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Entra ID Conditional Access Optimization Agent: AI-driven policy gap detection

Creating a phased rollout plan (image Microsoft)
Microsoft's Conditional Access Optimization Agent uses AI to continuously scan your Microsoft Entra ID environment for policy gaps and recommend remediations. It requires a Microsoft Entra ID P1 license and a Microsoft Security Copilot subscription. Several new features are in public preview, including context-aware recommendations, deep gap analysis across all policies, and phased policy rollouts. This article explains what Conditional Access policies are, how the agent works, what you need to run it, and where its limitations lie.

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Rockstar Games piraté via Anodot, ShinyHunters demande une rançon

Le groupe de hackers ShinyHunters affirme avoir piraté Rockstar Games. Ils menacent de publier tous les documents confidentiels volés sur le dark web si le studio ne leur verse pas de rançon. Le message des hackers est clair : "Pay or leak."

Les pirates ne sont pas entrés chez Rockstar par la grande porte. Ils sont passés par Anodot, un outil que le studio utilise pour analyser ses factures cloud. Une brèche chez Anodot début avril leur a donné des identifiants qui ouvraient aussi les bases Snowflake de Rockstar, là où dormaient une bonne partie des documents internes.

C'est la même méthode qu'en 2024, quand un autre pirate avait vidé les comptes Snowflake de Ticketmaster, AT&T et Santander en récupérant leurs mots de passe ailleurs. Snowflake n'est pas piraté, ce sont ses clients qui se font prendre leurs clés.

Côté butin, rien de très excitant a priori pour un fan de GTA. D'après les premiers éléments, les pirates ont surtout récupéré des contrats, des documents financiers, des plans marketing et d'autres fichiers sans intérêt. Pas de code source, pas de cinématiques, pas de données de joueurs, en tous cas sur le papier.

Rockstar confirme d'ailleurs la brèche dans un communiqué très calibré : le studio parle d'une "quantité limitée d'informations non stratégiques" volées chez un prestataire, et assure que l'incident n'a "aucun impact sur notre organisation ni sur nos joueurs."

Rassurant ? À moitié. ShinyHunters n'est pas un collectif de bricoleurs, le groupe est actif depuis 2020 et a déjà siphonné Microsoft, Ticketmaster, Cisco, AT&T ou Wattpad. Quand ils annoncent avoir des fichiers, ils les ont, et ils savent les revendre sur les forums fermés.

Personne ne sait encore si les plans marketing volés contiennent des détails sur GTA VI, dont la date de sortie continue de faire transpirer Take-Two, l'éditeur du studio.

Le plus embêtant pour Rockstar, c'est surtout que ça recommence. En 2022, un adolescent britannique avait infiltré le Slack du studio pour diffuser des vidéos d'un GTA VI en pré-production, affaire soldée par une condamnation au Royaume-Uni.

Quatre ans plus tard, le studio se refait attraper, cette fois via un prestataire. Visiblement, le maillon faible n'est plus toujours en interne : un petit outil de suivi de coûts cloud peut suffire à faire sauter le verrou, comme un compte admin oublié.

Bref, les fans vont scruter la moindre ligne leakée, Rockstar va serrer la vis côté prestataires, et ShinyHunters continuera de taper partout où traînent des accès Snowflake mal sécurisés.

Source : Kotaku

Meta développe un clone IA de Mark Zuckerberg pour discuter avec ses employés

Mark Zuckerberg veut que ses salariés puissent lui parler même quand il n'est pas là. Meta travaille sur une version IA photoréaliste et animée de son patron, entraînée sur sa voix, son image, ses manies et ses déclarations publiques.

Le projet est encore au stade précoce, mais Zuck s'implique à fond : il supervise personnellement l'entraînement et les tests de son double numérique, et passerait même cinq à dix heures par semaine à coder sur les différents projets IA du groupe.

L'avatar doit pouvoir tenir une conversation en temps réel avec les employés et leur donner du feedback, comme si Zuckerberg passait lui-même dans le bureau. Il est nourri aux images, à la voix et aux réflexions stratégiques récentes du milliardaire, pour que les salariés du groupe à 1 600 milliards de dollars se sentent plus proches du fondateur via cet ersatz interactif.

C'est distinct d'un autre projet en cours, le "CEO agent", censé assister Zuckerberg lui-même dans son boulot quotidien en lui remontant de l'information à la volée.

Côté technique, c'est une autre paire de manches. Faire tourner un personnage 3D photoréaliste en temps réel sans lag demande une puissance de calcul énorme, et Meta galère à passer à l'échelle. Pour la voix, le groupe a racheté l'an dernier deux boîtes spécialisées, PlayAI et WaveForms.

Si l'expérience Zuckerberg fonctionne, l'idée est ensuite de proposer la même chose aux influenceurs et créateurs qui voudront déployer leur propre avatar auprès de leurs fans.

À côté de ça, Meta pousse ses équipes à s'automatiser avec des outils maison. Les salariés sont invités à utiliser OpenClaw, un framework d'agents open source, et à concevoir leurs propres agents pour abattre les tâches répétitives.

Les chefs de produit passent même un "exercice de niveau" qui inclut du design de système et du vibe coding. Meta jure que ce n'est pas obligatoire et que ça sert juste à cibler les besoins de formation. Certains salariés, eux, y voient la répétition générale d'une vague de licenciements.

Les avatars IA chez Meta, ce n'est pas nouveau. En septembre 2023, le groupe avait sorti des chatbots avec la tête et la voix de Snoop Dogg et d'autres célébrités, puis un AI Studio pour créer ses propres personnages.

Sauf que l'an dernier, des utilisateurs ont généré des avatars à caractère sexuel, les régulateurs se sont inquiétés pour la sécurité des mineurs, et depuis janvier Meta a restreint l'accès des ados à ces personnages.

Un clone de Zuck dispo 24h/24 pour vous donner du feedback sur votre code, je ne sais pas si c'est un rêve ou un cauchemar. Probablement les deux.

Source : FT

Parier sur la météo, le nouveau business qui inquiète les climatologues

Plus de 230 millions de dollars. C'est ce qui a été misé sur le climat et la météo via Kalshi depuis juillet 2021, dont plus de la moitié rien que sur les neuf premiers mois de 2025.

La plateforme américaine de marchés de prédiction laisse ses utilisateurs acheter des contrats "oui" ou "non" sur la température de demain à Chicago, le passage d'un ouragan sur la Floride, ou encore la probabilité que la planète franchisse les 2°C avant 2050.

Le fonctionnement est simple. Vous pariez 15 cents sur "il fera 78°F à Los Angeles demain", s'il fait bien 78°F vous récupérez un dollar. Profit : 85 cents. C'est rapide. Derrière, Kalshi s'appuie sur les données officielles du NOAA et du National Weather Service, les mêmes qui alimentent depuis toujours les bulletins télé.

Sauf que cette fois, ces données publiques financées par les impôts américains servent à enrichir des traders privés. Du coup, pas mal de scientifiques trouvent ça un peu gênant.

Les défenseurs du système poussent une idée séduisante : agréger les paris de milliers de gens pourrait produire des prévisions météo plus précises que les modèles classiques. En théorie, c'est la "sagesse des foules" appliquée aux nuages.

En pratique, personne n'a vraiment prouvé que les marchés battent les modèles numériques du NOAA sur les températures à 7 jours. Les parieurs les plus sérieux lisent justement... les modèles du NOAA.

Côté éthique, ça coince. Kalshi refuse explicitement les paris sur les incendies de forêt, parce que l'entreprise elle-même reconnaît que ça créerait une incitation financière à mettre le feu. Logique. Mais rien n'empêche de parier sur le trajet d'un ouragan ou sur le niveau de pluie pendant une inondation, au moment même où des gens perdent leur maison.

Une étude parue dans Nature Climate Change en 2023 montre que parier sur le climat augmente un peu la prise de conscience chez les joueurs, mais l'effet reste modeste, entre quelques pourcents. Pas exactement de quoi compenser l'inconfort moral.

Le modèle avance quand même à toute vitesse. Kalshi pèse désormais près de 90% du marché américain de la prédiction et a dépassé les 12 milliards de dollars de volume mensuel en mars 2026.

En face, les régulateurs commencent à serrer : l'Arizona a déposé des poursuites pénales contre la plateforme en mars 2026 pour exploitation d'un jeu d'argent non licencié et paris électoraux. Plusieurs États pourraient suivre. Mais bon, tant que les investisseurs continuent d'affluer, l'entreprise n'a aucune raison de lever le pied.

Bref, transformer une tempête en ticket de loto sur fond de données publiques, ça pose quand même quelques questions.

Source : Bloomberg

Le Japon lance son IA souveraine avec 8 géants industriels

Gros chantier IA au Japon. SoftBank a pris la tête d'un consortium qui réunit sept autres poids lourds nationaux : NEC, Honda, Sony, trois banques (MUFG, Sumitomo Mitsui, Mizuho) et deux sidérurgistes (Nippon Steel, Kobe Steel).

L'objectif : monter une nouvelle société dédiée à la construction d'une IA entièrement japonaise, sans dépendance étrangère. Le spécialiste tokyoïte Preferred Networks rejoindra l'aventure un peu plus tard, en renfort technique.

L'objectif est clair. Rattraper les Américains et les Chinois. Le modèle visé ambitionne d'atteindre environ 1 000 milliards de paramètres d'ici la fin de la décennie, soit l'ordre de grandeur des plus gros modèles d'OpenAI ou d'Alibaba. Il sera multimodal (texte, images, vidéos, son) et surtout orienté vers ce que les Japonais appellent la "physical AI", c'est-à-dire une IA capable de piloter des robots et des machines dans le monde réel.

L'intégration sur des bras robotisés, des lignes de production ou des véhicules autonomes est prévue pour l'exercice fiscal 2030. Côté industriel, c'est évidemment cohérent avec l'ADN du pays, où la robotique est reine depuis quarante ans.

Le gouvernement n'est pas en reste. Le ministère japonais de l'Économie prévoit d'injecter environ mille milliards de yens de soutien à l'IA sur cinq ans, via l'organisme NEDO. La nouvelle société est éligible à ce dispositif, ce qui lui donne un sacré matelas financier pour attirer les talents.

Au passage, une centaine d'ingénieurs en IA seront recrutés, et la direction sera assurée par un cadre de SoftBank. Le data center principal s'installera à Sakai, près d'Osaka, dans une ancienne usine LCD de Sharp reconvertie pour l'occasion. GPU dernier cri, tout le traitement reste sur le territoire japonais.

C'est justement ce point qui cristallise la logique du projet. Beaucoup d'industriels japonais refusaient d'envoyer leurs données sensibles (plans d'usine, relevés de capteurs, IP métier) vers des clouds américains ou chinois pour faire tourner de l'IA. En gardant tout le traitement local, le consortium offre une alternative souveraine aux membres du club, puis aux autres entreprises du pays.

Sauf que voilà, la bataille des modèles fondation se joue déjà depuis trois ans et les écarts de puissance sont importants. Arriver fin 2029 avec un modèle à mille milliards de paramètres, c'est atteindre le niveau actuel des meilleurs américains, pas celui des modèles qui existeront à ce moment-là.

La vraie force du projet est probablement ailleurs. Sur l'IA physique et l'industrie, le Japon a un terrain de jeu unique, avec des décennies d'avance en robotique et une base manufacturière dense. Si Honda, Nippon Steel et Kobe Steel injectent leurs données et leurs cas d'usage dans le modèle, ça peut produire quelque chose de très différent des LLM généralistes américains.

À noter que certaines sources évoquent un effort public global de l'ordre de 3 000 milliards de yens quand on cumule tous les dispositifs, ce qui donne une idée du sérieux de l'engagement étatique. Bref, le Japon arrive tard mais il amène ses industriels, son argent et son avantage robotique.

Source : Nikkei Asia

Pragmata séduit surtout par son gameplay en béton armé

Pragmata, nouvelle licence signée Capcom, s'appuie sur un gameplay aux sensations rafraîchissantes : à des mécaniques de tir classiques s'ajoute une dimension puzzle grisante. Une proposition séduisante, appuyée par une réalisation solide, qui fait oublier les quelques défauts de jeunesse. Notre test.

« L’équivalent d’un compte anonyme » : les autorités françaises traquent ces deux méthodes qui ont transformé les IBAN virtuels en outil de blanchiment

Le 13 avril 2026, le ministère de l'Économie a rendu public un rapport de l'ACPR, le gendarme français des banques et assurances, et de Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy. Dans le viseur : une catégorie d'outils bancaires encore peu connue du grand public, les IBAN virtuels.

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