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Linux 7.1-rc1 sort avec un nouveau pilote NTFS deux fois plus rapide

La première release candidate de Linux 7.1 est sortie, avec un tout nouveau pilote NTFS écrit pour le noyau, qui annonce des écritures multi-thread deux fois plus rapides et un montage de disque jusqu'à quatre fois plus véloce que l'ancien.

La sortie stable est prévue pour la mi-juin selon le calendrier de Linus Torvalds. Au total, la fenêtre de merge a vu passer plus de 13 000 commits, ce qui en fait une release plutôt costaude.

Le pilote NTFS dans Linux a une longue histoire compliquée. Pendant des années, le kernel a embarqué deux pilotes : ntfs en lecture seule maintenu par Anton Altaparmakov, et ntfs3 contribué par Paragon Software puis pratiquement abandonné depuis 2024.

La version qui débarque dans 7.1 est une réécriture complète, optimisée pour les usages dual-boot et les disques externes formatés en NTFS, qui restent monnaie courante quand on échange des fichiers avec Windows.

L'autre nouveauté, c'est l'activation par défaut de FRED, le mécanisme Flexible Return and Event Delivery développé par Intel pour remplacer le vieux système d'IDT et d'interruptions hérité du x86. Cette activation doit simplifier la gestion des exceptions et des appels système, avec moins de cycles perdus à chaque commutation de contexte. Sur les puces Intel récentes qui le supportent, c'est un petit gain de performance qu'on récupère sans rien faire.

Côté ménage, on vous en a déjà parlé , Linux 7.1 retire le support du i486, processeur sorti en 1989, et abandonne plusieurs vieux pilotes réseau et SoC qui n'avaient plus d'utilisateurs réels. Personne ne regrettera. Le kernel garde son équilibre entre support legacy et code moderne, en évacuant les morceaux qui coûtent en maintenance pour zéro retour visible.

Pour les utilisateurs de tous les jours, le gros impact ça sera cette faire d'NTFS. Avoir un pilote rapide, fiable et maintenu directement dans le kernel mainline change la vie de tous ceux qui jonglent entre Linux et Windows sur la même machine. Plus besoin de dépendre de ntfs-3g en userspace ou de monter en lecture seule pour éviter les corruptions, ce qui était le quotidien de pas mal de gens depuis bien trop longtemps.

C'est aussi un bon indicateur pour l'écosystème : du code propre, écrit en interne, sans dépendre d'un éditeur tiers qui peut se désengager du jour au lendemain.

Linux 7.1 fait donc un gros ménage et règle un problème bien relou. Pour ceux qui galèrent avec leurs disques NTFS depuis bien longtemps, c'est une libération.

Source : Phoronix

Un amateur résout un problème d'Erdős vieux de 60 ans avec un seul prompt GPT-5.4

Liam Price, 23 ans, mathématicien amateur sans formation avancée, a résolu un problème d'Erdős resté ouvert depuis 60 ans en posant la question à GPT-5.4 Pro un lundi après-midi en avril.

Le modèle a tourné 80 minutes pour produire une preuve qui passe la validation du médaillé Fields Terence Tao. C'est ce que rapporte Joseph Howlett dans Scientific American.

Le problème en question, c'est l'Erdős #1196, posé par le mathématicien hongrois en 1965. L'IA n'a pas tout cassé en force brute. Elle a utilisé la fonction de von Mangoldt, un outil bien connu en théorie des nombres, mais que personne n'avait pensé à appliquer à ce type de question depuis 90 ans.

Tao parle d'une connexion jusqu'ici non décrite entre l'anatomie des entiers et la théorie des processus de Markov. En clair, l'IA a fait un pont entre deux branches mathématiques que les humains avaient laissé séparées.

La méthode est assez simple. Price a copié le problème dans une fenêtre ChatGPT, lancé GPT-5.4 Pro en mode raisonnement, et attendu. Pas de papier brouillon, pas d'allers-retours avec un professeur, pas de café à minuit avec des collègues. Un prompt, une réponse, et un objet mathématique sur lequel des experts du monde entier auront ensuite à se pencher pour valider chaque ligne.

Maintenant il faut savoir que la sortie brute de l'IA était plutôt confuse. Tao et Jared Lichtman, mathématicien à Oxford, ont dû relire, simplifier et reformuler la preuve pour qu'elle devienne lisible.

Sans expert humain pour décanter le résultat, le prompt seul n'aurait probablement pas convaincu une revue scientifique. L'IA a vu la bonne idée, mais pas vraiment su l'expliquer proprement.

Tao reste prudent. Il rappelle que le problème n'était pas le plus dur du livre des Erdős, et que l'IA a surtout gagné en vitesse, pas forcément en profondeur.

Lichtman, lui, parle du premier résultat IA au niveau du livre des Erdős, ce qui reste une marche assez impressionnante. Côté Liam Price, le jeune homme va probablement ajouter une ligne assez folle à son CV. Et le débat sur ce que ça veut dire pour la recherche en mathématiques pures, lui, est désormais lancé pour de bon.

Source : Scientifique American

Mythos Changed the Math on Vulnerability Discovery. Most Teams Aren't Ready for the Remediation Side

Anthropic’s Claude Mythos Preview has dominated security discussions since its April 7 announcement. Early reporting describes a powerful cybersecurity-focused AI system capable of identifying vulnerabilities at scale and raising serious questions about how quickly organizations can validate, prioritize, and remediate what it finds. The debate that followed has mostly focused on the right

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