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Il arrive à lire un LaserDisc avec un simple microscope

Shelby Jueden, un passionné de tech rétro qui anime la chaîne YouTube Tech Tangents, vient de montrer qu'un simple microscope numérique permet de distinguer le contenu vidéo gravé sur un LaserDisc. L'encodage analogique du format rend les données directement visibles sous grossissement, alors que ça ne fonctionne pas du tout avec un CD.

Mais comment ça marche ?

Pour les plus jeunes d'entre vous, un petit rappel s'impose. Le LaserDisc est un format vidéo analogique commercialisé dès la fin des années 1970, bien avant le DVD ou le Blu-ray. 

Contrairement au CD qui stocke ses données en binaire, le LaserDisc encode lui le signal vidéo sous forme de variations dans la longueur des creux gravés sur une couche d'aluminium. Cette particularité produit un léger effet de diffraction qui est en fait visible sous grossissement.

Jueden a utilisé un microscope numérique Andonstar AD246S-P pour examiner la surface de plusieurs disques. Sur un LaserDisc en mode CAV, chaque tour du disque correspond à une image complète.

En comparant les pistes côte à côte, on distingue les variations d'une même ligne vidéo image après image. Et les éléments qui défilent verticalement à l'écran, comme un générique de fin, deviennent reconnaissables sous le microscope.

Du texte lisible sur la surface du disque

La démonstration la plus étonnant a été faite avec le film True Grit. Les crédits de fin, qui scrollent verticalement, apparaissent sous la forme de texte, qui est carrément lisible, directement sur la surface du disque.

Alors bien sûr on ne va pas s'emballer, le microscope ne permet pas de visualiser complètement une image en couleur par exemple, mais la structure analogique est suffisante pour parvenir à distinguer quelque formes et lettres.

Pour ne pas mourir idiot, Jueden a aussi tenté la même expérience avec un CD, mais cette fois rien de lisible. Les données numériques se présentent sous forme de structures répétitives, sans aucune information visuelle exploitable.

Un format oublié mais pas sans qualités

Le LaserDisc n'a jamais vraiment percé. Il a été lancé en 1978 aux États-Unis sous le nom DiscoVision, le format avec ses disques de 30 cm de diamètre n'a pas fait le poids face au VHS, puis face au DVD. Les disques coûtaient cher, n'étaient pas enregistrables, et les lecteurs ne se sont jamais imposés dans les foyers.

Pioneer, dernier fabricant en lice, a arrêté la production en janvier 2009 avec une ultime série de 3 000 appareils. Le format avait quand même ses atouts : premier support optique grand public, son numérique ajouté dès le milieu des années 1980, et une image souvent bien meilleure que le VHS.

Bon en tous cas c'est carrément classe comme démonstration. Là où un CD ou un Blu-ray ne montrent strictement rien d'intéressant sous un microscope, le LaserDisc laisse apparaître ses images gravées dans la matière, sans aucun décodage électronique, et c'est quand même bien rigolo.

Source : The Register

25 ans de catch WCW verrouillé par un DRM en carton

C'est fou hein, mais un CD-ROM de catch sorti en 1999 a gardé ses vidéos sous DRM durant 25 piges et tout ça juste parce que le serveur qui filait les clés de déchiffrement a disparu. Du coup personne pouvait plus rien lire.

Jusqu'à maintenant.

Le WCW Internet Powerdisk, c'était un disque promo glissé dans le magazine WCW. 61 clips vidéo de catch dessus, des matchs Hogan vs Goldberg, des profils de Sting, des intros Monday Nitro... le tout en MPEG-1 à 320x240, 30 fps, et audio MP2 mono à 64 kbps. Pour lire ces vidéos, fallait passer par UlPlayer.exe qui allait chercher une clé sur un serveur distant. Et quand le serveur a disparu vers 2000, 51 minutes de contenu sont devenues inaccessibles. Du jour au lendemain. Verrouillé pour TOUJOURS... enfin presque.

Car un dev a décidé de s'attaquer au problème en analysant le programme de chiffrement utilisé à l'époque. Et le chiffrement PAVENCRYPT (oui c'est son petit nom), c'est juste une clé qui boucle sur chaque octet du fichier. Chaque fichier a sa propre clé, mais on est clairement sur du niveau exercice de première année en crypto, dans l'esprit du ROT13.

Et comme les fichiers MPEG-1 ont une structure connue, il suffit de regarder la fin du fichier chiffré pour deviner la clé. Un simple calcul, quelques secondes, et c'est plié. Sauf si le fichier est corrompu (là bon courage).

Résultat, 61 fichiers sur 61 récupérés ! 51 minutes de catch WCW avec des matchs, des promos, des segments scénarisés... tout ça converti en H.264 et mis en ligne sur l' Internet Archive . Le déchiffreur est en Python mais attention par contre, ça ne marche que sur les fichiers .PAV au format PAVENCRYPT, et pas sur n'importe quel chiffrement des années 90 ^^.

D'ailleurs, ce genre de DRM propriétaire des années 90, c'était monnaie courante. Y'a tout un tas de vieux contenus numériques qui pourrissent derrière des verrous obsolètes . Ici la protection a survécu plus longtemps que l'entreprise qui l'a fabriquée, qui a purement et simplement disparu.

Après, le chiffrement était tellement basique que c'est pas non plus un exploit de DINGUE. N'importe qui avec Python et des notions de crypto aurait pu faire pareil, sauf que personne n'avait essayé, donc voila, bravo !!

Comme quoi, un DRM n'a pas besoin d'être costaud pour bloquer du contenu pendant un quart de siècle. Suffit que personne ne s'y intéresse.

AnsiSaver - L'art ANSI des BBS en screensaver macOS

Si vous êtes pété de thunes, vous avez forcément un Mac. Mais surtout, vous avez un écran de veille par défaut qui vous file le cafard... Mais c'était sans compter sur AnsiSaver qui est un écran de veille capable de piocher dans les archives de 16colo.rs , la plus grosse collection d'art ANSI au monde, et qui fait défiler tout ça sur votre écran à 60 fps ! Like a boss !

Pour ceux qui débarquent, l'art ANSI c'est ces dessins réalisés caractère par caractère qu'on affiche dans les BBS (les serveurs communautaires d'avant Internet, en gros). Des artistes passaient des heures à composer des fresques en utilisant les 256 caractères du jeu CP437 ... et le résultat est souvent bluffant. Des logos, des paysages, de la typographie, le tout en mode texte UNIQUEMENT. Y'a même eu des groupes mythiques comme ACiD, iCE ou Blocktronics qui ont marqué le truc à l'époque !

En fait, AnsiSaver récupère ces packs directement depuis 16colo.rs, les met en cache dans ~/Library/Caches/AnsiSaver/ et les affiche via libansilove, une lib C spécialisée dans le rendu CP437. Le tout animé par Core Animation, ce qui est vraiment pas mal du tout pour un screensaver !

Côté options, même si j'ai pas réussi à y accéder (??), vous avez le choix entre 3 modes d'affichage. Le défilement vers le haut, le défilement vers le bas (qui empilent les œuvres et scrollent à l'infini) et le mode fondu enchaîné entre chaque pièce. La vitesse de défilement se règle de 10 à 200 pixels par seconde, et ça supporte les écrans Retina.

Le truc sympa c'est que vous pouvez aussi balancer vos propres fichiers puisque AnsiSaver supporte les .ANS, .ICE, .ASC, .BIN, .XB, .PCB et .ADF... du coup si vous avez une collection perso qui traîne sur un vieux disque dur (ça arrive), ou que vous aimez digger Archive.org, vous faites pointer vers le dossier et c'est réglé.

Pour l'install, c'est hyper simple. Vous téléchargez le .saver depuis les releases GitHub , vous double-cliquez et macOS l'ajoute aux Réglages Système.

Attention, le binaire n'est pas signé, du coup il faudra faire un tour dans Réglages > Confidentialité et sécurité pour l'autoriser au premier lancement. Si ça ne marche pas du premier coup, relancez les Réglages Système. Ça fonctionne sur macOS Sequoia minimum (15.0+) et ça tourne aussi bien sur Apple Silicon que sur Intel.

Si vous cherchez d'autres façons de pimper votre terminal avec des screensavers en mode rétro, y'a de quoi faire. Et si vous êtes plutôt nostalgie CRT et phosphore vert ... pareil.

En multi écran chez moi, ça passe pas partout mais sur MacBook Air, ça a CARRÉMENT de la gueule !

80 ans d'ordinateurs résumés en 1 vidéo

Je connaissais pas la chaine YouTube Branch Education, et je suis content d'être tombé là dessus parce qu'il ont eu une idée un peu dingue qui devrait vous plaire. En fait, ils ont démonté physiquement plus de 60 ordinateurs, consoles et smartphones, dessoudé les puces des cartes mères, pris des centaines de photos, et tout reconstruit en modèles 3D... ou plutôt, en reproductions ultra-détaillées. Et comme résultat, ils ont sorti une vidéo de 33 minutes qui retrace 80 ans d'évolution informatique... et vous allez voir, c'est plutôt classe.

En fait, quand je dis "modèles 3D", je vous parle pas de schémas vaguement animés... Non, chaque machine a été modélisée, de l'ENIAC de 1945 jusqu'à la Nintendo Switch et pour les plus récentes, comme je vous le disais, l'équipe a carrément dessoudé les composants pour voir l'intérieur des puces.

La vidéo utilise d'ailleurs une analogie bien trouvée pour visualiser la puissance de calcul : les briques LEGO. En fait, c'est tout bête... un calcul par seconde c'est une brique 2×4.

Du coup l'ENIAC et ses 5 000 opérations par seconde, ça donne un petit cube de rien du tout, la Super Nintendo et ses 1,8 million d'instructions c'est un cube qui remplit une pièce entière et le premier iPhone c'est un cube de la taille d'un immeuble de 2 étages. Quand aux cartes graphiques actuelles avec leurs téraflops... on sort carrément du cadre !

L'ENIAC

Si vous aimez les briques LEGO et l'informatique , vous allez être servis.

Le truc génial, c'est que la vidéo ne se contente pas de lister des ordis avec leurs specs. En fait, elle découpe l'Histoire de l'informatique en 8 "âges" distincts, chacun avec ses propres avancées. Et ce que vous voyez ici, c'est la première partie qui couvre les trois premiers : la "transistorisation" (adieu les 17 000 tubes à vide de l'ENIAC), le packaging des transistors avec IBM et les circuits intégrés, et l'arrivée des premiers processeurs.

Parce que l'évolution des ordinateurs, c'est PAS juste la loi de Moore. Entre la Super Nintendo et la Switch, y'a 26 ans d'écart et les transistors ont été multipliés par 80 000... Mais la puissance de calcul c'est par 1,4 MILLION qu'elle a été multipliée !!

La vidéo explique aussi comment les géants de chaque époque finissent par se faire dépasser... IBM contrôlait 70% du marché dans les années 60-70... Intel qui a raté le virage du mobile dans les années 2010...etc. Le piège, c'est qu'à chaque nouvel "âge", les règles changent et ceux qui ne s'adaptent pas se font bouffer.

Perso, je trouve le passage sur l'ENIAC assez ouf. 30 tonnes de machine, 17 000 tubes à vide, et quand l'un d'eux claquait (et ça arrivait souvent), fallait retrouver lequel dans une salle entière de racks. Les transistors étaient finalement plus fiables... sauf que quand y en avait un de mort, bonne chance aussi pour le trouver.

La vidéo est en anglais, mais les sous-titres traduits automatiquement en français sont dispo. D'autres épisodes couvriront les 5 âges suivants, jusqu'aux processeurs IA donc abonnez vous à leur chaine (j'ai pas d'actions en bourse chez eux...). Si vous êtes du genre nostalgique de la tech d'antan , vous allez adorer !

Merci à Lorenper pour le partage !

Dwitter Beta - Le creative coding en 140 caractères

C'est fou ce qu'on peut faire avec trois bouts de ficelle et un peu de jugeote. Ou plutôt, avec 140 caractères de JavaScript et un élément . Si vous ne connaissez pas encore Dwitter , c'est le moment de sortir de votre grotte les amis... surtout si vous aimez les challenges et le code !

Le concept c'est que vous avez une fonction u(t)t est le temps qui passe, et vous devez pondre un truc visuellement bluffant sans dépasser la taille d'un tweet (époque pré-Elon, le fameux 140 caractères). Et là, c'est la claque car les mecs qui participent à ce défi arrivent à caser des univers entiers, des forêts en parallaxe ou des simulations de colonies de fourmis dans un mouchoir de poche.

Et c'est du code pur jus, généré en temps réel par votre propre navigateur. J'ai d'ailleurs testé le fameux "Ants!" et on sent que KilledByAPixel (le boss final du site) a poussé l'optimisation dans ses derniers retranchements avec des astuces de sagouin comme eval(unescape(escape...)).

Dwitter, c'est né en 2016 lors de la demoparty Solskogen où son créateur lionleaf a d'ailleurs remporté la Wild Compo. Le projet est totalement open source (disponible sur GitHub pour les curieux) et la communauté est super active sur Discord.

En jetant un oeil au top de l'année sur la version Beta (beta.dwitter.net), on tombe sur des perles comme "Solar Orbit" qui vous colle un système planétaire en quelques octets :

Ou encore ce genre de forêts qui défile en parallaxe :

Le plus cool, c'est que tout est lisible et modifiable en direct. Vous voyez un truc qui vous plaît ? Hop, vous cliquez sur le code, vous changez une variable au pif et vous regardez le chaos s'installer. C'est l'école du partage version demoscene mais évitez quand même d'ouvrir 50 onglets en même temps si votre CPU date un peu, car certains shaders déguisés en JS peuvent être assez violents.

Bref, si vous avez 5 minutes à perdre (ou 2 heures, je vous connais), allez faire un tour sur le site. Ça vide la tête, ça pique un peu les yeux parfois, mais ça redonne foi en la créativité humaine !

Amusez-vous bien !

Street Fighter II - Une faute d'orthographe corrigée grâce au mollet de Guile

Street Fighter II, c'est dans l'esprit de la plupart d'entre nous, 1991, les salles d'arcade qui puent la clope et les pièces de 10 francs qui s'enchaînent... et surtout un écran-titre qui affiche "WORLD WARRIER" au lieu de "WORLD WARRIOR". Ouais, y'avait une coquille dans le titre d'un des jeux de baston les plus légendaires de l'univers et personne ne l'a jamais su !

Magnifique hein ?

Le problème, c'est que sur les bornes d'arcade Capcom CPS1, les graphismes sont gravés dans des puces ROM. Du vrai read-only qu'on grave une bonne fois pour toutes et qu'on ne touche PLUS après. Et en 1991, les puces ROM coûtaient un bras et les délais de production étaient assez dingues... Donc impossible pour Capcom de faire regraver quoi que ce soit même pour une malheureuse lettre.

Nous sommes donc toujours en 1991, à 3 jours de la deadline pour livrer le code ROM (la seule puce encore modifiable à ce stade) et quelqu'un se rend compte du bug.

Horreur malheur ! C'est la panique et tout le monde se met à réfléchir à une solution... Quand soudain, un hack digne des plus belles bidouilles émerge de ces cerveaux endoloris par tant de travail.

Il faut savoir que sur le CPS1, chaque graphisme est découpé en "tiles" c'est à dire des petits carrés de 8×8 pixels. Et le truc important, c'est que chaque tile ne contient pas une lettre entière mais un BOUT de lettre. Le logo "WORLD WARRIOR", c'est en fait une mosaïque de 16 tiles collées les unes aux autres, et chaque carreau contient des fragments des lettres voisines. Impossible donc de toucher à ces carreaux une fois gravés dans la ROM graphique... Mais la table qui dit "colle CE carreau ICI avec CETTE palette de couleurs"... ça, c'était encore modifiable dans la ROM code.

Le hic c'est qu'il fallait composer avec les tiles existantes car pas moyen d'en créer de nouvelles !

Du coup, l'équipe s'est mise à passer au crible les centaines de tiles déjà gravées dans la ROM, une par une, pour trouver des morceaux compatibles avec les bonnes lettres. Et bonne nouvelle... pour certaines tiles, ils ont trouvé des équivalents dans le mot "WORLD" sur l'écran-titre. Et en réarrangeant le puzzle, ils ont réussi à afficher presque tout "WARRIOR" correctement. Presque. Parce que le "i", lui, ressemblait maintenant à un "L" minuscule... il manquait le point mes amis !!

Et c'est là que ça devient du grand art car pour dessiner ce petit point, il leur fallait un carreau avec quasi rien dessus. Ils ont fini par repérer la tile 0x96 dans la ROM... un carré de 8×8 avec UN SEUL pixel allumé dans le coin bas gauche. Ce pixel appartient en fait au mollet de Guile. Ni plus ni moins.

En changeant sa palette (exit la teinte vert kaki, bonjour la couleur du logo), ils l'ont ensuite collé 3 fois au bon endroit pour dessiner le point du "I". Et personne n'a finalement rien capté pendant des DÉCENNIES.

Hé voilà comment, si vous avez joué à Street Fighter II en arcade dans les années 90, vous aviez littéralement un bout de la jambe de Guile planqué dans l'écran-titre sans le savoir. Magnifique non ?

C'est Fabien Sanglard qui a déterré toute cette histoire il y a quelques années, en analysant le code source du CPS1, aidé d'une interview d'Akira Nishitani (un des créateurs du jeu) datant de 1991.

C'est le genre de bidouille qu'on ne fait plus aujourd'hui avec les mises à jour en ligne mais à l'époque, quand la ROM était gravée, c'était FINITO donc fallait se débrouiller avec ce qu'on avait sous la main quand y'avait un souci.

TempleOS dans votre navigateur - L'OS de Dieu tourne maintenant en WebAssembly

Vous vous souvenez de TempleOS , ce système d'exploitation complètement barré créé par Terry Davis ? Mais siiiii, cet OS que Dieu lui aurait commandé de développer, avec sa résolution unique de 640x480 en 16 couleurs et son langage de programmation maison, le HolyC. Hé bien maintenant, vous pouvez l'essayer directement dans votre navigateur sans rien installer.

L'interface mythique de TempleOS, avec ses 16 couleurs et son style unique ( Source )

Un développeur a en effet mis au point TempleOS WASM , une version de l'OS qui tourne entièrement en WebAssembly. Vous allez sur le site, vous attendez quelques secondes que la machine virtuelle 64-bit s'initialise, et hop, vous voilà plongé dans l'univers mystique de Terry Davis. Pas besoin de télécharger une ISO ou de configurer une VM, tout se passe dans un onglet.

Pour ceux qui débarquent, TempleOS c'est 10 ans de développement par un homme diagnostiqué schizophrène qui affirmait recevoir des instructions divines pour créer le "temple officiel de Dieu" sous forme numérique. Le résultat est un OS minimaliste de 80 000 lignes de code, sans réseau (pour éviter les malwares impurs), conçu pour être aussi simple qu'un Commodore 64 mais avec une architecture 64-bit. D'ailleurs, pour ceux qui se demandent, TempleOS n'a jamais eu de navigateur web intégré, car Dieu n'aime pas le tracking (ou plus probablement parce que la pile TCP/IP n'était pas au programme divin).

Aiwnios permet de faire tourner le HolyC même en mode texte ( Source )

Le truc cool avec cette version navigateur, c'est qu'elle repose sur Aiwnios, un émulateur et runtime HolyC qui a été porté en WebAssembly. Du coup, vous pouvez explorer l'interface, tester le langage HolyC, ou jouer avec les démos audio/vidéo calculées en temps réel. Et si vous n'êtes pas très croyant, sachez qu'il existe aussi Shrine OS , un clone pour les hérétiques qui apporte même le support de TCP/IP pour les plus aventureux d'entre vous.

Terry Davis nous a quittés en 2018, mais son œuvre continue de fasciner les geeks du monde entier. Entre le génie technique indéniable et la dimension mystique délirante, TempleOS reste un des projets les plus singuliers de l'histoire du code. Et grâce au WebAssembly, on peut désormais y jeter un oeil en deux clics depuis n'importe quel navigateur moderne (puisque maintenant, tout le monde supporte le Wasm).

Bref, si vous êtes curieux de voir à quoi ressemble un OS conçu selon les spécifications divines, c'est le moment d'aller faire un tour. Au pire vous aurez découvert un projet hors normes, au mieux vous aurez appris trois mots de HolyC...

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