Microsoft Intune adds macOS recovery lock and Android strict tunnel mode



Anthropic a discrètement bridé les capacités de son nouveau modèle Fable 5, lorsqu’il détectait des requêtes liées au développement d’IA de pointe. Une restriction invisible pour les utilisateurs, rapidement critiquée par des chercheurs. L'entreprise s'est excusée auprès de Wired le 10 juin 2026.




Une radio FM posée dans la cuisine, qui diffuse 24 heures sur 24 un programme fabriqué sur mesure, sans application, sans écran et sans abonnement : voilà le projet d'un bricoleur connu sous le pseudo Trwmato.
Tout tient sur un Raspberry Pi Zero, ce mini ordinateur de la taille d'une carte de crédit vendu une quinzaine d'euros, piloté par six scripts bash.
L'idée de départ relève presque de l'hygiène de vie numérique. Trwmato passait trop de temps sur son téléphone et voulait retrouver l'écoute passive de la bonne vieille radio, sauf que voilà, la programmation des stations classiques ne l'intéressait pas des masses. Du coup, il s'est fabriqué la sienne.
La recette matérielle tient en trois objets. Le fameux Raspberry Pi Zero, un petit émetteur FM Bluetooth en 12 volts à une dizaine d'euros, le même genre de gadget qu'on branche dans une voiture pour écouter son téléphone sur l'autoradio, et n'importe quel poste de radio FM du commerce pour recevoir le tout.
Côté logiciel, la colonne vertébrale s'appelle podget, un outil en ligne de commande qui télécharge automatiquement les podcasts et les bulletins d'info depuis leurs flux RSS, le format qui permet de s'abonner aux publications d'un site. Les scripts bash, des petits programmes qu'on écrit pour le terminal Linux, orchestrent ensuite la lecture avec VLC avant d'envoyer le son en Bluetooth vers l'émetteur.
C'est dans la fabrication de la playlist que le projet est vraiment bien pensé. Le script make_playlist.sh assemble des blocs configurables qui mélangent podcasts, infos, musique locale, jingles et petites surprises cachées, en privilégiant le contenu frais et en espaçant les rediffusions pour éviter la lassitude.
Les émissions quotidiennes et hebdomadaires ont d'ailleurs chacune leurs règles de conservation, avec des quotas d'épisodes par flux histoire que la carte SD ne déborde jamais.
Trwmato a même prévu un script de secours qui retélécharge avec curl les épisodes que podget n'arrive pas à récupérer, un souci qu'il rencontre apparemment avec certains flux de la BBC. L'ensemble démarre tout seul à l'allumage grâce à systemd, le gestionnaire de services de Linux, et s'organise dans une arborescence de douze sous-dossiers bien rangés.
Tout n'est pas parfait. La configuration du Bluetooth sur le Pi a été la partie la plus pénible du chantier de son propre aveu, et certains podcasts publient leurs fichiers sous des noms génériques du genre media.mp3, ce qui glisse quelques doublons dans la rotation.
Pas d'inquiétude côté légalité : l'émetteur utilisé porte à quelques mètres, comme ceux des voitures, on est donc très loin de la radio pirate qui arrose tout le quartier.
Le projet complet est publié sur GitHub sous le nom pi-fm-kitchen-radio, avec les six scripts, les fichiers de configuration et un guide d'installation qui liste les dépendances : podget, VLC, bluealsa pour l'audio Bluetooth et même Samba, qui permet de déposer sa musique depuis un autre ordinateur de la maison.
Bref, troquer le smartphone contre une radio de cuisine pilotée en bash, c'est complètement à contre-courant, et c'est exactement pour ça que ça donne envie.
Source : Hackaday




Faire tourner Tetris sur un émulateur Game Boy dont le code source tient dans moins de 5 ko de C volontairement incompréhensible, voilà le genre de prouesse que célèbre l'IOCCC, le concours international de code C obfusqué, dont le palmarès 2025 mérite vraiment le détour.
Le principe de ce concours créé en 1984 n'a pas bougé : écrire un programme en C (un des plus vieux langages de programmation encore massivement utilisés) qui fonctionne parfaitement, mais dont le code est si tordu que personne ne comprend comment. L'obfuscation, c'est exactement ça : rendre un code illisible. Ici, on le fait exprès, pour la beauté du geste.
Les règles posent quand même un cadre strict : 4993 octets de code source maximum, du C conforme au standard C11, un Makefile au format GNU (le fichier qui explique comment compiler le programme), et une consigne officielle qui interdit de transformer l'ordinateur des juges en brasier.
Après une pause entamée en 2020, cette 29e édition a battu des records de participation. Les juges ont retenu 23 programmes gagnants, dévoilés lors d'une cérémonie diffusée en direct pendant plus de quatre heures, avec au passage un premier lauréat venu de Taïwan, une grande première pour le concours.
Trois participants signent un triplé, avec trois programmes primés chacun : Yusuke Endoh, Don Yang et Nick Craig-Wood. Ce dernier, qui est aussi l'auteur de rclone (l'outil de synchronisation de fichiers bien connu des bidouilleurs), repart avec le prix du meilleur émulateur réel pour sa Game Boy logicielle réduite à l'os, un programme qui imite la console de Nintendo au point de faire tourner les fichiers des vraies cartouches, Tetris compris, sans le son ni la moindre fioriture.
Yusuke Endoh décroche de son côté le prix du programme "le plus susceptible de choquer", jeu de mots électrique assumé : son code dessine dans le terminal des figures de Lichtenberg, ces arborescences que trace une décharge électrique dans un matériau, uniquement avec des caractères de texte. Le résultat est superbe.
Le reste du palmarès part dans tous les sens. On y trouve une machine virtuelle qui émule un processeur imaginaire à une seule instruction, une carte perforée façon trou noir, un quasi-rogue-like (ces jeux d'exploration de donjons générés aléatoirement) et un quine, ce programme dont la sortie est son propre code source.
Petit détail d'histoire pour finir : obfusquer du code a longtemps servi à distribuer des logiciels propriétaires sur les systèmes UNIX sans en livrer les secrets. C'est devenu depuis un art à part entière.
Tout le palmarès est consultable sur ioccc.org , code source compris. Vous pouvez d'ailleurs récupérer les programmes et les compiler chez vous, histoire de vérifier que ces horreurs fonctionnent vraiment.
Bref, pendant que la planète entière demande à des IA de pondre du code propre, eux s'acharnent à écrire l'inverse à la main. J'adore.
Source : Hackaday

Voilà autre chose dites donc. En avril, Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI et créateur de l'assistant Claude, dévoilait Mythos, un modèle d'intelligence artificielle tellement doué pour dénicher et exploiter des failles informatiques que l'entreprise avait préféré ne pas le diffuser. Il restait réservé à une poignée d'organisations de cyberdéfense triées sur le volet.
Deux mois plus tard, ce même moteur arrive chez le grand public sous le nom de Claude Fable 5.
C'est exactement le modèle de Mythos en dessous, avec des limites posées par-dessus. Anthropic ne s'en cache pas : Fable 5 dépasse tout ce qu'elle a publié jusqu'ici, son propre Claude Opus 4.8 compris, et ses tests internes le placent devant le GPT-5.5 d'OpenAI comme devant le Gemini 3.1 Pro de Google. Le modèle parvient même à terminer Pokémon FireRed en se contentant de regarder l'écran défiler.
Pour éviter les dérapages, trois classifieurs, des programmes qui surveillent en continu ce que vous tapez, passent chaque conversation au crible. Dès qu'une requête touche à la cybersécurité offensive, à la biologie ou à la chimie sensibles, la réponse est refilée à Claude Opus 4.8, nettement moins à l'aise sur ces terrains piégeux.
Anthropic assure que ce garde-fou se déclenche sur moins de 5% des sessions, et qu'un programme de chasse aux failles de plus de 1 000 heures n'a débouché sur aucun contournement universel.
Il y a quand même une contrepartie qui pique. Toutes les conversations avec Fable 5 sont conservées 30 jours, y compris pour les entreprises qui avaient pourtant signé des accords de rétention zéro, autrement dit la garantie écrite qu'aucune de leurs données ne serait gardée. Officiellement, c'est pour repérer les attaques inédites.
Côté porte-monnaie, le modèle est gratuit pour les abonnés Pro, Max, Team et Enterprise jusqu'au 22 juin, après quoi il faudra des crédits d'utilisation. Pour les développeurs qui le branchent à leurs applications, comptez 10 dollars par million de mots traités en entrée et 50 dollars en sortie, soit le double du tarif d'Opus 4.8.
Quelques jours avant cette sortie, Anthropic réclamait publiquement une "pédale de frein coordonnée" sur les modèles les plus avancés, en agitant le risque d'une IA capable de se perfectionner toute seule.
Bref, on prêche la prudence le lundi et on ouvre les vannes le jeudi. La logique commerciale a visiblement gagné l'arbitrage.
Source : Anthropic


Départ du showrunner historique, annulation du prochain épisode spécial, quête d'un nouveau partenaire : la BBC vient d'annoncer une série de mauvaises nouvelles pour la série Doctor Who, dont l'avenir s'annonce plus incertain que jamais.

Le 9 juin, Anthropic a dévoilé Claude Fable 5, son premier modèle grand public de classe Mythos, assorti d'un système de restrictions renforcé présenté comme une nécessité de sécurité. Mais au-delà de cette annonce, c'est le mode de distribution choisi qui soulève des interrogations dépassant largement le cadre du risque cyber.

TSMC fabrique les puces de presque tous vos appareils, et l'entreprise prévient : ses coûts montent et ses tarifs pourraient monter. Une hausse qui finira, en partie, dans le prix de votre prochain téléphone.

Anthropic franchit un cap en ouvrant au grand public la classe Mythos, sa gamme d'intelligence artificielle la plus avancée. Mais pour dompter ce moteur jugé jusqu'ici trop dangereux pour être libéré dans la nature, Anthropic a dû déployer des garde-fous de taille… tout en concédant l'existence d'un mystérieux jumeau réservé aux initiés, triés sur le volet.


