, Restic termine l’analyse sans signaler d’erreur.

    Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

    Pour effectuer une vérification plus poussée des données enregistrées, vous pouvez utiliser :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data

    Cette option demande à Restic de lire les données présentes dans le repository afin de vérifier leur intégrité.

    Attention toutefois : sur un repository volumineux, --read-data peut être beaucoup plus long qu’un simple check, car l’ensemble des données doit être parcouru.

    Il est également possible de limiter la vérification à une partie des données, par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data-subset=10%

    Cette méthode permet d’effectuer régulièrement un contrôle partiel sans relire tout le repository à chaque fois.

    Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, vous pouvez par exemple :

    • lancer restic check régulièrement ;
    • effectuer ponctuellement un contrôle avec --read-data ;
    • tester de temps en temps une restauration réelle de quelques fichiers.

    En effet, une sauvegarde n’est réellement fiable que si elle peut être restaurée correctement. Vérifier le repository est donc utile, mais il est également recommandé de tester périodiquement une restauration vers un dossier temporaire.

    Sauvegarder vers un disque externe, un NAS ou un serveur distant

    Restic peut enregistrer ses sauvegardes sur différents types de destinations. Le repository n’a pas besoin de se trouver sur le disque principal du PC : il peut être stocké sur un disque USB, un NAS ou un serveur distant.

    Sauvegarder sur un disque externe

    Pour un disque USB ou un second disque interne, il suffit d’utiliser son chemin comme repository.

    Sous Windows :

    restic -r E:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux :

    restic -r /media/sauvegarde/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Cette solution est simple à mettre en place et convient bien pour conserver une copie hors du disque système.

    Pour une meilleure protection contre les ransomwares ou une panne matérielle, évitez toutefois de laisser le disque externe connecté en permanence.

    Sauvegarder sur un NAS

    Si le NAS expose un partage réseau SMB ou NFS monté dans Windows ou Linux, Restic peut l’utiliser comme un dossier classique.

    Sous Windows, avec un partage réseau monté sur Z: :

    restic -r Z:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Vous pouvez aussi utiliser un chemin UNC :

    restic -r \\NAS\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux, si le partage du NAS est monté dans /mnt/nas :

    restic -r /mnt/nas/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Le principe reste identique : le repository doit d’abord être créé avec restic init, puis vous pouvez utiliser la commande backup.

    Sauvegarder sur un serveur distant avec SFTP

    Restic prend également en charge les repositories accessibles en SFTP.

    Par exemple :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Sous Windows, le principe est identique depuis PowerShell si l’accès SSH au serveur est correctement configuré :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    L’authentification peut s’effectuer avec un mot de passe SSH ou, de préférence, avec une clé SSH.

    Avant la première sauvegarde, initialisez le repository distant :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic init

    Restic chiffre les données avant leur envoi. Le serveur distant stocke donc le contenu chiffré du repository.

    Utiliser un stockage distant avec rclone

    Restic peut aussi s’appuyer sur rclone pour accéder à de nombreux services de stockage cloud ou protocoles distants.

    Après avoir configuré une destination dans rclone, vous pouvez par exemple utiliser :

    restic -r rclone:remote:ResticBackup backup /home/votre_nom/Documents

    Sous Windows :

    restic -r rclone:remote:ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Cette méthode permet notamment d’utiliser les nombreux fournisseurs compatibles avec rclone sans que Restic ait besoin de gérer directement chacun d’eux.

    Quelle destination choisir ?

    Pour une sauvegarde locale simple, un disque externe est souvent suffisant. Un NAS est plus pratique pour automatiser les sauvegardes de plusieurs machines, tandis qu’un serveur distant ou un stockage cloud permet de conserver une copie hors du domicile ou de l’entreprise.

    Pour une meilleure protection des données, l’idéal reste de disposer d’au moins une copie de sauvegarde stockée sur un support ou un emplacement différent du PC sauvegardé.

    Automatiser les sauvegardes Restic

    Restic se prête très bien à l’automatisation. Une fois la commande de sauvegarde définie, vous pouvez la lancer régulièrement avec le Planificateur de tâches de Windows, cron sous Linux ou un service systemd.

    L’objectif est généralement d’exécuter automatiquement une commande de ce type :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Le principal point à gérer est le mot de passe du repository. Pour éviter une saisie manuelle à chaque exécution, vous pouvez utiliser un fichier contenant le mot de passe.

    Par exemple :

    C:\Restic\password.txt

    Puis lancer Restic avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic --password-file C:\Restic\password.txt backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Protégez soigneusement ce fichier, car toute personne pouvant le lire pourra ouvrir le repository.

    Automatiser Restic sous Windows

    Le plus pratique consiste à créer un script PowerShell, par exemple :

    $repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
    $password = "C:\Restic\password.txt"
    $source = "C:\Users\VotreNom\Documents"
    
    restic -r $repo --password-file $password backup $source

    Enregistrez-le par exemple sous :

    C:\Restic\backup-restic.ps1

    Vous pouvez ensuite créer une tâche planifiée :

    • ouvrez le Planificateur de tâches ;
    • cliquez sur Créer une tâche ;
    • choisissez un déclencheur, par exemple tous les jours à 20 h ;
    • dans Actions, ajoutez le programme powershell.exe ;
    • utilisez comme argument :
    -ExecutionPolicy Bypass -File "C:\Restic\backup-restic.ps1"

    La sauvegarde sera alors exécutée automatiquement selon la fréquence choisie.

    Ajouter une politique de rétention

    Vous pouvez également nettoyer automatiquement les anciens snapshots après la sauvegarde.

    Par exemple :

    $repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
    $password = "C:\Restic\password.txt"
    $source = "C:\Users\VotreNom\Documents"
    
    restic -r $repo --password-file $password backup $source
    
    restic -r $repo --password-file $password forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6 `
      --prune

    Cette configuration conserve plusieurs générations de sauvegardes tout en évitant que le repository ne grossisse indéfiniment.

    Automatiser Restic sous Linux avec cron

    Sous Linux, vous pouvez créer un script :

    #!/bin/bash
    
    export RESTIC_REPOSITORY="/mnt/sauvegardes/restic"
    export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"
    
    restic backup /home/votre_nom/Documents
    restic forget --keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6 --prune

    Rendez-le exécutable :

    chmod +x /usr/local/bin/backup-restic.sh

    Puis ouvrez la crontab :

    crontab -e

    Par exemple, pour lancer la sauvegarde chaque jour à 2 h :

    0 2 * * * /usr/local/bin/backup-restic.sh

    Conserver un journal des sauvegardes

    Pour une tâche automatisée, il est conseillé de conserver les sorties de Restic afin de pouvoir vérifier qu’une sauvegarde s’est bien déroulée.

    Sous Windows :

    restic -r $repo --password-file $password backup $source *>> C:\Restic\restic.log

    Sous Linux :

    restic backup /home/votre_nom/Documents >> /var/log/restic.log 2>&1

    Vous pourrez ainsi consulter le journal en cas d’échec ou vérifier la date de la dernière sauvegarde réussie.

    Enfin, même avec une automatisation parfaitement configurée, contrôlez régulièrement la présence des snapshots avec restic snapshots et testez ponctuellement une restauration. Une tâche qui s’exécute automatiquement ne garantit pas à elle seule que les sauvegardes sont réellement exploitables.

    Quelques commandes Restic utiles

    Restic propose de nombreuses commandes pour gérer les sauvegardes, consulter les snapshots, restaurer des fichiers ou entretenir le repository. Voici les principales à connaître.

    Afficher la version installée :

    restic version

    Créer un nouveau repository :

    restic -r /chemin/du/repository init

    Sauvegarder un dossier :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder

    Afficher les snapshots disponibles :

    restic -r /chemin/du/repository snapshots

    Afficher le contenu du dernier snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository ls latest

    Afficher des statistiques sur un snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository stats latest

    Restaurer le dernier snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository restore latest --target /chemin/restauration

    Restaurer un snapshot précis :

    restic -r /chemin/du/repository restore ID_DU_SNAPSHOT --target /chemin/restauration

    Sauvegarder en excluant certains fichiers :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude "*.tmp"

    Utiliser un fichier d’exclusions :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude-file excludes.txt

    Supprimer un ancien snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository forget ID_DU_SNAPSHOT

    Appliquer une politique de rétention :

    restic -r /chemin/du/repository forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6

    Supprimer les données devenues inutiles dans le repository :

    restic -r /chemin/du/repository prune

    Appliquer la rétention et nettoyer le repository en une seule commande :

    restic -r /chemin/du/repository forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6 \
      --prune

    Vérifier la structure et l’intégrité du repository :

    restic -r /chemin/du/repository check

    Effectuer une vérification complète des données :

    restic -r /chemin/du/repository check --read-data

    Vérifier seulement une partie des données :

    restic -r /chemin/du/repository check --read-data-subset=10%

    Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, vous pouvez simplifier les commandes et omettre l’option -r :

    restic snapshots
    restic backup /chemin/a/sauvegarder
    restic check

    Ces commandes couvrent l’essentiel des opérations courantes avec Restic : création du dépôt, sauvegarde, restauration, gestion des snapshots et vérification des données.

    Restic : avantages et limites

    Restic est une solution de sauvegarde particulièrement intéressante si vous recherchez un outil léger, fiable, chiffré et facilement automatisable.

    Ses principaux avantages sont :

    • le chiffrement intégré : les sauvegardes sont protégées avant leur stockage ;
    • la déduplication : les blocs déjà présents dans le repository ne sont pas recopiés inutilement ;
    • les snapshots : il est possible de conserver plusieurs états successifs des fichiers ;
    • la compatibilité multiplateforme : Restic fonctionne sous Windows, Linux et macOS ;
    • le support de nombreuses destinations : disque local, disque USB, NAS, serveur SFTP ou stockage distant via rclone ;
    • la simplicité de l’automatisation : les commandes peuvent facilement être intégrées à PowerShell, cron ou systemd ;
    • la vérification d’intégrité : la commande restic check permet de contrôler régulièrement l’état du repository ;
    • la restauration sélective : il est possible de restaurer un snapshot complet ou seulement certains fichiers.

    Restic présente toutefois quelques limites.

    La principale est son fonctionnement essentiellement en ligne de commande. Pour un utilisateur habitué aux logiciels de sauvegarde avec interface graphique, la prise en main peut demander un petit temps d’adaptation.

    La gestion du mot de passe du repository demande également de la rigueur. Si vous perdez ce mot de passe, les données chiffrées ne pourront plus être restaurées.

    Les opérations d’entretien comme forget, prune ou check --read-data peuvent aussi devenir longues sur de gros repositories, en particulier lorsque le stockage est distant ou relativement lent.

    Enfin, Restic sauvegarde avant tout des fichiers et dossiers. Ce n’est pas un logiciel d’image système complet destiné à restaurer Windows entier, les partitions, le secteur de démarrage et toutes les applications après une panne de disque.
    Il ne remplace donc pas une image système si votre objectif est de restaurer Windows, les partitions et le démarrage après une panne complète du disque
    👉 À lire :

    Restic convient donc très bien pour :

    • sauvegarder régulièrement ses documents et données personnelles ;
    • conserver plusieurs versions de fichiers ;
    • envoyer des sauvegardes chiffrées vers un NAS ou un serveur distant ;
    • automatiser une stratégie de sauvegarde avec des scripts.

    En revanche, si votre objectif est de pouvoir restaurer intégralement un PC après une panne du disque système, il est préférable de compléter Restic avec une sauvegarde d’image système.

    Restic est donc particulièrement adapté aux utilisateurs qui recherchent une solution de sauvegarde sobre, sécurisée et scriptable, à condition d’être à l’aise avec quelques commandes.

    L’article Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux est apparu en premier sur malekal.com.

    Profil à faible latence de Windows 11 : fonctionnement et performances

    Par : malekalmorte
    12 août 2026 à 08:57

    Microsoft a introduit dans Windows 11 un nouveau profil à faible latence, appelé Low Latency Profile (LLP) en anglais, afin d’améliorer la réactivité du système lors de certaines interactions courtes.

    Son principe est de permettre au processeur d’augmenter rapidement ses performances lorsqu’une action nécessite une réponse immédiate, par exemple lors de l’ouverture du menu Démarrer, de la recherche Windows, de certains éléments de l’interface ou du lancement d’applications, puis de revenir à un fonctionnement normal une fois l’opération terminée.

    L’objectif n’est donc pas de maintenir le CPU à pleine puissance en permanence, mais de rendre Windows 11 plus réactif au bon moment, tout en limitant l’impact sur la consommation, la batterie et les températures.

    Dans ce guide, découvrez comment fonctionne le profil à faible latence de Windows 11, dans quelles situations il intervient, quels gains de réactivité attendre, son impact sur les jeux et l’autonomie, comment savoir s’il est actif et quelles solutions appliquer en cas de problème.

    Qu’est-ce que le profil à faible latence de Windows 11 ?

    Le profil à faible latence, appelé Low Latency Profile (LLP) en anglais, est une optimisation introduite dans Windows 11 pour améliorer la réactivité du système lors de certaines interactions courtes. Son déploiement a commencé avec les mises à jour de Windows 11 de juin 2026.

    Son principe est assez simple : lorsqu’une action nécessitant une réponse rapide est détectée, Windows peut augmenter temporairement la fréquence du processeur afin d’exécuter cette tâche plus rapidement.

    Le profil peut notamment intervenir lors de certaines actions comme :

    • L’ouverture du menu Démarrer.
    • L’utilisation de la recherche Windows.
    • L’affichage du Centre de notifications/actions.
    • L’ouverture de certains menus et éléments de l’interface.
    • Le lancement d’applications, selon les améliorations progressivement déployées par Microsoft.
    Comprendre le fonctionnement du profil à faible latence de Windows 11 avec cette infographie complète

    Comme l’illustre le schéma ci-dessus, cette augmentation des performances est ponctuelle. Le processeur peut fonctionner à une fréquence élevée pendant environ une à trois secondes, puis Windows revient à son fonctionnement normal lorsque le besoin de réactivité disparaît.

    Le but n’est donc pas d’augmenter en permanence les performances du processeur, mais de rendre Windows plus réactif au moment précis où l’utilisateur effectue une action.

    Un mécanisme progressivement étendu aux applications

    Les premières améliorations ont surtout concerné les éléments essentiels de l’interface de Windows, comme Démarrer, la recherche et le Centre de notifications/actions. Microsoft étend également ce mécanisme au lancement des applications, afin qu’elles puissent profiter de la même accélération ponctuelle du processeur.

    Le profil à faible latence n’est donc pas réservé aux applications Microsoft. Les informations disponibles indiquent que les applications Windows traditionnelles tierces peuvent également en bénéficier lors de leur lancement.
    C’est notamment le cas depuis le KB5121003.

    En revanche, il ne faut pas le considérer comme un mode destiné aux charges longues et intensives telles qu’un rendu vidéo, un benchmark ou un jeu fonctionnant pendant plusieurs heures. Son intérêt se situe principalement dans les courtes périodes où Windows doit répondre immédiatement à une action de l’utilisateur.

    C’est cette succession de petites accélérations qui doit rendre l’utilisation quotidienne de Windows 11 plus fluide, sans maintenir inutilement le processeur à une fréquence élevée lorsque le PC est au repos ou qu’aucune interaction ne le nécessite.

    Quels gains de réactivité peut-on attendre ?

    Le profil à faible latence vise principalement à réduire le délai entre une action de l’utilisateur et la réponse de Windows 11. Il ne rend donc pas le processeur intrinsèquement plus rapide : il permet surtout à Windows d’exploiter plus rapidement les performances disponibles lors de courtes interactions.

    Les premiers tests rapportés avec cette fonctionnalité montrent des gains pouvant atteindre :

    • Jusqu’à 40 % de réduction du temps de lancement de certaines applications.
    • Jusqu’à 70 % d’amélioration sur certaines interactions avec l’interface de Windows, notamment l’ouverture du menu Démarrer ou de menus contextuels.

    Ces chiffres correspondent toutefois aux meilleurs résultats observés et ne signifient pas que Windows 11 devient globalement 40 ou 70 % plus rapide. Le gain dépend du processeur, de la configuration du PC, de l’application utilisée et surtout du temps que le CPU représentait initialement dans l’opération.

    Des gains surtout visibles sur les PC les moins réactifs

    Sur un PC récent et puissant, une application ou le menu Démarrer peuvent déjà s’ouvrir très rapidement. Gagner quelques dizaines de millisecondes peut alors être difficile à percevoir.

    L’amélioration peut être plus sensible sur un ordinateur portable ou un PC moins performant, notamment lorsque le processeur fonctionne habituellement à une fréquence réduite pour limiter sa consommation. Le profil à faible latence lui permet alors d’augmenter plus rapidement sa fréquence lorsqu’une interaction utilisateur le nécessite.

    L’objectif est donc avant tout d’améliorer la sensation de réactivité : menus qui apparaissent plus rapidement, applications qui commencent leur lancement plus tôt et interface qui répond plus immédiatement aux actions de l’utilisateur.

    Le profil à faible latence améliore-t-il les performances dans les jeux ?

    Malgré son nom, le profil à faible latence de Windows 11 n’est pas une optimisation spécifiquement destinée aux jeux vidéo. Son objectif principal est d’améliorer la réactivité de Windows lors d’actions courtes, comme l’ouverture d’une application, du menu Démarrer, de la recherche ou de certains éléments de l’interface.

    Le mécanisme augmente temporairement les performances du processeur lorsqu’une tâche sensible à la latence est détectée, puis revient à un fonctionnement normal après quelques secondes. Il n’est donc pas conçu pour maintenir des fréquences CPU plus élevées pendant toute une session de jeu. Les informations disponibles actuellement n’indiquent pas de gain direct attendu sur les FPS.

    Ne pas confondre avec la latence dans les jeux

    Le terme « faible latence » peut prêter à confusion. Dans le cas du profil à faible latence, il s’agit principalement de réduire le temps de réponse de Windows pour certaines interactions.

    Ce n’est pas la même chose que la latence d’entrée (input lag) d’un jeu, qui correspond au délai entre une action effectuée avec la souris, le clavier ou la manette et son résultat visible à l’écran.

    Le profil à faible latence ne doit donc pas être confondu avec :

    • NVIDIA Reflex et les technologies équivalentes destinées à réduire la latence de la chaîne de rendu.
    • Les réglages de faible latence proposés par certains pilotes graphiques.
    • Le Mode Jeu de Windows.
    • Les optimisations graphiques de Windows 11.
    • La fréquence de rafraîchissement variable (VRR).
    • Le ping ou la latence d’une connexion réseau.

    Windows 11 dispose d’ailleurs d’une fonction distincte appelée Optimisations pour les jeux fenêtrés, qui peut réduire la latence des images de certains jeux DirectX 10 et DirectX 11 fonctionnant en mode fenêtré ou sans bordure.

    👉Le guide complet :

    Un bénéfice possible autour du lancement du jeu

    Le profil à faible latence peut néanmoins améliorer la réactivité avant le jeu. Le lancement du jeu ou de son launcher peut bénéficier de l’accélération temporaire du processeur, comme n’importe quelle autre application compatible avec ce mécanisme.

    Une fois le jeu lancé et le CPU/GPU sollicités en continu, le profil à faible latence n’a plus le même objectif. Il ne faut donc pas attendre de cette fonction une augmentation significative des FPS, une réduction du ping ou une diminution directe de l’input lag.

    Pour les joueurs, le profil à faible latence doit ainsi être considéré avant tout comme une amélioration de la réactivité générale de Windows 11, et non comme une nouvelle optimisation des performances gaming.

    Quel impact sur la consommation, la batterie et les températures ?

    Le profil à faible latence augmente temporairement les performances du processeur lorsqu’une interaction nécessitant une réponse rapide est détectée. Cette montée en fréquence entraîne logiquement une augmentation ponctuelle de la consommation électrique et de la chaleur produite par le CPU.

    Toutefois, contrairement à un mode de performances élevées utilisé en permanence, cette sollicitation ne dure généralement que quelques secondes. Une fois l’opération terminée, le processeur peut revenir à un état de fonctionnement plus économe. Le principe est justement d’obtenir davantage de performances au moment où elles sont utiles sans maintenir continuellement le CPU à une fréquence élevée.

    Quel impact sur l’autonomie d’un PC portable ?

    Sur batterie, ces accélérations peuvent entraîner une légère augmentation de la consommation. L’impact réel sur l’autonomie dépend toutefois de la fréquence à laquelle le mécanisme est sollicité, du processeur et de la gestion énergétique définie par le constructeur du PC.

    Windows dispose par ailleurs de paramètres de gestion du processeur qui tiennent compte à la fois des besoins de performances et de l’efficacité énergétique lors des opérations sensibles à la latence. Microsoft documente notamment LatencyHintEpp, qui définit la préférence entre performances et économie d’énergie lorsqu’un indicateur de sensibilité à la latence est détecté.

    Le profil à faible latence ne doit donc pas être assimilé à un mode qui maintient constamment le processeur à sa fréquence maximale.

    Le tutoriel :

    Les températures vont-elles augmenter ?

    Une augmentation momentanée de la fréquence CPU peut également provoquer une petite hausse ponctuelle de la température, notamment lors du lancement d’une application.

    En pratique, ces phases étant très courtes, elles ne sont pas comparables à une charge prolongée comme un jeu, un encodage vidéo ou un stress test. Le système de refroidissement et les mécanismes de gestion thermique du PC continuent par ailleurs de limiter les performances lorsque cela est nécessaire pour maintenir le matériel dans ses conditions normales de fonctionnement.

    Il ne faut donc pas s’attendre à une hausse importante et permanente des températures simplement parce que le profil à faible latence est utilisé. Son principe repose justement sur des accélérations brèves du processeur, suivies d’un retour à son fonctionnement normal.

    👉Les guides complets :

    Impact du profil à faible latance sur la consommation et température du PC dans Windows 11

    Profil à faible latence ou mode Performances élevées : quelles différences ?

    Le profil à faible latence et le mode Performances élevées agissent tous les deux sur la gestion des performances du processeur, mais leur fonctionnement et leur objectif sont différents.

    Le profil à faible latence est un profil de gestion du processeur activé automatiquement dans certaines situations, notamment pendant le démarrage et le lancement des applications. Windows dispose de plusieurs profils de ce type — par défaut, faible consommation, mode jeu, faible latence, etc. — afin d’adapter la gestion du CPU au scénario en cours.

    Le mode Performances élevées, en revanche, est un mode d’alimentation général. Il modifie durablement la politique énergétique de Windows afin de privilégier davantage les performances au détriment de la consommation électrique.

    Profil à faible latencePerformances élevées
    Activé automatiquement par WindowsSélectionné comme mode ou plan d’alimentation
    Utilisé pour certaines tâches sensibles à la latenceS’applique de manière beaucoup plus générale au fonctionnement du PC
    Agit pendant de courtes périodesReste actif tant que le mode d’alimentation est utilisé
    Cherche à améliorer la réactivitéPrivilégie globalement les performances
    Conserve une logique d’économie d’énergie hors des périodes concernéesPeut augmenter davantage la consommation énergétique
    Ne constitue pas un nouveau mode d’alimentation visibleFait partie des réglages d’alimentation de Windows

    👉A lire :

    Une accélération ciblée plutôt qu’un mode permanent

    Lorsqu’un indicateur de sensibilité à la latence est détecté, Windows peut demander au moteur de gestion des performances du processeur d’augmenter temporairement son niveau de performances. Il peut également adapter la préférence entre performances et efficacité énergétique ou maintenir davantage de cœurs disponibles selon la configuration.

    Le principe peut être résumé ainsi :

    Profil à faible latence : Interaction → besoin de réactivité → performances CPU augmentées → tâche terminée → retour au fonctionnement normal.

    Performances élevées : Mode activé → politique énergétique orientée performances → fonctionnement maintenu jusqu’au changement de mode.

    Cette différence permet au profil à faible latence d’améliorer la sensation de réactivité sans imposer en permanence une politique énergétique agressive.

    Profil à faible latence ou mode Performances élevées : infographie complète des différences ?

    Les deux mécanismes peuvent coexister

    Il ne faut donc pas considérer le profil à faible latence comme le remplaçant du mode Performances élevées. Ils interviennent à des niveaux différents de la gestion énergétique de Windows.

    Le profil à faible latence répond à un besoin ponctuel de réactivité, tandis que le mode Performances élevées convient davantage lorsqu’on souhaite privilégier globalement les performances du PC pendant une période prolongée.

    Pour la plupart des utilisateurs, il n’est donc pas nécessaire d’activer le mode Performances élevées simplement pour profiter du profil à faible latence : Windows gère automatiquement ce dernier lorsqu’un scénario compatible est détecté.

    Comment obtenir le profil à faible latence sur Windows 11 ?

    Le profil à faible latence est distribué automatiquement par Windows Update. Il n’existe donc pas de programme particulier à télécharger ni de nouveau mode d’alimentation à installer manuellement.

    Microsoft a commencé son déploiement sur Windows 11 24H2 et 25H2 avec les mises à jour de 2026. La mise à jour cumulative KB5094126 du 9 juin 2026, pour les builds 26100.8655 et 26200.8655, concerne justement Windows 11 24H2 et 25H2.
    Le Patch Tuesday d’Août 2026 (KB5121003) étend ce mécanisme aux applications).

    Pour disposer des dernières améliorations :

    • Ouvrez les Paramètres de Windows 11.
    • Accédez à Windows Update.
    • Cliquez sur Rechercher des mises à jour.
    • Installez les mises à jour disponibles.
    • Redémarrez le PC lorsque Windows le demande.

    Vous pouvez vérifier votre version de Windows avec la commande :

    winver

    👉Le tutoriel :

    Un déploiement progressif

    Installer la dernière mise à jour de Windows 11 ne signifie pas nécessairement que le profil à faible latence sera immédiatement actif sur votre PC.

    Microsoft utilise un déploiement progressif (Controlled Feature Rollout). Une fonctionnalité peut donc être présente dans les fichiers de Windows mais rester désactivée jusqu’à ce que Microsoft l’active sur votre appareil. Le déploiement de LLP avec les améliorations de lancement des applications a justement été présenté comme progressif.

    Deux PC équipés de la même version et de la même mise à jour de Windows 11 peuvent donc temporairement ne pas bénéficier de la fonctionnalité au même moment.

    Il n’y a normalement aucune notification indiquant que le profil à faible latence vient d’être activé, puisqu’il s’agit d’une optimisation transparente de Windows.

    Faut-il forcer son activation ?

    Des outils comme ViVeTool permettent techniquement de modifier certains identifiants de fonctionnalités internes de Windows et ont été utilisés pour forcer l’activation de LLP avant la fin de son déploiement.

    Je déconseille toutefois cette méthode pour un PC utilisé normalement. Si Microsoft effectue un déploiement progressif, c’est notamment pour pouvoir surveiller le comportement de la fonctionnalité sur différentes configurations avant de l’étendre à davantage de machines.

    Le plus simple est donc de maintenir Windows 11 à jour et de laisser Windows Update activer automatiquement le profil à faible latence lorsqu’il devient disponible pour votre PC.

    La difficulté est alors de savoir si cette optimisation est déjà active, puisqu’aucun interrupteur n’est affiché dans les Paramètres. La section suivante explique comment tenter de le vérifier.

    Comment savoir si le profil à faible latence est actif ?

    Le profil à faible latence fonctionne de manière transparente en arrière-plan. Windows 11 n’affiche actuellement ni interrupteur dans les Paramètres, ni notification, ni indicateur permettant de confirmer directement son activation.

    La méthode la plus simple consiste donc à observer le comportement de la fréquence du processeur lorsqu’une action susceptible de déclencher le profil est effectuée.

    Vérifier avec le Gestionnaire des tâches

    Vous pouvez effectuer un premier test avec le Gestionnaire des tâches :

    • Ouvrez le gestionnaire de tâches par un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
    • Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC[/su_rclavier
    • Cliquez sur Performances.
    • Sélectionnez Processeur.
    • Laissez le PC au repos quelques instants afin que la fréquence CPU redescende.
    • Ouvrez ensuite plusieurs fois le menu Démarrer, la recherche Windows ou le Centre de notifications/actions.
    • Observez la valeur Vitesse du processeur.

    Lorsque le profil à faible latence intervient, le processeur peut effectuer une montée très rapide en fréquence, puis revenir presque immédiatement à une fréquence plus faible lorsque l’interaction est terminée.

    Le Gestionnaire des tâches n’est toutefois pas idéal pour observer un phénomène aussi court. Son taux de rafraîchissement peut faire manquer une augmentation de fréquence qui ne dure qu’une à trois secondes.

    Vérifier la vitesse de base du processeur dans le gestionnaire de tâches de Windows 11

    Vérifier plus précisément avec HWiNFO

    Pour une observation plus précise, vous pouvez utiliser HWiNFO et ses capteurs.

    Laissez d’abord Windows au repos pendant une ou deux minutes, puis surveillez les fréquences des cœurs du processeur pendant que vous ouvrez successivement :

    • Le menu Démarrer.
    • La recherche Windows.
    • Le Centre de notifications/actions.
    • Éventuellement une application lorsque le déploiement du profil pour le lancement des applications est actif sur votre PC.

    Vous devez rechercher une augmentation brève et nette des fréquences CPU au moment exact de l’interaction, suivie d’un retour rapide vers les fréquences de repos. C’est le comportement caractéristique recherché pour vérifier le fonctionnement du profil à faible latence.

    👉 Le guide complet :

    L’absence de pic ne prouve pas que le profil est désactivé

    Cette méthode reste une vérification indirecte. Une absence de variation évidente ne permet pas à elle seule d’affirmer que le profil à faible latence est désactivé.

    Sur un PC configuré en mode Performances élevées, par exemple, le processeur peut déjà fonctionner à une fréquence importante. Le changement sera alors beaucoup moins visible. De même, les mécanismes de boost, le type de processeur et la gestion énergétique du constructeur influencent fortement les fréquences observées.

    Enfin, Microsoft déploie progressivement certaines améliorations du profil. Deux PC disposant de la même version de Windows 11 peuvent donc temporairement présenter un comportement différent.

    En pratique, si Windows 11 est à jour et que vous observez des pics courts de fréquence CPU précisément lors de l’ouverture des éléments de l’interface concernés, c’est un bon indice que le profil à faible latence fonctionne sur votre PC.

    Comment savoir si le profil à faible latence est actif dans Windows 11

    Peut-on activer ou désactiver le profil à faible latence ?

    Le profil à faible latence est conçu comme une fonction automatique de Windows 11. Microsoft ne propose actuellement aucun interrupteur dans les Paramètres permettant de l’activer ou de le désactiver manuellement.

    Une fois la fonctionnalité déployée sur votre PC par Windows Update, Windows décide automatiquement quand utiliser ce profil selon les opérations sensibles à la latence. Les paramètres sous-jacents de gestion du processeur, comme PerfLatencyHint, existent bien dans Windows, mais ils sont masqués et destinés à la gestion interne de l’alimentation, plutôt qu’à une configuration classique par l’utilisateur.

    Il n’est donc normalement pas nécessaire de modifier le Registre, les options d’alimentation ou les paramètres du processeur pour profiter du profil à faible latence.

    Forcer l’activation ou la désactivation avec ViVeTool

    Pendant le déploiement progressif de la fonctionnalité, il est toutefois possible de modifier son état avec ViVeTool, un outil tiers permettant de gérer certaines fonctionnalités expérimentales ou progressivement déployées de Windows 11.

    L’identifiant actuellement associé au profil à faible latence est :

    58989092

    Pour forcer son activation :

    vivetool /enable /id:58989092
    • Puis redémarrez Windows.

    Pour le désactiver :

    vivetool /disable /id:58989092

    Redémarrez également le PC après la modification. Cet identifiant et ces commandes sont actuellement utilisés pour le déploiement 2026 du profil à faible latence.

    👉Pour plus de détails, suivez ce tutoriel :

    Faut-il utiliser ViVeTool ?

    Dans la majorité des cas, non. Il est préférable de laisser Windows Update gérer automatiquement l’activation du profil à faible latence.

    Un déploiement progressif permet notamment à Microsoft de contrôler l’arrivée d’une fonctionnalité sur différentes configurations. Forcer son activation peut donc exposer votre PC à un comportement qui n’a pas encore été généralisé à votre configuration.

    ViVeTool peut toutefois être utile pour effectuer des tests ou revenir temporairement en arrière lorsqu’un problème apparaît précisément après l’activation du profil. Des utilisateurs ont par exemple signalé avoir désactivé l’identifiant 58989092 pour vérifier si LLP était à l’origine d’un problème, mais ces témoignages ne permettent pas de conclure à un problème généralisé de la fonctionnalité.

    Enfin, les identifiants internes utilisés par Windows peuvent évoluer au fil des mises à jour. Avant d’utiliser ViVeTool, vérifiez donc que l’identifiant indiqué correspond toujours à votre version actuelle de Windows 11.

    Pour une utilisation normale, la meilleure solution reste de maintenir Windows 11 à jour et de laisser le profil à faible latence fonctionner automatiquement en arrière-plan.

    Que faire en cas de problème avec le profil à faible latence ?

    Le profil à faible latence fonctionne normalement de manière transparente et ne nécessite aucune intervention. Toutefois, si vous constatez des ralentissements, une fréquence CPU anormalement élevée, une consommation excessive ou un comportement inhabituel apparu après une mise à jour de Windows 11, vous pouvez effectuer quelques vérifications.

    À ce jour, Microsoft ne signale pas dans les problèmes connus de la mise à jour KB5094126 de dysfonctionnement généralisé directement attribué au profil à faible latence. Des utilisateurs ont néanmoins rapporté certains comportements anormaux après son déploiement ; ces témoignages ne suffisent pas à établir que LLP en est systématiquement responsable.

    Commencez par :

    • Installer les dernières mises à jour de Windows 11, car les mises à jour cumulatives suivantes peuvent corriger des problèmes apparus dans les versions précédentes.
    • Mettre à jour les pilotes du chipset et du processeur depuis le fabricant du PC ou de la carte mère.
    • Vérifier si une mise à jour du BIOS/UEFI est disponible.
    • Revenir temporairement au mode d’alimentation Équilibré si vous utilisez Performances élevées ou un profil constructeur particulièrement agressif.
    • Surveiller la charge, les fréquences et les températures CPU avec le Gestionnaire des tâches ou HWiNFO afin de vérifier si le processeur revient correctement à un état de faible consommation après une interaction.

    Le comportement attendu est une montée en fréquence très courte, généralement de quelques secondes, suivie d’un retour à un fonctionnement normal. Un processeur qui reste continuellement à une fréquence élevée ne correspond donc pas au principe normal du profil à faible latence.

    Désactiver temporairement le profil pour effectuer un test

    Si le problème est apparu précisément après l’arrivée du profil à faible latence, une méthode de diagnostic consiste à le désactiver temporairement, puis à comparer le comportement du PC.

    Avec ViVeTool, lorsque l’identifiant 58989092 correspond bien à la fonctionnalité sur votre version de Windows, vous pouvez utiliser :

    vivetool /disable /id:58989092

    Redémarrez ensuite Windows et vérifiez si le problème disparaît. Des utilisateurs ont utilisé cette méthode comme test après KB5094126, mais il s’agit d’un contournement non officiel et non d’un correctif recommandé par Microsoft.

    Si le problème persiste avec le profil désactivé, il est probablement nécessaire de rechercher une autre cause : pilote, mise à jour Windows, logiciel tiers, gestion de l’alimentation ou problème matériel.

    Si, au contraire, le problème disparaît systématiquement lorsque le profil est désactivé et réapparaît lorsqu’il est réactivé, cette comparaison constitue un indice beaucoup plus solide d’un lien avec la fonctionnalité. Dans ce cas, vous pouvez laisser le profil désactivé temporairement et attendre une prochaine mise à jour de Windows 11.

    Conclusion

    Le profil à faible latence de Windows 11 est avant tout une optimisation de la réactivité plutôt qu’un nouveau mode destiné à augmenter les performances générales du PC. Windows l’utilise ponctuellement lorsqu’une action nécessite une réponse rapide, puis laisse le processeur revenir à son fonctionnement habituel une fois l’opération terminée.

    Son intérêt est donc surtout perceptible lors du lancement d’applications et de certaines interactions avec l’interface de Windows 11. Il ne faut pas en attendre une augmentation importante des FPS, une réduction du ping ou une accélération des tâches longues et intensives.

    Pour la plupart des utilisateurs, il n’y a d’ailleurs rien à configurer : le profil est distribué progressivement par Windows Update et fonctionne automatiquement. Les utilisateurs avancés peuvent néanmoins surveiller les variations de fréquence du processeur avec le Gestionnaire des tâches ou HWiNFO, voire utiliser ViVeTool pour effectuer des tests lorsque cela est nécessaire.

    Vérifier le comportement et les performances de son PC

    Si vous souhaitez aller plus loin et vérifier comment votre processeur et les autres composants se comportent lorsqu’ils sont réellement sollicités, vous pouvez utiliser StressTest Malekal.

    Le service effectue différents scénarios de charge sous Windows 11/10 et analyse notamment les fréquences CPU/GPU, les températures, le refroidissement, les performances, les limitations thermiques et les éventuelles erreurs matérielles WHEA.

    Cela permet par exemple de déterminer si le processeur maintient correctement ses fréquences sous charge, si les températures restent maîtrisées ou si une limitation thermique ou énergétique réduit les performances du PC.

    👉 Le guide d’utilisation :

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Profil à faible latence de Windows 11 : fonctionnement et performances est apparu en premier sur malekal.com.

    secpol.msc : utiliser la stratégie de sécurité locale sur Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    16 juillet 2026 à 08:03

    La Stratégie de sécurité locale (secpol.msc) est un outil d’administration intégré à Windows qui permet de configurer les principaux paramètres de sécurité de votre ordinateur. Il offre notamment la possibilité de définir des règles de mot de passe, de verrouillage des comptes, d’auditer les événements de sécurité ou encore de gérer les droits attribués aux utilisateurs.

    Contrairement à gpedit.msc, qui permet d’administrer l’ensemble des stratégies de groupe, secpol.msc est spécialisé dans la sécurité. Il constitue un outil particulièrement utile pour renforcer la protection d’un PC, appliquer des règles de sécurité ou limiter certaines actions des utilisateurs.

    Dans ce guide, découvrez comment ouvrir secpol.msc, comprendre son fonctionnement, utiliser les principales stratégies de sécurité et connaître les différences avec gpedit.msc, RSOP et les autres outils d’administration de Windows.

    ✋
    Pour tout comprendre sur les stratégies locales Windows, consultez ce guide : Les stratégies locales Windows : comprendre les restrictions d’administration

    Qu’est-ce que la stratégie de sécurité locale (secpol.msc) ?

    La Stratégie de sécurité locale (secpol.msc) est une console d’administration de Windows permettant de configurer les paramètres de sécurité de l’ordinateur. Elle fait partie des outils Microsoft Management Console (MMC) et est principalement destinée aux administrateurs système ainsi qu’aux utilisateurs souhaitant renforcer la sécurité de leur PC.

    Contrairement à gpedit.msc, qui permet de gérer l’ensemble des stratégies de groupe, secpol.msc est exclusivement consacré aux paramètres de sécurité. Il permet notamment de définir les règles de mot de passe, les stratégies d’audit, les droits attribués aux utilisateurs et d’autres paramètres de protection du système.

    Vous pouvez par exemple l’utiliser pour :

    • Définir la longueur minimale et la complexité des mots de passe
    • Configurer le verrouillage des comptes après plusieurs tentatives de connexion
    • Auditer les connexions, les accès aux fichiers et les événements de sécurité
    • Attribuer des droits particuliers à certains utilisateurs ou groupes
    • Configurer des options de sécurité avancées de Windows

    La console est organisée en plusieurs catégories, notamment :

    • Stratégies de compte
    • Stratégies locales
    • Stratégies de gestion des listes réseau
    • Stratégies de clé publique
    • Stratégies de restriction logicielle
    • Stratégies de contrôle des applications
    • Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité

    À noter : les paramètres configurés avec secpol.msc sont appliqués uniquement à l’ordinateur local. Dans un environnement professionnel, ils peuvent être remplacés par des stratégies déployées via Active Directory, Microsoft Entra ID ou Microsoft Intune.

    Comme gpedit.msc, la console secpol.msc est disponible uniquement sur les éditions Professionnelle, Entreprise et Éducation de Windows. Elle n’est pas incluse dans Windows 11/10 Famille.

    Quelle différence entre secpol.msc et gpedit.msc ?

    Bien que secpol.msc et gpedit.msc soient deux consoles d’administration de Windows, elles ne remplissent pas le même rôle.

    gpedit.msc permet de gérer l’ensemble des stratégies de groupe locales, tandis que secpol.msc est spécialisé dans les paramètres de sécurité du système.

    En pratique, secpol.msc constitue un sous-ensemble de gpedit.msc : il regroupe uniquement les stratégies liées à la sécurité, ce qui le rend plus simple à utiliser lorsque vous souhaitez renforcer la protection de votre ordinateur.

    Fonctionsecpol.mscgpedit.msc
    Gérer les stratégies de sécurité✅✅
    Configurer les mots de passe✅✅
    Définir les stratégies d’audit✅✅
    Attribuer les droits des utilisateurs✅✅
    Configurer Windows Update❌✅
    Gérer Microsoft Defender❌✅
    Modifier les paramètres de confidentialité❌✅
    Configurer l’Explorateur de fichiers❌✅
    Gérer les stratégies Microsoft Edge❌✅
    Administrer l’ensemble des stratégies Windows❌✅

    En résumé :

    • Utilisez secpol.msc si vous souhaitez configurer la sécurité de Windows (mots de passe, audits, droits des utilisateurs, stratégies de sécurité…).
    • Utilisez gpedit.msc si vous souhaitez administrer l’ensemble des stratégies de groupe, y compris Windows Update, Microsoft Defender, l’Explorateur de fichiers, Microsoft Edge ou les paramètres système.

    Si votre objectif est simplement de renforcer la sécurité de votre ordinateur, secpol.msc est généralement le meilleur choix. En revanche, pour gérer toutes les stratégies de Windows, gpedit.msc reste l’outil de référence.

    👉 À lire également :

    Comment ouvrir secpol.msc ?

    La Stratégie de sécurité locale peut être ouverte de plusieurs façons. La méthode la plus simple consiste à utiliser la boîte de dialogue Exécuter, mais vous pouvez également y accéder depuis la recherche Windows, l’Invite de commandes ou Windows PowerShell.

    Remarque : secpol.msc est disponible uniquement sur les éditions Professionnelle, Entreprise et Éducation de Windows. Si vous utilisez Windows 11/10 Famille, un message d’erreur indiquera que Windows ne trouve pas secpol.msc.

    Avec la boîte de dialogue Exécuter

    • Sur votre clavier, appuyez sur les touches + R
    • Saisissez secpol.msc
    • Cliquez sur OK ou appuyez sur Entrée

    La console Stratégie de sécurité locale s’ouvre alors.

    Depuis la recherche Windows

    • Cliquez sur le bouton Rechercher de la barre des tâches
    • Saisissez secpol.msc ou Stratégie de sécurité locale
    • Cliquez sur le résultat correspondant

    Depuis l’Invite de commandes ou Windows PowerShell

    Vous pouvez également lancer la console depuis un terminal.

    • Ouvrez l’Invite de commandes ou Windows PowerShell
    • Exécutez la commande suivante :
    secpol.msc

    Depuis le Gestionnaire des tâches

    Une autre méthode consiste à utiliser le Gestionnaire des tâches.

    • Ouvrez le gestionnaire de tâches par un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
    • Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC
    • Saisissez secpol.msc
    • Validez avec OK

    Les principales stratégies de sécurité locale

    La console Stratégie de sécurité locale est organisée sous la forme d’une arborescence, similaire à celle de l’Éditeur de stratégie de groupe (gpedit.msc). Chaque catégorie regroupe un ensemble de stratégies permettant de configurer un aspect particulier de la sécurité de Windows.

    Comprendre les restrictions administrateurs : Les stratégies locales

    Elle regroupe plusieurs catégories de paramètres permettant de renforcer la sécurité de Windows et de contrôler les droits accordés aux utilisateurs. Selon vos besoins, vous pouvez définir des règles de mot de passe, auditer les événements de sécurité ou encore limiter certaines actions sur l’ordinateur.

    Voici les principales catégories de stratégies disponibles.

    CatégorieÀ quoi sert-elle ?Exemples de paramètres
    Stratégies de mot de passeDéfinir les règles applicables aux mots de passe des comptes locaux.Longueur minimale, complexité, durée de validité, historique des mots de passe, âge minimal du mot de passe.
    Stratégies de verrouillage des comptesProtéger les comptes contre les tentatives de connexion répétées.Nombre maximal de tentatives, durée du verrouillage, réinitialisation du compteur.
    Stratégies d’auditEnregistrer les événements de sécurité dans le Journal des événements.Audit des connexions, des accès aux fichiers, des privilèges, des modifications de stratégies.
    Attribution des droits utilisateurDéterminer les actions autorisées pour chaque utilisateur ou groupe.Ouverture de session, Bureau à distance, arrêt du système, sauvegarde et restauration, chargement de pilotes.
    Options de sécuritéConfigurer le comportement de nombreux composants de sécurité de Windows.UAC, comptes administrateurs, comptes invités, signature numérique, accès réseau, périphériques amovibles.
    Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécuritéGérer les règles du pare-feu Windows.Règles entrantes et sortantes, profils Domaine/Privé/Public, sécurité des connexions.
    Stratégies de gestion des listes réseauDéfinir le comportement des réseaux détectés par Windows.Type de réseau (Public/Privé), autorisations, découverte réseau.
    Stratégies de clé publiqueGérer les certificats et l’infrastructure à clé publique (PKI).Certificats de confiance, EFS, autorités de certification.
    Stratégies de restriction logicielleContrôler les applications autorisées à s’exécuter.Blocage par chemin, certificat, hachage ou zone Internet.
    Stratégies de contrôle des applicationsAutoriser ou interdire l’exécution d’applications selon des règles avancées.AppLocker, Windows Defender Application Control (WDAC), contrôle des scripts et exécutables.
    Infographique de la liste des principales stratégies de sécurité locale (secpol.msc) de Windows 11/0

    Cas d’utilisation

    La Stratégie de sécurité locale est principalement utilisée pour renforcer la sécurité d’un ordinateur, limiter les actions des utilisateurs ou appliquer des règles de sécurité adaptées à un environnement professionnel ou personnel.

    Le tableau ci-dessous présente les principaux cas d’utilisation ainsi que les paramètres que vous pouvez configurer avec secpol.msc.

    Cas d’utilisationObjectifExemples de paramètres
    Renforcer la sécurité d’un ordinateurAméliorer la protection du système contre les accès non autorisés et les attaques.Complexité des mots de passe, verrouillage des comptes, UAC, options de sécurité.
    Définir les droits des utilisateursContrôler les actions autorisées pour chaque utilisateur ou groupe.Ouverture de session, Bureau à distance, arrêt du système, sauvegarde et restauration, chargement des pilotes.
    Auditer les événements de sécuritéEnregistrer les événements importants afin de surveiller l’activité du système.Connexions réussies ou échouées, accès aux fichiers, utilisation des privilèges, modifications des stratégies.
    Contrôler l’exécution des applicationsLimiter les logiciels pouvant être exécutés sur l’ordinateur.Stratégies de restriction logicielle (SRP), AppLocker, Windows Defender Application Control (WDAC).
    Configurer le Pare-feu Windows DefenderDéfinir les règles de filtrage des connexions réseau.Règles entrantes et sortantes, profils Domaine, Privé et Public, sécurité des connexions.
    Gérer les certificats et le chiffrementRenforcer la confiance des communications et protéger les données.Stratégies de clé publique, certificats, EFS, autorités de certification.

    Les sections suivantes détaillent chacune de ces catégories et présentent les principaux paramètres que vous pouvez configurer avec secpol.msc afin d’améliorer la sécurité de Windows.

    Infographique des cas d'utilisation des stratégies de sécurité locale (secpol.msc) de Windows 11/0

    Les limites de secpol.msc

    Bien que secpol.msc soit un outil puissant pour administrer la sécurité de Windows, il présente certaines limites. Il ne permet pas de gérer toutes les stratégies de Windows et certaines fonctionnalités ne sont disponibles que sur les éditions professionnelles du système d’exploitation.

    LimiteExplication
    Disponible uniquement sur Windows Professionnel, Entreprise et ÉducationLa console secpol.msc n’est pas incluse dans Windows 11/10 Famille.
    Limité aux stratégies de sécuritéIl ne permet pas de gérer les stratégies de Windows Update, de Microsoft Defender, de l’Explorateur de fichiers, de Microsoft Edge ou des Paramètres de Windows.
    Ne permet pas d’afficher les stratégies appliquéesPour vérifier les stratégies effectivement en vigueur, utilisez plutôt RSOP ou GPResult.
    Ne permet pas de gérer toutes les stratégies de groupePour administrer l’ensemble des stratégies locales, utilisez gpedit.msc ou Policy Plus.
    Certaines stratégies sont remplacées en entrepriseSi votre ordinateur est joint à un domaine Active Directory ou géré par Microsoft Intune ou Microsoft Entra ID, les stratégies définies par l’administrateur sont prioritaires sur les paramètres locaux.
    Les modifications prennent parfois effet après une actualisationCertaines stratégies nécessitent un redémarrage, une fermeture de session ou l’exécution de la commande gpupdate /force avant d’être appliquées.

    En résumé, secpol.msc est l’outil idéal pour configurer les stratégies de sécurité locales, mais il ne remplace pas gpedit.msc lorsqu’il s’agit d’administrer l’ensemble des stratégies de Windows. Il constitue plutôt un outil spécialisé, centré sur la protection du système et la gestion des comptes utilisateurs.

    L’article secpol.msc : utiliser la stratégie de sécurité locale sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    rsop.msc : afficher les stratégies de groupe appliquées sur Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    16 juillet 2026 à 08:03

    RSOP (Resultant Set of Policy – Jeu de stratégie résultat) est un outil intégré à Windows qui permet d’afficher les stratégies de groupe effectivement appliquées à votre ordinateur et à votre compte utilisateur. Contrairement à gpedit.msc, qui sert à modifier les stratégies, RSOP est un outil de diagnostic en lecture seule. Il est particulièrement utile pour identifier l’origine d’une restriction, comprendre pourquoi un paramètre est grisé ou résoudre des problèmes tels que « Certains paramètres sont gérés par votre organisation ».

    Dans ce guide, découvrez comment ouvrir RSOP, parcourir les stratégies appliquées, identifier une restriction et connaître les limites de cet outil sous Windows 11/10.

    ✋
    Pour tout comprendre sur les stratégies locales Windows, consultez ce guide : Les stratégies locales Windows : comprendre les restrictions d’administration

    Qu’est-ce que RSOP ?

    RSOP (Resultant Set of Policy, ou Jeu de stratégies résultant) est un outil intégré à Windows permettant d’afficher les stratégies de groupe réellement appliquées à un ordinateur et à l’utilisateur connecté.

    Contrairement à gpedit.msc, qui permet de modifier les stratégies disponibles, RSOP est un outil de diagnostic. Il analyse la configuration du système puis affiche uniquement les stratégies effectivement en vigueur.

    Il est particulièrement utile pour comprendre pourquoi un paramètre est verrouillé ou pourquoi une restriction est appliquée. Par exemple, RSOP permet de vérifier les stratégies configurées pour :

    • Windows Update
    • Microsoft Defender
    • L’Explorateur de fichiers
    • Le Panneau de configuration
    • Les Paramètres de Windows
    • Les stratégies de sécurité

    RSOP est souvent utilisé pour diagnostiquer des problèmes tels que :

    À noter : RSOP est un outil en lecture seule. Il permet de consulter les stratégies appliquées, mais il ne permet pas de les modifier. Pour changer une stratégie, vous devrez utiliser gpedit.msc, Policy Plus ou modifier les clés Policies du Registre.

    Il est disponible sur les éditions Professionnelle, Entreprise et Éducation de Windows. Sur Windows 11/10 Famille, la console RSOP n’est généralement pas disponible.

    Comment ouvrir RSOP

    RSOP s’ouvre à l’aide de la console rsop.msc. Lors de son lancement, Windows analyse les stratégies appliquées à l’ordinateur et à l’utilisateur, puis affiche le résultat dans une console MMC (Microsoft Management Console).

    Pour ouvrir RSOP :

    • Sur votre clavier, appuyez sur les touches + R
    • Saisissez rsop.msc
    • Cliquez sur OK ou appuyez sur Entrée

    Patientez quelques instants pendant que Windows collecte les informations. Cette opération peut prendre quelques secondes selon la configuration de votre ordinateur.

    Une fois l’analyse terminée, la console Jeu de stratégies résultant s’ouvre. Vous pouvez alors parcourir les différentes catégories de stratégies appliquées à votre ordinateur et à votre compte utilisateur.

    L'interface de rsop.msc - eu de stratégie résultat)

    Si un message d’erreur s’affiche ou que la console ne s’ouvre pas, vérifiez que vous utilisez une édition Professionnelle, Entreprise ou Éducation de Windows. L’outil RSOP n’est généralement pas disponible sur Windows 11/10 Famille.

    Vous pouvez également lancer RSOP depuis une Invite de commandes ou Windows PowerShell en exécutant simplement la commande :

    rsop.msc

    Après son ouverture, vous pourrez consulter les stratégies appliquées dans les rubriques Configuration ordinateur et Configuration utilisateur, puis rechercher le paramètre responsable d’une restriction ou d’un message tel que « Certains paramètres sont gérés par votre organisation ».

    Parcourir les stratégies appliquées dans Windows 11/10

    La console RSOP est organisée de manière similaire à l’Éditeur de stratégie de groupe (gpedit.msc). Les stratégies sont classées dans une arborescence, ce qui permet de retrouver rapidement le composant concerné et de vérifier si une restriction est appliquée.

    Les deux principales catégories sont :

    • Configuration ordinateur : contient les stratégies appliquées à l’ensemble de l’ordinateur, quel que soit l’utilisateur connecté.
    • Configuration utilisateur : regroupe les stratégies appliquées uniquement à l’utilisateur actuellement connecté.

    Dans chacune de ces catégories, développez Modèles d’administration pour accéder aux différents composants de Windows.

    Vous y trouverez notamment des stratégies concernant :

    • Windows Update
    • Microsoft Defender
    • L’Explorateur de fichiers
    • Le Panneau de configuration
    • Le menu Démarrer et la barre des tâches
    • Le système
    • Le réseau
    • Microsoft Edge (si des stratégies sont configurées)

    Lorsqu’une stratégie est configurée, RSOP affiche notamment :

    • Le nom de la stratégie
    • Son état (Activé ou Désactivé)
    • Sa description
    • La valeur appliquée

    Cela permet de comprendre rapidement pourquoi une fonctionnalité est verrouillée ou pourquoi un paramètre est grisé dans Windows.

    Par exemple, si Windows Update indique que certaines options sont gérées par votre organisation, ouvrez le dossier :

    Configuration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Windows Update

    Afficher les stratégies appliquées dans Windows 11/10 avec RSOP

    Vous pourrez alors vérifier si une stratégie est responsable de ce comportement.

    De même, si le problème concerne Microsoft Defender, consultez le dossier correspondant afin de voir quelles stratégies sont actuellement appliquées.

    Astuce : si vous connaissez déjà le composant concerné (Windows Update, Microsoft Defender, Microsoft Edge, etc.), accédez directement au dossier correspondant plutôt que de parcourir toute l’arborescence. Cela facilite grandement le diagnostic des restrictions appliquées.

    Rechercher une stratégie

    RSOP ne dispose pas de fonction de recherche intégrée. Si vous recherchez une stratégie précise, vous devrez parcourir l’arborescence jusqu’au composant concerné.

    Selon le problème rencontré, les stratégies se trouvent généralement dans l’un des dossiers suivants :

    Problème rencontréEmplacement dans RSOP
    Windows UpdateConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Windows Update
    Microsoft DefenderConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Microsoft Defender Antivirus
    Explorateur de fichiersConfiguration utilisateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Explorateur de fichiers
    Panneau de configurationConfiguration utilisateur > Modèles d’administration > Panneau de configuration
    Menu Démarrer et barre des tâchesConfiguration utilisateur > Modèles d’administration > Menu Démarrer et barre des tâches
    SystèmeConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Système
    RéseauConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Réseau

    Une fois dans le dossier correspondant, sélectionnez la stratégie souhaitée. Le volet de droite affiche plusieurs informations, notamment :

    • Le nom de la stratégie
    • Son état
    • La valeur appliquée
    • Son chemin d’accès
    • Une description de son rôle

    Ces informations permettent de déterminer rapidement si une stratégie est responsable d’une restriction ou d’un paramètre verrouillé.

    Astuce : si vous ne connaissez pas le nom exact de la stratégie, commencez par identifier le composant concerné (Windows Update, Microsoft Defender, Explorateur de fichiers, etc.), puis parcourez uniquement le dossier correspondant. Vous gagnerez ainsi un temps précieux lors du diagnostic.

    Utiliser RSOP pour résoudre un problème

    RSOP est particulièrement utile pour déterminer si une stratégie est responsable d’un dysfonctionnement. Lorsqu’une fonctionnalité de Windows est inaccessible ou qu’un paramètre est grisé, cet outil permet de vérifier rapidement si une stratégie de groupe est à l’origine du problème.

    Voici quelques exemples d’utilisation.

    Le message « Certains paramètres sont gérés par votre organisation »

    Si ce message apparaît dans les Paramètres de Windows, Windows Update ou Microsoft Defender, RSOP permet de vérifier si une stratégie locale est responsable de cette restriction.

    Parcourez l’arborescence jusqu’au composant concerné et vérifiez si une stratégie est configurée. Si c’est le cas, vous pourrez ensuite la modifier avec gpedit.msc ou la supprimer si elle n’est plus nécessaire.

    👉 Les meilleures solutions dans ce guide complet :

    Windows Update est verrouillé

    Si certaines options de Windows Update sont grisées ou qu’un message indique que votre organisation gère certains paramètres, ouvrez le dossier :

    Configuration ordinateur > Modèles d'administration > Composants Windows > Windows Update

    Vous pourrez vérifier si une stratégie impose un comportement particulier, comme la configuration des mises à jour automatiques, l’utilisation d’un serveur WSUS ou la définition d’une version cible de Windows.

    👉 Pour corriger ce problème, suivez aussi ce guide :

    Windows Update de Windows 11 : Les paramètres Windows Update sont gérés par votre organisation"

    Impossible de modifier Microsoft Defender

    Lorsque certains paramètres de Microsoft Defender sont inaccessibles, RSOP permet de vérifier si une stratégie de sécurité est appliquée.

    Accédez au dossier :

    Configuration ordinateur > Modèles d'administration > Composants Windows > Microsoft Defender Antivirus

    Vous pourrez alors identifier les stratégies qui désactivent certaines protections ou empêchent leur modification.

    👉D’autres solutions dans ce guide complet :

    Des fonctionnalités de Windows sont désactivées

    RSOP est également utile lorsque des composants de Windows ne fonctionnent plus normalement. Par exemple, il permet de rechercher des stratégies qui :

    • Masquent des options du Panneau de configuration
    • Désactivent le Gestionnaire des tâches
    • Interdisent l’accès à l’Éditeur du Registre
    • Masquent des éléments du menu Démarrer ou de l’Explorateur de fichiers

    En consultant les stratégies appliquées, vous pourrez déterminer si le problème provient réellement d’une stratégie ou s’il faut orienter vos recherches vers une autre cause.

    Attention : RSOP n’affiche que les stratégies de groupe. Si aucune stratégie n’est présente alors que le problème persiste, vérifiez également les clés Policies du Registre. Certains logiciels de confidentialité ou d’optimisation modifient directement le Registre sans que ces changements apparaissent dans RSOP.

    Les limites de RSOP

    Bien que RSOP soit un excellent outil de diagnostic, il ne permet pas d’afficher toutes les informations relatives aux stratégies de Windows. Selon votre version de Windows et l’origine des restrictions, certaines stratégies peuvent ne pas apparaître dans la console.

    Avant de conclure qu’aucune stratégie n’est appliquée, gardez à l’esprit les limitations suivantes :

    • RSOP est un outil en lecture seule : il permet uniquement de consulter les stratégies appliquées. Pour les modifier, vous devrez utiliser gpedit.msc, Policy Plus ou le Registre Windows.
    • Il n’est pas disponible sur Windows 11/10 Famille. Cette édition ne comprend généralement pas la console rsop.msc.
    • Toutes les restrictions ne proviennent pas de stratégies de groupe. Certains logiciels modifient directement les clés Policies du Registre, ce qui peut ne pas être visible dans RSOP.
    • Les paramètres propres à certaines applications (Microsoft Edge, Google Chrome, Firefox, etc.) peuvent être gérés par leurs propres stratégies et ne sont pas toujours affichés dans la console.
    • RSOP ne permet pas de rechercher une stratégie par son nom. Vous devez parcourir manuellement l’arborescence pour trouver le composant concerné.
    • Les stratégies provenant d’un domaine Active Directory, de Microsoft Entra ID ou de Microsoft Intune peuvent être plus facilement analysées avec GPResult, qui fournit davantage d’informations sur leur origine.

    Si RSOP n’affiche aucune stratégie alors qu’un paramètre reste verrouillé ou qu’un message comme « Certains paramètres sont gérés par votre organisation » apparaît, il est recommandé de vérifier également :

    • Les clés Policies du Registre
    • Le rapport généré avec GPResult
    • Les logiciels de confidentialité ou d’optimisation installés sur votre ordinateur (WPD, O&O ShutUp10++, Win11Debloat, etc.)

    En pratique, RSOP est idéal pour identifier rapidement une stratégie de groupe locale, mais il ne remplace pas les autres outils de diagnostic lorsque les restrictions proviennent d’une autre source.

    Alternatives à RSOP

    Bien que RSOP soit un excellent outil pour afficher les stratégies de groupe appliquées, il n’est pas le seul. Selon vos besoins, d’autres utilitaires peuvent être plus adaptés pour modifier une stratégie, générer un rapport détaillé ou vérifier les restrictions enregistrées dans le Registre.

    OutilQuand l’utiliser ?
    gpedit.mscPour créer, modifier ou supprimer les stratégies de groupe locales.
    GPResultPour générer un rapport détaillé des stratégies appliquées à l’ordinateur et à l’utilisateur.
    Policy PlusPour gérer les stratégies sur Windows 11/10 Famille ou disposer d’une alternative à gpedit.msc.
    Registre WindowsPour vérifier ou modifier directement les clés Policies utilisées par Windows et certains logiciels.

    Chaque outil répond à un besoin différent :

    • RSOP permet de consulter les stratégies réellement appliquées.
    • gpedit.msc sert à modifier les stratégies de groupe locales.
    • GPResult produit un rapport complet, particulièrement utile pour le diagnostic ou en environnement professionnel.
    • Policy Plus offre une interface proche de gpedit.msc et constitue une solution pratique sur les éditions Famille de Windows.
    • Le Registre Windows permet de vérifier les stratégies enregistrées dans les clés Policies, notamment lorsqu’elles ont été créées par un logiciel de confidentialité, un script ou une modification manuelle.

    L’article rsop.msc : afficher les stratégies de groupe appliquées sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    Créer un raccourci pour arrêter, redémarrer ou mettre en veille Windows

    Par : malekalmorte
    10 juillet 2026 à 08:54

    Vous utilisez régulièrement les options Arrêter, Redémarrer, Mettre en veille ou Fermer la session de Windows ? Il est possible de créer des raccourcis permettant d’exécuter ces actions en un seul clic depuis le Bureau, le menu Démarrer ou la barre des tâches.

    Windows intègre pour cela la commande shutdown, ainsi que d’autres commandes système permettant d’arrêter le PC, de redémarrer l’ordinateur, de verrouiller la session, de mettre le PC en veille ou en veille prolongée. Il suffit de créer un raccourci pointant vers la commande appropriée pour accéder rapidement à ces fonctionnalités.

    Dans ce tutoriel, découvrez comment créer un raccourci pour arrêter Windows, redémarrer le PC, fermer la session, verrouiller votre ordinateur, mettre le PC en veille ou en veille prolongée, puis comment personnaliser son icône et l’épingler au menu Démarrer ou à la barre des tâches.

    Créer un raccourci pour arrêter son PC en Windows

    Windows permet de créer un raccourci qui arrête immédiatement l’ordinateur en utilisant la commande shutdown. Cette méthode est pratique si vous souhaitez arrêter rapidement votre PC depuis le Bureau, la barre des tâches ou le menu Démarrer.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /s /t 0
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Arrêter Windows.
    • Cliquez sur Terminer.

    Le raccourci est immédiatement créé. Un double-clic dessus lance l’arrêt immédiat de Windows.

    Créer un raccourci pour arrêter son ordinateur en Windows

    À quoi correspond cette commande ?

    La commande est composée de plusieurs paramètres :

    • /s : arrête complètement Windows.
    • /t 0 : lance l’arrêt immédiatement, sans délai.

    Vous pouvez modifier le délai en remplaçant 0 par le nombre de secondes souhaité. Par exemple, pour arrêter le PC au bout d’une minute :

    shutdown /s /t 60

    Pendant le compte à rebours, un message informe l’utilisateur que Windows va s’arrêter.

    👉Le guide pour apprendre à utiliser la commande :

    Personnaliser l’icône du raccourci

    Par défaut, le raccourci utilise une icône générique. Vous pouvez lui attribuer une icône plus représentative.

    • Faites un clic droit sur le raccourci, puis sélectionnez Propriétés.
    • Dans l’onglet Raccourci, cliquez sur Changer d’icône….
    • Si Windows indique qu’aucune icône n’est disponible, saisissez le chemin suivant :
    %SystemRoot%\System32\shell32.dll
    • Choisissez une icône représentant l’arrêt ou l’alimentation.
    • Cliquez sur OK, puis sur Appliquer.

    Vous pouvez ensuite épingler ce raccourci au menu Démarrer ou à la barre des tâches pour y accéder encore plus rapidement.

    Créer un raccourci pour redémarrer le PC

    Vous pouvez également créer un raccourci permettant de redémarrer immédiatement Windows. Cette solution est pratique si vous redémarrez fréquemment votre ordinateur après une mise à jour, l’installation d’un logiciel ou pour résoudre un problème.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /r /t 0
    shutdown : redémarrer ou arrêter Windows en invite de commandes
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Redémarrer le PC.
    shutdown : redémarrer ou arrêter Windows en invite de commandes
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci redémarre immédiatement l’ordinateur.

    shutdown : redémarrer ou arrêter Windows en invite de commandes

    À quoi correspond cette commande ?

    La commande utilise les paramètres suivants :

    • /r : redémarre Windows après avoir fermé les applications.
    • /t 0 : exécute le redémarrage immédiatement, sans délai.

    Si vous souhaitez laisser quelques secondes avant le redémarrage, remplacez 0 par le délai souhaité. Par exemple, pour redémarrer le PC après 30 secondes :

    shutdown /r /t 30

    Personnaliser l’icône du raccourci

    Comme pour le raccourci d’arrêt, vous pouvez modifier son icône :

    • Faites un clic droit sur le raccourci, puis sélectionnez Propriétés.
    • Dans l’onglet Raccourci, cliquez sur Changer d’icône….
    • Si nécessaire, indiquez le fichier suivant :
    %SystemRoot%\System32\shell32.dll
    • Choisissez une icône représentant le redémarrage ou le système.
    • Cliquez sur OK, puis sur Appliquer.

    Vous pouvez ensuite épingler ce raccourci au menu Démarrer ou à la barre des tâches afin de redémarrer votre ordinateur en un seul clic.

    👉Pour compléter, suivez guide :

    Créer un raccourci pour fermer la session

    Si vous souhaitez fermer rapidement votre session Windows sans arrêter ni redémarrer l’ordinateur, vous pouvez créer un raccourci utilisant la commande shutdown. Cette solution est pratique sur un ordinateur partagé ou lorsque vous changez régulièrement d’utilisateur.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /l
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Fermer la session.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci ferme immédiatement la session en cours et affiche l’écran de connexion de Windows.

    À quoi correspond cette commande ?

    La commande utilise le paramètre suivant :

    • /l : ferme la session de l’utilisateur actuellement connecté.

    Contrairement aux commandes d’arrêt ou de redémarrage, il n’est pas possible d’utiliser le paramètre /t avec shutdown /l. La fermeture de session est donc exécutée immédiatement.

    Avant de fermer la session, pensez à enregistrer les documents ouverts afin d’éviter toute perte de données. Si des applications empêchent la fermeture de la session, Windows peut vous demander de confirmer leur fermeture.

    Personnaliser l’icône du raccourci

    Pour faciliter son identification, vous pouvez modifier l’icône du raccourci :

    • Faites un clic droit sur le raccourci, puis sélectionnez Propriétés.
    • Dans l’onglet Raccourci, cliquez sur Changer d’icône….
    • Si Windows ne trouve aucune icône, indiquez le fichier suivant :
    %SystemRoot%\System32\shell32.dll
    • Sélectionnez une icône adaptée.
    • Cliquez sur OK, puis sur Appliquer.

    Vous pouvez ensuite épingler ce raccourci au menu Démarrer ou à la barre des tâches afin de fermer votre session en un seul clic.

    Créer un raccourci pour verrouiller Windows

    Si vous souhaitez verrouiller rapidement votre session sans la fermer, vous pouvez créer un raccourci dédié. Le verrouillage permet de protéger votre ordinateur lorsque vous vous absentez quelques instants, tout en laissant vos applications et vos documents ouverts.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    rundll32.exe user32.dll,LockWorkStation
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Verrouiller Windows.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci verrouille immédiatement la session en cours et affiche l’écran de verrouillage de Windows 11/10.

    À quoi correspond cette commande ?

    Cette commande utilise rundll32.exe pour appeler la fonction LockWorkStation de la bibliothèque système user32.dll.

    Contrairement à la fermeture de session, le verrouillage :

    • Conserve toutes les applications ouvertes.
    • Maintient les documents en cours d’édition.
    • Demande votre mot de passe, votre code PIN ou Windows Hello pour accéder de nouveau à la session.

    C’est la méthode recommandée lorsque vous quittez temporairement votre poste de travail.

    Créer un raccourci pour mettre le PC en veille

    La veille permet d’éteindre la plupart des composants de l’ordinateur tout en conservant les applications et les documents ouverts en mémoire. Le PC consomme très peu d’énergie et reprend son activité en quelques secondes lorsque vous appuyez sur une touche ou déplacez la souris.

    Vous pouvez créer un raccourci permettant de mettre immédiatement votre ordinateur en veille.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    rundll32.exe powrprof.dll,SetSuspendState Sleep
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Mettre en veille.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci met immédiatement l’ordinateur en veille.

    Utiliser la commande PowerShell (recommandé)

    La commande précédente peut ne pas fonctionner correctement sur certaines versions de Windows ou si la veille prolongée est activée. Une alternative plus fiable consiste à utiliser PowerShell.

    Créez un raccourci avec la commande suivante :

    powershell.exe -Command "(Add-Type '[DllImport(\"powrprof.dll\", SetLastError=true)]public static extern bool SetSuspendState(bool hibernate,bool forceCritical,bool disableWakeEvent);' -Name P -Namespace Win32 -PassThru)::SetSuspendState($false,$false,$false)"

    Cette commande demande explicitement à Windows de passer en veille et non en veille prolongée.

    Vérifier que la veille est disponible

    Si le raccourci ne fonctionne pas, il est possible que la veille soit désactivée ou qu’elle ne soit pas prise en charge par votre matériel.

    Pour afficher les états de veille disponibles, ouvrez l’Invite de commandes ou Windows PowerShell en tant qu’administrateur, puis exécutez :

    powercfg /a

    Cette commande affiche les modes de veille pris en charge par votre ordinateur ainsi que les éventuelles raisons de leur indisponibilité.

    👉 Le guide complet :

    Créer un raccourci pour mettre le PC en veille prolongée

    La veille prolongée (Hibernate) enregistre le contenu de la mémoire vive (RAM) sur le disque, puis éteint complètement l’ordinateur. Au prochain démarrage, Windows restaure votre session telle que vous l’avez laissée, avec les applications et les documents ouverts.

    Cette fonctionnalité est particulièrement utile sur un ordinateur portable pour économiser la batterie tout en reprenant rapidement votre travail.

    Pour créer un raccourci permettant de mettre le PC en veille prolongée :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /h
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Mettre en veille prolongée.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci met immédiatement l’ordinateur en veille prolongée.

    Vérifier que la veille prolongée est activée

    Si le raccourci ne fonctionne pas, il est possible que la veille prolongée soit désactivée.

    Pour vérifier les états d’alimentation disponibles :

    • Ouvrez l’Invite de commandes ou Windows PowerShell en tant qu’administrateur.
    • Exécutez la commande suivante :
    powercfg /a

    Si la veille prolongée n’est pas disponible, vous pouvez l’activer avec la commande suivante :

    powercfg /hibernate on

    👉 Le tutoriel complet :

    Créer un raccourci pour ouvrir les options d’alimentation

    Si vous accédez régulièrement aux options d’alimentation pour modifier le mode de gestion de l’énergie, choisir un plan d’alimentation ou configurer les boutons Marche/Arrêt, vous pouvez créer un raccourci permettant d’ouvrir directement cette page.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    control.exe /name Microsoft.PowerOptions
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Options d’alimentation.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci ouvre immédiatement les Options d’alimentation du Panneau de configuration.

    Que peut-on faire depuis les options d’alimentation ?

    Cette fenêtre permet notamment de :

    • Choisir un plan d’alimentation (Équilibré, Économies d’énergie, Performances élevées…).
    • Modifier les paramètres du mode de gestion de l’alimentation.
    • Configurer le comportement du bouton Marche/Arrêt et de la fermeture du capot sur un ordinateur portable.
    • Définir les délais de mise en veille et d’extinction de l’écran.
    • Activer ou désactiver la veille prolongée, selon la configuration de votre ordinateur.

    👉 Le guide complet :

    Modifier l’icône du raccourci

    Par défaut, un raccourci utilise généralement l’icône du programme qu’il lance. Vous pouvez toutefois la remplacer par une autre afin de le distinguer plus facilement sur le Bureau, dans le menu Démarrer ou sur la barre des tâches.

    Pour modifier l’icône d’un raccourci :

    • Faites un clic droit sur le raccourci.
    • Sélectionnez Propriétés.
    • Ouvrez l’onglet Raccourci.
    • Cliquez sur Changer d’icône….

    Si Windows indique qu’aucune icône n’est disponible, saisissez le chemin suivant :

    %SystemRoot%\System32\shell32.dll

    Ce fichier contient plusieurs centaines d’icônes intégrées à Windows. Sélectionnez celle de votre choix, puis cliquez sur OK et enfin sur Appliquer.

    Vous pouvez également utiliser les icônes contenues dans d’autres bibliothèques système, par exemple :

    BibliothèqueContenu
    %SystemRoot%\System32\shell32.dllNombreuses icônes système (dossiers, disques, alimentation, sécurité, etc.)
    %SystemRoot%\System32\imageres.dllIcônes modernes utilisées par Windows 11/10
    %SystemRoot%\System32\pifmgr.dllAnciennes icônes Windows, toujours disponibles
    Fichier .exe ou .dllLes programmes contiennent souvent leurs propres icônes

    Il est également possible d’utiliser un fichier .ico personnalisé en cliquant sur Parcourir…. Cette solution est idéale pour créer des raccourcis facilement identifiables ou harmoniser l’apparence de votre Bureau.

    Une fois l’icône modifiée, le raccourci conserve toutes ses propriétés. Seule son apparence est changée.

    Épingler le raccourci au Bureau, au menu Démarrer ou à la barre des tâches

    Une fois votre raccourci créé, vous pouvez le placer à l’emplacement de votre choix afin d’y accéder plus rapidement. Windows permet notamment de le conserver sur le Bureau, de l’épingler au menu Démarrer ou à la barre des tâches.

    👉Le tutoriel :

    Attribuer un raccourci clavier

    Il est également possible d’ouvrir un raccourci à l’aide d’une combinaison de touches.

    • Faites un clic droit sur le raccourci.
    • Sélectionnez Propriétés.
    • Ouvrez l’onglet Raccourci.
    • Cliquez dans le champ Touche de raccourci.
    • Appuyez sur la combinaison de touches souhaitée.
    • Cliquez sur Appliquer, puis sur OK.

    Vous pourrez ensuite lancer le raccourci directement au clavier, sans passer par le Bureau ou le menu Démarrer.

    📖 Ressources utiles et articles liés

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