J’espère que vous allez bien. Je tente de reprendre une bonne habitude en remettant l’édito au milieu du mois (voir l’édito précédent).
Le site a subi plusieurs petites attaques récemment, ce qui a pu entraîner quelques ralentissements côté visiteurs. Je vous prie de m’en excuser. Le Forum des NAS a été davantage touché puisqu’il a été lent très pendant plusieurs heures le 3 juin, voire inaccessible. Infomaniak travaille toujours à comprendre précisément ce qui s’est passé. Je vous en reparlerai prochainement…
Concernant les tests, je finalise actuellement la rédaction d’un article consacré à un boîtier Minisforum. Une première sur Cachem et j’espère pouvoir le publier avant la fin du mois. Un NAS TerraMaster compatible TOS 7.0 vient également d’arriver à la rédaction.
Du côté des séries TV, j’ai regardé la saison 2 de Furies et j’avoue avoir été un peu déçu. Certes c’est un jolie série française, dynamique, bien rythmée, mais elle manque parfois de crédibilité. J’ai également commencé la série anglaise Ludwig, sortie en 2024. C’est plutôt une bonne surprise, même si l’intrigue reste assez linéaire et répétitive par moments. Dommage… Je pense que la prochaine série sera la saison 2 de Your Friends and Neighbours (vrais voisins, faux amis en français). Si vous avez des recommandations à partager, n’hésitez surtout pas à les partager en commentaire !
Synology vient de mettre en ligne DSM 7.4. Il s’agit d’une mise à jour importante de son système pour NAS sur 3 axes majeurs : un assistant IA intégré directement dans l’interface DSM, des outils de collaboration d’entreprise entièrement hébergés en local et une nouvelle couche d’efficacité du stockage par déduplication et compression post-traitement. Le journal des modifications révèle également d’autres informations importantes…
Synology DSM 7.4
Aussi tôt présenté lors du Computex 2026 (pas de phase Beta), le fabricant met à disposition de tous DSM 7.4.
DSM Agent : l’IA qui conseille depuis l’intérieur
La nouveauté la plus structurante de DSM 7.4 est sans doute DSM Agent. Il s’agit d’un assistant IA intégré nativement dans DSM, à travers un paquet. Vous n’êtes en aucun cas obligé d’installer le paquet. Pas de paquet, pas d’IA… Son rôle est de fournir des recommandations adaptées à la situation en cours (configuration, dépannage, gestion proactive) sans avoir besoin de quitter le système ni de consulter une documentation externe.
C’est une approche différente des intégrations IA qu’on voit chez la concurrence… Ici, l’assistant est ancré dans l’environnement DSM et réagit au contexte de l’utilisateur. Pour les administrateurs non experts ou les petites structures sans DSI, c’est une aide concrète pour franchir le seuil de la configuration avancée.
La chose curieuse, c’est que le paquet DSM Agent 1.0 n’est accessible qu’en version Beta. En effet, il faut ouvrir le Centre de paquet, puis cliquez sur le bouton Paramètres et enfin dans l’onglet Général (tout en bas) cochez la case Oui, je veux voir les versions bêta ! afin de pouvoir le télécharger.
Attention, il s’agit de l’IA de Synology hébergé chez le fabricant : « En utilisant notre AI Advisor, vous consentez à ce que Synology collecte et traite votre conversation ».
Synology annonce déjà une future version DSM Agent 2.0, qui ira plus loin avec des workflows agentiques : surveillance de la santé système, vérification des sauvegardes, édition de documents, automatisation de tâches complexes… le tout pilotable en langage naturel à travers l’ensemble de l’écosystème Synology. Pas de date précise pour cette évolution, mais la direction est claire.
ChatPlus et Meet : la suite collaborative 100% on-premise
Synology annonce également les bêtas ouvertes de ChatPlus et Meet… Curieusement, nous n’y avons pas encore accès. Il s’agit de 2 outils de communication orientés entreprise. ChatPlus est une messagerie d’équipe avec gestion fine des permissions et Meet est une solution de visioconférence. Ils sont conçus pour fonctionner entièrement en local, sans dépendance à un Cloud tiers.
Meet intègre une traduction en temps réel alimentée par l’IA, une fonctionnalité utile pour les équipes multisites ou multinationales qui cherchent à collaborer sans sacrifier la souveraineté de leurs données (contrairement à Teams ou Slack).
Synology Drive bénéficie également d’une mise à jour avec l’ajout de la recherche IA, réservée aux systèmes équipés d’un GPU compatible. La recherche devient sémantique : on décrit ce qu’on cherche en langage naturel, et le moteur remonte les fichiers correspondants (y compris en reconnaissant le contenu des images et des documents). Une fonctionnalité qui restera réservée aux configurations haut de gamme pour l’instant.
Déduplication et compression post-traitement… sous conditions
La troisième brique de DSM 7.4 concerne l’efficacité du stockage pour les volumes (disque dur). Synology introduit la déduplication et la compression post-traitement, 2 mécanismes permettant de réduire l’espace occupé sur le disque en éliminant les blocs redondants et en compressant les données après leur écriture. Pas mal, non ?
Les opérations sont planifiables (la nuit par exemple) pour ne pas impacter les performances du système. Cependant, cette fonctionnalité est exclusivement compatible avec les disques durs Synology. Les utilisateurs équipés de disques tiers ne pourront pas en bénéficier.
Mais aussi…
Côté améliorations, DSM 7.4 affiche désormais les méthodes d’authentification SMB supportées lors de la jonction à un serveur LDAP (NTLM, CIFS plaintext, Kerberos) et ajoute l’affichage des informations GPU dans l’Info Center.
Côté correctifs, la mise à jour règle plusieurs problèmes : une boucle de redirection infinie en configuration SSO, des échecs d’authentification avec des noms d’utilisateur contenant des caractères spéciaux, un dysfonctionnement du Link Aggregation 802.3ad apparu avec DSM 7.3, des accès réseau externes persistants après suppression des passerelles et des failles de sécurité dont CVE-2023-43115 (Ghostscript).
À noter également la mise à jour de plusieurs paquets comme PHP 8.2, Antivirus Essential, Node.js, High Availability… et PHP 8.1, Mail Station et Synology Mail Server ne sont plus supportés à partir de cette version.
Le noyau Linux reste en version 4.4 et Docker en version 24.0.2.
Modèles concernés et fins de vie
DSM 7.4 est la dernière version supportée pour un grand nombre de modèles comme les DS918+, DS718+, DS218+, DS1819+, DS2419+, RS2418+ (ainsi que les plus anciens modèles). A noter que les modèles de la série 16 sont encore compatibles avec cette nouvelle version… contrairement à l’annonce qui avait été faite avec DSM 7.3.
DSM 7.4 est disponible depuis la page téléchargement du site officiel ou directement le site archive. Le fichier pèse environ 400 Mo et compter environ 10 minutes pour l’installation avec redémarrage.
Cette nouvelle version apporte DSM Agent (assistant IA contextuel), les bêtas de ChatPlus et Meet (collaboration on-premise avec traduction IA), la recherche sémantique dans Synology Drive (GPU requis) et la déduplication/compression post-traitement (disques Synology uniquement).
Alors qu’ils ne sont pas encore officiellement annoncés en Europe, il est déjà possible d’en savoir plus sur les prochains NAS rack RS826+ et RS826RP+ au format 1U. En effet, sur la version taïwanaise du site officiel de Synology, toutes les informations sont déjà disponibles, visuels inclus. Voici ce que l’on sait sur ces 2 nouveaux modèles…
Synology RS826+ et RS826RP+
Les Synology RS826+ et RS826RP+ viennent remplacer les RS822+ et RS822RP+. Les boîtiers disposent de 4 emplacements en façade, compatibles avec des disques durs 3,5 pouces ou des SSD. Il est possible d’ajouter 4 emplacements supplémentaires via une unité d’expansion compatible (la RX426, pas encore annoncée officiellement). Les 2 NAS sont animés par un processeur AMD Ryzen V1500B (le même que les modèles de 2020) épaulé par 4 Go de RAM DDR4 ECC, extensible jusqu’à 32. Pour rappel, le modèle RS826RP+ dispose d’une double alimentation.
On est donc exactement sur la même architecture processeur que la génération précédente, sans aucune évolution de ce côté.
Connectique
Du côté des interfaces, les RS826+ et RS826RP+ disposent chacun de :
4 ports réseau 1 Gb/s en RJ45 ;
2 ports USB 3.0 ;
1 port USB Type-C dédié à l’unité d’expansion.
On notera également la présence d’un emplacement PCIe Gen3 x8 et c’est tout… Force est de constater que la connectique est elle aussi quasi identique à la génération précédente. Il est difficile de comprendre qu’en 4 ans, Synology propose une fiche technique aussi similaire, surtout au regard de ce que propose la concurrence. La seule évolution reste le port d’expansion, qui passe de l’eSATA à l’USB-C.
Prix et disponibilité
Ces nouveaux boîtiers sont en tout point identiques à la génération précédente, à l’exception du connecteur arrière dédié à l’unité d’expansion. On peut légitimement s’interroger sur les choix stratégiques de Synology avec ces nouveaux produits.
Comme indiqué en introduction, ces modèles ne sont pas encore officiellement lancés en Europe. Ce n’est qu’une question de jours. Concernant les tarifs, il est encore trop tôt pour se prononcer.
Si comme moi vous vous intéressez à l’IA, vous avez probablement déjà testé des outils comme LM Studio, Ollama, llama.cpp, Stable Diffusion, etc. Quand on débute, c’est une jungle… et pour choisir le bon modèles, c’est encore pire ! On se retrouve vite submergé et la déception arrive rapidement. Les réponses tardent à s’afficher, arrivent incomplètes ou le modèle mouline pendant 15 minutes (sous un bruit de ventilateurs digne d’un décollage d’avion) pour finalement ne rien produire. Heureusement, quelques ressources permettent d’y voir plus clair…
Quels outils pour bien démarrer ?
L’IA en local, c’est avant tout une question de maîtrise (données, confidentialité voire de souveraineté), sans cloud, sans logs, sans conditions d’utilisation à rallonge. Pour un homelab, je vous recommande de commencer avec 2 outils éprouvés et gratuit : LM Studio et Ollama. Le choix des modèles reste une question à part entière. Certains sont plus performants sur des tâches de raisonnement, d’autres en codage, en rédaction, en santé, etc. Mais pour l’outillage de base, ces deux solutions couvrent l’essentiel.
LM Studio
LM Studio fonctionne sur ordinateur et capable d’exploiter à la fois la carte graphique et processeur. Il propose un large catalogue de modèle (Gemma, Qwen, GPT-OSS, Ministral…), mais il est possible d’en ajouter d’autres manuellement.
Il existe une application sur mobile qui se connecte sur votre ordinateur. Vous saisissez votre prompt depuis le téléphone, l’inférence s’exécute sur votre ordinateur et le résultat s’affiche directement sur l’écran de votre mobile.
Ollama
Nous avons déjà abordé Ollama dans le cadre de nos guides avec Open WebUI, qui en fait une solution très complète et bien adaptée à une infrastructure pour du homelab. Si vous ne l’avez pas encore mis en place, je vous renvoie vers notre article dédié.
C’est la question que je me suis posée le plus souvent. La réponse varie selon la machine utilisée : un NAS, un mini PC, un iMac ou une tour… Cela ne donnent pas les mêmes résultats avec les mêmes modèles. J’expérimente régulièrement de nouveaux modèles et dans la majorité de mes configurations, ce sont Gemma (Google) et Qwen (Alibaba) qui offrent le meilleur rapport performances/qualité.
Ce sont de grandes familles de modèles open source, chacune déclinée en plusieurs versions selon la taille et les capacités. Mais pour savoir ce qui tournera réellement sur votre machine, 2 sites sont devenus pour moi incontournables.
Can I Run AI locally ?
CanIRun.ai est une référence dans le domaine. Le principe, vous renseignez le processeur, la carte graphique et la quantité de mémoire de votre machine… et le site vous indique immédiatement quels modèles sont compatibles avec votre configuration : avec ou sans raisonnement, ainsi que le nombre de tokens par seconde estimé pour chacun.
Ce dernier point est important car plus ce chiffre est élevé, plus le modèle répondra vite sur votre matériel. C’est l’indicateur clé pour évaluer la fluidité d’utilisation avant même d’installer quoi que ce soit.
Le site propose également de nombreux filtres supplémentaires : type de tâche (codage, rédaction, raisonnement…), type de licence (open source, commerciale…), éditeur, score… C’est une vraie mine d’or pour comprendre pourquoi un modèle présenté comme compatible sur un forum ne fonctionne pas de la même façon sur votre machine, même si les configurations semblent similaires sur le papier. L’interface est claire et la prise en main quasi immédiate.
LLM Leaderboard
Là où CanIRun.ai se concentre sur le matériel, LLM Leaderboard se focalise sur la qualité des modèles eux-mêmes. L’approche est différente et complémentaire. Quel modèle choisir selon votre cas d’usage ? Écriture, raisonnement, codage, santé, finance, mathématiques, droit… les catégories sont nombreuses et les benchmarks précis.
Au moment de la rédaction de cet article, le site référence et classe plus de 315 modèles. On y retrouve des modèles connus, mais aussi des modèles plus controversés (comme Mythos). LLM Leaderboard est très utile pour affiner un choix une fois que vous savez ce qui est techniquement acceptable sur votre machine. Je vous recommande de sélectionner « small (<32B) » pour avoir uniquement les modèles capable de fonctionner sur un ordinateur grand public.
Utilisés ensemble, ces 2 outils forment un super combo. Le premier vous dit ce que vous pouvez faire tourner, l’autre vous dit ce que vaut chaque modèle. C’est le point de départ logique avant d’installer quoi que ce soit…
En synthèse
Entre la jungle des outils et celle des modèles, se lancer dans l’IA en local peut vite décourager. Mais avec LM Studio ou Ollama pour l’inférence, CanIRun.ai pour calibrer ses attentes selon son hardware et LLM Leaderboard pour choisir le bon modèle selon son usage, le tableau devient nettement plus lisible. Contrairement aux solutions Cloud, tout ces outils sont gratuits, hors ligne et vos données restent chez vous.
Et vous, est-ce que vous vous intéressé à l’IA en local ? N’hésitez pas à laisser un commentaire…
Quand vous utilisez une IA pour analyser un document, générer du code ou simplement discuter, le modèle doit conserver en mémoire tout ce qui a été échangé. Cette mémoire temporaire, appelée cache KV (Key-Value Cache), grossit à mesure que le contexte s’allonge. Le problème, c’est que plus une conversation ou un document est long, plus la consommation de mémoire augmente… Sur les grands modèles de langage (LLM), cela peut rapidement représenter plusieurs Go de RAM (ou de VRAM). Mais les choses évoluent…
TurboQuant, la solution miracle ?
Tether a publié en open source TurboQuant. Il ne s’agit pas d’une nouvelle IA, mais d’une technologie intégrée capable de réduire jusqu’à 5 fois le besoin de mémoire des LLM. La technique repose sur la quantification : les données en cache prennent moins de place, sans impact sur des capacités du modèle. Dans certains cas, un modèle nécessitant 20 Go de VRAM pourrait fonctionner avec seulement 4 Go et donc faciliter l’exécution de LLM en local : sur un PC, un téléphone, voire un NAS.
TurboQuant apporte également un gain de performances sur les contextes très longs. Tether annonce une accélération comprise entre 15% et 19% pour des fenêtres de contexte allant de 128 000 à 256 000 tokens. En revanche, sur les contextes plus courts, le gain reste marginal…
Google l’a déjà intégré… et les marchés ont tremblé
En avril, Google a annoncé l’intégration de TurboQuant dans Gemini et Gemma 4. L’impact a été immédiat ! Côté bourse, SK Hynix a immédiatement chuté de 6,2 % et Samsung Electronics de 4,8 %, entraînant l’indice KOSPI dans une baisse allant jusqu’à 3 % en séance. Aux États-Unis, Micron a perdu 3,4 %, SanDisk 3,5 %, Western Digital 1,63 % et Seagate 4 %.
Le message des marchés est simple : si les modèles d’IA consomment moins de RAM, la demande en modules mémoires pour DataCenters pourrait chuter. Les cours se sont depuis redressés…
Vers une IA décentralisée
Le PDG de Tether positionne TurboQuant dans une ambition plus large : réduire la dépendance aux Clouds. TurboQuant est intégré au SDK QVAC 0.12.0, qui inclut également la génération vidéo à partir de texte et des fonctions de contrôle robotique. Le package propose un pipeline de quantification complet, des adaptateurs pour les principaux frameworks d’inférence, des profils de déploiement prêts à l’emploi et une documentation développeur. La couche d’exécution repose sur QVAC Fabric, le moteur d’IA local de Tether lancé cette année.
En passant à l’open source, Tether cherche à fédérer une communauté de développeurs autour de sa plateforme et à abaisser la barrière d’entrée pour le déploiement de l’IA.
Gemma 4 QAT : une autre approche complémentaire
TurboQuant n’est pas la seule technique qui pousse dans cette direction. Google vient publier des variantes Gemma 4 QAT (Quantization-Aware Training), une approche différente mais complémentaire. Là où TurboQuant « compresse » la mémoire utilisée pendant l’inférence (le cache KV), la QAT réduit la taille des poids du modèle lui-même, en intégrant la compression directement dans la phase d’entraînement plutôt qu’après coup.
Le modèle apprend à rester précis malgré la compression, au lieu de la subir. Google annonce des performances proches du modèle original en bfloat16, avec une empreinte mémoire drastiquement réduite. Le plus petit modèle de la gamme, le Gemma 4 E2B (pour du texte uniquement), passe sous le 1 Go de RAM ce qui est plutôt bienvenu pour nos téléphones.
En synthèse
TurboQuant est une technologie qui permet aux modèles d’IA de consommer moins de mémoire lorsqu’ils traitent de grandes quantités d’informations, tout en améliorant les performances sur les longs contextes. Elle « compresse » les données temporairement stockées par l’IA afin qu’elles occupent moins d’espace en mémoire. Des approches comme la QAT de Google complètent cette évolution en réduisant la taille des modèles eux-mêmes :! Les 2 techniques sont cumulables et pointent dans la même direction.
Est-ce que la demande en mémoire va baisser ? Très probablement dans les Data Centers, où les besoins en VRAM par modèle pourraient se contracter significativement. À plus long terme, cela pourrait aussi détendre le marché grand public, où les pénuries ont fait grimper les prix des modules DDR5 et LPDDR5. À surveiller également, l’arrivée de CXMT (ChangXin Memory Technologies), fabricant chinois qui monte en puissance et pourrait peser sur les prix indépendamment de l’évolution des usages IA.
Asustor vient de déployer la mise à jour ADM 5.1.3.RI81 pour l’ensemble de sa gamme de NAS compatibles. Au menu, on retrouve un correctif de noyau Linux ciblant 3 vulnérabilités, ainsi que des mises à jour de plusieurs composants système. Voici ce qu’il faut savoir avant de lancer la mise à jour…
Asustor ADM 5.1.3
ADM 5.1.3.RI81 ne s’embarrasse pas de nouvelles fonctionnalités, c’est une version de maintenance avec un focus sécuritaire. Asustor colmate pas moins de 11 CVE répartis sur 5 composants différents. Pas de panique, mais il faut être vigilant… surtout si votre NAS est accessible depuis l’extérieur.
Les failles corrigées dans le détail
Noyau Linux, 3 CVE critiques :
Dirty Frag : une faille de fragmentation mémoire pouvant permettre une élévation de privilèges
Fragnesia : une autre vulnérabilité liée à la gestion de la mémoire au niveau noyau ;
ssh-keysign-pwn : celle-ci touche ssh-keysign, un composant impliqué dans l’authentification SSH par clé.
Si vous avez laissé SSH activé sur votre NAS, cette faille est une raison supplémentaire de faire la mise à jour immédiatement. Pour rappel, si SSH ne vous est pas utile au quotidien : désactivez-le.
Nginx 1.30.1, 5 CVE : La nouvelle version du serveur Web corrige 5 vulnérabilités d’un coup : CVE-2026-42945, CVE-2026-42946, CVE-2026-40701, CVE-2026-42934 et CVE-2026-40460 (avis AS-2026-010). Nginx étant au cœur de l’interface web d’ADM (et du reverse proxy), ces corrections sont essentielles.
Rsync 3.4.3, 4 CVE : Cette dernière version de l’outil de synchronisation vient corriger 4 vulnérabilités : CVE-2026-29518, CVE-2026-43617, CVE-2026-43618 et CVE-2024-12084. Si vous utilisez Rsync pour vos sauvegardes réseau ou vers un NAS distant, la mise à jour est d’autant plus importante.
Autres :
Exiv2 (bibliothèque de gestion des métadonnées d’images) est mis à jour (CVE-2025-26623)
ProFTPD (serveur FTP) vient corriger la vulnérabilité CVE-2024-48651
Quels modèles de NAS sont concernés ?
Cette mise à jour est disponible pour les NAS :
Séries AS63, AS64
Nimbustor / Nimbustor Gen2
Drivestor, Drivestor Lite, Drivestor Gen2, Drivestor Pro, Drivestor Pro Gen2
Lockerstor, Lockerstor Gen2, Gen2+, Gen3, Lockerstor Pro, Lockerstor Pro Gen2
Flashstor, Flashstor Gen2
Pour le moment, nous ne savons pas si les séries AS31, AS32, AS40, AS61 et AS62 (resté sous ADM 4.3) recevront une mise à jour de sécurité.
Comment installer la mise à jour ?
L’installation se fait directement depuis l’interface ADM :
Connectez-vous à l’interface web de votre NAS
Allez dans Paramètres → Mise à jour ADM
La mise à jour ADM 5.1.3.RI81 devrait apparaître automatiquement
Cliquez sur Mettre à jour, puis confirmez.
Votre NAS redémarrera une fois la mise à jour appliquée, patienter environ 5 minutes…
Ugreen vient de dévoilé un nouveau NAS et nous vous proposons de découvrir notre test du modèle 4 baies : UGREEN NASync DXP4800 GT. Après le DXP4800 Plus de l’an dernier et DXP4800 Pro en début d’année, nous avons pu passer plusieurs jours avec le modèle GT, une version revisité pensée pour les usages multitâches intensif et des environnements exigeants sans compromis sur la simplicité d’utilisation. Si on peut se poser des questions sur le positionnement de ce nouveau NAS, découvrons le dans le détail…
UGREEN DXP4800 GT
Là où les précédents produit (Plus et Pro) s’appuyait sur un processeur Intel, le DXP4800 GT passe sur un processeur AMD Ryzen R2514, offrant moins de puissance brute… mais un flexibilité avec les applications : transcodage multimédia, Docker…
Contenu de la boîte
À l’ouverture de la boite, on retrouve :
Le DXP4800 GT en lui-même ;
2 câble réseau RJ45 Cat. 7 ;
L’alimentation externe et son câble ;
Des vis pour les SSD avec un tournevis ;
2 blocs de pâte thermique pour les SSD NVMe ;
Un câble HDMI certifié compatible 8K ;
Un guide de démarrage rapide ;
Une feuille sur la garantie de 2 ans.
Comme pour les autres modèles du fabricant, l’emballage est soigné avec plusieurs niveaux de protection. On note les efforts du fabricant…
Design et connectivité
Extérieurement, il ressemble beaucoup aux versions Pro ou Plus avec quelques modifications. Nous avons un NAS toujours bien solide en aluminium noir. On note la présence de petites touches dorées plutôt sympathique. Son poids sur la balance affiche 4,1 kg. À l’arrière, nous avons toujours le ventilateur de 140 mm. Seul le nom en façade (en bas) diffère…
Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :
2 ports USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
1 ports USB 3.2 Gen 2 Type-C ;
2 ports USB 2.0 Type-A ;
1 lecteur de carte SD ;
1 sortie HDMI 4K@60 ;
2 port RJ45 10 Gb/s.
Cela change des modèles précédents. La connectique est plus cohérente et offre 2 ports 10 Gb/s. On ne peut que féliciter le fabricant qui fourni ici une connectivité bien pensée et complète.
Intérieur du DXP4800 GT
Là aussi, il y a du changement ! Le DXP4800 GT est animé par un processeur AMD Ryzen R2514 cadencé à 2,1 GHz (mode boost jusqu’à 3,7 GHz). Il est doté de 4 cœurs / 8 threads et un GPU intégré (Radeon Vega 8). Il est épaulé par 8 Go de RAM DDR4 (extensibles à 64 Go). A noter que les emplacements pour la mémoire sont compatible avec de la mémoire ECC. Celle livré ne l’est pas. Le score PassMark est de 6 829 points. Il est dans la moyenne haute par rapport au NAS que l’on a l’habitude de voir… mais en retrait face au DXP4800 Plus et DXP4800 Pro.
Vous aurez noté la présente d’une mémoire du fabricant chinois Kimtigo, qui se fournit notamment auprès de CXMT (ChangXin Memory Technologies) qui a fait récemment beaucoup parlé d’elle. Attention, cela ne remet pas en question la qualité ou la fiabilité du produit.
Installation des disques et SSD
Les disques durs 3,5 pouces s’installent assez facilement, sans outils. Les chariots sont différents de ceux de Synology ou QNAP, mais ils sont fonctionnels.
Pour installer un SSD au format SATA, il faut retirer une fixation en plastique (en bas à droite sur la photo ci-dessus) via un outil fourni. Il ne faut pas trop forcer au risque d’abimer la pièce.Il est important de noter que les 2 emplacements les plus à gauche (numérotés 1 et 2) sont compatibles avec le format U.2 (interface PCIe/U.2 dans un format 2,5 pouces), offrant des performances bien supérieures au SATA… que l’on retrouve principalement dans les entreprises.
Le NAS dispose de 2 emplacements pour SSD NVMe, accessibles via une trappe sous l’appareil. C’est également ici que vous pourrez augmenter la RAM. L’ajout de pâte thermique (fournie) et le rôle de dissipateur thermique du capot en aluminium sont des points positifs.
Encore ici, le NAS n’est pas suffisamment surélevé. Les patins sous l’appareil ne sont pas assez haut, ce qui limite la circulation de l’air et favorise les vibrations. De nombreux utilisateurs recommandent l’ajout de petits amortisseurs en élastomère pour corriger ce léger défaut. Nous validons ce choix.
UGOS Pro
Nous l’avons présenté à plusieurs reprise, UGOS est le système embarqué dans les NAS Ugreen. Même si ce dernier est encore jeune, il est complet et évolue régulièrement. Il reste en retrait par rapport aux ténors du marché… mais il n’a pas à rougir. Il sait déjà répondre à de nombreux usages…
Installation d’UGOS
L’utilisateur doit taper dans son navigateur find.ugnas.com pour trouver son NAS sur le réseau. L’installation se fait en 4 étapes très simple…
L’interface est en français et le guide permet de démarrer sereinement son NAS.
Note importante : Le service SMB (partage réseau) est désactivé par défaut. Si vous ne faites rien, le NAS n’est pas accessible par le réseau (Windows, macOS et Linux).
Usage au quotidien
UGOS est un système basé sur Linux optimisé pour le stockage en réseau. Il propose un ensemble de paramètres et propose d’ajouter des fonctionnalités grâce à son Centre d’applications : Antivirus, Download Center, Text Edit, etc. Ugreen a fait le choix de privilégier Docker pour compléter son environnement applicatif.
Le fabricant propose une application mobile tout-en-un qui permet de profiter d’accéder vos données à distance ou sur son réseau local. Il faut avouer qu’elle est très complète et relativement bien pensée. Ugreen propose également une application de bureau (Windows et macOS), ainsi qu’une adaptation pour Apple TV et Android TV. Elles permettent d’accéder aux fichiers, au statut du NAS, aux notifications… mais aussi au visionnage de vidéo, etc. Tout y est, un véritable couteau suisse !
Nouvel entrant et tolérance
Ugreen est nouveau sur le marché des NAS. L’entreprise possède une solide expérience industrielle et maîtrise déjà la conception matérielle et logicielle. Le fabricant connait bien le secteur des NAS, dominé par des acteurs comme Synology et QNAP. Côté matériel, ce produit tient la route…
Sur la partie logicielle, UGOS reste limité pour un usage avancé. S’il répond à 90% des particuliers, certains pourraient être déçus. Nul doute que le fabricant proposera de nouvelles fonctionnalités prochainement via des mises à jour.
L’essentiel est là : une base matérielle fiable et une volonté claire d’évoluer.
Performances du DXP4800 GT
Dans la première partie des tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances globales…
Vitesses dans les transferts
Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :
Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)
À la suite des tests, une moyenne des transferts est calculée et nous la représentons sous forme de graphiques exprimée en mégaoctets par seconde (Mo/s). Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du DXP4800 GT, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0 et un second avec 3 SSD SATA en RAID 5.
RAID 0
Comme on peut le constater, les performances sont au rendez-vous. Le NAS ne souffre d’aucun ralentissement. Il arrive même à dépasser le DXP4800 Pro !
RAID 5
Le RAID 5 amène un peu de complexité dans le traitement des données. Si l’impact est faible en lecture, il est plus important en écriture.
Performances générales
Avec son nouveau processeur, Ugreen propose un NAS offrant des capacités différentes. Comparons rapidement celui-ci avec les autres NAS :
UGREEN
DXP4800 GT
UGREEN
DXP4800 Pro
UGREEN DXP4800 Plus
Processeur
AMD Ryzen
R2514
Intel Core
i3-1315U
Intel Pentium
Gold
iGPU intégré
Radeon
(Vega8)
Intel UHD Graphics
(13th Gen)
Intel UHD Graphics
(12th Gen)
Score Passmark
(CPU)
6 828
11 182
9 080
Score Single Thread
2 026
3 315
3 226
TDP
15 W
15 W
15 W
RAM max supportée
64 Go DDR4
96 Go DDR5
64 Go DDR5
C’est un changement stratégique pour Ugreen. Si le processeur se situe dans la moyenne haute de ce que l’on a l’habitude de voir, ce dernier reste en retrait par rapport au version Plus et Pro.
Consommation électrique et nuisance sonore
Le ventilateur arrière est peut-être un peu mois discret que ses grand-frères. On l’entend légèrement souffler. Côté consommation électrique, le NAS affiche environ 27 W en usage normal (avec 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 50 W en charge plus soutenue.
Promotion
Pour le lancement Ugreen propose une remise de 20% sur les modèles 2 et 4 baies
Boutique officielle (2 baies / 4 baies) avec le code NASGTPR26
Le UGREEN DXP4800 GT marque un tournant avec un processeur AMD.
Avec ce NAS, le fabricant continue de surprendre. Le matériel est toujours maîtrisé, le logiciel reste perfectible mais en évolution constante. Les performances sont au rendez-vous ! Ugreen propose une véritable alternative face aux ténors du marché, à condition d’accepter sa jeunesse logicielle.
UGREEN annonce l’arrivée de 2 nouveaux NAS : DXP2800 GT et DXP4800 GT. Ces nouveaux boitiers (respectivement 2 et 4 baies) sont animés par un processeur AMD Ryzen R2514. Aussi, chacun dispose de 2 ports réseau 10 Gb/s et 2 ports USB-A 3.2 Gen2, mais ce n’est pas tout…
DXP2800 GT & DXP4800 GT
Les nouveaux NAS DXP2800 GT et DXP4800 GT cachent plusieurs nouveautés. Tout d’abord, le boitier évolue légèrement. On constatera l’arrivée d’une pointe de couleur dorée (contours, numéro d’emplacement des disques…). Ces nouveaux boitiers disposent de 2 baies compatibles U.2 (interface PCIe/U.2 dans un format 2,5 pouces) et 2 baies SATA supplémentaire pour le 4 baies. Le format U.2 offre de très bonne performance et il est généralement destiné aux entreprises. On le trouve rarement dans les produits grand public. À l’intérieur, les NAS disposent également de 2 emplacements pour des SSD NVMe 2280.
Note : Il n’y a pas de SSD pour le système dans ces modèles, ce dernier est logé dans une mémoire eMMC de 64 Go.
Les NAS sont construits autour d’un processeur Quad Core AMD Ryzen R2514 cadencé à 2,1 GHz (mode boost jusqu’à 3,7 GHz), épaulé par un GPU intégré (Radeon Vega 8). Le fabricant met en avant que ce processeur n’aura aucune difficulté à gérer plusieurs tâches simultanées grâce 4 Cores/8 Threads. Les NAS sont livrés avec 8 Go de RAM en DDR4 (extensible jusqu’à 64) et acceptent de la mémoire ECC. À noter que ce processeur a obtenu un score de 6 829 points selon PassMark.
Connectique
La connectique du DXP2800 GT et DXP4800 GT diffère légèrement.Voici ce qu’il y a en commun :
2 ports USB 2.0 (type-A)
2 ports USB 3.2 Gen 2×2 (type-A)
1 port USB 3.2 Gen 2×1 (type-C)
1 sortie audio-vidéo 4K@60
2 ports 10 Gb/s en RJ45
À noter que le DXP4800 GT dispose d’un port SD supplémentaire en façade.
Prix et disponibilité
Les 2 NAS sont d’ores et disponibles à la commande. Les prix conseillés sont :
Le DXP2800 GT est à 509,99€
Le DXP4800 GT est à 659,99€
Une remise de lancement de 20% est disponible sur les deux modèles, aussi bien sur la boutique officielle (2 baies / 4 baies) avec le code NASGTPR26 et sur Amazon (2 baies / 4 baies) avec le code NASGTMEDIA.
Asustor frappe fort cette année à Taipei. Le fabricant profite du Computex 2026 pour dévoiler plusieurs nouveautés avec deux axes clairement définis : la montée en puissance du NAS flash et le stockage de niveau entreprise capable de franchir la barre du pétaoctet.
Flashstor Gen3 : le NAS tout flash passe à l’AMD Ryzen
Le Flashstor est une gamme de NAS appréciée des photographes professionnels et créateurs vidéo. Asustor annonce une troisième génération avec un changement de plateforme. Exit les solutions précédentes, place à un AMD Ryzen 5 Pro 8640U à six cœurs et un APU qui apporte 16 TOPS de puissance de calcul en IA et surtout, une puce graphique AMD Radeon intégrée.
Cette combinaison ouvre plusieurs portes. D’abord, le retour du port HDMI qui permet une sortie directe vers un écran pour utiliser Asustor Portal, des environnements virtualisés ou encore installer un système d’exploitation tiers. Ensuite, des performances de transcodage vidéo significativement revues à la hausse avec la prise en charge des codecs récents et des résolutions HD courantes.
Sur le plan du stockage, la Gen3 conserve la signature de la gamme : 6 ou 12 emplacements M.2 NVMe avec passage au PCIe 4.0, ce qui permet de tirer pleinement parti des SSD modernes en lecture comme en écriture.
Autre nouveauté très attendue par la communauté : la prise en charge du réseau USB4 direct sur les 2 ports USB4. Au-delà du simple transfert de fichiers, cette fonctionnalité permet des échanges entre le NAS et un ordinateur à des vitesses supérieures au 10 Gb/s, sans passer par un switch ou une carte réseau dédiée. Pour un créateur qui travaille sur des rushes 4K ou 6K, c’est un gain de temps concret.
Sur la partie IA, Asustor adopte une position qui tranche avec la tendance cloud : toutes les fonctionnalités d’intelligence artificielle (reconnaissance d’images, classification de données) sont optionnelles, locales et n’impliquent aucun envoi de données vers des services tiers. C’est un argument de poids pour les professionnels soucieux de la confidentialité de leurs contenus.
Lockerstor R Pro Gen2 + Xpanstor 12R Gen2 : pétaoctet
Du côté entreprise, Asustor présente le Lockerstor 24R Pro Gen2 en format 4U à 24 baies, qui vient compléter la gamme Lockerstor R Pro Gen2 déjà existante. L’annonce la plus marquante concerne l’intégration avec le nouveau Xpanstor 12R Gen2, un boîtier d’extension 12 baies conçu pour fonctionner en tandem avec les NAS de la série.
Un Lockerstor R Pro Gen2 peut se connecter à jusqu’à 3 unités Xpanstor 12R Gen2, portant la capacité totale d’une configuration à près de 2 pétaoctets. C’est inédit à ce niveau de gamme selon le fabricant… et clairement positionné pour les charges de travail IA volumineuses et les data centers de taille intermédiaire.
Le Xpanstor 12R Gen2 n’est pas une simple boîte de stockage passive. Il embarque 2 alimentations redondantes 550 W certifiées Platinum, des ventilateurs remplaçables à chaud et un mode de connexion double chemin. Ce système assure la continuité de service en basculant automatiquement les flux de données si un hôte connecté ou un lien d’extension est interrompu. La gestion s’effectue directement depuis l’interface ADM via le Gestionnaire de stockage, sans outil tiers, avec supervision des volumes RAID, snapshots et état du matériel.
Asustor garantit ces produits 5 ans, ce qui est plutôt rare dans ce segment…
En synthèse
Asustor a présenté au Computex 2026 2 gammes de produits majeures. La première, c’est l’arrivée du Flashstor Gen3 (NAS tout-flash) pour créateurs propulsé par un AMD Ryzen 5 Pro 8640U avec IA locale, USB4 réseau et HDMI. Ensuite, c’est le le duo Lockerstor R Pro Gen2 + Xpanstor 12R Gen2, qui offrent une solution entreprise capable d’atteindre 2 Po de capacité avec haute disponibilité et gestion centralisée sous ADM.
Pour le moment, le fabricant n’a pas fait d’annonce sur le prix et la disponibilité…
Le Computex 2026 a été pour QNAP l’occasion de poser clairement sa vision : sortir définitivement du simple rôle de fabricant de NAS pour se positionner comme fournisseur d’infrastructure d’entreprise complète. Sous le thème « Ready and Recovery », la marque taïwanaise présente un écosystème articulé autour de trois axes : continuité d’activité, Edge IA et cybersécurité proactive.
HDP for Business : la sauvegarde devient un plan de reprise vérifiable
La pièce maîtresse côté software, c’est HDP for Business. La plateforme centralise la protection des environnements Windows, VMware, Hyper-V, Proxmox VE et Microsoft 365 en appliquant la règle 3-2-1-1-0 avec sauvegarde immuable. Par rapport à ses concurrents, la fonctionnalité de vérification vidéo valide automatiquement l’intégrité des sauvegardes (vidéo du démarrage des VM restaurées). Pas de capture d’écran, pas de log à interpréter… on voit réellement la machine booter. Le RTO (recovery time objective) visé se chiffre en minutes.
L’isolation physique est assurée via la technologie Airgap+, qui déconnecte les nœuds de sauvegarde du réseau principal. QNAP complète ce tableau avec des NAS à double contrôleur actif-actif et l’architecture MEGA Scale-out pour des data lakes sans point unique de défaillance.
La solution FileTiers vient optimiser le TCO (Total Cost of Ownership) en déplaçant automatiquement les données tièdes ou froides des SSD performants vers des NAS à grande capacité ou du stockage Cloud.
Edge IA : NAS compacts pour LLM local
C’est probablement le pivot le plus significatif de cette édition. QNAP lance 2 NAS IA compacts (6 et 8 baies) alimentés par des processeurs Intel Core Ultra Series 3 avec NPU intégrée, atteignant jusqu’à 180 TOPS de puissance IA totale. Le GPU Intel Xe3, la mémoire DDR5 ECC, 2 ports USB 4 et 2 emplacements PCIe Gen 5 M.2 complètent la fiche technique.
L’objectif est de permettre aux PME de déployer des LLMs sur site, construire des bases de connaissances privées et automatiser des workflows d’IA agentique sans passer par le Cloud. La confidentialité des données (finance, santé, secteur public…) est au cœur de l’argument commercial.
Côté logiciel, QuAgent permet d’administrer le NAS en langage naturel, tandis que Qsirch 7.1.0 apporte une recherche sémantique sur les contenus multimédias et documentaires… y compris la transcription automatique des fichiers audio/vidéo pour les rendre indexables.
Cybersécurité : QNAP intègre le NDR directement dans le NAS
QNAP revendique une première avec ADRA NDR X : l’intégration de capacités NDR (Network Detection and Response) directement dans l’infrastructure NAS. L’objectif est de détecter les mouvements latéraux sur le réseau local. L’analyse comportementale du trafic interne vise à neutraliser les ransomwares et les menaces IA avant propagation. La protection se complète avec un IPS intégré aux routeurs QNAP et QuWAN SD-WAN pour chiffrer les transmissions intersites.
Vidéosurveillance et médias : VLM et Thunderbolt 5 au programme
QVR Client intègre désormais des agents IA basés sur des VLM (Visual Language Models) permettant d’interroger les flux de caméras en langage naturel : recherche d’incidents, commandes PTZ, analyse contextuelle. Le tout s’appuie sur une architecture sans licence avec QVR Recording Vault et une compatibilité étendue avec le VMS Nx Witness.
Pour les productions vidéo hautes résolutions, un NAS Thunderbolt 5 a été annoncé permettant le montage temps réel en 4K/8K.
Un portefeuille hardware dense
QNAP a également ajouté de nouvelles références à son catalogue.
On retiendra, par exemple, l’ES2486AFdc (sic!). Il s’agit d’un NAS Full Flash ZFS de niveau entreprise avec double contrôleur actif-actif sous Xeon D, 24 baies U.2/U.3 NVMe PCIe Gen 4 et une capacité brute dépassant le pétaoctet (pour les data centers).
La gamme TS-h666TX / 866TX / 1066TX mise sur un Core i5, de l’USB 4, du 10GbE natif et des slots M.2 PCIe Gen 3, pour un profil PME/créatif polyvalent.
La série TS-467X / 667X / 867X s’appuie sur un Ryzen V1500B quad-core avec deux ports 10GBASE-T et un slot PCIe Gen 3, positionnée comme entrée de gamme performante avec extension USB 4.
Enfin, le TS-h966TX cible les professionnels de la création avec son Thunderbolt 4 natif, ses neuf baies hybrides SATA + U.2 NVMe et sa compatibilité JBOD USB 4.
Chaque ligne de produits répond à un segment précis, sans chevauchement apparent.
En synthèse
Avec cette édition du Computex, QNAP dessine une trajectoire cohérente : transformer le NAS en infrastructure active. La sauvegarde devient vérifiable et résiliente avec HDP for Business, le stockage devient intelligent avec l’Edge IA sur puce Intel Core Ultra et la sécurité devient proactive avec ADRA NDR X intégré directement au cœur du réseau local. Ce n’est plus un discours marketing… les briques techniques sont là, du firmware jusqu’au hardware. La vraie question sera l’exécution : le prix, la disponibilité et la maturité logicielle au lancement.
Beelink annonce étoffer sa gamme ME Pro avec plusieurs nouvelles configurations qui transforment ce qui ressemblait à un simple NAS-PC en une véritable plateforme de calcul local orientée IA. Trois plateformes débarquent : Intel Core i5-13420H, AMD Ryzen 7 H 255 et AMD Ryzen AI 9 HX 370… Ces nouvelles versions sont déclinées en version 2 ou 4 baies.
Beelink ME Pro
Il y a environ un an, le fabricant de Mini PC se lançait dans les NAS avec le Beelink ME mini… puis fin d’année le Beelink ME Pro (lire notre test) avec son architecture modulaire : carte mère, processeur et RAM logés dans un tiroir extractible. Il est possible de remplacer la carte mère et le processeur sans changer le boîtier. Beelink confirme pérenniser ce fonctionnement avec de nouveaux modules à venir.
2 et 4 baies
Côté stockage, le modèle 2 baies ressemble beaucoup au précédent avec ses tiroirs extractible par l’arrière et 4 emplacements pour SSD M.2 2280 NVMe accessible par le dessous du NAS. On vous rappelle les dimensions : 121 x 112 mm (L x H). Oui, c’est vraiment très compact… moins haut qu’un téléphone. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, les disques durs sont allongés avec ce modèle.
La version 4 baies propose elle aussi à 4 emplacements pour SSD à l’intérieur. Ses dimensions sont les suivantes : 165 x 145 mm (L x H). Oui, ce modèle prend plus de place et c’est normal. Comme pour les NAS traditionnels, les disques durs sont en position latérale.
Les boitiers sont disponibles en 3 couleurs : bleu marine pour l’Intel, noir avec touches rouges pour les AMD, et blanc annoncé pour une version ARM à venir.
3 plateformes modulaires
Après les chassis, passons au cœur du système. Beelink propose 3 modules différents :
Intel Core i5-13420H ;
AMD Ryzen 7 H 255 ;
AMD Ryzen AI 9 HX 370.
On commence par l’Intel Core i5-13420H (8 Cores / 12 Threads) avec un TPD de 45 W. Il est cadencé à 2,1 GHz (Boost jusqu’à 4,6 GHz). Ce modèle a obtenu un score de 16 937 points selon Passmark.
On continue avec l’AMD Ryzen 7 H 255 (8 Cores / 16 Threads) avec un TPD de 45 W. Ce modèle est cadencé à 3,8 GHz (Boost jusqu’à 4,9 GHz). Celui-ci a obtenu un score de 28 775 points.
Le dernier est pas des moindres AMD Ryzen AI 9 HX 370 (12 Cores / 24 Threads) avec un TPD de 28 W. Il est cadencé à 2,0 GHz (Boost jusqu’à 4,9 GHz). Son score monte à 35 068 points.
Le fabricant annonce que le Ryzen AI 9 HX 370 permet d’atteindre 80 TOPS (Tera Operations Per Second) de puissance pour l’IA et la prise en charge jusqu’à 96 Go de RAM. Pour les autres configurations, Beelink ne communique pas encore sur les capacités mémoire proposées (voir en bas de l’article).
Connectique
Chaque modèle partage les mêmes interface de connexion :
1 port 10 Gb/s RJ45 ;
1 port 2,5 Gb/s RJ45 ;
1 sortie audio-vidéo HDMI (4K@60Hz) ;
2 port USB 2.0 ;
1 port USB 3.2 Gen 2 (Type-C) ;
1 port USB 3.2 Gen 2 (Type-A) en façade ;
1 jack audio 3,5mm.
Pas mal, non. Le double réseau permet également du link aggregation ou de la séparation LAN/WAN, ce qui peut-être assez utile.
En synthèse
Avec cette nouvelle génération, le ME Pro consolide un positionnement hybride assumé : ni vraiment Mini PC, ni vraiment NAS, mais une plateforme évolutive capable d’encaisser des charges importantes. Disponibilité et tarifs non encore communiqués. Les produits devraient bénéficier d’une garantie de 3 ans.
Nous avons interrogé Belink concernant plusieurs points encore en suspens dans cet article, voici leur réponse : « les spécifications finales, les prix, la date de lancement et la disponibilité régionale n’ont pas encore été entièrement confirmés ». Il ne reste plus qu’à patienter
Synology a profité du Computex 2026 pour dévoiler sa nouvelle feuille de route autour de trois axes : nouvelle génération de DiskStation Manager orientée IA privée, refonte complète de sa plateforme de protection des données et l’élargissement de sa suite de productivité entreprise.
DSM 7.4 : IA privée
Alors que nous attendions DSM 8.0, c’est finalement DSM 7.4 qui devrait se profiler sous 2 semaines… La prochaine génération de DSM ne se présente plus comme un simple OS pour NAS. Synology le positionne clairement comme une plateforme de données intelligente, pensée pour faire tourner de l’IA entièrement chez vous, sans rien envoyer dans le Cloud.
Le principe est simple : vos données existantes, vos logs système et vos métriques deviennent une base de connaissances locale sur laquelle des agents IA peuvent travailler. Pour ça, Synology introduit DSM Agent, un agent natif capable d’orchestrer des tâches complexes en langage naturel. L’assistant IA de Synology Office s’appuie sur la même infrastructure. Les serveurs rack GPU (de Synology) les appliances IA dédiées gèrent l’inférence en local rien ne sort.
Pour les parcs de machines, Cluster Manager regroupe tous vos systèmes Synology sous une interface unique, avec gestion de la QoS, migration de charges de travail et politiques de protection centralisées. Le déploiement massif via Active Insight facilite le provisionnement sur plusieurs sites. Le tout est complété par un RBAC plus granulaire, un Centre des journaux repensé et une certification FIPS 140-3 en cours pour les environnements qui en ont besoin.
C’est aussi l’occasion de noter que Synology Drive et AI Console sont officiellement intégrés à cette roadmap IA, la brique AI Console, déjà disponible pour Office et MailPlus, continue donc d’évoluer.
ActiveProtect Manager 2.0
ActiveProtect Manager 2.0 a également annoncé lors du Computex. Pour rappel, il s’agit du système pour les boitiers DP. Il étend la couverture de sauvegarde à Azure VM, Amazon EC2, Nutanix AHV, Proxmox VE et Google Workspace, avec restauration multiplateforme, y compris de Cloud à Cloud. Les sauvegardes vers Azure Blob Storage sont également supportées.
Mais le plus intéressant est ailleurs. APM 2.0 intègre un moteur de détection d’anomalies basé sur du machine learning, qui analyse les versions historiques de sauvegarde pour repérer les comportements suspects : pics d’entropie (données aléatoires), suppressions massives, taux de changement anormal. Les fichiers douteux sont mis en quarantaine automatiquement. Si un point de restauration compromis est détecté, la fonction Auto Fallback revient d’elle-même à la dernière version saine. L’intégration avec des antivirus tiers complète le tout.
On passe d’une logique de restauration après l’incident, à une logique de détection et d’isolation avant que ça empire.
ChatPlus, Meet et Bee Series
Synology Office intègre deux nouvelles plateformes : ChatPlus pour la messagerie d’entreprise et Meet pour la visioconférence, avec transcription et traduction IA, permissions granulaires et données 100 % en local. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais ça comble un angle mort dans la suite Synology par rapport aux ténors du marché.
Côté grand public, la gamme BeeStation s’élargit avec BeeCamera pour la surveillance domestique et Synology Deep Search apporte une recherche locale par IA sur vos fichiers personnels sous macOS et Windows… sans Cloud.
En synthèse
Synology a fait du Computex 2026 une vitrine IA : DSM nouvelle génération embarque DSM Agent pour l’automatisation on-premise, tandis que Synology Drive et AI Console s’inscrivent pleinement dans cette roadmap.
Une grosse partie de DSM 7.4 sera donc autour de l’IA, à tous les niveaux de l’écosystème… Aucune information n’a en revanche été communiquée sur l’évolution du noyau Linux ou des composants système. La déduplication arriverait également sur disque dur, mais uniquement ceux de Synology.
ActiveProtect Manager 2.0 complète le tableau avec une détection d’anomalies par machine learning et un Auto Fallback automatique, faisant enfin passer la sauvegarde d’une logique réactive à une défense proactive. Les dates de disponibilité restent à confirmer.
Le marché des NAS DIY continue de s’élargir. Après avoir lancé le WTR MAX sous Ryzen 7 PRO 8845HS l’an dernier, AOOSTAR revient avec une variante Intel, le WTR MAX 1235U, positionnée comme une alternative plus abordable pour les amateurs de homelab et DIY.
AOOSTAR WTR MAX Intel 1235U
Le WTR MAX Intel ressemble à s’y méprendre à la version Ryzen de l’année dernière. Il s’agit d’un NAS disposant de 6 baies SATA au format 3,5 pouces et de 5 emplacements M.2 2280 NVMe PCIe 3.0. La façade intègre un petit écran LCD permettant de surveiller en temps réel la température, l’utilisation CPU/RAM et la vitesse des ventilateurs.
Ce nouveau boitier est animé un processeur Intel Core i5-1235U cadencé à 1,3 GHz (boost jusqu’à 4,4 GHz). Deux emplacements pour mémoire DDR5 sont présents, mais non fournis (jusqu’à 96 Go).
Le WTR MAX Intel 1235U est proposé à 559$ (sans disque, SSD ni mémoire) sur le site d’AOOSTAR, soit environ 502€. Le fabricant annonce une disponibilité en Europe début juin.
Le WTR MAX Intel 1235U cible ceux qui recherchent un NAS puissant, évolutif et maîtrisé en termes de coût. La version Intel se positionne davantage comme une déclinaison orientée efficacité énergétique que comme un véritable successeur du modèle AMD.
Synology vient de lancer le FS200T, un NAS 6 baies SSD 2,5 pouces doté de deux ports RJ45 (dont un 2,5 Gb/s). Si l’architecture choisie peut surprendre au regard des évolutions du marché, elle s’inscrit dans une logique de continuité assumée…
Synology FS200T
Tout d’abord, il est important de noter que ce nouveau produit ne fait pas partie de la famille DiskStation (DS), mais FlashStation (FS). C’est une information importante, car cette dernière est généralement destinée aux entreprises… et le budget qui va avec.
Matériel
Le Synology FS200T est surprenant à plus d’un titre. Il vient remplacer le DS620slim en lui apportant plusieurs améliorations. On retrouve le format minimaliste (121 × 151 × 175 mm) et l’accès aux 6 emplacements 2,5 pouces en façade. Non, il n’y a pas d’emplacements pour des SSD au format 2280. Sous le capot, le FS200T embarque un processeur Quad Core Intel Celeron J4125 cadencé à 2 GHz (jusqu’à 2,7 GHz en mode turbo), épaulé par 4 Go de RAM DDR4 extensibles jusqu’à 8 Go. Ce choix d’architecture peut surprendre au vu des avancées proposées par la concurrence.
Il est important de noter que si le FS200T intègre un iGPU, mais Synology a fait le choix de désactiver les instructions permettant le transcodage matériel (lire notre article). Par ailleurs, seuls les SSD figurant sur la liste de compatibilité officielle sont garantis fonctionnels… Quid des SDD tiers ? Synology veut imposer ses disques dans les NAS dès 2025
Connectique
Tous les ports sont regroupés à l’arrière du boîtier :
2 ports USB 3.0 ;
1 port réseau 2,5 Gb/s ;
1 port réseau 1 Gb/s.
On peut légitimement s’interroger sur la pertinence du port 2,5 Gb/s en guise d’interface réseau principale. Un SSD SATA 2,5 pouces offre typiquement 500 Mo/s en lecture et écriture séquentielles (c’est le cas des SSD SAT5200 recommandés par Synology). Or, un port 2,5 GbE plafonne théoriquement à 312 Mo/s et rarement plus de 280 Mo/s dans les conditions réelles. Autrement dit, le goulot d’étranglement n’est pas le stockage, mais le réseau lui-même. Pour un NAS estampillé « FlashStation », censé tirer parti de la vitesse des SSD, c’est un choix discutable.
Le second port RJ45 (1 Gb/s) peut certes être mis à contribution, soit en redondance pour sécuriser la connexion, soit en agrégation de liens pour atteindre théoriquement 437 Mo/s combinés (les performances réelles seront nettement inférieures). Cela améliore la situation, mais reste en deçà de ce que le stockage est capable de délivrer. Un port 10 Gb/s aurait été bien plus cohérent avec un NAS tout-flash, mais le processeur aurait-il pu suivre ? Rien n’est moins sûr…
En synthèse
Le FS200T s’adresse avant tout aux utilisateurs attachés au format compact et à l’écosystème Synology. Sur ce point, DSM reste l’une des interfaces les plus abouties du marché. On espère que le fabricant fera de belles annonces au Computex (DSM 8.0 ?). En revanche, le choix d’un processeur vieillissant et la restriction aux disques Synology certifiés soulèvent des questions légitimes sur le positionnement tarifaire du produit. Le prix et la disponibilité n’ont pas encore été communiqués.
QuTS hero 6.0 est enfin là ! Depuis la première bêta lancée fin novembre 2025, QNAP enchaîne les version et vient de publier la version finale accessible pour tous. Voici un tour d’horizon complet de ce que cette mise à jour apporte concrètement aux utilisateurs de NAS QNAP sous QuTS hero 6…
QNAP QuTS hero 6 : version majeure orientée entreprise et résilience
QuTS hero h6.0 n’est pas une mise à jour cosmétique. QNAP repositionne clairement son OS avec ZFS comme une solution taillée pour les environnements professionnels exigeants, avec 3 axes forts : haute disponibilité, protection des données et sécurité renforcée.
Haute disponibilité
La grande nouveauté de h6.0, c’est le High Availability Manager. Il est désormais possible d’associer 2 NAS QNAP en cluster actif-passif. En cas de défaillance matérielle sur le nœud principal, le second prend automatiquement le relais sans interruption de service perceptible. QNAP annonce que presque toutes les applications NAS sont désormais compatibles HA, à l’exception des applications tierces et héritées. C’est une fonctionnalité jusqu’ici réservée à des solutions bien plus coûteuses. L’extension JBOD est également prise en charge pour une capacité évolutive.
À noter : la HA pour SnapSync en temps réel, Q’center, les applications tierces et VJBOD reste à confirmer. À garder en tête si vous dépendez de ces services avant de migrer.
Snapshots immuables
Disponibles sur tous les modèles QuTS hero, les snapshots immuables permettent de verrouiller des points de restauration pendant une période définie. Impossible de les modifier ou de les supprimer durant cette fenêtre de protection, même avec les droits administrateur. En cas d’attaque ransomware ou de corruption accidentelle, l’administrateur peut restaurer un état sain en quelques minutes. C’est simple, efficace… et ça répond directement aux menaces actuelles.
KMIP, FIDO2 et Secure Boot
Concernant le chiffrement, QuTS hero h6.0 passe en mode client KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les clés de chiffrement sont désormais stockées sur un serveur de gestion centralisé externe, appliquées automatiquement au démarrage. Cela élimine la gestion manuelle des clés et aligne les NAS QNAP avec les exigences FIPS 140-3 pour les environnements réglementés.
Côté authentification, le support de FIDO2 permet de se connecter au NAS via des méthodes sans mot de passe : clé de sécurité physique, Windows Hello ou empreinte digitale. Une avancée bienvenue alors que les attaques par credential stuffing sont en hausse constante.
Le Secure Boot apporte une vérification matérielle des signatures firmware à chaque démarrage, empêchant le chargement de code non autorisé. Pour l’instant limité au TVS-AIh1688ATX, il sera étendu aux nouveaux modèles progressivement.
Deux fonctionnalités annoncées arrivent prochainement : Secure IP Access (contrôles granulaires par IP via QuFirewall, avec MFA, reconnaissance d’appareil et révocation automatique temporisée) et Ransomware Guard, une nouvelle couche dans Malware Remover qui surveille les processus, isole les activités suspectes et s’appuie sur la base de signatures malware de QNAP pour neutraliser les menaces en temps réel (non disponible sur les modèles ARM).
ACL 2.0
La gestion des droits d’accès évolue avec ACL 2.0. Les chiffres sont concrets : le nombre maximal d’entrées ACL configurables passe de 124 à 1024, la consommation mémoire est réduite et les opérations de vérification ou modification des permissions sur de grands volumes de fichiers sont nettement plus rapides qu’en ACL 1.0. C’est particulièrement utile dès qu’on gère des arborescences complexes avec de nombreux utilisateurs ou groupes. Attention toutefois : la migration vers ACL 2.0 est irréversible. Elle s’applique dossier partagé par dossier partagé et les snapshots créés avec ACL 2.0 ne sont pas compatibles avec les versions antérieures du système.
Qtier hero, SMB kernel mode et tiering intelligent
QuTS hero h6.0 introduit Qtier hero, une gestion hiérarchique du stockage en trois niveaux calibrés selon les patterns d’accès : les données chaudes sur SSD PCIe NVMe (IA, virtualisation, bases de données), les données tièdes sur SSD SAS/SATA pour un équilibre perf/capacité, et les données froides sur HDD SAS ou SATA pour l’archivage longue durée. La matrice couvre l’ensemble des types de lecteurs professionnels : PCIe NVMe, SAS SSD, SATA SSD, SAS HDD, NL-SAS HDD, SATA HDD.
Le daemon SMB tourne désormais en mode kernel avec chiffrement natif. Les benchmarks QNAP sur un TS-h3077AFU en 100GbE (connexion directe) parlent d’eux-mêmes : en IOPS aléatoires 4K en écriture, on passe de 8 868 IOPS sans chiffrement à 60 598 IOPS avec chiffrement activé ! Il s’explique par l’optimisation kernel-level qui contourne les goulots d’étranglement de l’espace utilisateur. Concrètement, activer le chiffrement SMB ne coûte plus rien en termes de performances sur cette génération.
IA locale et MCP
Qsirch intègre désormais RAG Search avec des LLM open source déployés localement : DeepSeek, Gemma, Phi ou Mistral tournent directement sur les NAS équipés de GPU compatibles (QAI-h1290FX, TS-h1290FX, TS-h1277AFX avec des GPU NVIDIA RTX Pro 6000 Blackwell, RTX 6000 Ada ou RTX 4000 Ada). Concrètement, le moteur peut analyser et résumer les fichiers stockés localement sans envoyer une seule donnée dans le Cloud.
L’autre nouveauté qui va plaire aux utilisateurs de Claude Desktop, VS Code ou encore n8n : le MCP Assistant. Il permet de gérer son NAS en langage naturel (créer des dossiers, gérer des utilisateurs, consulter l’état du système) directement depuis ces outils via le protocole MCP.
Avant de mettre à jour
« La patience est mère de sureté », cela s’applique aussi ici. Avant de vous lancer, gardez en tête que QNAP ne permet plus de revenir à une version antérieure de QuTS hero. Cette contrainte change tout. En cas de comportement inattendu après la mise à jour (incompatibilité applicative, régression sur un service critique, problème de migration ACL 2.0…), il n’y a pas de filet de sécurité… si ce n’est votre dernière sauvegarde pour les données. Pour un environnement de production, nous recommandons d’attendre au minimum une semaine, le temps que les premiers retours terrain remontent et que QNAP publie d’éventuels correctifs.
QuTS hero h6.0 est une mise à jour importante qui repositionne les NAS QNAP à base ZFS dans une catégorie supérieure. La combinaison haute disponibilité native, snapshots immuables, KMIP, FIDO2, LLM local et MCP Asistant en fait une plateforme crédible pour des usages professionnels, sans pour autant nécessiter du matériel dédié ou des licences supplémentaires. Les performances SMB kernel avec chiffrement et le tiering Qtier hero complètent un tableau déjà bien fourni. Nous ne l’avons pas abordé ici, mais de nombreuses améliorations, parfois plus discrète ont été apportées, notamment au niveau de l’interface d’administration. Pour QTS 6, il faudra attendre la fin d’année…
J’espère que vous allez bien et que vous ne souffrez pas trop des fortes chaleurs du moment. Comme je vous l’avais annoncé dans le précédent édito (et dans mon avis sur le DJI Neo 2), nous sommes partis une semaine en Sicile. C’était vraiment dépaysant… et ça m’a fait beaucoup de bien.
Du côté de Cachem, j’ai continué à apporter quelques optimisations. Le site devrait être légèrement plus rapide, tout en restant agréable à utiliser. La nouvelle version de WordPress 7.0 a apporté plusieurs améliorations, sans rien casser
Côté tests produits, j’ai eu entre les mains un nouveau NAS dont je ne peux pas encore vous parler (embargo encore pour deux semaines). Il devrait en surprendre quelques-uns. J’ai également reçu un premier produit en prêt de la part de Minisforum… une première !
Suite à mes précédents articles (sur mes doutes, mes envies de changement…), plusieurs idées avaient émergé, dont une newsletter. Cette newsletter mensuelle se veut simple et pratique : l’essentiel à ne pas manquer, sans spam ni blabla inutile. L’objectif ? Partager les nouveautés, quelques trouvailles et remettre en avant des contenus passés entre les mailles du filet ou plus anciens mais toujours d’actualité. En résumé : un concentré de Cachem (mais pas seulement), avec une petite touche de fun en plus. Si elle n’est toujours pas lancée, c’est que je n’ai pas encore trouvé son format idéal.
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Côté séries TV, pas grand-chose de nouveau. J’ai regardé Imperfect Women, qui démarre très bien mais perd un peu en qualité au fil des épisodes. Ça se laisse regarder… J’ai également attaqué la dernière saison de Youg Sheldon, que je n’avais pas encore pris le temps de visionner.
Depuis octobre 2025, TOS 7.0 fait parler de lui… en Bêta. Mais la version finale pourrait arriver dès le mois prochain. Après une quinzaine de versions Bêta, voici un point d’étape sur ce que prépare TerraMaster…
TerraMaster TOS 7
Il y a des mises à jour et il y a des ruptures annoncées. TOS 7 appartient à la seconde catégorie. Après plusieurs mois de développement mobilisant des centaines d’ingénieurs, TerraMaster livre une refonte totale : 90 % des icônes redessinées, plus de 50 nouvelles fonctionnalités, plus de 1 000 optimisations. Ce n’est pas un simple lifting, c’est une reconstruction en profondeur, avec l’intelligence artificielle comme épine dorsale du système.
L’IA au Cœur du Système
La promesse de TOS 7, c’est d’être le premier système pour NAS nativement adapté aux scénarios IA. Et la nuance est importante. Il ne s’agit pas d’ajouter un plugin intelligent par-dessus une architecture existante… TerraMaster a repris son architecture depuis ses fondations pour y intégrer l’IA au niveau du noyau lui-même.
Cela se traduit par une standardisation complète des interfaces système et une capacité d’ordonnancement distribué pensée spécifiquement pour les agents IA. Ces derniers peuvent interagir avec l’ensemble des fonctionnalités du NAS, sans couche supplémentaire. Sur le papier, cela change radicalement la façon dont on peut automatiser et piloter un NAS.
Langage naturel comme interface principale
Selon TerraMaster, plus de 90 % des opérations NAS peuvent être réalisées via des commandes en langage naturel, que ce soit par texte ou par voix : gestion des fichiers, configuration du système, déploiement de services… Tout peut passer par un agent IA intégré nativement, sans recourir à des outils tiers.
Le système supporterait également les tâches planifiées, les déclencheurs conditionnels et les opérations en lot via ce même canal naturel. Pour l’utilisateur final, cela signifie qu’il n’est plus nécessaire de naviguer dans des menus imbriqués pour configurer une règle de sauvegarde ou gérer un partage réseau.
L’objectif annoncé : transformer le NAS d’un entrepôt de données passif en un assistant intelligent actif. C’est plutôt un pari ambitieux… TerraMaster prend ici les devants face à ses concurrents direct qui n’ont pas encore franchi ce cap. Mais les utilisateurs sont-ils prêts à sauter le pas ?
Plateforme ouverte aux développeurs
TerraMaster ouvre simultanément une plateforme développeur complète : documentation, outils de développement, environnement de test et gestion des releases. Le modèle sur une boucle fermée « Développement – Test – Distribution ». Les développeurs tiers peuvent intégrer leurs agents IA, créer des skills et les référencer sur la plateforme. C’est le modèle App Store appliqué à l’IA sur NAS.
Une refonte visuelle de l’interface
Au-delà de l’IA, TOS 7 apporte également une refonte graphique. L’interface se veut plus moderne, avec une nouvelle palette de couleurs et des icônes entièrement redessinées. TerraMaster vise clairement à rehausser la perception de son OS, qui souffrait historiquement d’une interface moins soignée que celle de ses concurrents.
En synthèse
TOS 7 est un pari audacieux… et les délais de développement en témoignent. Si l’intégration de l’IA au niveau noyau tient ses promesses en conditions réelles, TerraMaster prendra une avance significative sur ses concurrents dans le segment NAS grand public et PME. Le pilotage par langage naturel et l’architecture ouverte aux agents IA sont des différenciateurs concrets, pas des arguments marketing. Reste à voir ce que cela donnera sur un vrai NAS en condition réelle.
À voir également si les utilisateurs seront prêts à laisser une IA gérer des opérations de maintenance à leur place… et quelle confiance ils lui accorderont.
Le QNAP QSW-M7230-2X4F24T répond à une question que beaucoup de DSI se posent en ce moment : comment passer au 100GbE sans remplacer toute l’infrastructure ? Avec ses 2 ports QSFP28 100GbE, 4 ports SFP28 25GbE et 24 ports RJ45 10GbE dans un boîtier rack 1U, ce switch L3 Lite manageable s’impose comme une solution de transition crédible pour les entreprises qui veulent franchir un cap réseau sans repartir de zéro. Clusters IA, production vidéo 4K/8K, virtualisation, stockage distribué : le QSW-M7230-2X4F24T est conçu pour les environnements exigeants, avec un positionnement tarifaire agressif dans sa catégorie…
QNAP QSW-M7230-2X4F24T
Sur le papier, le QSW-M7230-2X4F24T coche beaucoup de cases. Il embarque :
2 ports QSFP28 100 GbE ;
4 ports SFP28 25 GbE ;
24 ports RJ45 10 GbE.
L’ensemble repose sur une capacité de commutation de 1 080 Gbit/s pour un débit non bloquant. Le switch peut absorber des charges lourdes sans créer de goulot d’étranglement, tout en restant compatible avec un parc existant. C’est probablement là son principal intérêt : permettre une montée en puissance progressive vers le 25 et le 100 GbE, sans devoir remplacer toute son infrastructure.
Un switch pensé pour les réseaux modernes
Cette combinaison de débits n’est pas anodine. Elle permet de gérer simultanément les 3 couches d’un réseau d’entreprise classique :
100 Gb/s pour les liaisons montantes vers le cœur du réseau ou les serveurs haute performance ;
25 Gb/s connectant les NAS et les switches d’agrégation intermédiaires ;
10 Gb/s RJ45 pour les postes de travail et serveurs en accès direct.
Les interfaces SFP28 sont rétrocompatibles 10GbE SFP+/1GbE SFP, et les ports RJ45 descendent jusqu’au 1GbE… ce qui facilite l’intégration dans un parc existant hétérogène.
Performances sans perte pour les clusters
Pour les environnements RDMA et RoCE (clusters IA et applications collaboratives avec de fort volume de données), le QSW-M7230-2X4F24T supporte le Priority Flow Control (PFC) et l’Explicit Congestion Notification (ECN).
Ces 2 protocoles permettent un fonctionnement Ethernet sans perte, en maintenant une faible latence… même sur du trafic intensif entre serveurs.
Top-of-Rack
Avec son format 1U, le QSW-M7230-2X4F24T s’intègre naturellement en Top-of-Rack. Associé à un second switch via 100 GbE, il peut alimenter sans difficulté des stations de travail en 10 GbE, des NAS en 25 GbE, tout en conservant un backbone rapide pour la circulation des données.
Routage L3 Lite et haute disponibilité avec MC-LAG
Au-delà de la commutation brute, le QSW-M7230-2X4F24T embarque des fonctionnalités de routage L3 Lite : gestion IPv4/IPv6, DNS, routage statique, serveur DHCP, SNTP et VLAN avancés. Ces fonctions permettent de segmenter et d’orchestrer des réseaux d’entreprise complexes sans investir dans un switch L3 full-stack au tarif prohibitif.
La résilience est assurée par le protocole MC-LAG (Multi-Chassis Link Aggregation Group), qui regroupe plusieurs connexions physiques en un lien logique unique. Si un lien physique tombe, le trafic bascule automatiquement sur les liens restants sans interruption. Combiné à la fonction de haute disponibilité des NAS QNAP, cela confère une protection à double couche (réseau et stockage) particulièrement appréciable dans les environnements critiques.
Le switch supporte également le LACP pour l’agrégation de bande passante et le RSTP pour prévenir les boucles réseau.
Synchronisation précise et qualité AVoIP
Pour les déploiements audiovisuels sur IP (AVoIP), le switch intègre une horloge haute précision SiTime avec prise en charge du PTP Boundary Clock (Precision Time Protocol, conforme UIT-T G.8273.3 Classe A). L’erreur temporelle maximale est généralement maintenue sous les 100 nanosecondes, ce qui garantit la synchronisation entre encodeurs, décodeurs et dispositifs d’affichage.
Cette précision est indispensable dans les installations de murs vidéo multiécran, les arènes sportives ou les salles de contrôle broadcast où le moindre décalage temporel produit des artefacts visuels. L’IGMP Snooping complète le tableau en optimisant la distribution du trafic multicast, limitant la consommation de bande passante inutile.
Sécurité multicouche : ACL, ADRA NDR et Airgap+
Sur le volet sécurité, l’équipement dépasse le cadre du switch classique. Outre les ACL avec mise en miroir du trafic, le LLDP, le contrôle de flux et le RSTP, le QSW-M7230-2X4F24T est compatible avec le logiciel ADRA NDR Standalone (un centre de détection et réponse réseau de niveau entreprise). Celui-ci détecte proactivement et isole automatiquement les ransomwares ciblés et le trafic interne malveillant, sans impacter les performances du réseau haut débit.
Pour aller plus loin dans la protection des sauvegardes, le switch s’intègre également avec la solution Airgap+ de QNAP, qui permet d’exécuter des tâches de sauvegarde avec une isolation réseau complète, protégeant efficacement les données critiques des cyberattaques et violations de données.
QSS Pro : une gestion intelligente
Le switch tourne avec QSS Pro (QNAP Switch System Pro), une interface graphique Web qui simplifie l’administration. Elle offre un tableau de bord en temps réel des connexions et du trafic par port, un assistant dédié pour la configuration AVoIP (IGMP Snooping + VLAN en quelques clics), la gestion centralisée de tous les équipements réseau via SNMP (NAS, routeurs, caméras IP, téléphones IP…) et la mise à jour firmware en un clic…
La gestion multisite est assurée par la plateforme cloud AMIZcloud, qui permet de superviser plusieurs switches répartis sur différents sites depuis une interface centralisée, sans matériel ni logiciel supplémentaire.
En synthèse
Le QSW-M7230-2X4F24T ne cherche pas à révolutionner le marché, mais plutôt à répondre à une problématique très concrète : faire évoluer les réseaux vers le très haut débit sans rupture.
Entre compatibilité multi-Gig, montée progressive vers le 100 GbE et fonctionnalités avancées (lossless Ethernet, MC-LAG, PTP), QNAP propose une solution cohérente pour les environnements professionnels modernes.
Proposé autour des 1 799 € HT, il s’adresse clairement aux entreprises qui veulent franchir un cap sans repartir de zéro.
C’est en toute discrétion que Synology vient de faire évoluer son offre C2. Les changements ne sont pas encore visibles pour tous, mais voici un résumé de ce qui se prépare : révision des conditions tarifaires, disparition de services et mise à jour des conditions générales. C’est aussi la fin des plans gratuits sur l’ensemble de l’écosystème C2. Explications…
Synology C2 évolue
Avant toute chose, faisons rapide retour en arrière. L’offre Synology C2 a vu le jour en 2018, initialement centrée sur le stockage. Deux à trois ans plus tard, le fabricant de NAS a étoffé son catalogue avec des fonctionnalités supplémentaires : C2 Password, C2 Transfer, C2 Backup, C2 Identity… en lien avec la sortie de DSM 7. Plus récemment, Synology a également introduit C2 Object Storage (stockage objet) et C2 Backup for Surveillance (pour Surveillance Station). Dans l’ensemble, ces services formaient un écosystème cohérent, couvrant un large spectre d’usages en complément du NAS.
Les changements à venir
C2 OneStorage : fusion du stockage classique et objet
Synology introduit un nouveau plan baptisé C2 OneStorage, dont l’objectif est de regrouper C2 Storage et C2 Object Storage au sein d’une offre unifiée. Cette consolidation s’accompagne, sans surprise, d’une révision des paliers tarifaires à la hausse, présentée comme nécessaire pour soutenir le développement de la plateforme et l’ajout de nouvelles fonctionnalités.
C2 Password & C2 Transfer : fin de service
La mauvaise nouvelle concerne deux services qui disparaissent totalement : C2 Password et C2 Transfer. Les offres gratuites et payantes seront définitivement supprimées en juin 2027. Synology accorde néanmoins une période de transition d’un an. Ces deux services n’ont jamais vraiment décollé, ce qui n’est guère surprenant : le marché est déjà saturé par des alternatives très compétitives, voire 100% gratuites.
C2 Identity : restructuration
C2 Identity perd son plan gratuit ainsi que son offre Business. En remplacement, une nouvelle licence Standard fait son apparition au tarif de 49,99 €/an. Cette nouvelle formule semble bien positionnée pour les petites et moyennes entreprises. Vous l’aurez compris,, elle n’inclut plus C2 Password Business.
Active Insight : la fin du gratuit
Synology modifie également la tarification d’Active Insight. Pour rappel, il s’agit d’un outil centralisant la surveillance, les alertes et les diagnostics de performance pour un ou plusieurs NAS depuis un tableau de bord unique, avec des analyses proactives et des recommandations (ndlr : je n’ai jamais été fan de cette solution). Les licences gratuites permettaient jusqu’alors de surveiller jusqu’à 3 NAS. Elles seront supprimées et remplacées par des plans exclusivement payants. À titre de repère, le tarif par NAS est passé de 9,99 €/an au lancement, à 19,99 €, puis à 23,99 € aujourd’hui.
En synthèse
Synology fait évoluer ses offres C2 et en profite pour supprimer l’ensemble de ses plans gratuits. Si le fabricant laisse du temps pour trouver des alternatives, ces changements marquent aussi une rupture dans sa philosophie. On peut légitimement supposer que derrière les arguments de maintenabilité se cachent des contraintes économiques bien réelles : hausse des prix de l’énergie, rareté des composants mémoire, etc. Les premiers à en pâtir seront malheureusement les particuliers et les petites entreprises.