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Comma 4 + openpilot 0.11 - La conduite assistée open source passe un cap

Vous vous souvenez quand je vous parlais de Geohot et de sa voiture autonome en 2015 ? Le mec bidouillait une Acura avec des caméras à 13 balles et rêvait de vendre son kit à 1000 balles. Hé bien 10 ans plus tard, c'est fait ! Et si je vous reparle de ça aujourd'hui, c'est parce que sa société comma.ai sort la v0.11 d' openpilot ainsi qu'un nouveau boîtier qui tient dans la main, le Comma 4 !

Alors qu'est-ce qui change avec cette version 0.11 ?

En gros, c'est le premier système de conduite assistée dont le modèle est entièrement entraîné dans une simulation générée par un réseau neuronal.

Comma est donc sorti du simulateur classique avec des règles codées à la main pour passer officiellement sur World Model de 2 milliards de paramètres qui a avalé 2,5 millions de minutes de vidéo de conduite réelle filmées par les dashcams de leurs anciens boîtiers Comma 3 et 3X pour apprendre à simuler tout ce qu'il se passe sur la route.

Et c'est dans cette simulation apprise que le petit réseau neuronal qui pilote votre voiture s'entraîne. Concrètement, openpilot gère le maintien de voie et l'accélération/freinage sur l'autoroute, un peu comme un super régulateur adaptatif. Résultat avec cette v0.11 (qui succède à la v0.10 sortie il y a quelques mois ), ça converge mieux en vitesse, ça réagit mieux autour des voitures garées, et les utilisateurs qui l'ont testé préfèrent carrément ce mode Experimental au régulateur classique de leur voiture.

George Hotz, alias Geohot (le génie qui avait hacké l'iPhone à 17 ans puis la PS3), continue de faire les choses à sa manière et c'est pour ça que je l'adore ! Pas de levée de fonds à 10 milliards, pas de partenariat avec un constructeur auto. Non, juste sa dream team à San Diego qui conçoit, fabrique et assemble tout sur place et dernièrement, ils ont même ouvert leur propre datacenter avec 600 GPU et 4 pétaoctets de stockage... le tout pour environ 5 millions de dollars alors que la même infra en cloud leur aurait coûté 5 fois plus cher.

Donc bravo George pour les économies ^^ !

Côté hardware, le Comma 4 est une petite merveille d'ingénierie. Il est cinq fois plus petit que le Comma 3X, avec la même puissance de calcul (Snapdragon 845 MAX), un écran OLED, triple caméra 360 degrés et un système de refroidissement custom qui ne bride jamais le processeur... le tout sans faire un bruit.

Vous le collez sur votre pare-brise, hop, 5 minutes d'install, pas de temps de séchage (le 3X demandait 48 heures de séchage !), pas besoin de Wi-Fi au démarrage et c'est parti mon kiki. Et c'est compatible avec plus de 300 véhicules , dont Toyota, Hyundai, Honda, Ford et même des Lexus ou des Kia. Cela coûte 999 dollars, ou 699 si vous renvoyez votre ancien appareil, peu importe son état.

Et pour ceux qui se demandent comment ça se compare aux gros... Hé bien pendant que Mercedes met en pause son Drive Pilot de niveau 3 parce que ça coûte trop cher à développer, et que Tesla promet le niveau 5 depuis une décennie sans jamais le livrer, comma.ai sort un truc open source qui marche sur beaucoup de bagnoles lambda (pas les françaises, désolé ^^).

Donc pas besoin d'acheter une Tesla à 50 000 euros pour avoir de l'assistance à la conduite potable. Vous gardez votre Toyota ou votre Honda, vous branchez le Comma 4 sur le bus CAN (le réseau interne de votre voiture) et vous avez un truc qui envoie du bois ! Attention par contre, c'est du niveau 2 : donc vous devez garder les mains sur le volant et les yeux sur la route !! Car le problème c'est qu'en France, la légalité de ce genre de boîtier reste floue, donc renseignez-vous bien avant de foncer. Et sauf si votre bagnole est dans la liste de compatibilité, ça ne marchera pas forcément et là faudra suer un peu dans le code et le reverse pour le portage !

La v0.11 apporte aussi un détail technique qui a son importance. La consommation en veille du Comma 4 est passée de 225 milliwatts à 52 milliwatts, soit une réduction de 77%. Cela veut dire qu'avant ça vidait la batterie de votre bagnole en quelques semaines si vous le laissiez branché sans démarrer la voiture. Mais maintenant c'est plutôt en mois donc on peut le laisser tout le temps actif, ça passe. Pour réussir cette prouesse, ils ont désactivé les périphériques inutiles sur le microcontrôleur STM32, réduit le voltage scaling de VOS1 à VOS3, et mis le CPU en mode stop... du bel embarqué bien optimisé comme on aime !

Ce que je trouve dingue, c'est que c'est open source et qu'il n'y a encore eu aucun constructeur en Europe qui n'a eu la présence d'esprit d'intégrer ça dans ses bagnoles alors que les Chinois ne font que ça depuis des mois.

Perso, j'ai pas encore craqué pour le Comma 4. À vrai dire j'attends qu'il y ait une petite promo parce que 999 dollars ça pique un peu, mais clairement c'est sur ma liste. Mais en tout cas, je ne peux que saluer le chemin parcouru depuis ce prototype de 2015 conçu dans un garage. C'est quand même dingue ce que fait cette boîte avec une fraction des moyens de Tesla ou de Waymo.

Bref, si la conduite assistée open source vous branche, c'est le moment de s'y intéresser.

Comparing AI protocols: MCP, A2A, AGP, AGNTCY, IBM ACP, Zed ACP

Comparing ai protocols mcp, a2a, agp, agntcy, ibm acp, zed acp
Seven protocols have emerged to standardize communication between AI agents, models, and external systems: Anthropic Model Context Protocol (MCP), Google Agent2Agent (A2A), Google Agent Gateway Protocol (AGP), Cisco AGNTCY, IBM Agent Communication Protocol (ACP), and Zed Agent Client Protocol (AGP). This article provides an overview of these AI protocols and compares their use cases.

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Il refuse de voir son chien mourir : l’incroyable récit d’un maître qui a créé son propre vaccin avec l’IA

Condamné par les vétérinaires à voir sa chienne mourir d’un cancer avancé, un ingénieur australien a décidé de concevoir lui-même un traitement expérimental. En s’aidant notamment de ChatGPT et d’outils d’IA, il a participé à la création d’un vaccin anticancéreux personnalisé à ARN messager pour son animal.

Alternatives européennes aux GAFAM - Le guide ultime pour reprendre le contrôle

Bon, j'avoue qu'en 2026, la question n'est plus "faut-il quitter les GAFAM ?" mais plutôt "par quoi on les remplace ?". Entre les politiques de confidentialité qui changent tous les 4 matins, le CLOUD Act qui permet au gouvernement US d'accéder à vos données même si les serveurs sont en Europe, et un contexte géopolitique disons... tendu (merci Donaldi Trumpovich)... bref, il y a de quoi vouloir garder ses billes sur le vieux continent.

Et la bonne nouvelle, c'est que les alternatives européennes ne sont plus des gadgets de libristes barbus dans leur garage. On parle de vrais services, solides, souvent conformes RGPD par design, et qui n'ont plus à rougir face aux mastodontes américains. Du coup, je vous ai concocté LE guide pour vous y retrouver dans cette jungle d'alternatives made in EU.

Les 4 annuaires incontournables pour trouver des alternatives européennes

Avant de rentrer dans le vif du sujet catégorie par catégorie, sachez qu'il existe maintenant plusieurs annuaires spécialisés qui font le taf de curation pour vous. Parce que oui, trouver l'alternative européenne qui va bien, c'est pas toujours évident quand on ne sait pas où chercher.

Go European est celui qui a tout déclenché. Le projet est né en février 2025 sur le subreddit r/BuyFromEU et en à peine un mois, plus de 150 000 personnes avaient rejoint le mouvement. Aujourd'hui c'est plus de 1 000 produits et services indexés par une soixantaine de bénévoles. Le truc cool, c'est qu'il y a des extensions pour Firefox et Chrome qui vous suggèrent automatiquement une alternative européenne quand vous visitez un site US. Pas de prise de tête, pas de configuration complexe, juste ce qu'il faut.

European Alternatives est probablement le plus complet du lot. On parle de 61 catégories couvrant absolument tout : du web analytics (31 alternatives à Google Analytics !) au cloud computing, en passant par les VPN, les services de paiement, les outils de visioconférence, les chatbots IA et même les gestionnaires de mots de passe. Le site propose aussi une section " Alternatives to " super pratique où vous cliquez sur le logo de Slack, Dropbox, Zoom ou Stripe pour voir instantanément tous les concurrents européens. En gros, c'est devenu LA référence.

Et pour les devs parmi vous, TechAlternatives.eu recense plus de 550 alternatives GDPR-compliant dans plus de 70 catégories, avec un focus particulier sur l'infrastructure (Kubernetes managé, FaaS, PaaS...). C'est clairement le plus orienté tech des trois.

Enfin, European Tech Map se distingue avec sa carte interactive qui permet d'explorer plus de 500 entreprises tech européennes classées dans une trentaine de catégories et filtrables par pays. C'est le plus visuel du lot, et c'est super pratique pour voir d'un coup d'œil ce qui se fait chez vos voisins.

Cloud et stockage : adieu Dropbox et Google Drive

C'est probablement la catégorie où l'Europe a le plus à offrir. pCloud (Suisse) propose du stockage cloud avec chiffrement côté client et des offres à vie qui font mal à la concurrence... genre vraiment mal. Nextcloud (Allemagne) c'est carrément toute une suite collaborative open source que vous pouvez auto-héberger ou utiliser chez un hébergeur européen. Infomaniak (Suisse) propose kDrive avec 15 Go gratuits et une suite bureautique intégrée, le tout sur des serveurs alimentés en énergie renouvelable. Pas mal pour de la Suisse !

Côté infrastructure, OVHcloud (France) et Scaleway (France) rivalisent sérieusement avec AWS et Google Cloud, avec des datacenters 100% européens. Si vous êtes une boîte et que vous cherchez à rapatrier vos workloads, c'est clairement par là qu'il faut commencer.

Email et messagerie : Proton Mail n'est que la partie émergée

Proton Mail (Suisse) c'est un peu le poster child des alternatives européennes, et à raison : chiffrement de bout en bout, zéro accès à vos données, juridiction suisse. Mais il n'est pas seul ! Tuta (ex-Tutanota, Allemagne) offre une approche similaire avec en prime un calendrier chiffré. Infomaniak Mail propose aussi un service email pro solide et RGPD-compliant. Et si vous avez besoin d' adresses email jetables pour vos inscriptions douteuses, il y a des solutions européennes pour ça aussi (on ne juge pas).

Côté messagerie instantanée, Element (UK) basé sur le protocole Matrix est décentralisé et chiffré de bout en bout. Olvid (France) a carrément été certifiée par l'ANSSI et est utilisée par le gouvernement français (si ça c'est pas un gage de confiance). Et Threema (Suisse) fonctionne sans numéro de téléphone, ce qui en fait un vrai rempart pour la vie privée.

Moteurs de recherche et navigation web

Pour la recherche, Qwant (France) a son propre index et ne trace rien du tout. Startpage (Pays-Bas) vous donne les résultats de Google sans que Google sache que vous existez... c'est assez malin comme approche. Et Ecosia (Allemagne) plante des arbres avec les revenus publicitaires, si vous cherchez l'utile à l'agréable.

Côté navigateurs, Vivaldi (Norvège) est une vraie usine à gaz de la personnalisation (dans le bon sens du terme !), avec un bloqueur de pubs intégré et un respect de la vie privée qui change de Chrome. Mullvad Browser (Suède), développé en collab avec le Tor Project, pousse le curseur encore plus loin en minimisant votre empreinte numérique.

Et pour le DNS, sachez que DNS4EU est le résolveur DNS européen co-financé par l'UE et supervisé par l'ENISA. Une brique d'infrastructure que la plupart des gens ignorent mais qui est fondamentale pour la souveraineté numérique européenne.

Bureautique et productivité : on peut bosser sans Microsoft

Microsoft 365 et Google Workspace dominent le marché, mais les alternatives européennes arrivent en force. OnlyOffice (Lettonie) propose une suite complète compatible avec les formats MS Office. CryptPad (France) pousse le concept encore plus loin avec des documents collaboratifs chiffrés de bout en bout, idéal pour ceux qui ne veulent pas que leurs docs se baladent dans la nature. Et Nextcloud Office intègre Collabora Online pour de l'édition collaborative directement dans votre cloud.

Pour la gestion de projet, Zenkit (Allemagne) peut remplacer Trello et Notion, et Odoo (Belgique) c'est carrément un ERP/CRM open source complet qui fait tourner des boîtes entières. Et si vous cherchez un Zapier-like européen , Automatisch fait le taf en auto-hébergé.

IA et traduction : l'Europe a rattrapé son retard

C'est LE secteur où ça a bougé le plus vite. Mistral AI (France) avec Le Chat propose un assistant IA qui tient la comparaison avec ChatGPT, et leurs modèles open source font le bonheur des développeurs du monde entier. Aleph Alpha (Allemagne) cible les entreprises et les institutions avec des modèles souverains. Et Hugging Face (France), même si c'est plus une plateforme qu'un service grand public, c'est devenu THE place pour les modèles open source d'IA.

Pour la traduction, DeepL (Allemagne) n'a franchement plus besoin d'être présenté. La qualité de traduction est souvent supérieure à Google Translate, et le service traite des milliards de traductions. C'est probablement l'alternative européenne la plus aboutie de toute cette liste... et de loin.

VPN et sécurité : protéger ses données à l'européenne

Mullvad VPN (Suède) accepte les paiements en cash par courrier (oui oui, vous envoyez des billets dans une enveloppe) et ne demande aucune information personnelle à l'inscription. Proton VPN (Suisse) propose une offre gratuite généreuse et bénéficie de toute la réputation de l'écosystème Proton.

Pour les mots de passe, Proton Pass (Suisse - pas européen) et pCloud Pass font très bien le job. Et n'oubliez pas que des consortiums européens bossent même sur des alternatives open source à Google Play Integrity pour sécuriser Android sans dépendre de Google. Ça bouge à tous les étages !

Le vrai défi : passer à l'acte (progressivement)

Je sais ce que vous vous dites : "C'est bien joli tout ça mais changer tous ses outils d'un coup c'est l'enfer." Et vous avez raison. La bonne stratégie, c'est d'y aller progressivement. Commencez par un truc simple : remplacez votre moteur de recherche par Qwant ou Startpage, ça prend 30 secondes. La semaine d'après, essayez Proton Mail pour vos mails perso. Et ainsi de suite. Un service à la fois, sans se mettre la pression.

Ce qui est certain, c'est que l'écosystème européen n'a jamais été aussi mature. Entre la consultation de Bruxelles sur l'open source qui veut faire du logiciel libre une infrastructure essentielle, les communautés comme r/BuyFromEU qui fédèrent des centaines de milliers de personnes, et des boîtes européennes qui lèvent des millions... on n'est plus dans le "un jour peut-être" mais dans le "c'est maintenant".

Installez l'extension Go European , bookmarkez European Alternatives , TechAlternatives et European Tech Map , et explorez. Vous serez surpris de voir à quel point l'Europe a rattrapé son retard. Et avec le RGPD comme filet de sécurité, vos données restent chez vous. Pas mal, non ?

Article initialement publié le 29 décembre 2025 et mis à jour le 13 mars 2026

What is Microsoft Agent 365?

Deployed agents in agent 365 (image microsoft)
Microsoft Agent 365 is the control plane for AI agents in the enterprise: a set of capabilities built on Microsoft Entra, Purview, Defender XDR, and the Microsoft 365 Admin Center that gives IT and security teams a single location to observe, govern, manage, and secure AI agents — regardless of whether they were built with Microsoft tooling, open-source frameworks, or third-party platforms.

Source

La Chine serre la vis face à la OpenClaw Mania

Le framework d'IA agentique OpenClaw est dans le viseur des autorités chinoises. Le 10 mars 2026, le CERT national a publié une liste de recommandations pour encadrer son usage, tandis que des banques publiques et administrations auraient reçu des instructions directes pour en interdire l'installation.

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Près de 900 employés de Google et OpenAI réclament des limites sur l'IA militaire

Plus de 600 employés de Google et OpenAI ont signé une lettre ouverte baptisée « We Will Not Be Divided », pour demander des limites claires sur l'usage militaire de l'IA. Le nombre de signataires est monté à près de 900 en quelques jours. Il y a deux gros problèmes dans cette histoire : la surveillance de masse et les armes autonomes. Le contexte est tellement tendu que le Pentagone a même blacklisté Anthropic pour avoir refusé de coopérer.

Une lettre, deux lignes rouges

La lettre, publiée le 28 février sur le site notdivided.org, a d'abord réuni 573 employés de Google et 93 d'OpenAI. En quelques jours, le compteur est monté à près de 900 signatures, dont 800 côté Google. Les signataires posent deux lignes rouges : pas de surveillance de masse des citoyens américains, et pas de systèmes d'armes autonomes sans supervision humaine. « Les responsables gouvernementaux tentent de pousser les entreprises d'IA à abandonner certaines limites éthiques. Cette stratégie ne fonctionne que si aucun de nous ne sait où se situent les autres », peut-on lire dans la lettre.

Anthropic blacklisté par le Pentagone

Tout est parti d'un bras de fer entre Anthropic et le Pentagone. Le département de la Défense avait donné un ultimatum à Anthropic : lever ses restrictions sur Claude pour permettre son utilisation dans la surveillance domestique et les armes autonomes, ou perdre ses contrats fédéraux. Anthropic a refusé. La réponse a été immédiate : Trump a ordonné l'arrêt de toute utilisation des produits Anthropic par les agences fédérales, et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a désigné l'entreprise comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement ». Le gouvernement a même menacé d'invoquer le Defense Production Act, une loi datant de la guerre de Corée, pour forcer Anthropic à coopérer. Et quelques heures après ce refus, OpenAI annonçait un accord avec le Pentagone pour déployer ses modèles sur les réseaux classifiés.

Altman tente de calmer le jeu

Sam Altman a organisé une session de questions-réponses sur X le samedi 1er mars. Il a reconnu que l'accord avait été « précipité » et que « les apparences ne sont pas bonnes ». Sa justification : vouloir « désamorcer » les tensions entre le Pentagone et Anthropic, et éviter que le gouvernement ne force les entreprises privées à coopérer. Sauf que l'accueil a été glacial. L'application Claude est montée à la deuxième place de l'App Store en téléchargements, les bureaux d'OpenAI à San Francisco ont été recouverts de graffitis, et l'un des employés d'OpenAI, Leo Gao, a qualifié les protections du contrat de « décoration de vitrine ».

Le timing d'OpenAI, qui a signé avec le Pentagone le jour même où Anthropic se faisait blacklister, est quand même difficile à avaler. Altman peut dire ce qu'il veut, ça ressemble surtout à du pur opportunisme. Le plus parlant, c'est que le grand public a spontanément pris le parti d'Anthropic, et que les propres employés d'OpenAI contestent l'accord. Perso, j'attends de voir si les lignes rouges réclamées par les salariés déboucheront sur de vraies politiques internes. Pour le moment, c'est Anthropic qui sort grandi de cette séquence, l'air de rien.

Sources : Techradar , Digital Information World

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