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Votre bluetooth est en rade sur Linux ? Il existe une solution

Une mise à jour récente du noyau Linux a cassé le support de certains adaptateurs Bluetooth MediaTek, ceux qui sont intégrés aux puces Wi-Fi qu'on trouve sur beaucoup de cartes mères modernes.

Le résultat : votre clavier sans fil, votre souris ou votre casque Bluetooth ne se connectent plus après la mise à jour. Pour les utilisateurs Linux, c'est le genre de régression franchement pénible, pour rester poli.

Al Williams raconte sur Hackaday avoir traqué le problème jusqu'à un fichier précis du noyau : btmtk.c, le pilote qui gère les puces Bluetooth MediaTek. Deux lignes de code suffisent à contourner le problème. Sa rustine consiste à remplacer une fonction de gestion d'erreur par une instruction qui marque la sortie comme "non terminée" et continue. C'est pas génial sur le papier, mais ça fait remarcher le matériel le temps qu'un correctif officiel arrive en amont.

Le problème, c'est que ce n'est pas un simple paramètre à changer. Il faut récupérer les sources du noyau, installer la boîte à outils de compilation, patcher la ligne concernée, recompiler juste le module problématique, l'installer dans /lib/modules, et rebooter.

Deux lignes. Pour un développeur Linux, c'est la routine. Pour un utilisateur lambda qui a juste envie que sa souris remarche, c'est franchement relou.

Al teste sa rustine sur OpenSUSE Tumbleweed (une distribution Linux à mises à jour continues), mais la procédure marche aussi sur Debian, Ubuntu et la plupart des autres distros, avec quelques ajustements de chemins. Il insiste : c'est temporaire. Le bug est connu des développeurs du noyau, et le correctif définitif devrait remonter dans les prochaines versions stables.

Le truc un peu naze, c'est que Bluetooth sur Linux a longtemps eu la réputation d'être un cauchemar. La situation s'était nettement améliorée ces dernières années avec BlueZ (la pile Bluetooth officielle de Linux) et le support natif dans la plupart des distros. Voir une régression d'envergure refaire surface en 2026 sur du matériel grand public, ça refait grincer des dents les vieux Linuxiens qui pensaient avoir refermé ce chapitre.

Et puis ça illustre bien le modèle de développement du noyau. Les régressions arrivent parce que le code évolue très vite et que tout le matériel ne peut pas être testé en permanence. Quand ça pète, la communauté patche. Quand le patch est validé, il remonte. C'est lent, mais ça finit toujours par marcher. Le truc, c'est qu'entre les deux, vous restez avec votre clavier Bluetooth en rade .

Si vous êtes touché par le problème, l'article complet d'Al Williams sur Hackaday donne toutes les commandes pas à pas . Le fix est documenté ligne par ligne, ça prend une trentaine de minutes pour quelqu'un qui est très à l'aise avec un terminal.

Source : Hackaday

Ce kit de phishing ouvre les comptes Microsoft 365 sans voler le mot de passe

Voler un mot de passe ? C'est presque devenu accessoire. Le FBI a lancé une alerte sur Kali365, un kit de piratage qui s'introduit dans les comptes Microsoft 365 d'une entreprise sans jamais avoir besoin du mot de passe, ni du fameux code de la double authentification.

La protection que beaucoup imaginent solide ne sert plus à grand-chose ici. Hélas.

Kali365 n'est pas un virus classique. C'est ce qu'on appelle un kit de phishing en location : un service clé en main, vendu un peu comme un abonnement à un logiciel, sauf qu'il sert à pirater. Repéré depuis avril et distribué via la messagerie Telegram, il permet à n'importe quel apprenti pirate de lancer une campagne sans compétences techniques particulières. Le kit fournit les emails piégés rédigés par une IA, des modèles de campagne tout prêts, et même un tableau de bord pour suivre ses victimes en temps réel, la totale donc.

Cette méthode porte un nom, le device code phishing, et elle est redoutable de simplicité. La victime reçoit un email qui imite un service de partage de documents, avec un petit code et une consigne : aller sur une page Microsoft pour rentrer le code. Sauf que cette page-là est la vraie page de Microsoft, du coup zéro méfiance.

Rien à signaler du côté de l'antivirus, rien de suspect dans l'adresse du site. La personne entre le code en toute confiance. Et là, sans s'en rendre compte, elle vient d'autoriser l'appareil du pirate à se connecter à son compte.

À partir de là, l'attaquant récupère un jeton d'accès, ce que le jargon appelle un token OAuth. C'est un laissez-passer numérique : une fois qu'on l'a, plus besoin du mot de passe ni d'un nouveau code pour entrer.

Avec ce jeton, le pirate conserve un accès continu à la boîte mail Outlook, à la messagerie Teams et au stockage OneDrive de sa victime. Et comme il n'a jamais touché au mot de passe, le réinitialiser en urgence ne bloque même pas l'intrus.

Le procédé n'a rien de marginal. Sur des campagnes de ce genre, des chercheurs en sécurité ont compté des centaines de comptes piégés chaque jour, avec une nette préférence pour les profils liés à la paie et à la comptabilité, là où l'argent circule le plus.

Le FBI conseille aux entreprises de carrément désactiver ce mode de connexion par code dans les réglages d'administration de Microsoft. Encore faut-il que les services informatiques prennent le temps de s'en occuper.

Source : The Register

Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur

Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre.

La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien.

Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les composants entre eux.

Aujourd'hui, on les dessine sur un logiciel spécialisé, le logiciel EDA (conception électronique assistée par ordinateur), avant de transmettre le fichier à un fabricant qui se charge du reste. ALTco a tout simplement zappé cette étape.

Sa méthode tient en quelques gestes. Il part d'une plaque de cuivre brut, qu'il nettoie soigneusement pour que l'encre accroche bien. Puis il dessine directement les pistes du circuit à la main, au marqueur permanent.

La plaque part ensuite tremper plusieurs minutes dans un bain de perchlorure de fer, un produit chimique qui ronge le cuivre. Le marqueur, lui, protège le cuivre qu'il recouvre, et tout le reste finit dissous. Il ne reste plus qu'à rincer à l'eau puis à l'alcool pour effacer le marqueur, et le circuit apparaît.

Avant d'arriver à ce résultat propre, ALTco a pas mal tâtonné. Il a testé différents marqueurs et peintures censés résister à la gravure, et même des produits gravants faits maison, avant de revenir au perchlorure de fer, le grand classique du genre.

Le circuit qui sort de tout ça n'est pas un gadget de démonstration : c'est un petit contrôleur de ventilateur, qui pilotera un absorbeur de fumée pour ses séances de soudure.

On peut se demander pourquoi s'embêter avec ça, alors qu'une plaque propre coûte quelques euros chez un fabricant.

Pour une petite carte unique, faite chez soi en une après-midi, ça évite d'attendre une livraison et de passer par une commande minimum par exemple. Et puis il y a le plaisir de fabriquer soi-même, du début à la fin.

Le plus étonnant arrive à la fin. Un tracé fait main peut être électriquement meilleur qu'un tracé parfait. Les pistes dessinées au marqueur forment des courbes douces, là où un logiciel génère souvent des angles bien nets. Or ces angles renvoient une partie du signal électrique vers l'arrière, un peu comme un écho qui rebondit.

Les courbes, elles, laissent le signal filer sans accroc. Sur des circuits rapides, ça change vraiment quelque chose.

Bref, une méthode lente, salissante et imprécise. Mais voir un circuit naître d'un marqueur et d'un bac de liquide, c'est quand même autre chose qu'un produit expédié en usine.

Source : Hackster.io

Bryan Johnson lance « Bryan Johnson Femme » : sa compagne Kate Tolo va suivre son protocole pour percer les mystères de la santé féminine

adn génome

Bryan Johnson, le millionnaire américain devenu apôtre de la longévité en bonne santé, annonce que sa compagne Kate Tolo va se soumettre à un protocole médical à 2 millions de dollars par an similaire au sien. Objectif affiché : produire des données de santé spécifiquement féminines, là où la recherche clinique en manque cruellement.

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