Cette semaine, la France a connu plusieurs pannes majeures avec le réseau Orange coupé pendant 10 heures et la banque Revolut victime d'un bug Google Cloud. La découverte de deux failles PHP a aussi plongé une partie du web dans le noir, avec un risque pour la sécurité des infrastructures. Dans le même temps, Apple a lancé son smartphone le plus différent depuis 19 ans : l'iPhone Duo.
Comment empêcher des IA de franchir les limites qu’on leur impose ? OpenAI détaille ses protections après plusieurs incidents survenus récemment. Ses tests montrent notamment que des agents peuvent communiquer sans réseau, en détournant le matériel qu’ils partagent.
Comment empêcher des IA de franchir les limites qu’on leur impose ? OpenAI détaille ses protections après plusieurs incidents survenus récemment. Ses tests montrent notamment que des agents peuvent communiquer sans réseau, en détournant le matériel qu’ils partagent.
Jason Clinton, RSSI adjoint d'Anthropic, a prévenu que la crise ouverte par les failles critiques de PHP allait encore empirer, pendant environ 18 mois. Il annonçait déjà ce « tsunami » de vulnérabilités trouvées par l'IA au mois d'août.
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Deux failles critiques dans PHP, corrigées ce mercredi 21 octobre 2026, ont poussé administrations et hébergeurs à couper des sites ou à les mettre en maintenance. Si votre site tourne sous WordPress, voici comment savoir quelle version de PHP il utilise, et à qui demander la mise à jour.
Deux failles critiques dans PHP, corrigées ce mercredi 21 octobre 2026, ont poussé administrations et hébergeurs à couper des sites ou à les mettre en maintenance. Si votre site tourne sous WordPress, voici comment savoir quelle version de PHP il utilise, et à qui demander la mise à jour.
PHP a publié ce mercredi 21 octobre 2026 quatre mises à jour d'urgence qui corrigent deux failles critiques, notées 9,2 sur 10. Ces failles permettent de prendre la main sur un serveur web sans s'identifier. Les appels à mettre à jour se multiplient, sur fond de crainte d'une attaque informatique.
Alors que l'équipe de PHP doit publier ce 21 octobre 2026 un correctif d'urgence pour deux failles critiques, un recensement mondial place la France très loin devant tous les autres pays, en partie à cause de Freebox OS. Selon les informations de Frandroid, Freebox OS n'embarque pourtant aucun serveur PHP : le scanner aurait été trompé par une simple extension de fichier. Les sites web qui tournent sous PHP doivent, eux, toujours se mettre à jour.
Alors que l'équipe de PHP doit publier ce 21 octobre 2026 un correctif d'urgence pour deux failles critiques, un recensement mondial place la France très loin devant tous les autres pays, en partie à cause de Freebox OS. Selon les informations de Frandroid, Freebox OS n'embarque pourtant aucun serveur PHP : le scanner aurait été trompé par une simple extension de fichier. Les sites web qui tournent sous PHP doivent, eux, toujours se mettre à jour.
Huit clés privées de l’autorité de certification eMudhra étaient tellement faibles qu’elles pouvaient être retrouvées presque instantanément. Révélé le 20 octobre 2026, l’incident permet de fabriquer de faux certificats pour usurper l’identité de sites web auprès de logiciels vulnérables. Les principaux navigateurs ont réagi, mais les correctifs doivent encore atteindre de nombreux autres outils.
Huit clés privées de l’autorité de certification eMudhra étaient tellement faibles qu’elles pouvaient être retrouvées presque instantanément. Révélé le 20 octobre 2026, l’incident permet de fabriquer de faux certificats pour usurper l’identité de sites web auprès de logiciels vulnérables. Les principaux navigateurs ont réagi, mais les correctifs doivent encore atteindre de nombreux autres outils.
L'équipe de sécurité de PHP publie ce mercredi 21 octobre des correctifs pour deux failles critiques notées 9,2 sur 10. La mise à jour de PHP est vivement conseillée.
Hier, GitLab a publié en urgence les versions 19.4.2, 19.3.5 et 19.2.8 pour
corriger une faille un peu chaude avec un score CVSS de 10 sur 10
. Référencée sous le code CVE-2026-97229, elle permet à quelqu'un sans compte user d'exécuter du code sur le serveur en glissant tout simplement une expression régulière piégée dans une configuration CI/CD.
GitLab précise que cela ne peut se faire que "sous certaines conditions" sans préciser lesquelles, et il ne dit pas non plus comment un inconnu pourrait faire lire sa config CI forgée par une instance. Gitlab mentionne une histoire de dépassement d'entier dans le compilateur de regex du CI/CD et d'une validation insuffisante des expressions mais on n'a pas les détails techniques qui sortiront dans environ 90 jours. C'est habituel pour laisser le temps à tout le monde de patcher.
Ces dernières semaines, ça enchaine fort (
un peu comme Citrix
) avec fin septembre, la 19.4.1 qui corrigeait déjà deux autres faille sur le même terrain : CVE-2026-93577, pour un dépassement d'entier dans le compilateur, et CVE-2026-89078, pour un double free dans l'analyseur de regex. Notées 9,9 toutes les deux et signalées par le même chercheur (joaxcar), mais celles-là exigeaient au moins un compte. Et la troisième faille (la CVE-2026-85706) découverte aussi courant septembre, était quand a elle aussi notée 10 sur 10 et permettait de lire les fichiers présents sur le serveur sans avoir de compte.
Alors qui est concerné ?
Hé bien toutes les instances auto-hébergées en 19.2 avant la 19.2.8, en 19.3 avant la 19.3.5 et en 19.4 avant la 19.4.2. Une 19.4.1 installée fin septembre n'est donc pas à l'abri. Le service GitLab.com en lui-même est déjà à jour et les clients serveur dédié n'ont rien à faire. Mais pour les autres, l'alerte de sécurité ne mentionne aucun contournement / fix. Faut juste mettre à jour et basta.
Sur une instance mono-nœud, prévoyez donc une coupure, parce que ce correctif embarque des migrations de base qui exigeront un reboot.
Voilà, maintenant que vous êtes au jus, c'est le moment de patcher !!
Google a suspendu les soumissions de son programme de récompenses consacré aux failles dans ses logiciels open source, submergé par des rapports générés automatiquement.
Le chercheur Patrick Wardle a révélé ce lundi 21 septembre une faille dans Muse, l'assistant IA de Meta pour Mac. Elle permettait de prendre le contrôle de l'agent et de tous les accès que l'utilisateur lui avait confiés. Meta a publié un correctif dès le lendemain.
Auberon López vient de publier sur son blog un bouton qui freeze complètement les Mac à partir d'un simple clic dans un navigateur. Il a baptisé ça le Deathray (le rayon de la mort quoi...) et c'est un
shader WebGPU
diffusé via une page web des plus ordinaires, qu'il suffit d'ouvrir d'un simple clic sur un lien.
Ce qui arrive ensuite change d'une fois sur l'autre : Vous aurez le doit à la roue multicolore, ou la souris qui se fige, ou encore parfois des saletés magenta sur une partie de l'écran. Le reste de l'ordinateur, lui, va très bien et vous pouvez vous y connecter en SSH depuis une autre machine sans souci. C'est juste l'affichage qui ne répond plus, et il ne reviendra pas sauf si vous rebootez.
Le fait est que macOS surveille également son WindowServer, le processus qui dessine tout ce que vous voyez. S'il ne répond plus pendant deux minutes, le chien de garde déclenche un kernel panic et la machine redémarre ensuite toute seule. Mais vous pouvez aussi appuyer sur le bouton d'alimentation si vous êtes pressé, mais en croisant les doigts pour que votre navigateur ne rouvre pas l'onglet au redémarrage...
Le truc
tient dans un seul fichier
HTML, et histoire de vous expliquer un peu plus, un compute shader part dans une boucle écrite sans incrément, donc elle ne se termine jamais, et recopie indéfiniment le même vecteur en mémoire. À côté, le vertex shader qui dessine l'image lit alors cette même zone, et comme le premier ne lâche jamais la main, le second ne peut pas avancer d'un pouce.
Sauf que l'embouteillage ne reste pas cantonné au navigateur. Tous les processus qui veulent le GPU se retrouvent alors à patienter derrière, WindowServer compris, d'où l'écran figé. López dit avoir reproduit la chose dans Chrome, Firefox et Safari, sur des MacBook à puce M tournant sous macOS Tahoe. Après sur les autres systèmes testés, l'onglet rame un bon coup, puis tout rentre dans l'ordre dès qu'on ferme la page.
Mais alors pourquoi eux et pas les autres OS comme Windows ?
Hé bien parce que Windows embarque un mécanisme appelé
TDR
, qui repère qu'une carte graphique met plus longtemps que prévu à répondre et qui la réinitialise pour éviter que tout le système se bloque. Deux secondes par défaut, et le shader qui déconne se fait éjecter.
Alors que sur Apple Silicon, c'est un coprocesseur maison, l'ASC, qui pilote le GPU avec un firmware Apple et qui s'occupe de tout : énergie, ordonnancement des commandes, préemption des tâches.
Asahi Lina
, qui a retourné la puce M1 pour
écrire un pilote Linux
, a d'ailleurs relevé que si ce firmware plante, il n'y a qu'un moyen de s'en sortir. La seule solution c'est de redémarrer complètement la machine.
López a signalé le problème à Apple Security fin juillet. Apple a reproduit le bug, annoncé un correctif et donné un calendrier (confidentiel, donc on ne le connaîtra pas). Puis le 26 août, revirement complet d'Apple qui explique ne voir "aucune implication de sécurité dans ce rapport", lequel n'entraînera donc aucun changement dans ses produits. Le dossier est ensuite parti vers une autre équipe pour d'éventuelles "considérations d'amélioration".
En 2023 pourtant,
Ron Masas d'Imperva
avait déjà fait planter des Mac, des iPhone et des iPad avec un shader, en WebGL cette fois. Apple avait alors sorti le
CVE-2023-40441
, noté 6,5 sur 10, et l'avait bouché en renforçant la validation des entrées pour mieux repérer les boucles folles.
Seulement voilà, sa boucle à lui était énorme mais finie, donc détectable, alors que celle du Deathray tourne pour toujours. Et une boucle infinie, la repérer à coup sûr, c'est
le problème de l'arrêt
... donc personne ne sait faire.
López l'écrit d'ailleurs sur son site, les chercheurs en sécurité avec qui la question a été discutée donnent plutôt raison à Apple. Pour la firme, le résultat n'est qu'un plantage, un gel ou une perte de données récupérable, et ça ne constitue pas un réel problème de sécurité. Et sur le principe, ça se défend. Sauf que dans la vraie vie, si vous avez oublié de sauvegarder vos fichiers et que vous cliquez sur ce lien, vous l'avez dans l'os (et pas dans le "MacOS"... roh roh roh).
Donc non, il n'y a rien à installer pour empêcher ça et rien à attendre de Cupertino pour le moment. Voilà, sachez juste que n'importe quel couillon qui aura lu cet article pourra vous envoyer un petit lien par mail, façon rickroll des enfers, ce qui aura pour effet de freezer et faire redémarrer votre Mac.
Depuis quelques jours, une manipulation circule sur les réseaux sociaux : elle permettrait d'accéder à toute la galerie photo d'un téléphone Android via WhatsApp, sans même connaître le code de verrouillage. Nous l'avons testée, elle fonctionne.