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Cutia - Montage vidéo open source, direct dans le navigateur

Bon, vous connaissez tous CapCut car TOUT LE MONDE connaît CapCut. Sauf qu'avec ce truc, vos fichiers atterrissent directement sur les serveurs de l'entreprise chinoise ByteDance. Hé bien Cutia , c'est pareil mais en open source, dans le navigateur, et vos vidéos restent chez vous ! Elle est pas belle la vie ?

Cutia c'est donc un éditeur vidéo qui tourne entièrement dans votre browser, genre Chrome ou Firefox et côté fonctionnalités, on a le kit classique bien fichu de la timeline multi-pistes pour empiler de la vidéo, de l'audio, du texte et même des stickers, sans oublier une preview en temps réel, et de l'export en MP4 ou WebM. Y'a pas de watermark et c'est gratuit !

Alors oui, c'est pas Premiere Pro, clairement, mais pour du montage rapide ça fait largement le taf (sauf si vous devez gérer du 4K sur 2 heures, évidemment). Et le truc cool, c'est que tout est local-first. Vos rushs restent sur votre disque, le traitement se fait côté navigateur, et à aucun moment vos fichiers ne transitent par un serveur tiers.

Si vous faites des Reels, des TikTok ou des petites vidéos pour vos projets, c'est donc largement suffisant. Y'a pas besoin de sortir l'artillerie lourde pour couper trois clips et coller du texte par dessus. D'ailleurs, si vous êtes plutôt du genre à automatiser vos montages vidéo avec CapCut et ChatGPT , j'ai un tuto pour ça.

Y'a aussi des éditeurs vidéo libres comme Shotcut qui existent depuis longtemps, mais ils nécessitent une installation. L'avantage de Cutia, vous l'aurez compris, c'est que vous ouvrez un onglet et c'est parti mon kiki !

Le projet est un fork d' OpenCut , sous licence MIT, et c'est encore jeune donc y'a du boulot sur pas mal de trucs (par exemple l'export rame un peu sur les grosses vidéos et ça ne marche pas encore sur Safari), mais la base est là.

Pour les plus barbus d'entre vous, c'est auto-hébergable avec du Docker ou Vercel en un seul clic. Après sur la home, le site présente l'app comme "AI-native", mais en fait y'a RIEN de visible côté IA pour l'instant. C'est surtout un éditeur vidéo solide dans le navigateur, et c'est déjà pas mal du tout.

Bref, pour du montage rapide sans prise de tête, ça vaut le coup d’œil. Merci à Lorenper pour le partage !

RetroTick - Vos vieux .exe qui tournent dans le navigateur

Bonjour les nostalgiques qui aimaient quand l'informatique c'était simple ! Aujourd'hui, j'aimerai vous parler de RetroTick , qui est un émulateur x86 qui fait tourner des exécutables Windows à l'ancienne et DOS directement dans votre navigateur. De FreeCell au Démineur en passant par SkiFree, hop, vous glissez-déposez le .exe (ou le .com pour le DOS) et ça tourne impeccable !

Ce projet reproduit une couche Win32, Win16 et DOS, le tout codé en TypeScript (99,8% du repo) sans avoir besoin ni de VM, ni de Wine / QEMU qui rame dans un coin. Vous ouvrez une page web, vous balancez votre fichier .exe, et ça s'exécute.

Le rendu 3D s'appuie sur WebGL2 pour interpréter les vieilles commandes OpenGL, du coup le screensaver Maze ou 3D Pipes (oui, les tuyaux moches de Windows 98) s'affichent nickel. Il y a même un gestionnaire de fenêtres multi-fenêtre avec barre des tâches, z-order et tout le bazar. Ambiance 1998 assurée dans un onglet de navigateur.

D'ailleurs, RetroTick ne se limite pas à faire du fun rétro. Si vous bossez par exemple dans une boîte qui traîne encore des outils legacy, genre des logiciels métier qui tournent uniquement sur Windows XP ou un truc codé en 2003 sous Visual Basic 6, ce genre de projet pourrait ouvrir quelques portes...

L'interface RetroTick dans le navigateur, ambiance Windows 98

En effet, rendre ces vieux programmes accessibles via un navigateur, sans avoir à maintenir des machines virtuelles sur chaque poste, c'est carrément pas bête. Pour les DSI qui gèrent des parcs hétérogènes, ça pourrait donc éviter pas mal de prises de tête.

Le système de fichiers est virtuel, et vos fichiers survivent entre les sessions grâce à IndexedDB (sauf si vous videz le cache du navigateur, évidemment). Et si vous connaissez déjà v86, l'émulateur x86 en WebAssembly , RetroTick est en fait assez différent parce qu'il n'émule pas un PC complet. Il traduit directement les appels Win32/DOS vers des API web natives, donc forcément, c'est bien plus léger.

Côté licence, c'est du CC0 1.0, en gros du domaine public et toute la base de code a été générée par IA (il y a même un CLAUDE.md dans le repo).

C'est donc brouillon par endroits, les rendus plantent encore et il manque des trucs et ça ne marche pas avec tous les .exe non plus. Mais au final, c'est un projet qui progresse assez vite donc ça devrait se bonifier avec le temps ! Voilà.

Et si les émulateurs rétro dans le navigateur vous branchent, allez jeter un oeil aussi à cet article.

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Wi-Fi 8 : des débits doublés et une portée triplée, trop beau pour être vrai ?

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L’article Wi-Fi 8 : des débits doublés et une portée triplée, trop beau pour être vrai ? est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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Constrict - Vos vidéos pile à la bonne taille

Vous avez une vidéo trop lourde pour Discord et sa limite pourrie à 10 Mo ? Du coup, vous passez une demi-heure à bidouiller les réglages d'encodage pour trouver le bon bitrate... sauf que ça marche jamais du premier coup.

Constrict , c'est une app GNOME (Linux uniquement, du coup...) qui règle ce problème de la façon la plus logique possible. Vous lui donnez une taille cible en Mo, et elle se débrouille toute seule pour que votre vidéo rentre pile-poil dedans.

C'est le genre de truc indispensable quand Discord vous bloque à 10 Mo en compte gratuit, que Telegram impose aussi ses propres limites, ou que vous voulez envoyer un fichier par mail sans que ça foire.

En gros, au lieu de deviner quel débit binaire il faut, vous dites juste "je veux que ça fasse 8 Mo" et hop, l'outil calcule automatiquement le bitrate, la résolution, le framerate et la qualité audio pour coller à votre objectif.

Côté codecs, c'est plutôt complet puisqu'on a du H.264 pour la compatibilité, HEVC si vous voulez du lourd sans le poids, AV1 pour les plus patients (attention, l'encodage prend nettement plus longtemps que du H.264... mais le ratio qualité/taille est dingue !) et VP9 pour les adeptes des formats ouverts. Du coup, que vous envoyiez votre clip sur un réseau social, une messagerie instantannée ou par mail, y'a toujours un codec adapté !

Et si vous avez tout un dossier de vidéos à réduire, Constrict gère également le traitement par lot. Vous sélectionnez vos fichiers, vous choisissez la taille cible et un répertoire de sortie, et ça mouline tout seul (sauf si vous lancez 50 fichiers en AV1... là, prévoyez beaucoup de café). En tout cas, c'est quand même plus agréable qu'un script FFmpeg bricolé à la main.

Après si vous essayez de faire rentrer un film 4K de 2h dans 8 Mo... ça va être super moche...

L'app fait de son mieux pour garder un max de qualité, mais y'a des limites physiques (hé oui la compression, ça ne marche pas comme de la magie). D'ailleurs, si la réduction demandée est trop violente, l'outil vous préviendra que c'est mort !

L'app est développée en Python avec GTK4 et Libadwaita, du coup l'interface est native et bien intégrée au bureau GNOME. Elle est certifiée GNOME Circle (ce qui est plutôt bon signe côté qualité) et le code est sous licence GPL-3.0, donc gratuit et open source. Pour l'installation, ça passe par Flatpak sur Flathub ... un :

flatpak install flathub io.github.wartybix.Constrict

... et c'est plié !

Si vous cherchez des alternatives dans le même genre, MystiQ fait de la conversion multiformat et Adapter est un bon couteau suisse basé sur FFmpeg. Mais aucun des deux ne propose ce ciblage par taille, et c'est ça le vrai plus de Constrict !

Merci à Lorenper pour la découverte !

Spank - Donnez des petites fessées à votre MacBook quand il n'est pas sage

Filer des petites claques à son MacBook pour qu'il couine... c'est le genre de projet qu'on s'attend à trouver sur GitHub d'un Otaku sauf que là, c'est du sérieux... Enfin presque.

Spank (Ah ah !), c'est un petit binaire en Go qui exploite l'accéléromètre de votre MacBook Apple Silicon via IOKit HID qui dès qu'il détecte un choc physique sur la machine, joue un petit son.

Dans Spank, y'a 4 modes au choix. D'abord le mode "pain" par défaut qui balance aléatoirement une dizaine de clips audio de protestation quand vous lui mettez une baffe. Là ça va vous plaire un peu plus car il y a également le mode --sexy, qui lui, monte en intensité au fil des claques sur une fenêtre glissante de 5 minutes, avec 60 niveaux d'escalade (ouch !).

Et pour les fans de Master Chief, il y a le mode --halo qui joue les sons de mort du jeu. Et si rien de tout ça ne vous parle, --custom /chemin/vers/vos/mp3 vous permettra de balancer vos propres fichiers audio.

En fait, derrière ce délire, il y a une détection plutôt costaud. Notamment des algorithmes qu'on retrouve en sismologie (comme STA/LTA, CUSUM, kurtosis) qui analysent les données brutes du capteur du MacBook pour distinguer une vraie claque d'un mouvement de sac à dos.

Vous pouvez également régler la sensibilité avec --min-amplitude... de 0.05 g (un effleurement suffit) à 0.50 g (là faut le déglinguer !!). Par défaut c'est calé à 0.30 et ça se combine avec les modes, genre sudo spank --sexy --min-amplitude 0.2 pour un laptop ultra-réactif dans les petits cris.

Pour l'installer :

go install github.com/taigrr/spank@latest

ET sinon y'a aussi des binaires précompilés sur la page des releases, donc pas besoin d'installer Go sur votre machine. Et ça nécessite sudo parce que macOS protège l'accès au capteur matériel via IOKit donc faut lancer comme ceci : sudo spank dans le terminal.

D'ailleurs si vous voulez que votre Mac réagisse H24, y'a égalemnt un template launchd fourni (fichier .plist à coller dans /Library/LaunchDaemons/) pour le configurer en daemon au démarrage, un peu comme quand on doit automatiser d'autres outils macOS . C'est parfait pour piéger un collègue (Le 1er avril arrive bientôt !!!)... Le gars qui pose son café un peu fort à côté de l'ordi, va rougir assez vite...

Seul bémol, attention, ça ne marche pas sur Mac Intel. Faudra du Apple Silicon M2 minimum, car le capteur accéléromètre n'existe tout simplement pas sur les anciens modèles. Le binaire fait ~4 Mo tout mouillé, y'a pas de dépendances et c'est sous licence MIT.

Voilà voilà. Tapez pas trop fort quand même ! Après je crois qu'Apple va bientôt sortir de nouveaux MacBooks, donc c'est peut-être l'occasion aussi d'en changer... ^^

Merci à Lorenper pour la fessée... euh pour le lien !

L'enshittification, ou comment les géants de la tech dégradent volontairement vos services

– Article invité, rédigé par Paingout –

Le Conseil norvégien des consommateurs vient de publier un rapport au titre évocateur : Breaking Free. Avec le soutien de plus de 70 organisations en Europe et aux États-Unis, il met un mot sur ce que beaucoup ressentent : les services numériques se dégradent, et c'est tout sauf un accident. Le phénomène s'appelle l'enshittification, et le rapport propose des pistes pour inverser la tendance.

Le terme enshittification a été inventé par l'auteur et militant Cory Doctorow en 2023 pour décrire un mécanisme bien rodé : une plateforme commence par offrir un service de qualité pour attirer les utilisateurs, puis dégrade progressivement l'expérience pour maximiser ses revenus. Le rapport Breaking Free, publié il y a quelques jours par le Conseil norvégien des consommateurs, reprend ce concept et l'applique à l'ensemble du secteur de la tech. Le constat est clair : il ne s'agit pas d'un effet secondaire, mais de choix délibérés.

Des exemples que tout le monde connaît

Le rapport liste des cas très concrets, et il y a de fortes chances que vous en ayez fait l'expérience. Par exemple, les fils Facebook et Instagram sont envahis de publicités frauduleuses, et Meta toucherait environ 16 milliards de dollars par an grâce à ces pubs douteuses, soit 10 % de son chiffre d'affaires. Les résultats de recherche Google passent par un filtre IA qui les rend moins précis qu'avant. Snapchat fait payer pour conserver ses souvenirs. Si vous avez une voiture connectée, il faut parfois un abonnement pour démarrer le chauffage à distance. Même les enceintes connectées qui tombent en panne vous redirigent vers un chatbot incapable de résoudre quoi que ce soit.

Le Conseil norvégien ne se contente pas de dénoncer. Il propose aussi des mesures : renforcer les droits des consommateurs à contrôler, réparer et modifier leurs produits, imposer l'interopérabilité et la portabilité des données, financer des alternatives open source, et surtout réduire la dépendance des services publics aux géants du numérique. Les lettres ont été envoyées aux gouvernements de 12 pays et à la Commission européenne. Et pour accompagner le tout, le Conseil a produit une vidéo satirique qui met en scène le quotidien d'un "enshittificateur" dans une grosse boîte tech.

Franchement, c'est un sentiment qu'on a tous eu je pense. Entre les feeds de nos réseaux sociaux qui deviennent affligeants, les résultats de recherche qui deviennent infernaux, ou des appareils qui nous demandent subitement de payer un abonnement pour conserver une fonctionnalité, c'est infernal. Moi, ce qui m'agace, c'est que tout ça nous est présenté comme de "l'amélioration de l'expérience", alors qu'on sait très bien que c'est de la monétisation à outrance. Au moins, maintenant, il y a un mot pour ça.

Source : BoingBoing , Forbrukerradet

Cortical Labs CL1 - Des neurones humains jouent à Doom

Cortical Labs avait déjà fait jouer ses neurones à Pong. Du coup, forcément, fallait que ça leur monte à la tête... car cette fois, ils ont lâché environ 200 000 cellules cérébrales humaines sur Doom, et en moins d'une semaine, elles ont appris à y jouer !

Pour ceux qui auraient loupé l'épisode précédent, le CL1 c'est un bioordinateur avec environ 800 000 neurones humains cultivés sur une puce (dont ~200 000 utilisés ici). J'en avais parlé à son lancement, quand les neurones se contentaient de faire des parties de Pong (ce qui était déjà pas mal pour des cellules dans une boîte de Petri). Mais bon, Pong c'est sympa 5 minutes... mais l'équipe de Cortical Labs a visé plus haut !

Aidé par le développeur indépendant, Sean Cole, ils ont réussi à connecter Doom au CL1 via l'API cloud de Cortical Labs afin que les neurones reçoivent une version simplifiée de l'écran sous forme de stimulations électriques et renvoient des spikes décodés en commandes (avancer, tourner, tirer).

Le Dr. Brett Kagan, le directeur scientifique de la boîte, explique que "les cellules jouent un peu comme un débutant"... et arrivent quand même à chercher les ennemis, leur tirer dessus et tourner sur elles-mêmes.

Le truc carrément chelou, c'est que personne ne comprend exactement COMMENT les neurones apprennent à jouer. On sait juste qu'ils utilisent un truc appelé "adaptive real-time goal-directed learning"... ou plutôt, on sait qu'ils apprennent, mais en fait personne ne sait POURQUOI ça marche. Les cellules s'auto-organisent et bricolent des stratégies toutes seules, quoi...

D'ailleurs, la complexité de Doom a poussé Cortical Labs à développer le Cortical Cloud, une infra dédiée pour gérer le traitement en temps réel. Bref, Doom sur des neurones biologiques, ça demande un poil plus de tuyauterie que Pong et si vous pensiez que c'était réservé aux labos, détrompez-vous.

En effet, le projet est open source, dispo sur GitHub , et les développeurs peuvent accéder au CL1 via l'API cloud. Ça rappelle un peu le projet chinois Darwin Monkey qui simule un cerveau de singe, sauf qu'ici ce sont de VRAIS neurones humains, pas une simulation.

Attention quand même, faut pas s'emballer... les neurones jouent comme des pieds. Ils galèrent, ils tournent en rond, ils ratent des ennemis à bout portant. On dirait moi sur Arc Raider... Et ça ne marche pas à tous les coups non plus, puisque les performances varient d'une session à l'autre. Mais le fait qu'ils apprennent sans qu'on leur dise comment... je trouve ça carrément dingue.

Du coup, si vous voulez voir des neurones galérer sur Doom, je vous invite à regarder cette vidéo :

Je pense que je vais acheter un CL1 pour moi et lui apprendre à écrire des articles, parce que c'est pas bien compliqué ^^ et comme ça après, je pourrais prendre ma retraite et jouer à Doom ^^.

Source

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