Le 14 mai 2026, Shigeru Miyamoto a annoncé que le film live-action « The Legend of Zelda » sortirait finalement une semaine plus tôt que prévu, avec une nouvelle date fixée à fin avril 2027.
La bidouilleuse Maddie Dreese a réussi un sacré exploit les amis ! Elle a fait tourner un vrai modèle IA sur une Game Boy Color tout ce qu'il y a de plus basique.. Pas besoin de PC ni d'appels à un service tiers en ligne, mais simplement avec un peu de code qu'elle a mis sur une cartouche.
Le modèle qu'elle utilise s'appelle TinyStories-260K, et c'est un mini-LLM signé Andrej Karpathy (l'ex-Tesla et OpenAI), conçu à l'origine pour générer des petites histoires pour gamins.
Maddie n'a pas créé un modèle from scratch, mais elle a écrit le moteur (le transformer) qui fait tourner un modèle existant (TinyStories) sur la Game Boy. Le projet
est sur GitHub
et si vous voulez vous lancer, il vous faudra une Game Boy Color, un
EZ Flash Junior
(lien affilié) et une microSD pour flasher la ROM.
Côté bidouille, c'est assez velu. Je vous rappelle que le processeur de la Game Boy date de 1998 et ne sait pas faire de calculs avec des virgules. C'est pourquoi Maddie a dû reconvertir tout le modèle en nombres entiers pour qu'il puisse tourner. Et comme la mémoire de la console est ridicule, le contexte de la conversation est stocké directement dans la cartouche durant la génération.
Pour vous donner une idée des proportions, TinyStories-260K, c'est 260 000 paramètres. ChatGPT, lui, en a plusieurs centaines de milliards. Et comme le contexte est plafonné à 16 mots maximum, vous pouvez oublier les longues conversations. Bref, on est à des années-lumière de
ce que votre PC pourrait faire tourner
.
Et puis c'est lent. Genre vraiment trèèèès lent. Sans parler ce qui est produit comme texte en sortie, qui est souvent du charabia parce qu'à force de compresser la précision du modèle pour le faire rentrer dans la cartouche, il finit par perdre les pédales. Mais ça marche, et c'est tout ce qui compte !
Faut dire que pour une console qui faisait tourner Pokémon Or en 1999, c'est miraculeux ! Maddie de son côté, explique avoir pas mal utilisé Codex pour pondre le code, et le résultat est plutôt chouette.
Voilà, la Game Boy n'a jamais eu vocation à devenir un PC, à part peut-être avec le
WorkBoy
, le PDA fantôme dont je vous parlais y'a pas longtemps mais là, avec ce projet, elle s'en rapproche encore un peu plus...
Plus de 4 000 commits, 5 ans de décompilation acharnée, et selon l'équipe
ZeldaRETle plus gros projet de reverse-engineering jamais bouclé sur un jeu Nintendo. Voilà tout ce qu'il a fallu à la team
Twilit Realm
pour livrer Dusk, leur portage natif de Zelda Twilight Princess sur Windows, macOS, Linux, iOS et même Android.
La sortie officielle a eu lieu samedi dernier, et le projet fait son petit effet dans la communauté retrogaming.
Link traverse les plateformes dans Dusk (capture du
site officiel
)
Pour faire fonctionner le jeu, vous devez récupérer le binaire Dusk sur
GitHub
, puis lui fournir votre propre dump du jeu GameCube car la team ne distribue aucun asset de Nintendo pour limiter le risque juridique... Après je vous fais confiance pour en trouver tombé du camion... ^^.
Et hop, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, vous vous retrouvez à jouer à Twilight Princess sur votre Steam Deck, votre iPhone, votre laptop M3, votre tour Linux ARM64, peu importe... Tout ça sans émulateur Dolphin puisque le code GameCube a été reverse-engineered au niveau machine puis recompilé pour le matériel moderne, ce qui donne un vrai portage natif avec les avantages habituels : framerate déverrouillé, résolutions HD, modding facilité, performances qui dépotent (sous réserve d'un GPU compatible D3D12, Vulkan ou Metal, les vieux iGPU Intel et certains Adreno galèrent encore).
Le moteur du jeu original tournait à 30 refresh par seconde (en anglais on dit "ticks", c'est le nombre de fois où le moteur rafraîchit / recalcule la 3D du jeu) , c'est-à-dire que la simulation du monde se mettait à jour 30 fois par seconde, point final. La team a gardé ce taux à l'identique pour préserver le comportement de simulation proche de l'original, ce qui rassure surtout les speedrunners.
Sauf que maintenant, le rendu visuel, lui, peut tourner à 144 Hz ou plus. Donc entre deux refresh, Dusk calcule où devraient se trouver les objets et interpole leur position pour produire une image fluide. Vous gardez ainsi la mécanique de 2006, mais l'affichage est de 2026, donc c'est spleennnndiiiiide ! C'est une approche comparable à celle de
Ship of Harkinian
sur Ocarina of Time.
Côté plateformes, c'est pour Windows x86-64, macOS Intel et Apple Silicon, Linux x86-64 et ARM64, iOS via AltStore et Android en APK direct. Pas de version Switch par contre, et n'ayez pas d'espoir car l'équipe a été claire sur le sujet. Pour des raisons techniques (et j'imagine juridiques) ils n'envisagent pas de port natif sur la console actuelle. Les versions Wii et les autres régions GameCube sont également en chantier, mais pour l'instant ce sont les versions GameCube USA et EUR qui sont supportées. Le projet vérifie même le hash SHA-1 de votre dump pour s'assurer qu'il correspond à une version compatible avant de lancer quoi que ce soit.
Link en wolf enchaîné dans le donjon initial (capture du
site officiel
)
L'ensemble est sous licence CC0, domaine public, zéro restriction, ce qui veut dire que vous pouvez forker, modifier, redistribuer le code sans contrainte. Le projet repose sur la décompilation
zeldaret/tp
, menée depuis août 2020 par une communauté internationale de speedrunners et de devs reverse-engineers.
C'est le même schéma juridique qui a permis à
Zelda 64 Recompilé
de prospérer. Les projets évitent de distribuer des assets Nintendo, mais ça ne supprime pas tout risque de notification DMCA puisque la légalité dépend aussi de votre juridiction et de la manière dont le dump a été obtenu (DMCA section 1201 aux US, qui interdit en principe le contournement de protection, donc la prudence reste de mise).
Maintenant, faut pas se voiler la face sur le destinataire d'une lettre recommandée potentielle puisque Nintendo a fait sauter
yuzu et son fork Suyu
en 2024 avec 2,4 millions de dollars de règlement à la clé, Ryujinx a mis la clé sous la porte en octobre dernier sous pression directe, Garry's Mod a dû purger 20 années de contenu Nintendo de son workshop, et la société attaque actuellement Palworld sur des brevets de gameplay déposés à la va-vite.
Donc même quand un projet respecte le droit à la lettre, la firme japonaise a les moyens de noyer une équipe bénévole sous des frais d'avocats jusqu'à épuisement total. Les ports type Ship of Harkinian tiennent depuis plusieurs années déjà sans procédure, mais rien ne garantit que Dusk passera entre les gouttes. Si vous voulez profiter du jeu sur PC, je vous conseille donc de cloner le repo en local et de mettre le binaire de côté quelque part, on ne sait jamais....
Link récupère un fragment de coeur (capture du
site officiel
)
Pour l'installation, vous filez sur le repo GitHub, vous chopez le binaire de votre plateforme, vous pointez le launcher vers votre dump GameCube (que vous avez fait vous-même depuis une Wii moddée en suivant le guide du wiki Dolphin, hein...), et c'est parti mon kiki.
À partir du 1ᵉʳ septembre 2026, la Nintendo Switch 2 coûtera 30 euros de plus en Europe pour atteindre la barre des 499,99 euros. Une révision tarifaire mondiale causée par une pénurie inattendue : l'explosion des coûts de la mémoire vive, phagocytée par l'industrie de l'intelligence artificielle.
À partir du 1ᵉʳ septembre 2026, la Nintendo Switch 2 coûtera 30 euros de plus en Europe pour atteindre la barre des 499,99 euros. Une révision tarifaire mondiale causée par une pénurie inattendue : l'explosion des coûts de la mémoire vive, phagocytée par l'industrie de l'intelligence artificielle.
En 1992, Eddie Gil de la boîte anglaise Source R&D et Frank Ballouz de Fabtek s'étaient mis en tête d'une chose : transformer la Game Boy en PDA. La console à pile AA de Nintendo avec son écran vert pissette devait, dans leurs rêves les plus fous, devenir l'agenda électronique des cadres dynamiques. Le projet s'appelait WorkBoy, et il a même été présenté au CES en 1992, puis... plus rien.
Évaporé durant 28 ans.
Jusqu'à ce qu'en 2020,
Liam Robertson, le mec derrière DidYouKnowGaming
, retrouve un prototype fonctionnel chez Frank Ballouz lui-même. Ballouz l'avait sur son étagère depuis trois décennies. Quand Robertson l'a contacté, il lui a lâché tranquillou : "Oh yeah, j'ai le WorkBoy derrière moi" et après 7 mois de relances, le proto est finalement arrivé dans les mains de Robertson pour être testé en vidéo :
Le WorkBoy, c'est un clavier QWERTY plus gros que la Game Boy elle-même, avec une cartouche dédiée qui se branche dans l'emplacement où d'ordinaire, on met les jeux. Et à l'intérieur du clavier, il y a une horloge, de la mémoire interne (la Game Boy n'en avait pas, c'était LE problème majeur de l'époque), ainsi que tout un OS de bureautique de poche.
Et au menu des fonctionnalités, on avait donc le droit à un calendrier, un répertoire téléphonique, un convertisseur d'unités (parce qu'en 1992 vous saviez jamais quand ce serait le moment de convertir des pieds en mètres en pleine réunion), une calculatrice, et même un traducteur multilingue.
Mais le clou du spectacle, c'est la carte du monde qui jouait... les hymnes nationaux en 8-bit ! Voilà, je crois que là, tout est dit ! Vous cliquez sur la France, et hop vous avez la Marseillaise version Tetris. Vous cliquez sur l'URSS, vous avez l'Internationale en mode bip-bip. C'était fou pour l'époque !!
Eddie Gil avait passé des années à peaufiner ce truc, et Ballouz utilisait son carnet d'adresses Nintendo (il avait été cadre chez Nintendo Of America du temps des bornes d'arcade) pour pousser le projet en interne. Le lancement était alors prévu pour décembre 1992... l'usine était prête et la certification quasi bouclée.
Et puis Nintendo a annoncé qu'ils allaient faire baisser le prix de la Game Boy !! C'était la cata car d'un coup, l'accessoire WorkBoy, à 90 dollars environ, devenait plus cher que la console qu'il était censé compléter !
Ballouz a refait ses calculs, a fait la grimace, et a annulé la production quelques mois avant le CES. Game over pour le projet. Et voilà comment pendant trois décennies, le seul souvenir tangible du projet, c'était quelques photos floues et une marque déposée.
Mais le truc cool suite à cette redécouverte, c'est que Robertson a aussi mis la main sur le code source du WorkBoy via le fameux
Nintendo Gigaleak
de 2020 (c'était une fuite massive des serveurs Nintendo qui a balancé pelle-mêle des ROMs prototypes, du code source, des trucs internes...).
Un anonyme sur Twitter lui a alors signalé qu'on pouvait choper la ROM en ligne. Robertson était mal à l'aise avec la source car c'était du code volé, mais bon, il a fini par graver le binaire sur une cartouche et réussi à faire tourner le proto.
Et là, surprise : le truc a fonctionné nickel. "C'est plus rapide que mon ancien smartphone", a balancé Robertson. Faut dire qu'en 1992, avoir une UI réactive sur un écran 160×144 pixels en 4 nuances de vert, c'était de l'orfèvrerie. À l'époque, les développeurs savaient optimiser leur code au cycle CPU près, et ça se voyait...
Par contre, le WorkBoy nécessitait obligatoirement le hardware physique pour fonctionner correctement car l'horloge et la mémoire interne sont dans le clavier et pas dans la cartouche. Du coup, l'émulation pure ne suffisait pas. C'est probablement pour ça qu'on n'en avait jamais entendu parler avant que Ballouz daigne sortir le sien du grenier.
Ce WorkBoy disparu était l'incarnation parfaite de cette ère charnière où on cherchait à entasser de la productivité dans tout ce qui avait un microprocesseur. Comme quoi, bien avant le PalmPilot (1996), dans la foulée du Psion 3 (sorti un an plus tôt), Nintendo et ses partenaires avaient donc déjà flairé le truc.
Shigeru Miyamoto est récemment revenu sur le rythme effréné de Super Mario Galaxy Le Film, défendant le fait que le blockbuster enchaîne les scènes en ne laissant aucun moment de respiration.
Mackie Kannard-Smith vient de sortir
Kawaii
, une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif.
Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a choisi la Wii (sortie en 2006) plutôt que la GameCube d'origine, parce que la Wii partage la même architecture mais avec une finesse de gravure plus récente. Du coup, c'est plus facile à miniaturiser même si pour arriver à ses fins, il a dû appliquer une technique baptisée Omega Trim qui consiste à tronçonner la PCB multicouche au scalpel et à reconnecter chaque piste à la main avec du fil ultra-fin. Pas simple quand on a des gros doigts ^^.
L'encodeur AV est délocalisé, la NAND flash relogée ailleurs, et le processeur est sous-volté dynamiquement via un régulateur custom. Vous chargez alors les jeux sur une carte microSD qui est scellée à l'intérieur !
Alors pour changer de jeu, il n'y a pas d'autre choix que de littéralement désassembler la console. C'est pas top côté pratique mais comme c'est du prototype de l'extrême et pas une console destinée au grand public, je pense que ça passe ^^.
Et là où c'est bien fichu je trouve, c'est avec le dock magnétique composé de pogo-pins, de 4 ports manettes GameCube d'origine, d'un USB-C pour l'alim, et d'une sortie AV analogique. Comme ça vous posez simplement la console sur la base et vous vous retrouvez avec un setup de salon classique.
Côté température, sans ventilo externe, ça chauffe vite par contre. Le boîtier alu fait son boulot, mais y'a quand même des limites physiques qu'on ne peut pas changer... Donc impossible de l'utiliser trop longtemps sans y ajouter un refroidissement actif en plus (genre ventilo ou watercooling).
Après, vous le savez, j'adore ce genre d'exploit et ce n'est d'ailleurs pas le premier mod du genre que je vous présente. Je vous avais déjà parlé du
Short Stack
de loopj, qui réduisait une Wii au format d'un paquet de cartes. Et devinez quoi, loopj a aussi contribué à Kawaii !
En réalité, cette communauté de tarés du fer à souder se retrouve sur le forum
BitBuilt
, où ils s'échangent les techniques de découpe extrême depuis des années, alors si vous voulez vous lancer, c'est the place to be !
Les fichiers de conception de la console Kawaii
sont publiés sur GitHub
, mais Mackie prévient : y'a aucun guide de build, et la réplication est "extrêmement difficile". En clair, c'est pas un mod du dimanche.
Faut une station de soudage à l'air chaud, une loupe binoculaire, des nerfs en acier et une connaissance fine de l'architecture Wii. À vrai dire, c'est sûrement plus simple d'attendre qu'un mod commercial inspiré du projet sorte un jour (coucou la GameCube Mini qui sortira probablement un jour...). Maintenant, si vous voulez voir la bête en action, Macho Nacho Productions a sorti une review de 21 minutes qui fait bien le tour de la machine :
Bref, Kawaii ça sert à rien, c'est techniquement aberrant comme dirait l'autre, et c'est exactement pour ça que c'est classe !
Un immense DLC pourrait bientôt doubler la taille de la carte de Pokémon Pokopia. Selon une fuite relayée le 30 avril 2026, le jeu de construction prévoirait d'ajouter cinq nouvelles zones directement inspirées de la région de Kanto.
Sorti sur NES en 1987 chez nous, The Legend of Zelda était l’équivalent de faire son sac et de partir à l’aventure. Une volonté de la part des développeurs de proposer l'Aventure avec un grand A.
Un immense DLC pourrait bientôt doubler la taille de la carte de Pokémon Pokopia. Selon une fuite relayée le 30 avril 2026, le jeu de construction prévoirait d'ajouter cinq nouvelles zones directement inspirées de la région de Kanto.
Un fan d'Elden Ring a créé une version jouable du jeu de FromSoftware pour la Game & Watch de Nintendo. Probablement la meilleure manière de redécouvrir le titre.
Vous souvenez-vous de cette campagne de promotion pour le jeu Star Fox en 1993 ? Nintendo avait utilisé des marionnettes vraiment classes, qui figuraient également sur la jaquette du jeu. Il semblerait que l'histoire ne se soit pas très bien terminée pour elles.
J'sais pas si vous avez remarqué, mais aujourd'hui, TOUT LE MONDE "vibe code" : On balance des prompts à un LLM, on accepte le diff sans comprendre, on commit sans relire et tadaaaa, ça fait des chocapics !
Sauf pour zsKnight et Demo qui viennent de relâcher
Super ZSNES
, après 19 ans de silence, avec un message bien en évidence sur leur page d'accueil... "No Vibe Coding. Classic development style." C'est incroyable, les deux développeurs originaux de ZSNES se sont enfin retrouvés pour réécrire leur émulateur SNES légendaire intégralement, et cette fois c'est le GPU qui prend en charge le rendu vidéo !! Youpi !
Pour ceux qui n'ont pas connu parce que ce sont des bébés qui viennent de naître, sachez que ZSNES c'était l'émulateur Super Nintendo incontournable de la fin des années 90, écrit totalement en assembleur x86 par zsKnight, avec Demo en renfort sur le son et la 2D. À l'origine, la première version, sortie en octobre 1997 sur DOS, tournait à plein régime sur des Pentium MMX, ce qui était déjà assez ouf à l'époque. Et la dernière mise à jour officielle datait de janvier 2007 et après ça, plus RIEN.:-(( sniiif... Le projet était donc considéré comme mort et enterré malgré quelques forks communautaires qui ont essayé de garder le truc en vie.
Mais voilà, ils sont de retour et ce qui change avec ce Super ZSNES, c'est l'architecture. En gros, au lieu de tout faire faire au CPU comme à l'époque, le rendu vidéo et le pipeline graphique sont maintenant déportés sur le GPU.
Du coup le Mode 7 peut tourner en haute résolution, vous pouvez activer le widescreen quand le jeu le permet, overclocker ceux qui galéraient en framerate (coucou Gradius III), remplacer les samples audio compressés par des versions non compressées, et même balancer du 3D height-mapped sur les scènes en Mode 7 perspective.
Tout ça jeu par jeu, via leur Super Enhancement Engine qui supporte 7 jeux pour l'instant et qui s'enrichira au fil des releases. Après si vous préférez jouer sur vos vraies cartouches plutôt que sur des ROMs, jetez quand même un oeil à
SN Operator
que j'ai couvert récemment.
Les CPU et audio cores sont annoncés comme bien plus précis que ceux de l'original, qui était connu pour être rapide mais pas hyper fidèle. L'UI conserve la neige qui tombe en arrière-plan, parce que faut pas déconner avec les classiques, mais en HD cette fois. Save states, rewind, fast forward, cheat codes, save bookmarks, auto-save history, quick load, tout y est. C'est dispo sur Windows, Mac, Linux et Android (Google Play), avec une version iOS qui suivra bientôt.
Cela dit, le projet est en early build donc si vous comptez l'utiliser pour vos jeux fétiches, sachez que le DSP1 et SuperFX ne sont pas encore implémentés. Donc oubliez Star Fox et Super Mario Kart pour l'instant, et puis n'oubliez pas que des bugs d'émulation traînent encore, et que pas mal d'optimisation reste à faire.
Avec toutes les options activées en 4K, ça peut surtout mettre à genoux un Mac Studio M4 Max, donc voilà, ce Super Enhancement Engine, ça pompe sec. Côté qualité visuelle, certains rendus de textures laissent également à désirer d'après les premiers retours, sauf le bump mapping 3D sur F-Zero qui semble plaire à pas mal de monde.
Reste à voir si d'autres projets comme Nesticle et Genecyst vont suivre le mouvement, parce que la nostalgie 90s est à fond les manettes en ce moment. Et surtout, y'a encore pas mal de marge à côté des
solutions web pour jouer aux jeux rétro
qui se multiplient comme des petits pains.
Il y a un avant et un après Grand Theft Auto III. Suite au succès du jeu de Rockstar, qui a popularisé le genre, Nintendo a fait un choix stratégique clair à l'époque : ne pas suivre cette tendance.