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Installer un serveur LAMP (Linux Apache MariaDB PHP) sous Debian 11

18 octobre 2021 à 09:00

I. Présentation

Dans ce tutoriel, nous allons voir comment mettre en place un serveur Web "LAMP" sous Debian 11, afin de pouvoir héberger un site Internet (WordPress, Joomla, Drupal, etc...) ou une application (NextCloud, etc.).

Au fait, c'est quoi un serveur LAMP ? Il s'agit d'un serveur qui s'appuie sur 4 composants : L pour Linux, c'est-à-dire le système d'exploitation (Debian, dans notre cas), A pour Apache, c'est-à-dire le serveur Web, M pour MySQL/MariaDB, c'est-à-dire le système de gestion de bases de données, et P pour PHP, c'est-à-dire le moteur de scripts.

Pour suivre ce tutoriel, vous avez besoin d'une machine sous Debian, ou une distribution basée sur Debian.

II. Serveur LAMP sous Debian 11

A. Installer Apache sous Debian 11

On commence par mettre à jour le cache des paquets :

sudo apt-get update

Ensuite, on installe le paquet "apache2" afin d'obtenir la dernière version d'Apache 2.4.

sudo apt-get install -y apache2

Pour qu'Apache démarre automatiquement en même temps que Debian, saisissez la commande ci-dessous (même si normalement c'est déjà le cas) :

systemctl enable apache2
Synchronizing state of apache2.service with SysV service script with /lib/systemd/systemd-sysv-install.
Executing: /lib/systemd/systemd-sysv-install enable apache2

Suite à l'installation du paquet, le serveur Apache démarre directement. On devrait pouvoir accéder à sa page par défaut. Pour cela, il suffit de récupérer l'adresse IP du serveur :

ip address

Puis, à l'aide d'une machine équipée d'un navigateur, on peut accéder à notre serveur Apache :

http://192.168.100.120
Apache en ligne, sous Debian 11
Apache en ligne, sous Debian 11

Pour visualiser la version d'Apache que vous venez d'installer, c'est tout simple : exécutez la commande suivant :

apache2ctl -v
Server version: Apache/2.4.51 (Debian)
Server built: 2021-10-07T17:49:44

Apache 2.4.51 est la dernière version d'Apache au moment où j'écris cet article.

Avant d'aller plus loin, je vous recommande d'activer quelques modules d'Apache qui sont indispensables, notamment pour faire tourner un site Internet. Commençons par le module utilisé pour la réécriture d'URL :

a2enmod rewrite

L'occasion de découvrir la commande "a2enmod" qui sert à activer un module. A l'inverse, la commande "a2dismod" sert à désactiver un module.

Activons trois :autres modules :

  • "deflate" pour la gestion de la compression, notamment en gzip, pour utiliser la mise en cache des pages sur votre site
  • "headers" afin de pouvoir agir sur les en-têtes HTTP
  • "ssl" pour gérer les certificats SSL et donc l'utilisation du protocole HTTPS
a2enmod deflate
a2enmod headers
a2enmod ssl

Après avoir activé ou désactivé un module, ou modifié la configuration d'Apache, il faut redémarrer le service apache2 :

systemctl restart apache2

Où se situent la configuration d'Apache et des sites dans tout ça ?

Le fichier de configuration d'Apache 2 est le suivant :

/etc/apache2/apache2.conf

Dans un premier temps, il peut servir à configurer Apache pour ne pas afficher le numéro de version sur les pages d'erreurs. Même si cette option est gérable aussi dans le fichier "/etc/apache2/conf-enabled/security.conf", c'est au choix.

Note : pour la configuration qui concerne PHP, le fichier de configuration est différent : "/etc/php/7.4/apache2/php.ini"

Tandis que pour déclarer les hôtes virtuels, en anglais "Virtual hosts", ce qui correspond aux différents sites hébergés par Apache (oui, un serveur Apache peut gérer plusieurs sites indépendamment), il faudra s'intéresser à ces deux dossiers :

  • Dossier qui contient les fichiers de configuration des sites disponibles : /etc/apache2/sites-available/
  • Dossier qui contient les fichiers de configuration (via un lien symbolique), des sites actifs : /etc/apache2/sites-enabled

Par défaut, nous accédons à la page d'accueil d'Apache grâce à l'hôte virtuel déclaré dans le fichier "/etc/apache2/sites-enabled/000-default.conf", qui écoute sur le port 80 (HTTP) et dont la racine est le dossier "/var/www/html".

Je vous invite à lire mon tutoriel dédié à la configuration d'un Virtual Host pour en savoir plus :

Enfin, si vous souhaitez mettre en place l'authentification basique sur votre site, vous avez besoin de l'outil "htpasswd" inclus dans le paquet "apache2-utils" (comme d'autres outils). Vous pouvez l'installer à tout moment d'une simple commande :

sudo apt-get install -y apache2-utils

B. Installer PHP sous Debian 11

PHP va venir se greffer sur notre serveur Apache, comme une extension, afin de pouvoir traiter les scripts intégrés aux pages ".php". Afin d'y aller progressivement, installons le paquet "php" en lui-même :

sudo apt-get install -y php

On peut voir que cette commande va installer une multitude de paquets :

libapache2-mod-php7.4 libsodium23 php-common php7.4 php7.4-cli php7.4-common php7.4-json php7.4-opcache php7.4-readline

C'est très bien, nous avons quelques modules de base indispensables et "libapache2-mod-php7.4" qui permet l'intégration avec Apache.

Actuellement, c'est PHP 7.4 qui est dans les dépôts de Debian, même si PHP 8 est déjà disponible, toutes les applications ne sont pas encore compatibles. Il faut savoir que le support de PHP 7.4 assure les mises à jour de sécurité jusqu'au 28 novembre 2022. Ce qui laisse un peu de temps, mais il faut garder en tête qu'il faudra envisager de passer sur PHP 8.

Avant d'aller plus loin, nous allons installer quelques paquets supplémentaires pour compléter l'installation de PHP sur notre serveur. Par exemple, pour permettre les interactions entre PHP et notre instance MariaDB.

sudo apt-get install -y php-pdo php-mysql php-zip php-gd php-mbstring php-curl php-xml php-pear php-bcmath

Suite à cette installation, je vous invite à vérifier quelle version de PHP vous venez d'installer. Exécutez la commande suivante :

php -v
PHP 7.4.21 (cli) (built: Jul 2 2021 03:59:48) ( NTS )

Maintenant, pour nous assurer que notre moteur de script PHP est bien actif, nous allons créer un fichier "phpinfo.php" (ou un autre nom) à la racine de notre site Web :

sudo nano /var/www/html/phpinfo.php

Dans ce fichier, indiquez le code suivant :

<?php
phpinfo();
?>

Elle sera accessible à partir de cette adresse :

http://192.168.100.120/phpinfo.php

Cette page donne énormément d'informations sur toute la configuration de PHP et de notre serveur Apache. Il est fortement recommandé de la mettre en place seulement quand c'est nécessaire. Autrement dit, vous ne devez pas laisser cette page accessible par n'importe qui.

C. Installer MySQL/MariaDB sous Debian 11

MariaDB est un fork communautaire de MySQL et il présente l'avantage d'être open source et sous licence GPL, à la différence de MySQL qui est un logiciel propriétaire de chez Oracle, mais qui reste gratuit malgré tout. Il y a un excellent suivi pour MariaDB et c'est réellement un système très performant, vous pouvez miser sur ce composant sans aucun problème !

Pour installer MariaDB sous Debian 11, voici la commande à exécuter :

sudo apt-get install -y mariadb-server

Suite à l'installation, je vous invite à exécuter le script "mariadb-secure-installation" afin de sécuriser un minimum votre installation de MariaDB.

sudo mariadb-secure-installation

En résumé, vous allez pouvoir définir un mot de passe pour le compte "root" de MariaDB, empêcher les connexions distantes sur votre instance à l'aide du compte "root", empêcher les connexions anonymes et supprimer la base de test.

NOTE: RUNNING ALL PARTS OF THIS SCRIPT IS RECOMMENDED FOR ALL MariaDB
SERVERS IN PRODUCTION USE! PLEASE READ EACH STEP CAREFULLY!

In order to log into MariaDB to secure it, we'll need the current
password for the root user. If you've just installed MariaDB, and
haven't set the root password yet, you should just press enter here.

Enter current password for root (enter for none):
OK, successfully used password, moving on...

Setting the root password or using the unix_socket ensures that nobody
can log into the MariaDB root user without the proper authorisation.

You already have your root account protected, so you can safely answer 'n'.

Switch to unix_socket authentication [Y/n] n
... skipping.

You already have your root account protected, so you can safely answer 'n'.

Change the root password? [Y/n] Y
New password: **************
Re-enter new password: **************
Password updated successfully!
Reloading privilege tables..
... Success!


By default, a MariaDB installation has an anonymous user, allowing anyone
to log into MariaDB without having to have a user account created for
them. This is intended only for testing, and to make the installation
go a bit smoother. You should remove them before moving into a
production environment.

Remove anonymous users? [Y/n] y
... Success!

Normally, root should only be allowed to connect from 'localhost'. This
ensures that someone cannot guess at the root password from the network.

Disallow root login remotely? [Y/n] y
... Success!

By default, MariaDB comes with a database named 'test' that anyone can
access. This is also intended only for testing, and should be removed
before moving into a production environment.

Remove test database and access to it? [Y/n] y
- Dropping test database...
... Success!
- Removing privileges on test database...
... Success!

Reloading the privilege tables will ensure that all changes made so far
will take effect immediately.

Reload privilege tables now? [Y/n] y
... Success!

Cleaning up...

All done! If you've completed all of the above steps, your MariaDB
installation should now be secure.

Voilà, l'interrogatoire est terminé.

Pour obtenir le numéro de version de MariaDB, on peut utiliser cette commande :

mariadb -V
mariadb Ver 15.1 Distrib 10.5.12-MariaDB, for debian-linux-gnu (x86_64) using EditLine wrapper

Ou celle-ci en consultant le gestionnaire de paquets Aptitude (apt) :

apt policy mariadb-server
   mariadb-server:
   Installé : 1:10.5.12-0+deb11u1
   Candidat : 1:10.5.12-0+deb11u1
   Table de version :
   *** 1:10.5.12-0+deb11u1 500
   500 http://ftp.fr.debian.org/debian bullseye/main amd64 Packages
   100 /var/lib/dpkg/status

Il est à noter que même si l'on a installé MariaDB, on peut utiliser la commande "mysql", notamment pour afficher le numéro de version avec "mysql -V" ou ouvrir une console MySQL/MariaDB.

Avant de passer à la suite, vérifiez que vous parvenez à vous connecter à votre instance MariaDB :

sudo mariadb -u root -p

Saisissez le mot de passe "root". Ensuite, vous avez accès à la console MariaDB / MySQL. Vous pouvez saisir vos requêtes SQL ici. Par exemple, pour lister les bases de données de votre instance :

show databases;
Première connexion à MariaDB en ligne de commande
Première connexion à MariaDB en ligne de commande

Pour sortir de la console, saisissez la commande suivante :

exit

Il faudra revenir dans cette console lorsque vous allez déployer votre application sur votre serveur LAMP, par exemple WordPress, NextCloud, etc.... Afin de créer une base de données dédiée et un utilisateur dédié à cette application. Une alternative consiste à déployer PhpMyAdmin sur son serveur dans le but d'administrer MariaDB à partir d'une interface Web.

Après un changement de configuration de MariaDB, vous devez redémarrer le service :

systemctl restart mariadb

III. Conclusion

Voilà, votre serveur LAMP est installé ! Pour la suite de la configuration, cela dépend de l'application que vous souhaitez déployer, ou peut-être même qu'il s'agit d'un projet que vous avez vous-même développé.

Généralement, on commence par créer un nouvel hôte virtuel sur Apache pour accueillir les sources d'installation de l'application. Ensuite, on crée une base de données dédiée à cette application, avec son propre utilisateur (qui aura les droits seulement sur cette base), et on lance l'installation.

Si vous désirez installer WordPress sur votre serveur, vous pouvez suivre ce tutoriel (Installation de WordPress pas à pas) et cette vidéo :

The post Installer un serveur LAMP (Linux Apache MariaDB PHP) sous Debian 11 first appeared on IT-Connect.

Comment installer WordPress facilement sur un serveur Apache ?

15 octobre 2021 à 16:00

I. Présentation

Dans ce tutoriel, nous allons voir comment installer WordPress facilement sur son serveur Web LAMP : Linux, Apache, MariaDB (MySQL) et PHP. Ce guide vous aidera étape par étape pour installer WordPress correctement.

Tutoriel pas à pas au format vidéo, en partant de zéro :

WordPress est un CMS (Content Management System) créé en 2003 qui va permettre de mettre en ligne un site Internet sans partir de zéro puisqu'il permet de créer, de modifier et d'administrer facilement un site web.

Aujourd'hui, c'est WordPress est le CMS le plus populaire et il permet de mettre en place de nombreux types de sites : sites vitrine, blog, sites d'e-commerce, etc...Grâce à son énorme communauté et les nombreux développeurs qui proposent des plug-ins (gratuits ou payants) afin de permettre la personnalisation de son site Web.

Nativement, WordPress va permettre de créer des utilisateurs, des pages et des articles. Il va permettre aussi de gérer la configuration globale du site (nom, adresse, format des liens, etc...). Cette base solide doit être complétée par des plug-ins (appelés aussi extensions) qui vont permettre d'ajouter des fonctionnalités à votre site WordPress, mais aussi d'avoir un thème graphique correspondant à vos attentes.

II. Prérequis pour installer WordPress

Certains hébergeurs proposent une installation clé en main, il suffit de cliquer sur un bouton et WordPress se déploie tout seul. Par contre, si vous gérez vous-même votre serveur, par exemple sur un serveur VPS ou un serveur dédié, c'est vous qui allez devoir réaliser l'installation.

Quant aux ressources que doit avoir votre machine, c'est-à-dire l'espace de stockage, le CPU et la RAM, j'ai envie de dire "ça dépend". En effet, au début ce sera surement très peu, mais si votre site grossit et qu'il y a de nombreux visiteurs, vous allez avoir besoin d'adapter les ressources en conséquence.

Pour suivre ce tutoriel, vous avez besoin d'une machine sous Linux, avec un accès "root" sur cette machine (ou un niveau de droits suffisants pour réaliser les manipulations qui vont suivre).

A. L'archive d'installation de WordPress

Connectez-vous sur votre serveur Linux en SSH afin de télécharger l'archive ZIP qui contient les sources de WordPress.

Positionnez-vous dans le dossier "/tmp" et téléchargez la dernière version de WordPress :

cd /tmp
wget https://wordpress.org/latest.zip

Voilà, laissez le téléchargement s'effectuer... Nous allons utiliser cette archive dans une prochaine étape.

B. Le serveur Web

Dans cet exemple, je vais partir sur un socle LAMP sous Debian 11 pour effectuer l'installation. Cela correspond à un serveur Web basé sur Linux (Debian 11) sur lequel on va retrouver Apache, MariaDB ou MySQL et PHP.

Pour Apache, installez la dernière version disponible dans les dépôts de votre distribution et vérifiez que vous êtes en mesure d'activer certains modules ("deflate" pour la compression GZip, "rewrite" pour la réécriture d'URL et "ssl" pour le support du HTTPS).

Au sujet de PHP, pour le moment je vous recommande de commencer par PHP 7.4 dans un premier temps et de basculer sur PHP 8 dans un second temps. Le support pour les mises à jour de sécurité de PHP 7.4 expire en novembre 2022.

Pour le système de gestion de bases de données, MariaDB (open source fork de MySQL) ou MySQL (gratuit, mais propriétaire Oracle), installez la dernière version disponible.

Si vous avez besoin d'aide pour mettre en place le serveur Web, c'est-à-dire installer les différents paquets, suivez le premier lien ci-dessous. Ce sera mon point de départ.

III. Créer une base de données pour WordPress

WordPress s'appuie sur une base de données afin de stocker toutes les informations liées à la configuration et à vos contenus (catégorie, pages, articles, etc.). Sur notre serveur Web, nous allons lui créer une base de données dédiée avec un utilisateur dédié, et ce dernier aura les droits uniquement sur la BDD WordPress.

Que ce soit avec MariaDB ou MySQL, vous pouvez vous connecter à la console de votre instance avec la commande suivante :

mysql –u root –p

Saisissez le mot de passe "root" de votre instance : une console va s'ouvrir, prête à recevoir des commandes SQL.

Première étape : la création de la base de données. Ne donnez pas un nom trop évident, mais parlant malgré tout, par exemple cela peut être : wp202110_itconnect. Ce nom reste parlant pour vous : on sait qu'il s'agit de la base de données WordPress (wp), créée en octobre 2021 pour le site "itconnect".

CREATE DATABASE wp202110_itconnect;
# Retour dans la console : 
Query OK, 1 row affected (0.001 sec)

Vous pouvez lister les bases de données de votre instance avec la commande suivante :

SHOW DATABASES;

On peut voir que notre base de données apparaît bien dans la liste :

Deuxième étape : créer l'utilisateur qui sera administrateur de la base de données WordPress. Cet utilisateur sera nommé "adminwp202110_itconnect" et il aura comme mot de passe "Votre-Super-Mot-De-Passe".

Ce qui donne la requête SQL suivante :

CREATE USER 'adminwp202110_itconnect'@'localhost' IDENTIFIED BY 'Votre-Super-Mot-De-Passe';

Troisième étape : donner tous les droits à l'utilisateur "adminwp202110_itconnect" sur la base de données WordPress. Notre serveur Web et la base de données étant sur le même serveur, nous allons donner ces droits pour une connexion locale. Ce qui donne :

GRANT ALL PRIVILEGES ON wp202110_itconnect.* TO adminwp202110_itconnect@localhost;

Enfin, il faut exécuter la commande suivante pour actualiser les droits et activer les nouveaux privilèges sur notre base de données :

FLUSH PRIVILEGES;

La base de données pour WordPress est prête. Pour le moment elle est vide, mais WordPress va créer sa structure de tables lors de l'installation. Quittez la console MariaDB / MySQL :

exit

Passons à l'étape suivante.

IV. Décompresser l'archive WordPress à la racine du site

Nous allons utiliser le site par défaut d'Apache, qui a pour racine "/var/www/html" afin de stocker les données de notre site WordPress. Au préalable, on supprime la page d'index créée par défaut par Apache :

sudo rm /var/www/html/index.html

Ensuite, on installe le paquet « zip » sur notre serveur pour pouvoir décompresser l’archive de WordPress :

sudo apt-get update 
sudo apt-get install zip

On décompresser l'archive dans "/var/www/html" grâce à la commande suivante (en étant positionné dans le dossier où l'on a téléchargé le fichier latest.zip) :

sudo unzip latest.zip -d /var/www/html

L'option "-d" permet de définir là où sera décompressée l'archive. Le dossier WordPress apparaitra donc dans "/var/www/html" qui est le dossier où sont stockées les pages web par défaut.

Le problème, c'est que là on vient de décompresser le contenu de l'archive ZIP dans un dossier nommé "wordpress", ce qui donne : /var/www/html/wordpress. Du coup, pour accéder à notre site, il faudra faire : http://domaine.fr/wordpress/. Ce n'est pas top, nous allons corriger cela dès maintenant.

Déplacez-vous dans le dossier "/var/www/html" :

cd /var/www/html

Ensuite, exécutez la commande ci-dessous pour déplacer tout le contenu du dossier "wordpress" à la racine de notre site :

sudo mv wordpress/* /var/www/html/

Puisque le dossier "wordpress" ne sert plus à rien, on va le supprimer :

sudo rm wordpress/ -Rf

Enfin, on termine en donnant les droits à l'utilisateur "www-data" (correspondant à Apache) sur tous les fichiers de notre site, de manière récursive :

sudo chown -R www-data:www-data /var/www/html/

On obtient une belle liste de fichiers et dossiers. Au niveau des droits et pour des raisons de sécurité, vous devez avoir 755 sur les dossiers et 644 sur les fichiers. Ce qui est le cas par défaut si vous n'avez pas fait de modifications. En aucun cas vous ne devez poser des droits "777" sur un dossier ou un fichier.

Aperçu des droits WordPress
Aperçu des droits WordPress

Si vous avez un doute ou que vous pensez avoir modifié les droits, vous pouvez rectifier la situation.

Pour les fichiers, exécutez cette commande :

sudo find /var/www/html/ -type f -exec chmod 644 {} \;

Pour les dossiers, exécutez cette commande :

sudo find /var/www/html/ -type d -exec chmod 755 {} \;

Passez à la suite : ce sera à partir d'un navigateur.

V. Installation de WordPress

Pour la première fois, nous allons nous connecter sur l'interface web WordPress dans le but d'effectuer l'installation. Pour cela, il faut se rendre sur "http://IP-SERVEUR" avec votre navigateur préféré. Si vous avez déjà enregistré le nom de domaine et que l'enregistrement A du DNS pointe vers votre serveur, vous devriez pouvoir accéder au site grâce au nom de domaine du serveur.

Note : vous pouvez aussi tricher avec le fichier hosts de votre machine cliente (Linux : /etc/hosts - Windows : C:\Windows\System32\drivers\etc\hosts) afin d'associer l'adresse IP de votre serveur à un nom de domaine en créant un enregistrement local.

La première étape consiste à choisir la langue du site et de l'interface de WordPress. Ça devrait aller. 🙂

Ensuite, cliquez sur le bouton "C'est parti !". WordPress va générer lui-même le fichier "wp-config.php" : il s'agit d'un fichier de configuration très sensible qui contient des informations confidentielles comme le nom de la base de données, le nom de l'utilisateur pour s'y connecter et le mot de passe associé. Indispensable pour que PHP (et donc WordPress) puisse utiliser votre base de données.

Voilà l'étape la plus délicate de l'installation via l'assistant. Vous devez renseigner les différents champs pour indiquer à WordPress comment se connecter à votre base de données.

  • Nom de la base de données : dans cet exemple, ce sera "wp202110_itconnect"
  • Identifiant : le nom de l'utilisateur qui a les droits sur la base de données, en l'occurrence "adminwp202110_itconnect"
  • Mot de passe : le mot de passe de cet utilisateur
  • Adresse de la base de données : si le serveur Web et la base de données sont sur le même serveur, indiquez "localhost", sinon indiquez l'adresse IP du serveur distant
  • Préfixe des tables : chaque table de la base de données WordPress aura un préfixe. Par défaut, ce préfixe est "wp" donc par exemple la table des utilisateurs sera nommée "wp_users". Il faut personnaliser ce préfixe et le rendre un peu plus aléatoire pour des raisons de sécurité. Pour ma part, je vais partir sur "web14_", mais vous pouvez prendre aussi quelque chose d'aléatoire comme "sg389_".

Quand vous êtes prêt, cliquez sur "Envoyer". Ce qui donne au final :

Indiquez à WordPress comment il doit se connecter à votre base de données.
Indiquez à WordPress comment il doit se connecter à votre base de données.

WordPress va tester de se connecter à votre base de données et si cela fonctionne, un bouton "Lancer l'installation" va s'afficher. Cliquez dessus.

Installer WordPress sous Linux : c'est le grand moment !
Installer WordPress sous Linux : c'est le grand moment !

Il ne reste que quelques champs à renseigner comme le titre du site (modifiable ultérieurement) et la création d'un premier compte utilisateur. Je dirais même d'un compte administrateur, car ce compte sera admin du site. Évitez les identifiants trop évidents comme "admin", "administrateur", "webadmin", "adminwordpress", etc... Prenez quelque chose de plus original et personnel !

Choisissez un mot de passe complexe pour cet utilisateur, indiquez l'adresse e-mail associée et cliquez sur "Installer WordPress". Si vous désirez monter votre site tranquillement sans qu'il soit indexer par Google et consort, cochez la case associée à l'option "Visibilité par les moteurs de recherche".

WordPress est installé ! Cliquez sur le bouton "Se connecter". Sur la page de connexion qui apparaît, authentifiez-vous avec le compte admin que vous venez de créer, pour ma part "adm_florian".

Avant d'aller plus loin, prenez 30 secondes pour retourner sur votre console Linux et réaliser deux petites opérations. Tout d'abord pour supprimer le fichier "wp-config-sample.php", car il n'a plus d'intérêt (nous avons notre fichier wp-config.php définitif).

sudo rm /var/www/html/wp-config-sample.php

Ensuite, pour appliquer des droits très restrictifs sur le fichier "wp-config.php" pour le basculer en lecture seule seulement pour Apache. Indispensable pour des raisons de sécurité.

sudo chmod 400 /var/www/html/wp-config.php

Suite à la connexion, vous arrivez sur l'interface d'administration de WordPress. C'est votre centre de contrôle pour créer vos pages, vos articles, mais aussi ajouter des extensions, des thèmes et configurer WordPress dans son ensemble.

Cette interface d'administration est accessible à l'adresse suivante : http://<adresse-ip-ou-domaine>/wp-admin/.

L'interface d'administration de WordPress
L'interface d'administration de WordPress

En haut de l'interface, on peut qu'il y a une notification avec un "1". Cette icône correspond aux mises à jour et signifie qu'il y a une mise à jour disponible. Il peut s'agir d'une mise à jour de WordPress, d'une extension, d'un thème ou d'une traduction.

Par défaut, WordPress est livré avec deux extensions :

  • Akismet Anti-Spam qui est une extension performante pour lutter contre les spams dans les commentaires (je vous la recommande si vous envisagez de laisser la possibilité de publier des commentaires sur votre site)
  • Hello Dolly qui ne sert pas à grand-chose puisqu'elle sert seulement à afficher les paroles de la chanson "Hello, Dolly" de Louis Armstrong. Ne me demandez pas pourquoi, mais elle est là.

Ces deux extensions sont désactivées par défaut. En fait, une extension peut être présente sur votre installation de WordPress, c'est-à-dire qu'elle est téléchargée, mais non activée. De toute façon, lorsqu'une nouvelle extension est ajoutée sur WordPress, il faut toujours l'activer manuellement.

Le suivi des mises à jour est indispensable
Le suivi des mises à jour est indispensable

Sur le site en lui-même, c'est-à-dire la partie publique, cela donne :

WordPress est installé et il ne demande plus qu'une chose : être configuré et personnalisé.

Je vous recommande fortement de maintenir dans le temps votre site WordPress et de bien suivre les mises à jour. C'est un outil très populaire et donc, de fait, très ciblé par les hackers. Lorsque vous choisissez d'installer une extension, veillez à ce que ce soit une extension suivie (regardez la fréquence des mises à jour et la date de la dernière mise à jour) et bien notée.

Il y a également de bonnes extensions à mettre en place pour sécuriser son site WordPress contre les attaques courantes en ajoutant une fonction de pare-feu à WordPress. Pensez également à mettre en place une solution pour sauvegarder votre site (base de données + fichiers).

Si vous avez des questions sur l'installation ou sur WordPress, n'hésitez pas à laisser un commentaire sur ce tutoriel. De même si vous aimeriez un tutoriel sur une fonctionnalité particulière.

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