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oMLX – Faites tourner vos agents IA en local sur votre Mac

Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...

Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...

C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.

De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.

Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.

Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.

Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.

Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.

Source : omlx.ai

Le code de GoldenEye 007 est enfin sorti de sa cartouche

Enfin !! Le compteur du projet de décompilation de GoldenEye 007 affiche dorénavant 208 fichiers traités sur 208, et cela pour les trois versions de la cartouche, japonaise et européenne comprises. Le dernier commit du dev KholdFuzion est d'ailleurs classe, puisqu'il porte le titre "*james bond will return. *".

Oh yeah !

Techniquement, le code C reconstitué ressort du compilateur sous la forme d'une ROM identique à celle de 1997, octet pour octet. C'est précisément ce que veut dire le mot "matching" dans ces projets. Ce n'est donc pas un jeu équivalent qui se comporterait pareil que le jeu d'origine... Non, c'est exactement le même binaire !

Après comme vous vous en doutez, le dépôt, lui, n'embarque pas tous les assets nécessaires à la compilation, pour des questions de droits d'auteur comme d'hab. Le README du projet nous explique ainsi qu'il faut posséder une copie du jeu, et que les scripts iront extraire ce qui manque de votre côté.

Après c'est pas cette recompilation qui fait que GoldenEye devient soudainement "moddable". En effet, il l'est depuis longtemps, via le GoldenEye Setup Editor de SubDrag, Wreck et Zoinkity, capable d'importer vos propres modèles 3D dans le jeu.

Ce qui change par contre, c'est que jusqu'ici on éditait des structures dans un binaire, alors que maintenant on modifie le moteur en C et on recompile. C'est le même chemin qu'avait pris ce bon vieux Duke Nukem Zero Hour l'an dernier .

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Et c'est d'ailleurs ce que fait KholdFuzion à côté, avec GoldenRecomp , qui recompile la ROM en exécutable PC natif. Avec ça, le jeu peut tourner sur un ordinateur. Apparemment, c'est plutôt stable, et le son est bon.

Mais toute l'interface multijoueur reste à faire, le ciel du barrage part en vrille parce que le moteur de rendu ne digère pas les commandes de dessin maison, et certaines armes tirent trop vite maintenant que tout tourne à 60 images par seconde. Ce n'est donc pas encore vraiment jouable.

Aucune release n'a été publiée à ce jour, ni même un tag, ce qui veut dire qu'on est encore loin d'un portage installable comme celui de Zelda 64 . Faudra compiler vous-même, après avoir "build" une ROM depuis la branche du projet conçue pour ça.

Dans le même style, n'oubliez pas l'existence de GoldenEye-Recomp de SunJaycy , qui lui, est déjà jouable avec du multijoueur en ligne, mais qui n'a rien à voir avec tout ça puisqu'il recompile la version Xbox 360 qui n'est jamais sortie, et pas la N64.

Bref, si vous attendiez un exécutable à lancer ce soir, ce n'est pas ce que vous aurez mais ce qui s'annonce ensuite est très prometteur !

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Un script pour virer les produits sponsorisés d'Amazon

Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.

Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.

Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.

Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne un script qui fait exactement ça . Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.

On passe ainsi de ça :

À ça :

Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.

Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.

Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.

Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.

Freenet-git - Le dépôt Git sans serveur

Depuis ce printemps, sachez qu'un git clone ordinaire peut maintenant récupérer un dépôt qui n'existe sur aucun serveur spécifique. En fait, le code est stocké dans Freenet, le réseau pair-à-pair qu'Ian Clarke a relancé en mars. Et comme y'a plus d'hébergeur, bah y'a plus personne pour fermer un compte ou shooter le dépôt.

Car Git est décentralisé depuis toujours et fonctionne très bien comme ça, puisque chaque clone contient l'historique complet, ce qui permet à 2 clones de se synchroniser directement. Ce qui lui manquait par contre, c'était l'hébergement, et c'est là-dessus que les forges que nous connaissons, Github en tête, sont venues capitaliser. Y'a bien des initiatives comme Grasp qui essaie d'en sortir grâce au protocole Nostr mais freenet-git lui range carrément le dépôt dans un contrat que les nœuds recopient, et se publie lui-même à l'adresse freenet::99TmCayXn6Tm/freenet-git.

Cloner ou publier du code exige donc le paquet freenet-git et un nœud qui tourne sur votre machine, ce qui fait qu'on ne supprime pas vraiment le serveur, mais on le ramène juste chez soi.

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Le socle compte plus que l'application dans cette présentation. Les contrats et les delegates forment la couche où une app tourne sans backend, et quatre tournent déjà dessus : River pour le chat de groupe, Delta pour les sites, Atlas pour la recherche, et freenet-git pour le code. Mail, Raven et Harvest existent aussi, à un stade plus jeune.

L'adresse du dépôt sort des 12 premiers caractères de la clé publique de son propriétaire, et à ce stade expérimental, lui seul peut pousser dedans. Y'a pas non plus de pull requests, ni d'issues puisque c'est le modèle du noyau Linux d'avant les forges, où chacun publie son clone et le mainteneur vient y piocher ce qui l'intéresse.

Reste le plus dur maintenant, retrouver un dépôt.

Car sans annuaire, un nœud doit deviner lequel de ses voisins mettra le moins de temps à trouver ce qu'on lui demande. Le réseau traite ça comme un problème d'apprentissage et parie sur le bon voisin à partir des requêtes passées grâce à Renegade, une bibliothèque open source sortie en 2021, capable de faire ce calcul.

Installer freenet-git

Il faut une chaîne Rust, et ~/.cargo/bin doit être dans votre PATH. Les installeurs du nœud sont sur freenet.org/quickstart.

curl --proto '=https' --tlsv1.2 -sSf https://sh.rustup.rs | sh

Rust n'entre dans le PATH qu'au shell suivant, donc ouvrez un nouveau terminal avant la commande d'après. Elle dépose deux binaires, freenet-git et le remote helper que Git appellera tout seul.

cargo install freenet-git

Cloner un dépôt qui existe déjà

Aucune identité n'est nécessaire pour lire. La bibliothèque standard de Freenet fait un bon test, elle porte son historique complet et ses tags.

git clone freenet::96rknpy1GYhZ/freenet-stdlib

Publier le vôtre

C'est create qui publie réellement le contrat. Il affiche PUT confirmed by host et l'adresse du dépôt, dont le préfixe se recopie dans le remote. La phrase de passe voyage par une variable d'environnement parce que Git garde la main sur l'entrée standard durant le push.

freenet-git init-identity --name "Votre Nom" --email [email protected]
cd ~/code/mon-projet
freenet-git create --name mon-projet
# -> URL: freenet:VOTRE_PREFIXE/mon-projet
git remote add freenet freenet::VOTRE_PREFIXE/mon-projet
export FREENET_GIT_PASSPHRASE='votre-phrase-de-passe'
git push freenet main

Et voilà ! Avec ça vous pouvez faire du vrai git décentralisé même si la vraie limite est ailleurs...

En effet, les nœuds gardent en cache ce qu'on leur réclame et évacuent le reste, donc un dépôt que personne ne clone finit au bout d'un moment par ne plus être clonable. Et ça c'est dommage... C'est pourquoi une commande (rescue), le remet en circulation depuis une machine qui a encore les données. Le projet ne présente toutefois pas ça comme un bug, mais comme son modèle de durabilité actuel.

Mais autant le savoir avant d'y déposer votre code.

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Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA

Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.

Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.

Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.

Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.

Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.

Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.

Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.

Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.

Il faut un compte Cloudflare, évidemment...

Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.

Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).

Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.

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Diagram-design - Des schémas à vos couleurs

Diagram-design , c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.

27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bref, de quoi illustrer une doc ou un article de blog sans dessiner les boîboîtes vous-même, une par une comme dans un Excalidraw .

Le type Loop, avec son moyeu de mémoire partagée. Les pointillés sont les écritures en retour.

Il sait aussi partir de ce que vous avez déjà. Vous lui pointez un fichier draw.io ou un bloc Mermaid planqué dans un README, et il le reprend. Attention, ce n'est pas une conversion hein, mais un re-dessin (ça se dit ?? j'sais pas mais je m'en fous) complet. Il va même récupérer le diagramme embarqué dans un .drawio.png, vous savez, celui qui ressemble à du charabia quand vous ouvrez le fichier dans un éditeur.

Ce qu'il jette au passage ce sont les coordonnées de la source, sa palette, ses polices, les connecteurs en diagonale de draw.io et la mise en page automatique de Mermaid. Ce qu'il garde par contre, ce sont les composants, les relations, les regroupements et le sens de lecture.

À la fin de l'import, il rend même un genre de relevé de fidélité en vous indiquant les noeuds en entrée, les noeuds qu'il a dessinés et les noeuds orphelins qu'il a supprimé.

Un fichier draw.io de 12 nœuds redessiné en niveau de détail équilibré, pour un billet de blog.

La sortie se règle ensuite sur 4 critères. Le format d'abord, HTML, SVG ou PNG. Puis la taille, qui ne touche pas que le cadre. Une planche 16:9 destinée au vidéoprojecteur reçoit des libellés en 16px, une image de doc en reçoit des 12px.

Le troisième critère élague votre dessin, avec 24 nœuds au maximum en mode fidèle, 12 en équilibré, 7 en simplifié, et la coupe suit toujours le même ordre : les décorations, puis les doublons, puis les grappes de feuilles, puis l'infrastructure.

Le quatrième change le vocabulaire, mais pas le nombre de boîtes pour s'adapter au public à qui est destiné le diagramme. Pratique pour passer d'un diagramme hyper technique à quelque chose qui pourra être compris de la direction ou des commerciaux.

Reste l'allure du diagramme... Vous lui donnez par exemple l'URL de votre site, il lit la page d'accueil, en tire la couleur de fond, celle du texte, celle des boutons et la pile de polices, puis range tout ça dans des rôles, et voilà vous avez le design de vos rêves.

Mais surtout, avant d'écrire quoi que ce soit, il contrôle le contraste en AA. Si une de vos couleurs ne tient pas la route à la taille où vivent les libellés, entre 9 et 12px, il propose une valeur corrigée et explique pourquoi. Vous validez le diff, et le guide de style du skill est mis à jour pour tous les schémas suivants.

Et au premier schéma dans un nouveau projet, il refusera même de partir sur le thème par défaut sans vous demander. Il vous proposera naturellement d'aller consulter votre site, de coller vos couleurs à la main, ou encore d'assumer le défaut en connaissance de cause.

Côté installation, ça passe par les plugins pour Claude Code et Codex, par npx pour Codex, par une ligne pour Pi. C'est sous licence MIT et c'est gratuit. Tout est ensuite produit en local, et l'import Mermaid se contente de lire le texte, sans rendu ni appel réseau. Il n'y a que l'export PNG qui réclame un extra, à savoir Playwright, à installer à côté.

Maintenant, c'est pas le même usage qu'un bloc Mermaid qui lui est destiné à évoluer en permanence. Là c'est vraiment pour faire des rendus sous la forme d'une image finie et jolie. Donc à vous de voir !

À découvrir ici !

Coder avec l'IA sans pomper le projet d'un autre ?

Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.

C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...

En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".

Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).

Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.

Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.

Dark Hours, le vrai

En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.

C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...

C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.

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Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.

Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.

Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.

Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...

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Un développeur fait tourner les cinématiques de Command & Conquer sur un Atari ST de 1985

Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.

Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.

Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.

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Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.

L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.

La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.

Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.

Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.

Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.

Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).

Source : Hackaday

Déjà - Il devine ce que vous allez taper dans le terminal

L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.

Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.

Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion dont dépend aussi zsh-copilot , donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.

Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.

Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.

Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.

Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.

Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.

deja est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.

Il fait tourner DOOM avec des expressions régulières, et il faut trois minutes par image

Un développeur du nom d' Artem Lytkin a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.

Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pour les remplacer par autre chose. Les développeurs s'en servent tous les jours pour nettoyer des fichiers ou valider des adresses mail, jamais pour lancer un jeu vidéo.

Ici, tout l'ordinateur vit dans une seule chaîne de caractères d'environ 96 Mo, dans laquelle les registres du processeur, la mémoire, l'image affichée à l'écran, le moteur du jeu et ses données sont posés sous forme de texte. Un jeu de 544 règles de remplacement, toujours appliquées dans le même ordre, simule un petit processeur 32 bits maison baptisé RVM-1.

Il n'y a aucun interpréteur ni aucun calcul en dehors de ces règles. Quand le jeu additionne deux nombres, c'est une substitution qui réécrit des caractères au bon endroit dans la chaîne, et rien d'autre.

Le prix à payer est quand même salé, puisqu'il faut près de 14 millions de substitutions pour produire une seule image du premier niveau, à un rythme d'environ 80 000 remplacements par seconde. Trois minutes par image. Une petite séquence de 100 images représente du coup plus d'un milliard d'opérations.

Le résultat n'est pourtant pas une vague approximation, car les images produites sont identiques à l'octet près à celles du vrai DOOM compilé normalement, vérification par empreinte cryptographique à l'appui.

Tom's Hardware, le média spécialisé qui a relayé la trouvaille, résume bien l'expérience : y jouer tient plus "des échecs par correspondance avec un fusil à pompe" que du jeu de tir nerveux. Une démo pour Windows est malgré tout téléchargeable pour les plus patients.

DOOM a déjà tourné sur des tests de grossesse et des tracteurs, mais on est ici un cran au-dessus, avec la preuve qu'un outil de bureautique détourné suffit à construire un ordinateur qui marche. Hackaday, le site des bidouilleurs, reconnaît d'ailleurs que la valeur pratique du truc est à peu près nulle.

Totalement inutile, et c'est exactement pour ça qu'on adore : ce genre de bidouille obsessionnelle et gratuite vaut tous les produits à abonnement du moment.

Source : Tom's Hardware

Claude casse un algo post-quantique en 60 heures

Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée.

La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST, l'organisme américain qui normalise ces standards, organise depuis des années un concours public, et HAWK y concourt au troisième tour pour les signatures numériques, ce mécanisme qui prouve qu'un message vient bien de vous.

Sauf que voilà, ce que l'IA a réellement cassé, c'est HAWK-256, un paramètre de défi mis à disposition des chercheurs pour être attaqué, pas les versions HAWK-512 et HAWK-1024 pensées pour un usage réel. L'attaque fait passer le coût d'une récupération de clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, de quoi diviser par deux la taille de clé effective sur un schéma qui n'est déployé nulle part.

Deuxième résultat mis en avant : une attaque 200 à 800 fois plus rapide que la meilleure méthode connue contre AES-128 réduit à 7 tours. AES, c'est le chiffrement le plus utilisé au monde, celui qui protège votre navigateur, vos sauvegardes ou votre disque dur.

Un tour, c'est une passe de brouillage des données, et AES-128 en enchaîne dix. Les cryptographes attaquent depuis toujours des versions volontairement raccourcies pour jauger la marge de sécurité du vrai chiffre, du coup 7 tours, c'est un exercice académique, rien de plus.

Même sur cette version affaiblie, l'attaque suppose de faire chiffrer environ 2 puissance 105 messages choisis par l'attaquant, une quantité de données que personne ne réunira jamais. Anthropic l'écrit noir sur blanc : aucun système en production n'est touché.

Le sujet est ailleurs. La technique contre AES, que le modèle a baptisée le pont de Möbius, est sortie de trois jours de travail quasi autonome pour environ 100 000 dollars de calcul, avant plusieurs centaines d'heures de vérification par des chercheurs humains, seuls capables de confirmer que l'attaque tient debout.

Anthropic a d'ailleurs prévenu les auteurs de HAWK dès juin et coordonné sa publication avec le NIST. Chez Keyfactor, une société spécialisée dans la gestion du chiffrement, on y voit la preuve que le processus d'évaluation fait son travail : mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu'une fois le standard déployé partout.

Une IA qui trouve toute seule des failles dans du chiffrement, c'est franchement impressionnant. Les titres qui enterrent déjà le chiffrement mondial, beaucoup moins.

Source : Anthropic

Moonshot met en ligne Kimi K3, le plus gros modèle d'IA jamais proposé en téléchargement libre

La startup chinoise Moonshot AI, que vous connaissez peut-être pour son assistant Kimi et qui compte Alibaba parmi ses soutiens, a publié hier sur Hugging Face les poids complets de Kimi K3, un modèle de 2 800 milliards de paramètres qui devient du même coup le plus gros jamais mis en libre téléchargement. Personne n'était jamais allé aussi loin.

Ces fameux poids, ce sont les milliards de réglages internes que le modèle a accumulés pendant son entraînement, et c'est précisément ce qu'il faut posséder pour faire tourner l'IA sur ses propres machines plutôt que de passer par les serveurs de l'éditeur.

Le fonctionnement est d'ailleurs intéressant. Le modèle est découpé en 896 blocs spécialisés dont seuls 16 s'activent à chaque requête, ce qui ramène le calcul réel autour de 50 milliards de paramètres et rend l'engin à peu près exploitable.

La fenêtre de contexte grimpe en plus à un million de tokens, ces fragments de texte qui servent d'unité de mesure aux IA, de quoi envoyer une dizaine de romans dans une seule et même conversation.

Sur les classements du moment, K3 vient se glisser juste derrière les meilleurs modèles fermés d'OpenAI et d'Anthropic, quand il ne passe pas carrément devant sur les tests de programmation, ce qui est quand même un drôle de résultat pour un modèle que n'importe qui peut récupérer gratuitement.

Sauf que voilà, récupérer est un grand mot : le téléchargement pèse 1,4 To, et il faut ensuite une machine capable de charger tout ça en mémoire, ce qui suppose environ huit serveurs remplis de cartes graphiques professionnelles et une facture à plusieurs millions de dollars. Personne ne fera donc tourner K3 dans son salon.

Et puis il y a la licence, un texte maison que Moonshot se garde bien d'appeler open source, et qui vise directement les gros hébergeurs : toute société qui revend l'accès au modèle et encaisse plus de 20 millions de dollars sur douze mois devra signer un accord commercial séparé avant de continuer.

Les très gros services, au-delà de 100 millions d'utilisateurs mensuels, doivent en plus afficher "Kimi K3" bien en vue dans leur interface. Du coup, les Amazon et autres Microsoft qui voudraient proposer le modèle à leurs clients passeront eux par la case négociation.

Pour tous les autres, l'API officielle est ouverte depuis mi-juillet, à 3 dollars le million de tokens en entrée.

Moonshot qui offre gratuitement son meilleur modèle au monde entier tout en gardant la main sur ceux qui pourraient en vivre, c'est de la générosité très bien calculée.

Source : Simon Willison

Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.

Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )

Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.

Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur Model Context Protocol qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).

Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.

Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.

Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.

Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.

Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.

Merci Letsar pour le lien !

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GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.

Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.

Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.

Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :

  • same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
  • whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
  • reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
  • Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
  • Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
  • git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
  • et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.

Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.

Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.

Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.

L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.

Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.

Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .

À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.

Merci à Laurent pour le lien !

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Numéro DUNS gratuit - Comment l'obtenir sans payer

Je viens de perdre de précieuses minutes sur un truc qui aurait dû me prendre trente secondes : Récupérer le numéro DUNS de mon entreprise.

Si vous ne savez pas ce que c'est, bienvenue au club ! En gros, c'est un identifiant que Dun & Bradstreet, une société américaine, a déjà collé à mon entreprise sans jamais me demander mon avis. C'est l'équivalent B2B de ce qu'Experian ou Equifax font sur les particuliers et leur job, depuis 1841 (oui, ils sont plus vieux que l'ampoule électrique), c'est de ficher les boîtes du monde entier et de revendre l'info.

C'est un peu le societe.com des américains quoi. Ils font le même taf que les mormons mais en maintenant une base de plus de 600 millions d'entreprises avec pour chacune, qui la dirige, son chiffre d'affaires, sa taille, si elle paie ses fournisseurs à temps, si elle a frôlé la faillite...etc. Bref, grâce à eux, sans le savoir, on a une note de solvabilité et une espèce de carte d'identité de notre entreprise.

Comme ça, avant qu'une banque ne vous prête de l'argent, ou qu'un gros client ne signe avec nous, ça permet de savoir si votre entreprise est solvable et réelle.

Sauf qu'à aucun moment, on ne nous demande notre avis. En France par exemple, leur partenaire exclusif c'est Altares qui crée automatiquement nos fiches à partir des registres publics (INSEE, RCS) dès que votre entreprise a un SIRET. On est donc enregistré par défaut et ensuite pour consulter SA PROPRE fiche ou la corriger, bah faut passer à la caisse.

Voilà, c'est juste un data broker de plus qui agrège des données en bonne partie publiques, pour y ajouter du comportement de paiement, et facturer l'accès aux pigeons qui passent.

Mais alors leur VRAI coup de génie, c'est ce code DUNS lui-même !!

Ce n'est qu'une numérotation privée, mais Apple, Google, l'administration américaine (les marchés publics US ont longtemps tourné au DUNS) l'ont adoptée comme standard. Cela veut dire que cet identifiant fait maison attribué par une société américaine est devenu un passage quasi obligé pour publier une app sur l'AppStore ou décrocher un contrat. Bref, c'est plus un numéro, c'est un péage mondial.

Et moi, tout ce que je voulais faire, c'était publier des applications sur l'App Store et sur Google Play. Sauf que voilà, pour le faire en tant qu'entreprise, eh bien, il faut ce numéro DUNS.

Le truc rigolo, c'est que ce numéro est censé être communicable gratuitement, mais j'ai eu beau chercher, que ce soit sur les sites officiels ou sur les sites alternatifs (qui sont parfois de grosses arnaques), tous exigent une "petite" contribution pour connaître le numéro.

Sympa la pression quand justement vous ne savez pas où les trouver.

Cette exigence n'est pas nouvelle et date de la vague de vérification d'identité que Google impose à tous les développeurs Android , et c'est là que la chasse au trésor commence, sauf que le trésor est derrière un racket bien organisé.

Vous tapez le nom de votre entreprise sur verif.com, un service d'Altares-D&B. La fiche s'affiche, pas mal d'infos s'affichent SAUF la seule ligne que vous cherchez. À la place du DUNS, une zone de flou et un bouton pour acheter le rapport à 39 euros hors taxe.

Et d'autres sites vous vendent également une "recherche instantanée" à 3,90 euros... C'est un peu le même délire qu'avec notre KBIS nationale, car comme écrit dans la FAQ de Verif.com, ce numéro est gratuit !

Sauf que c'est tellement galère ou looong de l'obtenir que tout le monde finit par payer. Il y a bien, soi-disant, la possibilité de faire une demande directe chez Dun & Bradstreet ou chez verif.com / altares, mais j'ai retourné leur page contact, il y a tout sauf ça... Pire, le petit formulaire "Obtenir un DUNS", renvoie vers Verif.com qui veut nous facturer les 39 € HT dont je vous parlais ci-dessus.

Enfin ça, c'est ce que je croyais. Parce qu'il existe bien un service officiel, gratuit et instantané pour lire votre numéro, sauf que Dun & Bradstreet le planque bien : ça s'appelle UPIK (pour Unique Partner Identification Key). Vous allez sur le portail UPIK , vous tapez le nom de votre boîte, vous choisissez "France" dans la liste des pays, et là, magie, les neuf chiffres s'affichent en clair, sans compte à créer, sans un centime à sortir. J'ai testé, le numéro arrive en 3 secondes... celui-là même que verif.com me masquait derrière ses 46,80 €. Même base de données, même numéro, prix qui n'a plus rien à voir.

Le seul hic, c'est qu'UPIK sait juste lire, pas créer. Si votre entreprise est déjà fichée chez D&B (et une boîte française immatriculée l'est quasi toujours), vous avez vos chiffres direct. Mais si elle n'y figure pas encore, UPIK vous renvoie gentiment vers le partenaire du coin... Altares. Et rebelote, le péage. C'est là que la deuxième combine entre en jeu, celle qui fabrique le numéro gratos quand tout le monde veut vous le vendre, et elle vient d'où on ne l'attend pas du tout : Apple.

Étape 1 : ouvrez l'outil de recherche DUNS d'Apple

Direction developer.apple.com/enroll/duns-lookup . Oui, faut aller chez Apple, même si votre appli part sur le Play Store de Google parce que ces derniers proposent un service qui interroge la même base Dun & Bradstreet que tout le monde, et recrache le même numéro.

Il vous faut juste un identifiant Apple, gratuit, que vous avez sûrement déjà dans un tiroir et renseigner quelques infos.

Étape 2 : renseignez votre société

Apple vous réclame alors quelques infos telles que le nom légal exact de l'entreprise, l'adresse du siège, l'adresse postale et vos coordonnées professionnelles. Recopiez le nom légal au caractère près, tel qu'il figure sur votre extrait d'immatriculation KBIS et validez !

Étape 3 : récupérez vos neuf chiffres

Si votre boîte est déjà dans la base D&B, et une société française immatriculée y est quasi toujours, Apple renverra alors sur votre boite mail le précieux numéro DUNS gratuitement. Et si votre société n'apparaît pas, vous soumettez vos infos pour une création gratuite, et ça devrait prendre quelques jours max (ouais les mecs prennent leur temps). Après dans les deux cas, la facture sera identique à savoir que ça vous coutera zéro euro !!! Ouf !

Étape 4 : reportez le numéro dans Google Play

Une fois les neuf chiffres en poche, retour dans Play Console ou sur Apple Connect et voilà, vous allez pouvoir enregistrer votre entreprise chez eux. Attention à l'adresse car elle doit correspondre exactement à celle qu'a enregistrée D&B, pas à celle que vous croyez avoir.

Et voilà...

J'espère que vous aurez la chance de tomber sur mon article et que ça vous aura éviter bien des galères ! Le DUNS est gratuit mais ne pas connaître cette astuce peut vous coûter cher !

Interroger ses fichiers Mac en local, sans cloud, avec bHive

bHive, c'est une app Mac qui lit l'intérieur de vos fichiers au lieu de se contenter de leur nom, et qui sait maintenant répondre à des questions dessus. Vous lui demandez "qu'est-ce que dit mon bail sur la résiliation anticipée ?", elle va fouiller vos PDF et vous sortir la réponse en clair, tout ça en local sur votre machine, sans rien envoyer nulle part.

Vous pointez bHive vers des dossiers que vous avez déjà, et elle lit ce qu'il y a dedans. Vos documents, les PDF, les images dont elle fait l'OCR, et depuis la 2.0 l'audio et la vidéo, transcrits directement sur le Mac. Ensuite vous cherchez en décrivant ce que vous voulez, plutôt qu'en essayant de vous souvenir du nom que vous aviez collé au fichier. Rien ne bouge, rien n'est copié dans une bibliothèque, vos fichiers restent exactement où ils sont, ils sont tout simplement indexés dans un RAG.

La vraie nouveauté de cette version, c'est "Ask bHive". Vous posez une question, l'app trouve les fichiers concernés, les lit, et vous répond en langage clair. Elle vous montre alors quels fichiers elle a utilisés, donc vous pouvez les ouvrir et vérifier vous-même et surtout, quand elle ne sait pas, elle le dit, au lieu d'inventer un truc qui sonne juste. Ça paraît con dit comme ça, mais c'est avec ça que la plupart des assistants IA vous plantent.

Bon, moi, je n'en ai pas vraiment besoin de cet outil parce que j'ai mis en place mes propres RAG, mais je me dis que si j'avais trouvé ça avant, je ne me serais pas fait chier.

Côté moteur, tout tourne en local, et le modèle intégré à macOS marche tout de suite, donc vous n'avez rien à télécharger. Si vous voulez de la recherche plus fine, il y a bien sûr un modèle plus costaud à récupérer, de 515 Mo.

Il y a aussi une vue "santé de la bibliothèque", histoire que vous sachiez ce qui n'est pas cherchable et pourquoi. Fichiers déplacés, disque externe débranché, format illisible, OCR raté, éléments encore dans la file d'attente. En gros, un tableau de bord de confiance au lieu de vous laisser deviner si la recherche couvre vraiment tout. Vous pouvez aussi sauvegarder vos collections, tags et notes dans un fichier pour les restaurer plus tard.

Je vous avais déjà parlé de Cardinal , qui rend la recherche de fichiers instantanée sur Mac sauf que Cardinal cherche par nom, là où bHive lit ce qu'il y a à l'intérieur et sait vous répondre avec beaucoup plus de richesse. On est une gamme au-dessus selon moi.

Après, bHive 2.0 réclame macOS 26 et une puce Apple Silicon donc si vous êtes resté sur macOS 15 comme un homme de cro-magnon, vous devrez rester sur la vieille version 1.3.1 qui continue de tourner, mais sans toutes ces nouveautés... sniiif.

Voilà, c'est gratuit, et ça respecte vos données puisque tout reste en local.

À tester !

Universe Atlas - L'univers à l'échelle réelle dans votre navigateur

Si vous prévoyez de vous rendre en Islande le 12 août prochain pour admirer l'éclipse totale, vous pouvez déjà vous projeter dans l'expérience grâce à Universe Atlas, un nouvel atlas mis en ligne par Chris Zaharia, qui permet de localiser chaque éclipse de 2026.

D'un simple clic, vous êtes transporté à Reykjavik à 17h45 UTC pour voir virtuellement le soleil, en forme de croissant, se lever à l'horizon sous un ciel aux teintes étranges, évoquant cette atmosphère de fin du monde très caractéristique des éclipses ! (Moi je suis team fin du monde 1999 à l'aéroport de Beauvais, tu connais !! loool)

Reykjavík, le 12 août 2026 vers 18h.

Cette application tourne dans le navigateur et pèse environ 85 ko compressés, ne possède ni moteur de jeu ni dépendance externe, mais repose exclusivement sur du WebGPU brut.

Vous y trouverez 8,4 millions d'étoiles réelles issues des catalogues Gaia DR3 et ATHYG, chacune avec sa distance mesurée et sa vitesse réelle. Si vous remontez le temps de 100 000 ans, vous verrez ainsi la Grande Ourse se désagréger sous vos yeux !

La carte intègre également jusqu'à 2,6 millions de galaxies issues du relevé SDSS, ainsi que les planètes sur leurs orbites képlériennes, l'ISS et 170 satellites positionnés selon leurs éléments orbitaux du jour. L'ensemble est présenté dans un zoom continu couvrant 43 ordres de grandeur, allant du cosmos au quark dans l'infiniment petit, sans aucune coupure de scène.

Impressionnant non ? Alors si je vous dis maintenant que tout a été codé avec Claude code et le modèle Fable 5 ??

Bah non, ne faites pas cette tête, c'est pas grave parce que c'est vraiment top ! Jusqu'à présent, seuls ceux qui savaient coder pouvaient matérialiser leurs idées... Mais avec l'arrivée de l'IA, n'importe qui avec une jolie idée et un peu de débrouillardise peut lui donner vie sans trop de souffrance avec la technique ! Et c'est ça que je trouve magique dans le vibe coding.

Après c'est sûr, faut vérifier et pas faire confiance aveuglément. C'est pourquoi les positions des planètes passent en intégration continue avec des tests qui comparent les datas de l'app avec celles de JPL Horizons, l'éphéméride de la NASA, et comme ça, dès qu'un corps céleste dérive de plus de 0,2 degré, hé bien le build pète. Les générateurs refusent ainsi d'écrire quoi que ce soit qui ne passe pas leurs contrôles physiques.

Ça permet d'avoir un truc sérieux qui marche bien grâce au vibe coding sans pour autant sacrifier la qualité.

Sagittarius A, la lumière courbée autour de son ombre. Le bandeau affiche ses sources : GRAVITY 2022, orbites des étoiles S d'après Gillessen et al. 2017.*

Tout est extrêmement précis et l'échelle réelle est conservée, puisque c'est vraiment le cœur du produit. Le développeur met donc un point d'honneur à ne jamais truquer une taille, une distance ou une vitesse pour faire joli.

Et vous pouvez vérifier qu'il s'y tient ! Appuyez sur X et tout se recolore selon la provenance avec couleurs naturelles pour ce qui est mesuré, ambre pour ce qui a la bonne taille mais un rendu stylisé, cyan pour ce qui est purement illustratif.

Par contre, je trouve dommage qu'on ne puisse pas régler la date et l'heure précisément, ou alors je n'ai pas trouvé comment. Et c'est assez difficile de se caler sur une date et une heure précises, sachant qu'on peut aller de 10 ans en 10 ans, et qu'ensuite le saut n'est pas de 100 ans en 100 ans, mais de 1000 ans en 1000 ans, donc c'est un peu dur de doser. J'y ai passé un petit peu de temps.

Pour que ça fonctionne, il vous faudra WebGPU c'est-à-dire Chrome / Edge ou Safari depuis la version 26. Après Firefox, c'est plus tordu car c'est activé sur Windows depuis la 141, sur les Mac Apple Silicon depuis la 145 mais y'a toujours rien côté Firefox pour les Mac Intel ni pour Linux. Sous Linux, prenez donc plutôt Chrome 144 ou plus récent.

Dans le même genre, je vous avais montré AstroClick pour le système solaire en voxels, et le vénérable Space Engine . Bref, c'est par ici , c'est gratuit, et le code est sur GitHub sous licence MIT.

Ah et pensez à appuyer sur T pour la visite guidée !

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Reviewer des patches git par mail sans quitter Thunderbird

Marc Coquand avait très envie d'embarquer son équipe dans un nouveau genre de workflow Git à base d'emails et c'est pour ça qu'il a créé thunderbird-patch-review .

Il s'agit d'une extension pour Thunderbird qui, lorsque vous ouvrez un mail qui contient une série de patchs, vous propose un bouton "Review" vous permettant d'accéder à une interface de relecture Git qui va vous être très familière, vous allez voir.

Ensuite, si la série des patchs vous convient, vous pouvez tous les approuver directement sur votre dépôt local avec la commande git-am sans jamais avoir à quitter votre client mail.

Pour lancer Git, l'extension utilise une API expérimentale maison qui embarque tout le nécessaire dans son paquet sans host de messagerie native à installer séparément. Ça fait un truc en moins à configurer et l'addon vérifie que tout est OK dans un worktree jetable, avant de valider la review.

Comme ça, s'il y a un conflit, le bouton Apply se grise et les erreurs remontent dans l'interface pour que vous puissiez toutes les revoir une par une et faire un retour propre à l'auteur.

Cet add-on a été vibe-codé avec GLM 5.2 et construit pour répondre aux besoins de son équipe. Il hésitait sincèrement à le partager parce que le monde n'est pas encore prêt pour le Vibe Coding, mais il explique sur son site qu'il y avait un sérieux manque d'outils dans l'écosystème pour pouvoir travailler sur des revues de patch directement dans son client mail.

Donc tant pis, yolo, il l'a publié quand même et je pense que ça devrait vous intéresser. Comme quoi faire bosser un agent pour soi n'oblige pas à le planquer.

Maintenant, les patches qui arrivent en pièce jointe ne sont pas encore gérés, les mails en HTML seul non plus, et la collecte d'une série ne cherche que dans le dossier du message ouvert. De plus, l'add-on n'est pas encore publié sur le store Thunderbird, donc vous devrez le packager vous-même en .xpi depuis la racine du projet :

git clone git://mccd.space/thunderbird-patch-review
cd extension && zip -qrX ../patch-review.xpi .

Ensuite, vous chargez le fichier obtenu via le menu engrenage du gestionnaire de modules complémentaires (Installer un module depuis un fichier) et c'est réglé ! Rien de méchant si vous avez déjà bidouillé des extensions Thunderbird, genre Send Later pour planifier vos envois dont je vous parlais il y a un petit moment maintenant.

Voilà, si vous faites déjà du git par email, ça vaut le détour. Le code est en EUPL 1.2, et tout se passe ensuite sur la mailing list de Marc.

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WP2Shell - La faille qui permet de pirater WordPress sans aucun plugin

Vous avez un site sous WordPress ? Alors lâchez tout ce que vous faites deux minutes, parce que là c'est du sérieux !!

Cette nouvelle attaque baptisée WP2Shell permet de compromettre une installation Wordpress sans passer par le moindre plugin. Heureusement, un patch est sorti en urgence le 17 juillet !

En temps normal, quand une alerte sécu tombe sur WordPress, le fautif c'est un plugin tiers vérolé , un truc installé un soir de flemme et oublié depuis des lustres. Mais cette fois, rien de tout ça puisque le trou de sécu se trouve dans le cœur de WordPress lui-même.

Dans le détail, WP2Shell enchaîne deux failles. La première, CVE-2026-63030 , est une confusion de route dans l'API REST batch, sur l'endpoint /wp-json/batch/v1. La seconde, CVE-2026-60137 , est une injection SQL bien planquée dans le paramètre author__not_in de WP_Query. Chacune dans son coin, c'est déjà vilain, mais mises bout à bout, elles offrent une exécution de code à distance.

Pas de compte, pas de mot de passe, et encore moins de plugin exotique mais simplement quelques requêtes HTTP et hop, c'est plié !

Côté versions, la chaîne complète touche WordPress 6.9.0 à 6.9.4 et 7.0.0 à 7.0.1. Si votre site est dans cette fourchette, vous êtes donc exposé. Les correctifs sont arrivés avec les versions 6.9.5 et 7.0.2. Et si vous vous traînez encore une vieille 6.8.x, sachez que seule l'injection SQL vous concerne potentiellement mais qu'elle a été patchée depuis la version 6.8.6.

Derrière cette trouvaille, on trouve Adam Kues, chercheur chez Assetnote (une branche de Searchlight Cyber), qui a assemblé et documenté toute la chaîne avant de la remonter proprement via le programme HackerOne de WordPress. Les détails techniques les plus croustillants restent sous le coude le temps que la planète patche mais l'équipe a mis en ligne un outil, wp2shell.com , pour vérifier si votre site est vulnérable. Allez-y, ça coûte rien !

Autre signal qui ne trompe pas, WordPress.org a déclenché les mises à jour automatiques forcées sur les sites concernés. Une mesure réservée aux failles vraiment graves, comme à l'époque où la faille critique de Really Simple Security avait exposé des millions de sites. Il y a donc de bonnes chances que votre installation toute pourrie dont vous ne vous occupez pas parce que vous êtes un mauvais webmaster ^^ ait déjà été rustinée toute seule. Vraiment, vous ne méritez pas les équipes sécu de Wordpress ^^

Mais ne pariez pas votre site là-dessus non plus... Car si vous avez désactivé les mises à jour auto (et beaucoup d'hébergeurs et d'admins le font), personne n'aura rien poussé chez vous. Sans oublier qu'un bout de PoC circule déjà sur GitHub (les chercheurs gardent pour eux le dernier maillon vers la RCE, mais ça n'arrêtera pas longtemps les motivés), et les scans automatisés ont commencé.

En attendant de patcher, bloquez surtout donc l'accès anonyme à l'endpoint batch de l'API REST via votre WAF ou votre plugin de sécu. Attention, pas seulement la forme /wp-json/batch/v1 : sa variante ?rest_route=/batch/v1 doit sauter aussi, sinon autant laisser la clé sur la porte. Cloudflare propose d'ailleurs des règles toutes prêtes. Et pour durcir le reste de votre config, ma vieille série sur le sujet reste d'actualité.

En tout cas, quand on sait qu'il y a +500 millions de sites actuellement propulsés par Wordpress, même s'ils ne sont pas tous concernés par cette faille, ça reste une surface d'attaque gigantesque !!

Bref, filez vérifier votre version. Sous 6.9.5 ou 7.0.2, vous mettez à jour et vous bloquez le batch en attendant. Deux minutes chrono, et votre site dort tranquille !

Source : Security Affairs

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