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Le casting 100 % francophone rêvé pour Clair Obscur : Expedition 33

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Clair Obscur : Expedition 33 a ébloui son monde avec sa direction artistique inspirée de la Belle Époque. En attendant le film, nous nous sommes prêtés au jeu du casting idéal. Exit Hollywood : pour incarner Gustave, Lune ou Maëlle, voici la distribution 100 % française que l'on juge idéale pour réussir et faire rayonner le projet à l'international.

Intel Core Series 3 : les puces d'entrée de gamme sont fabriquées aux Etats-Unis, sans TSMC

Les processeurs Core Series 3 d'Intel sont en vente, et ce qui est intéressant ici, c'est moins les specs que l'endroit où ils sont fabriqués.

Ces puces sortent des usines Intel de Hillsboro (Oregon) et Chandler (Arizona), sur le procédé 18A, l'équivalent du 2 nm chez Intel. Pas de TSMC dans la boucle. En 2024, une bonne partie des processeurs Intel pour PC portables était encore gravée chez le fondeur taiwanais. Ce n'est plus le cas.

Côté technique, on est sur de l'entrée de gamme assumée. 6 coeurs (2 performance Cougar Cove + 4 basse consommation Darkmont), 2 coeurs GPU Xe3, un NPU à 17 TOPS et une prise en charge mémoire en simple canal. Du budget pas cher donc.

Les fréquences montent entre 4,3 et 4,8 GHz selon les modèles, avec Thunderbolt 4, Wi-Fi 7 et Bluetooth 6. Intel annonce quand même +47% en mono-coeur et +41% en multi-coeur par rapport au Tiger Lake de 11e génération, ce qui n'est pas rien vu que ces puces datent de 2020.

Le vrai sujet, c'est la technologie 18A elle-même. Le procédé utilise RibbonFET (l'architecture Gate-All-Around qui remplace les FinFET) et PowerVia, la première implémentation industrielle de la distribution d'énergie par l'arrière de la puce.

Intel dit avoir environ un an d'avance sur TSMC sur ce point. C'est cette avance qui pourrait attirer des clients fonderie, et c'est probablement pour ça qu'Intel commence par montrer que le 18A fonctionne en production sur des puces commerciales, même d'entrée de gamme. La démonstration compte autant que le produit.

D'autant plus que le contexte s'y prête. Avec les milliards du CHIPS Act, Intel a massivement investi dans ses usines américaines pour ne plus dépendre de TSMC. Le Core Series 3 est la preuve que cette stratégie commence à se concrétiser sur des produits grand public, pas seulement sur des prototypes de labo.

Plus de 70 modèles de PC portables sont prévus chez Acer, Asus, Dell, HP, Lenovo, MSI et Samsung d'ici la fin de l'année. Les premiers systèmes sont déjà disponibles, les configurations edge suivront au deuxième trimestre.

C'est la suite logique des Core Ultra Series 3 (Panther Lake), les puces haut de gamme annoncées au CES en janvier et déjà en vente, elles aussi fabriquées sur 18A.

Bref, Intel qui refabrique ses puces sur sol américain et qui montre que son 18A tourne en production, c'est probablement plus important que les specs des puces elles-mêmes.

Source : The Register

Il transforme l'ordinateur de bord d'une Tesla Model 3 en PC de bureau

Moins de 500 dollars en pièces de casse, un fer à souder et beaucoup de patience : voilà ce qu'il a fallu à un chercheur en sécurité pour faire tourner le calculateur et l'écran tactile d'une Tesla Model 3 sur son bureau, avec le vrai système d'exploitation de la voiture. Le tout récupéré sur des Tesla accidentées.

Des pièces de Tesla accidentées sur eBay

David Schütz voulait participer au programme de bug bounty de Tesla, mais acheter une Model 3 pour bricoler dessus, c'était un peu au-dessus du budget. Du coup, il s'est tourné vers eBay, où des entreprises de récupération revendent les pièces de Tesla accidentées à l'unité.

Le calculateur principal, qui regroupe le MCU (l'unité de contrôle multimédia) et l'ordinateur Autopilot empilé par-dessus, lui a coûté entre 200 et 300 dollars. L'écran tactile, lui, est parti à 175 dollars. Pour donner une idée de la taille, on est sur un module de la taille d'un iPad mais épais comme un livre de 500 pages, le tout dans un boîtier en métal refroidi par eau.

Un gros parcours du combattant

Le plus compliqué n'a pas été de trouver les pièces, mais de les connecter entre elles. Le câble qui relie l'écran au calculateur utilise un connecteur Rosenberger 6 broches, un composant propriétaire qu'on ne trouve pas à l'unité. David a d'abord tenté sa chance avec un câble LVDS de BMW, sans succès.

Pire, en dénudant des fils pour improviser, des débris sont tombés sur la carte mère et ont grillé un régulateur de tension. Il a fallu racheter un deuxième calculateur, avant qu'un ami identifie la puce exacte et qu'un réparateur local la remplace sur la carte d'origine.

La solution finale : commander le faisceau complet du tableau de bord de la Model 3 pour 80 dollars, un amas de câbles énorme juste pour récupérer le bon connecteur.

Un vrai système Tesla sur un bureau

Avec une alimentation de labo réglée sur 12 volts et capable de fournir jusqu'à 8 ampères, le système a fini par démarrer. L'écran tactile s'est allumé et le système d'exploitation de la voiture a booté normalement. En branchant un câble Ethernet, David a découvert le réseau interne de la Tesla : le MCU répond sur une adresse IP locale, l'ordinateur Autopilot sur une autre, et un serveur SSH tourne avec un message qui indique que la connexion est autorisée quand le véhicule est stationné.

Sauf que les clés SSH doivent être signées par Tesla. C'est d'ailleurs tout l'intérêt du projet : Tesla propose un programme qui offre un accès root permanent aux chercheurs qui trouvent au moins une faille de type « rooting ». Le résultat sur le bureau, c'est un joyeux bazar de câbles et de composants, mais ça tourne.

Franchement, la démarche est assez marrante. Plutôt que de claquer le prix d'une voiture pour chercher des failles, le bonhomme bricole avec des pièces de casse et arrive quand même à faire booter un vrai système Tesla sur sa table.

Et ça en dit pas mal sur le programme bug bounty de Tesla, qui reste l'un des plus ouverts de l'industrie auto : la marque accepte que des chercheurs fouillent dans ses entrailles, à condition de prouver qu'ils savent y faire. En tout cas on lui souhaite de trouver sa faille, vu le nombre de calculateurs qu'il a grillés en route.

Source : XDavidHu.me

MS-DOS tourne maintenant sur un Apple IIe, et c'est un projet open source

Un développeur a réussi à porter MS-DOS 2.0 sur l'Apple IIe, l'ordinateur personnel d'Apple sorti en 1983. Le projet, baptisé "reboot-camp-83", repose sur une carte d'extension qui embarque un processeur Intel 8088 à 8 MHz.

Le tout communique avec le processeur 6502 de l'Apple II, et le code est en accès libre. Quarante ans de retard, mais le geste est là, et il est plutôt classe.

Un processeur Intel dans un Apple II

Seth Kushniryk vient de publier "reboot-camp-83", un projet open source qui permet de faire tourner des applications MS-DOS 2.0 sur un Apple IIe. Pour que ça fonctionne, il faut une carte d'extension AD8088, fabriquée à l'époque par ALF Products.

Cette carte contient un processeur Intel 8088 qui tourne à 8 MHz et qui se branche sur le bus d'extension de l'Apple II. On se retrouve avec deux processeurs dans la même machine : le 6502 d'Apple et le 8088 d'Intel.

Kushniryk a développé un programme "pont" qui fait communiquer les deux processeurs. Il a aussi déplacé ce programme dans une zone différente de la RAM pour libérer de la place et permettre l'affichage en haute résolution.

Le tout a demandé pas mal de travail de débogage, avec entre autres un problème lié à une contrainte non documentée de ProDOS.

Ce que ça fait tourner, et ce que ça ne fait pas

Le port est compatible avec la quasi-totalité des logiciels MS-DOS 2.0, à une condition : que le programme n'écrive pas directement dans la mémoire vidéo. C'est une limitation qui exclut pas mal de jeux, mais les applications de productivité et les utilitaires fonctionnent.

Pour l'époque, avoir un processeur à 8 MHz dans un Apple IIe, c'était quand même une sacrée puissance de calcul, et pouvoir lancer des applications DOS en parallèle du système Apple aurait été un vrai avantage.

Le projet est entièrement open source et disponible sur le dépôt git de Kushniryk. Les mises à jour et la documentation sont publiées sur son site personnel.

Quarante ans de retard, mais c'est le geste qui compte

L'Apple IIe a été commercialisé en 1983, et MS-DOS 2.0 la même année. À l'époque, les cartes coprocesseur existaient déjà pour faire tourner CP/M-86 sur Apple II, mais le port complet de MS-DOS n'avait jamais été finalisé publiquement.

Kushniryk comble ce vide quarante ans plus tard, avec un projet qui relève plus de la prouesse technique et de la passion du rétro-computing que d'un usage pratique.

C'est le genre de projet qui ne sert à rien... et c'est pour ça qu'on l'aime bien. Faire tourner MS-DOS sur un Apple IIe, c'est un peu comme mettre un moteur de Porsche dans une 2CV : ça ne va pas révolutionner les transports, mais ça force le respect.

Le fait que le projet soit open source et bien documenté en fait aussi une ressource intéressante pour ceux qui s'intéressent au fonctionnement des processeurs de cette époque. Franchement, si en 1983 quelqu'un avait pu lancer Lotus 1-2-3 sur son Apple IIe, on en parlerait encore.

Source : Hackaday

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