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Et si l’hantavirus commençait à muter ?

Scientifique manipulant des échantillons

Le hantavirus qui a déclenché d'importantes mesures sanitaires à travers le monde est désormais étudié de près par les scientifiques. Ils tentent de savoir si le virus serait capable de muter, et les résultats ne sont pas encore très clairs.

8 To de données de Foxconn volées

Le gang ransomware Nitrogen a balancé Foxconn sur son site de fuite avec 8 To de données et 11 millions de fichiers volés, selon The Register.

Schémas hardware, instructions d'assemblage, topologies de datacenters côté client. Et comme Foxconn assemble une bonne partie de ce que vous avez dans votre poche ou sur votre bureau (iPhones pour Apple, GPU pour Nvidia, serveurs pour Google, machines pour Intel et Dell), la liste des marques potentiellement exposées fait peur.

L'usine de Mount Pleasant dans le Wisconsin a été paralysée plusieurs jours. Foxconn a fini par confirmer l'incident après plusieurs semaines de silence, en assurant que la production avait été rétablie et que l'enquête se poursuivait avec les autorités.

Nitrogen, lui, est un gang ransomware connu depuis 2024. Un ransomware, pour les non-initiés, c'est un logiciel qui chiffre les fichiers d'une boîte puis demande une rançon pour les déchiffrer. Le mode opératoire classique de Nitrogen : voler les données avant de chiffrer, et menacer de tout publier si la victime refuse de payer.

Le détail croustillant qui devrait calmer toute envie de cracher au pot : Coveware, la société américaine spécialisée dans la négociation de ces affaires, a démontré dès février que le décrypteur de Nitrogen est buggé.

Pour dire ça plus simplement, vous payez la rançon, vous récupérez un outil censé déchiffrer vos fichiers, et il ne fonctionne pas correctement. Une bonne partie des données reste illisible après paiement. C'est documenté. Ce n'est pas la première fois qu'un gang livre un outil pourri, mais c'est rarement aussi évident.

Côté contenu dérobé, on parle de plans d'assemblage de cartes-mères et de schémas électroniques détaillés, mais surtout de topologies de datacenters. La topologie d'un datacenter, c'est en gros la carte qui montre comment toutes les machines, les baies et le réseau sont agencés.

C'est exactement le genre d'info qu'un attaquant cherche pour préparer une intrusion future. Apple et Nvidia n'ont pas commenté, ce qui ne veut pas dire grand-chose à ce stade, mais ça veut dire qu'il y a probablement quelques juristes qui n'ont pas beaucoup dormi cette semaine.

Source : The Register

Avion spatial Vortex-S : Dassault trouve un partenaire allemand, et ce n’est pas Airbus

Loin des tensions du SCAF, Dassault Aviation joue la carte de la réconciliation franco-allemande pour conquérir l’orbite. En s'alliant au spécialiste OHB pour proposer le projet Vortex-S à l’ESA, l'avionneur français veut doter l’Europe d’une navette spatiale polyvalente et souveraine. Un pari stratégique pour ne pas se laisser distancer par les États-Unis et la Chine.

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google

Les chercheurs d'Ontinue, une boîte de cybersécurité, ont publié une analyse d'une campagne de vol de données qui vise directement les développeurs.

La méthode est en fait assez simple. Vous tapez "install claude code" dans Google, vous cliquez, plein d'innocence, sur le premier résultat sponsorisé, et là vous tombez sur une page qui ressemble trait pour trait à la doc officielle d'Anthropic. Sauf que le serveur derrière n'a rien à voir, et la commande d'installation à copier-coller a été modifiée.

L'astuce technique est intéressante. La commande PowerShell affichée n'est pas visible dans le code source qu'un scanner automatique pourrait analyser, elle est générée à la volée dans le HTML de la page. Du coup, les scans de sécurité voient du contenu légitime, l'utilisateur copie une commande malveillante, et paf, un loader PowerShell d'environ 600 Ko se lance discrètement.

Ce loader essaie ensuite quelque chose de carrément vicieux. Il abuse de IElevator2, une interface interne de Chromium (le moteur derrière Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera) lancée en janvier 2026 par Google pour mieux protéger les cookies et mots de passe avec un chiffrement renforcé. Le malware injecte un petit module dans le navigateur pour appeler cette interface depuis l'intérieur, ce qui lui permet de récupérer les clés et de déchiffrer toute la base. Cookies de session, mots de passe enregistrés, infos de paiement. Tout y passe.

Trois domaines pirates ont été enregistrés sur six jours en avril, tous derrière Cloudflare pour compliquer le takedown. Le bout de code utilisé ne correspond à aucune famille de malware connue (Lumma, StealC, Vidar). Le plus proche serait Glove Stealer, repéré en novembre 2024, mais avec une orchestration différente. Bref, ce serait un nouveau venu fabriqué exprès pour cette campagne.

Et la cible, c'est précisément les développeurs. Ce sont eux qui installent Claude Code (l'outil en ligne de commande d'Anthropic pour coder avec l'IA, concurrent direct de Cursor).

Et un développeur, dans son navigateur, c'est l'accès à GitHub, à AWS, à des dashboards de production, à des comptes Cloud, à des secrets qui se revendent potentiellement très cher. Les défenses classiques qui surveillent les exécutables natifs ne voient rien, tout se joue au niveau de l'appel COM (la mécanique Windows qui permet à des programmes de se parler entre eux) et de PowerShell.

Petit conseil : passez par anthropic.com directement, jamais par un résultat sponsorisé. Si vous avez collé une commande douteuse récemment, c'est le moment de regarder ce qui tourne sur votre machine.

Source : Infosecurity Magazine

JDownloader a diffusé des versions piégées, votre PC est peut-être compromis

Entre le 6 et le 7 mai 2026, le site officiel jdownloader.org a été compromis et a servi pendant un peu plus d'une journée des installeurs piégés à la place des versions légitimes du célèbre gestionnaire de téléchargements.

Concrètement, les liens alternatifs pour Windows et l'installateur shell pour Linux ont été remplacés par un loader qui déploie un RAT (Remote Access Trojan) écrit en Python sur la machine de la victime. Pour ceux qui ne connaissent pas, un RAT donne à l'attaquant un contrôle total à distance de votre PC : exécution de commandes, vol de données, installation d'autres malwares, et tout ce qui peut se faire avec un compte utilisateur compromis.

Bonne nouvelle dans le malheur. Tous les canaux de distribution n'ont pas été touchés. La version macOS est passée à travers, pareil pour les installations via Flatpak, Winget et Snap, ainsi que pour le package JAR principal de JDownloader. Seuls les liens "alternative download" Windows et le script shell Linux du site officiel sont contaminés. Si vous utilisez ces canaux pour vous mettre à jour, c'est sur eux qu'il faut vérifier.

Le problème a d'abord été relevé par un utilisateur Reddit, "PrinceOfNightSky", qui a constaté que les exécutables téléchargés étaient signalés par Microsoft Defender et signés par des éditeurs douteux (Zipline LLC, The Water Team) au lieu de la signature légitime AppWork GmbH.

Une fois alerté, le développeur de JDownloader a confirmé la fuite, mis le site hors ligne, et publié un rapport d'incident détaillé pour permettre l'analyse externe. La porte d'entrée des attaquants ? Une vulnérabilité du CMS du site qui permettait de modifier les listes de contrôle d'accès et le contenu sans authentification. Pas génial.

Le malware Windows fonctionne en deux étages. Un petit programme téléchargé sert de loader, qui récupère et exécute ensuite le vrai payload en se connectant à deux serveurs de commande nommés parkspringshotel[.]com et auraguest[.]lk. Architecture modulaire, ce qui veut dire que l'attaquant peut envoyer le code Python qu'il veut depuis ses serveurs et adapter sa charge en temps réel. Vol de mots de passe, persistance, mouvement latéral sur le réseau local, tout y est possible.

Si vous avez téléchargé JDownloader depuis le site officiel entre le 6 et le 7 mai, faites donc très attention. Réinstallez complètement l'OS et changez tous vos mots de passe. Un RAT donne suffisamment d'accès pour qu'un nettoyage par antivirus seul ne soit pas une garantie suffisante. Pénible mais c'est le seul moyen propre.

Source : Bleeping Computer

New TeamViewer connector in Microsoft Intune: remote control for Windows, macOS, iOS, Android

TeamViewer notification in Company Portal (image Microsoft)
TeamViewer is a remote assistance solution that lets you remotely connect to and control Intune-managed Windows, macOS, Android, and iOS/iPadOS devices directly from the Intune admin center to support your users. Microsoft Intune's April 2026 update (service release 2604) introduces a redesigned TeamViewer connector for remote assistance. The new connector replaces the existing one with a simplified setup process and adds SSO (single sign-on) support, device group synchronization, and granular role-based permissions. If you still use the old connector, you have 12 months to migrate before it stops working. This article explains what changed, what you need, and how to configure the new connector.

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