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À partir d’avant-hierKorben

La fin de l'encoche ? Des chercheurs suisses ont créé un pixel qui voit et qui s'affiche

29 juin 2026 à 18:48

Depuis dix ans, toute l'industrie du smartphone se galère avec le même problème, à savoir caser la caméra frontale sans bouffer de la place sur l'écran, ce qui nous a valu la tristement célèbre encoche, puis le poinçon, puis ces capteurs cachés sous la dalle qui rendent les selfies un peu flous. Une équipe de l'ETH Zurich, la grande école polytechnique suisse, vient de proposer une sortie de route radicale en concevant un pixel unique qui sait à la fois émettre et capter la lumière.

L'écran lui-même deviendrait alors sa propre caméra, sans objectif rapporté, sans trou dans l'image.

Les travaux ont été publiés dans la revue Nature sous le titre "Fourier pixels for bidirectional light control", et ils sortent du laboratoire d'ingénierie des matériaux optiques dirigé par le professeur David Norris.

Le principe met un peu à mal une vieille évidence de l'électronique : jusqu'ici un pixel affichait et un capteur enregistrait, chacun sur son composant, sans jamais se mélanger.

L'astuce ici c'est le "pixel de Fourier", du nom de l'analyse mathématique qui décompose un signal en une somme d'ondes simples. Sur une mince couche de métal, la lumière entrante se mue en onde de surface, un plasmon, c'est-à-dire une vibration d'électrons qui court le long de la puce, avant d'être réémise sous forme lumineuse.

En jouant sur les interférences de ces ondes, un seul pixel parvient du coup à contrôler et à mesurer l'intensité, mais aussi la phase et la polarisation de la lumière, trois propriétés que nos écrans actuels ignorent.

Pour démontrer le truc, l'équipe de Yannik Glauser et Sander Vonk a gravé ses motifs à quelques nanomètres près et reconstitué un "E" d'environ un millimètre de haut, lu directement par le dispositif. Les chercheurs ont même façonné des faisceaux en forme de beignet, percés en leur centre, histoire de prouver leur maîtrise sur la forme de l'onde.

L'idée de fusionner émission et détection n'est pas tout à fait neuve en fait, des équipes américaines avaient déjà mis au point des nanobâtonnets capables d'afficher et de détecter, sauf qu'elles s'en tenaient à l'intensité. Là, c'est un pixel qui pilote le front d'onde entier, ce qui rend possibles des images bien plus fines qu'un simple capteur de luminosité.

Norris évoque déjà des écrans-caméras filmant et affichant en même temps, des hologrammes, de la communication par la lumière et jusqu'au calcul quantique. Vaste programme donc.

Sauf que bon attention quand même, on parle d'un unique pixel posé sur une paillasse, là où une dalle de smartphone en aligne plusieurs millions, et le chercheur reconnaît que l'étape suivante, les assembler en matrice, est loin d'être gagnée. Mais bon, au moins on avance !

Source : Nature , The Register

Test du mini chargeur Anker avec son écran tout mignon qui en sait beaucoup sur vous

24 juin 2026 à 15:21
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Anker a eu une idée bien sympatoche, que je n'avais jamais vue sur un chargeur de cette taille, à savoir coller un petit écran sur la face avant du bloc pour afficher en direct la puissance envoyée, la température du bloc et, plus rigolo encore, le modèle précis d'appareil qu'on vient de connecter, dans mon cas mon iPhone 17 Pro.

J'ai donc fini par craquer pour ce Nano 45W , dans sa version bleue, et l'objet est encore plus rigolo à l'usage que sur la fiche produit.

Le tarif n'y est pas pour rien. En ce moment, le chargeur est à 28 euros au lieu de 40 euros. Sur le fond, c'est un bloc USB-C unique capable de monter jusqu'à 45 W, qui adapte sa sortie à l'appareil relié, de l'iPhone au MacBook Air en passant par l'iPad, ou n'importe quel appareil Android. Anker annonce un iPhone 17 Pro qui grimpe de 0 à 50 % en une vingtaine de minutes, un ordre de grandeur que mes propres charges sont venues confirmer sans problème.

Revenons à cet écran, parce que c'est lui qui fait toute la particularité du produit. Là où la quasi-totalité des chargeurs se contentent d'une diode, celui-ci affiche des informations détaillées, et c'est le premier qui me sort le nom exact du téléphone branché. Ça n'a rien d'indispensable, soyez-en certain, j'avais même par le passé dit que je ne voyais pas bien l'intéret du truc , mais voir s'inscrire "iPhone 17 Pro" dès qu'on pose le câble est franchement rigolo. L'écran se réoriente d'ailleurs d'un appui long de deux secondes pour rester lisible selon la position de la prise.

Anker ajoute un mode Care, déclenché d'un double appui, qui abaisse la température de charge d'environ 5 °C par rapport à un 45 W classique, histoire de ménager la batterie pendant les longues charges de nuit. La promesse de longévité est compliquée à vérifier en quelques jours, mais l'intention de préserver l'accumulateur sur la durée est bonne.

Screenshot

Le gabarit, lui, est très bon. Anker l'annonce 47 % plus petit et 20 % plus léger que son ancien bloc 30 W, et cette compacité se ressent clairement au fond d'une poche ou d'une trousse de transport.

Alors oui, plus petit existe ailleurs, bien sûr. Sauf que voilà, les modèles réellement miniatures se paient nettement plus cher, ce qui fait de cet Anker l'un des chargeurs les plus compacts à ce niveau de prix, décliné qui plus est en quatre coloris dont le bleu retenu ici. Seule réserve à garder en tête, le câble USB-C n'accompagne pas le bloc, il faudra donc en avoir un sous le coude.

Bref, pour 28 euros , l'écran gadget amuse plus que de raison et la charge rapide fait le travail. Un petit achat que je ne regrette pas. Disponible ici sur Amazon !

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