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Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

Beelink ME Pro 4 TEST - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

Beelink continue son offensive sur le marché des NAS avec un nouveau 4 baies : Beelink ME Pro 4. Après le Beelink ME Mini et Beelink ME Pro, nous avons testé plusieurs jours avec ce nouveau modèle. Ce dernier embarque un processeur Intel Core i5-13500H et 32 Go de RAM. Il dispose d’un vrai système complet adapté aux fonctions de stockage en réseau. Sur le papier, la promesse est solide et en pratique…

Test Beelink ME Pro 4 : NAS 4 baies avec FygoOS

Beelink ME Pro 4

En début d’année, nous avions testé l’excellent Beelink ME Pro. Ce NAS nous avait surpris à bien des égards : format compact, design ingénieux, performances, rapport qualité-prix, etc. Bien sûr, il manquait bien une chose ou deux… et le Beelink ME Pro 4 que nous avons ici vient toutes les corriger. Sincèrement, les fabricants de NAS historiques devraient y regarder de plus près, la nouvelle génération a des arguments.

Contenu de la boîte

À l’ouverture, on retrouve :

  • Le Beelink ME Pro 4 en lui-même ;
  • 1 câble réseau RJ45 Cat.6 ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Des vis pour les disques et SSD ;
  • 1 petite clé Allen ;
  • Un guide de démarrage rapide en anglais, allemand et chinois ;
  • Une fiche sur FygoOS.

L’emballage du NAS et des accessoires est soigné, tout est au millimètre.

Design et connectivité

Extérieurement, Beelink continue d’innover. Si ce nouveau boitier reste compact, son design est tout en hauteur avec 4 emplacements pour disques SATA. Le boitier est en aluminium et seule la face avant est en plastique dur (couleur grise). Nous avons un NAS qui inspire confiance. Son poids sur la balance affiche 2,4 kg. À l’arrière, nous avons toujours une grille amovible qui permet d’accéder aux chariots.

Le ventilateur est sur la partie basse (voir photo ci-dessous) et évacue l’air chaud à travers des 5 sorties visibles entre les chariots et la connectique. À noter qu’une entrée d’air est présente sous le NAS.

Beelink ME Pro 4 arriere - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :

  • 3 ports USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
  • 1 port USB 3.2 Type-C ;
  • 1 sortie HDMI 2.1 ;
  • 1 port RJ45 2,5 Gb/s ;
  • 1 port RJ45 10 Gb/s ;
  • 1 sortie audio-jack.

La connectivité est bien pensée et complète. À noter que le NAS embarque également du Wi-Fi (facilement désactivable). Cela peut surprendre, mais certains y trouveront une utilité en mobilité.

Si l’on devait formuler un reproche à ce boîtier, ce serait l’absence de diodes en façade (une seule indique le fonctionnement) pour l’activité des disques ou du réseau… mais est-ce vraiment indispensable en 2026 ? On peut se poser la question.

Intérieur du Beelink ME Pro 4

On vous rappelle le concept, Beelink propose de pouvoir remplacer la carte mère, le processeur et la RAM en changeant la partie basse… sans toucher au reste du NAS. Nous restons sceptique sur cet aspect, mais quoi qu’il en soit, le ME Pro 4 est animé par un processeur Intel Core i5-13500H capable d’atteindre 4,70 GHz (12 cores, 16 threads) avec iGPU intégré. Il est épaulé par 32 Go de RAM DDR4 (extensibles). Le score CPU PassMark est de 20 903 points avec un TDP de 45 W.

Beelink propose ici un NAS puissant (plus que ce que nous avons l’habitude de voir) avec une consommation électrique mesurée.

Installation des disques et SSD

Sur les NAS Beelink, il faut utiliser une clé Allen pour retirer les chariots (en aluminium) fixés au châssis. Une fois libérés vous devrez jouer du tournevis pour fixer disques durs et SSD au format SATA.

Beelink ME Pro 4 interieur - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

Si vous ouvrez le tiroir (partie basse), vous avez 2 emplacements pour NVMe avec des vitesses différentes (PCIe 4.0 x4 et PCIe 3.0 x2) pour des SSD. Un 3e emplacement dispose d’un SSD 500Go avec le système pré-installé. Ces derniers pourront être utilisés pour du stockage ou du cache. À noter que le fabricant fournit des petits radiateurs afin d’améliorer la dissipation et ainsi éviter le throttling des SSD.

C’est un quasi sans-faute de la part de Beelink, bravo ! Si on devait y trouver un petit défaut, le NAS n’est peut-être pas suffisamment surélevé. De petits amortisseurs en élastomère pourront corriger cela et faciliter la circulation d’air par au-dessous et donc améliorer le refroidissement.

FygoOS

Contrairement au ME Pro, ce NAS est livré avec un système d’exploitation (SSD 500 Go pré-installé). Comme nous vous l’avions dévoilé en exclusivité, Beelink s’est associé à l’équipe derrière FygoOS.

FygoOS est un système complet pour les NAS basé sur Debian. Il propose une interface soignée qui peut rivaliser face à DSM de Synology ou UGOS d’Ugreen. Le système gratuit est complet, mais limité… en passant à la caisse, il est possible de débloquer l’ensemble des fonctionnalités. Avec ce NAS Beelink, vous disposez d’une licence complète « Fygo Personal License » valable à vie. À noter la présence sur le NAS d’une seconde licence « Seek Business » valable 6 mois.

initilisation 1 - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS Initialisation 2 - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS premier demarrage - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

L’initialisation est très simple et se fait en 2 étapes. Par contre, il n’y a rien par défaut. Il faut ensuite se connecter à l’interface d’administration pour débuter tous les réglages. Bonne nouvelle, un guide existe avec un accompagnement.

FygoOS Beelink - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

La prise en main est rapide, relativement facile et les possibilités sont très nombreuses. Le système nous a agréablement surpris. C’est fluide, rapide, toutes les fonctionnalités de base sont là… et bien plus. Il est possible d’installer des applications pour ajouter des fonctionnalités, Docker est également présent… et on peut faire de la virtualisation. On en reparle un peu plus bas. On regrettera l’absence du chiffrement des dossiers embarqués directement dans le système.

Volume et stockage

RAID 0 SSD NVMe - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

La création d’un volume est très simple et les possibilités sont nombreuses. En effet, FygoOS propose plusieurs systèmes de fichiers : ext4, Btrfs et ZFS. A notre connaissance, c’est l’un des rares à proposer ces 3 choix. Tous les modes sont présents : RAID 0, RAID 1, RAID 5, RAID 6, RAID 10…

Utilisateurs et groupes

La gestion des utilisateurs et des groupes est relativement simple. Il est possible de fixer une limite de stockage par utilisateur, y compris en ext4.

Services de partage

De nombreux services de partage sont présents : SMB, WebDAV, FTP, NFS et DLNA. Problème, ils sont tous activés par défaut. Nous ne sommes pas fan qu’un système soit livré avec tout ouvert. Bien sûr, il est facile de les désactiver un à un.

Applications et Docker

centre applications - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

Par défaut, il faut savoir que Docker est préinstallé avec FygoOS, un choix surprenant. Il permettra d’installer un nombre illimité d’application. Mais il faut noter que Fygo dispose d’un Centre d’applications. Ce dernier propose un ensemble de 45 applications (11 officielles et 34 communautaires). Si on regarde de plus près les applications Fygo, on retrouve entre autre :

  • Photos : Interface de gestion de vos photos et albums (avec IA) ;
  • Fygo TV : équivalent à Jellyfin, mais directement intégré (rappellera Video Station) ;
  • File Snapshot : pour faire une capture à un instant T de vos fichiers (Btrfs et ZFS uniquement) ;
  • Text Editor : éditeur de texte (formats : txt, yml, log, html, js, md…) ;
  • etc.

À noter que Fygo propose une application Android et iOS… une Super App, un peu comme celle d’Ugreen qui permet de tout faire (photos, vidéos, fichiers, administration du NAS, etc.).

App HOME - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS APP FILES - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS App Center - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS system settings - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

L’interface FygoOS est disponible en anglais, français, allemand, espagnol… mais l’application mobile n’est disponible qu’en anglais (ou chinois). Autre déconvenue, le choix de la langue a tendance à se remettre automatiquement sur l’anglais après les mises à jour sur l’interface Web.

FygoOS et fnOS

FygoOS a fait son apparition récemment. Si son interface vous semble familière, c’est normal… il est basé sur fnOS. Il s’agit d’un système pour NAS très connu, d’origine chinoise et très populaire. Tout est identique : l’interface d’administration, les outils, les icônes, l’application mobile, etc. Le problème, c’est que fnOS s’adresse essentiellement au marché chinois (il n’est pas traduit). C’est là que Fygo entre en jeu, ou d’autres acteurs comme GEAK OS, également basé sur fnOS.

fnOS - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS
fnOS fraîchement installé (VM)

Performances du ME Pro 4

Dans la première partie de nos tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances dans la virtualisation et le transcodage vidéo.

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (Flac, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À partir de ces tests, nous calculons une moyenne des transferts que nous représentons sous forme de graphiques, exprimée en mégaoctets par seconde. Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du Beelink ME Pro 4, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0, puis avec 3 SSD SATA en RAID 5.

RAID 0

Beelink ME Pro 4 RAID 0 - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

Si ce n’est pas le NAS le plus rapide que nous ayons eu entre les mains, le Beelink ME Pro 4 se positionne en haut du tableau. En lecture, il nous a impressionné en dépassant les 1000 Mo/s dans certains tests. En écriture, les performances sont également solides, quelle que soit la taille des fichiers. La vitesse des transferts est équilibrée et de bon niveau.

RAID 5

Beelink ME Pro 4 RAID 5 - Test Beelink ME Pro 4 : un NAS 4 baies puissant avec FygoOS

En RAID 5, nous avons eu quelques déconvenues sur les gros fichiers sous Windows. Dans l’ensemble les performances sont bonnes, mais le transfert de nombreux gros fichiers a mis le NAS en difficulté. Sur les plus petites tailles et intermédiaires, il a montré une bonne stabilité et de très bonnes performances.

Performances générales

Ce qui impressionne, c’est la rapidité et la fluidité du système. Le processeur i5-13500H est également à l’aise dans le transcodage vidéo, dans l’exécution de plusieurs conteneurs et de machine virtuelle (application Virtual Machine) grâce notamment aux 32 Go de RAM embarqués. Il est difficile de le prendre en défaut. Il faut avouer que les choix de Beelink sont plutôt pertinents. Le fabricant classe ce modèle dans la catégorie Créateur, c’est une bonne idée… mais les particuliers les plus exigeants seront également intéressés par ce modèle.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur peut se faire entendre si on s’approche de près, sinon il reste relativement discret. Côté consommation, le ME Pro 4 affiche entre 25 et 32 W en utilisation normale (avec les 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 55 W lors des tâches les plus intensives.

Prix et disponibilité

Le NAS n’est pas encore disponible. En effet, ce nouveau produit fait partie d’une campagne de financement participatif (kickstarter). Le prix pour ce modèle serait de 819$ (soit autour des 730€ à confirmer). Cela inclut le boitier, le processeur et la RAM, ainsi que le SSD NVMe de 500 Go pré-installé.

CONCLUSION
Le Beelink ME Pro 4 est un quasi sans-faute côté matériel : boîtier aluminium, Core i5-13500H, 32 Go de RAM extensibles, 10 GbE et deux emplacements NVMe. Le processeur est difficile à mettre en défaut et les transferts se placent en haut du panier, malgré notre déconvenue en RAID 5 sur les gros fichiers sous Windows. FygoOS est une bonne surprise. L'interface fluide, ext4, Btrfs et ZFS, Docker, virtualisation, licence à vie fournie. Cependant, il lui manque encore de maturité : pas de chiffrement des dossiers, services de partage tous activés par défaut, langue qui repasse en anglais après une mise à jour et application mobile uniquement en anglais. Le prix annoncé de 819 $ (730 €), lors de la campagne Kickstarter, est hors taxes et reste à confirmer. Le NAS n'est pas encore disponible, avec les risques habituels d'un financement participatif. À ce tarif, la configuration (32 Go, SSD 500 Go, licence) est cohérente face à ce que l'on voit chez UGREEN.
MATÉRIEL / DESIGN
9.5
OS & APPLICATIONS
7.5
PERFORMANCES
8.5
PRIX
7.5
8.3

Édito du 21 octobre

edito - Édito du 21 octobre

Bonjour à tous,

J’ai reçu plusieurs mauvaises nouvelles récemment, j’espère sincèrement que tout va bien pour vous. Les semaines s’enchainent et nous arrivons à la fin du mois. J’ai l’impression d’être dans un tunnel depuis fin août. Je prends quelques jours de congé (c’est la période)… mais je ne vous ai pas oublié.

Comme vous le savez, il m’arrive de parler d’IA sur Cachem… mais il faut savoir que je suis très sollicité en ce moment (je ne suis pas le seul). Je reçois tous les jours 3 à 4 sollicitations pour parler ici d’un nouveau logiciel, d’une application révolutionnaire… souvent payante, mais surtout « vibe codée ». Je l’ai déjà dit, je ne suis pas contre ceux qui utilisent l’IA pour coder. Si cela leur permet d’aller plus vite, d’offrir de meilleures performances, moins de bugs ou de failles… c’est une bonne idée. Mais dans ces sollicitations, ils sont sympas : ils m’offrent une licence gratuite pour tester leur outil. Oui, l’application ou le logiciel sont très souvent payant. Je vais être mauvaise langue, mais c’est un peu comme s’ils suivaient tous le même processus : avoir une idée, la faire développer par une IA type Claude / ChatGPT (les modèles les plus puissants, donc payants), mettre en vente leur solution, poster sur les réseaux sociaux et/ou les forums, puis solliciter les médias. Malheureusement, (ceux sur lesquels je me suis penché) il n’y avait rien de révolutionnaire sous le capot. On était plus proche d’une expérimentation faite le week-end que d’un vrai projet d’envergure. Désolé si je suis un peu dur. Le souci, c’est qu’après avoir été déçu par les premiers, je ne clique plus sur ces e-mails… je risque de passer à côté de la pépite.

Du côté des films, je me suis refait Kaamelot. Pour les Séries TV, j’ai fini The Rookie. J’ai trouvé la saison 3 de Lioness vraiment bien. Paul, la série était amusante, mais sans plus. Professeur Raoult vs Le Gang Des Cerises est ntéressante (retour en arrière), mais ce n’est pas la série de l’année. J’ai tenté de regardé nouvelle saison de Sugar et j’ai lâche après 20 minutes du premier épisode.

Prenez soin de vous et de vos proche,
FX

QNAP QTS 6.1 est disponible en Beta

QNAP QTS 61 - QNAP QTS 6.1 est disponible en Beta

QNAP vient de mettre à disposition QTS 6.1 Beta, la nouvelle version de son logiciel interne pour NAS. Au programme, une interface remaniée, une initialisation guidée, la connexion sans mot de passe par FIDO2, des sauvegardes de snapshots reprenables, un noyau Linux 6.6 et bien sûr de l’IA. Regardons d’un peu plus près ce qui cela va changer…

QNAP QTS 61 - QNAP QTS 6.1 est disponible en Beta

QNAP QTS 6.1 Beta

Non, vous ne rêvez pas… il n’y a pas eu de QTS 6.0. QNAP a fait le choix d’aligner la numérotation à son autre système QuTS Hero (lui aussi arrive en version 6.1). Le fabricant mise sur une interface simplifiée et une installation guidée. C’est le message principal de QNAP : abaisser la barrière d’entrée. Les menus et les icônes sont épurés et le premier démarrage du NAS passe désormais par des écrans en mode pas à pas. L’objectif est de permettre à un particulier de terminer la configuration en suivant simplement les instructions…

Nouveau tableau de bord

Le tableau de bord regroupe sur un seul écran l’état du système, l’usage du processeur et de la mémoire, la capacité de stockage et la température. Chacune de ces informations s’affiche dans un bloc (« carte ») que l’on peut ajouter, retirer ou réorganiser selon ses besoins. Cette disposition est enregistrée sur le compte QNAP… en se connectant sur un autre appareil, on retrouve le même tableau de bord 🙂

Connexion FIDO2 et passkey

Une fois le compte NAS lié à un compte QNAP, on peut se connecter directement sans avoir un mot de passe supplémentaire à retenir. QTS 6.1 prend aussi en charge FIDO2 (clé type YubiKey) ou authentification intégrée à l’appareil (comme Touch ID ou Windows Hello).

Sur un NAS, l’interface d’administration reste très exposées et FIDO2 est résistant au phishing, ce qui n’est pas le cas d’un simple mot de passe. À noter tout de même que la connexion via compte QNAP implique de s’appuyer sur un service tiers (chacun jugera si cela lui convient), ici le cloud du fabricant.

Snapshot Replica

Lorsqu’un transfert de sauvegarde est interrompu, on recommence à zéro. Avec QTS 6.1, Snapshot Replica reprend au point d’interruption. C’est important pour les gros snapshots et pour les connexions instables, par exemple une réplication vers un site distant.

Noyau Linux 6.6

QTS 6.1 passe au noyau Linux 6.6. Selon le fabricant, cela permettrait d’offrir un fonctionnement plus stable lors de forte charge, une meilleure protection face aux nouvelles menaces et une compatibilité avec davantage de matériel récent.

IA à tous les étages

Le nouveau AI Service Center permet de faire tourner des modèles d’IA soit en local sur le NAS, soit dans le Cloud. QNAP présente ce choix comme un arbitrage que chacun peut faire entre vitesse, coût et confidentialité. C’est plutôt une bonne idée…

Deux applications s’appuient sur ce nouveau service :

  • Qsirch gagne la recherche en langage naturel : on retrouve ses fichiers à partir d’une simple description ;
  • QuAgent permet de consulter l’état du système et de gérer des fichiers par conversation…

QNAP renvoie aux prérequis de chaque solution pour les modèles et le matériel compatibles. Autrement dit, ne vous attendez pas à de l’IA locale fluide sur n’importe quel NAS. A noter qu’il y a un sujet DSA Européen, nous ne pouvons pas vous confirmer que ce nouveau service sera disponible immédiatement.

Compatibilité

Si on regarde la liste de comptabilité, certains NAS absents peuvent surprendre. Voici ceux qui seraient compatibles (liste non exhaustive) :

  • TS-x64 : TS-264, 364, 464, 564, 664, ainsi que les TS-264C, 464C, 464C2, TS-466C et le HS-264 et le TBS-464 ;
  • TS-x62 : TS-262, 462, 262A, 462A, 262C, 462C ;
  • TS-x73A : TS-473A, 673A, 873A, TS-h973AX, et versions rackables TS-873AU, TS-873AeU, TS-1273AU-RP, TS-1673AU-RP ;
  • TS-x53E : TS-253E, 453E, et le TS-410E / TS-i410X ;
  • Rack : TS-464U, TS-864eU, TS-1264U-RP, TS-883XU, TS-983XU et leurs variantes ;
  • Gamme pro : plusieurs TVS-h (h474, h674, h874, h875U…), TS-h (h665, h865, h765eU…), TS-h1277AFX, ainsi que la série Qu405/605/805 et les modèles IA (TVS-AIh1688ATX, QAI-h1290FX).

On notera l’absence des TS-x53D (253D, 453D, 653D), TS-x72 (dont les TVS-x72XT et TVS-x72N) et les TS-x53B (253B, 453B, 653B). Les plus anciens (ex : TSx51) ne pourront pas en bénéficier et resteront avec QTS 5.x. Cela reste cependant à confirmer…

En synthèse

QTS 6.1 vise à apporter de la simplicité dans la prise main et la protection de la connexion. QNAP promet plus de stabilité grâce au noyau Linux 6.6, la fiabilité des snapshots, l’IA locale… Cependant, cela reste une Beta (disponible depuis le centre de téléchargement de QNAP). Nous vous déconseillons de l’installer sur un NAS de production. A noter que les fonctions pourraient ne pas être disponible selon le modèle. QNAP ne précise pas la date de la version finale.

Note : QuTScloud serait sur le point d’être arrêté…

source

UniFi Flex 2.5G : redécouverte et avis après la panne de mon US-8

Unifi Flex 2.5G - UniFi Flex 2.5G : redécouverte et avis après la panne de mon US-8

Mon vieux switch UniFi 8 ports (US-8)  a rendu l’âme du jour au lendemain. J’ai contrôlé l’alimentation, aucun souci. J’ai ouvert le switch, aucun défaut apparent. Heureusement, un autre switch (non UniFi) m’a dépanné pendant plusieurs jours… le temps de recevoir l’un des derniers modèles du fabricant : UniFi Flex 2.5G (USW-Flex-2.5G-8).

Prise en main Flex 2.5G

UniFi Flex 2.5G

L’UniFi Flex 2.5G propose 8 ports 2,5 Gb/s RJ45. Il dispose également de 2 ports 10 Gb/s (RJ45 ou SFP+), un seul peut être utilisé à la fois. Le port RJ45 10 Gb/s peut également alimenter le switch. Une alimentation USB-C est fourni dans la boite.

Une version PoE existe également, où les 8 ports peuvent alimenter des périphériques PoE+++. J’ai fait le choix de la version standard, car je n’ai pas besoin de PoE.

Différences

Ce qui m’a plu avec ce modèle, c’est la disponibilité des 8 ports pour les périphériques réseau. Le port 10 Gb/s sert à l’uplink, ce qui évite de sacrifier un port. C’est vraiment appréciable. Sur mon installation, je l’ai raccordé directement à la passerelle Cloud Gateway Fiber (UCG-Fiber).

Le produit est vraiment léger (395 g sur la balance) et il est en plastique dur. Il ne chauffe pas (ou très peu) et il est totalement silencieux, car il n’a pas de ventilateur.

Quelques limites

L’UniFi Flex 2.5G reste un produit relativement basique. Il n’a pas d’écran, il n’a qu’un port SFP+ qui ne fonctionne pas en simultané avec le RJ45 10 Gb/s et il n’a pas de sortie PoE. Personnellement, ces fonctions ne me sont d’aucune utilité.

Le prix est à prendre en considération : 191€ TTC (soit 145€ HT). Il est disponible sur Amazon et le site officiel. Ce tarif peut sembler élevé pour un usage domestique.

Je sais, c’est du matériel (semi-)professionnel. Il s’adresse avant tout aux entreprises ou aux utilisateurs avancés. Pour ma part, j’aime tester du matériel de ce niveau, car il offre performances, rapidité et fiabilité. Il me permet de réaliser des tests complets pour Cachem sans me poser de questions sur la qualité de mon réseau.

Intégration

L’ajout du switch s’est fait sans difficulté (adoption). Cependant, le réseau dans son ensemble a rencontré quelques difficultés. Plusieurs appareils n’arrivaient plus à accéder à Internet. Le redémarrage de chaque appareil UniFI depuis l’application mobile a résolu le problème. Hormis ce détail, je n’ai rencontré aucun souci, qu’il s’agisse des VLAN, du multicast, etc.

Mon avis

Je ne regrette pas mon achat. Certes, l’US-8 m’avait accompagné pendant des années, mais il est tombé en panne. Le Flex 2.5G est très stable. Il chauffe peu (contrairement à son prédécesseur) et il peut être posé sur une étagère, un bureau ou fixé au mur. L’absence de ventilateur permet de l’installer dans une chambre, un bureau ou un salon… sans aucune nuisance sonore.

Pour en savoir plus sur ce produit, rendez-vous sur la fiche produit officielle…

ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

ArtCraft webstie - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

Depuis quelques jours, l’équipe d’ArtCraft a publié 7 applications open source pour remplacer Adobe : Photoshop, Illustrator, Premiere Pro, Lightroom, Acrobat, After Effects et InDesign. L’ambition est claire et le projet avance très rapidement. Mais qui se cache derrière ArtCraft, quelles sont leurs ambitions, comment sont-ils financés ? Des questions légitimes…

ArtCraft webstie - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

ArtCraft

ArtCraft est un outil de création d’images et de vidéos assistée par IA, dont le code est publié sur GitHub. Il se présente comme un « IDE* pour artistes ». Au lieu d’utiliser un simple prompt, ArtCraft propose un contrôle total (poser les personnages en 3D, composition de scènes, retouche par masques, image vers vidéo…) et agrège de nombreux modèles comme Nano Banana, Kling, Seedance ou encore Sora.

Qui est derrière ArtCraft ?

Le projet est porté par un certain Brandon Thomas, présenté comme un ancien dirigeant de storyteller.ai. Sur GitHub, le dépôt compte près de 15 000 commits et plus de 2 000 étoiles. On est sur un projet solide et pas sur une simple expérimentation 🙂

Qu’est-ce que les Crafting Apps ?

La nouveauté (la raison pour laquelle on en parle aujourd’hui), ce sont les Crafting Apps : 7 applications (apparues en quelques jours) qui visent chacun un logiciel de référence chez Adobe.

Application Équivalent visé Statut affiché
PhotoCraft Photoshop Early alpha
PdfCraft Acrobat Early alpha
VectorCraft Illustrator En développement
FilmCraft Premiere Pro En développement
LightCraft Lightroom En développement
EffectCraft After Effects En développement
DesignCraft InDesign En développement
photocraft adjustments - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe FilmCraft Color - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe PdfCraft - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

Motivations et ambitions

Les Crafting Apps reposent sur plusieurs principes revendiqués : code ouvert sous licences permissives (MIT ou Apache 2.0), applications natives en Rust, interface familière (pour ne rien réapprendre), traitement local des fichiers, pilotage par CLI, canal JSON ou serveur MCP pour l’automatisation et les agents IA. Enfin, sachez que 6 des applications peuvent être exécutées dans un navigateur.

Vous vous en doutez, on ne peut pas sortir autant d’applications aussi poussées sans une équipe composée d’une centaine de personnes… ou se faire aider par des agents IA. Selon IT-Connect, 8 agents Claude Opus 5.5 auraient travaillé en parallèle ! Cela explique la rapidité et la quantité de code produite aussi rapidement… même si cela nécessite une supervision et validation humaine.

Côté ambitions, l’éditeur affirme vouloir aller bien au-delà… et souhaite travailler sur des alternatives à Microsoft Office, AutoCAD ou encore SolidWorks.

Modèle de rémunération

La question que tout le monde, est-ce gratuit ou payant ? Les Crafting Apps sont gratuites et open source. Rien n’indique qu’elles passeront payantes dans les prochains mois. Mais ArtCraft propose des forfaits pour la génération d’images et de vidéos par IA :

  • Basic : 10$/mois (1 000 crédits, environ 250 images avec Nano Banana) ;
  • Pro : 35$/mois (3 750 crédits) ;
  • Max : 60$/mois (6 600 crédits)…

Ce modèle ressemble à d’autres projets open source. Le logiciel est libre, gratuit… mais le service Cloud qui l’accompagne est payant.

Et Adobe ?

Adobe domine la création numérique depuis de nombreuses années. Certes, il y a des concurrents (majoritairement payant) et Adobe se finance via des abonnements liés aux applications. Pas d’abonnement = pas d’application…

Adobe Crafting Apps
Modèle Abonnement Gratuit et open source
Code Propriétaire Public (MIT / Apache 2.0)
Traitement Local et Cloud Local, fichiers sur votre machine
Plateformes Windows, macOS Windows, macOS, Linux
Automatisation Scripts et plugins propriétaires CLI, JSON, MCP
Maturité Référence du marché En cours de démarrage

Avantages d’un projet open source

J’ai testé PhotoCraft et j’avoue que dès les premières secondes d’utilisation, j’ai été impressionné. L’application est légère, rapide, stable… et on retrouve facilement ses habitudes. Cependant, l’application n’est pas encore au niveau de Photoshop et contient encore des bugs. Les avantages sont nombreux :

  • Open source : le code peut être lu, audité et forké ;
  • Pas d’abonnement : Pas de coût et pas de dépendance ;
  • Maîtrise des données : Les fichiers restent sur votre machine ;
  • Pérennité : Le logiciel peut survivre à son éditeur ;
  • Légèreté et portabilité : Des applications natives par défaut (y compris sous Linux) ;
  • Automatisation : Un pilotage possible par ligne de commande ou MCP (traitements par lots et workflow) ;
  • Transition facilitée : Les menus, panneaux et raccourcis sont proches de ceux d’Adobe…

Prudence avant de télécharger

Ces outils sont gratuits, stables… mais ils ne sont pas finalisés. Même si PhotoCraft et PdfCraft sont en Alpha (avant Beta), les autres sont en développement (comprenez par là, à utiliser avec précautions). Si on prend l’exemple de PhotoCraft, l’éditeur le reconnaît lui-même : on est à moins de 50% de Photoshop. Il est encore trop tôt pour faire le grand saut… mais vous pouvez déjà faire quelques tests.

En synthèse

ArtCraft propose des alternatives libres, locales et scriptables à la suite Adobe. Le projet est ambitieux, transparent sur son état d’avancement et très actif. Au moment où sont écrites ces lignes, nous ne sommes pas en présence d’un « vrai » remplaçant à Adobe… c’est en cours de construction. Cependant, les applications méritent d’être testées et suivies de près.

[edit 20h44] Les clones gratuits de Microsoft débarquent : WordCraft (pour Word), GridCraft (pour Excel), Deckcraft (pour PowerPoint)

 

* Integrated Development Environment ou en français environnement de développement

Beelink ME Pro, NAS modulaire à partir de 299$ (kickstarter)

beelink me pro kickstarter 2026 - Beelink ME Pro, NAS modulaire à partir de 299$ (kickstarter)

Beelink va prochainement lancer un Kickstarter sur l’élargissement de sa gamme de NAS ME Pro. Après le 2 baies qui n’avait pas laissé indifférent, le fabricant revient avec un 4 baies, toujours avec son architecture en « tiroir ». On peut changer la carte mère sans remplacer le boîtier ni perdre ses disques et sa configuration. Avec pas moins de 7 configurations processeur (du Pentium J5005 au Ryzen AI 9 HX 470), la gamme complète est très large…

beelink me pro kickstarter 2026 - Beelink ME Pro, NAS modulaire à partir de 299$ (kickstarter)

Beelink ME Pro

Il y a quelques mois, on vous présentait le Beelink ME Pro, un petit NAS original. Au-delà de son côté compact, le NAS était innovant à plus d’un titre : design, capacité, évolutivité… La plus grosse originalité, la carte mère se coulisse hors du châssis… ce qui facilite la maintenance et permet de monter en gamme plus tard. Le stockage et le système restent en place. C’est un vrai argument face aux NAS classiques, dont le matériel est figé. Ça, c’est la théorie… car dans les faits, nous n’avons pas vu de carte (pas de disponibilité, ni le prix des cartes mères de rechange).

me pro 2026 arriere - Beelink ME Pro, NAS modulaire à partir de 299$ (kickstarter)

Le 2 baies affiche 166 × 121 × 112 mm pour 1,7 kg sur la balance. Le 4 baies passe à 165 × 121 × 185 mm pour 2,4 kg. Côté refroidissement, un ventilateur interne permet la circulation de l’air et un cadre en aluminium dissipe la chaleur. Des supports antivibrations en silicone protègent les disques.

Connectique

Du côté des interfaces de connexion, on n’est pas en reste puisque les NAS disposent de l’USB 3.2 (10 Gb/s), HDMI 4K, du réseau 10 Gb/s… et même de l’USB 4/Thunderbolt 4.

Kickstarter

Beelink passe (lui aussi) par un financement participatif. Depuis quelques années, le concept est adopté par de plus en plus de marques. Cela permet de limiter l’impact sur la trésorerie des entreprises et permet de tester l’appétit du public avant de lancer la production. Les campagnes affichent souvent des records de financement (merci les réseaux sociaux) et les précommandes permettent d’avoir un produit à prix serré. Il est important de rappeler qu’un soutien n’est pas une commande ferme…

7 configurations différentes

La gamme se décompose en 3 profils :

  • Home : Pentium J5005, Intel N95, Intel N150 et Core 3 304
  • Créatif : Core i5-13500H
  • IA locale : Ryzen AI 7 H 350 et Ryzen AI 9 HX 470

La RAM varie selon la configuration souhaitée.

conception me pro - Beelink ME Pro, NAS modulaire à partir de 299$ (kickstarter)

Tarifs Kickstarter

Les prix sont en dollars (hors taxe), mais la livraison est incluse pour les États-Unis, le Royaume-Uni et l’UE. Voici les tarifs « Super Early Bird » :

Modèle 2 baies 4 baies
J5005 299 $ 369 $
N95 419 $ 539 $
N150 469 $ 539 $
Core 3 304 689 $ 769 $
Core i5-13500H 739 $ 819 $
Ryzen AI 7 H 350 949 $ 1 049 $
Ryzen AI 9 HX 470 1 279 $ 1 379 $

Un dépôt VIP de 10$ avant le lancement donne droit à la remise de 30% sur le prix public…

IA locale

Pour les versions avec Ryzen, Beelink met en avant des débits d’environ 35 tokens/s sur Qwen 3.6 35B et 36 tokens/s sur Gemma 4 26B. Si cela peut sembler impressionnant, ces chiffres viennent du constructeur et dépendent de nombreux paramètres (quantification, contexte, configuration). Donc, à prendre avec des pincettes…

En synthèse

Le concept est original, mais reste toujours à prouver. Côté système embarqué, comme nous vous l’avions annoncé, Beelink propose FygoOS pré-installé sur le SSD embarqué. Le fabricant continue de s’investir sur le marché des NAS et on ne peut que s’en réjouir.

Les dates à retenir :

  • Pré-lancement : du 21 septembre au 4 novembre 2026
  • Lancement officiel : 5 novembre 2026

Nous en reparlerons prochainement, nous avons la chance d’avoir un modèle en prêt depuis quelques semaines…

Amazon Prime Day : les meilleures offres NAS, stockage et tech (6 & 7 octobre)

amazon prime day 2023 - Amazon Prime Day : les meilleures offres NAS, stockage et tech (6 & 7 octobre)

Les Amazon Prime Day reviennent  les 6 et 7 octobre avec des promotions exclusivement réservées aux membres Prime. C’est l’un des rares moments de l’année où les prix chutent vraiment sur la tech : NAS, stockage, accessoires…

Contrairement aux soldes classiques, les offres sont limitées dans le temps (parfois quelques heures seulement) et accessibles uniquement avec un abonnement Prime. Si vous n’en avez pas encore, l’essai gratuit de 30 jours vous permet d’en profiter sans débourser un centime.

🛒 Activez votre essai Prime gratuit (obligatoire)

⚠  Revenez régulièrement, cette page sera mise à jour en temps réel

NAS

On commence avec 2 NAS Ugreen…

DH2300 2026 - Amazon Prime Day 2026 : les meilleures offres NAS, stockage et tech (23-26 juin)

Le DH2300 est un NAS 2 baies à 189,99€ (au lieu de 220€).  C’est une solution familiale, accessible pour tout ceux qui veulent démarrer sans se ruiner et silencieux (lire notre test).

UGREEN DH2300

DXP4800 Plus - Amazon Prime Day : les meilleures offres NAS, stockage et tech (6 & 7 octobre)

On continue avec le célèbre DXP4800 Plus à 549,99€ (prix barré 656€). C’est LE NAS 4 baies qui a permis à UGREEN de perçer dans ce secteur. Il est performant, robuste, évolutif… il sait tout faire (lire notre test).

UGREEN DXP4800 Plus

Passons maintenant aux offres TerraMaster

F4 425 Plus - Amazon Prime Day 2026 : les meilleures offres NAS, stockage et tech (23-26 juin)

L’excellent NAS 4 abies F4-425 Plus chute à 384,29€ (prix public 630€). Il offre un excellent rapport qualité-prix.

TerraMaster F4-425 Plus

Si vous recherchez un modèle 2 baies

F2 425 - Amazon Prime Day : les meilleures offres NAS, stockage et tech (6 & 7 octobre)

Voici le F2-425 qui tombe à 230,89€ (prix barré 320€). Il offre tout ce que l’on peut chercher pour dans un NAS : processeur Quad Core Intel, 4 Go de RAM, réseau Multi-Gig…

TerraMaster F4-225

Onduleurs

Onduleur APC 750VA - Amazon Prime Day 2026 : les meilleures offres NAS, stockage et tech (23-26 juin)

L’excellent onduleur APC Back UPS 750VA est à 81,73€ (prix barré 109,99€). Il s’agit du modèle BX750MI-FR avec 3 prises à l’arrière et bien sûr l’USB pour le brancher sur votre NAS 😉

APC BX750MI-FR

Objets connectés

 

eve energy - Amazon Prime Day, les offres exclusives du 11 et 12 juillet
La prise connectée EVE Energy (compatible Matter) est à 30,99€. C’est une excellente prise connectée, respectueuse de la vie privée. Elle ne nécessite ni de cloud, ni d’inscription et tout fonctionne 100 % en local. Vous pouvez y aller les yeux fermés.

EVE Energy

 

Eve Motion
Le détecteur de mouvement EVE Motion (compatible Matter) passe à 34,99€. Ce dernier peut fonctionner à l’intérieur, comme à l’extérieur. Nous, on recommande !!! Lire notre test…

EVE Motion

 

 

SONOFF Dongle Zigbee

Le dongle Zigbee 3.0 SONOFF est à 17,86€. Cette clé (ZBDongle-E) est idéale pour ceux qui veulent améliorer leur installation grâce à Home Assistant par exemple.

SONOFF Zigbee

 

meteo netatmo

La célèbre station météo Netatmo Intérieur/Extérieur est à 99,99€ (soit une remise de 33%) ! C’est sans aucun doute l’un des meilleurs produits de sa catégorie. Son application mobile est pratique et évolue régulièrement.

Station météo Netatmo

 

Voyages

Je vous ai déjà détaillé le contenu de mon sac de voyages par le passé… et certaines offres pourraient vous intéresser.

belkin 100W - Amazon Prime Day 2026 : les meilleures offres NAS, stockage et tech (23-26 juin)

Le chargeur de voyages Belkin 100 W est à 41,99€ (prix barré 70€). Il s’agit d’un chargeur avec 3 ports USB (2* USB-C et 1* USB-A) et 3 fiches (US, UK et EU). Meilleur prix !!!

Belkin 100W

anker 67W GaN - Amazon Prime Day 2026 : les meilleures offres NAS, stockage et tech (23-26 juin)

Très pratique également, ce mini chargeur Anker 65W est à 29,99€ (prix conseillé 60€). Ses atouts sont sa puissance et la fiche EU peut se replier. A ce tarif, il ne faut pas hésiter !

Anker 65W

 

 

ugreen FineTrack - Amazon Prime Day 2026 : les meilleures offres NAS, stockage et tech (23-26 juin)

Le pack de 4 FineTrack Duo tombe à 28,49€ (prix barré 33,24€). Ce sont des balises rechargeable permettant de localiser par exemple vos bagages. Ils sont compatibles iOS et Android.

UGREEN FineTrack (pack de 4)

Comment profiter de ces offres ?

Pour profiter de ces promotions, il vous faut un abonnement à Prime… c’est obligatoire. L’adhésion est à 6,99€ par mois (ou 69,99€ par an). Aussi, vous pouvez profiter gratuitement avec 30 jours d’essai gratuit !

🛒 Profitez d’Amazon Prime gratuit pendant 30 jours

Vous aurez des conditions avantageuses pour les livraisons et accès aux services suivants : Prime Video, Prime Music, Prime Gaming, Prime Reading…

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Synology FC600 : une nouvelle caméra 360° avec IA embarquée

synology fs600 - Synology FC600 : une nouvelle caméra 360° avec IA embarquée

Synology a lancé une caméra fisheye de 6 Mpx : la FC600. Cette dernière a pour objectif de fonctionner en intérieur et plus précisément dans les bureaux, commerces, écoles et hôpitaux… La promesse est de couvrir une pièce entière avec un seul appareil. Son prix : 375€ HT.

synology fs600 - Synology FC600 : une nouvelle caméra 360° avec IA embarquée

Synology FC600

La caméra FC600 permet de capturer en 2560 × 2560 pixels à 30 images par seconde avec un champ de vision de 360°. Elle serait à même de faire du HDR. Dans les environnements avec peu de luminosités, des LED infrarouges assurent une vision nocturne jusqu’à 10 mètres… ce qui reste suffisant en intérieur.

L’image d’une caméra fisheye (brute) est déformée par défaut. La FC600 intègre donc une fonction de dewarping (image sans distorsion) avec plusieurs modes d’affichage, notamment la vue quad (4R) et la double vue de 180° (2P).

2R - Synology FC600 : une nouvelle caméra 360° avec IA embarquée 4R - Synology FC600 : une nouvelle caméra 360° avec IA embarquée

Oui, la caméra peut ainsi remplacer plusieurs points de vue fixes d’un même grand espace. La FC600 peut se monter au plafond ou sur un mur.

Analyses IA

Comme sur plusieurs de ses caméras, Synology embarque plusieurs capacités (analyse IA) directement dans la caméra :

  • la détection de personnes (People Detection) ;
  • la détection d’intrusion ciblant les humains (Intrusion Detection) ;
  • la détection audio (Audio Detection).

Selon le fabricant, ce traitement en local permet d’accélérer la réponse aux incidents et ainsi de réduire la surveillance manuelle. Concernant les besoins comme la mesure de fréquentation en commerce, le comptage de personnes et les rapports associés… cela passe nécessaire par Surveillance Station.

Cloud ou pas Cloud

Comme pour les autres caméras, la FC600 fonctionne nativement avec Surveillance Station. Mais elle peut également fonctionner avec Surveillance365 (Cloud de Synology) sans serveur. La prise en charge d’ONVIF permet également une intégration sur des NVR tiers…

Sécurité et confidentialité

Les flux vidéo sont protégés par les protocoles HTTPS et SRTP. La caméra propose un enregistrement chiffré et un masquage de confidentialité (privacy masking). Cela sera utile pour exclure certaines zones du champ filmé. A noter que la FC600 est conforme à la norme NDAA (loi du congrès des États-Unis), ce qui est un critère d’achat dans les marchés publics et dans certaines entreprises/organisations.

Prix et disponibilité

La FC600 ne va pas révolutionner le marché, mais il faut avouer qu’elle a quelques atouts : bonne résolution, analyses embarquées, ONVIF et chiffrement du flux. La combinaison fisheye et IA locale sont une bonne idée. La caméra est d’ores et déjà disponible. On la trouve au tarif de 374,96€ HT, soit 449,95€ TTC. A noter qu’elle dispose d’une garantie de 3 ans.

Pour en savoir plus sur cette FC600, rendez-vous sur la page officielle de Synology…

Faut-il toujours mentionner l’usage de l’IA ?

IA sur Cachem - Faut-il toujours mentionner l'usage de l'IA ?

J’ai toujours été transparent avec vous sur la ligne éditoriale de Cachem, ma façon de travailler, la gestion au quotidien, la idée, etc. Aujourd’hui, je souhaite aborder un autre sujet avec vous : l’utilisation de l’IA dans la rédaction d’article. Ne lâchez pas encore un commentaire et lisez ce qu’il y a ci-dessous.

IA sur Cachem - Faut-il toujours mentionner l'usage de l'IA ?

IA & Cachem

Il n’y a pas de règle IA sur Cachem, parce que je suis le seul à rédiger (plus de 95% des articles). Récemment, MilesTEG qui rédige parfois m’a posé une question sur l’usage de l’IA pour un article à paraitre : « Veux-tu que j’ajoute une mention comme quoi Gemini a relu et corrigé les fautes de mon article ? ». Vous en conviendrez, la question est légitime.

Doit-on faire mention de l’usage d’une IA pour l’aide à la correction de faute ? Personnellement, je considère que ce n’est pas utile. Il n’y a pas transformation, ni manipulation et encore moins tromperie envers le lecteur. De nombreux rédacteurs, écrivains et journalistes utilisent Antidote pour la correction des fautes et moi-même je l’utilise (je ne m’en suis jamais caché)… pourtant, personne ne l’indique.

En revanche, je pense qu’il faut savoir bien positionner le curseur… lorsque l’IA change de rôle. Toujours pour son article, MilesTEG a généré des graphiques avec une IA. Je lui ai demandé de l’indiquer clairement sous chaque visuel. De ma perception, ne pas le mettre serait une faute. Vous en conviendrez également, si l’article a été généré à 100% avec l’aide d’une IA, il doit y avoir une mention.

Assistance à la reformulation

Que dire d’un article qui serait généré partiellement avec l’aide d’une IA ? J’avoue que je ne me suis jamais posé la question et cela mérite réflexion. Il m’arrive parfois de demander à madame de l’aide pour reformuler une phrase ou une idée. J’avoue, je ne le mentionne pas… Elle ne m’en tient pas rigueur, j’espère que vous non plus. Mais si je sollicite une IA pour cette même formulation, est-ce que l’article doit mentionner « Contenu généré avec l’aide de l’IA » ?

Si l’IA a aidé à générer un article, je pense que cela n’est pas une mauvaise idée de le mentionner.

Je pense qu’on est tous pareil. Si on apprend que ce qu’on vient de lire a été écrit avec une IA, on se retrouve avec une pointe de déception… comme si on avait été floué. Cela ne veut pas dire que l’article est mauvais, mais il y a comme une sensation désagréable de trahison (oui, le terme est un peu fort).

Vibe Coding

J’ai un article en brouillon (depuis plusieurs semaines) sur le Vibe Coding (application générée avec une IA). Ma réflexion est la suivantes, si une application est fiable, robuste, sécurisée, performante… cela ne me dérange pas qu’elle soit faite avec l’aide d’une IA. Par contre, cela doit être clairement indiqué en premier niveau de lecture. Il faut de la transparence là aussi.

Si une IA a été utilisée dans une recherche de failles, pour des tests (robustesse, performance, recherche de bugs), pour générer de la documentation… j’avoue que je ne sais pas. Je dirais que ce n’est pas forcément nécessaire. Là où je me sentirai flouer, c’est si l’éditeur annonçait ouvertement l’inverse : « C’est moi qui l’ai fait ! ».

Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager votre opinion… je pense que c’est comme cela qu’on peut tous avancer.

Edito 23 septembre

edito - Edito 23 septembre

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien. Pour moi, tout va pour le mieux… enfin, presque. Cela fait plusieurs jours que je me dis qu’il faut que je vous rédige une édito pour vous donner quelques nouvelles.

Tout d’abord, vous avez dû le constater… le nombre d’articles a chuté. Après de nombreuses années avec plus de 5 articles par semaine, j’ai réduit la voilure depuis 2-3 ans. Les raisons sont multiples : changement de priorité personnel, changement professionnel, reprise du sport, motivation aléatoire, etc. Cachem n’a jamais été la priorité, c’est d’abord la famille et les proches. Cachem n’est pas ma source de revenu, j’ai un (vrai) travail à côté. Mais il faut avouer que je passe beaucoup (trop) de temps ici et sur le forum. J’ai cherché à faire des articles plus approfondis, parfois plus engagés… avec des retours plus ou moins mitigés. Car il faut bien l’avouer, nous passons tous de moins en moins de temps à lire. Lorsque je mets 8 heures à sortir un article/dossier/test, que le nombre de vues ne décolle pas et qu’il y a 0 commentaire au bout d’une semaine (aucune critique ici), c’est que j’ai loupé quelque chose. Et ce n’est pas grave… Je pourrais aussi laisser une IA piloter le site, mais je n’y vois pas d’intérêt. Je pense que si la communauté, les lecteurs fidèles et les visiteurs passent pour le site, pour son contenu et non pas pour le nombre d’articles par jour. Après je peux me tromper…

Actuellement, j’ai en test un NAS qui est juste incroyable. Malheureusement, je ne peux pas vous en parler pour le moment, car le fabricant ne l’a pas encore dévoilé (embargo total). Il est puissant, complet, la connectique est riche et son format atypique… mais je ne connais toujours pas son prix. Ensuite, je vais prochainement vous reparler de Synology et faire un focus sur 2 fonctionnalités. Enfin, j’ai reçu un petit SSD qui possède quelques atouts (dont son prix).

Côté séries TV, Acapulco se laisse regarder mais sans plus. Furious a été une vraie surprise, je recommande… ainsi que Lucky qui est une autre belle surprise. Je n’ai toujours pas réussi à accrocher sur Silo. Si vous avez des recommandations, n’hésitez pas à laisser un commentaire 🙂

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne journée et une bonne fin de semaine,
FX

GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

GEAK OS NAS DIY - GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

Un nouveau venu s’invite dans la famille des systèmes pour NAS qui nous vient cette fois de Chine : GEAK OS. Repéré depuis février 2026 par la communauté chinoise du homelab, ce système gratuit promet du stockage privé, de l’IA embarquée et une gestion Docker. On a creusé le sujet en attendant de pouvoir le tester par nous-mêmes…

GEAK OS NAS DIY - GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

GEAK OS, qu’est-ce que c’est ?

GEAK OS est un système d’exploitation NAS développé par l’éditeur chinois GEAK (à qui l’on doit également l’application mobile GEAK NAS, publiée par YOM LIMITED). Son positionnement est celui d’un système complet comme alternative locale et gratuite au Cloud, pour reprendre la main sur ses données sans payer d’abonnement mensuel.

Le positionnement se limite pour l’instant à cet usage : installer le système sur son propre matériel (PC de récup, NAS DIY, Mini PC ou encore machine virtuelle). Sur le fond, les premiers retours des spécialiste,s c’est que GEAK OS ressemble beaucoup à ce que l’on a déjà vu avec fnOS (un autre système chinois), mais aussi chez FygoOS. Ils misent principalement sur une interface facile à utiliser, une partie multimédia riche, une gestion des photos boostée à l’IA comme arguments principaux.

Les fonctions mises en avant

Si on rentre un peu dans le détail, voici ce que nous indique le site officiel :

  • Album photo IA : classement automatique des photos par reconnaissance de contenu ;
  • Centre multimédia : intégré pour la lecture de films et séries stockés sur le NAS ;
  • GEAK AI : assistant maison qui combine SearXNG (recherche) et Ollama (inférence locale) ;
  • Centre d’applications : 16 applications (dont 3 de l’éditeur) et le reste sous forme de conteneurs Docker.
  • GEAK Link : service d’accès distant, avec un identifiant personnalisable une fois inscrit ;
  • Des Apps pour iOS, Android, macOS et Windows.

Et côté prix ?

La page officielle des offres pourra en refroidir plus d’un. Il y a tout d’abord, l’offre Free qui couvre l’essentiel de l’usage assez simple pour le particulier. Ensuite, nous avons l’offre Plus à 47,99 $/an et un Lifetime à 179 $. Si cela vous rappelle un ZimaOS, ce n’est pas un hasard.

Le souci, c’est que le gratuit n’est gratuit qu’en apparence : l’app mobile, l’accès distant GEAK Link et l’appli photo pour la TV ne fonctionnent que pendant 2 mois, avant de basculer derrière un PayWall (mur payant). Sur un système encore jeune, avec une stabilité qui reste à prouver, verrouiller l’accès distant derrière un abonnement dès les premiers mois est un choix commercial qui mérite de prendre un peu de recul.

Premiers testeurs

Plusieurs utilisateurs ont déjà testé le système sur des machines virtuelles. Ils indiquent que l’installation est très bien faite, tout est presque automatisé (détection DHCP/IPv6, copie des fichiers système…). Les retours sur la consommation des ressources sont contradictoires : certains ont réussi avec 4 Go de RAM, d’autres ont dû passer à 8 Go pour éviter les plantages.

Le système ne proposerait nativement que le SMB. NFS et WebDAV ne seraient accessible qu’en montage (sources distantes). Si vous venez de Synology ou TrueNAS, c’est un peu limité… Le SSH est fermé par défaut. L’interface est vraiment facile à prendre en main.

Faut-il s’y intéresser ?

Honnêtement, nous sommes encore loin d’un concurrent à DSM ou TrueNAS. GEAK OS reste un projet encore jeune et orienté pour le marché chinois, avec encore quelques limites.

En revanche, l’angle IA locale (SearXNG + Ollama) et la gratuité (offre free) en font un projet à surveiller, mais pas forcément pour tout de suite. Nous, on va garder un œil sur les prochaines versions avant d’envisager un test complet sur notre propre matériel.

Laisser une IA gérer votre réseau… bonne ou mauvaise idée ?

IA reseau - Laisser une IA gérer votre réseau... bonne ou mauvaise idée ?

De nombreuses personnes témoignent d’avoir laissé ChatGPT ou Claude gérer leur réseau et que tout fonctionnerait bien mieux, comme par miracle. Sur Cachem, nous ne croyons pas aux miracles. Si une IA peut être une aide précieuse pour comprendre certains paramètres avancés, celle-ci ne doit pas gérer / configurer votre installation ! En clair : ne confiez pas les yeux fermés votre réseau domestique ou professionnel à un chatbot…

IA reseau - Laisser une IA gérer votre réseau... bonne ou mauvaise idée ?

IA et réseau, les limites du modèle

L’IA a de nombreux atouts et nous ne reviendrons pas dessus ici. Mais certains y ont laissé des plumes : c’est plus rare, mais ça arrive. Et la réponse de l’IA, une fois le mal fait : « Tu as raison, il ne fallait pas exécuter cette commande ». L’IA doit être vue comme un outil, une aide facilitée par sa disponibilité et son coût. Aujourd’hui, aucune IA ou algorithme n’est infaillible… Aucun.

De par sa nature, une IA propose des réponses à partir d’un modèle statistique. Elle va s’orienter vers ce qui correspond le mieux, en probabilité, à ce qu’elle a appris. Cependant, nous sommes des humains, tous différents avec des besoins différents. Nous n’habitons pas tous dans la même région (ou le même pays), pas dans le même type d’habitation, avec des matériaux différents, avec des voisins plus ou moins proches et pas les mêmes appareils connectés.

Chacun son réseau, chacun ses besoins

Chacun a ses propres exigences. Personnellement, j’ai 3 VLANs différents à mon domicile, avec des règles de pare-feu spécifiques, mon propre relais DNS/bloqueur de pub (AdGuard Home) et une majorité d’appareils Apple. Mon voisin a une préfèrence Android et Windows… il n’a pas les mêmes besoins sur son réseau. Pourtant, on partage la même envie : que notre Wi-Fi fonctionne le mieux possible.

Lui n’a que la box de son opérateur et ça lui suffit amplement. Il a eu un petit souci un jour, le Wi-Fi ne passait pas bien dans une pièce de son logement. Sortir la box de son meuble a suffi à régler le souci. La seule manipulation qu’il accepte de faire, c’est de redémarrer le boîtier de temps en temps.

De mon côté, je suis sur une configuration un peu plus complète, avec un AP dédié, un routeur, plusieurs switchs, etc. Mais mon objectif n’est pas d’imposer ma config à tout le monde. Quand mon voisin me dit qu’il voudrait passer au niveau supérieur, je lui déconseille…

Et l’IA dans tout ça ?

« J’ai demandé à ChatGPT et il m’a dit qu’il pouvait m’aider à revoir mon installation » me rétorque t-il… et il a raison. ChatGPT et Claude sont de super outil. J’ai regardé ce que lui proposait l’IA. Dans l’ensemble, il y avait de bonnes choses… mais cela l’orientait vers une infrastructure complète et assez complexe.

L’IA répond quasiment oui à tout. Elle lui a posé quelques bonnes questions, mais mon voisin a répondu « peut-être » ou « je ne sais pas » à plusieurs d’entre elles.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

Mon voisin était ravi, il allait enfin avoir du vrai Wi-Fi 7 dans tout son logement, pouvoir regarder des vidéos en 4K dans son salon comme dans sa chambre, pour une installation à environ…. 2 700€ (rien que pour le matériel). L’IA n’avait pas forcément les bons tarifs, mais elle lui a quand même conseillé de passer au 10 Gb/s.

Ce que l’IA fait de bien

Il faut avouer que l’IA peut rendre service et permet d’aller relativement vite… mais lui laisser les clés de mon réseau ? Certainement pas. Il y a de fortes chances qu’elle opère des changements qui ne vus conviendront pas, voire qu’elle vous bannisse de votre propre réseau.

L’IA est une aide précieuse, elle peut vous expliquer certains réglages. Prenons l’exemple d’installation UniFi ou de MikroTik : il existe des centaines de réglages, avec des impacts plus ou moins importants sur un réseau. Si vous n’êtes pas expert ou avec des bases solides, cela peut vite sembler insurmontable. D’ailleurs, j’en profite pour déconseiller fortement ce type de système aux débutants ou ceux qui n’ont pas de bonnes notions réseau. Ce sont des appareils relativement coûteux, avec de grandes capacités… mais au prix d’un investissement en temps et en recherche pour comprendre le système.

C’est là que l’IA peut faire la différence dans l’aide et l’accompagnement. Moi-même, j’ai tenté l’expérience en demandant à Claude de m’aider à restreindre une caméra IP sur mon VLAN dédié aux IoT. Si les idées étaient globalement bonnes, les indications pour y parvenir étaient foireuses. Les réglages indiqués n’étaient pas au bon endroit (Claude a été entraîné à un instant T et les interfaces ont évolué), mais le plus drôle… c’est qu’il a aussi inventé des paramètres. Pas des réglages qui avaient disparu entre deux versions ou qui avaient été déplacés. Non, il s’agissait bien de réglages qui n’avaient tout simplement jamais existé.

Alors, bonne ou mauvaise idée ?

Ni l’un ni l’autre… tout dépend de la place que vous lui laissez. Oui, l’IA peut améliorer votre installation réseau, y compris votre Wi-Fi. Mais il faut faire attention à bien lui donner le contexte complet de votre situation. L’IA peut être une aide précieuse, à condition d’y aller par petites touches. Chaque paramètre activé doit l’être en comprenant ce que vous faites. Ne laissez surtout pas un agent IA configurer votre réseau à votre place, elle pourrait tout casser, voire vous exclure de votre propre réseau.

Soyez curieux, posez des questions et assurez-vous de bien comprendre les impacts de chaque recommandation avant de l’appliquer.

UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

UGREEN HA100 - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

À l’IFA 2026, UGREEN a présenté HomeAgent, une gamme de produits qui fusionne 3 usages : NAS, HUB domotique et serveur de vidéosurveillance. L’idée n’est pas nouvelle, Synology et QNAP tâtonnent sur ce terrain depuis des années mais sans la domotique. UGREEN ajoute en plus une couche d’IA locale censée tout piloter en langage naturel, sans passer par un Cloud…

UGREEN HA100 - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Un NAS avant tout

Sous l’appellation « hub », le HA100 est un boîtier de 3 baies : 2 pour du stockage NAS classique (disques 2,5 ou 3,5 pouces), 1 réservé à la vidéosurveillance. Il dispose également d’un emplacement M.2 NVMe pour héberger les modèles d’IA. Le tout tourne sous UGOS Pro (le système maison pour ses NAS) avec une surcouche domotique.

HA100 Front - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée HA100 Back - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Le HA100 est construit autour un SoC Rockchip RK3588 (8 cœurs), 16 Go de RAM et une carte d’accélération pour l’IA (jusqu’à 26 TOPS). Le HA100 Pro dispose pour sa part de 32 Go de RAM et une puissance IA nettement supérieure (205 TOPS). Enfin, le MasterAgent MA100 est animé par le célèbre NVIDIA Jetson Thor, taillé pour l’inférence lourde (2 070 TFLOPS).

HA100 Top - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Les boîtiers se connectent via un câble RJ45 (2,5 Gb/s sur le HA100, 10 Gb/s sur le Pro), il n’y a pas de WiFi annoncé. Cela veut dire qu’il faut un câble réseau jusqu’à l’appareil, en plus du secteur. On est loin du hub domotique qu’on pose où on veut. C’est une contrainte d’installation de NAS classique, à garder en tête si vous pensiez le glisser discrètement dans un salon sans prise réseau à proximité. Mais UGREEN a pensé à tout avec de nouveaux appareils (voir ci-dessous).

L’écosystème autour

Enceinte Ugreen - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

UGREEN accompagne le lancement avec 3 caméras SynCare (intérieure, extérieure filaire, extérieure sur batterie), une enceinte connectée pour l’assistant vocal Uliya et un cadre photo e-paper. A noter que certaines fonctionnalités nécessite UGREEN HomeAgent. Le hub fait office de contrôleur Matter et dialogue aussi en Zigbee, Thread, Bluetooth et prend en charge les caméras ONVIF/RTSP. On espère qu’HomeAgent pourra être installé sur un NAS classic, même s’il ne remplira pas tout à fait les mêmes fonctions.

UGREEN accélère sur l’argument traitement local, sans abonnement Cloud et les données qui restent chez vous … C’est cohérent avec le positionnement déjà adopté par le passé et cela mérite d’être salué.

Prix et disponibilité

Les tarifs annoncés tournent autour de 1 799 $ pour le HA100 et 5 999 $ pour le HA100 Pro, avec une réduction « Super Early Bird » ramenant les prix à 899 $ et 2 999 $ (oui, nous sommes de nouveau sur un Kickstarter). Vous pouvez aller sur cette page pour en savoir plus…

La campagne Kickstarter démarre le 27 octobre… et début des livraisons fin janvier 2027. J’avoue que je suis extrêment tenté de tester ces nouveaux produits. Je n’ai aucun doute sur la qualité UGREEN au regard des précédents produits. Mais j’avoue que le prix m’a légèrement refroidi.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

F4 425 Pro avant - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le TerraMaster F4-425 Pro est un NAS à 4 baies qui se positionne comme une solution robuste et performante, sans pour autant exploser le budget. Il embarque un processeur Intel N350 pouvant atteindre 3,9 GHz, épaulé par 16 Go de mémoire vive. Sur le papier, ce boîtier promet des performances impressionnantes et même des capacités d’IA. Cependant, tout n’est pas rose comme vous allez le constater. Découvrons ensemble ce nouveau NAS…

Test TerraMaster F4-425 Pro

Test TerraMaster F4-425 Pro

Après le F4-425 et le F4-425 Plus, TerraMaster complète sa gamme d’entrée avec le F4-425 Pro. Depuis plusieurs jours, il passe une batterie de tests et il nous a surpris à bien des égards.

Contenu de la boîte

Voici ce que contient le carton :

  • Le NAS TerraMaster F4-425 Pro ;
  • 1 câble réseau RJ45 ;
  • Des vis de fixation pour les SSD SATA;
  • Une alimentation externe et son câble ;
  • 2 amortisseurs élastomères de remplacement (pour le dessous) ;
  • Un guide de démarrage rapide ;
  • Un livret de garantie.

Rien de plus, rien de moins…

Construction du NAS et design

Le F4-425 Pro arbore un design relativement sobre avec un boitier métal gris clair. Il dispose de 4 baies (2,5 ou 3,5 pouces) et 3 emplacements M.2 NVMe 2280 en PCIe 3.0 x1. Pour rappel, le F4-425 n’en proposait aucun. Les faces avant et arrière restent en plastique noir. Il mesure 186 x 277 x 277 x 186 mm pour un poids de 2,1 kg sur la balance. À l’arrière, on retrouve un large ventilateur de 12 cm, permettant de maintenir le boîtier au frais.

F4 425 Pro interieur - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Comme indiqué précédemment, les 3 emplacements M.2 NVMe sont en PCIe 3.0 x1. Cela veut dire que le débit théorique plafonne à 985 Mo/s par SSD. C’est largement suffisant pour du cache ou pour un volume. Si vous utilisez un seul port 5 Gb/s, ce dernier ne pourra jamais saturer par le SSD (en théorie, voir ci-dessous).

Connectique

F4 425 Pro arriere - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Du côté des interfaces de connexion, le NAS propose :

  • 2 ports 5 Gb/s en RJ45
  • 3 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 en façade)
  • 1 port USB 3.2 Gen 2 Type-C
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI

Il s’agit d’un ensemble relativement intéressant et qui répondra aux besoins d’un particulier exigeant. On regrettera peut-être l’absence de port 10 Gb/s…

Intérieur du F4-425 Pro

TerraMaster commercialise ce modèle en 2 configurations distinctes :

  • Intel N350 (8 cœurs, jusqu’à 3,9 GHz, TDP 7 W) + 16 Go de RAM DDR5
  • Intel N305 (8 cœurs, jusqu’à 3,8 GHz) + 8 Go de RAM DDR5

Le modèle que nous avons aujourd’hui est animé par le processeur Intel Core 3 N350 capable d’atteindre 3,9 GHz. Il s’agit d’un processeur peu énergivore par défaut et capable de répondre à des charges importantes. Selon le site PassMark, il obtient un score 7 372 points, au-dessus de la moyenne des NAS actuels qui se situe autour de 5 500 points.

Côté RAM, on appréciera l’effort de TerraMaster qui propose par défaut sur ce modèle de 16 Go extensible jusqu’à 32 Go. Cependant, il n’y a qu’un seul emplacement. La mémoire est estampillée TerraMaster, mais si on y regarde de plus près… les composants proviennent de Micron (maison mère de l’ancien fabricant Crucial).

Sur le papier, la logique des 2 configurations n’est pas forcément limpide. La version « haut de gamme » (N350) affiche un score PassMark de 7 372 points inférieur à la version « accessible » (N305) avec 9 518 points. Le N350 privilégie la sobriété énergétique et la quantité de RAM (16 Go), le N305 mise sur un CPU supérieur avec moins de mémoire (8 Go).

chariot F4 425 Pro - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

TOS 7

Le NAS fonctionne sous TOS 7.0, le nouveau système maison de TerraMaster. TOS 7 n’est pas juste un simple lifting de l’interface. Le fabricant assure que son système a subi une refonte complète avec plus de 50 nouvelles fonctionnalités et plus de 1 000 optimisations !

Comme pour les versions précédentes, l’assistant de démarrage est accessible en tapant dans votre navigateur préféré : http://tnas.local/ L’accompagnement utilisateur est facile à comprendre et accessible.

bureau TOS 7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Après avoir passé le guide de démarrage, le système lance automatiquement son Conseiller de sécurité. Ce dernier permet de rechercher d’éventuel problème de configuration ou de sécurité. Il n’y a pas trop de changement ici avec TOS 6. Si on clique sur ce dernier, on accède automatiquement à plus de détail, ainsi qu’un lien pour corriger cette alerte…

Applications

centre applications tos 7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le centre d’applications de TOS recense actuellement 62 applications (au moment où nous écrivons ces lignes). On y retrouve des solutions maison pour la sauvegarde, la gestion de photos, la vidéosurveillance, mais aussi des outils populaires comme Docker, Portainer, Jellyfin, Plex, WordPress, VirtualBox ou encore Transmission.

OpenClaw (agent IA qui pilote le NAS)

C’est la vraie nouveauté TOS 7. OpenClaw est l’agent IA préinstallé, censé fonctionner au niveau noyau et traduire des instructions en langage naturel en tâches système concrètes :

  • Mettre en place et faire tourner des conteneurs Docker ;
  • Trier des photos par visages et chronologie ;
  • Configurer une stratégie de sauvegarde ;
  • Déployer des modèles de permissions sur plusieurs postes…

TerraMaster le positionne comme un « ingénieur DevOps privé » disponible en permanence. Pour ce faire, OpenClaw s’appuie sur plus de 500 endpoints API RESTful exposés nativement par TOS 7 :

  • Manipulation de fichiers,
  • Planification de tâches,
  • Gestion réseau ;
  • Sauvegardes…

Pour les développeurs, cela ouvre de nombreuses opportunités (même en dehors d’OpenClaw). Le fabricant indique également une compatibilité GitLab Runner et Jenkins Agent (le F4-425 Pro comme nœud de build), ainsi qu’un support des machines virtuelles Ubuntu/Debian. Un « Skill Store » communautaire est annoncé pour plus tard…

Si OpenClaw est un agent puissant, il est important de rappeler que ce n’est pas un LLM. Même si la puissance de la machine est suffisante pour les fonctions de base d’un NAS, OpenClaw ne peut fonctionner sans être connecté à un Claude, ChatGPT, Mistral ou autre modèle de langage. Nous avons fait le choix du LLM français Mistral, qui permet d’accéder gratuitement à ses modèles via API.

openclaw mistral - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Comme vous pouvez le constater dans les captures ci-dessous, tout ne s’est pas passé comme prévu.

openclaw TOS7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Et pour finir…

openclaw TOS7 suite - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

OpenClaw est bien encore en version Bêta, son intégration à TOS 7 semble encore capricieuse… rien qui ne peut pas se corriger avec une mise à jour du système et de l’application.

Performances du F4-425 Pro

Dans la première partie de nos tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 5 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances dans la virtualisation et le transcodage vidéo.

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (Flac, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À partir de ces tests, nous calculons une moyenne des transferts que nous représentons sous forme de graphiques, exprimée en mégaoctets par seconde. Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du F4-425 Pro, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0, puis avec 3 SSD NVMe en RAID 5.

RAID 0

F4 425 Pro Raid 0 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le RAID 0 permet de profiter pleinement des performances des SSD NVMe et de la prise réseau 5 Gb/s. Si nous avons atteint et dépassé les 500 Mo/s ponctuellement, nous n’avons jamais pu atteindre les 600 Mo/s atteignables.

RAID 5

F4 425 Pro RAID5 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

En RAID 5, on peut constater que les performances sont très proches… cela signifie que l’architecture choisi par le constructeur est bonne et peut atteindre les 500 Mo/s, sans atteindre les 600 Go/s.

Performances générales

Tout d’abord, le processeur n’a eu aucune difficulté à transcoder des vidéos (y compris plusieurs flux) avec Jellyfin, installé manuellement. Aussi, les 8 cœurs du processeur et les 16 Go de RAM n’ont pas souffert avec plusieurs conteneurs Docker ou encore de la virtualisation légère (distribution Linux). Le F4-425 Pro a passé tous les tests sans encombre. Cependant, il ne faudra pas être trop gourmand.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est relativement discret, mais audible si on s’approche un peu du NAS. Côté consommation, le F4-425 Pro affiche entre 15 et 16 W en utilisation normale (avec les 3 SSD NVMe) et jusqu’à 39 W lors des tâches les plus intensives.

CONCLUSION
Le F4-425 Pro offre un excellent rapport qualité-prix dans son segment, avec ses 8 cœurs, ses 16 Go de RAM DDR5, son double réseau 5 Gb/s et ses trois emplacements NVMe. Surtout, il est moins coûteux qu'un Synology et QNAP sur des configurations similaires. Le choix entre les deux configurations CPU est clair : le N350 privilégie la sobriété énergétique et la RAM, tandis que le N305 offre un débit CPU brut supérieur. Si les limites en transfert brut peuvent décevoir un peu, elles restent bien supérieures aux 1 Gb/s ou 2,5 Gb/s habituels. TOS 7 continue d’évoluer avec de nombreuses améliorations bienvenues. Le système est stable, fiable et performant. Il répond aux besoins des débutants comme des experts. L’intégration d’OpenClaw au plus bas niveau du NAS témoigne d’une ambition certaine du fabricant, mais nos tests n’ont pas été concluants, la technologie étant encore en phase bêta.
MATÉRIEL / DESIGN
8.5
OS & APPLICATIONS
8
PERFORMANCES
8
PRIX
8.5
8.3

Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

synology materiel retards - Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Synology recycle ses plateformes pendant des années, traîne des pieds sur les débits réseau et refuse de courir après la dernière puce à la mode. Beaucoup y voient un manque d’ambition, je pense que c’est une stratégie comme une autre. Mais ces choix ont un prix et ce sont les utilisateurs qui le paient depuis longtemps. Prenons un peu de recul…
synology materiel retards - Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Une philosophie assumée

Synology n’a jamais cherché à sortir un produit avec la dernière innovation matérielle. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas un manque de sérieux de leur part. C’est leur ligne de conduite que le constructeur suit depuis des années. La priorité de Synology a toujours été de maîtriser le matériel et le logiciel, plutôt que de se lancer dans une course aux spécifications techniques qui font bien sur une fiche produit.

On peut évoquer l’épisode des processeurs Intel Atom C2000, qui a laissé des traces sur la réputation de fiabilité de certains NAS. Cependant, le problème venait du  fondeur, pas de Synology. Ce n’est donc pas vraiment un argument à charge contre sa stratégie matérielle, mais un accident industriel que le fabricant a dû gérer.

En revanche, Synology investit depuis le début dans le développement de son logiciel interne DSM, afin d’exploiter au mieux le matériel qu’il choisit. Le système est conçu pour ses NAS et non l’inverse. Il n’est pas rare de voir des NAS Synology encore mis à jour après huit à dix ans de service et avec des performances meilleures que ces concurrents avec des puces plus récentes.

Le vrai problème, c’est le décalage

Privilégier la stabilité à la performance brute, c’est un choix parfaitement défendable. Mais le problème, c’est plutôt le décalage avec le marché. Synology finit presque toujours par adopter les standards devenus incontournables (2,5 Gb/s, NVMe, nouvelle génération de processeur, etc.), mais avec plusieurs années de retard… Et lorsque la nouveauté arrive enfin, elle est au prix fort. Pire, certains choix s’accompagnent de contraintes supplémentaires, comme la restriction aux disques durs Synology sur certains modèles. Dans ce dernier cas, le fabricant a fait machine arrière. Il joue trop la prudence, parfois jusqu’à dépasser le seuil où cette prudence devient frustrante pour l’utilisateur.

On se rappellera son choix de ne pas intégrer de sortie HDMI sur ses NAS. Avec le recul, c’était plutôt pertinent. Les concurrents ont longtemps misé sur les fonctions multimédias, avant de devoir composer avec les problématiques de licences et de droits liés à certains codecs. Aujourd’hui, les fabricants ne proposent plus de paquet multimédia comme Kodi par exemple. Synology n’a pas pour autant échappé aux mêmes contraintes. La marque a dû désactiver l’accélération matérielle pour le transcodage des vidéos plutôt que d’assumer les coûts de licences et autres royalties.

Cela montre aussi un problème récurrent : la prudence peut être pertinente sur le long terme, mais elle est frustrante à court terme.

Le cas du 2,5 Gb/s

Prenons un exemple concret plutôt que de rester dans la théorie : le passage au réseau 2,5 Gb/s. Alors que la concurrence a commencé à mettre ce port réseau dès 2018, ce format s’est largement généralisés, y compris sur l’entrée de gamme. De son côté, Synology a fait attendre ses utilisateurs… Pendant des années, le constructeur ne proposait que du 1 Gb/s sur ss NAS. Il semblait plutôt passer vers le 10 Gb/s (notamment avec le DS923+), un demi-échec. Pourquoi ajouter une norme intermédiaire quand on peut passer directement à la suivante ? Dans la pratique, le marché a démontré que le 2,5 Gb/s répondait à un besoin concret. Pendant tout ce temps, les particuliers et certains professionnels réclamaient cette connectique sur les forums et dans les commentaires… en pointant du doigt une concurrence qui avait déjà largement pris de l’avance.

Le 2,5 Gb/s n’est pas un gadget marketing. Pour de nombreux usages, il permet de supprimer un goulot d’étranglement qui limitait les débits réels d’un NAS, peu importe sa puissance ou la vitesse des disques derrière. Synology avait le matériel capable de le faire depuis longtemps… ce n’était pas un problème technique, mais stratégique ou une histoire de priorités (voire de marges).

Suis-je légitime pour donner un avis ?

On me demande régulièrement mon avis sur ces choix. Je ne me considère pas forcément légitime pour trancher, même si je suis parfois critique envers Synology. Je comprends que certains décisions agacent, surtout lorsqu’elles viennent du leader du marché. Mais il faut aussi regarder les faits : les entreprises et les particuliers continuent d’acheter des NAS Synology, année après année, génération après génération, malgré les retards sur certaines caractéristiques matérielles. C’est bien la preuve que le sujet n’est pas uniquement une question de processeur, de mémoire ou de débit réseau. Les gens n’achètent pas un Synology pour son processeur ou pour son port réseau. Ils l’achètent pour DSM, sa stabilité, le support long terme et pour ne pas avoir à administrer une infrastructure informatique à plein temps. C’est là que Synology conserve une vraie longueur d’avance…

Si votre priorité est d’avoir le meilleur rapport performance/prix, les dernières normes et une liberté totale dans le choix des composants… la réponse est assez simple : montez votre propre machine. Avec une distribution comme TrueNAS, Unraid ou OpenMediaVault, sur du matériel choisi à la carte, vous aurez généralement davantage de puissance et de flexibilité. Vous saurez également exactement ce que vous achetez et pourrez faire évoluer votre configuration sans attendre que Synology adopte les standards du marché.

Mais vous devrez aussi accepter une autre réalité… c’est vous qui devrez gérer cette infrastructure. Et c’est précisément là que le modèle Synology prend tout son sens.

Ma position

Synology ne perd pas la course au matériel par accident. C’est un choix assumé, cohérent avec ce que le fabricant vend réellement : du logiciel, un écosystème et de la tranquillité, pas la meilleure fiche technique du marché. Mais ce choix a un coût pour les utilisateurs : certaines évolutions devenues standards arrivent avec plusieurs années de retard sans que le prix soit ajusté. On peut comprendre la stratégie sans pour autant l’applaudir. Ce sera ma position tant que Synology continuera de faire l’un sans corriger l’autre. Mais si le fabricant veut continuer à facturer ses NAS au prix fort, il doit aussi accepter que ses utilisateurs attendent un niveau d’équipement cohérent avec ce positionnement.

Le logiciel et l’expérience utilisateur justifient une partie du prix. Ils ne devraient pas servir éternellement de justification à tous les retards matériels.

NAS DIY prêts à l’emploi en 2026

NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Vous recherchez un NAS performant et abordable, mais vous n’avez ni l’envie, ni le temps (ou tout simplement les compétences) pour monter un boîtier de A à Z ? Entre les NAS classiques de marques comme Synology, QNAP ou Asustor et le DIY intégral, il existe une troisième voie…

NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Matériel tout prêt

Les NAS se sont largement démocratisés ces dernières années, notamment grâce à des fabricant comme Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ou Ugreen. Vous achetez le boitier, vous insérez les disques : c’est fini. Tout est prêt, le câblage interne est déjà fait, le système d’exploitation est pré-installé, l’interface d’administration est facile à utiliser… mais l’écosystème est relativement fermé avec des applications propriétaires. Enfin, il y a également le prix.

DIY

À l’opposé, les puristes iront sur le DIY (Do It Yourself ou fais le toi même) où il faut choisir la carte mère, le processeur, la mémoire vive compatible, le boîtier, l’alimentation, le refroidissement… chaque composant doit être sélectionné avec soin, puis assemblé avant d’installer le système d’exploitation. Le résultat peut être excellent, mais la barrière à l’entrée est bien réelle.

Alternatives

Entre les deux, il existe une solution intermédiaire : le boîtier NAS déjà assemblé. Généralement, ils sont pré-équipé et il ne reste qu’à installer le système. Vous avez plus de liberté sur le choix de matériel prêt à l’emploi, sans la contrainte du DIY… sans prise de tête. Pas mal, non ?

Je vous propose de (re)découvrir 3 références qui ciblent des usages et des budgets très différents.

Beelink ME Pro

Test Beelink ME Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boitier dispose de 2 baies SATA et 3 emplacements M.2 NVMe (dont 1 déjà pré-installé avec 512 Go de stockage). Le ME Pro dispose d’une architecture modulaire : la carte mère, le processeur et la RAM sont logés dans un tiroir extractible, remplaçable sans changer le boîtier. Il dispose de 2 ports réseau (1* 5 Gb/s et 1* 2,5 Gb/s). Le prix démarre à partir de 437€ pour les configurations Intel N95/N150 avec 12 Go de mémoire vive (voir également ici). Vous pouvez également lire notre test complet…

Pour qui ? C’est un NAS DIY bien conçu, accessible, polyvalent et prêt à l’emploi. Il offre une architecture relativement accessible et surtout une possibilité d’évolution intéressante.

AOOSTAR WTR MAX (Intel 1235U)

AOOSTAR WTR MAX - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boîtier est proposé autour de 485€ en version barebone (sans mémoire vive) de 7 baies SATA et 5 emplacements M.2 NVMe. Il est animé par un processeur Intel 1235U et peut recevoir 2 barrettes mémoire DDR5 (jusqu’à 96 Go), ainsi que d’un écran LCD en façade pour suivre la température, la charge CPU/RAM, la vitesse des ventilateurs, etc. Il dispose de 4 ports réseau (2* 10 Gb/s et 2* 2,5 Gb/s).

Il existe également une version AMD Ryzen 7 PRO 8845HS (Radeon 780M), plus musclée et plus chère : environ 570€.

Pour qui ? A tous ceux qui veulent une grande capacité de stockage avec suffisamment de puissance pour les usages avancés et un budget maîtrisé.

MINISFORUM N5 Pro

MINISFORUM N5 Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le N5 Pro est vendu à partir de 959€ sans RAM mais avec un SSD de 128 Go. Il est construit autour d’un s’agit d’un processeur Ryzen AI 9 HX PRO 370. Il dispose de 5 baies SATA, 3 emplacements M.2 avec la possibilité de passer sur de l’U.2 (en option). Le fabricant indique lui-même que son OS maison (MinisCloud OS) n’est qu’une option parmi d’autres…

Pour qui ? Les usages homelab avancés, virtualisation, LLM locale et gros volumes de stockage.

Autres possibilités…

Des fabricants de NAS tout prêt permettent également de remplacer leur logiciel interne :

  • UGREEN : Propose officiellement d’installer TrueNAS, Proxmox ou Unraid sur ses NAS x86 sans que cela impacte la garantie constructeur. Il faut ouvrir le boitier et effacer (ou remplacer) le SSD NVMe où se trouve le système UGOS Pro.
  • TerraMaster : Les NAS x86 sont sans verrou logiciel. Il faut retirer ou remplacer la clé USB interne sur laquelle TOS est installé. Il sera possible d’installer TrueNAS, OpenMediaVault, Proxmox ou Unraid.

Quel système choisir ?

Plutôt qu’une longue liste, voici 4 options qui couvrent de nombreux usages :

  • OpenMediaVault : Pour démarrer sans trop de complexité. L’interface Web est légère, il sera suffisant pour du partage de fichiers, de la sauvegarde et quelques containers Docker. C’est le choix par défaut si vous découvrez le monde du NAS DIY.
  • ZimaOS : Plus jeune, avec une interface facile à prendre en main, c’est une excellente option à prendre en considération… même pour les débutants.
  • Unraid (payant) : Il propose une grande flexibilité dans la gestion des disques et orienté homelab.
  • TrueNAS Scale : Basé sur ZFS (checksums, auto-réparation, snapshots, compression), c’est la référence pour qui ceux qui cherchent robustesse et performances.

Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Synology RS1226 - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Pendant que beaucoup étaient en vacances, Synology a lancé RS1226+. Il s’agit d’un NAS rackable au format 2U de 8 baies. Attendu depuis de nombreuses années par les pro, ces derniers pourraient être déçus et rester sur leur faim. Regardons de plus près ce nouveau produit…
Synology RS1226 - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Synology RS1226+

Le RS1226+ est un boîtier au format 2U doté de 8 emplacements en façade (pour disques durs et SSD). Il est possible de lui ajouter une unité d’expansion 4 baies (RX426) permettant de passer à 12 baies. Le NAS embarque 2 emplacements pour SSD NVMe (au format M.2 2280)… Côté dimension, il affiche 88 × 482 × 306,6 mm pour un poids à vide de 6,8 kg. On est sur un produit relativement standard.

Architecture vieillissante…

À l’intérieur, le RS1226+ est construit autour d’un processeur Quad Core AMD Ryzen V1500B cadencé à 2,2 GHz, épaulé par 4 Go de RAM DDR4 ECC (extensible jusqu’à 32 Go). Si cette architecture vous semble familière, c’est normal… Cela fait plus de 6 années que Synology l’utilise.

Connectique

Synology RS1226 arriere - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Le RS1226+ propose :

  • 2 ports réseau 2,5 Gb/s (RJ45) ;
  • 1 port USB 3.0 ;
  • 1 port d’expansion (USB-C).

Le constructeur promet des débits séquentiels pouvant atteindre 2 300 Mo/s en lecture séquentielle et 1 500 Mo/s en écriture, par défaut. Mais il est possible d’aller au-delà, car le boitier dispose également d’un emplacement PCI Gen3 x8 à l’intérieur, permettant d’ajouter par exemple une carte réseau SFP+ (10/25 GbE).

Comme pour de nombreux modèles rackable, le RS1226+ existe dans une version avec une double alimentation (redondance) et porte la référence RS1226RP+.

À noter qu’un article dédié reviendra prochainement sur la stratégie matérielle de Synology et ce qu’elle implique pour ce type de lancement.

DSM

Le RS1226+ est livré avec DSM. On y retrouvera les applications Drive, Virtual Machine Manager, Container Manager… Il est certifié VMware, Hyper-V, Citrix et OpenStack pour l’hébergement de VM. Il pourra faire du Tiering et déplacera  automatiquement les données les moins fréquemment utilisées vers un Synology NAS distant en fonction des stratégies de hiérarchisation. DSM 7.4 embarque également une fonction d’efficacité du stockage (Storage Efficiency en anglais). Synology annonce jusqu’à 3,5 fois plus de données stockées ! Pour rappel, cela comprend notamment les fonctions de déduplication et de compression en post-traitement sur les disques durs.

Prix et disponibilité

Le Synology RS1226+ et RS1226RP+ sont d’ores et déjà disponibles, y compris en France. Pour les tarifs :

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle du produit…

NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

devops - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Parfois, la mémoire disponible d’un NAS Synology diminue jour après jour. Aucune tâche particulière ne semble tourner, sauf vos précieux conteneurs Docker. Au fils du temps, certains d’entre eux ont tendance à consommer de plus en plus de mémoire. Plusieurs solutions existent pour résoudre ce problème…

devops - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Redémarrage un container

C’est une astuce que j’utilise personnellement, car j’ai un conteneur qui devient gourmand après plusieurs jours. Un simple redémarrage me permet de récupérer 6 à 7 Go de mémoire ! C’est une application bien connue, essentielle à toute la famille : Immich.

Déterminer ce qui consomme le plus

La première chose à faire, c’est d’identifier quelle application prend le plus de place en mémoire. Le plus simple, c’est de passer par le Moniteur de ressources (via le menu principal).

Une fois lancé, vous arrivez dans Performances. Dans le menu de gauche, sélectionnez le Gestionnaire des tâches puis l’onglet Processus. Enfin, cliquez 2 fois sur la colonne Mémoire privée (pour trier en ordre décroissant).

moniteur ressources - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Cette colonne permet de trouver ce qui consomme le plus sur votre NAS. Cela peut être une application native de Synology, un paquet téléchargé ou encore un conteneur Docker.

Confirmer au niveau Projet/Conteneur

Continuons avec le projet Immich, ce dernier est composé de plusieurs conteneurs : server, redis, postgres et machine learning. Pour confirmer lequel consomme le plus dans Immich, ouvrez Container Manager puis dans le menu de gauche allez sur Projets et recherchez l’application concernée. Cliquez dessus et allez dans l’onglet Statistiques. Par défaut, l’affiche est sur CPU… on clique sur RAM pour voir la consommation.

immich container Station - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

 

Si votre conteneur ne fait pas partie d’un projet (conteneur seul), allez dans le menu de gauche Conteneur, sélectionnez le et allez sur l’onglet Statistique.

Redémarrer un conteneur docker manuellement

Pour redémarrer un conteneur, il existe plusieurs solutions. La plus simple consiste à passer par l’interface de Container Manager. Sélectionnez le menu Conteneur à gauche, puis le conteneur concerné (ou via un clic droit). Cliquez sur le bouton Action (en haut à droite), puis sélectionnez Redémarrer.

redemarrer conteneur - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

A noter qu’il est possible de redémarrer tout un projet en allant sur ce dernier et en cliquant sur le bouton Action puis Redémarrer.

Automatisation du redémarrage

Il existe une autre possibilité, c’est de passer par le Planificateur de tâches pour redémarrer automatiquement un conteneur, par exemple 1 fois par semaine. Cependant, il y a une contrainte et un inconvénient à cela.

Il faudra vous s’assurer que le redémarrage ne va pas gêner un utilisateur qui envoi des documents ou visionne une vidéo (sur Jellyfin). Vous choisirez donc un horaire sûr (ex : 5h du matin).

L’inconvénient, c’est que cela va générer une notification d’arrêt dans DSM… et selon vos paramètres, une notification par e-mail ou via l’application mobile.

Redémarrer 1 fois par semaine

Allez dans Panneau de configuration > Planificateur de tâche puis cliquez sur le bouton Créer > Tâche planifiée > Script défini par l’utilisateur. Donnez un nom personnalisé à la tâche (sans caractères spéciaux ni accent), choisissez root au niveau d’utilisateur. Ensuite, allez ensuite sur l’onglet Programmer et en face de Répéter, vous choisirez Toutes les semaines… juste au-dessous, vous (dé)sélectionnerez le jour souhaité.

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Dans l’exemple ci-dessus, la tâche sera répétée tous les dimanches à 5h du matin. Allez sur l’onglet Paramètres de tâche et dans le grand encart Script défini par l’utilisateur (tout en bas) saisissez : docker restart NOM_DU_CONTENEUR Pour notre exemple initial, ce sera docker restart immich_server et pour Jellyfin (un autre exemple) ce serait docker restart jellyfin. Pour finir, vous cliquerez sur le bouton OK et vous confirmerez avec le mot de passe de votre compte.

Mode expert

Pour un projet complet, c’est également possible mais plus complexe. Il y a deux possibilités avec une complexité différente. La première, il faut se déplacer dans le dossier du projet cd /volume1/docker/Immich et la commande docker compose restart immich. L’autre possibilité, c’est la commande plus complète docker compose -f /volume1/docker/Immich/compose.yaml restart immich. Ici, il faut récupérer le nom du fichier yaml/yml exact et le nom du projet.

En synthèse

Nous avons vu comment rechercher une application Docker qui consomme trop de mémoire vive et confirmer le nom du conteneur concerné. Puis nous avez vu les différentes techniques pour le redémarrer. Passer par le Planificateur de tâches n’est pas des plus conventionnelle, mais elle a le mérite d’être efficace.

Une autre solution consiste à redémarrer complètement votre NAS… c’est tout aussi efficace pour libérer la mémoire (pas uniquement des conteneurs). Cependant, un redémarrage complet demande parfois plusieurs longues minutes, contre une à deux secondes pour un conteneur.

Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Synology RS11626xs - Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Synology vient d’annoncer l’arrivée d’un nouveau NAS 3U : le RS11626xs+. Ce dernier est destiné aux entreprises  dont les volumes de données ne cessent d’augmenter et qui cherchent une solution pour le long terme. Le boitier vise les environnements critiques : datacenters, infrastructures virtualisées, sauvegardes massives…

Synology - Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Synology RS11626xs+

Le RS11626xs+ dispose de 16 baies 3,5 pouces et 4 baies SSD 2,5 pouces, le tout dans un châssis 3U. Mais il est possible d’étendre ses capacités avec jusqu’à 116 baies et donc plus de 2,6 Po de capacité brute totale… en lui ajoute 8 unités d’extension RX1222sas, sans interruption de service. En tout cas, c’est la promesse de Synology qui pourrait plaire à des DSI.

Le boitier est animé par un processeur 16 cœurs AMD EPYC 7303 cadencé à 2,4 GHz (mode Burst jusqu’à 3,4 GHz), épaulé par 64 Go de RAM DDR4 ECC (extensible jusqu’à 1024 Go).

Changement technique

Synology annonce également un changement technique important. Le RS11626xs+ dispose également de 2 emplacements M.2 NVMe internes format 2230 ou 2280 (en RAID 1) qui seront chargés d’exécuter DSM ! Vous vous en doutez, il s’agira de SSD Synology uniquement… comme tout le reste. Contrairement à ce que nous avions l’habitude d’avoir, le système ne prend plus de place sur les disques et SSD. Concrètement, il ne vient plus grignoter les ressources allouées au stockage utile. Le fabricant annonce jusqu’à 895 000/234 000 IOPS aléatoires 4K en lecture/écriture… avec un débit séquentiel pouvant atteindre 10 500 Mo/s.

Connectivité et redondance

RackStation RS11626xs - Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Du côté de la connectivité, le boitier embarque 2 ports 10 Gb/s (RJ 45) et il est possible d’ajouter des cartes optionnelles 10GbE/25GbE SFP+/SFP28 ou Fibre Channel grâce au 2 emplacements PCIe Gen4 x16. Le boitier dispose également d’alimentations redondantes et connectivité SAS multipath qui assurent la continuité en cas de panne composant… 2 unités jumelées peuvent former un cluster Synology High Availability avec bascule en quelques minutes.

Prix et disponibilité

Le Synology RS11626xs+ n’est pas encore disponible sur le vieux continent, mais il devrait arriver très prochainement puisqu’il est disponible depuis le 26 août 2026 en Asie…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle (anglais uniquement pour le moment)…

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