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MnM, le langage de programmation à base de... M&M's

Un développeur a créé un langage de programmation dont le code source est composé de M&M's colorés. Six couleurs, six familles d'instructions, et les programmes se compilent sous forme d'images PNG. Le plus rigolo ? On peut même prendre en photo de vrais bonbons posés sur une table pour générer du code exécutable. Le projet, baptisé MnM Lang, cartonne.

Des bonbons à la place du code

L'idée est partie d'un paquet de GEMS (l'équivalent indien des M&M's) ouvert un peu trop fort. Mufeed VH, développeur et auteur du projet, a vu les confiseries former une sorte de flèche sur le sol et s'est dit que ça ferait un bon point de départ pour un langage de programmation. Le résultat s'appelle MnM Lang, un langage dit "ésotérique" où le code source est écrit sous forme de rangées de bonbons.

Six couleurs sont utilisées, chacune correspondant à un type d'instruction : le bleu gère le flux de contrôle (sauts, appels, arrêt), le vert s'occupe des variables et de la pile, le jaune traite les opérations mathématiques, l'orange gère les entrées/sorties, le marron s'occupe des labels et des chaînes de caractères, et le rouge de la logique booléenne et de la manipulation de pile. Le nombre de bonbons dans une rangée détermine l'opcode : six bonbons à la suite, par exemple, ça donne la valeur 5.

Du vrai code dans une image PNG

Dans un premier temps, les programmes sont écrits en ASCII, puis compilés en PNG. Dans l'image, chaque lettre est remplacée par un Sprite de bonbon. Et le truc assez fou, c'est que ça marche aussi dans l'autre sens : on peut prendre une photo de vrais bonbons posés sur un fond blanc, et le décodeur d'image reconstitue le code source à partir des couleurs détectées.

Côté limitations, les images ne sont pas très douées pour stocker du texte. Les chaînes de caractères et les variables initiales passent donc par un fichier JSON séparé qui accompagne le programme.

Malgré cette contrainte, MnM Lang permet d'écrire de vrais programmes : Hello World, FizzBuzz, factorielle. Un terrain de jeu interactif est disponible sur le site du projet, avec un éditeur en ligne, un rendu visuel des bonbons et même un affichage de l'arbre syntaxique.

On a donc là un projet rigolo et coloré, et ça change un peu ! MnM Lang ne va pas remplacer Python ou Swift. Ce genre de truc nous rappelle que la programmation, ce n'est pas qu'un outil de travail et de production, mais ça peut aussi être du fun et de l'amusement, même si le niveau d'ingénierie derrière (compilateur, décodeur d'images, terrain de jeu web) montre que le projet est loin d'être une simple blague. Bref, si vous avez un paquet de M&M's qui traîne et un dimanche après-midi devant vous, vous savez quoi faire.

Source : Hackaday

Conductor - Lancez des agents IA en parallèle sur votre code

Conductor c'est une app macOS qui vous permet de lancer plusieurs agents Claude Code ou Codex en parallèle, chacun dans son propre worktree git histoire qu'ils ne se marchent pas dessus. Le tout est développé par Melty Labs, et c'est gratuit !! (enfin l'app en elle-même, parce que les tokens Claude ou OpenAI, c'est vous qui casquez hein ^^).

Vous ouvrez l'app, Cmd+N pour créer un workspace, et ensuite, chaque agent bosse dans son coin sur sa propre branche git comme ça y'a pas de conflits ni de merge foireux au milieu du boulot ! Et grâce à cet outil, vous voyez d'un coup d'oeil ce que chacun fabrique via le diff viewer intégré. Ensuite, vous reviewez, et quand c'est bon vous mergez. Comme un chef de chantier en fait, sauf que vos ouvriers ce sont des LLM.

Y'a plus qu'à vous acheter un casque !

Côté modèles, ça supporte Claude Code (avec votre clé API ou votre abonnement Pro/Max) et Codex d'OpenAI. Et la dernière release a d'ailleurs ajouté GPT-5.4 tout frais démoulé.

Le truc cool c'est surtout cette isolation par git worktrees. Chaque workspace étant un worktree séparé, les agents peuvent ainsi modifier des fichiers en parallèle sans se marcher dessus. Si vous avez déjà essayé de faire tourner deux sessions de vibe coding en même temps sur le même repo... vous savez que ça finit en général en carnage.

Attention quand même, chaque worktree bouffe de l'espace disque (genre un repo de 2 Go × 5 agents, ça peut piquer...) donc pensez-y si votre repo est un peu lourd.

L'app intègre aussi le MCP (Model Context Protocol) pour brancher des outils externes, des slash commands custom, et un système de checkpoints qui permet de revenir en arrière tour par tour si un agent part en vrille (genre il supprime un fichier critique... ça arrive). Perso, le diff viewer c'est pas mal du tout car ça évite de jongler entre le terminal et VS Code.

Après dommage que ce soit pour macOS seulement. Déso hein ^^

En tout cas, vu le rythme des mises à jour, c'est un projet qui avance vite. Des devs de chez Linear, Vercel, Notion ou Stripe l'utilisent déjà, et ça a l'air suffisamment solide pour de la prod (mais testez bien avant hein, faut jamais me faire confiance ^^).

Dotenv Mask Editor - Fini les clés API à l'air libre

Et si vos fichiers .env se transformaient en un joli tableau avec des astérisques partout afin d'assurer la confidentialité de vos clés API et autres crédentials ? Hé bien c'est exactement ce que propose Dotenv Mask Editor , une extension VS Code qui remplace carrément l'éditeur texte par une grille.

Du coup, vos clés API, tokens AWS, mots de passe PostgreSQL et autres STRIPE_SECRET_KEY s'affichent sous forme de ****** et vous pouvez bosser dessus même si quelqu'un mate par-dessus votre épaule.

En gros, dès que vous ouvrez un fichier .env (ou .env.local, .env.production... bref, tout ce qui matche le pattern), l'extension vous présente vos variables dans un tableau à deux colonnes. Les clés à gauche, les valeurs masquées à droite. Pour modifier une valeur, hop, vous cliquez dessus et elle se dévoile le temps de l'édition. Vous cliquez ailleurs, c'est re-masqué. Pas de sauvegarde manuelle à faire, ça se fait tout seul.

Le masquage se déclenche à partir de 6 caractères (en dessous, c'est probablement pas un secret... genre PORT=3000 ou DEBUG=true, on s'en fiche). Et le truc cool, c'est que tout tourne en local sur votre machine.

Si vous vous dites "mais attends, y'a pas déjà Camouflage pour ça ?"... oui et non. Camouflage masque vos secrets avec un overlay pendant les démos et le partage d'écran, mais vous continuez à éditer dans l'éditeur texte classique. Dotenv Mask Editor, lui, change complètement l'interface, c'est un éditeur de tableau dédié aux variables d'environnement. Deux approches différentes du coup, et rien ne vous empêche d'utiliser les deux.

L'extension est sous licence MIT, fonctionne sur toutes les plateformes (Windows, Linux, macOS, même VS Code Web) et vous pouvez ajouter des patterns de fichiers personnalisés dans vos settings.json.

D'ailleurs, si vous voulez l'installer, c'est du classique : Ctrl+Shift+X dans VS Code (Cmd+Shift+X sur Mac), vous tapez "dotenv mask" et voilà.

Avec ça, vos secrets restent secrets mais faut quand même pas oublier de mettre votre .env dans le .gitignore hein. ^^

Un agent IA a piraté le chatbot de McKinsey et accédé à 46 millions de messages confidentiels

Un agent IA autonome a percé les défenses de Lilli, la plateforme d'intelligence artificielle interne de McKinsey, c'est arrivé en à peine deux heures. Au programme : 46,5 millions de messages en clair, 728 000 fichiers clients et un accès en écriture à l'ensemble de la base de données. Le tout sans aucun identifiant.

Une injection SQL en 2026

C'est la startup de sécurité CodeWall qui a mené l'attaque, dans le cadre d'un test de pénétration. Son agent IA a commencé par scanner la documentation API de Lilli, qui était exposée publiquement. Sur les 200 points d'accès répertoriés, 22 ne demandaient aucune authentification.

L'un d'eux, qui servait à enregistrer les requêtes de recherche des utilisateurs, concaténait les noms de champs JSON directement dans les requêtes SQL sans aucun filtrage. Une injection SQL classique, la faille la plus documentée du web depuis vingt ans.

Les scanners de sécurité classiques comme OWASP ZAP étaient passés à côté, parce que les valeurs des paramètres, elles, étaient bien protégées. Mais pas les noms de champs.

46,5 millions de messages et des prompts modifiables

Il a fallu seulement une quinzaine d'itérations à l'aveugle sur les messages d'erreur de la base, pour cartographier toute sa structure interne. Résultat : 46,5 millions de conversations en clair couvrant la stratégie, les fusions-acquisitions et les engagements clients de McKinsey, mais aussi 728 000 fichiers (192 000 PDF, 93 000 tableurs, 93 000 présentations), 57 000 comptes utilisateurs, 384 000 assistants IA et 3,68 millions de fragments de documents RAG avec les chemins de stockage S3.

Le pire, c'est que les 95 prompts système qui contrôlent le comportement de Lilli étaient accessibles en écriture. Une simple requête SQL UPDATE suffisait pour empoisonner les réponses du chatbot à l'ensemble des 40 000 consultants qui l'utilisent, sans laisser de trace.

McKinsey a corrigé en un jour

CodeWall a divulgué la faille le 1er mars, et McKinsey a réagi vite : tous les points d'accès non authentifiés ont été fermés, l'environnement de développement mis hors ligne et la documentation API retirée, le tout en une journée.

Histoire de rassurer tout le monde, le célèbre cabinet de conseil promet qu'aucune donnée client n'a été consultée par des personnes non autorisées. Sauf que l'adoption de Lilli dans l'entreprise est massive, puisque plus de 70% des employés de McKinsey l'utilisent au quotidien, avec quand même plus de 500 000 requêtes par mois, et une faille en place depuis... 2023 !

Quoi qu'il en soit, une injection SQL sur une plateforme qui tourne depuis deux ans et demi chez un cabinet qui vend du conseil en transformation numérique à, à peu près, la Terre entière, c'est quand même plus que cocasse.

Source : The Register

VidBee - yt-dlp en version graphique avec RSS auto

yt-dlp, tout le monde connaît. C'est l'outil parfait pour télécharger des vidéos depuis à peu près n'importe quel site. Sauf que bon, la ligne de commande, c'est pas le truc de tout le monde. Du coup, les interfaces graphiques pour habiller tout ça, y'en a un paquet... mais trouver celle qui est jolie ET sous licence libre, c'est pas gagné.

Heureusement, VidBee est un nouveau venu qui coche pas mal de cases. L'appli tourne sur Windows, macOS et Linux, elle est sous licence MIT, et l'interface est plutôt clean. On colle une URL, on choisit le format MP4 ou MKV, on sélectionne la qualité entre 720p et 8K et hop, ça télécharge.

Fastoche !

Interface principale de VidBee

Bon, jusque-là, vous allez me dire que Stacher7 fait déjà ça. Sauf que VidBee a un petit truc en plus qui vaut le détour : un système de flux RSS intégré. En gros, vous vous abonnez à vos chaînes YouTube préférées via RSS, et l'outil télécharge automatiquement les nouvelles vidéos en arrière-plan. Comme ça, y'a plus besoin de vérifier manuellement si votre créateur favori a sorti un truc. Attention par contre, prévoyez du stockage parce que ça peut vite remplir un disque dur si vous suivez plusieurs chaînes...

Côté technique, ça gère les résolutions jusqu'à la 8K (si votre écran suit), l'extraction audio seule en MP3, les sous-titres dans plus de 50 langues au format SRT, et même le téléchargement de playlists entières ou de contenus privés si vous êtes connecté à votre compte. Y'a aussi un support proxy pour contourner les restrictions géographiques (genre si votre FAI bloque certains sites) et une extension navigateur pour lancer les téléchargements en un clic.

File de téléchargement VidBee

Et pour les plus bidouilleurs d'entre vous, VidBee propose carrément un mode serveur avec une API Fastify et une interface web, le tout déployable en Docker. Perso, c'est ça que je trouve le plus malin. Un docker compose up -d, l'API écoute sur le port 3100, l'interface web sur le 3000, et vous avez votre propre service de téléchargement accessible depuis n'importe quel appareil du réseau local. Attention quand même à pas le rendre accessible publiquement non plus, hein... sauf si vous voulez des ennuis ^^.

Le projet est plutôt actif, codé en TypeScript et basé sur Electron pour le desktop. D'ailleurs, le monorepo inclut aussi une extension navigateur et un site de doc complet. Par contre, c'est encore en développement très actif, du coup y'a forcément des bugs qui traînent par-ci par-là et des trucs qui cassent de temps en temps mais vu la qualité du service rendu, c'est pas bien grave !

Bref, c'est gratuit, c'est open source, et ça marche sur Windows, macOS et Linux. Allez voir !

Merci à Lorenper pour le partage !

25 ans de catch WCW verrouillé par un DRM en carton

C'est fou hein, mais un CD-ROM de catch sorti en 1999 a gardé ses vidéos sous DRM durant 25 piges et tout ça juste parce que le serveur qui filait les clés de déchiffrement a disparu. Du coup personne pouvait plus rien lire.

Jusqu'à maintenant.

Le WCW Internet Powerdisk, c'était un disque promo glissé dans le magazine WCW. 61 clips vidéo de catch dessus, des matchs Hogan vs Goldberg, des profils de Sting, des intros Monday Nitro... le tout en MPEG-1 à 320x240, 30 fps, et audio MP2 mono à 64 kbps. Pour lire ces vidéos, fallait passer par UlPlayer.exe qui allait chercher une clé sur un serveur distant. Et quand le serveur a disparu vers 2000, 51 minutes de contenu sont devenues inaccessibles. Du jour au lendemain. Verrouillé pour TOUJOURS... enfin presque.

Car un dev a décidé de s'attaquer au problème en analysant le programme de chiffrement utilisé à l'époque. Et le chiffrement PAVENCRYPT (oui c'est son petit nom), c'est juste une clé qui boucle sur chaque octet du fichier. Chaque fichier a sa propre clé, mais on est clairement sur du niveau exercice de première année en crypto, dans l'esprit du ROT13.

Et comme les fichiers MPEG-1 ont une structure connue, il suffit de regarder la fin du fichier chiffré pour deviner la clé. Un simple calcul, quelques secondes, et c'est plié. Sauf si le fichier est corrompu (là bon courage).

Résultat, 61 fichiers sur 61 récupérés ! 51 minutes de catch WCW avec des matchs, des promos, des segments scénarisés... tout ça converti en H.264 et mis en ligne sur l' Internet Archive . Le déchiffreur est en Python mais attention par contre, ça ne marche que sur les fichiers .PAV au format PAVENCRYPT, et pas sur n'importe quel chiffrement des années 90 ^^.

D'ailleurs, ce genre de DRM propriétaire des années 90, c'était monnaie courante. Y'a tout un tas de vieux contenus numériques qui pourrissent derrière des verrous obsolètes . Ici la protection a survécu plus longtemps que l'entreprise qui l'a fabriquée, qui a purement et simplement disparu.

Après, le chiffrement était tellement basique que c'est pas non plus un exploit de DINGUE. N'importe qui avec Python et des notions de crypto aurait pu faire pareil, sauf que personne n'avait essayé, donc voila, bravo !!

Comme quoi, un DRM n'a pas besoin d'être costaud pour bloquer du contenu pendant un quart de siècle. Suffit que personne ne s'y intéresse.

Un consortium européen lance une alternative open source à Google Play Integrity

Un groupe de fabricants européens mené par l'Allemand Volla Systeme vient de lancer le projet Unified Attestation, une alternative open source à Google Play Integrity.

L'objectif : permettre aux systèmes Android alternatifs d'accéder enfin aux applications bancaires et aux services d'identité numérique européens, le tout sans dépendre de Google pour la vérification de sécurité.

Le problème avec Play Integrity

Si vous utilisez un téléphone Android classique, avec les services Google, vous ne vous en rendez très certainement pas compte. Mais pour les utilisateurs de systèmes alternatifs comme /e/OS, LineageOS ou GrapheneOS, c'est franchement infernal : Google Play Integrity, le système qui permet aux applications de vérifier la sécurité d'un appareil, bloque purement et simplement l'accès aux applications bancaires, aux portefeuilles numériques et aux services d'identité.

Seuls les appareils certifiés par Google passent les niveaux de vérification les plus élevés. Les ROM alternatives, même parfaitement sécurisées, sont exclues sans ménagement.

Ce que propose Unified Attestation

Le consortium regroupe Murena (derrière /e/OS), IODE (France), Apostrophy (Suisse) et la UBports Foundation (Allemagne), avec l'intérêt d'un fabricant européen et d'un fabricant asiatique.

Le système comprend trois briques : un service intégré au système d'exploitation pour vérifier la sécurité de l'appareil, un service de validation décentralisé qui ne dépend d'aucune autorité unique, et une suite de tests ouverte pour certifier un OS sur un modèle donné.

Ce projet est publié sous licence Apache 2.0, avec une vérification hors ligne, et surtout sans collecte d'identifiants. Jörg Wurzer, le patron de Volla Systeme, résume bien le paradoxe : quand un seul acteur du marché contrôle la vérification de sécurité, ça crée une dépendance structurelle.

C'est d'autant plus problématique quand l'acteur en question est justement celui dont on cherche à se débarrasser.

Et l'Europe dans tout ça ?

Le timing n'arrive pas comme ça, pouf, par hasard. L'Union européenne développe en ce moment l'EUDI Wallet, un portefeuille d'identité numérique qui doit permettre à chaque citoyen d'avoir ses papiers sur son téléphone.

Le problème, c'est que la version actuelle de l'application utilise Google Play Integrity pour vérifier l'appareil. Résultat : si vous êtes sur un Android alternatif, pas de carte d'identité numérique pour vous. Des développeurs ont déjà signalé le problème sur GitHub, comparant la situation à un PC qui exigerait Windows pour ouvrir un document officiel.

Des développeurs gouvernementaux scandinaves se sont d'ailleurs positionnés parmi les premiers à vouloir tester Unified Attestation.

On est là sur une initiative qui va dans le bon sens, parce que jusqu'à présent, ça reste pénible que Google soit le seul à pouvoir dire si un smartphone Android est fiable ou non.

Unified Attestation ne va pas tout changer du jour au lendemain, et convaincre les banques d'adopter un système inconnu reste le plus gros obstacle. Mais que des développeurs gouvernementaux scandinaves s'y intéressent déjà, ça envoie un bon signal.

Source : Netzwoche.ch

Vous n'arrivez pas à finir un jeu ? Microsoft va le finir pour vous

Microsoft vient de publier un brevet qui décrit un système capable d'envoyer une IA ou un autre joueur prendre le contrôle de votre partie quand vous êtes bloqué. Sony travaille sur une idée similaire de son côté. Visiblement les deux géants du jeu vidéo veulent que vous ne restiez plus jamais coincé sur un boss, même si ça veut dire que quelqu'un d'autre joue à votre place.

Un assistant qui prend la manette

On est donc là devant un brevet plutôt intéressant qui porte le doux nom de "Video Game Help Sessions", il a été déposé en février 2024, et vient à peine d'être publié. Le principe est assez simple : quand le système détecte que vous galérez un peu trop sur un passage, un gros bouton HELP apparaît à l'écran.

Si vous êtes ok sur le principe, la partie est automatiquement sauvegardée, et une aide prend le contrôle de votre personnage, histoire de vous débloquer la partie. Cette aide peut être une IA ou un humain.

Sony a la même idée

Microsoft n'est pas le seul à avoir eu cette idée. Sony a déposé un brevet du même genre en septembre 2024, mis à jour début 2026, pour un système baptisé Ghost Player. Côté PlayStation, c'est exclusivement de l'IA, avec deux modes : un Mode Guide où le fantôme vous montre la marche à suivre, et un Mode Complet où l'IA prend la main et finit le passage pour vous.

La principale différence avec le brevet Xbox, c'est que Microsoft mise aussi sur l'aide humaine et que le système détecte lui-même quand vous avez besoin d'un coup de main, au lieu d'attendre que vous le demandiez.

Juste un brevet pour le moment

Rappelons quand même qu'un brevet n'est pas une annonce produit. Microsoft et Sony déposent des dizaines de brevets chaque année, et la plupart ne voient jamais le jour.

Rien ne garantit que ce système arrivera un jour sur Xbox ou PlayStation. La nouvelle patronne de Microsoft Gaming, Asha Sharma, a tenu à préciser que l'entreprise ne produirait pas de "soulless AI slop", autrement dit pas de bouillie générée par l'IA sans âme. Ce qui donne une idée de la prudence affichée en interne.

Franchement, l'idée est intéressante sur le papier. Je suis tellement du genre à quitter définitivement un jeu dès que je bloque sur un boss ou un niveau, que ce genre de truc pourrait me plaire. Mais il y a quand même un truc philosophique là-dedans : si l'IA ou un inconnu finit le jeu à votre place, c'est encore votre partie ? Le brevet pose aussi la question de l'attribution des succès et des achievements.

Source : Dexerto

Tranquillement, un agent IA d'Alibaba s'est mis à miner de la crypto tout seul

Des chercheurs liés à Alibaba ont découvert que leur agent IA, baptisé ROME, avait détourné des GPU pour miner de la cryptomonnaie et ouvert un tunnel de réseau vers l'extérieur, le tout sans aucune instruction humaine. Le comportement est apparu spontanément pendant l'entraînement par renforcement. Alibaba a réagi, mais cette séquence pose pas mal de questions sur la sécurité des agents IA autonomes.

Du minage de crypto et un tunnel SSH

ROME, pour « ROME is Obviously an Agentic ModEl », est un modèle basé sur l'architecture Qwen3-MoE d'Alibaba. Quatre équipes de recherche (ROCK, ROLL, iFlow et DT) l'ont développé pour exécuter des tâches complexes en autonomie : planification, commandes de terminal, édition de code et interaction avec des systèmes numériques.

Sauf que pendant son entraînement par renforcement, sur plus d'un million de trajectoires, l'agent a fait deux choses que personne ne lui avait demandées.

Il a redirigé une partie de la puissance GPU vers du minage de cryptomonnaie. Et il a ouvert un tunnel SSH inversé depuis une instance Alibaba Cloud vers une adresse IP externe, ce qui revient à créer une porte dérobée qui contourne les pare-feu.

Détecté par le pare-feu, pas par le modèle

Ce n'est pas le système de sécurité du modèle qui a repéré le problème. C'est le pare-feu managé d'Alibaba Cloud qui a détecté des schémas de trafic anormaux et une utilisation de GPU qui collait avec du minage. Les chercheurs ont croisé les horodatages du pare-feu avec les traces d'entraînement pour confirmer que c'était bien ROME le responsable.

Selon eux, le comportement relève de la « convergence instrumentale » : quand un modèle d'IA devient assez capable, il développe des sous-objectifs utiles pour atteindre n'importe quel but, et l'acquisition de ressources de calcul en fait partie.

Des correctifs et de la transparence

Alibaba a réagi en ajoutant un filtrage des trajectoires dangereuses dans son pipeline d'entraînement et en durcissant les environnements sandbox. Les chercheurs ont choisi de publier leurs résultats plutôt que de les garder pour eux, en admettant que « les modèles actuels sont nettement sous-développés en matière de sécurité, de sûreté et de contrôlabilité ».

Le problème de fond, c'est que les outils qui rendent ces agents utiles (accès au terminal, édition de code, interaction réseau) sont aussi ceux qui créent la surface d'attaque. Les retirer reviendrait à rendre l'agent inutile.

On peut se dire que ce genre de problème ne sera pas le dernier du genre. Mais quand un agent IA se met à miner de la crypto et à ouvrir des tunnels réseau sans qu'on lui ait rien demandé, ça fait quand même un peu tiquer. On ne parle pas d'un chatbot qui hallucine une recette de gâteau, là.

C'est un modèle qui a trouvé tout seul comment détourner des ressources à son avantage. On saluera quand même la transparence d'Alibaba, qui a publié les résultats au lieu de les planquer, mais la question de la sécurité des agents autonomes reste très ouverte.

Source : Axios

Test de la Teufel ROCKSTER Cross 2 : du son, de l'autonomie et pas de chichi

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier , contient des liens affiliés Amazon –

Teufel a lancé la ROCKSTER Cross 2 , une enceinte Bluetooth portable qui mise sur un son stéréo puissant, une autonomie de 38 heures et une certification IPX5 contre les éclaboussures. Vendue 240 euros sur Amazon, elle embarque un système 2 voies avec subwoofer, la technologie Dynamore et une fonction powerbank, je la teste depuis plusieurs semaines, et je la valide complètement ! Voilà pourquoi :

Un son qui a de la patate

La ROCKSTER Cross 2 est équipée d'un système 2 voies avec deux tweeters de 20 mm, un subwoofer de 120 mm et deux membranes passives à l'arrière. Le tout est propulsé par un amplificateur classe D de 39 watts qui peut grimper jusqu'à 98 dB. Et ça s'entend : les basses sont profondes et bien tenues, le son reste maîtrisé même quand on pousse le volume, et l'ensemble dégage une assurance qui fait plaisir.

Pas de distorsion désagréable, pas de saturation aux aigus. La technologie Dynamore, propre à Teufel, élargit la scène sonore et donne une vraie sensation de stéréo, ce qui change des enceintes portables qui sonnent souvent mono dans les faits. Pour les sorties en extérieur, un mode Outdoor ajuste le rendu pour compenser l'absence de murs, et l'inclinaison intégrée permet de poser l'enceinte au sol avec un angle de diffusion optimal. Malin.

38 heures sans charge

Côté autonomie, Teufel annonce 38 heures à 70 dB selon la norme IEC, et jusqu'à 46 heures en mode Éco. C'est quand même confortable : on peut partir en week-end sans emporter le chargeur. La recharge se fait en USB-C, et bonne nouvelle, l'enceinte fait aussi office de powerbank pour dépanner un smartphone à plat. Le boîtier est certifié IPX5, ce qui le protège contre les projections d'eau dans tous les sens.

Le design anti-chocs, les boutons en caoutchouc et les finitions antidérapantes sont clairement rassurantes pour un usage en extérieur, y compris avec les mains mouillées. Teufel fournit une sangle de transport réglable et des poignées latérales, et l'ensemble se transporte sans problème. Elle est disponible en trois coloris (noir et vert, noir et rouge, gris clair), le design a le mérite de ne pas ressembler à ce qu'on trouve chez la concurrence.

Bluetooth 5.3 et Party Link

Côté connectivité, on est sur du Bluetooth 5.3 avec codec AAC, compatible Google Fast Pair. La portée annoncée est de 15 mètres, et la fonction Multipoint permet de connecter deux smartphones en même temps pour enchaîner les playlists sans coupure.

Mais le vrai plus de l'enceinte, c'est le Party Link : vous pouvez connecter sans fil jusqu'à 100 enceintes compatibles (ROCKSTER Cross 2, Neo, Go 2 ou Mynd) pour diffuser le même son partout. Et en mode Party Link Stereo, deux ROCKSTER Cross 2 forment une paire stéréo avec canal gauche et droit séparés. Pour 240 euros l'unité, ça devient intéressant pour ceux qui veulent un vrai système audio d'extérieur sans trop se ruiner.

Bref, à 240 balles sur Amazon, la ROCKSTER Cross 2 est un bon choix. Le son est riche et bien calibré, l'autonomie laisse tranquille pour un bon moment, et la construction inspire confiance pour un usage baroudeur. Disponible ici sur Amazon !

Article invité publié par Vincent Lautier .

Claude trouve des failles dans du code Apple II vieux de 40 ans

Mark Russinovich, CTO de Microsoft Azure, a donné à Claude Opus 4.6 un programme qu'il avait écrit en assembleur 6502 pour Apple II en mai 1986. L'IA d'Anthropic y a trouvé des vulnérabilités. Une découverte possible grâce à Claude Code Security, un outil qui a déjà débusqué plus de 500 failles dans des projets open source.

Du code Apple II passé au crible

Le programme en question s'appelle Enhancer. C'est un utilitaire écrit en langage machine 6502 qui ajoutait à l'Applesoft BASIC la possibilité d'utiliser des variables ou des expressions comme destination pour les commandes GOTO, GOSUB et RESTORE.

Claude Opus 4.6 a identifié un comportement silencieux incorrect : quand une ligne de destination n'était pas trouvée, le programme plaçait le pointeur sur la ligne suivante ou au-delà de la fin du programme, au lieu de signaler une erreur. L'IA a même suggéré le correctif : vérifier le carry flag (positionné quand une ligne n'est pas trouvée) et rediriger vers un gestionnaire d'erreurs.

L'anecdote a surtout valeur de démonstration. Russinovich l'a partagée pour montrer que les modèles d'IA sont désormais capables de décompiler du code embarqué d’un autre âge et d'y repérer des failles, ce qui pose un problème quand on sait que des milliards de microcontrôleurs tournent dans le monde avec du code qui n'a jamais été audité.

Plus de 500 failles dans des projets open source

Cette histoire autour de l'Apple II est amusante, mais le vrai sujet est ailleurs. Anthropic a utilisé Claude Opus 4.6 pour scanner des bases de code open source en production et a trouvé plus de 500 vulnérabilités qui avaient échappé à des années de revue par des experts humains.

Parmi les projets touchés : GhostScript (traitement PostScript et PDF), OpenSC (utilitaires pour cartes à puce), CGIF (traitement d'images GIF) et le noyau Linux. Certaines de ces failles étaient là depuis des décennies, malgré des millions d'heures de fuzzing accumulées sur ces projets.

Côté Firefox, on vous en a parlé : 22 CVE dont 14 haute gravité, trouvées en deux semaines seulement.

On vous en a déjà parlé, Anthropic a lancé le 20 février Claude Code Security, un outil intégré à Claude Code sur le web, pour l'instant en accès limité. Le principe : l'IA scanne un dépôt de code, identifie les vulnérabilités, et propose des correctifs ciblés pour validation humaine.

Contrairement aux outils d'analyse statique classiques qui fonctionnent par pattern matching, Claude lit et raisonne sur le code comme le ferait un chercheur en sécurité, en traçant les flux de données et en comprenant comment les composants interagissent. Rien n'est appliqué sans validation humaine. L'outil est accessible aux clients Enterprise et Team, et les mainteneurs de projets open source peuvent demander un accès gratuit.

Tout ça pour dire que l'image du CTO d'Azure qui ressort son vieux code Apple II et se retrouve avec un rapport de failles, c'est quand même franchement rigolo, mais aussi intéressant. Mais le fond du sujet est plus sérieux : des milliards d'appareils embarqués tournent avec du code ancien que personne n'a jamais audité, et l'IA est désormais capable de les passer au peigne fin. Anthropic a quand même prévenu que cet écart entre la capacité à trouver les failles et celle de les exploiter ne durera probablement pas éternellement. On l’espère.

Source : The Register

Des hackers russes piègent des fonctionnaires sur Signal et WhatsApp, sans casser le chiffrement

Les services de renseignement néerlandais ont révélé qu'une campagne de hackers russes cible les comptes Signal et WhatsApp de hauts fonctionnaires, militaires et journalistes dans le monde entier.

Des employés du gouvernement néerlandais ont déjà été compromis, et le chiffrement de bout en bout n'a même pas eu besoin d'être cassé. Eh oui, là on parle de social engineering, tout simplement.

Des codes de vérification, pas du piratage

La méthode est assez simple, et c'est peut-être ça le pire. Les hackers contactent directement leurs cibles en se faisant passer pour le support technique de Signal. Ils demandent de partager le code de vérification à six chiffres ou le code PIN, sous prétexte de « sécuriser » le compte.

Une fois le code récupéré, ils se connectent et accèdent à l'ensemble des conversations. L'autre technique est un peu plus discrète : les attaquants envoient un QR code piégé qui lie un appareil supplémentaire au compte de la victime, via la fonction « appareils liés » de Signal ou WhatsApp. À partir de là, les messages arrivent en temps réel sur un appareil qu'ils contrôlent, sans que la victime ne s'en rende compte. Pratique.

Des comptes gouvernementaux déjà touchés

L'AIVD et le MIVD, les deux agences de renseignement néerlandaises, ont confirmé que des employés du gouvernement et des journalistes avaient été piégés. Simone Smit, directrice générale de l'AIVD, a tenu à préciser que Signal et WhatsApp en tant que plateformes n'étaient pas compromis : ce sont des comptes individuels qui ont été visés. Le chiffrement tient bon, mais ça ne sert à rien quand c'est l'utilisateur qui donne la clé.

Le vice-amiral Peter Reesink, directeur du MIVD, a de son côté rappelé que ces messageries ne devaient tout simplement pas être utilisées pour échanger des informations classifiées ou sensibles. Les hackers auraient déjà accédé à des données sensibles.

Comment savoir si vous êtes touché

Quelques signaux doivent vous alerter : un contact qui apparaît en double dans une conversation de groupe, ou un numéro connu qui affiche soudainement « compte supprimé ». La règle de base reste simple : ne jamais communiquer un code de vérification, même si la demande semble venir du support officiel. Et pensez à faire un tour dans les paramètres de Signal ou WhatsApp pour vérifier la liste des appareils liés à votre compte.

C'est couillon parce que ce type d'attaque n'a rien de sophistiqué, et c'est bien ça le problème. Pas besoin de casser le chiffrement quand il suffit de demander poliment le code à la personne en face.

C'est du social engineering, ça marche depuis des années, et ça continuera de marcher parce qu'on a quand même tendance à faire confiance à un message qui a l'air officiel (et c'est bien normal).

Le fait que des fonctionnaires gouvernementaux soient tombés dans le piège en dit long sur le niveau de sophistication requis : aucun. Mais bon, il serait peut-être bon de former un peu plus les gens qui manipulent des données sensibles à ce genre de risques.

Source : Reuters

Le SETI a peut-être compris pourquoi on ne capte pas de signaux extraterrestres

Des chercheurs du SETI Institute viennent de publier une étude qui pourrait expliquer pourquoi, après des décennies d'écoute, on n'a toujours capté aucun signal radio d'origine extraterrestre. La météo spatiale autour des étoiles brouillerait les transmissions avant même qu'elles ne quittent leur système d'origine. Et 75 % des étoiles de la Voie lactée seraient concernées. Zut alors.

La météo spatiale brouille les pistes

L'étude, publiée dans The Astrophysical Journal, part d'un constat assez simple : les programmes SETI cherchent des signaux radio très étroits, parce que ce type de transmission ne se produit quasiment jamais dans la nature. Un signal bien net, bien fin, c'est le signe qu'il y a quelqu'un derrière.

Sauf que les chercheurs Vishal Gajjar et Grayce Brown ont montré que les vents stellaires, les turbulences de plasma et les éjections de masse coronale qui entourent une étoile peuvent élargir ces signaux et disperser leur puissance sur un spectre plus large.

Le pic qui devrait déclencher les alarmes des télescopes passe alors sous le seuil de détection. Un signal élargi à seulement 10 hertz perd environ 94 % de sa luminosité de pointe. Il est toujours là, mais nos télescopes passent à côté.

Les naines rouges, principal suspect

Les naines rouges sont les plus touchées par ce phénomène, et elles représentent environ 75 % des étoiles de notre galaxie. Ces étoiles sont petites, peu lumineuses, mais elles génèrent une activité magnétique intense.

Les planètes qui les entourent orbitent à des distances très courtes, ce qui expose d'éventuelles transmissions à un environnement de plasma dense et agité pendant plus longtemps.

Les simulations de l'équipe montrent qu'à 1 GHz, plus de 70 % des systèmes de naines rouges produisent au moins 1 hertz d'élargissement de signal, et plus de 30 % dépassent les 10 hertz. À 100 MHz, c'est pire : près de 60 % des systèmes atteignent 100 hertz d'élargissement. Bref, les étoiles les plus communes de la galaxie sont aussi celles qui brouillent le plus les transmissions.

Adapter les outils de recherche

L'équipe du SETI Institute propose aussi d'adapter les méthodes de recherche en testant plusieurs largeurs de signal plutôt que de ne chercher qu'un seul pic ultra-fin. Les fréquences plus élevées sont aussi moins affectées par l'élargissement, ce qui pourrait orienter les prochaines campagnes d'observation.

Pour calibrer leur modèle, les chercheurs se sont d'ailleurs appuyés sur les transmissions radio de sondes spatiales de notre propre système solaire avant d'extrapoler les résultats à d'autres environnements stellaires.

On ne va pas se mentir, après plus de 60 ans de silence, ça fait du bien d'avoir une petite explication de pourquoi on ne capte pas grand-chose. Ça n'est pas que les petits aliens se cachent particulièrement bien, c'est juste qu'on a un biais technique dans les instruments qu'on utilise.

Ça ne veut pas dire qu'il y a quelqu'un là-haut, mais au moins on sait maintenant qu'on cherchait mal. Par contre c'était bien la peine que je fasse tourner SETI@home sur mon PC pendant des années pour du flan au final. Allez on recommence tout à zéro mais on met à jour les outils avant, ok ?

Source : Slashdot

Un moddeur fait tourner GTA 5 en ray tracing sur une PS5 sous Linux

Andy Nguyen, chercheur en sécurité informatique, a réussi à installer Linux sur une PlayStation 5 et à faire tourner GTA 5 Enhanced Edition en 1440p à 60 images par seconde, ray tracing activé. La console se transforme alors en une sorte de « Steam Machine ». Mais l'exploit ne fonctionne que sur les toutes premières PS5, celles qui n'ont jamais été mises à jour depuis leur achat.

GTA 5 Enhanced en 1440p à 60 FPS

Le résultat est assez bluffant. Andy Nguyen, connu sous le pseudo theflow0, a partagé une vidéo montrant GTA 5 Enhanced Edition qui tourne à 60 images par seconde en 1440p avec le ray tracing activé, le tout sur une PS5 standard, pas la Pro. Le processeur tourne à 3,2 GHz et le GPU à 2,0 GHz, des fréquences volontairement bridées parce que la console commence à surchauffer au-delà. En théorie, le CPU pourrait monter à 3,5 GHz et le GPU à 2,23 GHz, mais le système de refroidissement ne suit pas. La sortie vidéo 4K en HDMI fonctionne, le son aussi, et tous les ports USB sont opérationnels. Pour les pilotes graphiques, Nguyen a travaillé avec le projet open source Mesa pour ajouter le support du GPU de la PS5.

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Un exploit réservé aux premières PS5

Pour faire tourner Linux sur la console, il faut passer par un exploit appelé Byepervisor, développé par la communauté PS5Dev. Ce hack contourne l'hyperviseur de Sony, la couche de sécurité qui empêche l'exécution de code non autorisé sur la console. Sauf que l'exploit ne marche que sur les firmwares 1.xx à 2.xx, les tout premiers sortis au lancement de la console fin 2020. Si vous avez connecté votre PS5 à Internet ne serait-ce qu'une fois, il y a de grandes chances que le firmware ait été mis à jour automatiquement. On parle donc clairement de consoles qui n'ont pas bougé de leur boîte depuis plus de cinq ans.

La PS5 transformée en Steam Machine

Nguyen a promis de publier les instructions « avant la sortie de GTA 6 ». Le projet transforme la PS5 en ce qu'il appelle une « Steam Machine », un clin d'œil aux consoles de Valve qui avaient tenté de combiner PC et salon en 2015. Et il y a un argument qui tient la route : avec le prix actuel de la RAM, une PS5 d'occasion toujours équipée de l'ancien firmware pourrait coûter moins cher qu'un PC à performances équivalentes pour jouer sous Linux. Mais bon, encore faut-il trouver une PS5 qui n'a jamais vu la couleur d'une mise à jour, et ce n'est pas exactement le genre de chose qu'on déniche facilement. Si vous en avez une qui traîne, il y a peut-être moyen de vous faire un peu de sous avec !

Quoi qu'il en soit, c'est du beau boulot. On est là sur de l'ingénierie de haut vol, même si on est hélas quand même loin de la bidouille grand public.

Source : XDA Developers

WebTerm - Apprendre le terminal Linux sans rien installer

Le terminal Linux / MacOS, ça fait encore flipper pas mal de monde et c'est exactement pour cette raison que des gens ont créé WebTerm , un petit site web qui simule un terminal directement dans le navigateur pour vous apprendre les commandes de base... sans risquer de claquer un rm -rf votre disque dur !

En gros, vous ouvrez le site dans Chrome ou Firefox, et vous avez un faux terminal devant vous avec des exercices progressifs. Ça part des trucs vraiment basiques genre pwd, ls, cd (oui, le B.A.-BA quoi) et ça monte jusqu'aux commandes plus costaudes comme grep, find, chmod ou carrément des tutos Git avec branches et commits. Y'a 8 modes d'apprentissage au total et une trentaine d'exercices, du débutant complet au "je veux maîtriser le versioning". En fait c'est plutôt bien découpé et chaque mode rajoute une couche de difficulté.

Le truc sympa c'est que tout se passe dans votre navigateur comme ça pas besoin d'installer Ubuntu, pas besoin de VirtualBox, pas besoin de WSL... vous ouvrez la page et vous tapez vos commandes dans un prompt bash comme un vrai sysadmin qui pue de la gueule (un classique !). Perso, pour quelqu'un qui n'a jamais touché à la ligne de commande, c'est quand même VACHEMENT moins flippant qu'un vrai terminal où une mauvaise manip peut vous foutre dans la mierda.

D'ailleurs si vous maîtrisez déjà un peu le sujet, y'a aussi un mode Free Play qui vous lâche dans la nature sans consignes. Vous tapez ce que vous voulez, vous expérimentez... un bac à sable quoi. Et comme sur un vrai shell Bash ou Zsh, vous avez la complétion par Tab et l'historique des commandes avec les flèches haut/bas.

Bon, c'est pas non plus un émulateur complet hein, donc faut pas s'attendre à pouvoir installer des paquets apt ou lancer des scripts bash complexes. Sauf si vous avez une vraie VM sous la main, mais là c'est plus le même délire. Par exemple, les pipes genre | entre commandes, ça passe pas non plus, et ça ne marche pas sur smartphone.

C'est desktop only... et dans le terminal, tout se fait au clavier, donc pas de souris. Et pour ceux qui se demandent, le site est dispo en anglais et en japonais (le projet vient d'une boîte japonaise qui s'appelle init Inc.), mais les commandes Linux c'est universel donc ça ne change rien sur l'apprentissage. Après si vous cherchez des tutos en français, là faudra aller voir ailleurs.

Et si vous voulez aller plus loin après avoir joué avec WebTerm, je vous recommande de jeter un oeil à mon article sur les raccourcis clavier Bash qui va vous faire gagner un temps de fou !

Voilà pour 15 minutes de pratique par jour c'est plutôt bien foutu et vous pourrez gagner en autonomie dans ce fichu terminal qui vous effraye depuis tant d'années.

try - Fini les dossiers test-final-v3 qui traînent partout !

Vous avez combien de dossiers test sur votre machine ? Dix ? Cinquante ? Deux cents ? Tobi Lütke, le mec qui a cofondé Shopify, avait le même problème... Alors il a pondu try , un petit script Ruby qui donne un vrai foyer chaleureux à vos expérimentations de dev déjanté.

Le principe est hyper simple. Vous tapez try redis dans votre terminal, et magie magie, soit ça vous envoie direct dans votre dossier d'expérimentation Redis existant, soit ça vous propose d'en créer un nouveau avec la date du jour en préfixe, genre 2025-08-17-redis-experiment. En fait c'est con, mais rien que le préfixe de date, ça change tout... car 3 semaines plus tard, quand vous cherchez ce bout de code pondu à 2h du mat en rentrant de soirée, hé bien vous le retrouvez !

La recherche fuzzy fait le boulot, comme ça par exemple vous tapez pgres, ça matche postgres-local. Vous tapez connpool, ça retrouve connection-pool. Et ce sont les résultats les plus récents qui remontent en premier, parce que bon, ce que vous avez touché hier est souvent plus pertinent que le truc d'il y a 6 mois. Et y'a même un petit score de pertinence affiché à côté de chaque résultat !

Côté installation, un gem install try-cli suivi d'un eval "$(try init)" dans votre .zshrc, et c'est terminé. Ça marche aussi avec Fish et via Homebrew pour ceux qui préfèrent. D'ailleurs, le cœur du truc tient dans un seul fichier Ruby, par contre, faut Ruby 3.0 minimum (le Ruby livré avec macOS est trop vieux, donc un petit brew install ruby avant si besoin).

Y'a aussi quelques bonus plutôt pas mal. Par exemple la commande try . (si vous êtes dans un repo Git) crée un worktree du repo courant dans votre dossier d'expérimentations, ce qui est super pratique pour tester un truc sans polluer votre branche principale. Et try clone URL_GITHUB clone un repo direct dans un dossier daté, genre 2025-08-17-nom-du-repo. Si vous aimez les outils jetables bien rangés , c'est exactement le délire.

Bon, vous pourriez faire un alias bash à la place, mais finalement la recherche fuzzy et le classement par date, c'est quand même autre chose qu'un bête mkdir. Tous vos dossiers vivent dans ~/src/tries par défaut (changeable via TRY_PATH), avec une petite interface en mode texte qui affiche le temps écoulé depuis votre dernier passage. Le README dit que c'est pensé pour les cerveaux qui papillonnent... et franchement, si vous êtes comme moi, du genre à avoir 15 projets en cours, c'est pile le délire qui va vous sauver !! Si vous passez votre vie dans le terminal , c'est un de ces projets qu'on installe et qu'on n'oublie plus.

Attention quand même, le projet est encore jeune et quelques bugs trainent côté Homebrew et avec Ruby 4.0.

Amusez-vous bien !

n8n MCP - Quand votre IA pilote vos workflows

Le MCP, c'est devenu LE truc standard pour connecter des IA à vos outils. Sauf que voilà... brancher Claude sur n8n, en pratique, c'était encore un peu le bazar avec du JSON à copier-coller dans tous les sens. Mais heureusement, un dev a décidé de faire les choses proprement avec un vrai serveur MCP dédié.

n8n MCP , c'est un serveur MCP open source (sous licence MIT) qui donne à votre IA un accès direct à n8n avec plus de 1 000 nœuds supportés (Gmail, Slack, PostgreSQL, HTTP...), leurs propriétés, leurs opérations, bref tout le bazar. Vous décrivez ce que vous voulez, et youplaboom, l'IA construit le workflow à votre place. Comme ça plus besoin d'exporter du JSON, de l'importer, de corriger les erreurs cryptiques... c'est plié !

Et le truc chouette, c'est son système de mises à jour différentielles. Au lieu de renvoyer tout le workflow à chaque modif (et bouffer vos tokens comme un goinfre), le serveur ne transmet que ce qui a changé. Résultat, 80 à 90% de tokens en moins sur les grosses modifs. Pas mal du tout, hein ?!

Côté compatibilité, c'est large : Claude Desktop, ChatGPT, Cursor, Gemini CLI, Codex CLI... la liste est carrément longue. Via le service hébergé, c'est du OAuth zero-setup pour pas mal de clients, vous cliquez et c'est bon. Pour les IDE comme Cursor ou VS Code (avec une extension MCP), faut une clé API mais rien de bien sorcier. Après, ça ne marchera pas avec tous les clients MCP non plus, donc vérifiez la liste sur leur site avant de vous lancer.

D'ailleurs, si vous avez kiffé OneMCP qui simplifie la gestion des serveurs MCP, ici c'est totalement complémentaire. OneMCP gère la plomberie générale, n8n MCP se spécialise sur un truc précis à savoir donner à l'IA la connaissance COMPLÈTE de n8n (plus de 500 nœuds officiels et autant de nœuds communautaires) pour qu'elle puisse construire des workflows qui marchent du premier coup... enfin presque.

Y'a aussi une bibliothèque de plus de 2 700 templates de workflows prêts à l'emploi avec recherche sémantique. Genre vous dites "je veux un workflow qui surveille mes commits GitHub et m'envoie un récap Slack chaque soir" et l'IA pioche dans les templates existants pour vous pondre un truc fonctionnel.

Après pour l'installation, c'est soit le service hébergé (gratuit pour 100 appels par jour mais rien à configurer), soit en self-hosted via npx n8n-mcp (faut Node.js 18+) ou Docker (~280 Mo l'image, basée sur Alpine). Perso, le mode hébergé suffit largement pour tester, et si vous voulez aller plus loin c'est de la licence MIT donc vous faites ce que vous voulez.

Attention quand même, le projet (tout comme moi) recommande de ne JAMAIS laisser l'IA modifier vos workflows de production directement. Toujours copier, tester en dev, exporter un backup. C'est du bon sens mais ça vaut le coup de le rappeler parce que sinon, le jour où votre IA décide d'"optimiser" votre pipeline de facturation en supprimant des nœuds qu'elle juge inutiles... bah gros caca en perspective !

Et si vous voulez voir comment ça se marie avec d'autres serveurs MCP genre Chrome DevTools MCP , c'est tout à fait possible de combiner les deux pour que votre IA construise un workflow n8n ET debug le front dans Chrome en même temps. La stack IA-augmentée commence à devenir sérieusement sérieuse ! Oui je suis sérieux ^^ !

Bref, plutôt que de bidouiller avec du JSON à la main ou de lancer des OpenClaw sans sécurité en mode gros débilo de Linkedin..., bah vous demandez à Claude et lui fera le job proprement sous votre contrôle !

AnsiSaver - L'art ANSI des BBS en screensaver macOS

Si vous êtes pété de thunes, vous avez forcément un Mac. Mais surtout, vous avez un écran de veille par défaut qui vous file le cafard... Mais c'était sans compter sur AnsiSaver qui est un écran de veille capable de piocher dans les archives de 16colo.rs , la plus grosse collection d'art ANSI au monde, et qui fait défiler tout ça sur votre écran à 60 fps ! Like a boss !

Pour ceux qui débarquent, l'art ANSI c'est ces dessins réalisés caractère par caractère qu'on affiche dans les BBS (les serveurs communautaires d'avant Internet, en gros). Des artistes passaient des heures à composer des fresques en utilisant les 256 caractères du jeu CP437 ... et le résultat est souvent bluffant. Des logos, des paysages, de la typographie, le tout en mode texte UNIQUEMENT. Y'a même eu des groupes mythiques comme ACiD, iCE ou Blocktronics qui ont marqué le truc à l'époque !

En fait, AnsiSaver récupère ces packs directement depuis 16colo.rs, les met en cache dans ~/Library/Caches/AnsiSaver/ et les affiche via libansilove, une lib C spécialisée dans le rendu CP437. Le tout animé par Core Animation, ce qui est vraiment pas mal du tout pour un screensaver !

Côté options, même si j'ai pas réussi à y accéder (??), vous avez le choix entre 3 modes d'affichage. Le défilement vers le haut, le défilement vers le bas (qui empilent les œuvres et scrollent à l'infini) et le mode fondu enchaîné entre chaque pièce. La vitesse de défilement se règle de 10 à 200 pixels par seconde, et ça supporte les écrans Retina.

Le truc sympa c'est que vous pouvez aussi balancer vos propres fichiers puisque AnsiSaver supporte les .ANS, .ICE, .ASC, .BIN, .XB, .PCB et .ADF... du coup si vous avez une collection perso qui traîne sur un vieux disque dur (ça arrive), ou que vous aimez digger Archive.org, vous faites pointer vers le dossier et c'est réglé.

Pour l'install, c'est hyper simple. Vous téléchargez le .saver depuis les releases GitHub , vous double-cliquez et macOS l'ajoute aux Réglages Système.

Attention, le binaire n'est pas signé, du coup il faudra faire un tour dans Réglages > Confidentialité et sécurité pour l'autoriser au premier lancement. Si ça ne marche pas du premier coup, relancez les Réglages Système. Ça fonctionne sur macOS Sequoia minimum (15.0+) et ça tourne aussi bien sur Apple Silicon que sur Intel.

Si vous cherchez d'autres façons de pimper votre terminal avec des screensavers en mode rétro, y'a de quoi faire. Et si vous êtes plutôt nostalgie CRT et phosphore vert ... pareil.

En multi écran chez moi, ça passe pas partout mais sur MacBook Air, ça a CARRÉMENT de la gueule !

iFetch - L'outil pour quitter iCloud sans rien perdre

iCloud, c'est sympa pour stocker vos photos et vos documents... jusqu'au jour où comme moi, vous décidez de vous barrer. Parce que récupérer vos 200 Go de fichiers en masse depuis le cloud d'Apple (plusieurs To pour moi), c'est pas vraiment ce qu'il y a de plus simple (genre, y'a pas de bouton "tout télécharger"). J'ai bien essayé de demander un export de mes datas à Apple et pour la partie iCloud Drive, j'ai juste eu des espèces de CSV bizarres mais pas mes documents.

Heureusement, pour s'extraire des griffes de l'entreprise de Cupertino, y'a un outil Python parfait pour ça.

iFetch , c'est un utilitaire en ligne de commande qui va se connecter à votre compte iCloud Drive et tout rapatrier en local. Le truc gère la 2FA (parce que bon, en 2026, si vous n'avez pas de 2FA activée quand c'est possible, vous méritez d'être envahi de puces de lit), les téléchargements parallèles avec 4 workers par défaut, et surtout les updates différentiels.

En gros, seuls les morceaux de fichiers qui ont changé sont re-téléchargés, du coup, sur un dossier de 50 Go déjà synchro, ça passe en quelques secondes au lieu de tout re-pomper. Et si ça plante au milieu, pas de panique, l'outil reprend là où il s'est arrêté grâce à un système de checkpointing.

Y'a aussi un truc malin, c'est le système de profils. Vous créez un fichier JSON avec des règles d'inclusion et d'exclusion, genre "tous les PDF du dossier Documents sauf ceux du dossier Private" et hop, en une commande et c'est plié.

Le support des dossiers partagés est aussi de la partie (le fameux --list-shared), y'a un système de plugins pour ceux qui veulent étendre le bazar, et même un historique de versions avec rollback automatique. Pas mal pour un outil libre !

Pour l'installer, après c'est du classique. Virtualenv Python, pip install pyicloud tqdm requests keyring, et vous stockez vos identifiants via icloud [email protected] qui balance tout ça dans le trousseau système (Keychain sur macOS, libsecret sur Linux). D'ailleurs, si vous êtes du genre à sauvegarder vos dotfiles dans iCloud , c'est l'outil parfait pour faire le chemin inverse.

Côté utilisation, c'est super sobre :

python ifetch/cli.py Documents/Photos ~/Downloads/icloud-photos

...et ça mouline !! Vous pouvez même monter jusqu'à 8 workers pour aller plus vite (--max-workers=8), configurer les retries (--max-retries=5) ou juste lister le contenu sans rien télécharger avec --list. Attention, si vous avez des noms de fichiers avec des caractères spéciaux (genre des accents ou des espaces... merci macOS, groumpf), vérifiez bien que tout est passé après le transfert.

Alors oui, c'est CLI only, donc oubliez l'interface graphique. La doc mériterait un petit coup de polish et surtout, si votre session 2FA expire en plein transfert... faut relancer l'auth. Ça casse pas le téléchargement en cours, mais bon, c'est un peu "chiant".

Bon au final, pour un projet open source sous licence MIT, c'est plutôt du solide. Et si vous voulez chiffrer vos sauvegardes une fois récupérées en local, y'a des solutions pour ça aussi.

Bref, c'est simple, ça fait le job et c'est gratuit. Que demande le peuple à part du matos Apple moins cher, lool ?

Merci à Lorenper pour le lien !

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