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Oubliez Adobe Acrobat : ce logiciel PDF dopé à l’IA fait la même chose, mais en beaucoup moins cher [Sponso]

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Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

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Sauvegarder son environnement Docker

Sauvegarde Docker

Un conteneur qui plante, ça se relance. Une base de données corrompue ou un volume effacé par erreur, ça ne se rattrape pas sans une sauvegarde. Pourtant, j’ai constaté à plusieurs reprises que la plupart des installations de Docker, la sauvegarde se résume à « ça fonctionne… ça devrait aller ». Aujourd’hui, je vous propose un petit guide, générique, qui peut s’appliquer à de nombreuses distributions Linux (Ubuntu Server, Debian, Fedora…) mais aussi sur un NAS.

Sauvegarde Docker

Sauvegarde Docker

Un environnement Docker se décompose en 3 éléments :

  • La configuration : les fichiers docker-compose.yml et .env, il ne pèse que quelques octets ;
  • Les données : ce sont les volumes et bind mounts contenant les bases de données, les fichiers envoyés, les configurations d’application générées à l’exécution ;
  • Les images : elles se (re)téléchargent depuis un registre, peu d’intérêt les sauvegarder (sauf retour arrière instantané).

Il est important de ne pas confondre ces catégories. Il ne sert à rien de sauvegarder l’intégralité de /var/lib/docker. Ça prend de la place pour rien et complique la restauration.

Étape 1 : Configurations de côté

Chaque stack (ou Projet Docker) repose sur des fichiers texte : docker-compose.yml, .env et parfois un Dockerfile. Ces derniers décrivent comment tout est imbriqué. Regroupez-les dans un dossier (ex : docker-configs), avec un sous-dossier par stack. Ce dossier sera ensuite inclus dans la sauvegarde automatisée (voir ci-dessous), comme les volumes de données.

Vous pouvez également mettre en place un dossier sous Git, même un simple dépôt local. Cela permettra de garder un historique des modifications et de revenir en arrière en cas d’erreur de configuration.

L’objectif, c’est de pouvoir recréer une stack entière (projet docker) en question de minutes… Sur un NAS Synology, les fichiers de configuration sont généralement logés dans /volume1/docker

Étape 2 : Identifier les volumes

Passons aux données et plus précisément leurs volumes. Pour cela, vous pouvez taper :

docker volume ls

Pour chaque volume, il faut se poser la question : s’il disparait demain, est-ce que je perds quelque chose d’irremplaçable ? Je vous recommande les dossiers utilisateurs, les bases de données (voir ci-dessous) et la configuration de votre application. Il n’est pas nécessaire de sauvegarder un cache ou des fichiers temporaires.

Pour retrouver le chemin réel d’un volume, il faut taper :

docker volume inspect <nom_du_volume>

Recherchez Mountpoint qui devrait ressembler à cela : /var/lib/docker/volumes/monVolume

Étape 3 : Choisir un outil de sauvegarde de volumes

Pour un homelab, il existe plusieurs possibilités :

  • docker-volume-backup : il s’agit d’une image docker qui monte vos volumes, les archives en .tar.gz puis envoie le résultat vers un stockage local, WebDAV, Dropbox, SFTP, S3… la référence ;
  • Restic ou Kopia : outils de déduplication, de chiffrement et de gestion du versioning (plusieurs points de restauration dans le temps).

Pour démarrer, docker-volume-backup suffit largement. Relativement simple, vous y mettrez les informations de chaque projet Docker et bien sûr le Mountpoint correspondant pour vos données. Restic et Kopia demandent pas mal de configuration, mais ce dernier (Kopia) dispose d’une interface graphique embarqué, ce qui peut faciliter son utilisation.

Cas particulier

Y’a toujours une exception qui confirme la règle : la base de données en fonctionnement. Si techniquement la sauvegarde avec docker-volume-backup sera OK, la base données posera des soucis lors d’une restauration.

2 solutions sont possibles :

  • Dump avant archivage : pg_dump pour PostgreSQL, mysqldump pour MySQL/MariaDB génère un fichier texte (exportation brute de son contenu et de sa structure), indépendant de l’état du volume, via cron ;
  • Arrêt du conteneur : plus simple à automatiser, mais implique une coupure de service temporaire pour la sauvegarde.

Dans docker-volume-backup, tout conteneur portant l’étiquette docker-volume-backup.stop-during-backup=true sera arrêté avant le lancement de la sauvegarde, puis redémarré une fois celle-ci terminée.

A noter également que de nombreuses applications (Immich, Home Assistant, Jellyfin…) proposent des systèmes de sauvegarde internes.

Étape 4 : automatiser et stocker ailleurs

Une sauvegarde qui reste sur le même disque/SSD que les données originales n’est pas une sauvegarde ! C’est une copie qui disparait avec la panne de votre PC. Dans l’idéal, il faudra créer un tâche planifié (cron) qui déclenche le script ou le conteneur de sauvegarde à intervalle régulier (une fois par jour par exemple) vers un NAS ou un autre machine distante.

Étape 5 : tester vos sauvegardes

Une erreur fréquente consiste à penser qu’une sauvegarde fonctionne… sans jamais l’avoir testée. Une sauvegarde corrompue ou incomplète, ça arrive ne sert à rien. Prenez le temps de vérifier régulièrement vos fichiers. Ouvrez-les, restaurez-les, assurez-vous qu’ils sont exploitables.

Le seul à faire, c’est reconstruire une stack/projet sur une machine vierge ou une machine virtuelle, à partir du dossier de configuration et de l’archive du/des volumes pour les données. Si l’opération échoue, alors il est nécessaire de revoir votre procédure de sauvegarde. Planifiez ce genre de test au moins une fois tous les trimestres.

Synology et Docker

Synology utilise docker à travers l’outil maison Container Station. Ce dernier fait tourner les projets (stack) directement sur le NAS dans /volume1/docker avec un sous-dossier par projet. Généralement, on y retrouve la configuration et les données côte à côte. Il est important de noter que Container Manager ne propose aucune fonction de sauvegarde.

Pour cela, il est possible d’utiliser Hyper Backup par exemple… mais vous aurez le même souci au niveau de vos bases de données.

Les Snapshots Btrfs apporteront une réponse. En effet, si le snapshot est « quasi instantané » même pendant une écriture, cela sera comparable à une coupure de courant brutale. Heureusement, les systèmes de base de données (PostgreSQL, MySQL/MariaDB) sont conçus pour se remettre de ce genre de situation grâce à des mécanismes de récupération internes. Cependant, un snapshot n’est pas une sauvegarde propre de la base de données. Pour les données importantes, je vous recommande de créer un dump. A noter que la problématique (snapshot au niveau système de fichiers/hyperviseur) reste la même pour QNAP, Asustor, Proxmox, etc.

En synthèse

Vous l’aurez compris, la sauvegarde d’un environnement Docker n’est pas forcément complexe… mais il faut faire attention. Il y a 3 grandes familles de données à sauvegarder pour un projet Docker : la configuration, les données et l’image (optionnelle). L’outil docker-volume-backup sera idéal pour la majorité des utilisateurs. Cependant, il faudra être vigilant si votre projet contient une base de données. Aussi, regardez dans vos applications favorites s’il n’existe pas un système de sauvegarde intégré 😉

Les utilisateurs avancés regarderont du côté des applications Restic ou Kopia.

Après avoir intégré Nano Banana 2 dans Google Earth, le géant américain fait marche arrière en urgence

Un jour après avoir intégré son modèle Nano Banana 2 à Google Earth, Google a fait marche arrière. En cause : des images inappropriées générées par des utilisateurs à partir de lieux réels.

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Infuse 8.5 : le lecteur gère enfin le transcodage (Plex, Emby et Jellyfin)

Infuse 8.5

Infuse est la référence de ceux qui gère leur vidéothèque depuis un NAS et souhaite la lire proprement sur iPhone, iPad, Apple TV, Mac ou encore Vision Pro. La version 8.5 vient de sortir et apporte une fonctionnalité que beaucoup d’utilisateurs de serveurs Plex, Emby et Jellyfin attendaient : des options de transcodage natives, directement intégrées au flux de lecture.

infuse85 transcode - Infuse 8.5 : le lecteur gère enfin le transcodage (Plex, Emby et Jellyfin)

Infuse 8.5

Pour rappel, Infuse est développé par la société Firecore. Il s’agit d’un gestionnaire de vidéothèque et un lecteur vidéo pour l’écosystème Apple (iPhone, iPad, Mac, Apple TV, Vision Pro). Il est reconnu pour sa capacité à lire quasiment tous les formats et codecs sans conversion (y compris les fichiers exotiques). Historiquement, l’application se limitait aux protocoles de partage réseau classiques (FTP, SMB, NFS et UPnP/DLNA), idéal pour ceux qui possédaient un NAS. Au fil des versions, Infuse a élargi son champ d’action en ajoutant la compatibilité avec les principaux serveurs média du marché (Plex, Emby, Jellyfin), ainsi que l’ajout du WebDAV…

Une de ses force, c’est sa capacité à lire quasiment n’importe quel format sans conversion (Direct Play), mais dès qu’on sort de son domicile, avec une 4G limitée ou depuis le WiFi d’un hôtel, le Direct Play montre vite ses limites sur les gros fichiers (mise en cache interminable, coupures toutes les 10 secondes… ou tout simplement échec de lecture).

Comment ça fonctionne concrètement

Avec Infuse 8.5, un appui long sur le bouton Lecture (Play en anglais) fait apparaître une liste des versions transcodées disponibles, générées à la demande par votre serveur Plex, Emby ou Jellyfin. Le lecteur Infuse va demander au serveur de transcoder le flux à la volée, dans une version plus légère, plutôt que d’envoyer le fichier original tel quel.

Menu transcodage Infuse 8.5

Si votre vidéothèque contient plusieurs versions d’une même vidéo (4K et 1080p par exemple), le même menu permet de choisir directement la version souhaitée via le bouton Version. Et pour les utilisateurs qui préfèrent ne pas avoir à faire cette manipulation à chaque lecture, l’application propose d’afficher cette invite automatiquement dès le lancement de la lecture. Pour cela, allez dans le menu Réglages > Lecture.

Le Direct Play reste le choix par défaut et recommandé chaque fois que c’est possible. L’application ne modifie rien au flux audio et vidéo, vous profitez de la meilleure qualité de votre fichier. Le transcodage devient donc une option de confort pour les cas où la bande passante est le facteur limitant. Pour rappel, le transcodage se fait côté serveur… cela peut consommer beaucoup de ressources (mémoire et surtout processeur) sur votre NAS.

Une recherche plus lisible

Autre nouveauté avec Infuse 8.5, la recherche a été retravaillée pour offrir un rendu plus cohérent sur vos différents appareils. Les résultats sont désormais mieux organisés, ce qui facilite la distinction entre un film, une série, un épisode, une collection ou une encore une personne (acteur, réalisateur, etc.).

Et le reste ?

L’éditeur mentionne également des améliorations sur la connexion WebDAV et sur la gestion des serveurs média en général, ainsi que des correctifs (sans plus de détails).

En synthèse

Firecore continue d’améliorer son application, après l’ajout du saut automatique des intros, crédits et résumés dans la précédente mise à jour. Pour les utilisateurs de NAS qui font tourner Plex, Emby ou Jellyfin et consomment leur contenu en mobilité, cette nouveauté comble un vrai manque. Jusqu’ici, il fallait souvent jongler entre plusieurs applications ou télécharger ses contenus à l’avance avant de partir. Désormais, le pilotage du transcodage se gère nativement dans Infuse, sans sacrifier la qualité en Direct Play quand la connexion le permet. Un bémol à garder en tête tout de même, le transcodage vidéo à la volée reste une opération gourmande, notamment en ressources CPU côté serveur (NAS).

source

Firefox enrichit sa page d’accueil avec un mots croisés généré à partir des informations du jour

Mozilla prépare l'ajout d'un mots croisés quotidien sur la page Nouvel onglet de Firefox, construit chaque jour par intelligence artificielle à partir des titres de l'actualité. La fonctionnalité, encore en phase de déploiement progressif, s'inscrit dans un effort plus large pour enrichir l'interface du navigateur.

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RTX 50 : NVIDIA a supprimé les alertes surchauffe, ce logiciel les rétablit en secret

Avec la version 1.65, HWMonitor ajoute la prise en charge des températures hotspot des GeForce RTX 50. Une donnée supplémentaire pour suivre l’état thermique des cartes graphiques.

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Mozilla joue avec le feu : Firefox adopte le rythme infernal de Chrome… et les critiques pleuvent

Dès septembre 2026, Mozilla passera à deux mises à jour mensuelles pour Firefox, s’alignant sur Chrome et Edge, mais la décision divise déjà, certains y voyant une course inutile aux versions plutôt qu’une réelle amélioration.

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Excalidraw : Outil open source de tableau blanc collaboratif

Excalidraw - Excalidraw : Outil open source de tableau blanc collaboratif

Excalidraw est un outil de tableau blanc collaboratif virtuel qui permet de créer facilement des schémas à l’aspect d’un dessin à la main. La solution est open source et monte en puissance. Souvent comparée à des géants comme Miro ou FigJam, Excalidraw possède plusieurs atouts : open source, gratuit, autohébergeable et simplicité d’utilisation. Grâce à son style visuel unique, Excalidraw s’est rapidement imposé comme un outil incontournable pour le brainstorming, les schémas techniques ou les wireframes low-fidelity.

- Excalidraw : Outil open source de tableau blanc collaboratifExcalidraw

Excalidraw est un tableau blanc collaboratif virtuel permettant de créer des diagrammes avec un rendu “dessiné à la main”. Contrairement aux outils classiques très corporate, Excalidraw mise volontairement sur un aspect croquis qui rend les idées plus accessibles et moins figées.

Le projet est entièrement open source et son code est disponible sur GitHub. Avec plus de 126 000 étoiles, il fait partie des projets open source les plus populaires dans la catégorie « Productivité et Collaboration ».

Pourquoi Excalidraw plaît autant ?

Le succès d’Excalidraw repose sur une philosophie simple : réduire au maximum la friction entre l’idée et sa représentation visuelle. L’interface est minimaliste, sans surcharge de fonctionnalités. En quelques secondes, il est possible de dessiner des schémas d’architecture, diagrammes techniques, cartes mentales, organigrammes, etc.

Le rendu « dessiné à la main » apporte un côté plus humain et spontané, qui tranche avec la rigidité des outils plus traditionnels.

Principales fonctionnalités

Même si Excalidraw paraît volontairement simple, il propose de nombreuses fonctionnalités très utiles :

  • Canvas infini ;
  • Collaboration en temps réel ;
  • Chiffrement de bout en bout ;
  • Sauvegarde locale automatique ;
  • Export PNG, SVG et JSON ;
  • Fonctionnement hors ligne (PWA) ;
  • Dark mode ;
  • Bibliothèques de formes ;
  • Support des images ;
  • Annuler / Rétablir ;
  • Partage via lien…

Il est bien entendu possible d’importer également plusieurs formats différents dans l’outil.

Excellent outil pour les développeurs

Excalidraw est très apprécié des développeurs et des équipes Tech. Pourquoi ? Parce qu’il permet de créer rapidement des schémas d’architecture lisibles sans passer par des outils lourds comme Visio ou Lucidchart. A noter qu’il y a également un package React permettant d’intégrer Excalidraw dans vos propres applications.

Gratuit, open source et auto-hébergeable

C’est certainement l’un des plus gros atouts d’Excalidraw. La version de base est entièrement gratuite et ne nécessite aucune création de compte. Les dessins sont sauvegardés directement dans le navigateur.

Pour les utilisateurs avancés, il est possible de :

  • Auto-héberger sa propre instance Excalidraw ;
  • Intégrer l’éditeur dans une application ;
  • Déployer une instance via Docker, y compris sur un NAS.

Quelques limites

Même si l’outil est excellent, il possède aussi quelques limites :

  • Moins adapté aux diagrammes ultra-précis ;
  • Gestion multi-pages limitée ;
  • Certaines fonctionnalités avancées réservées à Excalidraw+.

Pour des besoins très avancés en gestion de projets collaboratifs, Miro ou FigJam restent souvent plus complets. Mais pour du brainstorming rapide, de la documentation technique ou des maquettes, Excalidraw offre probablement l’un des meilleurs rapports simplicité/efficacité du marché.

En synthèse

Excalidraw réussit quelque chose de rare : rendre le dessin technique simple, rapide et agréable. Son approche open source, son style « croquis à la main », sa gratuité et ses possibilités d’auto-hébergement en font une alternative intéressante face aux solutions SaaS traditionnelles.

« Vous m’avez humilié » : furieux contre Microsoft, il dévoile des failles de sécurité aux yeux de tous, avec un timing cruel

Quelques heures après que Microsoft a diffusé sa plus grande mise à jour Patch Tuesday, un chercheur en conflit ouvert avec Redmond a publié un nouvel exploit ciblant Microsoft Defender. La faille, baptisée RoguePlanet, permet à un attaquant de prendre le contrôle total d'une machine Windows entièrement à jour.

TurboQuant : l’IA fonctionne enfin correctement sur PC et téléphone

TurboQuant vision Google - TurboQuant : l'IA fonctionne enfin correctement sur PC et téléphone

Quand vous utilisez une IA pour analyser un document, générer du code ou simplement discuter, le modèle doit conserver en mémoire tout ce qui a été échangé. Cette mémoire temporaire, appelée cache KV (Key-Value Cache), grossit à mesure que le contexte s’allonge. Le problème, c’est que plus une conversation ou un document est long, plus la consommation de mémoire augmente… Sur les grands modèles de langage (LLM), cela peut rapidement représenter plusieurs Go de RAM (ou de VRAM). Mais les choses évoluent…

TurboQuant vision Google - TurboQuant : l'IA fonctionne enfin correctement sur PC et téléphone

TurboQuant, la solution miracle ?

Tether a publié en open source TurboQuant. Il ne s’agit pas d’une nouvelle IA, mais d’une technologie intégrée capable de réduire jusqu’à 5 fois le besoin de mémoire des LLM. La technique repose sur la quantification : les données en cache prennent moins de place, sans impact sur des capacités du modèle. Dans certains cas, un modèle nécessitant 20 Go de VRAM pourrait fonctionner avec seulement 4 Go et donc faciliter l’exécution de LLM en local : sur un PC, un téléphone, voire un NAS.

TurboQuant apporte également un gain de performances sur les contextes très longs. Tether annonce une accélération comprise entre 15% et 19% pour des fenêtres de contexte allant de 128 000 à 256 000 tokens. En revanche, sur les contextes plus courts, le gain reste marginal…

Google l’a déjà intégré… et les marchés ont tremblé

En avril, Google a annoncé l’intégration de TurboQuant dans Gemini et Gemma 4. L’impact a été immédiat ! Côté bourse, SK Hynix a immédiatement chuté de 6,2 % et Samsung Electronics de 4,8 %, entraînant l’indice KOSPI dans une baisse allant jusqu’à 3 % en séance. Aux États-Unis, Micron a perdu 3,4 %, SanDisk 3,5 %, Western Digital 1,63 % et Seagate 4 %.

Le message des marchés est simple : si les modèles d’IA consomment moins de RAM, la demande en modules mémoires pour DataCenters pourrait chuter. Les cours se sont depuis redressés…

Vers une IA décentralisée

Le PDG de Tether positionne TurboQuant dans une ambition plus large : réduire la dépendance aux Clouds. TurboQuant est intégré au SDK QVAC 0.12.0, qui inclut également la génération vidéo à partir de texte et des fonctions de contrôle robotique. Le package propose un pipeline de quantification complet, des adaptateurs pour les principaux frameworks d’inférence, des profils de déploiement prêts à l’emploi et une documentation développeur. La couche d’exécution repose sur QVAC Fabric, le moteur d’IA local de Tether lancé cette année.

En passant à l’open source, Tether cherche à fédérer une communauté de développeurs autour de sa plateforme et à abaisser la barrière d’entrée pour le déploiement de l’IA.

Gemma 4 QAT : une autre approche complémentaire

TurboQuant n’est pas la seule technique qui pousse dans cette direction. Google vient publier des variantes Gemma 4 QAT (Quantization-Aware Training), une approche différente mais complémentaire. Là où TurboQuant « compresse » la mémoire utilisée pendant l’inférence (le cache KV), la QAT réduit la taille des poids du modèle lui-même, en intégrant la compression directement dans la phase d’entraînement plutôt qu’après coup.

Le modèle apprend à rester précis malgré la compression, au lieu de la subir. Google annonce des performances proches du modèle original en bfloat16, avec une empreinte mémoire drastiquement réduite. Le plus petit modèle de la gamme, le Gemma 4 E2B (pour du texte uniquement), passe sous le 1 Go de RAM ce qui est plutôt bienvenu pour nos téléphones.

En synthèse

TurboQuant est une technologie qui permet aux modèles d’IA de consommer moins de mémoire lorsqu’ils traitent de grandes quantités d’informations, tout en améliorant les performances sur les longs contextes. Elle « compresse » les données temporairement stockées par l’IA afin qu’elles occupent moins d’espace en mémoire. Des approches comme la QAT de Google complètent cette évolution en réduisant la taille des modèles eux-mêmes :! Les 2 techniques sont cumulables et pointent dans la même direction.

Est-ce que la demande en mémoire va baisser ? Très probablement dans les Data Centers, où les besoins en VRAM par modèle pourraient se contracter significativement. À plus long terme, cela pourrait aussi détendre le marché grand public, où les pénuries ont fait grimper les prix des modules DDR5 et LPDDR5. À surveiller également, l’arrivée de CXMT (ChangXin Memory Technologies), fabricant chinois qui monte en puissance et pourrait peser sur les prix indépendamment de l’évolution des usages IA.

DocuSeal : Alternative open source à DocuSign pour signer vos PDF

DocuSeal

Dans l’univers de la signature électronique, un acteur s’est largement imposé : DocuSign. Mais ce dernier coûte très cher… Entre abonnements mensuels, limitations d’enveloppes et frais annexes (SMS, vérification d’identité, support), la facture peut grimper très vite. Face à ce modèle, DocuSeal propose une approche radicalement différente : open source, gratuit et auto-hébergeable.

DocuSeal

DocuSeal : le DocuSign 100% gratuit

Lancée en 2023, DocuSeal est née d’un besoin simple : signer des documents sans abonnement. En quelques semaines, le projet devient une solution complète et aujourd’hui largement adoptée sur GitHub.

Fonctionnellement, DocuSeal couvre l’essentiel (et même plus) :

  • Transformation de PDF en formulaires interactifs ;
  • Éditeur drag-and-drop avec 13 types de champs ;
  • Gestion multi-signataires avec ordre personnalisé ;
  • Notifications et rappels automatisés ;
  • Signature mobile fluide ;
  • Audit complet et vérification des signatures ;
  • Modèles et envois en masse ;
  • API complète pour intégration SI…

On est loin d’un simple clone, DocuSeal vise clairement les usages professionnels.

DocuSeal

Docker pour faciliter l’auto-hébergement

L’un des points forts de DocuSeal, c’est son déploiement. Une simple commande Docker suffit pour lancer une instance complète. Pas de dépendance complexe, pas de SaaS opaque.

Ce choix technique change tout :

  • Vos documents restent sur votre infrastructure ;
  • Aucun tiers n’accède à vos contrats ;
  • Conformité facilitée (RGPD, confidentialité interne) ;
  • Scalabilité maîtrisée selon vos besoins.

Dans un contexte où la souveraineté des données devient critique, c’est là aussi un sacré avantage.

Zéro coût, zéro limite

Là où DocuSign facture chaque fonctionnalité, DocuSeal adopte un modèle sans friction :

  • Documents illimités ;
  • Signataires illimités ;
  • Stockage illimité ;
  • Aucun coût caché.

Une petite société peut économiser plusieurs milliers d’euros par an… quelque soit la taille de l’équipe. Tout au plus, il faudra passer par un VPS pour quelques euros par mois. A noter que Docuseal propose sur ses serveurs avec une offre gratuite et une payante. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un projet open source récent, DocuSeal affiche déjà un niveau de maturité sérieux avec des certifications ISO 27001, SOC 2, HIPAA, ainsi que la conformité au RGPD.

Docker

La façon la plus simple pour profiter de DocuSeal, c’est très certainement l’utilisation avec Docker… par exemple sur un NAS. L’éditeur fournit un docker-compose.yml complet et facile à adapter.

services:
  app:
    depends_on:
      postgres:
        condition: service_healthy
    image: docuseal/docuseal:latest
    ports:
      - 3000:3000
    volumes:
      - ./docuseal:/data/docuseal
    environment:
      - FORCE_SSL=${HOST}
      - DATABASE_URL=postgresql://postgres:postgres@postgres:5432/docuseal

  postgres:
    image: postgres:18
    volumes:
      - './pg_data:/var/lib/postgresql/18/docker'
    environment:
      POSTGRES_USER: postgres
      POSTGRES_PASSWORD: postgres
      POSTGRES_DB: docuseal
    healthcheck:
      test: ["CMD-SHELL", "pg_isready -U postgres"]
      interval: 5s
      timeout: 5s
      retries: 5

  caddy:
    image: caddy:latest
    command: caddy reverse-proxy --from $HOST --to app:3000
    ports:
      - 80:80
      - 443:443
      - 443:443/udp
    volumes:
      - ./caddy:/data/caddy
    environment:
      - HOST=${HOST}

L’application fonctionne avec la base de données PostgreSQL et Caddy pour le reverse proxy.

En synthèse

DocuSeal n’est pas juste une alternative économique. C’est une remise en question du modèle SaaS appliqué à la signature électronique. Pour les équipes techniques, les startups ou les entreprises sensibles à la confidentialité, c’est une option crédible, robuste et alignée avec les pratiques modernes d’auto-hébergement (lien vers GitHub).

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