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Présentation du Shelly Wall Display XL

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Il y a maintenant 2 ans, je me suis lancé dans la domotique et je vous avais partagé ici plusieurs articles, dont un qui concernait la mise en place d’un petit écran de contrôle pour que la famille puisse utiliser les différentes fonctions sans avoir besoin d’un téléphone.

Après ces deux années, ma domotique a évolué, notamment avec l’ajout de panneaux solaires il y a un an. Cela a ajouté de nouvelles fonctions qui devaient remonter sur cet écran.

Celui-ci est devenu trop petit et commence aussi à montrer certaines lenteurs de chargement. Depuis un moment, j’avais le projet de le remplacer sans réussir à trouver le bon modèle. Il n’existe pas vraiment de fabricants spécialisés dans ce type d’écran mural et encore moins compatibles nativement avec Home Assistant. Pour trouver le bon écran, il fallait qu’il réponde à plusieurs critères :

  • Avoir un capteur de mouvement pour l’activer
  • Être compris entre 8 et 10 pouces
  • Permettre un montage dans un boîtier d’encastrement
  • Être alimenté directement en 230 V
  • Être peu encombrant
  • Offrir une bonne réactivité avec Home Assistant
  • Ne pas avoir de caméra

Vous allez me dire que pour le dernier point, c’est une évidence pour un écran fixé au mur. Eh bien non, car avant de me tourner vers le Shelly Wall Display XL qui n’était pas encore disponible lorsque j’ai commencé mes recherches, j’ai regardé du côté d’un site bien connu du pays du soleil levant, où l’on trouve beaucoup de choix pour ce type d’écran. Point faible : pour 95 % des modèles proposés, il y a une caméra et aucun capteur de mouvement pour le réveiller.

Il y a peu, je suis tombé sur le Shelly Wall Display XL, qui met en avant une prise en charge native avec Home Assistant. Capteur de mouvement pour réveiller l’écran, pas de caméra, des boutons physiques, un montage mural dans un boîtier d’encastrement, une alimentation directe en 230 V et un écran de 10 pouces. Ne trouvant pas d’article de présentation en français, je me suis lancé avec cet écran.

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Caractéristiques techniques

  • Taille : 155,8 x 272,5 x 38,3 mm ;
  • Poids : 920g ;
  • Taille écran : 10,1 pouces ;
  • Résolution : 1280×752 px ;
  • Connexion : WiFi et Bluetooth ;
  • CPU : Rockchip RK3566 Quad core Cortex-A55 1.8GHz ;
  • RAM : 2Go ;
  • Flash : 32Go ;
  • OS: Android 11.

Autres caractéristiques

  • 2 haut-parleurs de 20 W ;
  • 4 micros ;
  • Capteur de luminosité ;
  • Existe en 2 modèles avec boutons gris ou noirs.

Bien sûr, cet écran est avant tout destiné à piloter sa domotique avec les périphériques Shelly, mais aussi des équipements comme Sonos par exemple. Il permet de mettre en place une domotique simple sans ajouter de serveur et offre la possibilité de piloter vos équipements, créer des programmations, ainsi que des automatisations…

Découvrons l’écran

Dans la boîte, pas de superflu : on y trouve l’écran, son support mural, une notice multilingue (dont le français), ainsi qu’un sachet contenant les fils nécessaires à la fixation dans le boîtier d’encastrement, des petites vis pour fixer l’écran à son support, et un petit tournevis.

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Au niveau de l’écran, on peut apercevoir sur la droite les boutons physiques. À l’arrière, rien de particulier, si ce n’est le connecteur permettant son montage sur le support.

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Concernant le support mural, plusieurs ergots sont prévus afin de s’adapter à votre boîtier d’encastrement. La forme ovale permet d’ajuster facilement l’horizontalité de l’écran.

À l’arrière, on retrouve 4 borniers à vis pour l’alimentation en 230 V. Les autres bornes sont reliées à un switch intégré qui permettra de piloter un équipement. Il pourra être associé à un bouton physique si vous utilisez le dashboard Shelly.

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Regardons de plus près cet écran. Au niveau des boutons physiques, il en possède 4. Si vous les utilisez avec le dashboard Shelly, vous pourrez leur affecter des actions depuis l’interface web de configuration.

Sur le flanc droit, on trouve également un bouton permettant d’allumer ou d’éteindre l’écran. En dessous se situent les haut-parleurs ainsi qu’un connecteur USB-C permettant d’alimenter l’appareil.

Sur la seconde photo, on peut voir les 4 micros. Pour le moment, je n’ai pas trouvé leur utilité, ni côté Shelly ni sur Home Assistant. Peut-être seront-ils exploités lors d’une future mise à jour avec un assistant vocal.

Au centre, on aperçoit le capteur de mouvement ainsi que le capteur de luminosité.

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Premier démarrage

Au premier démarrage, l’écran vous propose de connecter des équipements Shelly. On arrive ensuite sur un dashboard avec quelques tuiles déjà configurées. On remarque également que l’écran est très brillant.

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On le connecte ensuite au Wi-Fi. Rien de très complexe : les menus sont clairs et ne proposent pas trop d’options. On peut même effectuer directement un speedtest. Au lancement du test, on a le choix entre un serveur en Chine ou en Europe. Le test est rapide, car le fichier ne fait que 15 Mo, donc le débit n’a pas vraiment le temps de monter.

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Passons aux différents menus

Dans le menu Général, les paramètres concernent surtout le dashboard Shelly. Dans le menu Langue de l’appareil, on retrouve un très bon point : une multitude de langues sont disponibles, dont le français. Il est normal d’avoir autant de langues sur ce type de produit afin de toucher un public plus large.

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Avant d’aller plus loin, j’ai mis à jour le firmware. C’est important, car plusieurs options ont changé, notamment au niveau des réglages de l’écran. J’avais repéré un défaut avant la mise à jour, mais celui-ci a été corrigé.

Toujours concernant les réglages de l’écran, il reste toutefois un défaut : si l’on désactive le réglage automatique de la luminosité, on perd le paramètre du délai d’assombrissement de l’écran ainsi que le délai avant extinction.

Pour le réglage Réveil par mouvement, j’ai malheureusement dû le désactiver. L’écran étant placé dans une zone de fort passage, il est trop sensible : il capte les mouvements de trop loin et se réveille au moindre passage.
Comme sur mon ancien écran, j’aurais aimé disposer d’un curseur permettant de régler la distance de détection, afin par exemple de réveiller l’écran avec un geste à 10 cm. En espérant voir cette option arriver dans une prochaine mise à jour.

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Pour l’économiseur d’écran, vous aurez le choix d’afficher différentes informations, mais aussi de le transformer en cadre photo numérique en y ajoutant vos propres images.
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Dashboard Shelly

Il est assez facile de créer un dashboard avec les équipements Shelly. Vous pouvez choisir l’emplacement de vos différentes tuiles, ainsi que leur taille afin d’afficher plus ou moins d’informations. Concernant la partie météo, on remarque qu’elle est réglée sur Paris. Je n’ai pas trouvé comment changer la ville ; je me demande si elle n’est pas basée sur le fuseau horaire. La partie radio émettra le son directement sur les enceintes de l’écran.shelly display xl 26 - Présentation du Shelly Wall Display XL

Interface Web

Avec son adresse IP, vous pouvez accéder à une interface Web permettant de configurer différentes actions. Sur la page d’accueil, il est possible de piloter le relais intégré, mais aussi de configurer directement les actions des 4 boutons.

Dans la page Settings, vous pourrez consulter les différentes informations de l’écran ainsi que les réglages liés aux connexions (Wi-Fi, Bluetooth, activation du MQTT, WebSocket, etc.).

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Dans le menu Actions, vous pouvez également affecter une action aux différents boutons. Si vous avez des équipements connectés, comme un capteur de température, d’humidité ou de luminosité, vous pourrez créer des actions en fonction de ces données.
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Dans le menu Alarme, vous pouvez par exemple créer des rappels. Il est possible de définir une heure, d’affecter une sonnerie et d’indiquer le message qui s’affichera à l’écran lors du déclenchement de l’alarme.

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La partie Components permet de définir différentes actions selon le type d’appui sur les boutons. Dans le menu Media Library, vous pouvez importer vos propres sons pour les utiliser avec les alarmes, mais aussi des photos qui pourront servir pour l’écran de veille.

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Home Assistant

On arrive sur la partie qui nous intéresse le plus : l’intégration native avec Home Assistant. Un menu sur l’écran permet de rechercher automatiquement votre serveur sur le réseau. Bien sûr, il est également possible de modifier le lien. En effet, si comme moi vous avez créé un dashboard spécifique pour votre écran, vous pouvez définir cette page comme affichage par défaut au démarrage.

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Lors de la première connexion, je n’ai pas modifié le lien et nous arrivons donc sur mon dashboard par défaut. Le chargement est un peu long la première fois, car il y a beaucoup d’éléments à afficher.
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Montage murale

Pour la partie montage murale, rien de compliqué. Il suffit de relier les deux fils pour alimenter l’écran, puis de fixer la plaque avec deux vis. Je n’ai pas pu utiliser les vis à tête fraisées fournies, car elles sont trop courtes pour ma boîte d’encastrement. La forme ovale des trous de fixation permet toutefois de bien ajuster le niveau de l’écran.

On peut également apercevoir mon dashboard, créé spécialement pour cet écran. Je suis resté sur un format en deux colonnes, avec trois colonnes les boutons deviennent un peu trop petits et certains textes sont tronqués. Ce dashboard devrait évoluer avec le temps. On remarque aussi que la barre Shelly en bas de l’écran n’apparaît plus : elle peut être désactivée dans les réglages sur l’écran.

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shelly display xl 29 - Présentation du Shelly Wall Display XLUne fois fixé, on peut se rendre compte de la finesse de l’écran. Cela est d’autant plus flagrant lorsqu’on le compare avec mon thermostat connecté MOES situé juste en dessous.

Lors de la connexion au Wi-Fi, Home Assistant a automatiquement détecté l’écran et propose l’intégration. Plusieurs entités sont disponibles, dont celles des interrupteurs. Nous pouvons ainsi affecter des actions aux 4 boutons en créant des automatisations lors des appuis. Pour ma part, j’ai configuré 2 boutons permettant d’ouvrir et de fermer les volets facilement, sans avoir à réveiller l’écran.

Attention : j’ai remarqué un comportement qui peut être problématique. Lorsque l’écran redémarre (ce qui peut arriver lors d’une microcoupure de courant), cela active les interrupteurs et tous mes volets s’ouvrent automatiquement. Quelques jours après l’installation, j’ai eu une coupure de courant de cinq minutes un matin et, à mon retour le soir, les volets étaient fermés.

J’avais prévu d’affecter les autres boutons à mes portes de garage, mais suite à ce comportement, je préfère ne pas les utiliser pour le moment.shelly display xl 30 - Présentation du Shelly Wall Display XL

Conclusion

Cela fait maintenant quelques semaines que l’écran est installé. Lors de mes recherches d’informations à son sujet, j’avais vu plusieurs retours mentionnant des lenteurs avec Home Assistant. Il y a en effet quelques ralentissements lorsque vous utilisez un dashboard très chargé, notamment avec des éléments gourmands comme l’affichage de graphiques.

En revanche, pour un dashboard simple comme le mien, cela fonctionne très bien. Le but de cet écran n’est pas d’avoir un niveau de détail élevé, mais de pouvoir consulter des informations et effectuer des actions rapides. Il reste d’ailleurs bien plus réactif que mon ancien petit écran déjà présenté ici.

Pour les prochaines mises à jour, j’aimerais pouvoir régler la sensibilité du capteur de mouvement afin de réactiver cette fonctionnalité, mais aussi améliorer la gestion des actions des boutons au démarrage.

Dans l’ensemble, je suis satisfait de cet écran. Sa faible épaisseur et ses boutons physiques sont un véritable plus au quotidien pour piloter sa domotique. Je pense notamment aux plus jeunes, qui n’ont pas forcément de téléphone : cela leur permet d’accéder facilement aux actions essentielles.

Bien entendu, cet écran n’est pas destiné uniquement aux utilisateurs de Home Assistant. Le dashboard Shelly permettra également aux personnes moins aguerries de mettre en place une domotique simple, sans avoir à installer une box dédiée.

Côté tarif, il faudra compter 292€ sur le site officiel et même moins chez sur Amazon 😉

Intel lance discrètement le Core Ultra X7 378H, quasi identique au X7 368H

Intel continue d'étoffer son catalogue de processeurs avec une nouvelle référence dans la gamme Panther Lake. Le Core Ultra X7 378H vient d'apparaître sur le site officiel du fabricant, sans annonce particulière.

L’article Intel lance discrètement le Core Ultra X7 378H, quasi identique au X7 368H est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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Quelle catégorie de câble RJ45 utiliser : Cat6 Cat7 ?

Rémy, électricien et YouTubeur de la chaine des disjonctés a publié une vidéo sur les différents types de câbles 8P8C (ou RJ45).

Il présente toutes les catégories de câbles, les fréquences, noyaux, blindage... Faut-il mettre du câble Catégorie 7 qui coûte une blinde ?

Voilà qui devrait vous aider à remplacer vos câbles téléphoniques PTT298, qui permettent quand même de passer du gigabit chez moi 🚀 bien que du Catégorie 6A serait tout de même plus approprié... reste à savoir si un jour je prendrai le risque de perdre le câble dans la gaine 🙃

Concernant la diaphonie, je confirme les dires de Rémy, les paires ne doivent rien au hasard. Si vous utilisez d'autres paires, vous aurez un déséquilibrage du signal et dans le pire des cas cela ne fonctionnera pas. Avec un blindage ce sera beaucoup plus galère à sertir/connecter, sans parler de la rigidité qui augmente avec la section du câble... Alors si l'environnement est trop pollué préférez une fibre que rien ne pourra perturber (sauf une courbure trop violente !).

En revanche la prise antenne hertzienne (TNT) reste bien utile pour profiter d'une bonne qualité de diffusion, sans dépendre des encodeurs des fournisseurs d'accès ou de réseau (compression, CDN, etc).

Merci Rémy pour tous ces rappels 👍

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Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 07/04/2026 | Pas de commentaire |
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BlueHammer - Le zero-day Windows lâché par un chercheur en colère

Ce week-end, pendant qu'on se gavait d'oeufs de Pâques au Cadmium, un chercheur en sécu a balancé un zero-day Windows dans la nature... et tout ça d'après ce que j'ai compris, à cause de Microsoft qui l'a vraiment poussé à bout. L'exploit s'appelle BlueHammer et il permet à quiconque ayant un accès local sur une machine Windows 11 25H2 de passer SYSTEM. Et vous vous en doutez y'a toujours pas de patch.

Il s'agit d'une d'une escalade de privilèges locale (LPE) qui exploite une race condition de type TOCTOU (time-of-check to time-of-use), combinée avec une confusion de chemins dans le processus de mise à jour des signatures de Windows Defender. Je sais, il est trop tôt pour ces conneries mais disons que c'est le bug classique où un programme vérifie un truc, puis l'utilise, mais entre les deux quelqu'un a changé le truc en question.

En gros, l'exploit profite d'une fenêtre de temps entre le moment où Defender vérifie un fichier et celui où il l'utilise pour glisser un lien symbolique qui redirige vers la ruche SAM, le fichier C:\Windows\System32\config\SAM (là où Windows stocke les identifiants locaux). Et là, après ça devient open bar sur les hash de mots de passe de tous les comptes locaux.

Le chercheur derrière tout ça opère sous les pseudos Chaotic Eclipse et Nightmare-Eclipse et le 3 avril 2026, il a publié le code source complet sur GitHub , signé PGP, avec ce message assez salé : " I was not bluffing Microsoft, and I'm doing it again. "

Son reproche ? D'abord le MSRC (Microsoft Security Response Center) qui lui a demandé une vidéo de démonstration pour valider son rapport, et ensuite une réponse sur ce bug Windows Defender qui ne l'a visiblement pas satisfait : "I'm just really wondering what was the math behind their decision"

Will Dormann, analyste principal chez Tharros (ex-Analygence) et référence dans le milieu, a confirmé que l'exploit fonctionne, même s'il précise que l'exploitation n'est pas triviale. Une fois les privilèges obtenus, l'attaquant a les clés du royaume et peut lancer un shell avec les privilèges SYSTEM comme si c'était chez lui... Donc pas trivial, certes mais bien réel. D'ailleurs, c'est pas la première fois que Windows se fait éplucher par des chercheurs qui trouvent sans difficultés des failles d'escalade de privilèges en série.

Source : Will Dormann

Après, sous le capot, c'est quand même bien foutu. Un développeur (0xjustBen) a réimplémenté le PoC de manière modulaire et ça montre bien la mécanique : un module télécharge une vraie mise à jour Defender, un autre surveille les Volume Shadow Copies, un troisième enregistre un callback via l'API Cloud Files.

Source : Will Dormann

Et le cœur du truc joue la race condition avec un swap de lien symbolique pour lire la ruche SAM.

Notez quand même que le PoC original contient des bugs (le chercheur l'admet lui-même dans le README) et ne fonctionne pas sur Windows Server... ce qui ne veut pas dire que c'est inoffensif, attention. Et la réimplémentation de 0xjustBen, elle, n'a fonctionné que sur Windows 11 25H2, les versions 22H2, 23H2 et 24H2 n'étant pas affectées. Pas de CVE attribuée non plus pour l'instant, ce qui veut dire que Microsoft n'a même pas encore catalogué officiellement le problème.

Côté protection, c'est pas simple vu qu'il n'y a pas de correctif officiel mais comme l'attaque nécessite un accès local à la machine, ça limite pas mal les scénarios. Faut déjà être sur le poste Windows, que ce soit via un malware, du social engineering ou un accès physique. Après on sait bien qu'en entreprise, un poste partagé ou un stagiaire un peu curieux, c'est pas rare...

Premier réflexe donc : allez vérifier votre version de Windows (Paramètres > Système > À propos, ou winver dans Exécuter). Si vous n'êtes pas sur 25H2, vous n'êtes pas concerné. Sinon, vérifiez que vos comptes locaux ont des mots de passe costauds (pas "admin123"), désactivez les comptes inutilisés et gardez un œil sur les processus qui tournent avec des privilèges élevés. Côté entreprise, les solutions EDR devraient pouvoir détecter le comportement suspect (création de service temporaire, accès SAM inhabituel).

Bref, je pense que Microsoft finira bien par patcher... un jour.

Source

Flowise AI Agent Builder Under Active CVSS 10.0 RCE Exploitation; 12,000+ Instances Exposed

Threat actors are exploiting a maximum-severity security flaw in Flowise, an open-source artificial intelligence (AI) platform, according to new findings from VulnCheck. The vulnerability in question is CVE-2025-59528 (CVSS score: 10.0), a code injection vulnerability that could result in remote code execution. "The CustomMCP node allows users to input configuration settings for connecting

Iran-Linked Password-Spraying Campaign Targets 300+ Israeli Microsoft 365 Organizations

An Iran-nexus threat actor is suspected to be behind a password-spraying campaign targeting Microsoft 365 environments in Israel and the U.A.E. amid ongoing conflict in the Middle East. The activity, assessed to be ongoing, was carried out in three distinct attack waves that took place on March 3, March 13, and March 23, 2026, per Check Point. "The campaign is primarily

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