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Google MedGemma 1.5 et MedASR - L'assistant ultime des toubibs

Il semblerait que l'intelligence artificielle ait fait suffisamment de progrès pour pourvoir assister à terme nos médecins débordés et en sous-nombre... C'est vrai que je vous parle souvent ici de comment les technos peuvent faire évoluer la médecine , mais là Google vient de passer un nouveau cap avec sa collection HAI-DEF (pour Health AI Developer Foundations, oui ils adorent les acronymes de barbares, je sais..).

Et là dedans, on trouve un gros morceau baptisé MedGemma 1.5 . Si la version précédente gérait déjà les radios 2D classiques, cette mise à jour s'attaque maintenant à la "haute dimension". En gros, le modèle peut maintenant analyser des volumes 3D issus de scanners (CT) ou d'IRM, et même des coupes d'histopathologie (l'étude des tissus biologiques).

Pas mal hein ?

L'idée n'est pas de remplacer le radiologue (pas encore... brrr), mais de lui servir d'assistant survitaminé pour repérer des anomalies ou localiser précisément des structures anatomiques. Ainsi, sur les tests de Google, MedGemma 1.5 améliore la précision de 14 % sur les IRM par rapport à la V1. C'est un sacré gain qui permet d'avoir des diagnostics plus justes et plus rapides.

Mais ce n'est pas tout puisque Google a aussi dégainé MedASR, un modèle de reconnaissance vocale (Speech-to-Text) spécialement entraîné pour la dictée médicale. Parce que bon, on sait tous que le vocabulaire d'un toubib, c'est un peu une langue étrangère pour une IA classique comme Whisper. Grâce à ça, MedASR affiche 58 % d'erreurs en moins sur les comptes-rendus de radios pulmonaires, soit de quoi faire gagner un temps précieux aux praticiens qui passent souvent des heures à saisir leurs notes.

D'ailleurs, si vous vous souvenez de mon article sur l'ordinateur plus efficace que les médecins , on y est presque ! Sauf que là, l'approche est plus collaborative. Les modèles sont d'ailleurs disponibles en "open" (enfin, avec les licences Google quoi) sur Hugging Face pour que les chercheurs et les boites de santé puissent bidouiller dessus.

Alors bien sûr, faut toujours rester prudent et Google précise bien que ce sont des outils de recherche et pas des dispositifs médicaux certifiés pour poser un diagnostic tout seuls. Je me souviens bien de Google Health et des questions sur la vie privée que ça soulevait à l'époque, mais techniquement, ça déchire.

Voilà, si ça vous intéresse, je vous laisse regarder leurs explications et vous faire votre propre avis sur la question... Maintenant, est-ce que vous seriez prêts à confier votre prochaine analyse à une IA (assistée par un humain, quand même) ?

Moi oui !

Bruxelles veut (enfin !!) miser sur l'Open Source pour se libérer des GAFAMs

Alors ça c'est la news du jour ! C'est pas trop tôt !

Bruxelles passe enfin à la vitesse supérieure et réalise que confier une partie critique de sa souveraineté numérique à des acteurs extérieurs n'était peut-être pas l'idée du siècle. Vieux motard que j'aimais comme disait ma grand-mère.

Le QG de ceux qui viennent de comprendre l'intérêt du libre

La Commission européenne vient de lancer ce qu'elle appelle un "Appel à contributions" (ou Call for Evidence en angliche) autour de l'Open Source. Et attention, l'idée c'est pas juste d'utiliser VLC ou LibreOffice sur les PC des fonctionnaires mais carrément de revoir la stratégie 2020-2023 pour faire de l'open source une véritable infrastructure essentielle pour l'Europe.

En gros, selon la Commission, 70 à 90 % du code de l'économie numérique repose sur des briques open source sauf que la valeur commerciale et stratégique de tout ça, file trop souvent hors de l'UE, chez nos amis les géants américains de la tech. Du coup, ça part vite en dépendance technologique, risques sur la supply chain, souveraineté en carton... la totale.

L'objectif est donc de préparer une stratégie sur les "Écosystèmes Numériques Ouverts Européens" qui est un joli nom pour dire qu'on veut arrêter d'être les dindons de la farce et qu'on veut réduire notre dépendance. Sécurité, résilience, indépendance... les mots-clés sont lâchés.

Maintenant si vous voulez mon avis, c'est une excellente nouvelle (même si j'aurais aimé lire ça il y a 10 ans) car l'Europe a un vivier de développeurs incroyable, mais on a trop souvent laissé nos pépites se faire racheter ou vampiriser. D'ailleurs, si le sujet de la souveraineté tech vous intéresse, jetez un oeil à mon article sur l'initiative Go European qui listait déjà des alternatives bien de chez nous.

La consultation court du 6 janvier au 3 février 2026 (jusqu'à minuit). C'est court, mais c'est le moment ou jamais de l'ouvrir si vous êtes développeur, entrepreneur ou juste un citoyen concerné par le fait que nos données ne soient pas totalement sous contrôle étranger.

Bref, à vous de jouer si vous voulez que ça bouge.

C'est par là si ça vous tente : La consultation officielle .

Source

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