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Chez Meta, les salariés ne veulent pas installer de logger sur leur PC pour entraîner l'IA

Les salariés de Meta devront bientôt installer un logiciel qui enregistre leurs frappes clavier, les mouvements de souris et des captures d'écran régulières sur leur poste de travail.

Le programme s'appelle Model Capability Initiative, et il doit alimenter les futurs modèles d'IA maison capables de faire du travail de bureau en autonomie. L'info a été révélée par The Register cette semaine.

Concrètement, l'outil surveille l'activité sur une liste d'applications professionnelles, dont Gmail, GChat, VCode et l'outil interne Metamate. Meta a justifié le dispositif en expliquant que ses modèles d'IA ne comprennent pas bien comment les humains utilisent un ordinateur.

Les données serviront à entraîner des agents capables de reproduire les micro-gestes que les modèles actuels galèrent à faire, comme sélectionner une option dans un menu déroulant ou enchaîner deux raccourcis clavier. Le directeur technique Andrew Bosworth a expliqué que la vision, c'est d'avoir des agents qui font le boulot pendant que les humains dirigent, relisent et corrigent les sorties.

Côté salariés, l'accueil est glacial. Un ingénieur cité par The Register résume la chose : il y a une différence entre savoir que votre travail est évalué et savoir que chaque frappe clavier peut nourrir un modèle commercial vendu à des clients externes.

L'analyste Ed Zitron, très critique sur l'IA, décrit l'ambiance interne chez Meta comme horrible et parle d'une culture de la paranoïa qui ne va pas s'arranger avec cette nouvelle couche de surveillance.

Le programme cible d'abord les employés basés aux États-Unis. En Europe, les règles sur le pistage des salariés sont beaucoup plus strictes, donc Meta évite de tester ce genre de dispositif sous les yeux de la CNIL irlandaise ou de son équivalent allemand.

Il y a aussi l'ironie évidente de la situation : Meta surveille les utilisateurs depuis quinze ans pour son ciblage publicitaire, et a collectionné les amendes RGPD au passage. Maintenant ce sont ses propres salariés qui passent sous le scanner.

En pratique, ce qui est demandé ressemble à ce que font déjà plusieurs boîtes qui entraînent des agents : il faut des jeux de données de démonstrations humaines sur des tâches réelles pour que l'IA apprenne. Sauf que voilà, Meta franchit un cap en allant chercher ces données dans l'outil quotidien de ses salariés.

Bref, chez Meta le clavier devient un jeu de données d'entraînement. Difficile d'imaginer que des ingénieurs un peu pointus acceptent ça longtemps sans râler, et on les comprend.

Source : The Register

Ce bouton sur lequel vous cliquez tous les jours ne sert en fait à rien

Un audit californien publié en mars 2026 montre que Google, Microsoft et Meta continuent de déposer des cookies de suivi après un refus explicite des utilisateurs, car payer les amendes leur revient moins cher que de se conformer aux règles.

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Meta développe un clone IA de Mark Zuckerberg pour discuter avec ses employés

Mark Zuckerberg veut que ses salariés puissent lui parler même quand il n'est pas là. Meta travaille sur une version IA photoréaliste et animée de son patron, entraînée sur sa voix, son image, ses manies et ses déclarations publiques.

Le projet est encore au stade précoce, mais Zuck s'implique à fond : il supervise personnellement l'entraînement et les tests de son double numérique, et passerait même cinq à dix heures par semaine à coder sur les différents projets IA du groupe.

L'avatar doit pouvoir tenir une conversation en temps réel avec les employés et leur donner du feedback, comme si Zuckerberg passait lui-même dans le bureau. Il est nourri aux images, à la voix et aux réflexions stratégiques récentes du milliardaire, pour que les salariés du groupe à 1 600 milliards de dollars se sentent plus proches du fondateur via cet ersatz interactif.

C'est distinct d'un autre projet en cours, le "CEO agent", censé assister Zuckerberg lui-même dans son boulot quotidien en lui remontant de l'information à la volée.

Côté technique, c'est une autre paire de manches. Faire tourner un personnage 3D photoréaliste en temps réel sans lag demande une puissance de calcul énorme, et Meta galère à passer à l'échelle. Pour la voix, le groupe a racheté l'an dernier deux boîtes spécialisées, PlayAI et WaveForms.

Si l'expérience Zuckerberg fonctionne, l'idée est ensuite de proposer la même chose aux influenceurs et créateurs qui voudront déployer leur propre avatar auprès de leurs fans.

À côté de ça, Meta pousse ses équipes à s'automatiser avec des outils maison. Les salariés sont invités à utiliser OpenClaw, un framework d'agents open source, et à concevoir leurs propres agents pour abattre les tâches répétitives.

Les chefs de produit passent même un "exercice de niveau" qui inclut du design de système et du vibe coding. Meta jure que ce n'est pas obligatoire et que ça sert juste à cibler les besoins de formation. Certains salariés, eux, y voient la répétition générale d'une vague de licenciements.

Les avatars IA chez Meta, ce n'est pas nouveau. En septembre 2023, le groupe avait sorti des chatbots avec la tête et la voix de Snoop Dogg et d'autres célébrités, puis un AI Studio pour créer ses propres personnages.

Sauf que l'an dernier, des utilisateurs ont généré des avatars à caractère sexuel, les régulateurs se sont inquiétés pour la sécurité des mineurs, et depuis janvier Meta a restreint l'accès des ados à ces personnages.

Un clone de Zuck dispo 24h/24 pour vous donner du feedback sur votre code, je ne sais pas si c'est un rêve ou un cauchemar. Probablement les deux.

Source : FT

Instagram, WhatsApp et Facebook bientôt payants ? Meta prépare un abonnement mensuel

Le groupe californien confirme travailler sur des fonctionnalités payantes distinctes pour ses différentes applications. Cette nouvelle stratégie, qui devrait entrer en phase de test plus tard cette année, s'appuie largement sur l'intégration de l'intelligence artificielle et des options de personnalisation avancées.

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