
J’ai récemment fait l’acquisition de l’UniFi Cloud Gateway Fiber. Malgré son format compact, ce boîtier concentre un nombre impressionnant de fonctionnalités : routeur, gestion de caméras IP (NVR), VoIP ou encore contrôle d’accès. Proposé autour de 300 € TTC (hors stockage), il promet beaucoup sur le papier. Pour ce premier article, je me concentre volontairement sur la partie réseau, à savoir UniFi Network. Et comme vous allez le constater, tout ne s’est pas déroulé exactement comme prévu…

UniFi Cloud Gateway Fiber
J’utilise les solutions UniFi depuis bientôt cinq ans. Après une expérience avec les routeurs Synology, j’ai progressivement migré vers l’écosystème UniFi : un premier appareil, puis un second, et ainsi de suite. L’infrastructure s’est construite au fil du temps.
Avec l’évolution de nos usages familiaux et des besoins réseau de plus en plus exigeants, il devenait nécessaire de passer à la vitesse supérieure.
Important : les produits UniFi s’adressent à un public averti avec de bonnes connaissances réseau. Ce n’est pas une gamme que je recommande à tous les utilisateurs.
Présentation du produit
Comme souvent chez Ubiquiti, l’emballage est soigné, bien organisé, presque « la Apple ». À l’intérieur, on retrouve :
- Cloud Gateway Fiber ;
- Bloc d’alimentation et son câble ;
- Câble réseau de 30 cm ;
- Patins à coller sous le boîtier ;
- Guide de démarrage rapide.

Le boîtier est en plastique rigide blanc. Il mesure 212,8 × 127,6 × 30 mm pour un poids de 675 g. Il est donc très compact, bien loin d’une Dream Machine rackable. C’est un point important pour moi, car j’avais besoin d’un produit discret pouvant se loger dans un placard. L’UCG-Fiber est totalement fanless et donc parfaitement silencieux.
À l’avant, on trouve un petit écran LCD de 0,96 pouce, capable d’afficher quelques informations réseau. Son intérêt reste limité et ce n’était clairement pas un critère d’achat de mon côté.
À noter également la présence d’une trappe latérale permettant d’insérer un SSD, indispensable pour activer la fonction NVR et gérer des caméras UniFi Protect.
Connectique

À l’arrière, la connectique est particulièrement riche :
- 2 ports WAN 10 Gb/s (RJ45 et SFP+) ;
- 1 port SFP+ 10 Gb/s supplémentaire ;
- 4 ports RJ45 2,5 Gb/s, dont un port PoE+.
C’est clairement cette connectique qui a motivé l’achat. L’UCG-Fiber remplace deux équipements plus anciens et apporte des capacités Multi-Gig supplémentaires à l’ensemble du réseau.
Au final, on est face à un produit élégant, bien fini et qui permet un réel bond en avant en matière d’infrastructure réseau.
Mise en route
Tout ne s’est cependant pas déroulé sans accroc. L’UCG-Fiber n’a pas réussi à s’intégrer à mon réseau existant, ni en ajout, ni en remplacement de l’USG-3P qu’il était censé supplanter. Impossible également de restaurer une sauvegarde, même ancienne.
J’ai donc dû procéder à un désappairage complet des équipements et recréer le réseau depuis zéro avec l’UCG-Fiber. Heureusement, l’opération n’a pris que quelques minutes.
Le système embarqué était initialement sur une version trop ancienne par rapport à mon infrastructure. Ce n’est qu’après l’initialisation et la mise à jour que la restauration d’une sauvegarde est devenue possible. C’est regrettable qu’il ne soit pas possible de forcer la mise à jour dès le premier démarrage, alors même que le boîtier dispose d’un accès Internet (comme sur les NAS).
UniFi Network : continuité et améliorations
L’interface UniFi Network est quasiment identique à celle que j’utilisais auparavant via Docker sur mon NAS. En revanche, j’ai constaté davantage de détails, d’informations contextuelles et de recommandations. Il est probable qu’il s’agisse d’une version légèrement différente ou mieux intégrée, puisqu’elle est hébergée directement sur l’équipement.
Selon le fabricant, le boitier serait à même de gérer sans difficulté un trafic de 5 Gb/s avec le système de détection d’intrusion (IDS) et système de prévention d’intrusion (IPS) grâce à une bibliothèque de signatures et à un filtrage de contenu avancé, alimenté par Proofpoint et Cloudflare.
Petites frayeurs à la détection des appareils
Lors de la reconnexion des équipements, j’ai eu quelques sueurs froides. Plusieurs appareils Wi-Fi inconnus sont apparus dans l’interface. Par exemple, 2 iPhone Air détectés se sont finalement révélés être un iPhone 15 Pro et un iPhone 17 (probablement une mauvaise identification).
Il reste toutefois un appareil que je n’ai pas réussi à identifier et que j’ai préféré bloquer par précaution.
Et pour la suite…
Je m’attendais à une migration plus simple, mais mon architecture réseau restant relativement basique, la reconfiguration a été rapide. En quelques heures, tout fonctionnait à nouveau correctement.
Le DynDNS est déjà en place, mais il me reste encore quelques ajustements à effectuer. WireGuard est disponible nativement sur l’UCG-Fiber, ce qui est pour moi un vrai plus, même si je ne l’ai pas encore activé.
Enfin, j’ai demandé à mon opérateur la fourniture d’un ONT (non sans difficulté, il a fallu s’y reprendre à 3 fois). Une fois la connexion directe opérationnelle, la box opérateur deviendra inutile et je pourrai exploiter pleinement le potentiel de la fibre. A suivre…