Discord est tombé en panne : voici ce que l’on sait

Panique chez les gamers, les communautés en ligne et les travailleurs du Web : Discord subit actuellement une panne d'ampleur et c'est mondial.

Panique chez les gamers, les communautés en ligne et les travailleurs du Web : Discord subit actuellement une panne d'ampleur et c'est mondial.

Roblox prépare une petite révolution pour sa plateforme. D’ici la fin de 2026, certains jeux pourront être lancés directement depuis un navigateur sans installer l’application. Et à partir de 2027, certains pourront même fonctionner hors ligne. Une évolution qui pourrait changer la manière dont on accède aux nombreux jeux de la plateforme.

Dans un témoignage partagé sur son blog, un ancien développeur de Google raconte comment le nom de domaine qu'il pensait détenir pour le reste de sa vie lui a échappé, et comment il pourrait finir entre de mauvaises mains.

Dans un témoignage partagé sur son blog, un ancien développeur de Google raconte comment le nom de domaine qu'il pensait détenir pour le reste de sa vie lui a échappé, et comment il pourrait finir entre de mauvaises mains.
Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais DNSforge est un résolveur DNS allemand qui a une particularité plutôt cool : il refuse de résoudre les noms de domaine qui sont liés à la publicité, au pistage et au malware. Cela veut dire que la pub n'est pas bloquée dans votre navigateur, elle n'arrive tout simplement jamais à lui.
En arrivant sur la home de DNSforge, vous pouvez voir quatre portes d'entrée, selon ce que vous voulez laisser passer. En mode normal, c'est le DNS par défaut, avec blocage des pubs, blocage des trackers et blocage des malwares. Cela représente environ 1,4 million de noms de domaine.
De son côté, le mode Hard vise les mêmes catégories, mais avec des listes de blocage bien plus agressives, ce qui couvre environ 2,8 millions de noms de domaine et surtout, aucune exception n'est tolérée. Et cela même si cela nécessite de péter des bouts de Facebook.
Clean, quant à lui, c'est une version identique au mode normal qui bloque en plus le contenu adulte et les jeux d'argent, ainsi que le mode SafeSearch forcé sur les moteurs de recherche et sur YouTube. C'est pour ça qu'il couvre 8 millions de noms de domaine. Mais ça ne veut pas forcément dire que ça protège mieux que le mode Hard.
Quant au mode Blank, c'est un DNS qui n'est pas filtrant, il laisse tout passer.
Pour ces listes de blocage, DNS Forge se repose sur des listes tierces rafraîchies chaque nuit, notamment celles de hagezi ou d'oisd. Mais en cas de faux positif, rassurez-vous, vous pouvez toujours signaler ça sur le forum.
Après, comme tout ce qui est gratuit, il y a un petit plafond : DNSForge accepte 100 requêtes par tranche de 10 secondes. Et si vous dépassez ce chiffre, c'est que vous bombardez trop le résolveur, et votre adresse IP sera bannie durant 900 secondes. Voilà, ça représente un quart d'heure durant lequel vous n'avez plus accès à aucun site web. Mais bon, si ça vous arrive, il suffit de rebasculer sur un autre DNS et vous êtes tranquille.
Après 100 requêtes par tranche de 10 secondes, moi je trouve ça plutôt large pour un utilisateur seul, mais c'est vrai que si vous avez toute votre maison qui sort derrière une seule IP, que ce soit vos ordinateurs, vos téléviseurs, vos applications, vos robots, etc., on peut y être très, très vite...
Reste la question qui compte quand on confie son DNS à un inconnu : peut-on faire confiance à DNSForge ? Est-ce qu'ils conservent nos requêtes ? Eh bien, leur site dit que non : "keine Aufzeichnung von Zugriffen". À voir maintenant si c'est vrai et pour cela, il n'y a qu'une réquisition judiciaire qui saura nous le dire un jour.
Je note quand même qu'en mai 2026, un utilisateur a réclamé un rapport de transparence sur le forum et la réponse qu'il a obtenue, raconte que la police et le BKA (Office fédéral de la police criminelle) ont envoyé quelques demandes, et que DNSforge n'a rien pu leur remettre, faute d'adresses IP et de logs.
Et surtout, DNSForge indique qu'aucune requête n'est censurée... Je pense par exemple à quand les ayants droit commencent à s'exciter un petit peu trop. Maintenant, si la zone grise vous gêne, allez voir DNS4EU , le résolveur public européen. Là, c'est clean, garanti sans logs et respectueux du droit européen.
Pour tester ce DNS allemand sponsorisé par les dons, vous collez dnsforge.de dans le DNS privé d'Android, ou son adresse DoH dans Firefox, Chrome ou Edge . Sur iOS par contre, il faudra installer un profil de configuration, ce qui est un peu plus contraignant. Sinon, vous pouvez opter pour les bonnes vieilles adresses IPv6 ou IPv4 mais là, tout passera en clair.
Et si ça coince, vous remettez vos anciens DNS et on n'en parle plus.
Source : dnsforge.de

Les Aperçus IA (AI Overviews) sont une nouvelle fonctionnalité de Google Search qui affiche un résumé généré par l’intelligence artificielle en haut des résultats de recherche. Si ces réponses peuvent être pratiques dans certains cas, elles ne font pas l’unanimité. De nombreux utilisateurs préfèrent consulter directement les résultats des sites Web, sans passer par un résumé produit par l’IA.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Google ne permet pas de désactiver officiellement les Aperçus IA. Il existe toutefois plusieurs solutions pour ne plus les voir : utiliser le mode Web de Google, créer un moteur de recherche personnalisé, masquer ces blocs avec uBlock Origin ou installer une extension dédiée.
Dans ce tutoriel, découvrez les méthodes les plus simples pour supprimer les Aperçus IA de Google et retrouver une page de résultats plus proche de celle des anciennes versions du moteur de recherche.
Pendant longtemps, Google proposait les Aperçus IA (AI Overviews) comme une fonctionnalité expérimentale via Search Labs. Il était alors possible de les désactiver en désactivant l’expérience correspondante.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les Aperçus IA font désormais partie intégrante de Google Search et Google ne propose plus de réglage permettant de les désactiver définitivement pour les utilisateurs.
Si vous consultez les Paramètres de recherche ou Search Labs, vous ne trouverez donc généralement aucune option permettant de masquer les Aperçus IA. Les seuls réglages disponibles concernent les nouvelles fonctionnalités expérimentales encore en phase de test, mais pas les AI Overviews déployés dans le moteur de recherche.
En revanche, plusieurs solutions permettent de ne plus les afficher ou de retrouver des résultats de recherche classiques :
Ces méthodes sont détaillées dans les sections suivantes.
Le moyen le plus simple d’éviter les Aperçus IA consiste à utiliser le mode Web de Google. Contrairement aux résultats de recherche classiques, ce mode affiche uniquement les liens vers les pages Web, sans les résumés générés par l’intelligence artificielle.
Pour l’utiliser, effectuez une recherche sur Google, puis cliquez sur l’onglet Web situé dans la barre des filtres (Tous, Images, Vidéos, Actualités, etc.). Si cet onglet n’est pas visible, cliquez sur Plus pour le faire apparaître.

Une fois le mode Web sélectionné, Google n’affiche plus les Aperçus IA et présente une liste de résultats plus proche de celle des anciennes versions du moteur de recherche.

L’inconvénient de cette méthode est qu’il faut sélectionner Web à chaque nouvelle recherche. Si vous souhaitez utiliser ce mode en permanence, vous pouvez créer un moteur de recherche personnalisé qui ouvrira directement Google en mode Web, comme expliqué dans la section suivante.
Si vous utilisez régulièrement Google, il peut être fastidieux de sélectionner l’onglet Web à chaque recherche. Une solution consiste à créer un moteur de recherche personnalisé qui ouvre directement Google en mode Web, sans afficher les Aperçus IA (AI Overviews).
Le principe est simple : au lieu d’utiliser l’adresse habituelle de Google, le navigateur envoie les recherches vers une URL spécifique qui active automatiquement le mode Web.
L’adresse à utiliser est la suivante :
https://www.google.com/search?udm=14&q=%s
Le paramètre udm=14 indique à Google d’afficher directement les résultats en mode Web, ce qui permet de masquer les Aperçus IA ainsi que d’autres éléments enrichis présents sur la page de résultats.
La plupart des navigateurs modernes permettent d’ajouter un moteur de recherche personnalisé :
Après l’avoir défini comme moteur de recherche par défaut, toutes vos recherches utiliseront automatiquement le mode Web, sans que vous ayez à sélectionner l’onglet Web à chaque fois.
Cette solution est particulièrement intéressante si vous préférez retrouver une présentation plus classique des résultats de Google tout en continuant à utiliser votre navigateur habituel.

Si vous utilisez uBlock Origin, vous pouvez masquer les Aperçus IA (AI Overviews) directement sur la page des résultats de Google. Cette méthode est simple à mettre en œuvre et ne nécessite pas de connaître les filtres cosmétiques utilisés par l’extension.
Le principe consiste à utiliser le sélecteur d’élément (la pipette) d’uBlock Origin afin de masquer le bloc des Aperçus IA.



Vous pouvez supprimer les filtres depuis : Paramètres > Mes Filtres

Pour apprendre à l’utiliser, suivez ce guide :
Cette méthode présente plusieurs avantages :
Si vous souhaitez une solution plus robuste, vous pouvez ajouter manuellement un filtre cosmétique dans uBlock Origin. Cette méthode évite d’utiliser la pipette et permet de masquer automatiquement les Aperçus IA sur toutes les recherches Google.
Pour cela :
).Par exemple :
www.google.*##div[data-attrid="kc:/search/ai_overview"]
Si ce filtre ne fonctionne plus, c’est probablement parce que Google a modifié la structure de ses pages de résultats. Dans ce cas, vous pouvez utiliser le Sélecteur d’élément (la pipette) d’uBlock Origin pour générer automatiquement un nouveau filtre ou consulter les listes de filtres mises à jour par la communauté.
Si vous ne souhaitez pas modifier les paramètres de votre navigateur ou utiliser un filtre personnalisé dans uBlock Origin, vous pouvez installer une extension dédiée. Plusieurs extensions pour Chrome, Edge et Firefox permettent de masquer automatiquement les Aperçus IA (AI Overviews) ainsi que d’autres éléments générés par l’intelligence artificielle dans les résultats de Google.
Une fois installée, l’extension agit automatiquement : les blocs d’IA sont masqués à chaque recherche, sans intervention de votre part.
Parmi les extensions les plus populaires, on trouve notamment :
Avant d’installer une extension, prenez quelques précautions :
Cette solution est particulièrement adaptée aux utilisateurs qui souhaitent masquer les Aperçus IA sans avoir à créer des filtres manuellement. En revanche, gardez à l’esprit que ces extensions doivent être régulièrement mises à jour pour rester compatibles avec les évolutions de Google Search.
Non. Google ne propose actuellement aucune option officielle permettant de désactiver définitivement les Aperçus IA (AI Overviews). En revanche, vous pouvez les éviter en utilisant le mode Web, un moteur de recherche personnalisé, uBlock Origin ou une extension dédiée.
Les Aperçus IA ne sont pas affichés pour toutes les recherches. Google les génère principalement lorsqu’il estime qu’une réponse synthétique peut être utile, par exemple pour des questions techniques, des comparatifs ou des demandes d’explications.
Non. Les résultats naturels sont toujours présents sous l’Aperçu IA. Celui-ci est simplement affiché en haut de la page afin de résumer les informations provenant de plusieurs sources.
Non. Le mode Web affiche une version plus épurée des résultats de recherche en supprimant également plusieurs éléments enrichis de Google. Vous obtenez principalement une liste de liens vers des pages Web.
Oui. Le mode Web est disponible quel que soit le navigateur utilisé. Les moteurs de recherche personnalisés peuvent être créés dans Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, Brave, Opera ou Vivaldi. Quant à uBlock Origin, il est compatible avec la plupart des navigateurs basés sur Chromium ainsi qu’avec Firefox.
Non. Le déploiement des Aperçus IA dépend du pays, de la langue et parfois du type de compte Google utilisé. Certaines fonctionnalités peuvent ne pas être disponibles partout ou être déployées progressivement.
as forcément. Google modifie régulièrement la structure de ses pages de résultats. Un filtre qui fonctionne aujourd’hui peut devenir inefficace après une mise à jour. Il suffit alors de créer un nouveau filtre avec la pipette d’uBlock Origin ou d’utiliser un filtre mis à jour par la communauté.
Si vous ne souhaitez pas installer d’extension, le mode Web est la solution la plus simple et la plus fiable. Pour un usage quotidien, la création d’un moteur de recherche personnalisé utilisant automatiquement ce mode est généralement la méthode la plus pratique.
Ressources utiles et articles liés
L’article Désactiver les aperçus IA de Google (AI Overviews) est apparu en premier sur malekal.com.
Pour protéger les mineurs, de plus en plus de sites Internet mettent en place une vérification de l’âge avant d’autoriser l’accès à certains contenus ou services. Déjà obligatoire pour les sites pornographiques en France, cette mesure devrait progressivement s’étendre à d’autres plateformes, notamment les réseaux sociaux, dans le cadre des nouvelles réglementations visant à mieux protéger les enfants et les adolescents.
Cette évolution soulève toutefois de nombreuses interrogations. Comment fonctionne réellement la vérification de l’âge ? Faut-il envoyer une copie de sa carte d’identité ? Les sites Internet connaissent-ils votre identité ? Vos données personnelles sont-elles conservées ? Quels sont les risques en cas de piratage ou d’usurpation d’identité ? Et peut-on contourner ces contrôles avec un VPN ?
Dans ce guide, nous expliquons les différentes technologies de vérification de l’âge sur Internet, le rôle des prestataires spécialisés, les garanties prévues par le RGPD, les risques liés à la protection des données personnelles, ainsi que les principales arnaques dont les cybercriminels pourraient profiter pour voler vos informations.
Pendant longtemps, de nombreux sites Internet se contentaient d’un simple bouton indiquant « J’ai plus de 18 ans ». Cette vérification reposait uniquement sur la bonne foi de l’utilisateur et pouvait être contournée en un clic.
Face à la facilité d’accès des mineurs à certains contenus, de nombreux pays ont adopté ou renforcé leur législation afin de mieux protéger les enfants et les adolescents. Les plateformes qui diffusent des contenus réservés aux adultes doivent désormais mettre en place des systèmes permettant de vérifier l’âge de leurs utilisateurs.
En France, cette obligation concerne déjà les sites pornographiques, qui doivent empêcher l’accès aux mineurs sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au blocage du service. Les réseaux sociaux sont concernés par des mesures visant à limiter ou encadrer l’accès des moins de 15 ans, ce qui nécessitera des mécanismes fiables d’estimation ou de vérification de l’âge.
Cette évolution répond à plusieurs objectifs :
À terme, la vérification de l’âge pourrait également concerner d’autres services en ligne, comme certaines plateformes de jeux d’argent, des applications de rencontre ou des services proposant des contenus sensibles. L’objectif est de mieux adapter l’accès aux contenus en fonction de l’âge réel de l’utilisateur, tout en limitant la collecte de données personnelles grâce à des systèmes de vérification de plus en plus respectueux de la vie privée.

Aujourd’hui, la vérification de l’âge concerne principalement les services proposant des contenus réservés aux adultes ou susceptibles de présenter un risque pour les mineurs. Selon les pays et la législation, cette obligation peut varier, mais la tendance est à une généralisation progressive.
Voici les principaux services susceptibles de demander une preuve d’âge.
| Service | Pourquoi une vérification ? |
|---|---|
Sites pornographiques | Empêcher l’accès des mineurs aux contenus pour adultes. |
Réseaux sociaux | Vérifier l’âge des utilisateurs afin d’appliquer les restrictions prévues par la loi ou d’obtenir l’autorisation parentale lorsque cela est nécessaire. |
Jeux d’argent et paris en ligne | Réserver les jeux d’argent aux personnes majeures conformément à la réglementation. |
Vente d’alcool en ligne | Vérifier que l’acheteur est en âge légal de consommer de l’alcool. |
Vente de tabac, cigarettes électroniques et produits à base de nicotine | Empêcher la vente aux mineurs. |
Produits ou services soumis à une limite d’âge | Contrôler que l’utilisateur remplit l’âge minimal prévu par la réglementation ou par les conditions du service. |
Sites et applications de rencontre | S’assurer que les utilisateurs respectent l’âge minimum fixé par le service. |
Services d’intelligence artificielle | Certains services d’IA imposent déjà un âge minimum dans leurs conditions d’utilisation et pourraient, à terme, demander une vérification plus fiable. |
Jeux vidéo ou plateformes de streaming | Certains contenus classés PEGI 18 ou réservés aux adultes peuvent nécessiter une vérification de l’âge selon les pays. |
Pendant longtemps, la vérification de l’âge était essentiellement limitée aux sites pornographiques et aux jeux d’argent. Avec le renforcement de la protection des mineurs, de plus en plus de plateformes mettent en place des mécanismes permettant de contrôler l’âge réel de leurs utilisateurs.
À l’avenir, il est probable que d’autres services en ligne adoptent également ce type de vérification, notamment lorsqu’ils proposent des contenus sensibles, des produits réglementés ou des fonctionnalités susceptibles de présenter un risque pour les mineurs.
La vérification de l’âge consiste à confirmer qu’un utilisateur est bien autorisé à accéder à un contenu ou à un service en ligne réservé à une certaine tranche d’âge. Selon les sites et les obligations légales, cette vérification peut être plus ou moins poussée.
Aujourd’hui, les plateformes ne sont pas tenues d’utiliser une méthode unique. Elles peuvent choisir parmi plusieurs solutions, à condition qu’elles offrent un niveau de fiabilité suffisant et respectent la réglementation en matière de protection des données personnelles.
La méthode la plus simple consiste à demander à l’utilisateur de confirmer son âge en cliquant sur un bouton tel que « J’ai plus de 18 ans » ou en saisissant sa date de naissance.
Cette solution est peu coûteuse et rapide à mettre en œuvre, mais elle est également très facile à contourner. Pour cette raison, elle est progressivement abandonnée pour les services soumis à une obligation légale de contrôle de l’âge.

Certains sites utilisent la carte bancaire comme preuve indirecte de majorité. L’utilisateur saisit les informations de sa carte, parfois sans qu’aucun paiement ne soit effectué.
Cette méthode présente toutefois plusieurs limites. Une carte bancaire n’est pas toujours synonyme de majorité et certaines cartes peuvent être détenues par des mineurs. De plus, de nombreux utilisateurs sont réticents à communiquer leurs coordonnées bancaires, notamment sur des sites sensibles.
Une autre solution consiste à demander une carte nationale d’identité, un passeport ou un permis de conduire. L’utilisateur photographie son document ou le scanne, puis le système vérifie la date de naissance.
Cette méthode est généralement très fiable, mais elle implique le traitement de données personnelles sensibles. Les prestataires doivent donc mettre en œuvre des mesures de sécurité strictes et limiter la conservation de ces informations.

Certaines plateformes utilisent une intelligence artificielle capable d’estimer l’âge d’une personne à partir d’un selfie ou d’une courte vidéo.
Contrairement à la reconnaissance faciale, l’objectif n’est pas d’identifier la personne mais d’évaluer si elle paraît suffisamment âgée pour accéder au service. La précision n’est pas parfaite et un contrôle complémentaire peut être demandé lorsque le résultat est incertain.

Les identités numériques permettent de prouver certaines informations, comme le fait d’être majeur, sans transmettre l’ensemble de ses données personnelles.
À ce jour, cette méthode est encore peu utilisée par les sites Internet destinés au grand public. La plupart des plateformes font appel à des prestataires spécialisés (AgeVerif, Yoti, AgeGO…). En revanche, les identités numériques officielles, comme France Identité ou le futur Portefeuille européen d’identité numérique (EUDI Wallet), pourraient jouer un rôle de plus en plus important dans les années à venir.
Les prestataires de vérification de l’âge proposent généralement plusieurs méthodes afin de s’adapter aux préférences des utilisateurs et aux réglementations de chaque pays. Toutes les méthodes ne sont pas disponibles partout : certaines dépendent du pays, du site Internet ou des exigences légales.
Les principales méthodes sont les suivantes :
| Méthode | Principe |
|---|---|
Selfie / Estimation d’âge | Une intelligence artificielle estime votre âge à partir d’un selfie pris en direct. Si le résultat est incertain, une pièce d’identité peut être demandée. |
Pièce d’identité | Vous photographiez votre carte d’identité ou votre passeport afin de vérifier votre date de naissance. |
Compte PayPal | Certains prestataires utilisent le statut de vérification de votre compte PayPal comme preuve de majorité, sans transmettre vos informations au site consulté. |
Identité numérique | Utilisation d’une identité numérique telle que Yoti, ou demain le Portefeuille européen d’identité numérique (EUDI Wallet). |
AgeKey | Service permettant de réutiliser une vérification d’âge déjà effectuée auprès d’un autre prestataire compatible. |
Compte AgeGO | Une fois votre âge vérifié, votre compte AgeGO peut être réutilisé sur d’autres sites compatibles, sans recommencer toute la procédure. |
Ticket AgeVerif | En France, il est possible d’acheter un ticket chez un buraliste participant. Ce ticket permet ensuite de prouver sa majorité sans transmettre de pièce d’identité au site. |
Application mobile | Certains prestataires proposent leur propre application (comme AnonymAGE) permettant de conserver une preuve d’âge et de la réutiliser ultérieurement. |
Compte Google, e-mail ou Passkey | Certains services permettent ensuite de retrouver une vérification déjà effectuée en se reconnectant avec un compte Google, une adresse e-mail ou une Passkey, sans refaire toute la procédure. |
Toutes les méthodes de vérification ne présentent pas les mêmes avantages. Certaines privilégient la rapidité, d’autres la protection de la vie privée ou encore la fiabilité de la vérification.
Le tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques des solutions actuellement utilisées.
| Méthode | Vie privée | Rapidité | Fiabilité | Remarques |
|---|---|---|---|---|
Selfie / estimation d’âge | ![]() ![]() ![]() ☆ | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() ![]() ☆☆ | Très rapide. Une pièce d’identité peut être demandée si l’IA hésite. |
Carte d’identité / Passeport | ![]() ☆☆☆ | ![]() ☆☆☆ | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | La méthode la plus fiable, mais aussi celle qui traite le plus de données personnelles. |
Identité numérique | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() ![]() ![]() ☆ | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Solution prometteuse permettant de transmettre uniquement une preuve d’âge. Encore peu disponible pour la vérification d’âge sur les sites grand public. |
Compte PayPal | ![]() ![]() ![]() ☆ | ![]() ![]() ![]() ☆ | ![]() ![]() ![]() ☆ | Utilise un compte déjà vérifié. Disponible uniquement chez certains prestataires. |
AgeKey / AgeGO | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Une vérification effectuée une fois peut être réutilisée sur plusieurs sites compatibles. |
Ticket AgeVerif (buraliste) | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() ☆☆☆ | ![]() ![]() ![]() ☆ | Solution intéressante pour les personnes qui ne souhaitent pas utiliser une pièce d’identité ou un selfie en ligne. |
Application mobile (AnonymAGE, etc.) | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() ![]() ![]() ☆ | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Conserve une preuve d’âge réutilisable depuis votre smartphone. |
Il n’existe pas de solution universelle. Le meilleur choix dépend avant tout de vos priorités.
De plus en plus de sites font appel à un prestataire spécialisé chargé de réaliser la vérification de l’âge.
Le principe est simple :
| Prestataire | Méthodes proposées |
|---|---|
| AgeVerif | Selfie, identité numérique, ticket buraliste, e-mail… |
| Yoti | Selfie (estimation d’âge), pièce d’identité, identité numérique |
| Face Age | Estimation de l’âge par analyse du visage |
Ainsi, le site n’a généralement pas besoin de connaître votre identité, votre date de naissance ou de conserver une copie de votre pièce d’identité. Il reçoit uniquement une information telle que « utilisateur majeur » ou « âge vérifié ».
Ce fonctionnement, appelé double anonymat ou double anonymisation, vise à mieux protéger la vie privée des internautes. Il empêche, en principe, le prestataire de connaître le contenu consulté sur le site, tandis que le site ne connaît pas les documents ayant servi à vérifier votre âge.
Dans la section suivante, nous verrons précisément quelles informations sont réellement transmises au site et quelles données peuvent être conservées par le prestataire de vérification.

Beaucoup d’internautes craignent qu’un prestataire peu sérieux puisse conserver leur carte d’identité ou leurs données personnelles, voire qu’il soit victime d’un piratage.
En France, les autorités n’approuvent pas individuellement les sociétés proposant ces services. Il n’existe donc pas de liste officielle de prestataires certifiés.
En revanche, les solutions utilisées doivent respecter le référentiel technique de l’Arcom, qui impose notamment des exigences en matière de fiabilité, de protection de la vie privée, d’indépendance vis-à-vis du site Internet et de sécurité des traitements. Les prestataires doivent également respecter le RGPD.
Cela ne signifie toutefois pas qu’un risque n’existe pas. Comme toute entreprise traitant des données sensibles, un prestataire peut être victime d’un incident de sécurité ou d’une fuite de données. Les nombreuses cyberattaques ayant touché des entreprises et des organismes publics ces dernières années montrent qu’aucun système n’est totalement à l’abri.
C’est précisément pour limiter ce risque que les autorités privilégient les systèmes dits de double anonymat : le site consulté ne connaît pas votre identité, et le prestataire ne sait pas quel contenu vous consultez. Plus les données conservées sont limitées, plus les conséquences d’une éventuelle fuite sont réduites.
C’est l’une des principales inquiétudes des internautes lorsqu’ils doivent vérifier leur âge sur Internet. Beaucoup craignent que le site consulte leur carte d’identité, connaisse leur date de naissance ou conserve des informations sensibles.
En réalité, les systèmes modernes de vérification de l’âge sont conçus pour limiter au maximum les informations transmises au site Internet.
Dans la plupart des cas, le site ne réalise pas lui-même la vérification. Il fait appel à un prestataire spécialisé chargé de confirmer que vous remplissez les conditions d’âge.
Le processus se déroule généralement de la manière suivante :
Le site reçoit alors une information très limitée, par exemple :
Utilisateur majeur.
Âge vérifié.
Utilisateur mineur.En principe, il ne reçoit pas :
Cette architecture, appelée double anonymat ou double anonymisation, vise à protéger la vie privée des internautes. Le site connaît uniquement le résultat de la vérification, tandis que le prestataire ne connaît normalement pas le contenu que vous consultez sur le site.
Exemple : si vous souhaitez accéder à un site réservé aux adultes, celui-ci reçoit simplement la confirmation que vous êtes majeur. Il ne sait pas quel document a été utilisé pour vérifier votre âge, ni ne conserve une copie de votre carte d’identité.

Ce fonctionnement représente le modèle recommandé par les autorités françaises et européennes, mais il n’est pas forcément identique sur tous les sites.
Selon la solution retenue, le prestataire peut avoir besoin de traiter certaines données personnelles pendant la vérification. Il est donc important de consulter sa politique de confidentialité afin de connaître :
En France, les dispositifs de vérification d’âge destinés aux sites soumis à la réglementation doivent respecter le RGPD ainsi que le référentiel technique de l’Arcom, qui impose notamment de limiter la collecte des données personnelles au strict nécessaire.
C’est une question légitime, notamment dans un contexte où les fuites de données et les cyberattaques touchent régulièrement des entreprises et des administrations.
La réponse est simple : cela dépend du système de vérification utilisé.
Dans certains cas, votre carte d’identité ou votre passeport est uniquement utilisé pour vérifier votre âge. Une fois la vérification terminée, le document est supprimé ou n’est conservé que le temps strictement nécessaire au traitement.
Dans d’autres cas, certaines informations peuvent être conservées pendant une durée limitée afin de répondre à des obligations légales, de détecter les fraudes ou de permettre un contrôle en cas de litige. Cette durée de conservation doit être précisée dans la politique de confidentialité du prestataire.
Les systèmes les plus récents cherchent toutefois à limiter au maximum la conservation des données. L’objectif est de ne stocker que les informations indispensables, voire de ne conserver qu’une preuve cryptographique attestant que la vérification a bien été effectuée, sans garder de copie de votre document d’identité.
Avant de transmettre votre pièce d’identité, prenez quelques instants pour consulter la politique de confidentialité du prestataire. Vous devriez notamment pouvoir y trouver :
Si ces informations sont absentes, incomplètes ou difficiles à trouver, il est préférable de rester prudent.
Si un prestataire conserve une copie de votre pièce d’identité et qu’il est victime d’une cyberattaque, les conséquences peuvent être importantes :
Ces situations restent relativement rares, mais elles rappellent qu’aucun système informatique n’est totalement à l’abri d’une fuite de données.
C’est pourquoi les autorités françaises et européennes encouragent des solutions qui collectent le moins d’informations possible et évitent, lorsque cela est techniquement possible, de conserver une copie des documents d’identité après la vérification.
La vérification de l’âge soulève souvent une inquiétude : que se passe-t-il si le prestataire est piraté ? Cette question est d’autant plus légitime que de nombreuses entreprises, hôpitaux, collectivités et administrations françaises ont été victimes de fuites de données ces dernières années.
La réponse est qu’aucun système informatique n’est totalement à l’abri d’une cyberattaque. Si un prestataire conserve des copies de pièces d’identité ou d’autres informations personnelles, il existe toujours un risque qu’elles soient compromises en cas de faille de sécurité.
Toutefois, ce risque dépend principalement de la quantité de données réellement conservées.
Si le prestataire ne stocke qu’une preuve de vérification ou supprime immédiatement les documents après le contrôle, les conséquences d’une éventuelle fuite sont beaucoup plus limitées que s’il conserve une copie complète de votre carte d’identité.
Si des informations personnelles sont dérobées, elles peuvent être utilisées à des fins frauduleuses, par exemple :
Plus les informations divulguées sont nombreuses (nom, prénom, date de naissance, adresse, copie de la carte d’identité, etc.), plus les risques sont importants.
Les systèmes de vérification les plus récents sont justement conçus pour réduire au maximum la quantité de données traitées et conservées.
Le principe est simple :
Avant d’utiliser un service de vérification d’âge, il est recommandé de vérifier que le prestataire :
Dans la majorité des cas, non. Les prestataires sérieux mettent en œuvre des mesures de sécurité importantes et cherchent à limiter la collecte des données personnelles.
En revanche, il est toujours préférable de rester vigilant. Comme pour une banque, un opérateur téléphonique ou un service public, vous confiez des informations potentiellement sensibles à un tiers. Avant de transmettre une pièce d’identité, assurez-vous qu’il s’agit d’un prestataire reconnu, transparent sur ses pratiques et conforme à la réglementation.
Oui, la vérification de l’âge peut être conforme au RGPD, mais uniquement si elle respecte plusieurs principes destinés à protéger les données personnelles des utilisateurs.
Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) n’interdit pas la vérification de l’âge. En revanche, il impose que les informations collectées soient strictement nécessaires, utilisées dans un objectif précis et protégées contre les accès non autorisés.
Autrement dit, un site ne peut pas demander davantage d’informations que ce qui est nécessaire pour savoir si vous êtes autorisé à accéder à son contenu.
Pour être conforme au RGPD, un système de vérification de l’âge doit notamment respecter les principes suivants :
Le RGPD encourage les solutions permettant de prouver uniquement ce qui est nécessaire.
Par exemple, si un site souhaite simplement vérifier que vous avez plus de 18 ans, il n’a normalement pas besoin de connaître :
Une simple confirmation indiquant que vous êtes majeur est généralement suffisante.
C’est pourquoi les systèmes de double anonymat sont aujourd’hui privilégiés : ils permettent au site de recevoir uniquement le résultat de la vérification, sans accéder aux informations ayant servi à l’établir.
En France, deux autorités interviennent sur ce sujet.
L’Arcom définit les exigences techniques applicables aux dispositifs de vérification de l’âge pour certains services en ligne, notamment les sites diffusant des contenus réservés aux adultes.
La CNIL, de son côté, veille au respect du RGPD. Elle rappelle régulièrement que les solutions retenues doivent préserver la vie privée des internautes et limiter autant que possible la collecte de données personnelles.
Les deux autorités encouragent ainsi des mécanismes qui permettent de vérifier l’âge sans révéler inutilement l’identité de l’utilisateur.
Lorsque vous utilisez un service de vérification de l’âge, vous bénéficiez des mêmes droits que pour tout autre traitement de données personnelles :
Un VPN (Virtual Private Network) permet de masquer votre adresse IP et de faire croire que vous vous connectez depuis un autre pays. Pour cette raison, certains internautes pensent qu’il suffit d’utiliser un VPN pour éviter la vérification de l’âge.
En pratique, la réponse est cela dépend.
Le guide complet :
Si un site applique la vérification de l’âge uniquement aux internautes situés dans un pays, un VPN connecté à un serveur situé à l’étranger peut permettre d’accéder à une version différente du site.
Par exemple, si une plateforme impose une vérification uniquement aux utilisateurs français, une connexion depuis un autre pays pourra parfois afficher un fonctionnement différent.
Toutefois, cela dépend entièrement de la politique mise en place par le site Internet.
Le VPN ne permet pas de prouver votre âge.
Si le site impose une vérification à tous ses utilisateurs, quel que soit leur pays de connexion, l’utilisation d’un VPN ne changera rien. Vous devrez toujours passer par le système de vérification prévu.
De plus, certaines plateformes utilisent d’autres informations que l’adresse IP pour déterminer le pays de l’utilisateur, comme la langue du navigateur, les paramètres régionaux, le mode de paiement ou encore le compte utilisateur.

Avec la généralisation des dispositifs de vérification de l’âge, il est probable que de plus en plus de plateformes déploient ces contrôles à l’échelle internationale ou, au minimum, dans plusieurs pays.
À terme, le simple changement d‘adresse IP via un VPN pourrait donc devenir beaucoup moins efficace pour contourner ces restrictions.

Même lorsqu’un VPN permet d’accéder à une version différente d’un site, cela ne signifie pas que cette utilisation est autorisée.
Contourner un dispositif de vérification de l’âge peut être contraire aux conditions d’utilisation du service et, selon le contexte et la législation applicable, peut également poser des questions juridiques.
La généralisation de la vérification de l’âge constitue une nouvelle opportunité pour les cybercriminels. Comme pour les impôts, l’Assurance Maladie ou les aides de l’État, ils peuvent créer de faux sites ou envoyer des messages frauduleux afin de récupérer vos données personnelles.
Il est donc important de rester vigilant et de toujours vérifier l’origine de la demande avant de transmettre une pièce d’identité ou toute autre information sensible.

Vous pourriez recevoir un e-mail ou un SMS prétendant que votre compte sera suspendu si vous ne vérifiez pas rapidement votre âge.
Ces messages contiennent généralement un lien vers un faux site qui imite l’apparence d’une plateforme connue afin de vous inciter à transmettre votre carte d’identité, vos coordonnées bancaires ou d’autres informations personnelles.
Comme pour toute tentative de phishing, ne cliquez jamais sur un lien reçu par e-mail ou SMS si vous avez le moindre doute. Connectez-vous directement au site concerné en saisissant son adresse dans votre navigateur.
Des cybercriminels peuvent également créer de faux prestataires de vérification qui ressemblent à des services légitimes.
Leur objectif est de récupérer :
Avant de transmettre un document d’identité, vérifiez toujours que vous êtes bien redirigé vers le prestataire officiel utilisé par le site et que la connexion est sécurisée (HTTPS).
Même si vous consultez un site habituellement légitime, celui-ci peut être victime d’un piratage.
Dans certains cas, des attaquants peuvent injecter une fausse page de vérification d’âge qui redirige les utilisateurs vers un serveur contrôlé par les pirates afin de récupérer leurs documents d’identité.
Si la page vous paraît inhabituelle, comporte de nombreuses fautes d’orthographe ou demande plus d’informations que nécessaire, interrompez immédiatement la procédure.
L’intérêt croissant pour le contournement des restrictions favorise également l’apparition de faux VPN ou de VPN gratuits peu fiables.
Certaines applications promettent de contourner la vérification de l’âge mais peuvent en réalité :
Avant d’installer un VPN, privilégiez un éditeur reconnu et évitez les applications téléchargées depuis des sites inconnus.
Pour aller plus loin :
Pour réduire les risques :
Pour aller plus loin :
La vérification de l’âge va probablement se généraliser sur Internet, mais elle ne signifie pas nécessairement que le site consulté recevra votre identité ou une copie de vos documents.
Les solutions les plus respectueuses de la vie privée reposent sur un prestataire tiers qui transmet uniquement une preuve indiquant que vous remplissez la condition d’âge. Le risque dépend surtout des données collectées et conservées par ce prestataire.
Avant d’utiliser un dispositif de vérification, vérifiez toujours le nom de domaine, la politique de confidentialité et les méthodes proposées. Méfiez-vous également des e-mails, SMS, faux prestataires et faux VPN qui pourraient exploiter ces nouvelles obligations pour voler vos informations personnelles.
Cela dépend du service que vous souhaitez utiliser et de la législation applicable dans votre pays.
En France, les sites pornographiques doivent mettre en place un dispositif fiable pour empêcher l’accès des mineurs. D’autres plateformes, comme les réseaux sociaux, déploient progressivement des mécanismes similaires afin de respecter les nouvelles réglementations relatives à la protection des mineurs.
Non.
De nombreux prestataires proposent plusieurs méthodes de vérification. Selon les services disponibles, vous pouvez utiliser un selfie, une identité numérique, un compte déjà vérifié, un ticket AgeVerif, une application mobile ou d’autres solutions.
En principe, non.
Lorsque le site utilise un prestataire de vérification d’âge, il reçoit uniquement le résultat de la vérification, par exemple « utilisateur majeur » ou « âge vérifié ». Il n’a généralement pas accès à votre nom, votre date de naissance ou à une copie de votre pièce d’identité.
Cela dépend de la solution utilisée.
Certains prestataires suppriment les documents immédiatement après la vérification, tandis que d’autres peuvent conserver certaines informations pendant une durée limitée afin de respecter leurs obligations légales ou de prévenir la fraude.
La politique de confidentialité du prestataire précise normalement quelles données sont conservées et pendant combien de temps.
Pas nécessairement.
Selon le prestataire, le selfie peut être utilisé uniquement pour estimer votre âge puis être supprimé immédiatement, ou être conservé pendant une durée limitée. Cette information doit être indiquée dans la politique de confidentialité du service.
Non.
Aujourd’hui, France Identité est simplement l’une des méthodes pouvant être proposées par certains prestataires. Vous pouvez généralement choisir une autre solution lorsque plusieurs méthodes sont disponibles.
Pour des raisons de sécurité, la preuve de majorité n’est pas toujours conservée indéfiniment.
Vous pouvez être amené à refaire une vérification notamment si :
– vous utilisez la navigation privée ;
– vous supprimez les cookies de votre navigateur ;
– vous changez d’appareil ou de navigateur ;
– la durée de validité de la vérification a expiré ;
– le site impose une nouvelle vérification après une période d’inactivité.
Parfois, mais ce n’est pas garanti.
Si un site applique la vérification uniquement dans certains pays, un VPN peut modifier votre localisation apparente. En revanche, si la plateforme impose une vérification à tous ses utilisateurs ou détecte l’utilisation d’un VPN, celui-ci ne permettra pas de contourner le contrôle.
Oui, mais dans ce cas vous ne pourrez généralement pas accéder au contenu ou au service concerné.
La vérification de l’âge constitue une condition d’accès imposée par certains sites afin de respecter leurs obligations légales.
Comme pour tout service traitant des données personnelles, un risque théorique existe en cas de cyberattaque ou de fuite de données.
C’est pourquoi les autorités encouragent les systèmes de double anonymat, qui limitent les informations transmises au site Internet et réduisent au maximum la conservation des données par le prestataire.
Avant de transmettre une pièce d’identité ou un selfie, vérifiez toujours :
– que vous êtes bien redirigé vers le prestataire officiel ;
– que l’adresse du site commence par https:// ;
– que le nom de domaine est correct ;
– qu’une politique de confidentialité est disponible ;
– que la demande provient bien du site que vous souhaitez consulter.
Méfiez-vous des liens reçus par e-mail, SMS ou via les réseaux sociaux vous demandant de vérifier votre âge en urgence.
Tous les internautes ne disposent pas des mêmes moyens d’identification.
Certaines personnes préfèrent utiliser une identité numérique, d’autres un selfie, un ticket acheté chez un buraliste ou encore un compte déjà vérifié. Les prestataires proposent donc plusieurs méthodes afin d’offrir un bon équilibre entre protection de la vie privée, facilité d’utilisation et fiabilité de la vérification.
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L’article Vérification de l’âge sur Internet : comment ça fonctionne et quels sont les risques ? est apparu en premier sur malekal.com.
La France vient de décrocher un titre plutôt inattendu, celui de championne du monde de l'IPv6, en détrônant l'Inde qui menait la danse depuis un bon moment.
L'IPv6, c'est la "nouvelle" version du système d'adresses qui identifie chaque appareil connecté à internet. Il remplace petit à petit l'IPv4, qui date des années 80 et dont le stock d'adresses, à peine plus de quatre milliards, est épuisé depuis longtemps.
Avec l'IPv6, on passe à un nombre d'adresses tellement gigantesque qu'on ne risque plus jamais d'en manquer, de quoi brancher tous les objets connectés de la planète sans jamais se poser la question.
Le plus amusant, c'est que l'IPv6 existe depuis la fin des années 90, mais son adoption a longtemps traîné, parce que les opérateurs ont préféré bricoler des rustines pour faire durer l'IPv4 plutôt que de tout basculer. Au niveau mondial, Google n'a mesuré que la moitié de son trafic en IPv6 courant 2026, alors autant dire que la France fait vraiment figure d'exception.
Et si elle caracole aujourd'hui en tête du classement, elle le doit en bonne partie à Free. L'opérateur a basculé tout son réseau mobile en IPv6 par défaut à partir de mars 2025, alors qu'avant ça, à peine 1% de ce réseau mobile était compatible.
Résultat, des millions d'abonnés Free Mobile sont passés à l'IPv6 presque sans s'en rendre compte, ce qui a fait bondir les statistiques françaises d'un coup.
Côté fixe, Free faisait déjà figure de bon élève, avec près de 99% de ses abonnés résidentiels activés en IPv6 et même 100% sur ses offres professionnelles, tout simplement le meilleur score du pays.
Dans les faits, la France tourne aujourd'hui autour de 73 à 79% d'adoption selon les différentes mesures, avec grosso modo 87% des clients fixes et 70% des clients mobiles qui sont déjà passés sur le nouveau protocole.
Il reste quand même un sacré angle mort. Seulement un tiers des sites web français sont réellement accessibles en IPv6, donc côté hébergeurs, le travail est loin d'être terminé.
Voir la France finir première sur une techno réseau aussi ingrate, c'est suffisamment rare pour être salué. Et pour une fois, on peut vraiment dire merci à Free.
Source : Univers Freebox

Les proxys résidentiels sont devenus un outil très recherché par les cybercriminels. Contrairement aux VPN, qui utilisent généralement des adresses IP appartenant à des centres de données, ils s’appuient sur les connexions Internet de particuliers, beaucoup plus difficiles à détecter et à bloquer par les sites web.
Le plus inquiétant est qu’il n’est plus forcément nécessaire qu’un ordinateur soit infecté par un malware. Une Android TV Box, une box IPTV, un téléviseur connecté, une caméra IP, un routeur, un NAS ou un autre objet connecté vulnérable peut être détourné afin de relayer le trafic Internet de tiers, parfois simplement à cause d’un firmware compromis, d’une application contenant un SDK spécifique ou d’une mauvaise configuration.
Dans ce guide, découvrez ce qu’est un proxy résidentiel, pourquoi les cybercriminels cherchent à exploiter votre connexion Internet, comment des appareils connectés peuvent être transformés en nœuds d’un réseau de proxys résidentiels et les bonnes pratiques pour protéger votre réseau domestique.

Un proxy résidentiel est un serveur intermédiaire qui utilise l’adresse IP d’une connexion Internet résidentielle, c’est-à-dire celle d’un particulier, plutôt que celle d’un centre de données ou d’un fournisseur de services cloud.
A lire :
Lorsqu’une personne ou un logiciel utilise un proxy résidentiel, les sites web voient l’adresse IP du particulier et non celle du véritable utilisateur. Les requêtes semblent donc provenir d’un ordinateur ou d’un foyer « normal », ce qui les rend plus difficiles à détecter ou à bloquer.
Le fonctionnement peut être résumé ainsi :

En pratique, une adresse IP résidentielle a beaucoup plus de valeur qu’une adresse IP provenant d’un VPN ou d’un centre de données.
En effet, la plupart des services VPN utilisent des adresses IP appartenant à des fournisseurs de cloud ou à des organisations. Ces plages d’adresses sont bien connues des sites web et peuvent être facilement identifiées, voire bloquées.
À l’inverse, une adresse IP résidentielle appartient à un particulier et est fournie par un fournisseur d’accès à Internet (Orange, Free, SFR, Bouygues Telecom, etc.). Pour un site web, cette connexion ressemble donc à celle d’un utilisateur classique naviguant depuis son domicile.
Cette différence permet plus facilement de :
C’est pourquoi les réseaux de proxys résidentiels sont devenus très recherchés. Plus un service dispose de connexions Internet résidentielles réparties dans différents pays, plus il est capable de faire passer son trafic pour celui de véritables internautes.
Je pense même qu’un petit tableau serait excellent.
| Adresse IP résidentielle | Adresse IP de VPN / Datacenter |
|---|---|
Fournie par un FAI | Appartient à un hébergeur ou un fournisseur VPN |
Ressemble à un particulier | Facilement identifiable comme un VPN |
Plus difficile à bloquer | Souvent présente dans des listes de blocage |
Passe plus facilement les systèmes anti-bot | Déclenche plus souvent des CAPTCHA ou des restrictions |

Contrairement à une idée reçue, il n’est pas toujours nécessaire qu’un ordinateur soit infecté par un malware pour devenir un proxy résidentiel. De nombreux appareils connectés peuvent être détournés de différentes manières afin de relayer le trafic Internet de tiers.
Les méthodes les plus courantes sont les suivantes.
Le scénario le plus classique consiste à infecter un ordinateur, un NAS ou un routeur avec un malware. Une fois installé, celui-ci contacte un serveur de commande et de contrôle (C2) et attend les instructions de l’attaquant.
Au lieu de lancer uniquement des attaques DDoS ou d’envoyer du spam, le malware peut également transformer l’appareil en proxy résidentiel. Les connexions de tiers transitent alors par votre accès Internet.
Certains appareils sont vendus avec un firmware vulnérable, voire compromis dès leur fabrication ou leur distribution.
Si une porte dérobée (backdoor) est présente ou qu’une faille de sécurité permet une prise de contrôle à distance, l’appareil peut être intégré à un réseau de proxys résidentiels sans que son propriétaire ne s’en aperçoive.
Dans certains cas, le problème ne provient pas d’un malware mais d’une application installée par le fabricant ou d’un SDK intégré à une application.
Consultez le paragraphe plus bas de ce guide pour plus de détails.
Certains appareils sont accessibles depuis Internet à cause d’une mauvaise configuration.
Par exemple :
Ces erreurs permettent à un attaquant de prendre le contrôle de l’appareil et d’y installer un logiciel de relais ou un malware.
Les cybercriminels ciblent de plus en plus les objets connectés (IoT), souvent moins bien protégés que les ordinateurs.
Les appareils les plus visés sont notamment :
Une fois compromis, ces appareils peuvent être regroupés au sein d’un botnet et utilisés comme nœuds d’un vaste réseau de proxys résidentiels.
Tous les appareils connectés à Internet peuvent, en théorie, être détournés pour servir de proxy résidentiel. Toutefois, certains sont plus exposés que d’autres en raison de leur système d’exploitation, de mises à jour de sécurité insuffisantes ou de mauvaises configurations.
Le tableau ci-dessous présente les appareils les plus fréquemment ciblés.
| Appareil | Niveau de risque | Pourquoi ? |
|---|---|---|
| Android TV Box / Box IPTV | Très élevé | Souvent vendues avec un Android modifié, des applications préinstallées, des mises à jour rares et parfois ADB activé par défaut. |
| Routeurs et box Internet | Très élevé | Exposés directement à Internet. Une mauvaise configuration ou une faille peut compromettre tout le trafic réseau. |
| Caméras IP | Très élevé | Mots de passe par défaut, firmwares rarement mis à jour et nombreuses failles connues. |
| NAS | Élevé | Souvent accessibles depuis Internet et contenant des données sensibles. Ils sont régulièrement ciblés par les attaquants. |
| Téléviseurs connectés (Smart TV) | Élevé | Certaines applications ou SDK peuvent être utilisés pour relayer du trafic Internet à l’insu de l’utilisateur. |
| Objets connectés (IoT) | Modéré | Les prises connectées, assistants vocaux ou équipements domotiques peuvent être compromis si leur firmware n’est pas maintenu à jour. |
| Cadres photo connectés | Modéré | Certains modèles utilisent un firmware peu sécurisé et ne reçoivent pratiquement jamais de mises à jour. |
| Ordinateurs Windows, Linux ou macOS | Modéré | Généralement compromis après l’installation d’un malware qui transforme l’appareil en nœud de proxy résidentiel. |
| Smartphones Android | Faible à modéré | Quelques applications malveillantes peuvent transformer le téléphone en proxy résidentiel, mais ce scénario reste moins fréquent. |
Les Android TV Box et les box IPTV représentent aujourd’hui l’un des risques les plus importants. Plusieurs campagnes récentes ont montré que certains appareils étaient vendus avec des applications ou des composants permettant de relayer du trafic Internet sans que leur propriétaire en soit conscient.
Les routeurs, caméras IP et autres objets connectés sont également très ciblés, car ils restent allumés en permanence et sont souvent mal sécurisés. Un mot de passe par défaut, un firmware obsolète ou un service d’administration exposé sur Internet peut suffire à compromettre l’appareil et à l’intégrer à un réseau de proxys résidentiels.
BADBOX 2.0 est l’un des exemples les plus marquants de l’évolution des botnets vers les réseaux de proxys résidentiels. Contrairement aux botnets classiques, qui infectaient principalement des ordinateurs, BADBOX 2.0 cible des objets connectés (IoT) utilisés au quotidien.
Les appareils concernés sont notamment :
Le FBI indique que ces appareils peuvent être compromis de deux façons :
Une fois connecté à Internet, l’appareil rejoint automatiquement le botnet BADBOX 2.0 et peut être utilisé comme proxy résidentiel. Les cybercriminels peuvent alors relayer leur trafic via votre connexion Internet afin de masquer leur véritable adresse IP.
Selon le FBI, ce réseau est composé de millions d’appareils compromis et est utilisé pour différentes activités malveillantes, notamment :
Le FBI recommande notamment :
BADBOX 2.0 illustre une évolution importante des menaces actuelles : il n’est plus nécessaire qu’un ordinateur soit infecté par un malware pour qu’un cybercriminel exploite votre connexion Internet. Un simple appareil connecté vulnérable ou compromis peut suffire à transformer votre réseau domestique en nœud d’un vaste réseau de proxys résidentiels.
Plus de détails : https://www.bleepingcomputer.com/news/security/fbi-badbox-20-android-malware-infects-millions-of-consumer-devices/

La chaîne YouTube Underscore_ en parle. Il y explique notamment que ce réseau peut aussi viser des chefs d’Entreprises qui peuvent rammener du travail à la maison.
Le but pouvant être de voler des données d’entreprises.
Kimwolf est un botnet Android apparu en 2025, considéré comme l’une des principales évolutions des botnets modernes. Contrairement aux réseaux de machines zombies traditionnels, il cible principalement les Android TV Box, les boîtiers de streaming et d’autres appareils Android connectés au réseau domestique.
Les chercheurs estiment que plus de deux millions d’appareils Android ont été compromis. Kimwolf est étroitement lié au botnet Aisuru, dont il constitue la variante spécialisée pour Android.
Les appareils infectés sont utilisés pour plusieurs activités malveillantes :
L’une des particularités de Kimwolf est sa capacité à scanner le réseau local à la recherche d’autres appareils vulnérables. Les chercheurs ont notamment observé qu’il ciblait les Android TV Box et autres équipements Android dont le service Android Debug Bridge (ADB) était exposé sans authentification. Une fois un appareil compromis, celui-ci peut à son tour servir de point d’entrée vers d’autres équipements présents sur le réseau domestique.
Kimwolf illustre également une évolution importante de la cybercriminalité : les appareils compromis ne servent plus uniquement à lancer des attaques DDoS. Les opérateurs du botnet revendent également l’accès aux adresses IP des victimes sous forme de proxys résidentiels, permettant à d’autres cybercriminels de faire transiter leur trafic via des connexions Internet de particuliers. Ces services sont utilisés pour le web scraping, la fraude, le contournement des systèmes anti-bot ou encore la création automatisée de comptes.
Ce botnet rappelle enfin l’importance de désactiver ADB lorsqu’il n’est pas nécessaire, de maintenir les appareils Android à jour et d’éviter les Android TV Box ou boîtiers de streaming provenant de fabricants inconnus ou ne fournissant pas de mises à jour de sécurité régulières.

Lorsqu’on parle de réseaux de proxys résidentiels, on imagine souvent un appareil infecté par un malware. Pourtant, ce n’est plus toujours le cas.
Certains développeurs intègrent volontairement un SDK (Software Development Kit) fourni par un service de proxy résidentiel directement dans leur application. En échange d’une rémunération, l’application peut utiliser une partie de la connexion Internet de l’utilisateur pour relayer le trafic d’autres clients du service.
Dans ce scénario :
Un malware prend le contrôle de votre appareil sans votre accord. Un SDK de proxy résidentiel peut, lui, utiliser votre connexion avec votre consentement… mais ce consentement est parfois peu clair ou insuffisamment explicite.
Le problème est que l’utilisateur n’est pas toujours pleinement informé de cette utilisation. Les conditions d’utilisation peuvent mentionner ce partage de connexion, mais de manière peu visible ou difficile à comprendre.
C’est ce qui rend ces solutions particulièrement controversées : contrairement à un botnet classique, il ne s’agit pas forcément d’une compromission du système, mais d’un mécanisme intégré à une application légitime, qui transforme néanmoins votre appareil en nœud d’un réseau de proxys résidentiels.
Le principe est relativement simple : le développeur d’une application intègre un SDK (Software Development Kit) fourni par un service de proxy résidentiel. Une fois l’application installée, ce composant permet de relayer une partie du trafic Internet via la connexion de l’utilisateur.
Le fonctionnement peut être résumé ainsi :

Pour l’utilisateur, l’application peut fonctionner normalement. Le téléviseur, la box Android ou l’appareil connecté continue d’afficher le contenu attendu, mais en arrière-plan, une partie de la connexion peut être utilisée pour faire transiter du trafic Internet.
Ce modèle pose plusieurs problèmes :
| Problème | Explication |
|---|---|
| Consentement flou | L’utilisateur ne comprend pas toujours que sa connexion peut être utilisée par des tiers. |
| Consommation de bande passante | Le trafic relayé peut ralentir la connexion ou augmenter la consommation de données. |
| Risque de réputation IP | Des activités douteuses peuvent sembler provenir de l’adresse IP de l’utilisateur. |
| Difficulté de détection | L’appareil peut continuer à fonctionner normalement, sans symptôme évident. |
En 2026, des chercheurs ont par exemple signalé que des applications destinées aux Smart TV Samsung et LG pouvaient intégrer un SDK de proxy résidentiel, permettant d’utiliser la connexion Internet des téléviseurs comme nœud de relais. L’information doit être présentée avec prudence, mais elle illustre bien l’évolution du modèle : un appareil peut devenir un proxy résidentiel sans infection visible, simplement via une application installée.
Ce type de fonctionnement montre que les botnets modernes ne reposent plus seulement sur des malwares. Ils peuvent aussi s’appuyer sur des applications, des SDK, des firmwares ou des appareils connectés dont l’utilisateur ne soupçonne pas l’activité réelle en arrière-plan.
L’un des principaux problèmes des réseaux de proxys résidentiels est leur discrétion. Dans la plupart des cas, l’appareil continue de fonctionner normalement et son propriétaire ne remarque aucun comportement inhabituel.
Il existe toutefois plusieurs signes qui peuvent alerter.
| Symptôme | Signification |
|---|---|
| Bande passante élevée | Trafic relayé |
| Beaucoup de connexions | Proxy |
| Chauffe | CPU |
| Scans réseau | Bot |
Un appareil utilisé comme proxy résidentiel échange en permanence des données avec Internet.
Vous pouvez notamment observer :
Ces informations peuvent être consultées depuis l’interface d’administration de votre routeur ou à l’aide d’un analyseur de trafic réseau.
Certains botnets ne se contentent pas de communiquer avec Internet. Ils tentent également de scanner le réseau local afin de rechercher d’autres appareils vulnérables.
Cela peut se traduire par :
Ce comportement est notamment observé sur certains botnets ciblant les Android TV Box et les objets connectés.
Si un appareil relaie le trafic d’autres utilisateurs, vous pouvez constater :
Ces symptômes ne sont pas spécifiques aux proxys résidentiels, mais ils peuvent constituer un indice lorsqu’ils apparaissent sans raison apparente.
Les appareils les plus vulnérables sont souvent ceux dont les services d’administration restent accessibles.
Vérifiez notamment :
Si vous pensez qu’un appareil est utilisé comme proxy résidentiel, il peut être utile d’analyser son activité réseau.
Vous pouvez notamment :
À retenir : un appareil utilisé comme proxy résidentiel ne présente pas forcément de symptômes visibles. Dans de nombreux cas, la seule conséquence est une utilisation inhabituelle de votre connexion Internet, tandis que l’appareil continue de fonctionner normalement. C’est ce qui rend ces réseaux particulièrement difficiles à détecter sans surveiller le trafic réseau.
Il est possible de réduire considérablement le risque qu’un appareil soit utilisé comme proxy résidentiel en appliquant quelques bonnes pratiques de sécurité. La plupart des compromissions exploitent des appareils mal sécurisés, des logiciels obsolètes ou des fonctionnalités d’administration laissées actives.
Pour protéger vos appareils connectés :
Il est également recommandé de redémarrer régulièrement vos appareils et de supprimer les applications que vous n’utilisez plus, en particulier sur les téléviseurs connectés et les Android TV Box.
Les proxys résidentiels illustrent une évolution majeure de la cybercriminalité. Alors que les anciens botnets ciblaient principalement les ordinateurs Windows pour lancer des attaques DDoS ou envoyer du spam, les cybercriminels s’intéressent désormais à la connexion Internet des particuliers, dont les adresses IP sont beaucoup plus difficiles à détecter et à bloquer.
Aujourd’hui, les appareils les plus exposés sont les objets connectés (IoT), et plus particulièrement ceux fonctionnant sous Android, comme les Android TV Box, les box IPTV, les téléviseurs connectés, mais aussi les caméras IP, les routeurs ou d’autres équipements connectés. Certains sont compromis par un malware, tandis que d’autres peuvent embarquer un firmware vulnérable ou une application contenant un SDK de proxy résidentiel.
Cette évolution montre qu’il n’est plus nécessaire d’infecter un ordinateur pour exploiter la connexion Internet d’une victime. Un simple appareil connecté mal sécurisé peut suffire à intégrer un réseau mondial de proxys résidentiels et à relayer le trafic de tiers à l’insu de son propriétaire.
Pour limiter les risques, privilégiez des appareils de fabricants reconnus, maintenez leur firmware à jour, installez uniquement des applications provenant de sources officielles et surveillez régulièrement l’activité de votre réseau. Les objets connectés doivent aujourd’hui être considérés comme de véritables ordinateurs : ils nécessitent les mêmes précautions de sécurité que votre PC ou votre smartphone.
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De nombreux internautes pensent qu’un VPN, Tor ou une messagerie chiffrée suffisent à devenir anonyme sur Internet. Pourtant, les enquêtes de cybercriminalité et les affaires criminelles récentes montrent régulièrement le contraire. Malgré l’utilisation d’outils d’anonymisation, les enquêteurs parviennent souvent à identifier les auteurs grâce à de nombreux indices laissés lors de leurs activités en ligne.
Pendant longtemps, l’adresse IP constituait l’un des principaux moyens d’identification sur Internet. Aujourd’hui, les investigations numériques reposent sur bien davantage : comptes Google ou Microsoft, métadonnées, appareils utilisés, habitudes numériques, informations publiées en ligne ou encore erreurs humaines. Dans de nombreux dossiers, ces éléments sont devenus plus importants que l’adresse IP elle-même.
Alors, comment les enquêteurs remontent-ils jusqu’à une personne malgré l’utilisation d’un VPN ou de Tor ? Pourquoi les outils d’anonymisation ne garantissent-ils pas l’anonymat absolu ? Quelles traces numériques permettent d’identifier un utilisateur ou de reconstituer son activité en ligne ?
Dans cet article, nous allons voir comment fonctionnent les enquêtes numériques modernes, quelles informations sont exploitées par les enquêteurs et pourquoi les VPN ne représentent aujourd’hui qu’une petite partie de l’équation.

Pendant longtemps, l’adresse IP a constitué l’un des principaux moyens d’identification sur Internet. Chaque connexion à un site web, un service en ligne ou une application laisse apparaître une adresse IP publique attribuée par le fournisseur d’accès à Internet (FAI).
Lorsqu’une activité illégale est détectée, les enquêteurs commencent souvent par récupérer cette adresse IP dans les journaux du serveur concerné. Il peut s’agir d’un site web piraté, d’un forum, d’un service de messagerie ou encore d’une plateforme en ligne ayant enregistré les connexions de l’utilisateur.
L’adresse IP seule ne permet généralement pas d’identifier directement une personne. En revanche, elle permet de savoir quel opérateur Internet était responsable de cette connexion à un instant précis.
Par exemple, une adresse IP peut être attribuée à un abonné d’Orange, Free, SFR ou Bouygues Telecom. Grâce à une réquisition judiciaire, les enquêteurs peuvent demander au fournisseur d’accès quel client utilisait cette adresse IP à la date et à l’heure concernées.
A consulter :
Le principe est relativement simple :
Cette méthode a permis de résoudre de nombreuses affaires de cybercriminalité, de fraude en ligne, de piratage informatique ou encore de diffusion de contenus illicites.

Si l’adresse IP reste un élément important d’une enquête, elle n’est plus forcément la preuve centrale qu’elle était il y a vingt ans.
Plusieurs technologies peuvent masquer ou compliquer l’identification :
Dans ces situations, l’adresse IP visible par le site web n’est plus forcément celle de l’utilisateur final.
Cependant, cela ne signifie pas que la personne devient introuvable. Les enquêteurs disposent aujourd’hui de nombreuses autres sources d’information comme les comptes en ligne, les appareils utilisés, les métadonnées ou encore les traces laissées sur les services Internet.
C’est pourquoi l’adresse IP constitue désormais souvent le point de départ d’une enquête numérique, plutôt que son aboutissement. Elle permet d’orienter les investigations, mais elle est généralement complétée par de nombreux autres éléments techniques et judiciaires.
Lorsque l’on parle d’identification sur Internet, beaucoup de personnes pensent immédiatement à l’adresse IP. Pourtant, dans de nombreuses enquêtes modernes, les comptes utilisateurs fournissent souvent davantage d’informations que l’IP elle-même.
En effet, même lorsqu’une personne utilise un VPN, Tor ou un autre moyen de masquer son adresse IP, elle continue généralement à utiliser des services en ligne associés à son identité numérique.
Par exemple :
Ces comptes contiennent souvent une grande quantité d’informations permettant d’établir des liens avec un utilisateur réel.
Contrairement à une adresse IP qui peut changer ou être masquée, un compte utilisateur accompagne souvent la personne pendant plusieurs années.
Les plateformes enregistrent généralement diverses informations techniques liées au compte :
Même lorsqu’un utilisateur se connecte via un VPN, ces éléments restent généralement visibles pour la plateforme.
Par exemple, un utilisateur peut masquer son adresse IP derrière un VPN tout en continuant à utiliser son compte Google personnel associé à son numéro de téléphone et à sa carte bancaire. Dans ce cas, le VPN masque l’origine de la connexion mais ne supprime pas les autres informations permettant d’identifier le titulaire du compte.

Les grands acteurs du numérique possèdent une vision particulièrement détaillée de l’activité de leurs utilisateurs.
Un même compte peut être associé à :
Ces informations permettent souvent d’établir des recoupements très précis.
Par exemple, même si une connexion suspecte provient d’un VPN, la plateforme peut constater que le compte est habituellement utilisé depuis le même smartphone, le même ordinateur ou le même navigateur.
Dans certaines affaires impliquant des contenus pédocriminels, les enquêteurs ne partent pas forcément d’une adresse IP.
Les plateformes peuvent détecter des contenus illicites directement sur leurs services grâce à différents mécanismes de signalement ou de détection automatisée.
Lorsqu’un compte est identifié comme diffusant ou stockant des contenus illégaux, les informations associées au compte peuvent être signalées dans le cadre légal applicable puis transmises aux autorités compétentes.
Dans ce scénario, l’identification ne repose plus uniquement sur l’adresse IP mais sur l’ensemble des données associées au compte utilisateur.
Par exemple, lemonde.fr en parlé dans l’affaire Affaire Lyhanna : Affaire Lyhanna : Jérôme Barella avait été signalé à la police française par un organisme antipédocriminalité américain

C’est une confusion fréquente.
Un VPN protège principalement la confidentialité de la connexion en masquant l’adresse IP publique utilisée pour accéder à Internet.
En revanche, il ne masque pas :
Autrement dit, un VPN peut masquer votre localisation réseau, mais il ne fait pas disparaître votre identité numérique lorsque vous continuez à utiliser vos comptes habituels.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les enquêteurs s’intéressent aujourd’hui autant aux comptes utilisateurs qu’aux adresses IP. Dans de nombreuses affaires, ces comptes constituent même la source d’information la plus riche pour identifier une personne ou reconstituer son activité en ligne.
Lorsqu’on évoque les enquêtes numériques, l’attention se porte souvent sur les adresses IP, les comptes utilisateurs ou les messages échangés. Pourtant, les enquêteurs disposent d’une autre source d’information extrêmement précieuse : les métadonnées.
Les métadonnées sont des informations qui décrivent une activité numérique sans forcément révéler directement son contenu. Elles répondent souvent à des questions comme :
Même lorsqu’un contenu est chiffré ou qu’un utilisateur tente de masquer son identité, ces informations techniques peuvent permettre de reconstituer une partie importante de son activité.
Les métadonnées peuvent être comparées aux informations figurant sur une enveloppe postale.
Le contenu de la lettre correspond aux données échangées, tandis que l’enveloppe contient déjà de nombreuses informations :
Sur Internet, le principe est similaire.
Une connexion peut laisser apparaître des informations telles que :
Ces informations sont souvent enregistrées automatiquement par les services en ligne.

Individuellement, une métadonnée est rarement suffisante pour identifier un utilisateur.
En revanche, lorsqu’elles sont recoupées, elles peuvent devenir très révélatrices.
Prenons un exemple :
Un compte utilise systématiquement :
Quelques semaines plus tard, un autre compte présente exactement les mêmes caractéristiques.
Même sans connaître l’identité réelle de l’utilisateur, ces similitudes peuvent attirer l’attention des enquêteurs et suggérer qu’il s’agit de la même personne.

Les métadonnées ne concernent pas uniquement les connexions Internet.
Une photo prise avec un smartphone peut contenir :
De même, certains documents bureautiques peuvent conserver :
Ces informations ont déjà permis dans plusieurs affaires de relier des fichiers à leurs auteurs ou à leurs équipements.
A lire :

Les enquêteurs et les plateformes peuvent également exploiter ce que l’on appelle l’empreinte numérique du navigateur (browser fingerprinting).
Même sans cookie, un navigateur peut révéler :
Pris séparément, ces éléments semblent anodins. Ensemble, ils peuvent former une signature relativement unique.
C’est l’une des raisons pour lesquelles masquer uniquement son adresse IP ne suffit pas toujours à devenir anonyme sur Internet.
A consulter :

Les métadonnées permettent souvent de répondre à des questions essentielles :
Dans certaines enquêtes, elles permettent même de reconstituer une chronologie complète des événements alors que le contenu des communications n’est pas disponible.
Contrairement à une idée répandue, les enquêteurs ne s’appuient pas uniquement sur le contenu des messages ou sur l’adresse IP. Les métadonnées constituent souvent une source d’information extrêmement riche.
Dates de connexion, appareils utilisés, géolocalisation approximative, caractéristiques du navigateur ou encore informations techniques des fichiers permettent de reconstituer des activités, d’établir des liens entre plusieurs comptes et parfois d’identifier un utilisateur malgré l’utilisation d’outils d’anonymisation comme un VPN ou un proxy.
Lorsqu’une affaire de cybercriminalité est médiatisée, beaucoup imaginent que les enquêteurs ont utilisé des techniques sophistiquées pour identifier le suspect : piratage de serveurs, déchiffrement de communications ou exploitation de failles complexes.
La réalité est souvent beaucoup plus simple.
Dans de nombreuses enquêtes, les cybercriminels sont identifiés à cause d’erreurs humaines. Même les personnes qui utilisent des VPN, Tor, des messageries chiffrées ou des systèmes d’exploitation spécialisés finissent parfois par commettre une erreur qui permet aux enquêteurs de remonter jusqu’à elles.
C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles l’anonymat absolu sur Internet est extrêmement difficile à maintenir sur une longue période.
| Erreur | Exemple concret | Ce que cela révèle | Exploitation par les enquêteurs |
|---|---|---|---|
| Réutiliser un pseudonyme | Utiliser le même pseudo sur un forum, Discord et un réseau social | Relie plusieurs identités numériques | Recherche OSINT, recoupement de profils |
| Réutiliser une adresse e-mail | Même adresse utilisée pour un compte anonyme et un compte personnel | Permet d’associer les activités | Réquisition judiciaire, fuites de données |
| Associer un numéro de téléphone | Validation de compte avec son numéro personnel | Relie plusieurs comptes à une même personne | Vérification des comptes associés |
| Utiliser un moyen de paiement traçable | Carte bancaire, PayPal, virement | Identité réelle du titulaire | Analyse financière et historique des paiements |
| Se connecter une fois sans VPN | Oubli ponctuel ou mauvaise configuration | Révèle l’adresse IP réelle | Corrélation entre IP réelle et activité anonyme |
| Publier des informations personnelles | Photo, ville, profession, école | Réduit le nombre de suspects possibles | Recoupement avec les réseaux sociaux |
| Réutiliser le même appareil | Même PC ou smartphone sur plusieurs comptes | Lien technique entre différentes activités | Analyse des appareils et empreintes numériques |
| Utiliser les mêmes habitudes d’écriture | Expressions, fautes, tournures de phrase | Signature comportementale | Analyse linguistique (stylométrie) |

Les VPN, Tor ou les messageries chiffrées peuvent compliquer l’identification technique d’un utilisateur. Cependant, dans de nombreuses affaires, ce ne sont pas les outils qui trahissent les cybercriminels mais leurs propres erreurs.
Réutilisation d’un pseudonyme, paiement traçable, numéro de téléphone, adresse e-mail ou simple oubli de se connecter derrière un VPN : ces erreurs permettent souvent aux enquêteurs d’établir des liens entre une activité en ligne et une personne réelle.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les enquêtes modernes reposent autant sur le recoupement d’informations que sur les aspects purement techniques.
L’utilisation d’un VPN, de Tor ou d’autres outils de protection de la vie privée ne garantit pas l’anonymat absolu. Plusieurs affaires célèbres montrent que les enquêteurs parviennent régulièrement à identifier des suspects grâce à des erreurs humaines, des erreurs de configuration ou des informations obtenues auprès des services en ligne utilisés quotidiennement.
Ces exemples illustrent également une réalité souvent méconnue : dans de nombreuses enquêtes modernes, les éléments décisifs ne proviennent pas forcément de l’adresse IP ou des journaux VPN.
L’affaire Silk Road est probablement l’exemple le plus célèbre.
Créé en 2011, Silk Road était un marché noir accessible uniquement via le réseau Tor. Son administrateur, Ross Ulbricht, pensait protéger l’infrastructure du site grâce à l’anonymisation offerte par Tor.
Selon plusieurs analyses techniques et les documents judiciaires de l’affaire, une erreur de configuration aurait exposé l’adresse IP réelle du serveur à ses débuts. Cette fuite a permis aux enquêteurs de localiser l’infrastructure hébergée en Islande et de poursuivre leurs investigations.
Cette affaire montre qu’une simple erreur technique peut parfois suffire à compromettre un système pourtant conçu pour rester anonyme.
Silk Road : des messages publiés sous des identités réutilisées ont aidé les enquêteurs
L’une des erreurs les plus connues de Ross Ulbricht concerne les traces qu’il a laissées lors du lancement de Silk Road.
Selon la plainte pénale du FBI, des enquêteurs ont retrouvé des messages publiés sous le pseudonyme altoid sur des forums afin de promouvoir Silk Road ou de recruter de l’aide technique. L’un de ces messages renvoyait vers l’adresse [email protected], ce qui a permis d’établir un lien entre ce pseudonyme et Ross Ulbricht.
Les enquêteurs ont également relevé qu’un compte Stack Overflow avait d’abord été créé sous le nom Ross Ulbricht, avant d’être rapidement renommé frosty, un nom également retrouvé dans l’environnement technique lié à Silk Road.
Ces éléments n’ont pas constitué une preuve unique, mais ils ont fait partie d’un faisceau d’indices ayant contribué à relier Ross Ulbricht au pseudonyme Dread Pirate Roberts, administrateur de Silk Road.
Cette affaire illustre parfaitement l’un des principes fondamentaux des enquêtes numériques : une simple erreur humaine peut parfois compromettre des mesures d’anonymisation pourtant sophistiquées.
En 2020, les autorités françaises et néerlandaises, avec l’appui d’Europol et d’Eurojust, ont annoncé le démantèlement d’EncroChat, un réseau de téléphones chiffrés largement utilisé par des groupes criminels.
Selon Europol, l’opération a permis d’intercepter, partager et analyser des millions de messages. Une partie importante de ces messages a même été lue en temps réel par les forces de l’ordre, ce qui a permis de perturber des activités criminelles et d’agir dans des affaires de violences, corruption, tentatives de meurtre ou transports de stupéfiants.
Cet exemple montre qu’un outil présenté comme sécurisé ou chiffré ne protège pas forcément si l’infrastructure elle-même est compromise. Dans ce cas, l’enquête ne repose plus sur les logs VPN, mais sur l’exploitation directe des communications et des informations échangées.
Après EncroChat, les autorités européennes se sont intéressées à Sky ECC, une autre messagerie chiffrée utilisée par des réseaux criminels. En mars 2021, Europol et Eurojust ont annoncé une opération menée avec les autorités belges, françaises et néerlandaises visant à bloquer cette plateforme.
Selon Eurojust, l’enquête a débuté en Belgique après la découverte de téléphones Sky ECC lors de perquisitions. L’application comptait environ 170 000 utilisateurs dans le monde et environ trois millions de messages y étaient échangés chaque jour.
Cet exemple illustre surtout comment l’accès à une plateforme de communication peut fournir aux enquêteurs une source importante d’informations sur les activités et les réseaux criminels.
Sources :
Certaines enquêtes ne débutent même plus avec une adresse IP.
Dans les affaires liées aux contenus pédocriminels, les plateformes peuvent détecter automatiquement certains contenus illicites ou recevoir des signalements. Ces informations sont ensuite transmises au National Center for Missing & Exploited Children (NCMEC), qui centralise les alertes avant de les communiquer aux autorités compétentes.
Dans ce scénario, le point de départ de l’enquête peut être :
L’adresse IP ou les journaux VPN deviennent alors secondaires par rapport aux informations déjà détenues par le service concerné.
L’affaire Jérôme Barella, révélée en 2026 par Le Monde, illustre cette évolution des enquêtes numériques.
Sources :
Même lorsqu’un utilisateur utilise un VPN, une erreur de configuration peut compromettre son anonymat.
Si le logiciel VPN se déconnecte suite à une panne réseau, un plantage ou une mauvaise configuration, le trafic Internet peut reprendre temporairement via la connexion classique du fournisseur d’accès à Internet.
Sans fonction Kill Switch, l’adresse IP réelle peut alors être exposée.
De nombreux fournisseurs VPN intègrent aujourd’hui cette protection précisément pour éviter ce scénario. Des tests indépendants montrent toutefois que la robustesse du Kill Switch varie selon les logiciels et les situations rencontrées.
Sources :
Ces différents exemples mettent en évidence une tendance forte des enquêtes numériques modernes.
Dans les années 2000, l’adresse IP constituait souvent l’élément central permettant d’identifier un internaute.
Aujourd’hui, les investigations reposent davantage sur :
Les VPN et les outils d’anonymisation restent utiles pour protéger sa vie privée et masquer son adresse IP. En revanche, ils ne permettent pas à eux seuls de garantir l’anonymat lorsqu’un utilisateur laisse d’autres traces numériques exploitables.
Lorsqu’une enquête implique un suspect utilisant un VPN, une idée reçue revient souvent :
Si le VPN ne conserve aucun journal de connexion (no-log), il devient impossible d’identifier l’utilisateur.
En pratique, la situation est plus complexe.
Les journaux VPN peuvent constituer une source d’information utile, mais ils ne représentent qu’un élément parmi de nombreux autres. Dans de nombreuses enquêtes modernes, les autorités parviennent à identifier un suspect sans jamais obtenir d’informations provenant du fournisseur VPN.
Les grandes plateformes Internet enregistrent généralement bien plus d’informations qu’un fournisseur VPN.
Par exemple, un compte Google, Microsoft, Apple, Facebook ou Discord peut être associé à :
Même lorsqu’un utilisateur se connecte derrière un VPN, ces informations restent généralement visibles pour la plateforme.
Pour les enquêteurs, il est parfois plus simple d’obtenir des informations auprès d’un service en ligne que de chercher à remonter jusqu’à l’utilisateur via l’infrastructure VPN.
Dans certains domaines, notamment la lutte contre les contenus pédocriminels, les plateformes jouent un rôle central.
Lorsqu’un contenu illicite est détecté :
Dans ce scénario, l’enquête peut démarrer à partir du compte utilisateur lui-même plutôt qu’à partir d’une adresse IP.
L’utilisation d’un VPN ne fait alors pas disparaître les informations déjà associées au compte concerné.
Même lorsqu’un VPN masque l’adresse IP réelle, de nombreuses autres informations techniques restent disponibles :
Ces éléments permettent parfois d’établir des liens entre plusieurs activités ou plusieurs comptes.
Les enquêteurs cherchent alors à reconstituer un ensemble cohérent plutôt qu’à s’appuyer sur une seule preuve technique.
Comme nous l’avons vu précédemment, les erreurs humaines restent l’une des principales causes d’identification.
Par exemple :
Dans ce type de situation, les enquêteurs peuvent identifier une personne sans jamais avoir besoin d’obtenir des journaux de connexion VPN.
Le terme « no-log » est souvent utilisé dans les campagnes marketing, mais il ne signifie pas forcément la même chose selon les fournisseurs.
Les politiques de conservation varient fortement selon les fournisseurs et les juridictions dans lesquelles ils opèrent.
Certains services conservent :
D’autres affirment ne conserver aucun élément permettant de relier une activité à un utilisateur précis.
La quantité d’informations disponible varie donc fortement d’un fournisseur à l’autre.
Contrairement à ce que montrent souvent les films ou les séries, l’identification d’un cybercriminel ne repose généralement pas sur une preuve unique.
Les enquêteurs combinent souvent :
Chaque élément pris isolément peut sembler insuffisant. Ensemble, ils permettent souvent de reconstituer l’identité d’une personne ou le déroulement d’une activité en ligne.
Contrairement à une idée reçue, l’identification d’une personne sur Internet ne repose plus uniquement sur son adresse IP. Les comptes en ligne, les métadonnées, les appareils utilisés et les erreurs humaines jouent aujourd’hui un rôle central dans les enquêtes numériques. Les VPN et Tor restent utiles pour protéger sa vie privée, mais ils ne garantissent pas l’anonymat absolu lorsqu’ils sont utilisés aux côtés de services en ligne qui collectent de nombreuses informations sur leurs utilisateurs.
Ressources utiles et articles liés
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Face aux frappes américaines, Téhéran réplique sur le terrain de la cyber-guerre asymétrique. Accusé de complicité tactique avec le Pentagone et de briser la censure locale, le réseau satellitaire Starlink de SpaceX est désormais dans le viseur des Gardiens de la révolution.

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Avec un super projet de simulateur, mais aussi une nouvelle direction artistique, un nouveau logo et le soutien du CNC :
Je vous partage cette vidéo car j'ai beaucoup aimé l'intro, l'histoire, les effets, les couleurs, les références... une belle évolution pour les 2 frangins. Espérons que ce projet ne soit effectivement pas le dernier.
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Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 23/04/2026 |
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Si comme moi, vous aimez la musique, vous allez peut-être voir les artistes jouer sur scène. Depuis que le COVID est passé par là, de nombreux festivals ne sont plus à l'équilibre financier et finissent par disparaître.
Voici une vidéo qui résume bien les problématiques et l'évolution de la consommation de la musique.
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Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 30/01/2026 |
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Chaque OS Microsoft est supporté pendant 10 ans, ensuite il faut payer des mises à jour de sécurité étendues (ESU).
Mais l'europe a réussi à faire plier Microsoft qui va offrir un an de mises à jour de sécurité gratuitement en Europe (la france va donc en profiter).
Adrien nous résume tout ça :
Si le TPM est les autres prérequis peuvent avoir du sens d'un point de vue sécurité, on a pu voir qu'on pouvait les contourner sans souci avec de vieilles machines. L'idée est de prolonger la durée de vie d'une machine de quelques années... mais on peut facilement imaginer que les constructeurs préfèrent que les consommateurs rachètent une machine.
1 an supplémentaire n'est pas énorme et cela ne règlera pas le problème de fond... même si c'est toujours bon à prendre sur les déchets évités. Cela évitera aussi à de nombreuses machines de se retrouver contaminées, bien que le problème se reposera dans 1 an.
Et pour tous les bidouilleurs en herbe vous pouvez migrer vers la version LTSC de Windows 10 (que ce soit avec massgrave ou autre). Cette version LTSC offre un support jusqu'en 2029, le bénéfice est donc bien différent.
En dehors de cet aspect de fin de vie, il faut dire que plus le temps passe et plus les machines ralentissent... programmes plus lourds et gourmands, disque qui fatigue... et peut-être aussi Microsoft qui alourdit son OS au fil des années.
Merci Adrien pour la news ! Rendez-vous donc en Octobre 2026, d'ici là vous avez le temps de migrer sous Linux Mint, Zorin ou tout autre distribution qu'il vous plaira 
En complément voici comment passer en ESU :
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Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 26/09/2025 |
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