Interview Chad CHIANG, directeur général de Synology France…

Aujourd’hui nous recevons sur Cachem, Chad CHIANG, Directeur Général de Synology France. Il a pris ses fonctions en janvier de cette année au siège de Paris La Défense et supervise la France, le Benelux, l’Europe du Sud et l’Afrique.

Cachem : Bonjour Chad, merci de prendre quelques minutes pour répondre à nos questions. Vous arrivez dans un contexte un peu particulier pour Synology. Comment abordez-vous cette prise de fonction ?
Chad : J’aborde cette mission avec la volonté de donner la priorité à l’écoute. Prendre mes fonctions de directeur général pour l’Europe implique de trouver un équilibre entre les attentes élevées d’une base d’utilisateurs très avertis en matière de technologie et notre expansion rapide dans le secteur B2B. Mon objectif est de veiller à ce que, malgré notre croissance, nous ne perdions pas « l’ADN de Synology », cette alliance parfaite entre un matériel abordable et des logiciels intuitifs.
Cachem : Les équipes en France continuent de grandir. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Chad : La France est l’un de nos marchés les plus dynamiques. Nous renforçons significativement notre présence locale à Paris afin d’offrir un meilleur support technique et un accompagnement dédié à nos partenaires entreprises. La croissance ne se limite pas aux ventes : il s’agit aussi d’avoir des experts sur le terrain capables d’accompagner une PME française comme une grande institution dans la définition de leur stratégie de résilience des données.
Cachem : Synology reste un acteur majeur du NAS, mais certains utilisateurs évoquent une forme de stagnation ces dernières années, tant sur le matériel que sur DSM. Partagez-vous ce constat ?
Chad : Je comprends cette perception, mais je ne pense pas que nous soyons à l’arrêt. Notre priorité a évolué : nous sommes passés d’une logique de “spécifications pour le simple plaisir de spécifications” à un focus sur la stabilité et la fiabilité des systèmes. Dans l’univers des NAS, être “ennuyeux” est souvent une qualité : cela signifie que vos données sont en sécurité. Cela dit, nous continuons d’innover, notamment sur les volumes NVMe et les réseaux à haut débit sur une plus large gamme de produits.
Cachem : Justement, parlons d’un sujet qui a fait beaucoup réagir en 2025 : la politique autour des disques durs et SSD. Synology a d’abord imposé ses propres disques sur les modèles Plus, avant de faire partiellement machine arrière avec DSM 7.3. Beaucoup d’utilisateurs ont parlé d’un écosystème fermé, voire d’un “DRM matériel”. Que s’est-il passé ?
Chad : L’objectif était, et reste, de garantir un niveau maximal de disponibilité et de fiabilité en utilisant des disques dont le firmware est validé par nos équipes. Cela dit, nous avons bien entendu les retours de la communauté. Avec DSM 7.3 sorti en octobre dernier, nous avons réintroduit plus de flexibilité. Notre intention n’est pas d’enfermer les utilisateurs, mais de proposer une offre “sans compromis” pour ceux qui ont besoin d’une fiabilité 24/7. Pour les autres, l’écosystème reste ouvert. Nous apprécions les retours de la communauté, et c’est une bonne leçon pour nous.
Cachem : Plus globalement, ce changement de cap a pu fragiliser la confiance des utilisateurs historiques, qui appréciaient justement la flexibilité de Synology. Comment comptez-vous la regagner ?
Chad : La confiance se regagne par la transparence et la performance. Nous réaffirmons notre engagement envers le segment “prosumer”. Cela se traduira dans nos prochaines évolutions matérielles et logicielles, en prenant en compte les retours sur des éléments comme les ports 2.5GbE ou la mémoire extensible. Nous voulons démontrer qu’il n’est pas nécessaire de choisir entre un outil professionnel et un système flexible.
Cachem : Autre sujet : les routeurs. Synology avait suscité beaucoup d’intérêt avec sa gamme RT, mais depuis plusieurs années, les évolutions sont quasi inexistantes. Le segment est-il toujours stratégique ? Certains utilisateurs ont le sentiment d’un abandon progressif face à une concurrence très dynamique… Peut-on attendre du nouveau à court terme ?
Chad : La plateforme SRM (Synology Router Manager) n’est pas abandonnée. La concurrence est forte, mais notre force réside dans la sécurité et la gestion des VPN. Nous ne sortons pas cinq routeurs par an, car nous voulons que ceux que nous lançons restent pertinents pendant plusieurs années. Nous continuons également à publier des mises à jour régulières et la dernière date de février 2026. https://www.synology.com/fr-fr/releaseNote/SRM
Cachem : Parlons maintenant de DSM. La version 7.3 a apporté des ajustements, mais reste relativement modeste en termes de nouveautés. Où en est DSM 8 ? Peut-on s’attendre à une vraie rupture ou simplement à une continuité de DSM 7 ?
Chad : Si DSM 7.x était axé sur le perfectionnement et l’hybridation avec le cloud (C2), la prochaine version marquera une avancée majeure avec l’intégration de l’IA dans la gestion. Nous travaillons sur des systèmes capables de s’auto-optimiser et sur une déduplication des données plus intelligente. L’objectif est clair : rendre le NAS plus autonome et réduire les interventions manuelles.
Cachem : Synology s’est fortement orienté vers les entreprises. Quels sont vos avantages face à des acteurs comme Dell EMC ou NetApp ?
Chad : Notre principal avantage réside dans le coût total de possession (TCO) et la simplicité d’utilisation. Il n’est pas nécessaire de suivre une formation spécialisée pendant une semaine pour gérer un cluster Synology. Nous proposons des fonctionnalités de niveau entreprise (snapshots, réplication, sauvegarde, etc) sans les coûts de licences élevés souvent pratiqués par nos concurrents.
Cachem : Synology développe également ses activités dans la vidéosurveillance. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Chad : La vidéosurveillance est l’un de nos piliers de croissance les plus rapides. En intégrant nos propres caméras Synology à Surveillance Station, nous avons mis au point une solution d’analyse avec IA prête à l’emploi. Nous ne sommes plus seulement un espace de stockage de vidéos ; nous sommes désormais une plateforme qui les analyse en temps réel pour fournir des informations concrètes en matière de sécurité.
Cachem : Le BeeDrive avait surpris lors de son lancement. La frontière entre le BeeDrive (version Plus) et un NAS est assez étroite. Quelle est sa place aujourd’hui ?
Chad : BeeDrive est une porte d’entrée vers l’écosystème Synology. Il s’adresse aux particuliers ou aux créatifs sans expertise IT, qui trouvent le NAS encore trop complexe mais qui ont dépassé les limites du stockage cloud classique. Il ne remplace pas le cloud, il le complète en apportant un stockage local, intelligent et rapide.
Exemple ici : https://www.youtube.com/watch?v=cSRtD0KQWmE
Cachem : Cet interview touche à sa fin, souhaitez-vous adresser un dernier mot à nos lecteurs ?
Chad : Aux lecteurs de Cachem et à la communauté tech française : merci d’être nos critiques les plus exigeants. Vos retours nous empêchent de devenir un acteur figé. Nous entrons dans une ère où la souveraineté des données est plus importante que jamais, et Synology s’engage à vous redonner le contrôle, que vous soyez freelance ou une grande entreprise du CAC 40. Synology ne propose pas seulement des produits, mais une véritable alternative de confiance sur le marché.





Mais pas d’inquiétude, mon tour arrive bientôt… J’ai aussi prévu de lever le pied quelques jours.



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