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Jeux PS5 bloqués hors-ligne : face à l’incertitude, cet accessoire risque une nouvelle pénurie

Alors qu'une nouvelle politique controversée de Sony menace l'accès aux jeux dématérialisés, le support physique n'a jamais été aussi important. Le lecteur de disque pour PS5 et PS5 Pro est actuellement en stock à un prix abordable, mais la situation pourrait très vite basculer vers une nouvelle pénurie si cette nouvelle mesure se confirme.

PS5-Linux - Andy Nguyen libère son hack

PS5-Linux est là !!

Andy Nguyen, le security engineer alias theflow0, vient de publier le hack qui transforme une PS5 Phat (les modèles originaux, pas les Slim ni les Pro) en PC 100% Linux. Et le truc cool c'est que ça marche désormais sur les firmwares 3.xx et 4.xx, et pas seulement sur les premières consoles oubliées dans leur boîte !

Pour rappel, en mars dernier, Andy Nguyen avait fait tourner GTA 5 Enhanced en ray tracing sur sa PS5 , mais l'exploit était limité aux firmwares 1.xx et 2.xx, donc autant dire à des consoles qui n'avaient jamais vu Internet. Mais depuis hier, le projet est officiellement sorti sur GitHub avec un guide d'installation complet, et il a élargi son périmètre.

Concrètement, le hack utilise une vulnérabilité patchée de l'hyperviseur PS5 (corrigée dans les firmwares récents, d'où la liste fermée) pour débloquer le hardware. Une fois en place, la PS5 expose son CPU 8 cores (16 threads) à 3.5 GHz max et son GPU à 2.23 GHz max (les fréquences de boost de la console, en pratique ça tape souvent un peu plus bas pour éviter la surchauffe), ce qui suffit largement pour faire tourner Steam et des émulateurs sans que ça rame.

Et surtout, la sortie HDMI 4K à 60 Hz fonctionne, l'audio aussi, et tous les ports USB de la console sont opérationnels !

Côté firmwares supportés, c'est précis, attention ! Les versions 3.00, 3.10, 3.20 et 3.21 fonctionnent, mais sans support M.2. Les versions 4.00, 4.02, 4.03, 4.50 et 4.51, elles, supportent en plus le SSD M.2 dédié à Linux.

Du coup, plus la console est récente dans cette plage, plus on a de flexibilité. Pour les firmwares 5.xx, ça pourrait ensuite arriver plus tard, mais Linux tournera dans un environnement virtualisé restreint à côté de GameOS, donc avec des perfs et des fonctionnalités un peu dégradées.

Maintenant, pour vérifier votre firmware avant de tenter le coup, c'est dans Paramètres > Système > Informations console.

Pour l'install, il vous faudra une clé USB de 64 Go minimum (un SSD externe est recommandé), un clavier/souris USB, un adaptateur Ethernet ou Wi-Fi USB, et en option un dongle Bluetooth si vous voulez utiliser la DualSense. Le Bluetooth interne de la PS5 n'est pas encore supporté par contre.

Les ports recommandés pour booter sont l'USB Type-C en bas à l'avant ou les Type-A à l'arrière.

Pour réussir ce tour de passe-passe, l'exploit passe par umtx2 , qui simule un faux DNS sur l'URL manuals.playstation.net pour envoyer le payload via socat. Du pur travail de hacker, mais le README est plutôt bien fichu et vous tiendra la main tout au long de l'install.

Évidemment, c'est encore expérimental.... Pas de dual-boot, donc il faut relancer l'exploit à chaque démarrage en mode Linux, le mode standby ne fonctionne pas, le screen saver est buggé, et certains écrans ont du mal avec la sortie HDMI. C'est donc pas pour du grand public et il vaut mieux être à l'aise avec la ligne de commande pour s'y mettre.

Reste que voir Andy Nguyen continuer son bon boulot sur la sécurité de la PlayStation, c'est toujours cool. Le mec est derrière plusieurs jailbreaks PS4 et début PS5, et combiné avec la fuite des clés BootROM PS5 fin 2025 , l'écosystème commence enfin à respirer un air plus "libre".

Donc si vous avez une PS5 Phat sortie entre 2020 et début 2022 qui traîne avec un firmware d'époque, c'est peut-être le moment de la ressortir du placard.

Source : Notebookcheck

Le Japon lance son IA souveraine avec 8 géants industriels

Gros chantier IA au Japon. SoftBank a pris la tête d'un consortium qui réunit sept autres poids lourds nationaux : NEC, Honda, Sony, trois banques (MUFG, Sumitomo Mitsui, Mizuho) et deux sidérurgistes (Nippon Steel, Kobe Steel).

L'objectif : monter une nouvelle société dédiée à la construction d'une IA entièrement japonaise, sans dépendance étrangère. Le spécialiste tokyoïte Preferred Networks rejoindra l'aventure un peu plus tard, en renfort technique.

L'objectif est clair. Rattraper les Américains et les Chinois. Le modèle visé ambitionne d'atteindre environ 1 000 milliards de paramètres d'ici la fin de la décennie, soit l'ordre de grandeur des plus gros modèles d'OpenAI ou d'Alibaba. Il sera multimodal (texte, images, vidéos, son) et surtout orienté vers ce que les Japonais appellent la "physical AI", c'est-à-dire une IA capable de piloter des robots et des machines dans le monde réel.

L'intégration sur des bras robotisés, des lignes de production ou des véhicules autonomes est prévue pour l'exercice fiscal 2030. Côté industriel, c'est évidemment cohérent avec l'ADN du pays, où la robotique est reine depuis quarante ans.

Le gouvernement n'est pas en reste. Le ministère japonais de l'Économie prévoit d'injecter environ mille milliards de yens de soutien à l'IA sur cinq ans, via l'organisme NEDO. La nouvelle société est éligible à ce dispositif, ce qui lui donne un sacré matelas financier pour attirer les talents.

Au passage, une centaine d'ingénieurs en IA seront recrutés, et la direction sera assurée par un cadre de SoftBank. Le data center principal s'installera à Sakai, près d'Osaka, dans une ancienne usine LCD de Sharp reconvertie pour l'occasion. GPU dernier cri, tout le traitement reste sur le territoire japonais.

C'est justement ce point qui cristallise la logique du projet. Beaucoup d'industriels japonais refusaient d'envoyer leurs données sensibles (plans d'usine, relevés de capteurs, IP métier) vers des clouds américains ou chinois pour faire tourner de l'IA. En gardant tout le traitement local, le consortium offre une alternative souveraine aux membres du club, puis aux autres entreprises du pays.

Sauf que voilà, la bataille des modèles fondation se joue déjà depuis trois ans et les écarts de puissance sont importants. Arriver fin 2029 avec un modèle à mille milliards de paramètres, c'est atteindre le niveau actuel des meilleurs américains, pas celui des modèles qui existeront à ce moment-là.

La vraie force du projet est probablement ailleurs. Sur l'IA physique et l'industrie, le Japon a un terrain de jeu unique, avec des décennies d'avance en robotique et une base manufacturière dense. Si Honda, Nippon Steel et Kobe Steel injectent leurs données et leurs cas d'usage dans le modèle, ça peut produire quelque chose de très différent des LLM généralistes américains.

À noter que certaines sources évoquent un effort public global de l'ordre de 3 000 milliards de yens quand on cumule tous les dispositifs, ce qui donne une idée du sérieux de l'engagement étatique. Bref, le Japon arrive tard mais il amène ses industriels, son argent et son avantage robotique.

Source : Nikkei Asia

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