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Des agents IA découvrent deux failles critiques dans le système d'impression de Linux et macOS

Par : Korben
7 avril 2026 à 11:57

CUPS, le système d'impression utilisé par macOS et la plupart des distributions Linux, est touché par deux nouvelles vulnérabilités. Elles ont été trouvées par des agents d'intelligence artificielle, et permettent une exécution de code à distance.

Aucun correctif officiel n'est disponible pour le moment, et les preuves de concept sont déjà publiques. Les environnements professionnels sont les premiers concernés.

Quand l'IA fait le boulot des chercheurs en sécurité

C'est un ingénieur sécurité de SpaceX, Asim Manizada, qui a publié les détails de ces deux failles. Le plus surprenant, c'est qu'il ne les a pas trouvées tout seul. Il a utilisé des agents IA pour analyser le code de CUPS et débusquer les problèmes.

Son travail s'inspire des recherches de Simone Margaritelli, qui avait déjà montré en 2024 comment enchaîner plusieurs failles CUPS pour exécuter du code à distance sur des machines Linux.

Les deux vulnérabilités portent les références CVE-2026-34980 et CVE-2026-34990. Elles touchent CUPS 2.4.16 et peuvent être combinées pour un résultat assez redoutable.

Deux failles qui se complètent

La première faille permet à un attaquant d'envoyer une tâche d'impression sur une file PostScript partagée, sans aucune authentification.

CUPS accepte par défaut les requêtes anonymes sur les files partagées, et un mécanisme d'échappement de caractères permet d'injecter du code qui sera exécuté en tant qu'utilisateur "lp". En pratique, un attaquant peut forcer le serveur à lancer un programme de son choix.

La seconde faille concerne l'authentification du démon cupsd. Un utilisateur local sans privilège peut tromper le service pour qu'il s'authentifie auprès d'un faux serveur IPP contrôlé par l'attaquant.

Le jeton récupéré permet alors d'écraser n'importe quel fichier avec les droits root. Combinées, les deux failles donnent à un attaquant distant et non authentifié la possibilité d' écraser des fichiers système en tant que root.

Pas de patch, mais des correctifs dans les tuyaux

Pour le moment, aucune mise à jour officielle de CUPS n'a été publiée. Michael Sweet, le créateur et mainteneur du projet, a mis en ligne des correctifs sur GitHub, mais il n'y a pas encore de version patchée à télécharger.

Manizada prévient que ces failles seront faciles à reproduire, vu que les preuves de concept sont publiques et que les modèles de langage actuels peuvent transformer un rapport technique en exploit fonctionnel en quelques minutes.

Côté impact, CUPS est le système d'impression par défaut de macOS et de la quasi-totalité des distributions Linux. Pour être vulnérable, il faut que le serveur CUPS soit accessible sur le réseau avec une file d'impression partagée configurée, ce qui est courant dans les environnements professionnels.

C'est quand même un drôle de signal. D'un côté, l'IA montre qu'elle sait trouver des failles de sécurité plus vite que les humains. De l'autre, les mainteneurs open source galèrent toujours autant pour sortir les correctifs à temps. Manizada lui-même le dit : les modèles de langage peuvent convertir un simple rapport technique en code d'attaque prêt à l'emploi.

Du coup, entre la divulgation d'une faille et le premier exploit, on parle de quelques heures, pas de quelques semaines. Si vous gérez des imprimantes en réseau, le plus prudent reste de couper le partage des files CUPS en attendant le patch, ou au moins de restreindre l'accès réseau au service. Pas très pratique, mais c'est le prix à payer quand le système d'impression a vingt ans de code derrière lui.

Source : The Register

Une faille de sécurité sur iPhone pourrait transformer votre appareil en outil d’espionnage

Par : UnderNews
3 avril 2026 à 15:13

Un outil de piratage dangereux pour iPhone, connu sous le nom de DarkSword , a fuité sur GitHub, ce qui engendre de nouveaux risques pour les utilisateurs d’anciens appareils Apple. Tribune – Un puissant outil de piratage pour iPhone, lié à des campagnes de logiciels espions actives, a fuité sur GitHub, faisant craindre que les […]

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ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude

Par : Korben
27 mars 2026 à 08:29

Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue.

En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les messages de n'importe quel sous-domaine en *.claude.ai, car Anthropic avait mis en place un allowlist trop permissif. Sauf qu'Arkose Labs, le fournisseur de CAPTCHA, hébergeait un composant sur a-cdn.claude.ai et malheureusement, ce composant contenait une jolie faille XSS bien classique. Celui-ci acceptait les postMessage sans vérifier l'origine, et le texte reçu était ainsi injectable via un dangerouslySetInnerHTML . Donc y'a bien ZERO validation côté client. Ouééééé !

Un attaquant n'avait qu'à embarquer ce composant CAPTCHA vulnérable dans une iframe cachée sur son site, envoyer un payload via postMessage, et hop, le script injecté pouvait balancer un prompt directement à l'extension. Elle le recevait depuis un domaine *.claude.ai, donc elle l'acceptait les yeux fermés et l'affichait alors dans la sidebar comme une requête légitime de l'utilisateur. La victime ne voyait strictement rien.

Et les dégâts potentiels ne sont clairement pas anecdotiques ! Avec cette technique, un attaquant pouvait voler vos tokens d'accès Gmail, exfiltrer des documents Google Drive, lire tout l'historique de vos conversations avec Claude, et même envoyer des mails en votre nom. Perso, ça fait beaucoup pour un simple onglet ouvert dans Chrome, quoi.

Le chercheur a trouvé le vecteur en bruteforçant les anciennes versions du composant Arkose Labs, en remontant depuis la version 1.26.0 jusqu'à trouver une mouture encore vulnérable. Simple, basique comme dirait Orel :)

Si vous suivez les failles des assistants IA, c'est pas la première fois qu'on voit ce genre de scénario. Claude Cowork s'était déjà fait épingler pour de l'exfiltration de fichiers via des documents piégés, et le navigateur Perplexity Comet avait le même problème avec des invitations de calendrier. Le problème de fond, c'est que ces extensions veulent tout faire à votre place, mais elles ne sont pas forcément capables de distinguer une requête légitime d'une attaque.

Par contre, attention, le fix ne protège que les utilisateurs qui ont mis à jour l'extension, donc n'oubliez pas de vérifier votre version. Koi Security a signalé la faille à Anthropic le 26 décembre 2025 (joyeux Noël !) et ces derniers ont confirmé le lendemain et déployé le correctif le 15 janvier, dans la version 1.0.41 de l'extension Chrome.

Maintenant au lieu d'accepter *.claude.ai, l'extension exige maintenant une correspondance exacte avec https://claude.ai . Arkose Labs a de son côté aussi corrigé la faille XSS en février, en renvoyant un 403 sur l'URL vulnérable. À vrai dire, la réactivité d'Anthropic a été plutôt correcte sur ce coup.

Bref, allez vérifier que vous êtes au moins en v1.0.41 (chrome://extensions pour checker). Et n'oubliez pas, plus une extension IA a de pouvoirs, plus elle est intéressante à hacker...

Source

Le piratage par IA n'a plus besoin de malware : une simple doc suffit

Par : Korben
26 mars 2026 à 13:02

Une nouvelle méthode d'attaque cible les IA de développement comme Copilot. En publiant de la documentation empoisonnée, des hackers trompent les modèles pour qu'ils recommandent des bibliothèques malveillantes. Cette menace invisible pour la sécurité est indétectable par les outils classiques.

Le concept est d'une simplicité désarmante. Plus besoin d'injecter du code malicieux dans un dépôt GitHub ou de trouver une faille zero-day complexe. Il suffit désormais de publier de la documentation technique faussée sur des forums, des wikis ou des fichiers README publics. Ces textes, une fois ingérés par les grands modèles de langage (LLM), deviennent une source de vérité pour l'IA qui assiste les développeurs au quotidien.

Le mécanisme de l'injection indirecte

Le problème est en fait dans la confiance aveugle que les modèles accordent aux données d'entraînement. En décrivant une solution technique qui utilise un paquet spécifique — mais malveillant — l'attaquant s'assure que l'IA proposera ce nom lors d'une requête de génération de code. C'est ce qu'on appelle l'injection de prompt indirecte. Le développeur, pensant gagner du temps, valide la suggestion et installe un composant compromis sans vérification préalable.

Le typosquatting passe au niveau supérieur

Cette technique facilite grandement le typosquatting. Auparavant, un attaquant devait espérer qu'un humain fasse une faute de frappe en saisissant une commande. Aujourd'hui, c'est l'IA qui commet l'erreur pour lui, influencée par des références empoisonnées trouvées sur le web. Comme l'IA présente la solution avec une assurance pédagogique, le sens critique de l'utilisateur baisse d'un cran. Le malware n'est plus dans la documentation, il arrive dans la machine au moment où le développeur exécute la suggestion générée.

Un défi pour la cybersécurité logicielle

La difficulté majeure est que cette attaque est purement textuelle. Les outils de scan de vulnérabilités cherchent du code dangereux, pas des explications trompeuses en langage naturel. Tant que les modèles d'IA ne sauront pas distinguer une documentation légitime d'une tentative de manipulation sémantique, la chaîne d'approvisionnement logicielle restera vulnérable à cette forme de gaslighting numérique. La sécurité repose désormais sur la véracité de l'information ingérée par les machines.

On atteint ici les limites de l'automatisation du développement. Faire confiance à un LLM pour choisir ses dépendances est devenu un risque de sécurité majeur. Cette faille montre que le maillon faible n'est plus seulement l'humain qui tape du code, mais l'outil qui lui souffle les réponses. On risque de voir apparaître des systèmes de vérification de réputation de documentation.

Source : The Register

Faille Perplexity Computer : un accès gratuit à Claude Opus 4.6 est-il vraiment possible ?

13 mars 2026 à 16:12

Sur X, un chercheur en cybersécurité affirme avoir obtenu un accès illimité à Claude Opus 4.6 en exploitant l'infrastructure de Perplexity Computer. Si la démonstration technique est réelle, les conclusions sur la facturation sont à nuancer.

Failles Claude Code : 3 vulnérabilités critiques corrigées par Anthropic

26 février 2026 à 07:32

Dans une étude publiée le 25 février 2026, les équipes de Check Point ont dévoilé trois vulnérabilités critiques affectant Claude Code, l'assistant de programmation IA développé par Anthropic.Ces failles exploitent la manière dont l'agent gère les fichiers de configuration du projet.

Faille de sécurité DJI Romo : 7000 aspirateurs robots accessibles à distance

24 février 2026 à 12:13

Ce 24 février 2026, une affaire retient l’attention sur X : celle de Sammy Azdoufal, un ingénieur ayant découvert involontairement une faille de sécurité affectant les aspirateurs de la marque chinoise DJI.

« C’est vraiment bizarre d’avoir un micro sur un aspirateur », il bidouille son aspirateur robot et découvre une faille géante

16 février 2026 à 17:29

Dans un article publié le 14 février 2026, le média américain The Verge revient sur la découverte involontaire d'une faille de sécurité affectant les appareils de la marque chinoise DJI. En bidouillant son aspirateur connecté pour le piloter avec une manette PlayStation, un utilisateur a pu accéder à des données de milliers d'appareils à travers le monde.

En voulant s’améliorer, le Bloc-notes de Microsoft s’est fragilisé

11 février 2026 à 15:37

Quelques mois à peine après avoir intégré la prise en charge complète de Markdown dans son application Bloc‑notes, Microsoft révèle avoir identifié une faille permettant à cette fonctionnalité d’être exploitée pour exécuter du code à distance.

n8n s’embourbe dans ses failles de sécurité critiques

5 février 2026 à 17:42

n8n a confirmé la présence de « failles supplémentaires » dans une vulnérabilité qui avait, pourtant, déjà fait l'objet d'un correctif fin 2025. Un épisode de plus dans la série d'incidents cyber qui touchent la plateforme d'automatisation open-source.

Fortinet : une faille mal bouchée déclenche une vague de cyberattaques contre des entreprises

23 janvier 2026 à 10:40

Les pare-feu Fortinet FortiGate, déployés dans des milliers d’entreprises et d’administrations à travers le monde, sont actuellement la cible d’une vaste campagne de cyberattaques automatisées. Ce qui inquiète particulièrement l’écosystème cyber : des correctifs avaient déjà été publiés pour contrer ce type d’attaques.

Étude JFrog – Vulnérabilité RCE dans Redis

Par : UnderNews
15 janvier 2026 à 09:56

Les entreprises se concentrent souvent sur les correctifs CVE en se basant uniquement sur les scores CVSS, et ne traitent immédiatement que les vulnérabilités « critiques » (9,0+). Cependant, la CVE-2025-62507 présente un risque important en raison de son ciblage d’infrastructures stratégiques à un risque élevé, avec une exploitation d’une simplicité déconcertante. Tribune – Redis est bien […]

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