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Mon avis sur le DJI Neo 2 : compact, simple et efficace pour les vacances

avis DJI NEO 2

Je viens tout juste de rentrer de vacances. Nous sommes partis en Sicile avec des amis, en explorant principalement l’Est de l’île : Syracuse, Taormine, l’Etna, etc. Un décor idéal pour tester un nouvel équipement que j’avais emporté dans mes bagages : le drone DJI NEO 2. Et clairement, je ne regrette pas mon choix…

avis DJI NEO 2

Prise en main Neo 2

Je ne vais pas vous inonder de photos ou de vidéos ici. L’objectif est plutôt de partager mon retour d’expérience.

Il y a quelques années, j’avais acheté un drone Parrot en 2013. Je l’utilisais peu et je l’ai finalement revendu après 2 ans. Depuis, le marché a bien évolué… Les drones sont devenus bien plus accessibles et simples à utiliser. J’ai toujours été attiré par les images impressionnantes (vues aériennes) qu’ils permettent de prendre… mais je n’avais pas envie de passer des heures en réglage pour prendre une photo ou une vidéo. Mon besoin était simple : obtenir quelques prises de vue en hauteur facilement.

J’ai profité d’une promotion pour acheter le DJI NEO 2 à environ 200 €. Ce qui m’a attiré, c’est sa promesse de fonctionner de manière quasi-autonome.

Plusieurs modes de pilotage

Le drone peut être utilisé de plusieurs façons : via les boutons intégrés sur le côté (voir photo), l’application mobile, des commandes vocales et même avec des gestes de la main. Il propose une douzaine de modes automatiques (cercle, boomerang, rocket, suivi…), qui permettent de capturer facilement des séquences propres et dynamiques. Grâce à son LIDAR embarqué, il peut détecter et éviter les obstacles. Aussi, il suffit de présenter sa main, paume ouverte vers le haut pour que le drone viennent se poser. Sa vitesse maximale peut atteindre 12m/s (43,2km/s) !

DJI Neo 2 main - Mon avis sur le DJI Neo 2 : compact, simple et efficace pour les vacances

À noter : il est compatible avec plusieurs radiocommandes DJI et casques FPV, à condition d’ajouter un émetteur-récepteur à l’arrière du drone (environ 20 €).

Comme vous pouvez le constater, il s’agit d’un petit drone, qui ne rivalise pas avec un modèle à plus de 1 000 €. Ce n’est pas l’objectif. Je cherchais un appareil léger (151 g), compact (147 × 171 × 41 mm) et accessible à toute la famille. Il dispose d’une mémoire interne de 49 Go.

En moins de 5 minutes (et avec quelques explications), ma fille cadette était capable de l’utiliser seule.

Qualité des photos et vidéos

Je n’ai utilisé le drone qu’en plein jour (pas testé la nuit). Par défaut, il est paramétré pour capturer des photos de 12 Mpx (format JPEG) et des vidéos 4K en 60 images par seconde (il peut monter jusqu’à 100 IPS). La plage ISO s’étend de 100 à 12 800 selon le fabricant, ce qui laisse à penser qu’il peut être polyvalent avec peu de luminosité.

Pour un usage en plein jour, les résultats sont franchement très très bien.

Autonomie : le point faible

L’autonomie est probablement le principal point faible de l’appareil. Sur le papier, on pourrait souhaiter mieux. En pratique, cela ne m’a pas posé de problème. Mes séquences n’ont jamais dépassé trois à quatre minutes : j’activais un mode et lançais le drone… il revenait et je le rangeais. Comptez environ 15 minutes en vol en tout sur une charge.

DJI Neo 2 bag - Mon avis sur le DJI Neo 2 : compact, simple et efficace pour les vacances

Pour le voyage, j’avais prévu une seconde batterie et une boîte de rangement. L’ensemble tenait sans problème dans mon sac Eastpak, à côté d’autres affaires. J’avais également prévu une batterie externe pour recharger (au cas où), mais je n’en ai pas eu besoin.

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Attention au vent

Sur le terrain (que ce soit sur l’Etna ou en bord de mer), je n’ai rencontré aucun souci lié au vent. Mais il a des limites ! Selon le fabricant, sa résistance maximale est de 10,7 m/s (force 5 sur l’échelle de Beaufort).

En synthèse

Non, je n’ai pas prévu de devenir influenceur spécialisé dans les drones. Cet achat répond à un usage simple et efficace. Oui, c’est un gadget. Non, ce n’est pas un outil professionnel. Et non, il ne remplacera jamais un drone haut de gamme. En revanche, il coche toutes les cases pour un usage grand public : léger, simple, rapide à prendre en main, avec une qualité photo et vidéo très satisfaisante pour ce segment de prix.

Il démonte une caméra gimbal de drone Shahed-136 récupéré en Ukraine

Un chercheur du nom de Michel a mis la main sur une caméra de surveillance issue d'un drone Shahed-136 abattu en Ukraine, et il en a fait un démontage très complet.

Le Shahed-136, ce drone iranien que la Russie a adopté massivement et qu'elle modifie au fil des mois avec des charges utiles supplémentaires, embarque ici une caméra thermique pour les missions de nuit, montée sur un gimbal motorisé, le tout dans un boîtier qui tient dans la main.

Ce qui frappe quand on regarde l'intérieur, c'est l'origine des pièces. Vous avez deux cartes basées sur un FPGA Artix-7, plus un SoC Hi3519 qui s'occupe du flux vidéo. Le Hi3519, c'est un composant chinois qu'on trouve sans peine sur AliExpress et qui équipe une bonne partie des caméras IP grand public.

Ajoutez à ça une carte d'alimentation commerciale, une carte relais classique, un télémètre, et vous avez un assemblage qui ressemble plus à un projet maker qu'à du matériel militaire.

Côté gimbal, le constat est encore plus parlant : la majorité des composants sont occidentaux. Les marquages laser ont été soigneusement grattés ou poncés pour effacer la traçabilité, mais les pièces restent identifiables au format.

C'est cohérent avec ce qu'on voit depuis le début du conflit, avec ces drones russes bourrés de puces Texas Instruments, Analog Devices, STMicroelectronics ou Infineon censées ne jamais finir dans une arme.

Ce qui est fou dans cette histoire, c'est le contraste avec les missiles russes plus haut de gamme, où les ingénieurs partent de circuits sur mesure et de composants militarisés. Ici c'est plus simple. Du dev board reconverti et du off-the-shelf, sans doute parce que produire un Shahed à 50 000 dollars la pièce ça oblige à raboter partout, et que personne ne va concevoir une carte custom pour un drone qui se crashe par définition.

Source : Hackaday

DroneAware Node - Détecter les drones avec un Raspberry Pi

Il a zoné au-dessus de votre jardin durant 3 minutes la semaine dernière. Vous l'avez entendu, vous avez levé la tête, mais trop tard ! Encore un putain de drone. Mais lequel ? Et surtout, qui le pilotait ?

Alors voilà un projet qui tente de répondre à ces questions pour le prix d'un week-end entre potes ! DroneAware Node , c'est une station de détection de drones à bricoler soi-même à base de Raspberry Pi. Il vous faut un Pi, 2 dongles USB, une microSD, et vous avez un truc qui écoute les signaux Remote ID autour de chez vous. Son créateur, DroneAwareDan, annonce une portée allant jusqu'à 8 km, mais en conditions idéales, au-dessus de l'eau et avec de grosses antennes. Dans la vraie vie, tablez plutôt sur 1 à 2 km selon le bruit radio du quartier et la qualité des antennes.

Le principe est assez malin. La FAA a imposé le standard Remote ID aux opérateurs américains à partir de septembre 2023 (les constructeurs devaient être prêts un an plus tôt). Et l'EASA a suivi côté européen avec une obligation au 1er janvier 2024. Concrètement, la plupart des drones grand public (au-dessus de 250 g ou classés C1 à C3 en Europe) doivent obligatoirement émettre en continu une sorte de plaque d'immatriculation radio qui balance l'ID de l'appareil, sa position et généralement un point de décollage. Et DroneAware capte ces signaux en Bluetooth Low Energy et en WiFi 2,4 GHz sans rien émettre lui-même, donc du listening purement passif.

Je vois que vous kiffez alors je continue... ^^

Côté matos, faut donc prévoir comme je vous le disais un Raspberry Pi (1 Go de RAM suffit, 2 Go recommandés), un dongle Bluetooth USB un peu costaud (du genre le Sena UD100 avec son chipset CSR qui fait bien le taf), un dongle WiFi qui supporte le mode moniteur en dual-band 2,4 et 5 GHz (comme l'Alfa AWUS036ACM qui coche toutes les cases), une microSD de 16 Go et un chargeur 5V/3A. Les détails exacts des antennes resteront à votre bon vouloir, parce que les "massive antennas" montrées sur les photos du projet font une grosse différence sur la réception. Par exemple une antenne omnidirectionnelle 9 dBi gagne facilement un kilomètre de portée sur install normale.

Concrètement, on flashe d'abord une distrib Raspberry Pi OS Lite sur la microSD, ensuite on branche les deux dongles, et après on lance le script d'install qui configure les interfaces Bluetooth et WiFi en mode moniteur. Et hop, ça tourne. Vos détections remontent alors sur droneaware.io , une plateforme collaborative qui agrège les données des nodes pour former une carte temps réel. Plus il y a de stations, mieux le maillage couvre la zone.

Sauf que... et là c'est le bémol, certains drones plus anciens n'émettent rien du tout tant que leur constructeur n'aura pas poussé une mise à jour Remote ID. Donc votre voisin avec son vieux Mavic Pro de 2016 qui vient vous mater en slip peut très bien rester invisible (à moins qu'il ait collé dessus un module Remote ID... ça coûte dans les 100 balles, et ça rend un drone ancien détectable mais qui fait ça ???). Et si vous partez sur une clé WiFi monobande 2,4 GHz seulement, vous raterez les drones modernes qui émettent en WiFi 5 GHz, raison pour laquelle un adaptateur dual-band évite cet angle mort.

Je trouve que l'approche est assez cool car on n'émet rien, on écoute juste ce que les drones sont déjà obligés de gueuler en clair sur les ondes, et on remet un peu de visibilité du côté du citoyen. Pas mal, non ? D'ailleurs, si vous aimez ce genre de bidouille RF sur Raspberry Pi, j'avais déjà couvert un système de vidéo-surveillance DIY et une caméra de chasse sur Pi qui jouent dans le même registre.

Bref, le code est sur GitHub, et le réseau commence à se densifier. À tester si vous êtes curieux de savoir ce qui survole votre terrain !

Source : Hackster

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