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Écouter YouTube écran éteint sans payer – Les méthodes qui marchent encore

Vous l'avez peut-être remarqué si vous utilisez Brave, Vivaldi ou Edge sur votre mobile... Google a décidé encore une fois de serrer la vis. La fête du slip semble toucher à sa fin pour la lecture en arrière-plan de YouTube via les navigateurs tiers. C'est donc la douche froide pour ceux qui profitaient de cette petite faille pour écouter de la musique écran éteint sans passer à la caisse.

En gros, Google a durci ses contrôles pour bloquer cette fonctionnalité sur les navigateurs mobiles tiers. L'objectif, selon eux, est d'assurer une expérience "cohérente" (et surtout de vous pousser vers l'abonnement YouTube Premium). Ça s'inscrit dans cette guerre sans fin contre les bloqueurs de pubs qui dure depuis 2023. C'est de bonne guerre, diront certains, mais c'est surtout très agaçant quand on a l'habitude de bidouiller.

Heureusement, comme toujours sur le Web, quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre (ou on casse le mur, c'est selon). Voici le point complet sur ce qui marche encore... et ce qui ne marche plus.

Mise à jour : Suite à vos nombreux retours par mail (merci !), j'ai complété cet article avec plusieurs astuces supplémentaires, notamment pour Brave, iOS, ReVanced et une extension Firefox bien pratique.

Brave, Vivaldi, Edge... c'est plié

Autant le dire tout de suite, cette méthode est quasiment MORTE. La majorité des tests récents montrent que la lecture s'arrête net quand vous verrouillez l'écran ou quand l'app passe en arrière-plan. Y'a bien quelques retours isolés qui parlent d'un fonctionnement occasionnel sur Brave, mais c'est devenu tellement aléatoire que c'est pas la peine de compter dessus. Cette porte-là, Google l'a bien refermée.

Cela dit, un lecteur m'a filé une astuce intéressante pour Brave. En allant dans Confidentialité > Filtrage de contenu > Filtres personnalisés, vous pouvez ajouter la ligne suivante :

youtube.com##+js(brave-video-bg-play)

Ça injecte un script qui force la lecture en arrière-plan. J'ai pas encore assez de recul pour dire si ça tient dans le temps, mais ça vaut clairement le coup d'essayer si vous êtes fidèles à Brave.

La méthode Firefox (fragile)

Si vous êtes sur Android, Firefox reste votre meilleur allié... mais plus pour très longtemps peut-être. Avec l'extension Video Background Play Fix dispo pour Firefox Android, vous pouvez encore faire croire à YouTube que vous êtes toujours actif sur l'onglet même quand l'écran est verrouillé. Ça marche quelques jours, parfois quelques semaines, jusqu'à ce que YouTube patche le truc.

Pour les plus témérraires, il y a toujours la technique du caméléon : changer votre User-Agent avec l'extension User-Agent Switcher pour vous faire passer pour un PC de bureau. Sauf que YouTube ne se fie plus uniquement au user-agent pour ses vérifications... Du coup c'est de moins en moins fiable.

D'ailleurs, y'a une autre extension qui vaut le détour : Background Playback Helper . Celle-ci fonctionne à la fois sur Firefox Desktop ET Android (à partir de la version 142), et elle empêche YouTube, YouTube Music et même Vimeo de couper le son quand vous changez d'onglet ou verrouillez l'écran. Le dev a intégré un système keep-alive optionnel qui envoie des signaux d'activité pour éviter les timeouts. Pas mal du tout. La version 0.4.1 gère déjà les derniers blocages de Google et une 0.5.0 est en test avec la gestion automatique du fameux popup "Toujours regarder ?" qui vous gonfle quand vous écoutez en arrière-plan depuis trop longtemps.

Bref, on installe et on croise les doigts. C'est le jeu du chat et de la souris permanent et rien n'est garanti à 100%.

Les clients alternatifs (la vraie solution)

Si vous en avez marre de jouer au chat et à la souris avec Google, la solution radicale c'est de passer sur un client alternatif. C'est aujourd'hui la méthode LA PLUS FIABLE pour écouter YouTube en arrière-plan sans passer à la caisse.

NewPipe reste LA référence open source. Lecture en arrière-plan, téléchargement de vidéos, mode Picture-in-Picture, zéro pub, zéro tracker, pas besoin de compte Google. L'app gère aussi SoundCloud, PeerTube et Bandcamp. Seul hic, YouTube casse régulièrement les API et l'app peut planter du jour au lendemain (y'a eu DEUX hotfixes rien qu'en janvier 2026). Hop, on met à jour via F-Droid et ça repart. Vous lancez la vidéo, vous appuyez sur le bouton "Arrière-plan" et voilà. Votre écran s'éteint, la musique continue. C'est magique !

Mais NewPipe c'est pas la seule option. Tubular est un fork de NewPipe avec SponsorBlock intégré (pour skipper automatiquement les segments sponsorisés) et le retour des dislikes. LibreTube passe par un proxy Piped, donc YouTube ne voit même pas votre IP... et l'interface est plus moderne. Et puis y'a Grayjay , le couteau suisse qui regroupe YouTube, Twitch, Dailymotion et PeerTube dans une seule app (pas totalement open source par contre, mais très complet).

Et y'a un truc que BEAUCOUP d'entre vous m'ont signalé par mail et que j'aurais pas dû zapper... ReVanced . Le concept est différent des apps ci-dessus puisque ReVanced ne remplace pas YouTube, il le PATCHE. Vous gardez l'app YouTube officielle avec son interface, mais avec la lecture en arrière-plan, zéro pub et même SponsorBlock en bonus. Il faut installer le ReVanced Manager pour appliquer les patches, plus un service appelé GmsCore qui simule les Google Play Services. C'est maintenu activement et plutôt stable (genre 3 mises à jour par an suffisent). Par contre, faites gaffe aux faux sites qui tentent de surfer sur la réputation du projet... le seul dépôt officiel, c'est sur GitHub .

Toutes ces apps (sauf ReVanced) s'installent via F-Droid ou en APK. Pas via le Play Store, forcément... Google aime pas trop ce genre de trucs.

Et sur iOS ?

Pour les utilisateurs d'iPhone, c'est toujours plus compliqué qu'Android... mais pas autant que je le pensais ! Plusieurs d'entre vous m'ont envoyé des pistes et y'a des trucs qui marchent vraiment bien.

Tube PiP permet d'avoir le mode Picture-in-Picture sur YouTube, ce qui vous laisse réduire la vidéo et utiliser votre téléphone normalement pendant que ça continue de tourner. C'est dispo directement sur l'App Store, donc pas de bidouilles à faire.

Et puis y'a Video Lite qui gère YouTube mais aussi Twitch, Rumble et même TikTok (bon ça c'est optionnel). Lecture en arrière-plan, pas de pubs... Y'a juste une petite pub au démarrage de l'app elle-même (qui se bypass apparemment en passant par un VPN type ProtonVPN). Un lecteur m'a d'ailleurs précisé qu'il avait créé un compte Google dédié pour l'occasion, par parano... et franchement, il a pas tort.

Bref, sur iOS c'est pas aussi riche qu'Android mais vous avez quand même de quoi faire.

Du coup voilà, que vous soyez sur Android ou iOS, y'a des solutions. Sur Android, passez sur ReVanced si vous voulez garder l'app officielle, sur NewPipe / Tubular si vous préférez un truc 100% indépendant, ou même sur WeTube pour une expérience sans pub dispo sur le Play Store. Sur iOS, testez Tube PiP ou Video Lite. Tout le reste (navigateurs tiers), c'est du bricolage temporaire que Google finira par casser.

Amusez-vous bien !

Source

Urik – Le clavier Android qui ne balance rien sur Internet

Vous avez déjà remarqué à quel point nos claviers Android sont devenus bavards ? Que ce soit Gboard ou SwiftKey , ils ont tous la fâcheuse tendance à vouloir "améliorer l'expérience utilisateur" en envoyant vos habitudes de frappe sur des serveurs distants. Forcément, quand on sait que tout ce qu'on tape, des mots de passe aux messages privés, passe par cette petite interface, ça peut vite donner des sueurs froides niveau vie privée.

Alors c'est exactement pour contrer cette tendance qu'un nouveau projet open source vient de pointer le bout de son nez : Urik .

Pas de télémétrie dans ce clavier, et pour les plus paranos, sachez que le dictionnaire personnalisé et l'apprentissage des mots sont également stockés dans une base de données locale chiffrée avec SQLCipher. Vos frappes restent donc chez vous et nulle part ailleurs. On est dans la même philosophie que FUTO Voice Input , ce qui prouve qu'on peut avoir des outils intelligents sans pour autant sacrifier sa vie privée.

Côté technique, Urik n'est pas un clavier au rabais. Développé en Kotlin, sous licence GPL-3.0, il propose tout ce qu'on attend d'un outil moderne : la saisie par glissement (swipe), le contrôle du curseur via la barre d'espace et le support de dispositions alternatives comme le Dvorak, le Colemak ou le Workman.

Et pour la correction orthographique, il s'appuie sur l'algorithme SymSpell qui tourne lui aussi intégralement sur le téléphone. L'intelligence du truc permet d'ailleurs d'éviter de corriger bêtement les URLs ou les adresses email, ce qui évite pas mal de frustrations au quotidien.

Petite parenthèse, pour ceux qui ont besoin d'outils de protection supplémentaires sur mobile, n'hésitez pas aussi à jeter un œil à Oversec pour chiffrer vos communications.

Urik, de son côté, soigne aussi l'accessibilité avec un support complet de TalkBack et des thèmes à haut contraste conformes aux normes WCAG AA. L'application nécessite au minimum Android 8.0 et bien qu'elle soit encore officiellement en bêta, elle est déjà très stable pour un usage quotidien.

Alors oui, ça demande un petit temps d'adaptation quand on quitte les géants du secteur, mais le gain en sérénité est immédiat. Plus besoin de se demander si votre prochain message va finir dans une base de données publicitaire.

Sachez aussi que le projet est entièrement financé par sa communauté, ce qui garantit une certaine indépendance vis-à-vis des trackers habituels. Bref, si vous cherchez à reprendre le contrôle sur ce que vous saisissez, c'est clairement une alternative à tester d'urgence sur votre smartphone.

A télécharger ici sur le PlayStore !

Merci à Lorenper pour le partage !

J'ai testé les AirTags 2... ça vaut le coup ? Et sous Android on fait comment ?

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

Après cinq ans sans mise à jour, Apple sort enfin la deuxième génération de ses traqueurs Bluetooth. Je les ai reçus ce matin, et je les ai testés dans la foulée. Le verdict ? Des améliorations bienvenues, mais pas de quoi jeter vos anciens AirTags.

Ils ont quoi de neuf ?

Apple a franchement pris son temps pour sortir cette nouvelle version, et les nouveautés se comptent sur les doigts d'une petite main à laquelle il manquerait pas mal de doigts. La puce Ultra Wideband passe à la dernière génération (celle des iPhone 17). Sur le papier, la fonction de localisation précise fonctionne 1,5 fois plus loin qu'avant. Dans les faits, chez moi ça détecte à 24 mètres au lieu de 19 mètres. Pour retrouver vos clés sous un coussin de canapé, ça ne change pas grand-chose. Pour un sac dans un aéroport bondé, c'est déjà un peu plus utile, mais ça ne changera pas la face du monde.

Le haut-parleur gagne, lui, 50 % de volume. Qu’est-ce que ça veut dire ? Eh bien ça veut en fait dire qu’on entend le son à environ deux fois la distance. J'ai testé chez moi, l'ancien AirTag devenait à peine audible à travers deux murs, le nouveau s’entend un peu plus. C'est la seule amélioration vraiment perceptible au quotidien.

Alors il y a aussi cette fonction de recherche précise qui arrive sur les versions récentes d'Apple Watch. C'est vaguement pratique quand on n'a pas son iPhone sous la main. On peut retrouver ses affaires directement depuis le poignet avec la flèche directionnelle. Mais bon, clairement, c’est très niche comme besoin, et pour être très honnête avec vous, j'ai été infoutu de la faire fonctionner haha.

Design et compatibilité

Et sinon, bah absolument aucun changement côté design. C'est toujours le même petit galet blanc et acier, il a juste gagné 1 gramme sur la balance**.** La batterie reste une CR2032 standard. On aurait aimé une batterie intégrée et une recharge sans fil, mais on attendra visiblement 5 ans de plus pour ça.

On achète ?

L'AirTag 2 coûte 35 euros à l'unité ou 120 euros le pack de quatre en France. Bon, ok. Sauf que voilà : les AirTags 1 sont régulièrement en promotion. En ce moment, on trouve le pack de quatre à 100 euros sur Amazon, et 30 euros pour une seule unité . Eh bien vous savez quoi ? Même moi qui adore tous les derniers trucs de chez Apple, je ne vous recommanderais pas ces AirTags 2. Trouvez plutôt les 1 en promotion, et si vous êtes sur Android, vous prenez ceux-là qui sont très bien !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

La prochaine innovation de Samsung avec le S26 Ultra va transformer les écrans de smartphones

Avec sa nouvelle gamme S26, attendue d'ici fin février 2026, Samsung utilisera des écrans d'un nouveau genre avec des pixels capables de contrôler la direction de la lumière. Le résultat pourrait être révolutionnaire : seul l'utilisateur du téléphone pourrait être capable de lire les informations sensibles, comme les messages. Les autres verraient des blocs noirs.

DroidDock - Vos fichiers Android sans galère sur Mac

Transférer des fichiers entre votre Mac et votre téléphone Android, c'est souvent la galère. L'ancien Android File Transfer de Google était une horreur absolue et depuis qu'ils ont arrêté de le maintenir, y'a pas grand-chose de potable. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup d'utilisateurs de Mac ont également un iPhone.

Alors quand je suis tombé sur DroidDock, forcément ça m'a intrigué. C'est une app macOS qui se branche sur votre téléphone via ADB et qui vous permet de naviguer dans les fichiers comme si c'était un Finder amélioré. Vous branchez votre câble USB, vous activez le débogage USB sur votre Android et c'est parti mon kiki !

Et là où c'est pratique c'est que vous pouvez prévisualiser vos images et vidéos directement dans l'app sans avoir à les télécharger d'abord. Vous avez trois modes de vue (grille, liste ou miniatures) et le drag & drop fonctionne dans les deux sens. Vous glissez un fichier depuis votre Mac vers DroidDock, il atterrit sur votre téléphone. Et l'inverse marche aussi.

Le dev a aussi pensé à pas mal de trucs pratiques du genre si vous avez plusieurs appareils Android branchés en même temps, hé bien vous pouvez switcher de l'un à l'autre sans les déconnecter. Y'a aussi un mode sombre pour ceux qui bossent la nuit et une barre de recherche pour farfouiller dans vos dossiers. D'ailleurs si vous utilisez scrcpy pour contrôler votre Android depuis le Mac , DroidDock fait un bon complément pour la partie fichiers.

Sous le capot, ça utilise Tauri avec du Rust et React et l'app est tellement légère qu'elle fonctionnera parfaitement sur un vieux Mac. Le projet est open source sous licence MIT et vous pouvez le télécharger ici : DroidDock !

Edge Gallery - IA Google en local sur smartphone

Vous voulez faire tourner des modèles d'IA directement sur votre téléphone, sans envoyer vos données à un serveur distant ?

Ça tombe bien puisque Google a sorti Edge Gallery , une application open source qui permet d'exécuter des LLM et des modèles multimodaux en local sur Android et iOS. Et vu que c'est sous licence Apache 2.0, personne ne pourra vous la retirer... même si Google décide un jour de passer à autre chose ^^.

Vous l'aurez compris, ce qui est cool avec cette app c'est que tout se passe sur l'appareil. Vos conversations avec l'IA, vos photos analysées, vos notes audio transcrites... rien ne quitte votre smartphone. Et visiblement, ça plaît puisque l'app a dépassé les 500 000 téléchargements en seulement deux mois après sa sortie sur GitHub.

Et comme je sais que parmi vous, y'a pas mal de paranos comme moi et de gens qui ne prennent pas leurs médicaments (pas comme moi), je pense que c'est le genre de solution qui va vous faire plaisir !

Ce qu'on peut faire avec

Edge Gallery embarque plusieurs fonctionnalités qui couvrent pas mal de cas d'usage du quotidien. Concrètement, vous avez :

AI Chat pour discuter avec un LLM comme vous le feriez avec ChatGPT, sauf que tout reste en local. Pratique pour brainstormer, rédiger des mails ou juste poser des questions sans connexion internet.

Ask Image pour analyser vos photos. Vous prenez un truc en photo et vous demandez à l'IA de vous expliquer ce que c'est. Ça marche pour identifier des plantes, décrypter une facture, ou comprendre un schéma technique.

Audio Scribe pour transcrire de l'audio en texte. Vous enregistrez une réunion, une interview, ou vos propres notes vocales, et hop, ça devient du texte exploitable. Et depuis la dernière mise à jour, vous pouvez même traduire directement dans une autre langue.

L'interface d'AI Edge Gallery sur Android

Prompt Lab pour les développeurs qui veulent tester leurs prompts et benchmarker les différents modèles disponibles. Y'a même des métriques en temps réel (temps de première réponse, vitesse de décodage, latence) pour les geeks de l'optimisation.

Tiny Garden, c'est le petit bonus rigolo : un mini-jeu expérimental entièrement offline où vous utilisez le langage naturel pour planter, arroser et récolter des fleurs. Bon, c'est gadget, mais ça montre bien les possibilités du truc.

Mobile Actions pour les plus aventuriers. Vous pouvez utiliser une recette open source pour fine-tuner un modèle, puis le charger dans l'app pour contrôler certaines fonctions de votre téléphone en offline. C'est encore expérimental, mais ça peut donner des idées intéressantes.

Les modèles disponibles

L'app propose plusieurs modèles selon vos besoins. On retrouve la famille Gemma de Google (Gemma 3 en 1B et 4B paramètres, Gemma 3n optimisé pour les appareils plus modestes et qui gère maintenant l'audio), mais aussi des modèles tiers comme Qwen2.5, Phi-4-mini de Microsoft, ou encore DeepSeek-R1 pour ceux qui veulent du raisonnement plus poussé.

Et les gardes fous sont facilement contournables...

Il y a aussi des modèles spécialisés comme TranslateGemma pour la traduction (55 langues supportées) et FunctionGemma pour l'appel de fonctions et tout ce petit monde tourne grâce à LiteRT , le runtime léger de Google pour l'inférence on-device.

D'ailleurs, la communauté Hugging Face propose déjà pas mal de modèles convertis au format LiteRT donc si les modèles par défaut ne vous suffisent pas, vous pouvez aller fouiller dans leur collection pour trouver votre bonheur. Et pour les plus aventuriers, vous pouvez même charger vos propres modèles au format .litertlm.

Installation sur Android

Pour Android, c'est simple, direction le Play Store et vous cherchez "AI Edge Gallery". Vous pouvez aussi télécharger l'APK directement depuis les releases GitHub si vous préférez. Il vous faut Android 12 minimum et un appareil avec au moins 4 Go de RAM (8 Go recommandés pour les gros modèles).

Au premier lancement, l'app vous propose de télécharger les modèles. Comptez entre 500 Mo et 4 Go par modèle selon la taille. Une fois téléchargés, ils sont stockés localement et vous n'avez plus besoin de connexion pour les utiliser.

Et sur iOS / macOS ?

Pour iOS, l'app est disponible en bêta via TestFlight . Attention, c'est limité à 10 000 testeurs (premier arrivé, premier servi), et il faut un appareil avec minimum 6 Go de RAM. Moi c'est ce que j'utilise et comme c'est pas encore la version finale, il manque quelques trucs mais ça fonctionne. Google vise une sortie officielle sur l'App Store début 2026. J'ai hâte !

Pour macOS par contre... il n'y a pas de version native. L'app est pensée pour le mobile uniquement donc si vous voulez vraiment tester sur votre Mac, la solution c'est de passer par un émulateur Android comme Android Studio (avec l'émulateur intégré) ou BlueStacks. BlueStacks Air est d'ailleurs optimisé pour les Mac Apple Silicon. C'est pas idéal mais ça dépanne.

Cela dit, si vous êtes sur Mac et que vous voulez faire tourner des LLM en local, regardez plutôt du côté d'Ollama ou de LM Studio qui sont nativement compatibles.

Pourquoi c'est intéressant ce truc ?

L'intérêt principal, c'est évidemment la confidentialité. Vos données ne transitent jamais par des serveurs externes donc vous en gardez le contrôle total. C'est particulièrement pertinent si vous bossez avec des documents sensibles ou si vous êtes simplement attaché à votre vie privée.

L'autre avantage, c'est que ça fonctionne hors ligne. Dans le métro, en avion, en zone blanche... votre IA reste disponible. Pas de latence réseau, pas de "serveur surchargé, réessayez plus tard".

Et puis le fait que ce soit open source, ça ouvre pas mal de portes car la communauté peut contribuer, ajouter des modèles, corriger des bugs et même si Google abandonne le projet (ce qui ne serait pas une première), le code restera là et on pourra faire des forks ! (Pourquoi attendre en fait ??)

Voilà, pour ceux qui veulent creuser, le wiki GitHub du projet contient pas mal de documentation sur l'ajout de modèles personnalisés et l'utilisation avancée de l'API LiteRT.

Éclatez-vous bien !

apk.sh - Le couteau suisse qui simplifie le reverse engineering Android

L'autre jour, je m'amusais à regarder ce qu'une petite application Android que j'avais installée envoyait comme infos à ses serveurs , et j'ai encore galéré avec une tripotée d'outils différents. Entre ADB pour récupérer le fichier, Apktool pour le désassembler, Jadx pour lire le code et les scripts de signature à rallonge, y'a de quoi se taper la tête contre les murs. On est en 2026, et le reverse engineering Android ressemble encore parfois à de la spéléologie sans lumière dans une grotte remplie de goudron.

Puis c'est là que je suis tombé sur apk.sh, et ça m'a sauvé ma soirée. C'est un script Bash tout simple, mais qui joue le petit chef d'orchestre pour automatiser toutes les tâches les plus chiantes : le pull, le décodage, la reconstruction, le patching et le renommage d'APK. Ça vous mâche le travail sur toute la partie technique pour que vous n'ayez plus qu'à faire un petit adb install à la fin... et voilà ! (Sans les "Trenti anni di qualità", évidemment ^^)

Le truc cool, c'est qu'il ne se contente pas de faire du "pull" et du "decode". Il gère également nativement l'injection de gadgets Frida pour faire de l'instrumentation dynamique, et ça, c'est vraiment le pied pour ceux qui veulent voir ce qui se passe en mémoire sans s'arracher les cheveux. Il peut même patcher automatiquement la configuration de sécurité réseau pour vous permettre d'intercepter le trafic HTTPS plus facilement. Par contre attention, si l'appli utilise du certificate pinning bien costaud, ça servira à QUE DALLE.

Si vous avez déjà essayé de décompiler un APK et de le recompiler , vous savez que la moindre erreur de signature ou d'alignement et c'est le drame. Ici, l'outil s'occupe de tout avec apksigner et zipalign de manière transparente. Et pour les plus barbus d'entre vous, il permet même de modifier directement le bytecode DEX via les fichiers smali pour éviter les bugs de décompilation Java qui font parfois pleurer un admin sys.

Pas besoin d'être root pour la plupart des fonctions, et il gère même les fameux bundles (AAB) que Google Play impose désormais et qui se transforment en "split APKs" une fois sur votre téléphone. En gros, vous faites un pull pour récupérer et fusionner tout ça en un seul APK, puis un decode pour obtenir un dossier tout prêt à être exploré.

C'est typiquement le genre d'outil que j'aurais aimé avoir à l'époque où je vous parlais d'Androguard pour analyser des malwares Android . On gagne un temps de fou malade et on peut se concentrer sur ce qui nous intéresse vraiment dans la vie, c'est à dire le fromage à raclette et la sieste comprendre comment ces applis nous pompent nos données ou juste changer la couleur d'un bouton pour le plaisir (ou des trucs qui vous enverront en zonzon ^^).

Bref, si vous aimez mettre les mains dans le cambouis Android, allez jeter un œil à ce projet pour vos prochaines sessions de reverse.

A découvrir ici

Matthew McConaughey™ brevette son visage

Quel grand philosophe du XXIe siècle considère que l'identité personnelle est le dernier rempart contre les algos ?

Hé oui, il s'agit bien de Luciano Floridi , qui défend depuis le milieu des années 2000 le concept de vie privée informationnelle. Pour lui, la vie privée n'est pas une question de secret, mais un droit fondamental à l'immunité personnelle contre les altérations non désirées de l'identité, qu'elles soient actives (vol, clonage, manipulation de données) ou passives (imposition d'informations que l'on n'a jamais choisies).

Autrement dit, notre identité n'est pas un stock de données exploitables, mais une entité informationnelle qui mérite une protection en tant que telle.

Et cette idée vient de trouver une incarnation très concrète à Hollywood.

Matthew McConaughey vient en effet de déposer plusieurs marques couvrant son image, sa voix et même son légendaire "Alright, alright, alright". L'objectif affiché c'est de créer un périmètre juridique pour empêcher l'utilisation de son identité par des systèmes d'IA sans son consentement.

Sur le papier, ça ressemble à un coup de maître mais dans les faits, c'est surtout le symptôme d'une industrie qui panique.

Car une marque ne protège pas une personne, elle protège un signe distinctif dans un cadre commercial. Autrement dit, elle fonctionne très bien pour attaquer des usages visibles, monétisés, centralisés, genre typiquement, des pubs, des vidéos sponsorisées ou des produits qui exploiteraient l'image ou la voix de McConaughey sans autorisation.

En revanche, les outils de face-swapping ou de synthèse vocale se foutent royalement des dépôts de marque. Un type qui fait tourner FaceFusion , Roop ou un modèle open source sur un serveur anonyme ne va pas vérifier si un sourire, une intonation ou une phrase d'accroche sont enregistrés à l'USPTO (C'est l'INPI des USA).

Alors oui, c'est vrai, cette stratégie peut permettre de nettoyer les grandes plateformes comme YouTube, Instagram ou TikTok à coups de demandes de retrait... Mais pour le reste du web, les barrières juridiques sont contournables en deux clics par des modèles décentralisés qui n'ont ni frontières ni service juridique.

Heureusement, pendant ce temps, le cadre légal évolue quand même un peu.

En Europe, l' AI Act impose des obligations de transparence pour les contenus générés ou manipulés par IA, notamment les deepfakes, en exigeant que leur nature artificielle soit clairement signalée dans de nombreux cas. Ce n'est donc pas une interdiction générale, puisqu'on passe du "on peut le faire" au "on doit le dire", mais c'est déjà pas mal.

Et en France, la loi SREN est également venue renforcer l'arsenal pénal, notamment contre les deepfakes non consensuels, en particulier lorsqu'ils portent atteinte à la dignité ou ont une dimension sexuelle.

Maintenant aux États-Unis, il y a le projet de loi NO FAKES Act proposé au Congrès qui vise à donner aux individus un droit fédéral clair pour contrôler l'utilisation de répliques numériques non autorisées de leur voix ou de leur image. Contrairement aux dépôts de marque, ce texte cherche donc à créer une base juridique uniforme pour réclamer la suppression ou l'interdiction d'un deepfake non consenti, avec heureusement, des exceptions pour les œuvres protégées comme les documentaires, les commentaires ou la satire.

Cependant, comme je le souligne dans mon article à ce sujet, le texte tel qu’il est rédigé pose des problèmes sérieux pour l’écosystème open source et pourrait imposer des mécanismes de "notice and stay down" (retrait permanent) sans protections claires contre les erreurs ou les abus, ce qui pourrait refroidir fortement l’innovation dans les outils d’IA générative.

Le problème reste donc identique... même avec des lois comme celle-ci ou la loi TAKE IT DOWN Act qui criminalise certaines formes de deepfakes non désirés, les cadres juridiques peinent à suivre la vitesse d’évolution des modèles et des usages. Et voilà comment on se retrouve avec un McConaughey qui tente de sécuriser son périmètre avec les outils qu'il a sous la main.

C'est plutôt rationnel comme approche, mais c'est surtout un aveu d'impuissance, car protéger une voix ou un visage aujourd'hui avec le droit des marques ou du rafistolage de petits bouts de lois, c'est comme essayer de vider l'océan avec une petite cuillère en argent gravée à son nom.

Du coup, quelle serait la vraie solution ?

Hé bien peut-être arrêter de croire que le droit d'auteur et les bricolages juridiques du XXe siècle peuvent faire le job au XXIe. Comme le défend Floridi, il faudrait un cadre global qui traite l'identité personnelle comme une donnée inaliénable, protégée par un véritable droit à la vie privée informationnelle, et non comme une marque de sac à main de luxe qu'on dépose à l'INPI ou à l'USPTO.

Bref, Matthew essaie de poser une clôture, mais l'IA a déjà sauté par-dessus.

A ce train là, je ne donne pas cher du futur de notre propre visage et de notre propre voix.

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Google est en train de braquer l'IA

J'sais pas si vous l'avez senti mais Google est peut-être bien en train de gagner la course à l'IA non pas par son génie technique pur, mais par un bon gros hold-up sur nos infrastructures et nos vies privées.

C'est vrai que d'après pas mal de spécialistes IA, Gemini serait désormais le modèle le plus performant du marché. Super. Mais est ce que vous savez pourquoi il est en train de gagner ?

Hé bien parce que Google possède "tout le reste". Contrairement à OpenAI qui doit quémander pour choper des utilisateurs sur son application, l'IA de Mountain View s'installe de force partout où vous êtes déjà. Dans Android, dans Chrome, et même bientôt au cœur de votre iPhone via une intégration avec Siri. C'est la stratégie Internet Explorer des années 90, mais version 2026. Brrrr…

Alors oui c'est pratique d'avoir une IA qui connaît déjà vos mails et vos photos... Sauf que non. Car Gemini utilise nos données pour absolument tout... Sous couvert de "Personal Intelligence", l'outil se connecte à vos recherches, votre historique YouTube, vos documents et vos photos. Mais pas d'inquiétude, c'est pour votre bien, évidemment. Ahahaha !

Après si vous croyez que ce pouvoir ne sera pas utilisé pour verrouiller encore plus le marché, c'est que vous avez loupé quelques épisodes. J'en parlais déjà avec l'intégration forcée de l'IA dans vos apps Android , Google change les règles du jeu en plein milieu de la partie. On se retrouve donc face à un monopole full-stack, des puces TPU maison jusqu'à l'écran de votre smartphone.

Et pendant que la Chine sécurise sa propre souveraineté cyber en virant le matos occidental, nous, on continue d'ouvrir grand la porte.... Les amis, si demain Google décide de changer ses CGU (encore) ou de monétiser votre "intelligence personnelle", vous ferez quoi ?

Bref, le géant de la recherche avance ses pions et étouffe peu à peu la concurrence avant même qu'elle puisse respirer. Notez vous ça sur un post-it afin de le relire régulièrement : Plus une IA est "intégrée", plus elle est intrusive. Donc si vous voulez vraiment garder le contrôle, il va falloir commencer à regarder du côté des modèles locaux et des alternatives qui ne demandent pas les clés de votre maison pour fonctionner.

A bon entendeur...

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GrapheneOS supprime ses serveurs OVH et charge la France

Mécontents d'un article négatif du Parisien, qui associe à tort leur système d'exploitation au narcotrafic, les développeurs de GrapheneOS ont publié plusieurs centaines de tweets contre les pouvoirs français, qu'ils accusent de mener une campagne de harcèlement à leur encontre. La pression autour de cette affaire ne semble pas du tout redescendre.

ChromeOS, c’est bientôt fini ! Google travaille sur une nouvelle solution

Google développe Aluminium OS, un nouveau système basé sur Android et fortement centré sur l’IA, destiné à remplacer progressivement ChromeOS sur les ordinateurs portables à partir de 2026.

L’article ChromeOS, c’est bientôt fini ! Google travaille sur une nouvelle solution est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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