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Facebook - Le paradis des neuneus et des escrocs aux images SVG piégées

Par : Korben
10 août 2025 à 14:58

Ah Facebook… Vous savez quoi ? J’ai arrêté d’y poster mes news il y a un moment déjà parce que les gens qui prennent encore le temps d’y commenter ne sont pas toujours très “fut-fut” comme on dit. Et manifestement, les escrocs l’ont bien compris parce qu’ils s’en donnent à cœur joie avec leurs nouvelles techniques de malware planqués notamment dans des images.

Car la dernière trouvaille des cybercriminels, c’est de cacher du code malveillant dans des fichiers SVG partagés via des posts Facebook à thématique adulte. C’est brillant, non ?

Le SVG, contrairement au JPEG de tata Ginette, c’est du XML qui peut embarquer du HTML et du JavaScript. Du coup, vous cliquez sur l’image de la fausse célébrité à oualpé, et vous voilà avec un petit Trojan.JS.Likejack qui force votre navigateur à liker des pages Facebook sans que vous vous en rendiez compte.

Le plus drôle dans tout ça c’est que les hackers utilisent une technique appelée “hybrid JSFuck” pour masquer leur code. C’est une forme d’obfuscation qui encode le JavaScript en utilisant seulement six caractères : “[ ] ( ) ! +”. Du grand art pour piéger les grands naïfs qui traînent encore sur la plateforme de Zuckerberg.

Mais attendez, ça devient encore mieux puisqu’une étude d’Harvard révèle que les escrocs utilisent l’IA générative pour créer de fausses images… et ça cartonne énormément sur Facebook. Je vous parle quand même de centaines de millions d’engagements. Par exemple, avec une seule image générée par IA, un escroc a récolté 40 millions de vues. QUARANTE MILLIONS SUR UNE FAUSSE IMAGE !!! Et le pire c’est que la plupart des utilisateurs ne se rendent même pas compte que ces images sont bidons.

Les commentaires sous ce genre de posts sont également à mourir de rire. Des gens félicitent des enfants générés par IA pour leurs peintures générées par IA. D’autres envoient leurs infos personnelles à des comptes d’arnaqueurs pour acheter des produits qui n’existent pas. C’est beau la crédulité humaine, vraiment.

Et devinez qui tombe le plus dans le panneau ?

Les utilisateurs plus âgés, évidemment. Ceux qui tapent encore “www” avant chaque URL et qui pensent que le bouton “J’aime” est une forme de cyber-politesse.

D’ailleurs, en parlant d’arnaque sophistiquée, il y a aussi cette campagne de fausses pubs Facebook pour Kling AI qui distribue un RAT (Remote Access Trojan) appelé PureHVNC. Les victimes cliquent sur une pub pour un outil d’IA, et hop, les hackers ont accès complet à leur système et peuvent voler leurs identifiants et leurs cryptos. Et toute cette merde est amplifiée par l’algorithme de Facebook lui-même.

Car oui, la plateforme recommande activement ces contenus bidons parce qu’ils génèrent de l’engagement. L’algorithme voit des clics, des likes, des commentaires de gens crédules, et amplifie automatiquement ce contenu. C’est le cercle vicieux parfait où la stupidité nourrit l’arnaque qui nourrit l’algorithme qui nourrit la stupidité…etc.

Concernant ces images SVG vérolées, les sites malveillants sur lesquels tombent les victimes sont souvent hébergés sur Blogspot / WordPress. Ils promettent ainsi des photos explicites de stars (générées par IA bien sûr) et utilisent ces appâts pour installer leurs saloperies de malware. Et comme Edge sous Windows ouvre automatiquement les fichiers SVG, même si vous avez un autre navigateur par défaut, c’est super pratique pour les hackers… et moins pour les victimes.

Donc, si vous êtes encore sur Facebook en 2025 et que vous cliquez sur des images de célébrités à poil ou des posts d’enfants miraculeux qui peignent des chefs-d’œuvre, vous méritez presque ce qui vous arrive. C’est devenu un repaire d’escrocs qui exploitent la naïveté des derniers utilisateurs encore actifs. Entre les boomers qui partagent des fake news et les arnaqueurs qui déploient des malwares sophistiqués, Facebook c’est vraiment devenu le fond de poubelle d’Internet.

Donc mon conseil c’est que si vous tenez absolument à rester sur cette plateforme moribonde, apprenez au moins à reconnaître une image générée par IA, à travailler votre esprit critique et méfiez-vous des fichiers SVG comme de la peste. Et surtout, arrêtez de cliquer sur tout ce qui brille et de croire tout ce qui y est écrit. Internet, ce n’est pas un sapin de Noël magique.

Source

Phishing Doctolib : comment détecter les arnaques et sécuriser vos données de santé ?

Par : Caroline
10 juillet 2025 à 07:00
phishing - Phishing Doctolib : comment détecter les arnaques et sécuriser vos données de santé ?

Avec plus de 80 millions de rendez-vous médicaux pris chaque mois, Doctolib est devenu le leader de la prise de rendez-vous médicaux en ligne. Mais il est la cible régulière de tentatives de phishing. Ces attaques visent à voler vos données personnelles en imitant des messages officiels. Identifier ces arnaques est essentiel pour protéger vos informations de santé. Voici les signes à repérer et les bons réflexes à adopter.

Phishing

Qu’est-ce que le phishing et pourquoi Doctolib est-il ciblé ?

Le phishing (hameçonnage en français) est une méthode frauduleuse utilisée par des cybercriminels pour récupérer des données personnelles sensibles, comme des identifiants de connexion ou des informations bancaires. Ces escrocs se font passer pour des entités de confiance (ici, Doctolib) en imitant leurs communications officielles (via des e-mails, SMS), afin d’inciter les utilisateurs à cliquer sur des liens malveillants ou à transmettre leurs informations confidentielles.

Comment reconnaître une tentative de phishing Doctolib ?

Les fraudeurs n’ont pas accès à vos données, mais exploitent l’image de la plateforme pour tromper votre vigilance. Voici les éléments à surveiller :

Doctolib ne vous enverra jamais un message avec un contenu alarmant : messages évoquant une urgence, une suppression de compte ou un remboursement à réclamer rapidement. Ne cliquez jamais sur un lien suspect : les liens redirigent vers des pages imitant Doctolib, mais destinées à voler vos données.

Accédez à Doctolib en tapant directement dans votre navigateur (www.doctolib.fr) ou via l’application officielle.

Que faire en cas de suspicion de phishing ?

  • Ne cliquez sur aucun lien et ne téléchargez aucune pièce jointe ;
  • Ne communiquez jamais vos identifiants ou données sensibles par e-mail ou SMS ;
  • Vérifiez l’authenticité du message via l’application officielle ou en saisissant l’adresse manuellement dans votre navigateur ;
  • Signalez le message à [email protected] et sur la plateforme PHAROS.

Cela n’arrive pas qu’aux autres ! Si vous pensez avoir divulgué des informations confidentielles, allez sur  www.doctolib.fr ou l’application mobile :

  • Changez votre mot de passe si vous avez communiqué des informations sensibles ;
  • Activez la double authentification pour renforcer la sécurité de votre compte.

Chaque minute compte.

Conseils pour protéger vos données sur Doctolib

Voici quelques conseils valables pour tous les services en ligne (y compris Doctolib) :

  • Utilisez un mot de passe unique et robuste (longueur de 8 caractères minimum, majuscules, chiffres, symboles) ;
  • Activez la double authentification pour ajouter une couche de sécurité ;
  • Mettez régulièrement à jour l’application (ici Doctolib) ;
  • N’utilisez que les canaux officiels pour accéder à la plateforme ;
  • Ne partagez jamais vos identifiants ou données personnelles.

En synthèse

Doctolib déploie des outils de sécurité avancés, mais la vigilance des utilisateurs est indispensable face à des attaques d’hameçonnage de plus en plus élaborées. En cas de doute, ne cliquez sur aucun lien suspect et contactez Doctolib directement. Le phishing ne cible pas que Doctolib : transporteurs, CAF, Sécurité Sociale, offres d’emploi douteuses… Les escrocs ne manquent pas d’imagination.

À nous de rester informés et de développer les bons réflexes pour protéger nos données personnelles.

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