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Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Ugreen DXP4800 GT 2026 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Ugreen vient de dévoilé un nouveau NAS et nous vous proposons de découvrir notre test du modèle 4 baies : UGREEN NASync DXP4800 GT. Après le DXP4800 Plus de l’an dernier et DXP4800 Pro en début d’année, nous avons pu passer plusieurs jours avec le modèle GT, une version revisité pensée pour les usages multitâches intensif et des environnements exigeants sans compromis sur la simplicité d’utilisation. Si on peut se poser des questions sur le positionnement de ce nouveau NAS, découvrons le dans le détail…

Ugreen DXP4800 GT 2026 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

UGREEN DXP4800 GT

Là où les précédents produit (Plus et Pro) s’appuyait sur un processeur Intel, le DXP4800 GT passe sur un processeur AMD Ryzen R2514, offrant moins de puissance brute… mais un flexibilité avec les applications : transcodage multimédia, Docker…

Contenu de la boîte

À l’ouverture de la boite, on retrouve :

  • Le DXP4800 GT en lui-même ;
  • 2 câble réseau RJ45 Cat. 7 ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Des vis pour les SSD avec un tournevis ;
  • 2 blocs de pâte thermique pour les SSD NVMe ;
  • Un câble HDMI certifié compatible 8K ;
  • Un guide de démarrage rapide ;
  • Une feuille sur la garantie de 2 ans.

Comme pour les autres modèles du fabricant, l’emballage est soigné avec plusieurs niveaux de protection. On note les efforts du fabricant…

Design et connectivité

Extérieurement, il ressemble beaucoup aux versions Pro ou Plus avec quelques modifications. Nous avons un NAS toujours bien solide en aluminium noir. On note la présence de petites touches dorées plutôt sympathique. Son poids sur la balance affiche 4,1 kg. À l’arrière, nous avons toujours le ventilateur de 140 mm. Seul le nom en façade (en bas) diffère…

Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :​

  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
  • 1 ports USB 3.2 Gen 2 Type-C ;
  • 2 ports USB 2.0 Type-A ;
  • 1 lecteur de carte SD ;
  • 1 sortie HDMI 4K@60 ;
  • 2 port RJ45 10 Gb/s.

Cela change des modèles précédents. La connectique est plus cohérente et offre 2 ports 10 Gb/s. On ne peut que féliciter le fabricant qui fourni ici une connectivité bien pensée et complète.

Intérieur du DXP4800 GT

Là aussi, il y a du changement ! Le DXP4800 GT est animé par un processeur AMD Ryzen R2514 cadencé à 2,1 GHz (mode boost jusqu’à 3,7 GHz). Il est doté de 4 cœurs / 8 threads et un GPU intégré (Radeon Vega 8). Il est épaulé par 8 Go de RAM DDR4 (extensibles à 64 Go). A noter que les emplacements pour la mémoire sont compatible avec de la mémoire ECC. Celle livré ne l’est pas. Le score PassMark est de 6 829 points. Il est dans la moyenne haute par rapport au NAS que l’on a l’habitude de voir… mais en retrait face au DXP4800 Plus et DXP4800 Pro.

ram ugreen DXP4800 GT - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Vous aurez noté la présente d’une mémoire du fabricant chinois Kimtigo, qui se fournit notamment auprès de CXMT (ChangXin Memory Technologies) qui a fait récemment beaucoup parlé d’elle. Attention, cela ne remet pas en question la qualité ou la fiabilité du produit.

Installation des disques et SSD

Les disques durs 3,5 pouces s’installent assez facilement, sans outils. Les chariots sont différents de ceux de Synology ou QNAP, mais ils sont fonctionnels.

Pour installer un SSD au format SATA, il faut retirer une fixation en plastique (en bas à droite sur la photo ci-dessus) via un outil fourni. Il ne faut pas trop forcer au risque d’abimer la pièce.Il est important de noter que les 2 emplacements les plus à gauche (numérotés 1 et 2) sont compatibles avec le format U.2 (interface PCIe/U.2 dans un format 2,5 pouces), offrant des performances bien supérieures au SATA… que l’on retrouve principalement dans les entreprises.

Le NAS dispose de 2 emplacements pour SSD NVMe, accessibles via une trappe sous l’appareil. C’est également ici que vous pourrez augmenter la RAM. L’ajout de pâte thermique (fournie) et le rôle de dissipateur thermique du capot en aluminium sont des points positifs.

Encore ici, le NAS n’est pas suffisamment surélevé. Les patins sous l’appareil ne sont pas assez haut, ce qui limite la circulation de l’air et favorise les vibrations. De nombreux utilisateurs recommandent l’ajout de petits amortisseurs en élastomère pour corriger ce léger défaut. Nous validons ce choix.

UGOS Pro

Nous l’avons présenté à plusieurs reprise, UGOS est le système embarqué dans les NAS Ugreen. Même si ce dernier est encore jeune, il est complet et évolue régulièrement. Il reste en retrait par rapport aux ténors du marché… mais il n’a pas à rougir. Il sait déjà répondre à de nombreux usages…

Installation d’UGOS

L’utilisateur doit taper dans son navigateur find.ugnas.com pour trouver son NAS sur le réseau. L’installation se fait en 4 étapes très simple…

installation UGOS Pro - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

L’interface est en français et le guide permet de démarrer sereinement son NAS.

guide UGOS - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Note importante : Le service SMB (partage réseau) est désactivé par défaut. Si vous ne faites rien, le NAS n’est pas accessible par le réseau (Windows, macOS et Linux).

Usage au quotidien

UGOS est un système basé sur Linux optimisé pour le stockage en réseau. Il propose un ensemble de paramètres et propose d’ajouter des fonctionnalités grâce à son Centre d’applications : Antivirus, Download Center, Text Edit, etc. Ugreen a fait le choix de privilégier Docker pour compléter son environnement applicatif.

Le fabricant propose une application mobile tout-en-un qui permet de profiter d’accéder vos données à distance ou sur son réseau local. Il faut avouer qu’elle est très complète et relativement bien pensée. Ugreen propose également une application de bureau (Windows et macOS), ainsi qu’une adaptation pour Apple TV et Android TV. Elles permettent d’accéder aux fichiers, au statut du NAS, aux notifications… mais aussi au visionnage de vidéo, etc. Tout y est, un véritable couteau suisse !

Nouvel entrant et tolérance

Ugreen est nouveau sur le marché des NAS. L’entreprise possède une solide expérience industrielle et maîtrise déjà la conception matérielle et logicielle. Le fabricant connait bien le secteur des NAS, dominé par des acteurs comme Synology et QNAP. Côté matériel, ce produit tient la route…

Sur la partie logicielle, UGOS reste limité pour un usage avancé. S’il répond à 90% des particuliers, certains pourraient être déçus. Nul doute que le fabricant proposera de nouvelles fonctionnalités prochainement via des mises à jour.

L’essentiel est là : une base matérielle fiable et une volonté claire d’évoluer.

Performances du DXP4800 GT

Dans la première partie des tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances globales…

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À la suite des tests, une moyenne des transferts est calculée et nous la représentons sous forme de graphiques exprimée en mégaoctets par seconde (Mo/s). Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du DXP4800 GT, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0 et un second avec 3 SSD SATA en RAID 5.

RAID 0

UGREEN DXP4800 GT RAID 0 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Comme on peut le constater, les performances sont au rendez-vous. Le NAS ne souffre d’aucun ralentissement. Il arrive même à dépasser le DXP4800 Pro !

RAID 5

UGREEN DXP4800 GT RAID 5 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Le RAID 5 amène un peu de complexité dans le traitement des données. Si l’impact est faible en lecture, il est plus important en écriture.

Performances générales

Avec son nouveau processeur, Ugreen propose un NAS offrant des capacités différentes. Comparons rapidement celui-ci avec les autres NAS :

UGREEN
DXP4800 GT
UGREEN
DXP4800 Pro
UGREEN
DXP4800 Plus
Processeur AMD Ryzen
R2514
Intel Core
i3-1315U
Intel Pentium
Gold
iGPU intégré Radeon
(Vega8)
Intel UHD Graphics
(13th Gen)
Intel UHD Graphics
(12th Gen)
Score Passmark
(CPU)
6 828 11 182 9 080
Score Single Thread 2 026 3 315 3 226
TDP 15 W 15 W 15 W
RAM max supportée 64 Go DDR4 96 Go DDR5 64 Go DDR5

C’est un changement stratégique pour Ugreen. Si le processeur se situe dans la moyenne haute de ce que l’on a l’habitude de voir, ce dernier reste en retrait par rapport au version Plus et Pro.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est peut-être un peu mois discret que ses grand-frères. On l’entend légèrement souffler. Côté consommation électrique, le NAS affiche environ 27 W en usage normal (avec 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 50 W en charge plus soutenue.

Promotion

Pour le lancement Ugreen propose une remise de 20% sur les modèles 2 et 4 baies

CONCLUSION
Le UGREEN DXP4800 GT marque un tournant avec un processeur AMD. Avec ce NAS, le fabricant continue de surprendre. Le matériel est toujours maîtrisé, le logiciel reste perfectible mais en évolution constante. Les performances sont au rendez-vous ! Ugreen propose une véritable alternative face aux ténors du marché, à condition d’accepter sa jeunesse logicielle.
MATERIEL / DESIGN
10
OS & APPLICATIONS
7
PERFORMANCES
8
PRIX
8
8.3

ESP32 Bit Pirate - Le Bus Pirate qui tient dans un Cardputer

Les Bus Pirate , si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour "parler" à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C'est assez spécifique comme matos, alors c'est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l'équivalent d'un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de "card" + "computer") de hacker.

Bus Pirate

Et voilà comme son bébé, nommé Bit Pirate transforme un ESP32, c'est à dire une carte à 30 balles en multitool de hacking matériel qui cause plus de 20 protocoles.

Grâce à ça, vous pouvez vous brancher sur n'importe quelle puce et lire / modifier ce qu'elle contient, sans dessouder tout l'appareil. Côté bus numériques, vous avez le I2C (scan, glitch, dump d'une EEPROM 24Cxx), le SPI pour lire une flash 25Q ou une carte SD, l'UART avec auto-détection du baudrate, le 1-Wire et le JTAG/SWD compatible OpenOCD.

Bref, en un seul firmware, il remplace une palanquée de petits outils dédiés.

Côté radio, c'est aussi beaucoup plus musclé, mais attention, tout ne sort pas d'une ESP32 nue. Le Wi-Fi (sniff, deauth), le Bluetooth (BLE HID, spoofing) et l'infrarouge tournent direct sur l'ESP32 mais le Sub-GHz, le RFID, le bus CAN d'une bagnole ou le dump d'une carte SIM nécessiteront des puces spécifiques en plus (un CC1101, un PN532, un transceiver, un peu de câblage...etc), ou une carte qui les embarque déjà comme la LILYGO T-Embed CC1101.

Forcément, j'imagine qu'en lisant ça, vous pensez au Flipper Zero mais c'est pas vraiment le même objet. Le Flipper, c'est un produit fini, boîtier, batterie, interface léchée, et lui aussi est open source d'ailleurs. Alors que le Bit Pirate, c'est plus brut, avec des fils qui dépassent, un firmware en plein chantier...etc... C'est plus un outil de bench pour bidouilleurs, qu'un gadget clé en main et surtout la vraie différence, c'est le prix et le fait que ça tourne sur du matériel tout ce qu'il y a de plus banal.

Ça marche donc sur un ESP32-S3 nu, mais le combo qui fait rêver c'est le M5 Cardputer , ce mini-ordinateur avec clavier vendu autour de 30 euros. Vous le flashez, et hop, vous avez un Bus Pirate autonome avec écran et clavier dans la poche !

A titre de comparaison, un Flipper Zero, c'est plutôt dans les 200 balles donc y'a pas photo. Et pour l'installer, pas besoin de toolchain, puisque geo-tp a mis en ligne un flasher web qui déploie le firmware depuis le navigateur en un clic, via Web Serial (oui, la même techno qui débarque enfin dans Firefox ).

Ensuite une fois que le firmware est en place sur votre matos, vous pilotez la bête de 3 façons : soit via un terminal série classique, soit une CLI web par Wi-Fi, ou en standalone sur le clavier du Cardputer.

Les trois disposent exactement des mêmes commandes et pour les petits feignants surproductifs TDAH que vous êtes, rassurez-vous ça se scripte, soit en bytecode façon Bus Pirate historique, soit en Python par-dessus le port série pour automatiser un dump de flash. Et notez qu'il sait aussi se faire passer pour un simple dongle USB-UART, un programmateur SPI ou un analyseur logique quand vous avez juste besoin de ça.

Le firmware Bit Pirate aura besoin d'au moins 8 Mo de flash, et attention à la tension, car l'ESP32 bosse en 3,3V sur ses broches, donc pour taquiner un bus en 5V il vous faudra une carte ou un module prévus pour, sinon vous cramerez la puce. Et selon le modèle que vous choisissez, vous n'aurez pas forcement le même nombre de broches GPIO donc le brochage demandera parfois un peu d'ajustement. Et niveau radio, sniffer le Wi-Fi du voisin ou rejouer un signal Sub-GHz dans la nature, c'est interdit sachez le !! Donc les mêmes précautions qu'avec un Flipper Zero s'appliquent.

C'est surtout pour tester votre propre matériel et apprendre, et pas pour faire le malin et finir en zonzon.

Bref, si le hacking matériel vous démange, sachez que Bit Pirate c'est open source, que le matos n'est pas cher et que ça s'installe facilement grâce au flasher web... Ce serait donc dommage de vous en priver...

Merci à Nicolas pour le lien !

Un radioamateur décode le signal de la sonde chinoise Tianwen-2 en route vers un astéroïde

Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années.

Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa.

Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, construite en 1956 par les radioastronomes néerlandais et longtemps abandonnée, a été remise en service par une association de passionnés qui l'utilise en particulier pour suivre les missions spatiales lointaines. La sonde émet en bande X (une plage de fréquences radio utilisée par la plupart des engins interplanétaires), autour de 8428,19 MHz, soit pratiquement la même fréquence que sa grande sœur Tianwen-1.

Là où ça devient intéressant techniquement, c'est sur l'encodage du signal. Tianwen-1 utilisait un encodage Reed-Solomon (une méthode classique de correction d'erreurs, indispensable quand le signal voyage sur des centaines de millions de kilomètres) avec une astuce un peu bricolée qui obligeait à zapper certains octets pour faire rentrer le tout dans la trame.

Tianwen-2, elle, utilise un encodage concaténé avec une longueur de trame mieux pensée. Du coup, les codewords Reed-Solomon rentrent pile-poil, sans bidouillage. C'est un détail qui peut sembler insignifiant, mais ça simplifie la vie de tout radioamateur qui veut suivre la mission depuis chez lui.

La sonde a été lancée le 28 mai 2025 et doit atteindre Kamo'oalewa en juin 2026. L'objectif est ambitieux : prélever un échantillon et le ramener sur Terre, comme l'avait fait la mission japonaise Hayabusa2 sur Ryugu en 2020.

Mais Tianwen-2 vise encore plus loin. Après Kamo'oalewa, la sonde poursuivra sa route vers la comète 311P/PANSTARRS pour une étude rapprochée, dans une mission double assez inédite. Si l'opération réussit, ce sera une nouvelle étape importante pour le programme spatial chinois, qui enchaîne les missions depuis plusieurs années.

Estévez documente tout publiquement, avec les paramètres exacts du signal, les outils utilisés (essentiellement GNU Radio, un framework open-source de traitement de signal), et les écueils techniques rencontrés. Pour les passionnés, c'est une mine d'or. Pour les autres, c'est surtout une démonstration que l'observation spatiale n'est plus l'apanage des agences gouvernementales.

Source : Hackaday

Heretic - Virer la censure d'une IA en une commande

Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.

Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.

Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !

Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.

D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.

Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.

Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).

Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.

Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.

Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)

Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.

Il fait tourner Windows CE sur une Nintendo 64, et ça marche pour de vrai

Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64

On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE.

Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la N64 et Windows n'ont pas grand chose en commun. La console utilise un processeur MIPS et un système maison signé Nintendo. Windows CE, c'est l'inverse : un système Microsoft conçu pour tourner sur des appareils embarqués comme les assistants personnels.

Sauf que les deux mondes se croisent sur deux points clés. Windows CE tournait déjà sur des puces MIPS à l'époque, et il était conçu pour vivre avec à peine 1 Mo de RAM, ce qui correspond pile aux capacités de la N64. ThroatyMumbo s'est inspiré de l'IBM Workpad Z50, un ancien assistant qui tournait sous CE sur du MIPS, pour se dire que le portage était techniquement faisable.

Côté méthode, le kernel Windows CE d'origine n'est pas modifié. Tout le travail est dans la couche d'abstraction matérielle, la fameuse HAL, qui sert d'interface entre le système et le matériel. Le développeur a écrit la sienne de zéro pour la N64 : démarrage, gestion des interruptions, du timing, de l'affichage.

Le contrôleur N64 devient une souris (le bouton A pour clic gauche, le B pour clic droit, logique). L'EverDrive-64 X7, une cartouche qui fait office de lecteur SD, sert de disque dur. Et le son passe par la puce audio d'origine de la console.

Ce qui marche est franchement bluffant : déplacer les fenêtres, fermer une boîte de dialogue, naviguer dans les fichiers, lancer des exécutables CE tiers, et même afficher une démo 3D qui utilise la puce graphique de la console. Ce qui ne marche pas : pas de clavier physique, pas de réseau, et il faut le SDK Windows CE 2.11 de Microsoft, qui n'est plus commercialisé depuis longtemps.

Aucune utilité concrète, évidemment. Personne ne va remplacer Mario Kart 64 par Word pour Windows CE. Mais c'est rigolo, et permet de prouver qu'on peut faire un truc complètement absurde, juste parce que c'est techniquement intéressant.

Source : Hackaday

Test : pCloud est-il un service fiable pour stocker vos fichiers en ligne ?

pCloud est un service de stockage en ligne qui gagne à être connu, notamment pour ses nombreuses fonctionnalités et ses abonnements avantageux. Mais derrière les arguments marketing, qu'en est-il vraiment ? Vitesses de transfert, ergonomie, partage de fichiers, rapport qualité-prix… On vous dit tout dans ce test.

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ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

ASUSTOR AS6704T v2 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

L’ASUSTOR AS6704T v2 (nom complet Lockerstor 4 Gen2+) constitue une évolution discrète du Lockerstor 4 Gen2. La dénomination peut prêter à confusion : les différences entre les références sont très ténues, le modèle intégrant simplement un « v2 » tandis que le nom commercial ajoute un « + ».

Du point de vue matériel, les changements restent très limités :

  • le v2 intègre deux ports réseau 5 Gb/s, au lieu de deux ports 2,5 Gb/s sur la version précédente ;
  • il dispose d’un port USB 2.0 supplémentaire à l’arrière.

Pour le reste, les spécifications demeurent identiques :

  • processeur Intel Celeron N5105 Quad Core ;
  • 4 Go de mémoire vive ;
  • 4 emplacements NVMe ;
  • la possibilité d’installer une carte réseau 10 Gb/s à la place de la carte d’extension NVMe.

Vous trouverez un tableau comparatif complet entre les deux modèles sur le site d’Asustor.

Le prix, en revanche, a évolué. La première génération était proposée autour de 700 € lors de notre test d’octobre 2022, tandis que la v2 est affichée à 833 € en mars 2026 ( probablement sous l’effet de l’inflation).

La question reste donc ouverte : cette évolution vaut-elle réellement la peine ?

IMG 7748 scaled - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Conditions des tests

Pour réaliser ces tests, je me suis équipé d’un switch UGREEN 2,5 Gb/s, ainsi que d’un adaptateur USB-C vers réseau 2,5 Gb/s de la même marque. Je ne suis malheureusement pas équipé de SSD NVMe et leur prix actuel ne m’a pas permis de tester cette partie du NAS. Cependant, les performances en NVMe ne devraient pas avoir significativement changés depuis notre test d’octobre 2022. J’ai donc configuré le NAS avec : deux SSD SATA de 2 To en RAID 1 et deux SSD SATA de 240 Go en RAID 0. J’ai créé des partages chiffrés et non chiffrés sur les deux grappes.

Contenu de la boite

  • Le NAS AS6704T v2 ;
  • 2 câbles réseau RJ45 Cat.5e ;
  • Les vis de fixation pour disques durs 2,5 et 3,5 pouces ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Un passe-câble à fixer à l’arrière afin de sécuriser le branchement au NAS et éviter que le câble ne se débranche en cas de manipulations ou d’un passage de votre chat 🙂 ;
  • Le guide de démarrage rapide.

À noter : aucun dissipateur thermique n’est fourni pour les éventuels SSD NVMe.

IMG 7749 scaled - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Point négatif, les plateaux pour les disques durs ne sont pas en montage sans outil pour les disques de 3,5 pouces contrairement à la plupart des concurrents. C’est dommage, d’autant plus qu’Asustor propose depuis des années une fonctionnalité assez intéressante, avec MyArchive. Il aurait été pratique d’avoir un montage sans outil pour faciliter le changement de disque d’archivage (par exemple, pour externaliser une sauvegarde), sans devoir acheter des plateaux supplémentaires ou utiliser un tournevis.

Le Lockerstor 4 Gen2+ est équipé d’une barrette de 4go de DDR4. Il y a deux emplacements sur la carte mère, dont un accessible en retirant juste le capot.

RAM upgrade AS6704T - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Le second se trouve de l’autre coté de la carte mère, et nécessite un démontage complet pour l’atteindre, cela peut se réaliser en une quarantaine de minutes en suivant cette vidéo du support officiel Asustor.

Le logiciel

Au moment d’écrire ces lignes, le Lockerstor 4 Gen2+ tourne sous ADM version 5.1.2.RE51 . L’interface a bien évolué ces dernières années, et même si Asustor n’a pas atteint Synology au niveau de l’ergonomie, on ne peut que les féliciter pour les progrès accomplis. Le magasin d’application est très complet, même si certaines applications sont quelque peu obsolètes, comme par exemple aMule qui n’a plus été mis à jour depuis plus de 4 ans.Capture decran 2026 02 20 a 16.24.11 1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Bien que l’application semble abandonnée par son développeur, ce n’est pas la dernière version qui est proposée dans le magasin Asustor. Cela pose la question de la pertinence de maintenir ce type d’applications dans un catalogue qui se veut sécurisé (un argument pourtant central de la marque).

Un autre point perfectible concerne l’intégration des machines virtuelles. Là où QNAP et Synology proposent des solutions maison bien intégrées, Asustor s’appuie sur VirtualBox, dont l’intégration au système reste plus limitée. Certes, le constructeur semble aujourd’hui privilégier les conteneurs Docker, mais il est dommage que les machines virtuelles soient relativement délaissées.

À l’inverse, l’intégration des conteneurs est particulièrement réussie. J’ai par exemple pu installer VaultWarden en deux clics depuis le magasin d’applications, et gratuitement. À titre de comparaison, la version équivalente sur QNAP nécessite de passer par le dépôt alternatif MyQNAP… et elle est payante.

Les performances

Avertissement : Pour ces tests, j’ai utilisé un MacBook Pro M1 avec un adaptateur USB-C Ugreen. J’ai obtenu des résultats surprenants : des vitesses d’écriture parfois supérieures à celles observées en lecture dans les configurations en RAID sans chiffrement. J’ai validé les résultats d’écriture en copiant des fichiers entre deux NAS (mon QNAP TS453D et le Lockerstor), connectés en 2,5 Gb/s. Les vitesses de lecture, en revanche, devraient être supérieures à celles relevées…  je mets donc un gros avertissement sur ces dernières.

Des tests iperf ont confirmé que le réseau atteignait des performances proches de la limite théorique du 2,5 GbE, sans toutefois la dépasser.

Capture decran 2026 02 24 a 17.12.41 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Lors des transferts entre les deux NAS, les débits observés se situaient entre 2,45 et 2,47 Gb/s.

Résultats en RAID 0

Cette configuration est déconseillée sur un NAS, mais elle a été utilisée ici afin d’extraire les performances maximales :

  • Ici sans chiffrement

ckerstor4gen2plus r1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

 

  • Ici, avec le chiffrement activé
    Capture decran 2026 02 27 a 13.11.50 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Résultats en RAID 1

En RAID 1 sans chiffrement, les performances ne chutent pas significativement par rapport au RAID 0.lockerstore4gen2plus r1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Même constat avec chiffrement activé : les performances restent comparables à celles du RAID 0 chiffré.

Capture decran 2026 02 24 a 17.20.21 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Bruit et consommation

L’un des points les plus impressionnants de ce NAS reste son silence de fonctionnement. L’absence de disques mécaniques y contribue évidemment beaucoup, mais même sous charge élevée, le NAS demeure remarquablement discret.

Côté consommation électrique :

  • 20 W en utilisation normale avec 4 SSD SATA
  • 29 à 30 W au démarrage

Des valeurs très raisonnables pour un NAS de cette catégorie.

CONCLUSION
Pour répondre à la question posée en introduction (cette évolution en vaut-elle la peine ?) : la réponse est plutôt non. Si l’on s’en tient strictement au terme « évolution », les changements restent très limités. À l’exception de l’ajout de deux ports réseau 5 Gb/s et d’un port USB supplémentaire, il s’agit globalement du même NAS que le Lockerstor 4 Gen2 (sans le « + »). En revanche, pour quelqu’un qui souhaite s’équiper d’un premier NAS ou remplacer un modèle vieillissant, le Lockerstor 4 Gen2+ reste, à mes yeux, un excellent choix. Entre un magasin d’applications bien fourni, de bonnes performances, un prix compétitif face à la concurrence et une qualité matérielle solide, il dispose d’arguments sérieux. À cela s’ajoute une garantie constructeur de 3 ans, toujours appréciable sur ce type d’équipement. Les deux ports réseau 5 Gb/s constituent également un choix tourné vers l’avenir. Les débits réseau progressent rapidement, y compris dans les environnements domestiques. Il n’est plus rare aujourd’hui de voir apparaître des switchs 10 Gb/s dans les installations personnelles. Même si le 2,5 Gb/s reste largement suffisant pour la majorité des usages, comme le dit l’adage : « qui peut le plus peut le moins ». Enfin, si vous souhaitez échanger autour de ce modèle, un sujet dédié au NAS testé est déjà disponible sur le forum-nas.
Prix par rapport à la concurrence
Silence
Performances
Présence de 2 ports 5GBe
Garantie 3ans
Consommation contenue
Pas de montage sans outil pour les disques durs
Pas de dissipateur thermique pour les SSD NVMe
8
❌