Un processus inconnu dans le Gestionnaire des tâches, un nom étrange, une forte utilisation CPU ou une activité réseau inhabituelle peuvent susciter des inquiétudes.
Sous Windows 11/10, des dizaines de processus légitimes s’exécutent en arrière-plan. Mais un malware peut se dissimuler derrière un nom trompeur pour passer inaperçu.
Pour déterminer si un processus est légitime ou malveillant, il faut analyser plusieurs éléments : son emplacement, sa signature numérique, son comportement, sa persistance et son éventuelle détection par des antivirus.
Ce guide vous donne une méthode claire pour vérifier un processus suspect sans supprimer par erreur un composant système légitime.
Comment identifier un processus suspect sous Windows 11/10
Un virus ou un autre logiciel malveillant s’exécute généralement sous la forme d’un processus actif en arrière-plan. Examiner les processus en cours d’exécution sous Windows 11/10 est donc une étape essentielle pour déterminer si votre PC est infecté.
L’objectif est d’identifier un programme inhabituel, mal nommé ou incohérent avec votre utilisation.
Examiner les processus avec le Gestionnaire des tâches
Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC
Ouvrez l’onglet Processus
Cliquez sur Plus de détails si nécessaire
Vérifiez :
Les programmes que vous ne reconnaissez pas
Une utilisation CPU ou disque anormalement élevée
Un nom étrange ou mal orthographié
Un processus consommant beaucoup de ressources alors que vous n’utilisez aucun logiciel lourd peut être suspect.
Identifier le processus exact (onglet Détails)
Pour une analyse plus précise :
Ouvrez l’onglet Détails
Notez le nom exact du processus
Vérifiez le PID si nécessaire
Les malwares utilisent parfois un nom proche d’un processus système légitime (ex : svch0st.exe au lieu de svchost.exe).
Vérifier l’emplacement du fichier
Pour contrôler où se trouve le programme :
Faites un clic droit sur le processus
Cliquez sur Ouvrir l’emplacement du fichier
Un fichier situé dans :
C:\Windows\System32
C:\Program Files
est généralement légitime.
En revanche, un exécutable placé dans :
AppData
Temp
Un dossier au nom aléatoire
mérite une analyse approfondie.
Vérifier la signature numérique
Pour savoir si un fichier est signé :
Faites un clic droit sur le fichier
Cliquez sur Propriétés
Ouvrez l’onglet Signatures numériques
Une signature valide provenant de Microsoft ou d’un éditeur reconnu est rassurante. L’absence de signature n’est pas forcément malveillante, mais elle doit inciter à la prudence.
Si un processus vous semble suspect (nom inhabituel, forte utilisation CPU, comportement étrange), vous pouvez analyser son fichier exécutable avec VirusTotal, un service en ligne qui vérifie un fichier à l’aide de dizaines de moteurs antivirus.
Pour analyser un processus :
Faites un clic droit sur le processus dans le Gestionnaire des tâches
Cliquez sur Ouvrir l’emplacement du fichier
Copiez le fichier exécutable
Téléversez-le sur VirusTotal
VirusTotal affiche un résultat du type :
0/70 → Aucun moteur ne détecte le fichier 5/70 → 5 moteurs signalent un problème
Plus le nombre de détections est élevé, plus le risque est important.
Attention : une ou deux détections isolées peuvent correspondre à des faux positifs. Il est important d’interpréter le score avec prudence.
Analyser automatiquement les processus avec VirusTotal via Process Explorer
Plutôt que de vérifier manuellement chaque fichier suspect, vous pouvez utiliser Process Explorer (outil Microsoft Sysinternals) pour analyser automatiquement les processus actifs via VirusTotal.
Process Explorer est un gestionnaire des tâches avancé qui permet notamment :
D’afficher l’arborescence complète des processus
De vérifier les signatures numériques
D’analyser automatiquement les exécutables en ligne
Un processus malveillant ne se contente pas d’être actif. Il tente généralement de se relancer automatiquement après un redémarrage.
Si vous suspectez un processus précis, vous devez vérifier s’il est configuré pour démarrer automatiquement.
Vérifier si le processus est présent au démarrage
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Cliquez sur l’onglet Démarrage
Recherchez le nom exact du processus suspect
S’il apparaît dans la liste avec un statut Activé, cela peut indiquer une tentative de persistance.
Vérifier les tâches planifiées liées au processus
Appuyez sur Windows + R
Tapez taskschd.msc
Recherchez une tâche qui lance le même fichier exécutable
Ouvrez la tâche et vérifiez le chemin du programme exécuté.
Si la tâche lance précisément le fichier suspect, cela confirme une persistance programmée.
Vérifier s’il est installé comme service
Appuyez sur Windows + R
Tapez msconfig
Allez dans l’onglet Services
Cochez « Masquer tous les services Microsoft«
Vérifier si un service inconnu ou suspicieux est présent
Analyser un processus avec Process Explorer et Autoruns
Le Gestionnaire des tâches de Windows 11/10 permet une première analyse, mais il reste limité. Pour examiner en profondeur un processus suspect ou détecter une persistance cachée, il est recommandé d’utiliser des outils avancés de Microsoft Sysinternals.
Deux outils sont particulièrement utiles : Process Explorer et Autoruns.
Analyser un processus en détail avec Process Explorer
Process Explorer est un gestionnaire des tâches avancé qui fournit beaucoup plus d’informations que l’outil intégré à Windows.
Il permet notamment de :
Voir l’arborescence complète des processus
Identifier le processus parent
Vérifier la signature numérique en temps réel
Consulter les DLL chargées
Interroger automatiquement VirusTotal
Pour l’utiliser :
Téléchargez et lancez Process Explorer
Recherchez le processus suspect
Vérifiez la colonne Verified Signer
Activez l’option Check VirusTotal.com dans le menu Options
Un processus non signé, situé dans un dossier inhabituel et signalé par VirusTotal mérite une analyse approfondie.
Si vous suspectez qu’un processus malveillant se relance automatiquement, Autoruns est l’outil le plus complet pour analyser les mécanismes de démarrage.
Il affiche :
Les programmes au démarrage
Les services
Les tâches planifiées
Les pilotes
Les extensions navigateur
Les clés de registre liées au lancement automatique
Autoruns permet d’identifier des éléments que le Gestionnaire des tâches ne montre pas.
Pour analyser :
Lancez Autoruns
Recherchez le nom du processus suspect
Vérifiez le chemin du fichier
Contrôlez la signature numérique
Un élément au nom étrange, non signé et situé dans AppData ou Temp doit être examiné avec prudence.
Un processus inconnu ne signifie pas automatiquement qu’il est malveillant. Windows 11/10 exécute de nombreux services en arrière-plan, dont certains portent des noms peu explicites. Il est donc important de ne pas paniquer au premier doute.
En revanche, certains signaux doivent réellement vous alerter, surtout lorsqu’ils se cumulent.
Combinaison de plusieurs indicateurs suspects
Vous devez commencer à vous inquiéter si le processus présente plusieurs des caractéristiques suivantes :
Indicateur
Niveau d’alerte
Nom proche système
Élevé
Absence signature
Moyen
Dossier Temp
Élevé
Score VirusTotal élevé
Critique
Persistance automatique
Critique
Un seul critère isolé ne suffit généralement pas. C’est la combinaison de plusieurs éléments qui doit attirer votre attention.
Le processus réapparaît après suppression
Si vous tentez de :
Terminer le processus
Supprimer le fichier
Désactiver son démarrage
et qu’il réapparaît automatiquement, cela peut indiquer :
Une persistance installée (tâche planifiée, service, clé registre)
Une infection plus avancée
Un malware actif en mémoire
Dans ce cas, une analyse plus poussée est nécessaire.
Modifications système associées
Un processus devient particulièrement suspect s’il s’accompagne de :
Désactivation de l’antivirus
Modification des paramètres proxy
Ajout d’un compte administrateur
Redirections navigateur
Ces comportements sont plus caractéristiques d’un malware que d’un simple programme mal configuré.
Signes complémentaires d’infection
Vous devez également vous inquiéter si le processus suspect est lié à :
Des fichiers chiffrés (ransomware)
Une activité réseau constante au repos
L’impossibilité d’accéder à des sites de sécurité
Des messages d’erreur inhabituels au démarrage
Que faire si le processus est malveillant ?
Si vos vérifications confirment qu’un processus est réellement malveillant sous Windows 11/10, il est important d’agir avec méthode. Supprimer un fichier au hasard ou forcer l’arrêt d’un processus sans analyse peut rendre le système instable.
Voici les étapes à suivre.
Isoler temporairement le PC du réseau
Si le processus communique vers l’extérieur :
Déconnectez le Wi-Fi
Débranchez le câble Ethernet
Cela limite les communications avec un serveur distant (exfiltration de données, réception d’instructions).
Mettre fin au processus suspect
Dans un premier temps :
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Sélectionnez le processus
Cliquez sur Fin de tâche
Si le processus refuse de se fermer ou se relance immédiatement, cela peut indiquer une persistance active.
Votre PC communique en permanence avec Internet. Mises à jour, antivirus, navigateur, services cloud… sous Windows 11/10, une activité réseau est normale, même lorsque vous n’utilisez pas activement votre ordinateur.
Mais comment savoir si ce trafic est légitime… ou s’il s’agit d’une activité réseau suspecte liée à un virus, un cheval de Troie ou une tentative de piratage ?
Beaucoup d’utilisateurs s’inquiètent en découvrant des connexions vers des adresses IP inconnues, des ports inhabituels ou un trafic important au repos. Pourtant, toutes les connexions étrangères ne sont pas malveillantes. L’enjeu est de savoir faire la différence entre une communication normale du système et un comportement réellement anormal.
Dans ce guide complet, vous allez apprendre à :
Distinguer une activité réseau normale d’un comportement suspect
Identifier les signes qui doivent réellement alerter
Analyser une adresse IP distante (Whois, ASN, géolocalisation)
Utiliser des outils comme TCPView pour surveiller les connexions en temps réel
Savoir quand il faut réellement s’inquiéter
L’objectif est simple : vous donner une méthode claire et accessible pour détecter une activité réseau suspecte sous Windows 11/10, sans tomber dans la paranoïa… mais sans ignorer un véritable problème de sécurité.
Activité réseau normale vs activité suspecte : comment faire la différence sous Windows 11/10 ?
Sous Windows 11/10, votre ordinateur communique en permanence avec Internet et votre réseau local. Cette activité réseau n’est pas forcément synonyme de piratage. Entre les mises à jour de Windows, la synchronisation du compte Microsoft, les navigateurs web, les logiciels de sécurité et les applications en arrière-plan, il est parfaitement normal d’observer du trafic, même lorsque vous n’utilisez pas activement votre PC.
Une activité réseau normale présente généralement les caractéristiques suivantes : connexions vers des serveurs connus (Microsoft, Google, éditeurs de logiciels), ports standards (80, 443, 53), volumes de données cohérents avec l’usage en cours (navigation web, streaming, mise à jour). Les processus impliqués sont identifiables et légitimes, comme svchost.exe, msedge.exe ou votre antivirus.
À l’inverse, une activité réseau anormale ou suspecte peut se distinguer par des connexions vers des adresses IP inconnues, des pays inhabituels, des ports non standards, ou un trafic important alors que le PC est au repos. Ce type de comportement peut être lié à un logiciel malveillant, un cheval de Troie, un mineur de cryptomonnaie ou un outil de contrôle à distance.
La différence entre activité normale et anormale ne repose donc pas uniquement sur le volume de trafic, mais sur le contexte, la cohérence avec votre usage et l’identification des processus impliqués. L’objectif n’est pas de supprimer toute communication réseau, mais de savoir reconnaître ce qui est habituel… et ce qui ne l’est pas.
Signes d’une activité réseau suspecte (trafic au repos, IP inconnue, ports inhabituels)
Certaines situations doivent attirer votre attention lorsque vous analysez l’activité réseau de votre PC sous Windows 11/10. Un comportement isolé n’est pas toujours synonyme d’infection, mais plusieurs signaux combinés peuvent indiquer une activité réseau suspecte.
Trafic réseau important alors que le PC est au repos
Si vous constatez un trafic sortant ou entrant élevé alors que vous n’utilisez aucune application (pas de téléchargement, pas de streaming, pas de mise à jour en cours), cela peut être anormal.
Pour vérifier cela :
Ouvrez le Gestionnaire des tâches (Ctrl + Maj + Échap)
Cliquez sur l’onglet Performances
Sélectionnez Ethernet ou Wi-Fi
Observez l’activité réseau en temps réel
Un débit constant alors que le système est inactif peut révéler un logiciel qui communique en arrière-plan sans raison évidente.
Connexions vers des adresses IP inconnues ou inhabituelles
Une connexion vers une adresse IP étrangère n’est pas forcément suspecte. De nombreux services utilisent des serveurs répartis dans le monde entier. Toutefois, vous devez vous poser des questions si :
L’adresse IP n’est associée à aucun service connu
Le pays de destination est inhabituel par rapport à votre usage
Les connexions sont répétées et persistantes
Le processus à l’origine de la connexion est inconnu
La majorité des communications réseau classiques utilisent des ports standards :
80 (HTTP)
443 (HTTPS)
53 (DNS)
25 / 587 (SMTP)
Si vous observez des connexions actives sur des ports élevés ou inhabituels (par exemple 4444, 1337, 5555, etc.), surtout en écoute permanente, cela peut être le signe d’un logiciel malveillant, d’un outil de contrôle à distance ou d’un service non désiré.
Un port ouvert n’est pas automatiquement dangereux, mais un port ouvert associé à un processus inconnu doit toujours être analysé.
En résumé, ce n’est pas un seul élément qui doit vous inquiéter, mais la combinaison de trafic anormal, IP inconnue et port inhabituel. C’est l’analyse globale du comportement réseau qui permet de déterminer s’il s’agit d’une activité légitime… ou d’un risque réel.
Analyser une adresse IP suspecte (Whois, ASN, géolocalisation)
Lorsque vous identifiez une adresse IP distante suspecte dans netstat, le Moniteur de ressources ou TCPView, l’objectif est de déterminer :
À qui appartient cette IP
Dans quel pays elle est localisée
À quel réseau (ASN) elle est rattachée
Si elle correspond à un service légitime
Avant d’utiliser un outil d’analyse, il est important de comprendre quelles informations peuvent être obtenues à partir d’une adresse IP et à quoi elles correspondent réellement.
Informations que l’on peut obtenir à partir d’une adresse IP
Élément
Définition
À quoi cela sert dans l’analyse
Whois
Base de données publique qui indique le propriétaire d’un bloc d’adresses IP
Identifier l’organisation qui possède l’IP (hébergeur, opérateur, cloud, entreprise)
ASN (Autonomous System Number)
Numéro attribué à un réseau autonome sur Internet
Savoir à quel réseau appartient l’IP et regrouper plusieurs IP sous une même entité
Organisation / ISP
Nom du fournisseur d’accès ou de l’hébergeur
Déterminer si l’IP appartient à Microsoft, Google, OVH, AWS, etc.
Géolocalisation
Estimation du pays, région et parfois ville de l’IP
Vérifier la cohérence géographique avec le service attendu
Coordonnées GPS approximatives
Latitude et longitude estimées
Visualiser l’emplacement sur une carte (indication approximative)
Ces données permettent de répondre à plusieurs questions essentielles :
Cette IP appartient-elle à un fournisseur connu ?
Correspond-elle à un service que vous utilisez ?
Est-elle rattachée à un hébergeur cloud légitime ?
Plusieurs connexions suspectes proviennent-elles du même ASN ?
Il est important de comprendre que la géolocalisation IP est approximative. Elle ne permet pas d’identifier une personne précise, mais uniquement un réseau ou un centre de données.
Une fois ces notions comprises, vous pouvez passer à l’analyse concrète d’une adresse IP avec un outil comme BrowserLeaks.
Utiliser BrowserLeaks pour analyser une adresse IP
Le site BrowserLeaks ne sert pas uniquement à afficher votre IP publique. Il permet également d’analyser une adresse IP distante et d’obtenir des informations détaillées. Pour plus d’informations sur ce site, vous pouvez consulter le guide : BrowserLeaks : afficher son adresse IP et tester les fuites du navigateur WEB
Voici comment procéder :
Copiez l’adresse IP distante trouvée dans netstat ou TCPView
Ouvrez le site BrowserLeaks. Vous pouvez utiliser directement le lien : https://browserleaks.com/ip/[ip]
Rendez-vous dans la section d’analyse d’adresse IP
Collez l’adresse IP dans le champ prévu
Lancez la recherche
Vous obtiendrez alors :
Le pays et la ville estimée (géolocalisation)
Le fournisseur d’accès ou l’hébergeur
L’ASN (Autonomous System Number)
Le nom de l’organisation propriétaire
Ces informations permettent déjà de savoir si vous êtes face à :
Un grand fournisseur cloud (Microsoft, Google, Amazon, OVH, Cloudflare…)
Un opérateur télécom
Un hébergeur VPS
Un réseau inconnu ou suspect
Si l’IP appartient à Microsoft ou à un service cloud utilisé par Windows 11/10, il s’agit très probablement d’une activité normale. En revanche, si elle pointe vers un hébergeur inconnu sans rapport avec vos logiciels installés, l’analyse doit continuer.
Interpréter correctement les résultats
Il est important de ne pas tirer de conclusion hâtive.
Une IP localisée en Russie, aux États-Unis ou en Asie n’est pas automatiquement malveillante. Les services cloud utilisent des centres de données internationaux.
Ce qui doit vous alerter, c’est une incohérence entre :
Le processus local à l’origine de la connexion
Le port utilisé
Le type de service attendu
Le fournisseur réseau identifié
C’est la cohérence globale qui compte, pas la géolocalisation seule.
Surveiller les connexions réseau suspectes en temps réel
Analyser une IP ponctuellement est utile. Mais pour détecter une activité réseau suspecte persistante, il est préférable de surveiller les connexions en temps réel.
Plusieurs outils sous Windows 11/10 permettent cela.
TCPView : visualiser les connexions actives et faire un Whois
TCPView (outil Microsoft Sysinternals) affiche en temps réel :
Les connexions TCP et UDP actives
Les adresses IP locales et distantes
Les ports utilisés
Le processus à l’origine de la connexion
L’avantage est que vous pouvez :
Identifier immédiatement quel programme communique
Observer l’apparition de nouvelles connexions
Faire un Whois directement depuis l’outil (Menu Connection > Whois)
C’est l’un des outils les plus efficaces pour détecter un comportement anormal.
Vous disposez d’une méthode complète pour distinguer une activité réseau normale d’une activité réellement suspecte.
Activités réseau légitimes souvent confondues avec un piratage
Avant de conclure à une activité réseau suspecte sous Windows 11/10, il est essentiel de vérifier si le trafic observé correspond simplement au fonctionnement normal du système ou d’un logiciel installé.
Le tableau ci-dessous résume les situations les plus courantes.
Activités réseau normales souvent confondues avec un piratage
Situation observée
Explication légitime
Pourquoi cela peut sembler suspect
Trafic réseau au repos
Windows Update, synchronisation du compte Microsoft, antivirus
L’utilisateur pense que rien ne devrait communiquer
Connexion vers une IP étrangère
Serveur cloud international (Azure, AWS, CDN)
Géolocalisation inhabituelle
Connexions fréquentes vers différentes IP
Utilisation d’un CDN ou équilibrage de charge
Multiplication des IP distantes
Processus svchost.exe en communication
Service Windows (DNS, NTP, Windows Update)
Nom générique peu explicite
Antivirus qui communique régulièrement
Mise à jour des signatures, vérification cloud
Trafic récurrent en arrière-plan
Navigateur avec connexions persistantes
Notifications push, synchronisation, extensions
Connexions actives même sans navigation
Synchronisation OneDrive / Google Drive
Vérification et mise à jour de fichiers
Activité réseau continue légère
Requêtes DNS fréquentes
Résolution normale des noms de domaine
Multiplication de connexions sortantes
Points importants à retenir
Une IP étrangère n’est pas forcément malveillante. Un trafic au repos n’est pas forcément anormal. Un processus système actif n’est pas forcément suspect.
Ce qui doit réellement vous alerter, c’est :
Une incohérence entre le processus et l’activité
Un exécutable inconnu ou situé dans un dossier inhabituel
Un trafic important sans raison logique
Une connexion persistante vers un réseau inconnu
C’est l’analyse globale du comportement qui permet de distinguer une activité normale d’un véritable problème de sécurité.
Quand faut-il réellement s’inquiéter ?
Observer une activité réseau inhabituelle ne signifie pas automatiquement que votre PC est piraté. Sous Windows 11/10, de nombreux services communiquent en arrière-plan. La vraie question n’est donc pas « y a-t-il du trafic ? » mais plutôt : ce trafic est-il cohérent et légitime ?
Il faut commencer à s’inquiéter lorsque plusieurs signaux suspects apparaissent en même temps.
Combinaison de signaux anormaux
Un seul indicateur isolé (IP étrangère, port élevé, trafic au repos) n’est généralement pas suffisant. En revanche, la combinaison des éléments suivants doit attirer votre attention :
Ces changements sont souvent associés à une compromission plus avancée.
Signes complémentaires d’un PC compromis
Une activité réseau malveillante est souvent accompagnée de symptômes visibles :
Ralentissements importants
Utilisation CPU ou disque anormale
Fenêtres publicitaires ou redirections
Programmes inconnus installés
Alertes de sécurité répétées
C’est l’association entre comportement réseau suspect et anomalies système qui doit réellement vous alerter.
En résumé, vous devez réellement vous inquiéter lorsque :
L’activité réseau est incohérente avec votre usage
Le processus à l’origine est douteux
Plusieurs indicateurs techniques convergent
Des modifications système apparaissent sans votre action
Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une simple curiosité technique, mais potentiellement d’un incident de sécurité qui nécessite une réaction adaptée.
Voici le paragraphe « Aller plus loin » que tu peux insérer à la suite de celui que l’on vient d’écrire. Il introduit de manière claire les deux guides pour approfondir l’analyse de l’état de l’ordinateur.
Aller plus loin : vérifier si votre PC est réellement compromis
Si après avoir analysé l’activité réseau, confirmé l’origine des processus et exécuté des analyses antivirus vous avez toujours un doute, il est recommandé d’aller plus loin dans l’examen de votre ordinateur. Une activité réseau suspecte peut parfois être le symptôme d’un problème plus large, comme une compromission du système ou la présence de logiciels indésirables.
Pour vous aider à approfondir l’analyse et déterminer avec plus de certitude si votre PC sous Windows 11/10 a été piraté ou infecté, vous pouvez consulter ces deux guides complets :
Comment savoir si votre ordinateur a été hacké/piraté ? Ce guide vous décrit les signes typiques d’un PC compromis, comment les identifier et quelles actions entreprendre pour confirmer une compromission. Il couvre les indicateurs visibles dans le système, les comportements anormaux et les éléments à surveiller dans le journal des événements.
Comment savoir si votre PC est infecté par un virus ? Ce second guide se concentre sur les méthodes pour détecter une infection par un virus ou un logiciel malveillant, en vous fournissant des outils, des étapes de diagnostic et des conseils pour analyser et nettoyer votre système efficacement.
En combinant l’analyse réseau expliquée dans cet article avec ces deux guides spécialisés, vous disposez d’une approche complète pour :
Vérifier l’intégrité de votre système
Identifier des signes de compromission ou d’infection
Prendre des mesures appropriées en fonction des résultats
Ces ressources vous permettent de passer d’une simple observation réseau à une vraie analyse de sécurité globale de votre PC.
Que faire si vous suspectez une activité malveillante ?
Si, après analyse, vous pensez être face à une activité réseau malveillante sous Windows 11/10, il est important d’agir méthodiquement. L’objectif n’est pas de paniquer, mais de limiter les risques, conserver des éléments d’analyse et sécuriser le système.
Isoler temporairement le PC du réseau
La première mesure de précaution consiste à empêcher toute communication suspecte.
Déconnectez le câble Ethernet
Désactivez le Wi-Fi depuis Paramètres → Réseau et Internet
Évitez d’éteindre brutalement le PC si vous souhaitez analyser les connexions en cours
Isoler la machine permet d’éviter l’exfiltration de données ou la réception de nouvelles instructions depuis un serveur distant.
Identifier précisément le processus suspect
Avant toute suppression, vous devez confirmer le programme à l’origine de l’activité.
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Repérez le processus concerné
Faites un clic droit → Ouvrir l’emplacement du fichier
Vérifiez la signature numérique
Analysez le fichier avec VirusTotal
Ne supprimez jamais un fichier système sans vérification. Une suppression inappropriée peut rendre Windows instable.
Effectuer une analyse complète avec l’antivirus
Lancez une analyse approfondie du système.
Ouvrez Sécurité Windows
Cliquez sur Protection contre les virus et menaces
Sélectionnez Options d’analyse
Lancez une Analyse complète
Si vous utilisez un antivirus tiers, effectuez également une analyse complète depuis son interface.
Une carte graphique qui plante, affiche des artefacts ou provoque un écran noir est un problème fréquent sous Windows 11/10, notamment lors des jeux, du rendu 3D ou des applications gourmandes.
Les symptômes peuvent inclure :
Pixels colorés ou lignes anormales à l’écran
Textures corrompues
Crash du pilote graphique
Redémarrage brutal du PC
Écran noir soudain
Ces dysfonctionnements peuvent être liés à :
Un pilote graphique instable
Une surchauffe du GPU
Une mémoire vidéo (VRAM) défectueuse
Une alimentation insuffisante
Un overclocking instable
Une carte graphique en fin de vie
Avant d’envisager un remplacement coûteux, il est essentiel d’effectuer un diagnostic complet du GPU.
Dans ce guide, vous allez apprendre à diagnostiquer concrètement une carte graphique qui plante, affiche des artefacts ou provoque un écran noir sous Windows 11/10. Nous verrons comment vérifier la détection du GPU, mettre à jour ou réinstaller proprement les pilotes, contrôler la température et la stabilité sous charge, puis analyser l’alimentation et les signes d’une panne matérielle.
L’objectif est d’identifier précisément l’origine du problème — pilote, surchauffe, alimentation ou défaut matériel — afin d’éviter un remplacement inutile de la carte graphique.
Vérifier que Windows détecte correctement la carte graphique
Avant d’effectuer des tests avancés, il est important de vérifier que Windows 11/10 détecte correctement la carte graphique (GPU).
Vérifier dans le Gestionnaire de périphériques
Pour contrôler la détection du GPU :
Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
Tester la stabilité de la carte graphique (stress test)
Si votre carte graphique plante, affiche des artefacts, redémarrage intempestifs du PC ou encore provoque un BSOD, il est important de tester sa stabilité sous charge.
Un test de charge (stress test) permet de :
Mettre le GPU à 100 % d’utilisation
Vérifier la stabilité du système
Détecter une surchauffe rapide
Identifier des artefacts graphiques
Reproduire un crash de manière contrôlée
Cela permet de confirmer si le problème est réellement matériel.
Comment effectuer un stress test GPU
Pour tester la carte graphique :
Lancez un outil de stress test reconnu
Surveillez la température GPU
Vérifiez l’apparition d’artefacts
Surveillez les éventuels plantages ou redémarrages
L’apparition de pixels anormaux ou lignes à l’écran
Un écran noir soudain
Un redémarrage brutal
Une température GPU excessive
Un message d’erreur WHEA
Si le système plante systématiquement sous charge GPU, il est probable que :
La carte graphique soit instable
L’alimentation soit insuffisante
Le refroidissement soit défaillant
Quand arrêter le test ?
Arrêtez immédiatement le test si :
La température dépasse des valeurs critiques
Des artefacts apparaissent rapidement
Le PC devient instable
Un stress test ne doit pas durer longtemps pour révéler une instabilité majeure.
Tester la stabilité du GPU permet de confirmer si l’erreur provient réellement de la carte graphique sous Windows 11/10, ou si le problème est lié à un autre composant.
Comment reconnaître une carte graphique défectueuse
Une carte graphique (GPU) défaillante peut provoquer des instabilités variées sous Windows 11/10, allant de simples artefacts visuels à des écrans bleus comme WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR, VIDEO_TDR_ERROR ou VIDEO_TDR_FAILURE.
Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement les signes d’un problème matériel GPU.
Plantage uniquement dans certaines applications 3D
Problème pilote ou incompatibilité
Moyenne
Ventilateurs GPU tournant à 100 % en permanence
Surchauffe ou défaut capteur thermique
Moyenne
Message “Le pilote d’affichage a cessé de répondre”
Pilote instable ou GPU défaillant
Moyenne
Performance anormalement faible
Problème de configuration ou limitation thermique
Faible à moyenne
Erreurs Code 43 dans le Gestionnaire de périphériques
Pilote corrompu ou GPU défectueux
Variable
Symptômes typiquement matériels
Les signes les plus révélateurs d’un GPU réellement défectueux sont :
Artefacts visibles dès le démarrage
Plantages même sans charge importante
Problèmes présents après réinstallation complète des pilotes
Instabilité reproduite sur un autre PC
Si les symptômes persistent malgré :
Une mise à jour ou réinstallation propre des pilotes
Une température normale
L’absence d’overclocking
Il est probable que la carte graphique soit en fin de vie.
Différencier problème pilote et panne matérielle
Un problème est probablement logiciel si :
Il est apparu après une mise à jour pilote
Il disparaît après utilisation de DDU
Il ne survient que dans un jeu spécifique
Un problème est probablement matériel si :
Il apparaît sous stress test
Les artefacts sont visibles même au repos
Le PC plante systématiquement sous charge GPU
Ce tableau permet d’orienter rapidement le diagnostic lorsque la carte graphique plante ou provoque des erreurs sous Windows 11/10.
Vérifier l’alimentation en cas de plantage GPU
Si votre carte graphique plante, affiche des artefacts ou provoque un écran noir, l’alimentation électrique est un élément essentiel à vérifier.
Lorsqu’un GPU est fortement sollicité (jeu, rendu 3D, benchmark), sa consommation augmente fortement. Si le bloc d’alimentation ne fournit pas une puissance stable ou suffisante, cela peut provoquer :
Des plantages sous charge
Un redémarrage brutal du PC
Un écran noir
Des artefacts intermittents
Une perte de signal vidéo
Avant d’envisager un défaut matériel du GPU, il est donc indispensable de contrôler l’alimentation.
Le tableau ci-dessous permet d’identifier si l’alimentation est en cause.
Symptôme observé
Moment où il apparaît
Cause probable
Action recommandée
Écran noir brutal en jeu
Forte charge GPU
Alimentation insuffisante
Vérifier puissance PSU
Redémarrage instantané du PC
Lancement d’un benchmark
Chute de tension 12V
Tester avec autre alimentation
Artefacts intermittents
Sous charge 3D
Connecteur PCIe mal branché
Vérifier câbles PCIe
Crash uniquement en jeu
Charge GPU élevée
Bloc d’alimentation instable
Surveiller tensions
Ventilateurs GPU s’arrêtent
Charge soudaine
Mauvais contact PCIe
Rebrancher câbles
PC s’éteint complètement
Pic de consommation
PSU défectueuse ou vieillissante
Tester autre PSU
Vérifier les connecteurs d’alimentation PCIe
Commencez par contrôler les connexions physiques :
Éteignez complètement le PC
Débranchez l’alimentation
Vérifiez que les connecteurs PCIe 6/8 broches sont correctement enclenchés
Testez avec une résolution élevée ou des textures lourdes
Si les artefacts apparaissent rapidement, la VRAM peut être défectueuse.
Différencier VRAM défectueuse et pilote instable
Le problème est probablement matériel si :
Les artefacts apparaissent même après réinstallation propre du pilote
Le GPU plante sur un autre PC
Les anomalies sont visibles dès le démarrage
Le problème est probablement logiciel si :
Il apparaît après une mise à jour pilote
Il disparaît après utilisation de DDU
Il ne survient que dans un jeu spécifique
Tester la mémoire vidéo permet de déterminer si les artefacts et plantages GPU sous Windows 11/10 sont liés à un défaut matériel réel ou à une instabilité logicielle.
Quand faut-il remplacer une carte graphique ?
Après avoir vérifié :
Les pilotes
La température GPU
L’alimentation
La stabilité sous stress test
La mémoire vidéo (VRAM)
Il peut arriver que les problèmes persistent. Dans ce cas, il faut envisager la possibilité d’une carte graphique réellement défectueuse.
Remplacer un GPU représente un coût important. Il est donc essentiel d’être sûr du diagnostic.
Signes indiquant une carte graphique en fin de vie
Symptôme persistant
Après vérifications
Conclusion probable
Artefacts visibles même au repos
Pilotes réinstallés
VRAM défectueuse
Crash immédiat sous stress test
Températures normales
Défaut matériel GPU
Écran noir aléatoire
Alimentation testée
GPU instable
Code 43 permanent
DDU effectué
Carte potentiellement HS
Problème reproduit sur un autre PC
Configuration différente
GPU défectueux
Si les symptômes persistent malgré :
Une réinstallation propre des pilotes
Un test avec une autre alimentation
Une désactivation de l’overclocking
Des températures normales
La probabilité d’un défaut matériel augmente fortement.
Tester la carte graphique sur un autre PC
C’est le test le plus fiable :
Installez la carte sur un autre ordinateur compatible
Lancez un jeu ou un stress test
Vérifiez si les artefacts ou plantages apparaissent
Si les problèmes sont reproduits, la carte graphique est probablement en cause.
Cas particulier : problème uniquement logiciel
Ne remplacez pas immédiatement le GPU si :
Le problème est apparu juste après une mise à jour pilote
Les artefacts disparaissent après redémarrage
Le crash survient uniquement dans un jeu spécifique
Dans ces cas, le problème peut être lié :
À un bug pilote
À un conflit logiciel
À un paramètre graphique spécifique
Réparer ou remplacer ?
En pratique :
Une VRAM défectueuse n’est pas réparable
Un GPU moderne n’est pas économiquement réparable
Les problèmes d’alimentation ou de surchauffe peuvent être corrigés
Si le diagnostic matériel est confirmé, le remplacement de la carte graphique est généralement la seule solution durable.
Remplacer la carte graphique doit être la dernière étape du diagnostic, après avoir éliminé toutes les causes logicielles et environnementales possibles.
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Vous avez pris connaissance de l’expiration des certificats Secure Boot de Windows en 2026 et vous vous demandez maintenant si votre PC possède les nouveaux certificats ? Bonne nouvelle : il existe une méthode simple pour le vérifier vous-même, sans avoir besoin de compétences techniques particulières. Dans ce tutoriel, je vais vous montrer pas à … Lire la suite
Les conflits logiciels et de pilotes sous Windows 11/10 sont une cause fréquente de freezes, de blocages, de ralentissements et parfois d’écrans bleus, sans qu’aucune panne matérielle évidente ne soit détectée. Un PC peut devenir instable simplement parce que deux programmes, services ou pilotes ne fonctionnent pas correctement ensemble.
Ces conflits apparaissent souvent après l’installation d’un logiciel, une mise à jour de pilote, une mise à jour Windows ou l’ajout d’outils d’optimisation ou de sécurité. Ils sont d’autant plus difficiles à identifier qu’ils ne génèrent généralement aucun message d’erreur clair, laissant l’utilisateur dans l’incertitude.
Dans ce guide, vous allez comprendre ce qu’est réellement un conflit logiciel ou de pilotes, apprendre à reconnaître les symptômes, identifier la source du problème et appliquer des méthodes fiables pour corriger l’instabilité, sans réinstaller Windows inutilement. Cet article sert également de référence transversale, vers laquelle renvoient de nombreux guides de dépannage Windows.
Conflit logiciel ou de pilotes sous Windows 11/10 : définition et fonctionnement
Un conflit logiciel ou de pilotes sous Windows survient lorsque deux éléments du système ne fonctionnent pas correctement ensemble. Il peut s’agir de programmes, de services ou de pilotes matériels qui tentent d’utiliser les mêmes ressources, d’accéder aux mêmes composants ou d’imposer des comportements incompatibles au système.
Un conflit logiciel apparaît généralement lorsque plusieurs programmes interagissent de manière concurrente. C’est souvent le cas avec des antivirus tiers, des outils d’optimisation, des logiciels de surveillance matérielle ou des utilitaires système qui modifient le fonctionnement interne de Windows. Ces programmes peuvent entrer en concurrence, provoquer des ralentissements importants ou bloquer certaines fonctions essentielles du système.
Un conflit de pilotes concerne quant à lui les composants matériels. Un pilote mal conçu, obsolète ou incompatible peut perturber le fonctionnement de Windows ou d’un autre pilote. Les conflits de pilotes touchent fréquemment la carte graphique, le chipset, les contrôleurs de stockage ou les périphériques USB, et peuvent entraîner des freezes, des écrans bleus ou des blocages au démarrage.
Dans certains cas, le conflit n’est pas direct mais résulte d’une interaction avec Windows lui-même, notamment après une mise à jour majeure ou cumulative. Un pilote compatible avec une ancienne version de Windows peut devenir instable après une mise à jour, créant ainsi un conflit avec le système.
Comprendre cette notion de conflit est essentiel, car elle explique pourquoi un PC peut devenir instable sans qu’aucune panne matérielle ne soit détectée. Identifier le bon type de conflit permet ensuite de choisir la méthode de diagnostic et de correction la plus adaptée.
Conflit logiciel, conflit de pilotes ou incompatibilité : quelles différences sous Windows 11/10
Les termes conflit logiciel, conflit de pilotes et incompatibilité système sont souvent utilisés indifféremment, alors qu’ils désignent des situations différentes. Bien les distinguer permet de poser un diagnostic plus précis et d’appliquer la bonne solution.
Un conflit logiciel se produit lorsque deux programmes ou services interfèrent entre eux. Cela peut arriver lorsque plusieurs logiciels tentent de contrôler les mêmes fonctions du système, comme la sécurité, l’optimisation ou la surveillance matérielle. Les conflits logiciels sont fréquents avec les antivirus tiers, les outils de nettoyage, les utilitaires constructeur ou certains logiciels qui se lancent automatiquement au démarrage. Ils entraînent souvent des ralentissements, des freezes ou des applications qui ne répondent plus.
Un conflit de pilotes concerne le fonctionnement des composants matériels. Il apparaît lorsqu’un pilote est obsolète, mal installé ou incompatible avec un autre pilote ou avec Windows. Ce type de conflit touche fréquemment la carte graphique, le chipset, les périphériques USB ou les contrôleurs de stockage. Les symptômes sont généralement plus visibles, comme des écrans bleus (BSOD), des blocages au démarrage ou des freezes soudains.
Une incompatibilité système correspond à un problème plus global. Elle survient lorsqu’un logiciel ou un pilote n’est pas conçu pour la version de Windows utilisée, pour l’architecture du système ou pour la configuration matérielle. Par exemple, un logiciel ancien ou un pilote non adapté à Windows 11 peut fonctionner partiellement, mais provoquer une instabilité chronique. Contrairement aux conflits, l’incompatibilité est souvent liée à un manque de support officiel plutôt qu’à une interaction directe entre plusieurs éléments.
Dans la pratique, ces situations peuvent se combiner. Une incompatibilité peut provoquer un conflit, et un conflit logiciel peut masquer un problème de pilote. C’est pourquoi une approche méthodique est nécessaire pour identifier la cause réelle de l’instabilité sous Windows 11/10.
Causes fréquentes des conflits logiciels et de pilotes sous Windows 11/10
Un conflit logiciel ou de pilotes sous Windows 11/10 se manifeste rarement par un message explicite. Les symptômes sont souvent variés et peuvent évoluer avec le temps, ce qui complique l’identification du problème.
Parmi les symptômes les plus courants, on retrouve :
Certains signes peuvent orienter plus précisément vers le type de conflit rencontré. Des freezes survenant après une mise à jour ou l’installation d’un logiciel pointent souvent vers un conflit logiciel, tandis que des écrans bleus ou des blocages précoces indiquent plutôt un conflit de pilotes. Une instabilité persistante après une mise à jour majeure de Windows peut, quant à elle, suggérer une incompatibilité système.
Reconnaître ces symptômes permet d’éviter des diagnostics hasardeux et de cibler directement les étapes de vérification adaptées, abordées dans les sections suivantes du guide.
Situations fréquentes à l’origine des conflits
Les conflits sous Windows 11/10 apparaissent souvent dans des situations récurrentes liées à l’installation de logiciels, de pilotes ou à des modifications du système. Le tableau ci-dessous présente les cas les plus fréquents et permet d’identifier rapidement le contexte susceptible d’être à l’origine de l’instabilité.
Situation courante
Exemples typiques
Symptômes possibles
Pistes de vérification
Installation ou mise à jour de pilotes
Pilote graphique, chipset, USB, stockage
Freeze, BSOD, blocage au démarrage
Mettre à jour ou restaurer le pilote, tester en mode sans échec
Antivirus ou sécurité tierce
Antivirus, pare-feu, protection web
Ralentissements, blocages, accès refusés
Désactiver ou désinstaller temporairement l’antivirus
Logiciels d’optimisation
Nettoyeurs, boosters, tweak tools
Instabilité, freezes, services désactivés
Désinstaller le logiciel, restaurer les paramètres système
Utilitaires constructeur
Outils carte mère, PC portable, GPU
Conflits de services, lenteurs
Désactiver les services inutiles, mettre à jour ou supprimer l’outil
Mise à jour majeure de Windows
Passage vers une nouvelle version
Incompatibilités, instabilité générale
Mettre à jour les pilotes, vérifier les logiciels non compatibles
Programmes au démarrage
Lancements automatiques multiples
CPU, mémoire ou disque saturés
Désactiver les programmes au démarrage
Matériel récent ou remplacé
Nouveau périphérique, carte, SSD
Dysfonctionnements aléatoires
Mettre à jour les pilotes, vérifier la compatibilité
En repérant la situation qui correspond le mieux à votre cas, il devient plus simple de cibler les vérifications à effectuer et d’éviter des manipulations inutiles. Cette approche facilite l’identification du conflit et prépare les étapes suivantes du diagnostic et de la correction.
Attention aux logiciels de mise à jour automatique des pilotes
Les logiciels de mise à jour automatique des pilotes sont une source fréquente de conflits et d’instabilité sous Windows 11/10. Bien qu’ils promettent de maintenir le système à jour, ils installent souvent des pilotes génériques, inadaptés au matériel ou incompatibles avec la version de Windows utilisée.
Ces outils peuvent :
Installer un mauvais pilote pour un composant critique
Remplacer un pilote stable par une version instable
Installer des pilotes non validés par le constructeur
Provoquer des freezes, BSOD ou blocages au démarrage
Il est fortement recommandé de ne pas utiliser ce type de logiciel. Pour les pilotes essentiels, privilégiez toujours :
Les sites officiels des constructeurs (carte graphique, carte mère, PC portable)
Windows Update, lorsqu’il propose un pilote validé
Une mise à jour manuelle, ciblée, uniquement en cas de problème identifié
Éviter ces outils réduit considérablement les risques de conflits de pilotes difficiles à diagnostiquer et améliore la stabilité globale du système.
Comment identifier un conflit logiciel ou de pilotes sous Windows 11/10
Identifier un conflit logiciel ou de pilotes sous Windows 11/10 nécessite une approche méthodique. L’objectif est de repérer l’élément déclencheur de l’instabilité, en s’appuyant sur les outils intégrés à Windows, sans modifier le système au hasard.
Vérifier l’utilisation des ressources avec le Gestionnaire des tâches
Un conflit se manifeste souvent par une consommation anormale des ressources système.
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Surveillez l’utilisation du CPU, de la mémoire, du disque et du GPU
Identifiez un composant bloqué à 100 % ou proche en permanence
Repérez le processus ou service responsable
Un processus qui monopolise durablement les ressources peut indiquer un logiciel défectueux, un service en conflit ou un pilote instable. Pour interpréter correctement ces valeurs, appuyez-vous sur le guide Voir l’utilisation du CPU, de la mémoire, du disque et du GPU sous Windows 11/10.
De nombreux conflits apparaissent dès le démarrage de Windows, lorsque trop de logiciels se lancent simultanément.
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Accédez à l’onglet Démarrage
Désactivez les programmes non essentiels
Redémarrez Windows et observez le comportement du système
Si la stabilité s’améliore, cela confirme qu’un logiciel au démarrage est en cause. La procédure détaillée est expliquée dans le guide Supprimer les programmes au démarrage de Windows.
Recherchez des périphériques avec un triangle d’avertissement
Identifiez les pilotes installés ou mis à jour récemment
Soyez attentif aux pilotes graphiques, chipset et stockage
Un pilote obsolète, mal installé ou incompatible peut suffire à rendre Windows instable, même sans message d’erreur explicite.
Analyser les erreurs avec le Moniteur de fiabilité
Le Moniteur de fiabilité est un outil souvent méconnu, mais très utile pour identifier l’origine d’un conflit.
Ouvrez le Moniteur de fiabilité de Windows
Repérez les erreurs critiques, blocages d’applications ou défaillances matérielles
Notez les logiciels ou pilotes associés aux incidents
Il permet de visualiser l’historique des problèmes et de faire le lien entre une installation, une mise à jour et l’apparition de l’instabilité. Consultez le guide Moniteur de fiabilité de Windows pour l’utiliser efficacement.
Consulter l’Observateur d’événements pour les erreurs système
Pour aller plus loin dans le diagnostic, l’Observateur d’événements permet d’identifier des erreurs détaillées liées aux conflits.
Ouvrez l’Observateur d’événements
Consultez les journaux Système et Application
Recherchez des erreurs répétitives ou critiques
Notez les services, pilotes ou programmes concernés
Cet outil est particulièrement utile lorsque les freezes sont accompagnés de redémarrages inopinés, d’erreurs système ou de comportements anormaux sans message visible. Le guide Observateur d’événements Windows explique comment interpréter ces journaux.
Tester Windows en mode sans échec pour détecter un conflit
Le mode sans échec permet de démarrer Windows 11/10 avec le minimum de pilotes et de services. Tester le système dans ce mode est une étape clé pour déterminer si l’instabilité est causée par un logiciel tiers ou un pilote non essentiel.
Ou sur F5 pour le mode sans échec avec prise en charge réseau
Utilisez Windows quelques minutes en mode sans échec. Si le système est stable et que les freezes ou blocages disparaissent, cela confirme qu’un élément chargé en mode normal est responsable du conflit.
Vous pouvez alors poursuivre le diagnostic en désactivant les programmes au démarrage ou en analysant les pilotes installés récemment. La procédure complète est détaillée dans le guide Démarrer Windows 11/10 en mode sans échec.
Effectuer un démarrage propre pour isoler un conflit logiciel
Le démarrage propre permet de lancer Windows 11/10 avec uniquement les services et pilotes indispensables, tout en désactivant les logiciels tiers. Cette méthode est idéale pour isoler un conflit logiciel lorsque le mode sans échec confirme une instabilité liée au démarrage.
Ouvrez la fenêtre Exécuter avec le raccourci Windows + R
Tapez msconfig puis validez
Ouvrez l’onglet Services
Cochez Masquer tous les services Microsoft
Cliquez sur Désactiver tout
Validez par Appliquer puis OK
Ensuite, désactivez les programmes lancés automatiquement :
Après le redémarrage, utilisez Windows normalement et observez son comportement. Si le système devient stable, cela confirme qu’un service ou logiciel tiers est à l’origine du conflit.
Pour identifier précisément l’élément responsable, réactivez les services et programmes progressivement, en redémarrant entre chaque étape, jusqu’à reproduire le problème. Cette méthode permet de repérer avec précision le logiciel en cause.
Pour une procédure détaillée et illustrée, consultez le guide Effectuer un démarrage propre de Windows 11/10.
Corriger un conflit de pilotes sous Windows 11/10
Un conflit de pilotes sous Windows 11/10 est souvent à l’origine de freezes, de blocages, voire d’écrans bleus. Une fois le pilote problématique identifié, plusieurs actions permettent de corriger durablement le problème.
Commencez par vérifier l’état des pilotes installés.
Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
Soyez particulièrement vigilant avec les pilotes graphiques. Une installation incomplète ou corrompue peut provoquer une instabilité importante. En cas de doute, appuyez-vous sur le guide Résoudre les erreurs de pilotes de périphériques sous Windows 11/10 pour effectuer une correction complète.
Enfin, si le conflit est survenu après une mise à jour Windows, vérifiez que Windows Update n’a pas remplacé un pilote stable par une version incompatible. Dans ce cas, il peut être nécessaire de bloquer temporairement la mise à jour du pilote concerné.
Corriger un conflit de pilotes permet souvent de rétablir immédiatement la stabilité du système, sans avoir recours à une réparation lourde de Windows.
Exemples courants de conflits logiciels et de pilotes sous Windows 11/10
Certains conflits logiciels ou de pilotes sous Windows 11/10 reviennent très fréquemment et méritent une attention particulière. Les identifier rapidement permet de gagner un temps précieux lors du diagnostic et d’éviter des manipulations inutiles.
Conflit courant
Exemple typique
Symptômes observés
Solution recommandée
Antivirus tiers vs Windows Defender
Deux protections actives simultanément
Freezes, ralentissements, blocages système
Désinstaller l’antivirus tiers et utiliser Windows Defender seul
Pilote graphique défectueux
Mise à jour récente NVIDIA / AMD
Freeze en jeu, écran noir, BSOD
Restaurer ou réinstaller proprement le pilote
Logiciel d’optimisation
Nettoyeur, booster, tweak tool
Instabilité, services désactivés
Désinstaller le logiciel et restaurer les paramètres
Utilitaire constructeur
Outils carte mère ou PC portable
Conflits de services, lenteurs
Mettre à jour ou supprimer l’outil
Pilote remplacé par Windows Update
Pilote stable écrasé automatiquement
Blocages aléatoires, instabilité
Restaurer le pilote et bloquer la mise à jour
Logiciel ancien non compatible
Programme prévu pour une ancienne version
Ralentissements, erreurs, freezes
Mettre à jour ou remplacer le logiciel
Périphérique USB problématique
Clé USB, webcam, dongle
Gel soudain, périphérique non reconnu
Débrancher, changer de port ou de pilote
Ces conflits courants représentent une part importante des problèmes de stabilité sous Windows 11/10. En reconnaissant rapidement ces scénarios typiques, il devient possible de corriger le problème efficacement, souvent sans avoir recours à des réparations lourdes ou à une réinstallation complète de Windows.
Bonnes pratiques pour éviter les conflits logiciels et de pilotes
Adopter de bonnes pratiques sur Windows 11/10 permet de réduire fortement le risque de conflits logiciels ou de pilotes et d’améliorer la stabilité du système sur le long terme.
Installez uniquement les logiciels nécessaires et évitez les programmes redondants
Évitez les logiciels d’optimisation ou de nettoyage agressifs, souvent source d’instabilité
Évitez les logiciels de mises à jour de pilotes, sources très fréquentes de problèmes de conflits de pilotes
N’utilisez qu’un seul antivirus à la fois, de préférence Windows Defender ou une solution fiable
Mettez à jour les pilotes depuis les sites officiels des constructeurs, en particulier pour la carte graphique et le chipset
Limitez les programmes lancés au démarrage de Windows afin d’éviter la surcharge du système
Créez un point de restauration système avant toute modification importante (pilotes, logiciels système)
Surveillez régulièrement l’utilisation des ressources pour détecter un comportement anormal
Maintenez Windows à jour, tout en restant vigilant après les mises à jour majeures
En appliquant ces bonnes pratiques, vous réduisez considérablement les risques de conflits et facilitez le diagnostic en cas de problème. Un système maintenu proprement est non seulement plus stable, mais aussi plus simple à dépanner lorsque des dysfonctionnements apparaissent.
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Alors là les amis, c'est le moment de vous accrocher à vos vieux chargeurs Lightning de la guerre ! Parce que si vous avez un vieil iPhone 5s qui traîne dans un coin ou dans votre poche et que vous refusez catégoriquement de le foutre à la benne par pur respect pour le design de ce bon vieux Jony Ive, j'ai une nouvelle qui va vous redonner le smiiiiile.
Vous ne l'avez pas encore vu parce que la vie est un tourbillon qui vous emporte chaque jour loin de tout ça, mais sachez qu'Apple vient tout juste de sortir iOS 12.5.8. Hé oui, en 2026 la firme à la pomme a balancé un patch pour un téléphone sorti il y a plus de 12 ans. Je rappelle quand même que ce vieux machin a été déclaré officiellement « obsolète » par Cupertino en 2024.
Alors POURQUOI ?
Et bien c'est tout simple ! C'est en réalité une question de vie ou de mort pour les services de base sur le smartphone. En effet, sans cette mise à jour, vos certificats de sécurité allaient expirer et s'en était terminé de FaceTime, d'iMessage, et même de la possibilité d'activer le téléphone après une réinitialisation. En gros, votre iPhone 5s allait se transformer en cale porte.
Heureusement qu'ils ont réagi !
Grâce à ce patch (qui concerne aussi l'iPhone 6 et l'iPad Air 2 via iOS 15.8.6 et 16.7.13), les services essentiels vont donc continuer de ronronner jusqu'en janvier 2027 au moins. Même si ça devrait être la norme, c'est tellement rare de voir un constructeur s'occuper de son matériel si longtemps après la sortie qu'on est tous étonné ! Ça nous change de l'époque où on devait
braver l'obsolescence programmée avec du ruban adhésif
!
Après si vous sentez que
l'autonomie de votre vieux smartphone décline
, c'est peut-être le moment de lui offrir une petite batterie neuve pour fêter ça. Parce que faire tourner un OS de 2026 sur une puce A7, c'est un peu comme essayer de faire courir un marathon à votre grand-père... Faudra de la glace à l'arrivée !
Voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire concernant cet appareil !
D'ailleurs si vous voulez suivre mes découvertes tech au quotidien, je poste aussi des trucs sur
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Microsoft vient de confirmer l’existence d’un nouveau problème introduit par les mises à jour de janvier 2026 à destination Windows 11 et Windows 10. Après l’installation d’une de ces mises à jour, certaines applications peuvent se figer, ne plus répondre ou afficher des erreurs inattendues lorsqu’elles ouvrent ou enregistrent des fichiers stockés sur un service … Lire la suite
Bien partitionner son disque est une étape essentielle lors de l’installation ou de la réorganisation de Windows 11/10. Un mauvais choix à ce stade peut entraîner des problèmes de mises à jour, un manque d’espace sur la partition système, des difficultés lors d’une réinstallation ou une organisation du stockage inutilement complexe.
Contrairement à certaines idées reçues, il n’existe pas de schéma de partitionnement universel valable pour tous les usages. Microsoft privilégie aujourd’hui une approche simple et automatisée, tandis que certaines configurations (partition de données séparée, dual-boot, SSD + disque dur) nécessitent des décisions réfléchies et adaptées au contexte réel.
Dans ce guide, vous allez apprendre à bien partitionner votre disque pour Windows 11/10, en comprenant l’ordre recommandé par Microsoft, en sachant s’il est pertinent ou non de séparer le système et les données, et en identifiant les bonnes pratiques à respecter pour éviter les erreurs courantes. L’objectif est de vous aider à faire des choix fiables et durables, sans complexité inutile ni risques pour vos données.
Comprendre l’approche recommandée par Microsoft
Avant de décider comment partitionner un disque, il est important de comprendre la philosophie retenue par Microsoft pour Windows 11/10. Contrairement à certaines idées reçues, Microsoft recommande une approche simple, standardisée et automatisée, afin de garantir la compatibilité, la stabilité et les mises à jour du système.
Cet agencement peut sembler complexe, mais il est volontaire et maîtrisé. Chaque partition a un rôle précis et permet :
les mises à jour majeures,
les réparations automatiques,
la récupération du système en cas de problème.
Supprimer ou modifier ces partitions sans raison expose à des dysfonctionnements.
Pourquoi Microsoft déconseille le partitionnement manuel au départ
Dans la majorité des cas, Microsoft recommande de :
ne pas créer manuellement les partitions avant l’installation,
laisser l’installateur de Windows gérer l’agencement initial.
Les raisons sont simples :
réduction du risque d’erreur,
compatibilité maximale avec les mises à jour,
prise en charge automatique des évolutions du système.
Un partitionnement manuel mal pensé peut :
bloquer certaines mises à jour,
compliquer la récupération du système,
nécessiter des corrections ultérieures.
Quand personnaliser le partitionnement a du sens
Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais intervenir. Une personnalisation peut être pertinente :
après l’installation, pour créer une partition de données,
dans un contexte spécifique (dual-boot, disque dédié aux données),
sur des configurations avancées maîtrisées.
L’approche recommandée est donc la suivante :
installation avec le partitionnement automatique,
ajustements ciblés ensuite, si nécessaire.
Principe clé à retenir
La stratégie de Microsoft repose sur une idée simple : un partitionnement standard, géré automatiquement, est plus sûr qu’un partitionnement “optimisé” manuellement sans nécessité réelle.
Avant de modifier l’organisation du disque, il faut toujours se poser la question : Est-ce que cette modification apporte un réel bénéfice par rapport à la solution par défaut ?
Dans la section suivante, nous verrons s’il est pertinent ou non de créer une partition système et une partition de données, et dans quels cas cette séparation est réellement utile.
Séparation système / données : dans quels cas est-ce pertinent ?
La question de séparer le système (Windows) et les données personnelles revient très souvent lors de l’installation ou de la réorganisation d’un disque. Cette pratique a des avantages réels, mais elle n’est pas indispensable dans tous les cas et peut parfois compliquer inutilement l’organisation du stockage.
Séparation système / données : quand est-ce pertinent ?
Situation
Séparer système et données ?
Pourquoi
Recommandation
PC personnel usage simple
Non
Complexité inutile
Une seule partition système
SSD de petite capacité
Non
Risque de saturer C:
Une seule partition
Disque de grande capacité
Oui
Organisation plus claire
Créer une partition données après installation
Réinstallations fréquentes
Oui
Données préservées
Séparer système et données
Usage professionnel
Oui
Sauvegardes facilitées
Partition dédiée aux données
Plusieurs utilisateurs
Oui
Meilleure gestion des fichiers
Partition données commune
Données sur NAS / Cloud
Souvent inutile
Données hors disque local
Partition unique
PC gamer (SSD + gros jeux)
Ça dépend
Jeux volumineux, dépendance aux lanceurs
SSD système + disque jeux séparé
PC gamer (NVMe unique)
Souvent non
Jeux installés via lanceurs
Une seule partition bien dimensionnée
SSD système + HDD données
Oui
Optimisation performances / stockage
Windows sur SSD, données sur HDD
Points de vigilance importants
Même lorsque la séparation est recommandée :
la partition système doit rester suffisamment grande,
Windows et certains logiciels continueront d’écrire sur C:,
la séparation ne remplace jamais une sauvegarde régulière.
Il est souvent préférable de :
installer Windows sur une partition unique,
observer l’usage réel,
puis créer une partition de données après coup, si nécessaire.
À retenir
Séparer système et données est un choix pratique, pas une règle.
Une mauvaise séparation est plus problématique qu’une partition unique.
La simplicité reste souvent la meilleure solution, surtout sur Windows 11/10.
Dans la section suivante, nous verrons l’ordre de partitionnement conseillé, et pourquoi respecter cet ordre permet d’éviter de nombreux problèmes lors de l’installation ou de la maintenance de Windows.
Ordre de partitionnement conseillé pour Windows 11/10
L’une des erreurs les plus fréquentes lors de l’installation ou de la réorganisation d’un disque consiste à faire les bonnes opérations dans le mauvais ordre. Respecter un ordre logique permet d’éviter les blocages, les conversions inutiles et les systèmes non démarrables.
Ordre recommandé pour un PC Windows 11/10
Le tableau ci-dessous présente l’ordre de partitionnement conseillé dans les cas les plus courants.
Étape
Action à effectuer
Pourquoi c’est important
À éviter absolument
1
Vérifier le mode de démarrage (UEFI)
Windows 11 exige UEFI + GPT
Installer sans vérifier BIOS/UEFI
2
Initialiser le disque en GPT
Compatibilité moderne, disques > 2 To
Initialiser en MBR par habitude
3
Installer Windows en laissant l’assistant gérer
Création automatique des partitions système
Créer manuellement les partitions système
4
Démarrer et vérifier le fonctionnement
Valider que tout est opérationnel
Modifier les partitions trop tôt
5
Créer une partition de données (si besoin)
Organisation adaptée à l’usage réel
Anticiper inutilement
6
Ajuster la taille des volumes
Optimisation après usage réel
Multiplier les redimensionnements
7
Mettre en place les sauvegardes
Sécurité des données
Compter uniquement sur le partitionnement
Pourquoi cet ordre est recommandé par Microsoft
Microsoft privilégie une approche :
automatique au départ,
ajustable ensuite,
basée sur l’usage réel, pas sur des schémas théoriques.
L’installateur Windows :
crée les partitions EFI, MSR et récupération correctement,
assure la compatibilité avec les mises à jour,
réduit fortement le risque d’erreur humaine.
Modifier trop tôt l’agencement du disque est souvent la cause :
de partitions mal dimensionnées,
de problèmes de mise à jour,
de configurations difficiles à maintenir.
Cas particulier : dual-boot Windows / Linux (ce qu’il faut absolument respecter)
Le dual-boot Windows / Linux est l’un des scénarios de partitionnement les plus sensibles. Une mauvaise décision à ce stade peut entraîner des problèmes de démarrage, la perte d’accès à l’un des systèmes ou une configuration difficile à maintenir.
Ces erreurs sont difficiles à corriger après coup.
Quand le dual-boot n’est pas recommandé
Le dual-boot peut être déconseillé :
sur un disque unique de petite capacité,
pour des utilisateurs débutants,
lorsque des mises à jour fréquentes sont nécessaires,
si l’un des systèmes doit rester prioritaire et stable.
Dans ces cas, une machine virtuelle ou un second disque est souvent une meilleure solution.
Cas particuliers de partitionnement sous Windows 11/10
En dehors des scénarios classiques, certaines configurations nécessitent une approche spécifique du partitionnement. Ces cas particuliers sont fréquents et méritent d’être anticipés pour éviter des choix inadaptés ou des limitations à long terme.
SSD système et disque dur pour les données
Contexte
SSD pour Windows et les applications
HDD pour les données volumineuses (documents, vidéos, sauvegardes)
Organisation recommandée
SSD : partitions créées automatiquement par Windows (EFI, MSR, système, récupération)
HDD : une seule partition de données (NTFS)
Pourquoi
performances optimales pour le système,
stockage massif et économique pour les données,
maintenance simplifiée.
À éviter
déplacer ou modifier les partitions système du SSD,
créer trop de partitions sur le disque de données.
Disque unique de grande capacité
Contexte
Un seul SSD ou HDD de 1 To ou plus
Usage personnel ou polyvalent
Organisation recommandée
table de partitions GPT,
une seule partition système au départ,
éventuelle partition de données créée après usage réel.
Pourquoi
évite un mauvais dimensionnement initial,
simplifie les mises à jour et la maintenance,
laisse la possibilité d’adapter l’organisation plus tard.
PC gamer : organisation du stockage recommandée
Sur un PC de gamer, le partitionnement doit avant tout servir la performance et la simplicité, pas la théorie.
Configuration la plus courante
SSD NVMe pour Windows et les applications
Second disque (SSD ou HDD) pour les jeux
Dans ce cas, il est recommandé :
de laisser Windows gérer automatiquement le SSD système,
d’installer les jeux sur un second disque dédié,
d’éviter de multiplier les partitions sur le SSD principal.
Cas d’un seul SSD NVMe
Si le PC ne dispose que d’un seul SSD rapide :
créer plusieurs partitions n’apporte généralement aucun gain réel,
les lanceurs de jeux (Steam, Epic, Battle.net) gèrent déjà les bibliothèques,
une seule partition bien dimensionnée est souvent préférable.
Points de vigilance spécifiques
prévoir suffisamment d’espace libre pour les mises à jour Windows,
éviter de déplacer manuellement les dossiers système,
sauvegarder les profils de jeux et paramètres importants,
ne pas séparer système / jeux si cela complique la maintenance.
Sur un PC gamer, le meilleur partitionnement est souvent le plus simple, avec une séparation par disques plutôt que par partitions.
PC ancien ou compatibilité maximale requise
Contexte
ancien matériel,
firmware BIOS hérité,
compatibilité avec des systèmes ou outils anciens.
Organisation possible
table de partitions MBR,
partitions primaires et éventuellement une partition étendue.
Limites
taille maximale du disque limitée à 2 To,
organisation plus complexe,
évolution difficile.
Recommandation
conserver cette organisation uniquement si nécessaire,
éviter MBR pour toute nouvelle installation sur matériel récent.
Disque externe ou amovible
Contexte
disque USB, SSD externe, clé USB,
utilisation sur plusieurs systèmes (Windows, Linux, macOS).
Organisation recommandée
table de partitions GPT,
une seule partition de données,
système de fichiers exFAT.
Pourquoi
compatibilité maximale,
pas de limite de taille de fichier,
simplicité d’utilisation.
Disque dédié aux sauvegardes
Contexte
disque interne ou externe réservé aux sauvegardes.
Organisation recommandée
une partition unique,
système de fichiers adapté à l’outil de sauvegarde (souvent NTFS ou exFAT).
Points de vigilance
ne pas multiplier les partitions inutilement,
vérifier régulièrement l’intégrité des sauvegardes,
ne pas confondre partitionnement et stratégie de sauvegarde.
Machine virtuelle ou environnement de test
Contexte
tests, formations, virtualisation.
Organisation recommandée
partitionnement minimal,
privilégier des disques virtuels dédiés,
éviter de complexifier le disque hôte.
Pourquoi
flexibilité maximale,
suppression facile des environnements de test,
réduction des risques sur le système principal.
Bonnes pratiques générales pour bien partitionner son disque
Le tableau ci-dessous regroupe les bonnes pratiques essentielles à respecter lors du partitionnement d’un disque, sous Windows et Linux, afin d’éviter les erreurs courantes et les configurations difficiles à maintenir.
Bonne pratique
Pourquoi c’est important
Recommandation concrète
Sauvegarder avant toute modification
Une erreur peut entraîner une perte définitive de données
Toujours sauvegarder avant créer, supprimer ou redimensionner
Identifier précisément le disque
Confusion fréquente entre plusieurs disques
Vérifier le numéro, la taille et le type du disque
Privilégier GPT sur matériel récent
Meilleure compatibilité et fiabilité
Utiliser GPT avec UEFI et Windows 11/10
Éviter les schémas hérités
Partitions étendues et MBR compliquent la maintenance
N’utiliser MBR que si nécessaire
Laisser Windows créer les partitions système
Réduction des erreurs et meilleure compatibilité
Ne pas créer manuellement EFI / MSR
Adapter le partitionnement à l’usage réel
Pas de modèle universel
Simple pour usage personnel, plus structuré pour usage avancé
Ne pas sur-partitionner
Complexité inutile, erreurs plus fréquentes
Limiter le nombre de partitions
Dimensionner correctement la partition système
Windows et les mises à jour consomment de l’espace
Prévoir large plutôt que trop juste
Éviter les modifications répétées
Chaque opération augmente le risque
Planifier avant d’agir
Ne pas toucher aux partitions critiques
Risque de système non démarrable
Ne jamais supprimer EFI, récupération, boot
Vérifier la santé du disque
Le partitionnement ne corrige pas les pannes matérielles
Contrôler l’état SMART avant
Choisir le bon système de fichiers
Impact sur compatibilité et stabilité
NTFS pour Windows, exFAT pour partage, ext4 pour Linux
À retenir avant de partitionner un disque
Utilisez-le comme checklist avant toute opération
Si une bonne pratique ne peut pas être respectée, reconsidérez l’opération
En cas de doute, privilégiez toujours la solution la plus simple
Le meilleur partitionnement est celui que l’on n’a pas besoin de modifier régulièrement.
La simplicité, la compatibilité et la prévoyance priment sur les “optimisations” théoriques.
Une bonne décision au départ évite des heures de dépannage plus tard.
Microsoft a publié des mises à jour hors bande pour Windows 10, Windows 11 et Windows Server afin de patcher des bugs liés aux mises à jour de janvier 2026.
Ce 13 janvier 2026, Microsoft a publié la mise à jour KB5073724 à destination des ordinateurs sous Windows 10 qui sont inscrits au programme Extended Security Updates (ESU). Pour rappel, depuis la fin du support officiel de Windows 10, seules les machines inscrites à ce programme reçoivent encore les mises à jour de sécurité mensuelles. … Lire la suite
Sous Windows 11/10, la recherche intégrée permet normalement de retrouver des fichiers par leur nom, mais aussi par le texte contenu à l’intérieur des documents. Pourtant, il est fréquent que la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office tels que Word, Excel — et parfois même les mails Outlook — alors que ces documents s’ouvrent correctement.
Dans ce cas, Windows Search fonctionne en apparence, mais l’indexation du contenu est incomplète ou défaillante. Le problème peut venir des options d’indexation, des types de fichiers pris en charge, des filtres de recherche (IFilter) fournis par Microsoft Office, de l’emplacement des fichiers, ou encore de l’intégration spécifique d’Outlook avec Windows Search.
Dans ce guide, vous allez apprendre à comprendre pourquoi la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), identifier les causes les plus fréquentes, vérifier les paramètres d’indexation du contenu, corriger les filtres Office, prendre en compte les cas particuliers (fichiers Excel volumineux, PDF, fichiers réseau, mails Outlook) et connaître les limites réelles de la recherche Windows. L’objectif est de retrouver efficacement le texte présent dans vos documents, ou de savoir quelles alternatives utiliser lorsque Windows Search atteint ses limites.
Symptômes typiques d’un problème de recherche dans le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook)
Lorsque Windows Search ne parvient pas à retrouver le contenu interne des fichiers Office ou des messages Outlook, le comportement observé peut varier selon le type de données concerné. La recherche semble fonctionner, mais les résultats sont incomplets ou absents.
Symptômes courants pour les fichiers Word et Excel
La recherche trouve les fichiers par leur nom, mais pas par leur contenu : Un document apparaît si son nom correspond au mot recherché, mais pas si le mot est uniquement présent dans le texte.
Aucun résultat pour un mot pourtant visible dans le document : Le mot est bien présent dans Word ou Excel, mais Windows ne retourne aucun fichier.
Les fichiers texte (.txt) sont trouvés, mais pas les fichiers Office : Ce comportement indique un problème d’indexation du contenu Office, pas un dysfonctionnement global de Windows Search.
Les fichiers récents ne sont jamais trouvés : L’index n’est pas à jour ou le contenu n’est pas analysé.
Symptômes spécifiques à Outlook
Pour Outlook, les symptômes sont souvent différents, car les messages ne sont pas indexés comme des fichiers classiques :
La recherche Windows ne trouve aucun mail Outlook par contenu
Les mails récents sont introuvables, mais les anciens apparaissent
La recherche fonctionne dans Outlook, mais pas depuis Windows
Les pièces jointes ne sont jamais trouvées
Aucun résultat en dehors d’Outlook pour les mots présents dans les mails
Ces symptômes indiquent généralement un problème d’intégration entre Outlook et Windows Search, et non un problème d’IFilter de fichiers.
Ce que ces symptômes indiquent
Dans la majorité des cas :
Word / Excel → problème d’indexation du contenu ou de filtres Office
Outlook → problème d’indexation des données Outlook (PST/OST, mode cache, index Windows)
Il est donc essentiel de ne pas appliquer les mêmes solutions aux fichiers Office et aux mails Outlook. Les sections suivantes expliquent comment identifier précisément la cause et appliquer la bonne méthode selon le cas.
Vérifier que Windows indexe correctement le contenu des fichiers Office
Lorsque la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Word ou Excel, la cause la plus fréquente est une indexation incomplète : Windows peut indexer le fichier sans analyser son texte interne. Il est donc essentiel de vérifier à la fois le mode d’indexation et les types de fichiers Office pris en charge.
Accéder aux options d’indexation avancées
Faites un clic droit sur le menu Démarrer puis Paramètres. Pour aller plus vite, vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier
+
I. Sinon d’autres méthodes dans le tutoriel suivant : Comment ouvrir les paramètres de Windows 11
Ouvrez Confidentialité et sécurité
Cliquez sur Recherche dans Windows
Allez en bas dans la section Paramètres associés puis sur Options d’indexation avancées
Vérifiez que l’indexation est active
Cliquez sur Avancé
Ouvrez l’onglet Types de fichiers
C’est dans cette section que Windows décide quoi indexer pour chaque format.
Vérifier la présence des extensions Office
Dans la liste des types de fichiers, assurez-vous que les extensions Office suivantes sont bien présentes :
.doc et .docx (Word)
.xls et .xlsx (Excel)
.ppt et .pptx (PowerPoint)
Si une extension Office est absente, son contenu ne pourra jamais être indexé, même si le fichier s’ouvre correctement. Vérifiez en bas que l’option est bien sur « Indexer les propriétés et le contenu des fichiers« .
Vérifier le mode d’indexation du contenu
Pour chaque extension Office listée :
Sélectionnez l’extension
Vérifiez que l’option Indexer les propriétés et le contenu du fichier est cochée
Si seule l’option Indexer uniquement les propriétés est sélectionnée, Windows :
reconnaît le fichier,
mais ignore totalement son texte interne.
Dans ce cas, la recherche par contenu est impossible.
Différence entre anciens et nouveaux formats Office
Les formats modernes .docx, .xlsx, .pptx sont généralement mieux indexés que les anciens formats .doc, .xls, .ppt.
Si seuls les anciens fichiers posent problème :
envisagez une conversion vers les formats modernes,
ou vérifiez l’installation complète de Microsoft Office.
À retenir
Indexer un fichier ne signifie pas indexer son contenu
Les fichiers Office doivent être configurés sur propriétés + contenu
Une extension absente ou mal configurée empêche toute recherche textuelle
Une reconstruction de l’index est souvent indispensable après modification
La section suivante explique comment vérifier et réparer les filtres de recherche (IFilter) utilisés pour analyser le contenu des fichiers Office.
Vérifier et réparer les filtres de recherche (IFilter) pour les fichiers Office
La recherche du contenu interne des fichiers Word et Excel repose sur des filtres de recherche, appelés IFilter. Ces composants permettent à Windows Search d’extraire le texte contenu dans chaque format de fichier afin de l’indexer. Si un filtre est absent, corrompu ou incompatible, Windows ne peut pas analyser le contenu, même si l’extension est correctement configurée.
Comprendre le rôle des IFilter
Un IFilter est chargé de :
reconnaître le format du fichier (DOCX, XLSX, etc.),
extraire le texte exploitable,
transmettre ce texte au moteur d’indexation.
Sans IFilter fonctionnel :
la recherche par nom de fichier fonctionne,
mais la recherche par contenu échoue systématiquement.
Vérifier si Microsoft Office est installé correctement
Pour les fichiers Office, les filtres sont fournis directement par Microsoft Office.
Vérifiez que :
Office est installé localement (Word, Excel présents),
Office n’est pas uniquement une version portable ou viewer,
aucune composante Office essentielle n’a été supprimée.
Si Office n’est pas installé, Windows ne dispose pas toujours des filtres nécessaires pour analyser les fichiers DOCX/XLSX.
Réparer l’installation de Microsoft Office
Une installation Office partiellement corrompue est une cause fréquente de problème d’IFilter.
Ouvrez Paramètres
Allez dans Applications
Sélectionnez Microsoft Office
Cliquez sur Modifier
Lancez une Réparation rapide
Si nécessaire, utilisez la Réparation en ligne
Après la réparation, redémarrez Windows et laissez l’index se reconstruire.
Cas des fichiers PDF et filtres tiers (comparaison utile)
À titre de comparaison :
les fichiers PDF nécessitent souvent un IFilter spécifique (Adobe, Foxit, etc.),
les fichiers Office utilisent les filtres intégrés à Office.
Si la recherche fonctionne pour les PDF mais pas pour Office, cela confirme un problème spécifique aux filtres Office.
Quand envisager une réinstallation d’Office
Si :
la réparation d’Office ne suffit pas,
plusieurs formats Office sont concernés,
la recherche ne fonctionne jamais pour le contenu,
alors une réinstallation propre de Microsoft Office peut être nécessaire.
Cas particulier : Office installé, Office Viewer ou absence de Microsoft Office
La capacité de Windows Search à indexer le contenu des fichiers Word, Excel et Outlook dépend directement de la présence et de l’état de Microsoft Office sur le système. Selon que la suite Office est installée, partiellement présente ou absente, le comportement de la recherche peut être très différent.
Microsoft Office installé localement
Lorsque Microsoft Office est correctement installé (Word, Excel, Outlook présents) :
Windows utilise les filtres Office (IFilter) fournis avec la suite
Le contenu des fichiers DOCX, XLSX, PPTX peut être analysé
La recherche par contenu fonctionne normalement, sous réserve que l’indexation soit activée
C’est la situation idéale pour la recherche dans le contenu des fichiers Office.
Office Viewer ou installation partielle
Les Office Viewer (Word Viewer, Excel Viewer) ou certaines installations partielles :
permettent parfois d’ouvrir les fichiers,
mais ne fournissent pas toujours les filtres nécessaires à l’indexation du contenu,
peuvent entraîner une recherche limitée aux noms de fichiers ou propriétés.
Dans ce cas :
les documents s’ouvrent correctement,
mais leur contenu reste introuvable via Windows Search.
Cette configuration est fréquente sur des PC anciens ou après une désinstallation incomplète d’Office.
Absence totale de Microsoft Office
Si Microsoft Office n’est pas installé :
Windows ne dispose généralement pas des filtres Office officiels,
la recherche du contenu des fichiers Word et Excel est souvent impossible,
seuls les noms de fichiers ou certaines métadonnées peuvent être indexés.
Cela explique pourquoi :
un fichier DOCX est visible dans l’Explorateur,
mais jamais trouvé par son contenu.
Cas d’Office Click-to-Run et Microsoft 365
Avec Microsoft 365 ou les versions Click-to-Run :
les filtres sont normalement installés,
mais peuvent être désactivés ou corrompus après une mise à jour ou une réparation incomplète.
Une réparation d’Office suffit souvent à restaurer l’indexation du contenu.
Cas particulier des fichiers Excel (XLSX) et des fichiers volumineux
Les fichiers Excel (XLSX/XLS) posent plus souvent problème que les documents Word pour la recherche du contenu, en particulier lorsqu’ils sont volumineux, complexes ou structurés sur plusieurs feuilles. Windows Search peut alors ignorer tout ou partie du texte, même si l’indexation est activée.
Pourquoi Excel est plus difficile à indexer
Contrairement à Word, un classeur Excel peut contenir :
plusieurs feuilles,
des cellules vides ou masquées,
des formules plutôt que du texte brut,
des tableaux structurés, graphiques et objets.
L’indexation repose principalement sur le texte réellement présent dans les cellules. Si le contenu est majoritairement calculé (formules) ou réparti de façon complexe, Windows peut ne rien indexer d’exploitable.
Problèmes fréquents avec les fichiers Excel
Les situations suivantes sont courantes :
La recherche ne trouve jamais le contenu des fichiers Excel, alors que Word fonctionne
Seules certaines feuilles semblent indexées
Les fichiers Excel volumineux ne remontent jamais dans les résultats
Les fichiers récemment modifiés ne sont pas trouvés
Les fichiers protégés ou chiffrés sont ignorés
Points à vérifier pour améliorer l’indexation Excel
Pour augmenter les chances que le contenu soit indexé :
Vérifiez que le contenu textuel est bien présent (et pas uniquement des formules)
Évitez les cellules masquées pour les données importantes
Testez la recherche avec un mot unique et simple
Assurez-vous que le fichier n’est pas protégé par mot de passe
Vérifiez que le fichier est bien enregistré au format moderne XLSX
Les anciens formats .xls peuvent être indexés de manière plus limitée.
Limites connues de la recherche Windows avec Excel
Même avec une configuration correcte :
Windows Search n’indexe pas toujours tout le contenu des classeurs très volumineux
Les performances peuvent être volontairement limitées pour éviter de saturer l’index
Les fichiers stockés sur des lecteurs réseau ou synchronisés peuvent être indexés partiellement
Bonnes pratiques
Privilégiez des fichiers Excel structurés et allégés
Convertissez les anciens fichiers vers XLSX
Évitez de stocker des données critiques uniquement dans des classeurs très lourds
Pour des besoins avancés, envisagez des outils de recherche spécialisés
La section suivante aborde le cas des fichiers PDF et documents non Office, afin de comparer leur comportement avec celui des fichiers Office dans la recherche Windows.
Cas particulier : la recherche Windows ne trouve pas le contenu des mails Outlook
Avec les versions récentes d’Outlook (Office 2021, Microsoft 365, nouvel Outlook) sous Windows 11, la recherche du contenu des mails fonctionne différemment de celle des fichiers Word ou Excel. Les messages Outlook ne sont pas indexés comme des fichiers classiques : ils reposent sur l’intégration entre Outlook et Windows Search, via les fichiers de données PST/OST ou via des données cloud.
Pourquoi certains réglages Outlook n’apparaissent plus
Avec les versions récentes d’Outlook (Office 2021, Microsoft 365, nouvel Outlook), il est normal de ne plus trouver de réglages explicites liés à Windows Search dans les options du logiciel. La recherche du contenu des mails est désormais largement pilotée par Windows 11, et non plus configurée manuellement depuis Outlook.
En pratique, la recherche Windows du contenu des mails dépend surtout :
l’activation du service Windows Search,
l’indexation d’Outlook dans Windows,
la présence locale des données Outlook (OST/PST),
le type d’Outlook utilisé (classique ou nouvel Outlook).
Vérifier qu’Outlook est bien indexé par Windows
Même si l’indexation est indiquée comme terminée, Outlook peut être exclu des emplacements indexés.
Ouvrez le Panneau de configuration
Cliquez sur Options d’indexation
Cliquez sur Modifier
Vérifiez que Microsoft Outlook est bien coché
Si Outlook n’est pas indexé, la recherche Windows ne pourra jamais retrouver le contenu des mails.
Données locales vs données en ligne
Windows Search ne peut indexer que des données stockées localement.
Selon votre configuration :
Boîte aux lettres en cache (OST local) → indexation possible
Mails uniquement en ligne → contenu non indexé
Nouvel Outlook (interface proche d’Outlook.com) → recherche Windows souvent limitée
Dans ces cas, la recherche interne à Outlook est généralement plus fiable que la recherche Windows.
Cas des mails récents non trouvés
Il est fréquent que :
les mails récents ne soient pas immédiatement trouvés,
alors que les anciens apparaissent.
Cela est dû à :
l’indexation en arrière-plan,
la synchronisation Outlook encore en cours,
la priorité basse accordée à l’indexation des mails.
Il faut parfois attendre la fin complète de l’indexation avant que les résultats soient cohérents.
Quand reconstruire l’index pour Outlook
Si :
Outlook est bien indexé dans Windows,
les données sont stockées localement,
mais la recherche reste incomplète,
alors une reconstruction complète de l’index Windows est souvent nécessaire. Cette opération permet de resynchroniser Windows Search et Outlook.
Outlook n’utilise pas les mêmes mécanismes que Word ou Excel
Les anciens menus Outlook liés à Windows Search n’existent plus toujours
La recherche dépend surtout de Windows 11, pas d’Outlook
Les mails non stockés localement ne peuvent pas être indexés
La recherche interne d’Outlook reste souvent la plus fiable
Cas des fichiers PDF et documents non Office (comparaison utile)
Comparer le comportement des fichiers PDF et des documents non Office permet de mieux comprendre pourquoi la recherche du contenu fonctionne parfois pour certains formats, mais échoue pour Word ou Excel. En réalité, chaque type de fichier dépend de mécanismes d’indexation différents.
Recherche du contenu dans les fichiers PDF
Les fichiers PDF ne sont pas indexés de la même manière que les documents Office. Windows Search a besoin d’un IFilter PDF spécifique pour extraire le texte.
Selon la configuration :
Si un IFilter PDF est installé (Adobe, Foxit, etc.), le contenu peut être indexé
Sans IFilter, Windows ne peut indexer que :
le nom du fichier
certaines propriétés, mais pas le texte
C’est pourquoi :
la recherche fonctionne parfois pour les PDF mais pas pour Office,
ou inversement, selon les filtres installés.
Documents texte simples et formats non Office
Les formats simples comme :
.txt
.csv
.log
.xml
sont généralement bien indexés, car leur contenu est directement lisible par Windows sans filtre complexe.
Cela explique pourquoi :
un mot est retrouvé dans un fichier .txt,
mais pas dans un document Word ou Excel contenant pourtant le même mot.
Comparaison synthétique des comportements
Type de fichier
Dépend d’un IFilter
Recherche du contenu
Word / Excel
Oui (Office)
Oui, si Office est correctement installé
PDF
Oui (PDF IFilter)
Oui, si un filtre PDF est présent
TXT / CSV
Non
Oui, nativement
Images (JPG, PNG)
OCR requis
Non, sans outil spécifique
Archives (ZIP)
Variable
Non (contenu interne non indexé)
Si la recherche fonctionne pour les PDF ou les fichiers texte mais pas pour Office, cela renforce l’hypothèse d’un problème spécifique aux filtres Office ou à leur configuration, abordé dans les sections précédentes.
Vérifier l’emplacement des fichiers (dossiers indexés, réseau, OneDrive)
Même si Windows est correctement configuré pour indexer le contenu des fichiers Office, la recherche échouera si les documents se trouvent dans des emplacements non indexés ou partiellement pris en charge. L’emplacement des fichiers est donc un point essentiel à vérifier.
Vérifier que les dossiers contenant les fichiers sont indexés
Windows Search n’indexe pas automatiquement tous les dossiers.
Accédez aux Options d’indexation
Vérifiez que les dossiers contenant vos fichiers Office sont listés (Documents, Bureau, dossiers personnalisés)
Si un dossier n’apparaît pas :
Cliquez sur Modifier
Ajoutez le dossier concerné
Validez et laissez Windows mettre à jour l’index
Si le dossier n’est pas indexé, aucun contenu ne pourra être retrouvé, même si les fichiers sont compatibles.
Cas des fichiers stockés sur un lecteur réseau ou un NAS
Les fichiers Office stockés sur :
un lecteur réseau,
un NAS,
un partage SMB,
ne sont pas toujours indexés par défaut.
Dans ce cas :
Windows peut rechercher le nom du fichier,
mais la recherche dans le contenu est souvent désactivée ou limitée.
L’indexation du contenu sur des emplacements réseau dépend :
de la configuration Windows,
du protocole réseau,
et parfois du serveur distant.
Cas particulier de OneDrive
Les fichiers synchronisés avec OneDrive peuvent poser problème selon leur état :
Fichiers disponibles localement → indexation du contenu possible
Fichiers uniquement en ligne → contenu non indexé localement
Vérifiez que les fichiers recherchés sont bien :
téléchargés sur le PC,
et non marqués comme en ligne uniquement.
Fichiers stockés sur des supports externes
Les fichiers situés sur :
clés USB,
disques externes,
cartes mémoire,
ne sont généralement pas indexés par défaut.
La recherche du contenu fonctionne alors uniquement si :
le support est explicitement ajouté aux emplacements indexés,
et reste connecté pendant l’indexation.
La section suivante explique comment reconstruire l’index de recherche, étape souvent nécessaire après modification des emplacements ou des options d’indexation.
Reconstruire l’index de recherche pour le contenu des fichiers
Lorsque la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office, même après avoir vérifié les options d’indexation, les types de fichiers pris en charge et les filtres de recherche, il est souvent nécessaire de reconstruire complètement l’index de recherche.
Cette opération permet à Windows de :
supprimer un index corrompu ou incomplet,
relancer une analyse complète du contenu des fichiers,
prendre en compte les modifications récentes (types de fichiers, emplacements, filtres Office).
comment lancer une reconstruction propre de l’index,
quoi vérifier avant et après l’opération,
comment interpréter l’état de l’indexation.
Problèmes connus et limitations de la recherche dans le contenu Office
Le tableau ci-dessous présente les limitations courantes de Windows Search lors de la recherche dans le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), afin de distinguer les comportements normaux des véritables anomalies.
Situation observée
Cause principale
Comportement attendu
Un document récent n’est pas trouvé par son contenu
Indexation en cours ou différée
Le contenu devient trouvable après la fin de l’indexation
Les fichiers Word très volumineux ne sont trouvés que partiellement
Limitation volontaire de l’indexation
Indexation partielle du contenu
Les fichiers Excel complexes ne remontent jamais
Peu de texte exploitable (formules, tableaux)
Contenu non indexé ou très limité
Les documents protégés par mot de passe sont ignorés
Sécurité
Le contenu n’est jamais indexé
Les fichiers chiffrés ne sont pas trouvés par leur contenu
Accès restreint
Contenu exclu de l’index
La recherche fonctionne pour TXT mais pas pour DOCX/XLSX
Dépendance aux filtres Office
Problème spécifique aux filtres Office
Les mails Outlook récents sont introuvables
Mode cache ou synchronisation en cours
Indexation différée
La recherche Windows est moins fiable qu’Outlook
Indexation MAPI distincte
Résultats partiels hors Outlook
Les Office Viewer sont installés
Filtres incomplets
Recherche limitée au nom ou aux propriétés
Les fichiers réseau ne sont pas indexés
Emplacement non pris en charge
Contenu non indexé
À retenir :
Toutes les absences de résultats ne sont pas des bugs
Certaines limites sont structurelles et normales
Windows Search privilégie la stabilité à l’exhaustivité
Pour des besoins avancés, des solutions alternatives peuvent être nécessaires
La section suivante présente justement les solutions alternatives lorsque la recherche Windows ne suffit plus pour exploiter le contenu des fichiers Office.
Solutions alternatives si la recherche Windows reste insuffisante
Lorsque la recherche Windows ne permet pas de retrouver efficacement le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), malgré une configuration correcte, il peut être nécessaire d’utiliser des outils alternatifs mieux adaptés à la recherche documentaire.
Utiliser la recherche intégrée des applications Office
Avant toute solution externe, pensez à exploiter les outils natifs :
Word / Excel : la recherche interne (Ctrl + F) est souvent plus fiable pour le contenu complexe
Outlook : la recherche interne est généralement plus précise que la recherche Windows, notamment pour les mails récents et les pièces jointes
Ces recherches n’ont pas les limitations de l’index Windows et accèdent directement aux données.
Utiliser un outil de recherche de fichiers dédié
Certains logiciels sont conçus pour rechercher efficacement dans le contenu des fichiers, indépendamment de Windows Search :
Everything : Très rapide pour les noms de fichiers, mais limité pour le contenu (utile en complément)
AnyTXT Searcher : Spécialisé dans la recherche de texte dans de nombreux formats (Office, PDF, TXT), sans dépendre de l’index Windows
DocFetcher : Outil de recherche documentaire avec index dédié, adapté aux volumes importants de documents
Sous Windows 11/10, les fichiers et dossiers stockés sur un disque NTFS possèdent des autorisations (ACL) qui définissent précisément quels utilisateurs peuvent lire, modifier ou supprimer leur contenu. Si ces permissions peuvent être configurées via l’interface graphique, PowerShell permet d’aller beaucoup plus loin : afficher, modifier et automatiser la gestion des droits d’accès à grande échelle.
Grâce aux cmdlets Get-Acl et Set-Acl, vous pouvez :
afficher les permissions d’un dossier ou d’un fichier,
ajouter ou retirer des autorisations,
appliquer les mêmes règles à plusieurs répertoires,
et même changer le propriétaire d’un dossier bloqué.
Cette approche est particulièrement utile pour les administrateurs ou utilisateurs avancés souhaitant :
automatiser la gestion des droits sur un serveur ou un poste multi-utilisateurs,
corriger des problèmes d’accès (“Accès refusé”) sans interface graphique,
ou déployer des permissions identiques sur plusieurs répertoires partagés.
Get-ChildItem -Recurse → parcourt récursivement toute l’arborescence.
ContainerInherit,ObjectInherit → applique la règle aux sous-dossiers et fichiers.
Cette commande réécrit les ACL de tous les sous-dossiers. Utilisez-la avec prudence sur un volume contenant beaucoup de fichiers.
Supprimer toutes les autorisations personnalisées (réinitialiser les ACL)
Pour revenir à la configuration par défaut (héritée du dossier parent) :
icacls "C:\Partage" /reset /T
Cette commande supprime toutes les règles explicites et rétablit les permissions héritées. Elle est utile pour corriger des erreurs “Accès refusé” ou des droits corrompus.
Changer le propriétaire d’un dossier (SetOwner)
Pour appliquer le changement de propriétaire à tout un dossier et ses sous-dossiers :
Ce script attribue automatiquement les permissions “Modifier” à plusieurs utilisateurs pour un même dossier.
PowerShell permet d’automatiser facilement des opérations complexes, comme appliquer des autorisations à plusieurs répertoires ou générer un rapport d’audit des droits.
Tableau récapitulatif des cmdlets PowerShell pour gérer les permissions NTFS
Cmdlet / Commande
Fonction principale
Syntaxe de base
Exemple d’utilisation
Get-Acl
Affiche la liste des autorisations (ACL) appliquées à un fichier ou dossier.
Get-Acl "C:\Dossier"
Affiche les permissions et le propriétaire du dossier.
Set-Acl
Applique ou met à jour des autorisations sur un fichier ou dossier.
Set-Acl "C:\Dossier" $acl
Met à jour les ACL selon les règles définies dans $acl.
Change le propriétaire pour le groupe Administrateurs.
Get-ChildItem -Recurse + Set-Acl
Applique des permissions à tous les sous-dossiers et fichiers.
`Get-ChildItem « C:\Dossier » -Recurse
Set-Acl -AclObject $acl`
**Get-Acl
Format-List**
Affiche les ACL dans un format lisible.
`Get-Acl « C:\Dossier »
icacls (CMD)(complément)
Réinitialise ou sauvegarde les ACL en ligne de commande.
icacls "C:\Dossier" /reset /T
Réinitialise toutes les permissions NTFS du dossier.
takeown (CMD)(complément)
Reprend la propriété d’un dossier ou fichier.
takeown /f "C:\Dossier" /r /d y
Attribue la propriété au compte administrateur courant.
Notes importantes
Les cmdlets PowerShell (Get-Acl, Set-Acl, etc.) sont plus flexibles et scriptables que les commandes classiques (icacls, takeown).
Pour toute commande modifiant les ACL, il est recommandé d’exécuter PowerShell en tant qu’administrateur.
Avant de modifier massivement des droits, vous pouvez sauvegarder les ACL avec : icacls "C:\Dossier" /save C:\backup_acl.txt /T
PowerShell ne demande pas de confirmation avant d’appliquer une modification via Set-Acl. Une erreur dans la variable $acl ou dans les permissions héritées peut supprimer des droits critiques.
Bonnes pratiques et précautions
Ne jamais appliquer un script sans sauvegarder les ACL : icacls "C:\Dossier" /save C:\Backup_ACL.txt /T
Utiliser la commande Test-Path pour vérifier les chemins avant exécution.
Toujours tester sur un dossier isolé avant d’appliquer sur un volume complet.
Exécuter PowerShell en mode Administrateur.
Une mauvaise manipulation des ACL peut rendre un dossier ou un disque inaccessible. Pensez à sauvegarder vos permissions avant toute modification en masse.