Parfois, la mémoire disponible d’un NAS Synology diminue jour après jour. Aucune tâche particulière ne semble tourner, sauf vos précieux conteneurs Docker. Au fils du temps, certains d’entre eux ont tendance à consommer de plus en plus de mémoire. Plusieurs solutions existent pour résoudre ce problème…
Redémarrage un container
C’est une astuce que j’utilise personnellement, car j’ai un conteneur qui devient gourmand après plusieurs jours. Un simple redémarrage me permet de récupérer 6 à 7 Go de mémoire ! C’est une application bien connue, essentielle à toute la famille : Immich.
Déterminer ce qui consomme le plus
La première chose à faire, c’est d’identifier quelle application prend le plus de place en mémoire. Le plus simple, c’est de passer par le Moniteur de ressources (via le menu principal).
Une fois lancé, vous arrivez dans Performances. Dans le menu de gauche, sélectionnez le Gestionnaire des tâchespuis l’onglet Processus. Enfin, cliquez 2 fois sur la colonne Mémoire privée (pour trier en ordre décroissant).
Cette colonne permet de trouver ce qui consomme le plus sur votre NAS. Cela peut être une application native de Synology, un paquet téléchargé ou encore un conteneur Docker.
Confirmer au niveau Projet/Conteneur
Continuons avec le projet Immich, ce dernier est composé de plusieurs conteneurs : server, redis, postgres et machine learning. Pour confirmer lequel consomme le plus dans Immich, ouvrez Container Manager puis dans le menu de gauche allez sur Projets et recherchez l’application concernée. Cliquez dessus et allez dans l’onglet Statistiques. Par défaut, l’affiche est sur CPU… on clique sur RAM pour voir la consommation.
Si votre conteneur ne fait pas partie d’un projet (conteneur seul), allez dans le menu de gauche Conteneur, sélectionnez le et allez sur l’onglet Statistique.
Redémarrer un conteneur docker manuellement
Pour redémarrer un conteneur, il existe plusieurs solutions. La plus simple consiste à passer par l’interface de Container Manager. Sélectionnez le menu Conteneur à gauche, puis le conteneur concerné (ou via un clic droit). Cliquez sur le bouton Action (en haut à droite), puis sélectionnez Redémarrer.
A noter qu’il est possible de redémarrer tout un projet en allant sur ce dernier et en cliquant sur le bouton Action puis Redémarrer.
Automatisation du redémarrage
Il existe une autre possibilité, c’est de passer par le Planificateur de tâches pour redémarrer automatiquement un conteneur, par exemple 1 fois par semaine. Cependant, il y a une contrainte et un inconvénient à cela.
Il faudra vous s’assurer que le redémarrage ne va pas gêner un utilisateur qui envoi des documents ou visionne une vidéo (sur Jellyfin). Vous choisirez donc un horaire sûr (ex : 5h du matin).
L’inconvénient, c’est que cela va générer une notification d’arrêt dans DSM… et selon vos paramètres, une notification par e-mail ou via l’application mobile.
Redémarrer 1 fois par semaine
Allez dans Panneau de configuration > Planificateur de tâche puis cliquez sur le bouton Créer > Tâche planifiée > Script défini par l’utilisateur. Donnez un nom personnalisé à la tâche (sans caractères spéciaux ni accent), choisissez root au niveau d’utilisateur. Ensuite, allez ensuite sur l’onglet Programmer et en face de Répéter, vous choisirez Toutes les semaines… juste au-dessous, vous (dé)sélectionnerez le jour souhaité.
Dans l’exemple ci-dessus, la tâche sera répétée tous les dimanches à 5h du matin. Allez sur l’onglet Paramètres de tâche et dans le grand encart Script défini par l’utilisateur (tout en bas) saisissez : docker restart NOM_DU_CONTENEUR Pour notre exemple initial, ce sera docker restart immich_server et pour Jellyfin (un autre exemple) ce serait docker restart jellyfin. Pour finir, vous cliquerez sur le bouton OK et vous confirmerez avec le mot de passe de votre compte.
Mode expert
Pour un projet complet, c’est également possible mais plus complexe. Il y a deux possibilités avec une complexité différente. La première, il faut se déplacer dans le dossier du projet cd /volume1/docker/Immich et la commande docker compose restart immich. L’autre possibilité, c’est la commande plus complète docker compose -f /volume1/docker/Immich/compose.yaml restart immich. Ici, il faut récupérer le nom du fichier yaml/yml exact et le nom du projet.
En synthèse
Nous avons vu comment rechercher une application Docker qui consomme trop de mémoire vive et confirmer le nom du conteneur concerné. Puis nous avez vu les différentes techniques pour le redémarrer. Passer par le Planificateur de tâches n’est pas des plus conventionnelle, mais elle a le mérite d’être efficace.
Une autre solution consiste à redémarrer complètement votre NAS… c’est tout aussi efficace pour libérer la mémoire (pas uniquement des conteneurs). Cependant, un redémarrage complet demande parfois plusieurs longues minutes, contre une à deux secondes pour un conteneur.
Synology vient d’annoncer l’arrivée d’un nouveau NAS 3U : le RS11626xs+. Ce dernier est destiné aux entreprises dont les volumes de données ne cessent d’augmenter et qui cherchent une solution pour le long terme. Le boitier vise les environnements critiques : datacenters, infrastructures virtualisées, sauvegardes massives…
Synology RS11626xs+
Le RS11626xs+ dispose de 16 baies 3,5 pouces et 4 baies SSD 2,5 pouces, le tout dans un châssis 3U. Mais il est possible d’étendre ses capacités avec jusqu’à 116 baies et donc plus de 2,6 Po de capacité brute totale… en lui ajoute 8 unités d’extension RX1222sas, sans interruption de service. En tout cas, c’est la promesse de Synology qui pourrait plaire à des DSI.
Le boitier est animé par un processeur 16 cœurs AMD EPYC 7303 cadencé à 2,4 GHz (mode Burst jusqu’à 3,4 GHz), épaulé par 64 Go de RAM DDR4 ECC (extensible jusqu’à 1024 Go).
Changement technique
Synology annonce également un changement technique important. Le RS11626xs+ dispose également de 2 emplacements M.2 NVMe internes format 2230 ou 2280 (en RAID 1) qui seront chargés d’exécuter DSM ! Vous vous en doutez, il s’agira de SSD Synology uniquement… comme tout le reste. Contrairement à ce que nous avions l’habitude d’avoir, le système ne prend plus de place sur les disques et SSD. Concrètement, il ne vient plus grignoter les ressources allouées au stockage utile. Le fabricant annonce jusqu’à 895 000/234 000 IOPS aléatoires 4K en lecture/écriture… avec un débit séquentiel pouvant atteindre 10 500 Mo/s.
Connectivité et redondance
Du côté de la connectivité, le boitier embarque 2 ports 10 Gb/s (RJ 45) et il est possible d’ajouter des cartes optionnelles 10GbE/25GbE SFP+/SFP28 ou Fibre Channel grâce au 2 emplacements PCIe Gen4 x16. Le boitier dispose également d’alimentations redondantes et connectivité SAS multipath qui assurent la continuité en cas de panne composant… 2 unités jumelées peuvent former un cluster Synology High Availability avec bascule en quelques minutes.
Prix et disponibilité
Le Synology RS11626xs+ n’est pas encore disponible sur le vieux continent, mais il devrait arriver très prochainement puisqu’il est disponible depuis le 26 août 2026 en Asie…
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle (anglais uniquement pour le moment)…
Sandisk annonce 2 nouvelles références de SSD orientées NAS : SanDisk NAS 600 en SATA et SanDisk NAS 800 en NVMe. Il s’agit des premières références du fabricant proposées en son nom et ils disposent d’une garantie de 5 ans. Regardons de plus près ces nouveaux SSD…
NAS 600 SATA
Le SanDisk NAS 600 s’adresse à ceux qui veulent remplacer les disques durs de leur NAS existant par des SSD ou qui souhaiterait ajouter un cache SSD sans changer de boîtier. Sandisk annonce jusqu’à 2 500 TBW d’endurance sur le modèle 4 To et 2,25 millions d’heures de MTTF.
Concernant les débits, le fabricant annonce jusqu’à 560 Mo/s en lecture séquentielle. Rien de spectaculaire sur le papier, mais l’argument principal ici n’est pas la vitesse brute… mais plutôt l’endurance et la stabilité. La gamme est disponible de 500 Go à 4 To.
NAS 800 NVMe
On continue avec le SanDisk N800 qui vise les plus exigeant d’entre nous. Il peut bien sûr servir au stockage et au cache… et sera idéal pour un NAS full-flash (pour ceux qui en ont les moyens). Comme vous pouviez vous en douter, ce SSD est au format M.2 2280, mais il est surtout compatible PCIe 5.0.
Le fabricant annonce une endurance de 14 PBW (ou 14 000 TBW) pour le modèle 7,68 To. C’est 5,6 fois supérieur au NAS 600. La gamme est disponible de 960 Go à 7,68 To.
Une arrivée tardive ?
Ces gammes ne sortent pas de nulle part… Elles reprennent le rôle des SSD WD Red SA500 (SATA) et SN700 (NVMe) vendus sous la marque Western Digital. Après le rachat en 2015 et la scission en 2025, Western Digital a conservé les disques durs, Sandisk a récupéré le stockage flash. Le NAS 600 reprend d’ailleurs des caractéristiques quasi identiques au SA500 et le NAS 800 prend le relais du SN700 en montant en gamme (PCIe 5.0). De fait, on peut parler d’un « rebadging » plutôt que d’une nouveauté technologique de rupture…
Prix et disponibilité
Les SanDisk NAS 600 et NAS 800 sont d’ores et déjà disponibles à la commande. Les tarifs publics pour quelques références sont les suivants :
NAS 600 : le modèle 500 Go est à 185,99€ et le 4 To est à 1033,99€
NAS 800 : le modèle 960 Go est à 319,99€ et le 7,68 To est à 2273,99€
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel…
Synology annonce l’arrivée du DP5200. Il s’agit d’un boîtier de sauvegarde de la gamme ActiveProtect au format 1U pouvant embarquer jusqu’à 36 To de stockage et reprend l’intégralité des fonctionnalités d’ActiveProtect Manager (APM), utilisé sur les modèles haut de gamme de la marque…
Synology DP5200
Le DP5200 peut fonctionner seul (serveur de sauvegarde autonome) ou servir de console centralisée pilotant plusieurs sites distants. Dans ce cas, Synology annonce une capacité de gestion de 120 000 charges de travail et de 1 000 serveurs supervisés depuis une interface unique !
Jia-Yu Liu, vice-président exécutif du Data Protection Group chez Synology, annonce : « les entreprises cherchent une protection des données qui s’adapte à leurs besoins réels sans faire grimper coûts et complexité et le DP5200 se veut une réponse unifiée et peu encombrante à déployer aussi bien en agence qu’en centre de données ».
Partie logiciel
Si on regarde du côté des plateformes prises en charge, le DP5200 couvre l’essentiel du parc IT d’une PME :
Virtualisation : VMware vSphere, Microsoft Hyper-V
Avec l’arrivée d’APM 2.0 (au troisième trimestre 2026), la liste s’élargit à Azure VM, Amazon EC2, Nutanix AHV, Proxmox VE et Google Workspace. L’ajout de Proxmox VE est à surveiller de près, cela parlera forcément à certains d’entre vous Pour rappel, il s’agit d’un hyperviseur open source, alternative à VMware devenu très couteux.
Sécurité
Le DP5200 applique la règle de sauvegarde 3-2-1-1-0, avec une combinaison MFA, stockage WORM immuable, air-gaps logiques et de hiérarchisation des versions. Rien de révolutionnaire ici, mais c’est toujours bon de le rappeler…
Mais il y a bien un changement qui arrive avec APM 2.0, c’est la détection d’anomalies et analyse de malware par IA/ML. L’objectif est de garantir que les restaurations se feront sur des données saines et non une sauvegarde comprise par un ransomware par exemple… et il faut avouer que c’est plutôt une bonne idée.
Prix et disponibilité
Le DP5200 est un produit pour les entreprises et pour les particuliers (même les plus geeks). Synology ne communique pas encore sur le prix, mais sa disponibilité ne devrait pas tarder…
Un conteneur qui plante, ça se relance. Une base de données corrompue ou un volume effacé par erreur, ça ne se rattrape pas sans une sauvegarde. Pourtant, j’ai constaté à plusieurs reprises que la plupart des installations de Docker, la sauvegarde se résume à « ça fonctionne… ça devrait aller ». Aujourd’hui, je vous propose un petit guide, générique, qui peut s’appliquer à de nombreuses distributions Linux (Ubuntu Server, Debian, Fedora…) mais aussi sur un NAS.
Sauvegarde Docker
Un environnement Docker se décompose en 3 éléments :
La configuration : les fichiers docker-compose.yml et .env, il ne pèse que quelques octets ;
Les données : ce sont les volumes et bind mounts contenant les bases de données, les fichiers envoyés, les configurations d’application générées à l’exécution ;
Les images : elles se (re)téléchargent depuis un registre, peu d’intérêt les sauvegarder (sauf retour arrière instantané).
Il est important de ne pas confondre ces catégories. Il ne sert à rien de sauvegarder l’intégralité de /var/lib/docker. Ça prend de la place pour rien et complique la restauration.
Étape 1 : Configurations de côté
Chaque stack (ou Projet Docker) repose sur des fichiers texte : docker-compose.yml, .env et parfois un Dockerfile. Ces derniers décrivent comment tout est imbriqué. Regroupez-les dans un dossier (ex : docker-configs), avec un sous-dossier par stack. Ce dossier sera ensuite inclus dans la sauvegarde automatisée (voir ci-dessous), comme les volumes de données.
Vous pouvez également mettre en place un dossier sous Git, même un simple dépôt local. Cela permettra de garder un historique des modifications et de revenir en arrière en cas d’erreur de configuration.
L’objectif, c’est de pouvoir recréer une stack entière (projet docker) en question de minutes… Sur un NAS Synology, les fichiers de configuration sont généralement logés dans /volume1/docker
Étape 2 : Identifier les volumes
Passons aux données et plus précisément leurs volumes. Pour cela, vous pouvez taper :
docker volume ls
Pour chaque volume, il faut se poser la question : s’il disparait demain, est-ce que je perds quelque chose d’irremplaçable ? Je vous recommande les dossiers utilisateurs, les bases de données (voir ci-dessous) et la configuration de votre application. Il n’est pas nécessaire de sauvegarder un cache ou des fichiers temporaires.
Pour retrouver le chemin réel d’un volume, il faut taper :
docker volume inspect <nom_du_volume>
Recherchez Mountpoint qui devrait ressembler à cela : /var/lib/docker/volumes/monVolume
Étape 3 : Choisir un outil de sauvegarde de volumes
Pour un homelab, il existe plusieurs possibilités :
docker-volume-backup : il s’agit d’une image docker qui monte vos volumes, les archives en .tar.gz puis envoie le résultat vers un stockage local, WebDAV, Dropbox, SFTP, S3… la référence ;
Restic ou Kopia : outils de déduplication, de chiffrement et de gestion du versioning (plusieurs points de restauration dans le temps).
Pour démarrer, docker-volume-backup suffit largement. Relativement simple, vous y mettrez les informations de chaque projet Docker et bien sûr le Mountpoint correspondant pour vos données. Restic et Kopia demandent pas mal de configuration, mais ce dernier (Kopia) dispose d’une interface graphique embarqué, ce qui peut faciliter son utilisation.
Cas particulier
Y’a toujours une exception qui confirme la règle : la base de données en fonctionnement. Si techniquement la sauvegarde avec docker-volume-backup sera OK, la base données posera des soucis lors d’une restauration.
2 solutions sont possibles :
Dump avant archivage : pg_dump pour PostgreSQL, mysqldump pour MySQL/MariaDB génère un fichier texte (exportation brute de son contenu et de sa structure), indépendant de l’état du volume, via cron ;
Arrêt du conteneur : plus simple à automatiser, mais implique une coupure de service temporaire pour la sauvegarde.
Dans docker-volume-backup, tout conteneur portant l’étiquette docker-volume-backup.stop-during-backup=true sera arrêté avant le lancement de la sauvegarde, puis redémarré une fois celle-ci terminée.
A noter également que de nombreuses applications (Immich, Home Assistant, Jellyfin…) proposent des systèmes de sauvegarde internes.
Étape 4 : automatiser et stocker ailleurs
Une sauvegarde qui reste sur le même disque/SSD que les données originales n’est pas une sauvegarde ! C’est une copie qui disparait avec la panne de votre PC. Dans l’idéal, il faudra créer un tâche planifié (cron) qui déclenche le script ou le conteneur de sauvegarde à intervalle régulier (une fois par jour par exemple) vers un NAS ou un autre machine distante.
Étape 5 : tester vos sauvegardes
Une erreur fréquente consiste à penser qu’une sauvegarde fonctionne… sans jamais l’avoir testée. Une sauvegarde corrompue ou incomplète, ça arrive ne sert à rien. Prenez le temps de vérifier régulièrement vos fichiers. Ouvrez-les, restaurez-les, assurez-vous qu’ils sont exploitables.
Le seul à faire, c’est reconstruire une stack/projet sur une machine vierge ou une machine virtuelle, à partir du dossier de configuration et de l’archive du/des volumes pour les données. Si l’opération échoue, alors il est nécessaire de revoir votre procédure de sauvegarde. Planifiez ce genre de test au moins une fois tous les trimestres.
Synology et Docker
Synology utilise docker à travers l’outil maison Container Station. Ce dernier fait tourner les projets (stack) directement sur le NAS dans /volume1/docker avec un sous-dossier par projet. Généralement, on y retrouve la configuration et les données côte à côte. Il est important de noter que Container Manager ne propose aucune fonction de sauvegarde.
Pour cela, il est possible d’utiliser Hyper Backup par exemple… mais vous aurez le même souci au niveau de vos bases de données.
Les Snapshots Btrfs apporteront une réponse. En effet, si le snapshot est « quasi instantané » même pendant une écriture, cela sera comparable à une coupure de courant brutale. Heureusement, les systèmes de base de données (PostgreSQL, MySQL/MariaDB) sont conçus pour se remettre de ce genre de situation grâce à des mécanismes de récupération internes. Cependant, un snapshot n’est pas une sauvegarde propre de la base de données. Pour les données importantes, je vous recommande de créer un dump. A noter que la problématique (snapshot au niveau système de fichiers/hyperviseur) reste la même pour QNAP, Asustor, Proxmox, etc.
En synthèse
Vous l’aurez compris, la sauvegarde d’un environnement Docker n’est pas forcément complexe… mais il faut faire attention. Il y a 3 grandes familles de données à sauvegarder pour un projet Docker : la configuration, les données et l’image (optionnelle). L’outil docker-volume-backup sera idéal pour la majorité des utilisateurs. Cependant, il faudra être vigilant si votre projet contient une base de données. Aussi, regardez dans vos applications favorites s’il n’existe pas un système de sauvegarde intégré
Les utilisateurs avancés regarderont du côté des applications Restic ou Kopia.
ASUSTOR a mis en ligne ADM 5.1.4. Cette mise à jour vient corriger plusieurs failles de sécurité au niveau du noyau Linux, mais aussi du côté ADM. Le fabricant a également apporté quelques améliorations. Voici ce qu’il faut retenir avant de lancer la mise à jour…
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Asustor prend très au sérieux les mises à jour de sécurité, même pendant la période estivale. Ces corrections valent à elle seule l’installation rapide sur votre NAS. Mais le fabricant n’en reste pas là, il ajoute également :
Le cache SSD utilise désormais par défaut le mode lecture seule pour améliorer performance et intégrité ;
Lors de l’initialisation du NAS, un mot de passe minimum de 8 caractères est obligatoire ;
Le processus de mise à jour vérifiera en amont l’état SMART des disques, l’avancement de mises à niveau de volumes et demandera à l’utilisateur avant de continuer ;
SMB3 peut être défini comme version minimale du protocole ;
ADM Defender autorise désormais les ponts réseau Docker utilisant des noms d’interface personnalisés ;
Correction d’un souci au niveau des archives (multifichiers) téléchargées vers le PC ;
Diverses corrections pour l’Explorateur de fichiers, la Centrale de sauvegarde, le Gestionnaire de stockage, etc.
Vous l’aurez compris, la mise à jour est importante. Les corrections de sécurité sont nombreuses et des améliorations sont également présentes. Même si les mises à jour Asustor fonctionnent sans risque dans 99,9% des cas, il est important d’avoir une sauvegarde de ses données.
Allez sur le Panneau de configuration > Mise à jour du firmware ou directement via les notifications ADM si la mise à jour est déjà détectée. Le NAS devrait lancer automatiquement le téléchargement d’ADM, puis il ne reste plus qu’à l’appliquer… et le NAS va redémarrer automatiquement pour finaliser la procédure. Comptez entre 10 et 15 minutes…
Synology vient d’officialiser 4 nouveaux NAS pour le marché asiatique et africain : DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+. Si pour le moment rien n’indique que ces modèles arriveront sur d’autres marchés, l’objectif est de proposer des NAS en adéquation avec les conditions actuelles du marché autour de la mémoire vive (RAMpocalypse). Mais plusieurs incohérences subsistent…
Synology DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+
Si on devait résumer ces nouveaux produits, il s’agit des mêmes NAS DS725+, DS925+, DS1525+ et DS1825+ sortis en 2025, mais avec des différences au niveau de la RAM (mémoire vive).
Commencé par un rappel, c’est en 2020 que Synology lançait ses premiers NAS avec de la mémoire ECC (Error-Correcting Code ou en français code à correcteur d’erreurs). Or, cette mémoire ECC n’a jamais été un prérequis pour les NAS grand public. Les professionnels la recommandent sur les très gros serveurs d’entreprise, ou lors de utilisation du système de fichier ZFS. Comme indiqué précédemment, Synology avait intégré la mémoire ECC dans ses NAS non pas par nécessité, mais parce que le processeur embarqué le permettait. Et c’est un argument marketing implacable : la mémoire ECC corrige les erreurs, vous n’aurez donc jamais de données corrompues. Au passage, cela permettait également d’augmenter le prix de vente de la mémoire officielle.
Depuis, l’IA est passée par là et les besoins en mémoire (RAM et SSD) ont explosé… Les prix ont considérablement augmenté, ce qui fait que Synology est désormais dans une situation très inconfortable (y compris les autres fabricants), car il fournit des NAS prêt à l’emploi.
Heureusement que Synology n’avait pas sauté le pas vers la mémoire DDR5, car la hausse est encore plus impressionnante qu’en DDR4.
Synology DS725neo+ et DS925neo+ : même quantité de RAM
Les NAS Synology DS725+ et DS925+ sont livrés par défaut avec 4 Go de RAM DDR4 ECC. Les versions neo+ (DS725neo+ et DS925neo+) reprennent les mêmes caractéristiques, y compris la quantité de mémoire vive… à l’exception du type de mémoire. Il n’y a pas plus d’ECC ici, donc ils devraient être légèrement moins chers. Ne croyez pas pour autant qu’il s’agit d’une refonte majeure de la part de Synology, les précédents modèles étaient déjà compatibles avec la mémoire non-ECC.
Synology DS1525neo+ et DS1825neo+
Les DS1525+ et DS1825+ sont des modèles destinés à des besoins de stockage plus important… plutôt orienté petites et moyennes entreprises. C’est pour cette raison qu’ils embarquaient 8 Go de RAM DDR4 ECC. Comme pour les autres modèles neo+, les DS1525neo+ et DS1825neo+ n’ont que de la RAM DDR 4 (non-ECC) et leur quantité passe de 8 à 4 Go. On revient aux standards de RAM datant de 2018, avec un processeur déjà présent en 2020. La double peine…
En synthèse
À ce jour, rien n’indique que la gamme DSx25neo+ débarquera en Europe. Les prix n’ont pas encore été communiqués, mais rien ne laisse penser qu’il y aura une baisse important par rapport aux modèles actuels (avec ECC). L’avenir nous le dira.
Après avoir testé le puissant Flint 2, nous restons aujourd’hui chez GL.iNet mais avec un changement radical de format. Place au Brume 3 (GL-MT5000), une passerelle de sécurité et routeur de poche qui fait un choix audacieux : se passer totalement de Wi-Fi.
Actuellement installé, depuis 8 mois environ, comme routeur principal sur mon infrastructure, ce petit boîtier promet de concentrer toute la puissance de routage et de chiffrement VPN dans un format lilliputien. Tient-il toutes ses promesses au quotidien ? C’est ce que nous allons voir.
De bêta-testeur à routeur principal : les coulisses de mon installation
Pour la petite histoire, j’ai eu l’opportunité de participer à une sélection de profils pour devenir bêta-testeur de ce Brume 3, et mon profil a été retenu. Reçu début décembre 2025, l’appareil est arrivé accompagné d’une feuille de route bien précise : une liste d’éléments à éprouver scrupuleusement, consignée dans un fichier Excel à remplir et à renvoyer aux équipes de développement de GL.iNet.
Au départ, l’intégration de ce petit routeur dans mon architecture réseau m’a laissé perplexe. Mon installation était déjà bien rôdée autour du Flint 2, qui était caché dans un caisson du meuble TV dans mon salon, pour gérer à la fois le routage et le Wi-Fi. Cette configuration m’imposait d’ailleurs une petite gymnastique de câblage : deux câbles Ethernet devaient faire l’aller-retour entre mon salon et mon sous-sol (où arrive ma box opérateur). Le premier remontait le flux Internet vers le Flint 2, tandis que le second redescendait le réseau filtré vers mon switch 2.5G principal, chargé d’arroser les NAS, les mini-PC Geekom et les prises des chambres et bureaux.
L’arrivée du Brume 3 a bousculé cette routine. Taillé pour le routage pur et nativement pensé pour le VPN, ce petit boîtier méritait logiquement de prendre la place de tête de réseau. J’ai donc sauté le pas : le Brume 3 a pris ses quartiers au sous-sol pour piloter l’infrastructure, tandis que le Flint 2 a été rétrogradé au rôle de simple point d’accès Wi-Fi (récemment installé dans mon bureau après changement de meuble TV, WAF non compatible). Ce jeu de chaises musicales m’a permis d’optimiser mon câblage dans le salon : j’ai ainsi libéré un câble réseau pour relier ma box TV directement à la Bbox du sous-sol, le second restant dédié à mon Apple TV. En clair, j’allie désormais le meilleur des deux mondes : la puissance de routage et du VPN pour le Brume 3, et la couverture Wi-Fi pour le Flint 2.
Le matériel : Un concentré de puissance sous le capot
Si le Flint 2 impressionnait par ses antennes et son volume, le Brume 3 (GL-MT5000) surprend par l’extrême inverse. C’est un boîtier compact, léger, discret, conçu pour se faire oublier dans une baie réseau ou s’isoler derrière une box opérateur avec ses petites dimensions de : 75 x 92 x 25 mm. Et pour seulement une masse de 148 g, ce routeur format mini peut se transporter facilement en voyage pour bénéficier du client VPN intégré ou pour partager une connexion mobile en filaire sur plusieurs ordinateurs.
Ayant eu la chance de participer au programme de bêta-test de l’appareil, j’avais initialement noté quelques petits défauts de jeunesse sur les finitions du boîtier. Force est de constater que GL.iNet est une marque à l’écoute de sa communauté : sur la version commerciale finale, le marquage des ports USB-C est désormais parfaitement lisible et la luminosité de la LED a été ajustée pour ne pas transformer votre bureau en boîte de nuit.
Côté caractéristiques techniques, le Brume 3 ne fait pas semblant et s’intègre parfaitement dans une topologie réseau moderne en 2,5 Gb/s pour maximiser les débits filaires. Il embarque :
Processeur : MediaTek, Quad-core @2.0GHz (il s’agit d’un SoC performant capable d’encaisser le routage et surtout le chiffrement lourd).
Mémoire : 1 Go de DDR4 et un eMMC de 8 Go. C’est une configuration solide en RAM (bien qu’un peu léger en quantié de RAM) et en stockage Flash pour faire tourner l’OS maison et ajouter des packages.
Image GL.iNet
Connectique :
1 x port ethernet WAN en 2,5 Gb/s
2 x ports Ethernet LAN en 2,5 Gb/s également (dont un qui peut servir en WAN supplémentaire)
1 x port USB 3.0 Type-C
1 x port USB Type-C d’alimentation (uniquelent) en 5V/3A
1 x bouton reset
Ce brume 3 possèdes des ports à la hauteur de nos exigences actuelles (bien qu’un port LAN ou deux supplémentaires n’auraient pas été de refus), complétés par un port USB indispensable pour y coupler une clé 4G/5G en backup, ou encore y brancher un smarphone pour faire du thethering (partage de connexion), ou enfin pour y brancher un périphérique de stockage USB (clé USB, disque-dur USB…).
Contenu du colis
1 x Brume 3 (GL-MT5000)
1 x Adaptateur secteur
1 x Câble Ethernet
1 x Manuel d’utilisation
1 x Carte de remerciement
1 x Convertisseur (selon le pays de livraison)
Installation et premier démarrage
Fidèle à la réputation de la marque, la mise en route est un modèle du genre. On branche l’alimentation (via USB-C), on s’y connecte en filaire, et l’assistant nous guide à travers les premières étapes indispensables :
Choix de la langue et définition du mot de passe administrateur.
Détection et configuration de l’accès Internet (DHCP, PPPoE ou IP fixe).
Mise à jour immédiate du firmware (une étape essentielle pour la sécurité).
Il existe au besoin un guide d’utilisation et de configuration disponible sur le site de GL.iNet.
Le système d’exploitation et les fonctionnalités
L’interface logicielle de GL.iNet, propulsée ici par une version stable et récente du firmware v4.9.0 (disponible depuis le 27 juillet 2026, loin de la version v4.8.4beta2 de mes premiers essais en décembre 2025), reste un modèle du genre pour concilier simplicité et fonctionnalités avancées.
Voici quelques captures d’écrans de cette interface de gestion :
La gestion des flux : le DPI (Deep Packet Inspection)
Une nouvelle fonctionnalité introduite dans la version 4.8.4 bêta du firmware du Brume3 est la gestion des flux via le DPI (Deep Packet Inspection) avec filtrage de contenu, ainsi que la QoS (Quality of Service) et le SQM (Smart Queue Management). Le contrôle parental, quant à lui, est arrivé avec la version 4.9.
Cette nouvelle fonctionnalité avait suscité quelques craintes lors de la bêta car le DPI (Deep Packet Inspection), qui affichait initialement des mentions de « Free Trial » ou de licence à obtenir. Rassurez-vous, il n’en est rien. Cette brique d’analyse réseau est aujourd’hui totalement gratuite et disponible sans surcoût. Il est bon de noter que cette fonctionnalité est encore en version bêta et donc toujours en développement.
Techniquement, cette fonctionnalité s’appuie sur le moteur tiers Netify (nDPI) (voir la documentation à ce sujet). Ce dernier utilisant un modèle de double licence (commerciale et open-source), cela explique les lignes de code et les mentions de licence qui s’étaient glissées dans l’interface de test. C’est désormais de l’histoire ancienne, et l’outil s’avère redoutable pour identifier précisément la nature du trafic qui transite sur votre réseau.
Les fonctionnalités suivantes sont disponible à la configuration :
Comme sur les grands modèles, l’intégration native d’AdGuard Home (AdGH) permet de bloquer les publicités, les trackers et les domaines malveillants directement à la racine du réseau, sans installer la moindre extension sur vos appareils. (Ayant une instance dans un LXC dédié, j’ai activé l’application sur le routeur pour faire les captures.)
Les autres applications préinstallées
D’autres applications sont préinstallées avec le firwmare GL.iNet :
OpenWRT (LuCI) dans l’ombre
Pour les utilisateurs avancés, un simple clic permet de basculer sur l’interface LuCI classique d’OpenWRT (après l’avoir installé via un clic également). C’est ici que l’on peut configurer des règles de pare-feu complexes, des VLANs ou installer des paquets supplémentaires via opkg (la version d’Openwrt 21 sur laquelle est basée le firmware GL.iNet est vieille et est encore avec le gestionnaire de paquet opkg, c’est probablement le seul reproche que je ferais sur ce routeur).
Serveur et Client VPN : Le gros point fort
C’est précisément sur ce terrain que le Brume 3 (GL-MT5000) était attendu au tournant, d’autant plus en position de routeur principal sur une infrastructure 2,5 Gb/s. Les tests de performance brute en situation réelle avec des fournisseurs comme Windscribe et Mullvad sous le protocole WireGuard confirment la puissance de la machine.
Mode Client VPN : Le processeur encaisse le chiffrement WireGuard sans sourciller, permettant d’exploiter d’excellents débits sans saturer le CPU du routeur. Grâce aux politiques de routage, vous décidez à la carte quelles machines (comme votre NAS ou votre PC principal) passent par le tunnel chiffré de Mullvad ou Windscribe, et lesquelles sortent en direct sur votre connexion classique.
Voici quelques résultats (benchmarks) fait lors de la phase de beta-test (via mon Macbook Air M2 avec un adaptateur USB-TJ45 Asustor AS-U2.5G2) :
Ces résultats sont vraiment très bons compte tenu que ma connexion internet est à 2000 Mbps en téléchargement et 900 Mbps en envoi.
Mode Serveur VPN : Idéal pour configurer un accès distant sécurisé vers votre domicile. Même à l’extérieur, vous vous connectez en WireGuard sur le Brume 3 et vous accédez à vos services locaux à pleine vitesse. Je n’ai pas pu réaliser de benchmarks car je n’ai jamais pu avoir une connexion en dehors de chez moi assez rapide pour que le test ait une vraie valeur. Mais en ce qui me concerne, j’utilise quasi quotidiennement la connexion wireguard sur mon brume3, surtout en 4G/5G. J’ai également le serveur OpenVPN en secours.
Performances et Consommation électrique
N’ayant pas de Wi-Fi à tester, l’accent a été mis sur les capacités de routage pur et la tenue en charge des tunnels chiffrés.
Débits et Stabilité : En routage classique, le Brume 3 sature les liaisons sans ciller. Lors des transferts intensifs à travers le tunnel WireGuard, le processeur encaisse la charge sans montrer de signes de faiblesse ni provoquer de latence sur le reste du réseau.
Consommation et Température : Le boîtier chauffe modérément en charge intensive. Côté consommation, elle reste dérisoire par rapport à un routeur classique ou un mini-PC, ce qui en fait un excellent candidat pour tourner H24 sans impacter la facture d’électricité.
Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)
Pour conclure
Le GL.iNet Brume 3 est une belle surprise. En reprenant les atouts du Flint 2 côté logiciel et optimisation VPN, mais dans un format ultra-compact et sans module Wi-Fi, GL.iNet livre un produit redoutable. Utilisé comme routeur principal, il se révèle être une passerelle de sécurité fiable, performante et très agile pour centraliser la gestion de serveurs et clients VPN, à condition de ne pas avoir besoin du Wi-Fi ou de disposer d’un point d’accès dédié.
Le Brume3 reste en tête de mon réseau et fonctionne à merveille. J’en suis vraiment satisfait.
Desgin
10
Focntionnalités
10
Performances
10
Caractéristiques techniques
10
Version d'OpenWrt
6
Performances WireGuard excellentes (validées sur Mullvad et Windscribe)
Connectique adaptée aux réseaux 2.5GbE
Fonctionnalité DPI (Netify) puissante et finalement 100% gratuite
Une marque à l’écoute qui a corrigé les défauts matériels de la bêta (LED, marquages USB-C)
Interface stable, accessible et puissance d’OpenWRT en arrière-plan
Absence de Wi-Fi intégré (un choix assumé, mais à rappeler selon vos besoins)
Le moteur DPI peut demander un temps d’adaptation pour en exploiter toutes les finesses
Fin décembre 2025, CachyOS annonçait travailler sur une « Server Edition » destinée aux NAS, aux stations de travail et aux environnements serveurs. L’idée derrière cette annonce était une image vérifiée, à configuration durcie et aux paquets optimisés… tout ce qui a fait le succès de CachyOS dans le gaming. Depuis, plus aucune information.
CachyOS Server Edition
Pour ceux qui ne connaissent pas encore CachyOS, il s’agit d’une distribution Linux basée sur Arch, qui s’est fait un nom ces dernières années dans le monde du gaming et PC haute performance. Son argument principal : des optimisations poussées au niveau du noyau et de la compilation (PGO, AutoFDO), un support soigné des dernières générations de GPU et une bonne intégration de Proton pour faire tourner les jeux Windows. Une réputation qui lui a valu de devenir l’une des distributions les plus utilisées par la communauté ProtonDB…
8 mois plus tard, force est de constater qu’il n’y a pas eu de suite officielle. Les 4 dernière releases se concentrent exclusivement sur l’usage PC et gaming avec notamment le support Wayland (protocole de serveur d’affichage), un nouvel environnement Hyprland Noctalia, optimisations GCC et Python, gestion des pilotes NVIDIA… Aucune mention d’une Server Edition, d’un NAS ou même d’une feuille de route sur le sujet.
Pourtant, rien n’indique que le projet soit abandonné ! CachyOS reste une petite équipe qui priorise visiblement son cœur de cible historique, les joueurs et les utilisateurs de PC au quotidien. Mais à ce stade, il s’agit davantage d’une intention affichée que d’un projet engagé avec un calendrier.
Marché déjà bien occupé
Si CachyOS venait à fournir cette Server Edition, elle arriverait sur un terrain loin d’être vierge. Il y a déjà des acteurs installés comme OpenMediaVault, TrueNAS ou Unraid… mais aussi d’autres acteurs plus récents avec des solutions pensées spécifiquement pour le NAS DIY : FygoOS, ZimaOS et HexOS. Autant de concurrents avec une longueur d’avance sur l’expérience utilisateur dédiée au stockage, quand CachyOS partirait d’une base généraliste Arch Linux.
On garde le sujet à l’œil et on mettra à jour cet article dès qu’une information concrète émergera du côté de l’équipe CachyOS.
A suivre…
[edit] L’éditeur vient d’annoncer « l’ajout d’une prise en charge expérimentale des profils d’installation de la future Server Edition ».
Entre TinyPNG pour compresser une image, iLovePDF pour fusionner un contrat, et CloudConvert pour transformer un MOV en MP4, on finit tous par uploader nos fichiers sur une demi-douzaine de services tiers. SnapOtter part d’un principe simple : regrouper ces 200+ outils dans un seul conteneur Docker, hébergé chez vous, sans que rien ne quitte votre réseau.
SnapOtter
SnapOtter propose 5 grandes familles d’outils : image (105 outils : redimensionnement, compression, conversion, retouche, détection de doublons, photos d’identité, prise en charge de 55+ formats dont 23 RAW), vidéo (57 outils : conversion, compression, recadrage, extraction audio, stabilisation), audio (27 outils : normalisation, fade, réduction de bruit, changement de tonalité), PDF (29 outils : fusion, OCR, protection, signature) et fichiers génériques (23 outils : conversion CSV/JSON/XML/YAML, ZIP, Excel vers CSV).
Il existe un éditeur d’image par calques intégré, directement dans le navigateur, avec pinceaux, formes, courbes et raccourcis clavier… pas besoin d’ouvrir un logiciel tiers pour une retouche rapide. Ensuite, il y a également module d’IA locale : suppression d’arrière-plan, upscaling, restauration de vieilles photos, floutage de visages, OCR, transcription audio, sous-titres automatiques. Tout tourne sur votre matériel, sans connexion internet requise ! Pas mal non ?
Screenshot
SnapOtter permet égalementd’automatiser des actions (via un pipeline) et des modèles prêts à l’emploi. Voici quelques exemples :
Peaufiner un podcast : Supprime les silences, normalise le volume et ajoute des fondus à un enregistrement ;
Restaurer une ancienne photo : Répare, colorise et agrandit une photo ancienne ou abîmée avec l’IA ;
Nettoyage de confidentialité : Supprime les métadonnées EXIF, GPS et autres, puis compresse…
Installation facile
La version par défaut embarque PostgreSQL 17 et Redis 8 directement dans le conteneur… c’est facile et idéal pour mettre sur un NAS.
Pour une utilisation plus soutenue, un stack Docker Compose à 3 conteneurs (App + Postgres + Redis séparés) est disponible, avec une variante GPU NVIDIA pour accélérer les tâches d’IA. Sur DSM ou dans Portainer, l’un ou l’autre s’intègre sans souci via Container Manager.
Le projet est multi-arch (AMD64 et ARM64), ce qui couvre tous les NAS ou un Raspberry Pi et autre un mini PC. Il gère l’authentification OIDC/SSO (Google, GitHub, Okta), 21 langues dont le français et expose une API REST complète avec documentation.
Point de vigilance
Attention au premier lancement, l’identifiant est admin et le mot de passe admin. Le changement de mot de passe est imposé dès la première connexion, mais si vous exposez l’instance (sur Internet par exemple), passez par un reverse proxy avec authentification…
En synthèse
SnapOtter comble un vrai vide entre Stirling-PDF (limité aux PDF) et ConvertX (limité aux conversions). Pour qui héberge déjà son NAS et veut arrêter d’uploader ses fichiers personnels sur des services gratuits douteux, c’est une brique qui mérite sa place à côté d’Immich ou de Bitwarden. SnapOtter est gratuit (licence AGPLv3)et une version commerciale existe pour un usage dans un produit propriétaire ou en mode SaaS. Pour un usage personnel et familial sur NAS, l’AGPLv3 ne pose aucune contrainte
Seagate vient de préciser sa feuille de route autour du HAMR et confirme la sortie des premiers disques durs de 50 To dès l’année prochaine. Le fabricant en profite pour détailler l’avenir de sa technologie de stockage haute densité…
Image Seagate
Seagate Mozaic 5 et les 50 To
Commençons par un petit rappel de la technologie HAMR (Heat-Assisted Magnetic Recording) utilisée par Seagate. Celle-ci repose sur un laser qui chauffe localement à plusieurs centaines de degrés pour polariser les grains magnétiques et augmenter la densité d’enregistrement. Après Mozaic 3 (30 To et plus) et Mozaic 4 (jusqu’à 44 To), Seagate prépare Mozaic 5…
Cette troisième génération vise une densité supérieure à 5 To par plateau. Avec 10 plateaux par disque, c’est le maximum actuel chez Seagate (Western Digital et Toshiba montent respectivement jusqu’à 11 et 12 plateaux), cela ouvre la voie à des capacités dépassant les 50 To sur un seul HDD. Le PDG de Seagate a confirmé que les premières livraisons sont attendues fin 2027, avant une disponibilité plus large en 2028. Vous l’aurez compris, ces disques ne sont pas près d’arriver dans nos NAS et autres serveurs domestiques.
Et après ?
En mars 2021, Seagate dévoilait déjà une feuille de route ambitieuse. À l’époque, le fabricant annonçait l’arrivée de disques de 30 To pour 2023, 40 To pour fin 2024 / début 2025 et 50 To pour 2026… pour atteindre 100 To en 2030. Si le calendrier a légèrement glissé depuis, le fabricant confirme ses ambitions.
Seagate ne compte pas s’arrêter au Mozaic 5… L’entreprise a déjà validé (en laboratoire) une densité de 6,9 To par plateau, soit 69 To sur un disque à 10 plateaux ! À l’horizon 2032, l’objectif affiché est de 10 To par plateau, ouvrant la voie à des disques durs de 100 To, voire 150 To et au-delà selon les pistes explorées par le constructeur (nouvelles architectures système, nouvelles conceptions de têtes de lecture).
En synthèse
Ce n’est pas la première fois que Seagate annonce l’arrivée de disques de 50 To et plus. Aussi, le fabricant se trouve dans une position financière confortable, avec des bénéfices en hausse à 3,184 milliards de dollars sur l’exercice 2026 et une marge brute de 45,6 % ! La demande liée à l’IA et au Coud tire les prix vers le haut…
Pour les utilisateurs de NAS grand public, ces annonces restent un rêve lointain. Reste à voir combien de temps il faudra avant que cette densité redescende vers les gammes accessibles aux particuliers et aux petites structures.
Infuse est la référence de ceux qui gère leur vidéothèque depuis un NAS et souhaite la lire proprement sur iPhone, iPad, Apple TV, Mac ou encore Vision Pro. La version 8.5 vient de sortir et apporte une fonctionnalité que beaucoup d’utilisateurs de serveurs Plex, Emby et Jellyfin attendaient : des options de transcodage natives, directement intégrées au flux de lecture.
Infuse 8.5
Pour rappel, Infuse est développé par la société Firecore. Il s’agit d’un gestionnaire de vidéothèque et un lecteur vidéo pour l’écosystème Apple (iPhone, iPad, Mac, Apple TV, Vision Pro). Il est reconnu pour sa capacité à lire quasiment tous les formats et codecs sans conversion (y compris les fichiers exotiques). Historiquement, l’application se limitait aux protocoles de partage réseau classiques (FTP, SMB, NFS et UPnP/DLNA), idéal pour ceux qui possédaient un NAS. Au fil des versions, Infuse a élargi son champ d’action en ajoutant la compatibilité avec les principaux serveurs média du marché (Plex, Emby, Jellyfin), ainsi que l’ajout du WebDAV…
Une de ses force, c’est sa capacité à lire quasiment n’importe quel format sans conversion (Direct Play), mais dès qu’on sort de son domicile, avec une 4G limitée ou depuis le WiFi d’un hôtel, le Direct Play montre vite ses limites sur les gros fichiers (mise en cache interminable, coupures toutes les 10 secondes… ou tout simplement échec de lecture).
Comment ça fonctionne concrètement
Avec Infuse 8.5, un appui long sur le bouton Lecture (Play en anglais) fait apparaître une liste des versions transcodées disponibles, générées à la demande par votre serveur Plex, Emby ou Jellyfin. Le lecteur Infuse va demander au serveur de transcoder le flux à la volée, dans une version plus légère, plutôt que d’envoyer le fichier original tel quel.
Si votre vidéothèque contient plusieurs versions d’une même vidéo (4K et 1080p par exemple), le même menu permet de choisir directement la version souhaitée via le bouton Version. Et pour les utilisateurs qui préfèrent ne pas avoir à faire cette manipulation à chaque lecture, l’application propose d’afficher cette invite automatiquement dès le lancement de la lecture. Pour cela, allez dans le menu Réglages > Lecture.
Le Direct Play reste le choix par défaut et recommandé chaque fois que c’est possible. L’application ne modifie rien au flux audio et vidéo, vous profitez de la meilleure qualité de votre fichier. Le transcodage devient donc une option de confort pour les cas où la bande passante est le facteur limitant. Pour rappel, le transcodage se fait côté serveur… cela peut consommer beaucoup de ressources (mémoire et surtout processeur) sur votre NAS.
Une recherche plus lisible
Autre nouveauté avec Infuse 8.5, la recherche a été retravaillée pour offrir un rendu plus cohérent sur vos différents appareils. Les résultats sont désormais mieux organisés, ce qui facilite la distinction entre un film, une série, un épisode, une collection ou une encore une personne (acteur, réalisateur, etc.).
Et le reste ?
L’éditeur mentionne également des améliorations sur la connexion WebDAV et sur la gestion des serveurs média en général, ainsi que des correctifs (sans plus de détails).
En synthèse
Firecore continue d’améliorer son application, après l’ajout du saut automatique des intros, crédits et résumés dans la précédente mise à jour. Pour les utilisateurs de NAS qui font tourner Plex, Emby ou Jellyfin et consomment leur contenu en mobilité, cette nouveauté comble un vrai manque. Jusqu’ici, il fallait souvent jongler entre plusieurs applications ou télécharger ses contenus à l’avance avant de partir. Désormais, le pilotage du transcodage se gère nativement dans Infuse, sans sacrifier la qualité en Direct Play quand la connexion le permet. Un bémol à garder en tête tout de même, le transcodage vidéo à la volée reste une opération gourmande, notamment en ressources CPU côté serveur (NAS).
6 mois, ça passe vite. Entre 2 comparatifs, 3 guides Docker et quelques nuits un peu courtes à corriger des tutos, je souhaitais prendre un peu de recul pour regarder ce qui s’est passé sur Cachem depuis janvier : ce que vous avez le plus lu, ce qui vous a fait réagir et les sujets qui reviennent souvent. Comme c’est la période estivale, je me suis dit que ce serait intéressant de faire un petit état des lieux…
Le trafic d’abord
Le nombre de pages vues a progressé de 19,5% sur le premier semestre 2026 (versus S1 2025). Rien de spectaculaire, mais concrètement, ça veut dire que de plus en plus d’entre vous viennent chercher ici des réponses concrètes sur le NAS et le homelab. Et ça, ça me motive à continuer…
Top des articles
Sans surprise, c’est Docker qui truste la première place. Voici ce que vous avez le plus lu :
Le trafic, c’est une chose… mais les commentaires, c’en est une autre et souvent souvent plus révélateur. Voici les articles qui ont généré le plus d’échanges ce semestre (hors concours) :
Ce petit bilan me conforte dans une chose… c’est que les NAS, Docker et le self-hosting restent les piliers à creuser encore davantage sur la seconde moitié de l’année. Plusieurs articles sont déjà en préparation ! Je n’oublie pas les NAS qui reste le point central de Cachem.
Pour information (ou rappel), la première newsletter Cachem est sortie il y a quelques jours. J’espère sincèrement qu’elle vous a plu Pour ceux qui ne sont pas encore inscrit, il n’est jamais trop tard
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Allez, je vous laisse… le meilleur reste à écrire.
Le monde du DIY NAS voit débarquer un nouveau prétendant : FygoOS. Nous en parlons déjà depuis plusieurs semaines sur le Forum des NAS… il s’agit d’un nouveau système développé par une société chinoise dont l’ambition est claire : transformer un PC x86 (Intel, AMD) ou une carte ARM (Rockchip, FriendlyElec, Radxa, Raspberry Pi) en serveur de stockage complet, gratuit et sans le jargon habituel du monde TrueNAS/Unraid.
FygoOS et Debian
FygoOS est basé sur la distribution Debian 12. Si on apprécie le choix de Debian, le choix interpelle sur la version 12. En effet, cette dernière arrive en fin de support standard dans les prochains jours et ne bénéficiera que du support LTS jusqu’à mi-2028. Pour rappel, Debian 13 est sorti depuis près d’un an. Partir sur une base aussi ancienne est un choix étonnant, même si deux ans de LTS laissent de la marge pour itérer.
Sous le capot
Côté stockage, FygoOS gère nativement ext4, Btrfs et ZFS, avec une configuration RAID annoncée en deux clics et une gestion des permissions façon Windows (ACL). Le panneau de configuration reprend les codes classiques d’un NAS grand public : gestion des utilisateurs et groupes, disques durs avec mise en hibernation, réseau (agrégation de liens, passerelles multiples), accès distant via Fygo Connect (sous-domaine DDNS gratuit type fynas.net), SSH, pare-feu, listes d’IP autorisées/bannies, et certificats Let’s Encrypt.
Trois fonctionnalités différenciantes sortent du lot :
Fygo Photos : reconnaissance faciale et recherche d’images par texte, exécutées en local sur le NAS… donc sans dépendance au cloud.
Fygo TV : pour la gestion de médiathèque
Fygo Sync : pour la synchronisation multi-appareils.
FygoOS propose un App Center mais ce dernier ne propose pour l’instant qu’une dizaine d’applications et presque toutes sont payantes (sauf Docker, Download, Backup).
Le vrai piège : la licence
C’est le point à ne pas manquer avant de se lancer. À l’installation, FygoOS active automatiquement un mois d’essai avec toutes les fonctionnalités débloquées. Passé ce délai, le système bascule sur la version gratuite, plus limitée… sauf à payer une licence via la boutique officielle (fygonas.shop).
Autrement dit, ce qu’on découvre pendant le premier mois n’est pas ce qu’on garde gratuitement sur la durée. On est sur un modèle freemium classique, mais qui mérite d’être clarifié avant tout déploiement en production.
Autre limite actuelle : l’interface n’est disponible qu’en anglais et en chinois, sans version française.
Disponibilité en dents de scie
Signe d’un projet encore jeune et instable côté infrastructure : des utilisateurs du forum ont signalé début juillet un lien de téléchargement ISO x86 renvoyant une erreur 502, avec les builds x86 temporairement absents de la page officielle de téléchargement (seules les versions ARM restaient listées). Le problème semble avoir été résolu quelques jours plus tard, mais ce type d’incident sur un produit tout juste lancé invite à la prudence avant un déploiement critique.
Notre avis
FygoOS coche de nombreuses cases : ZFS/Btrfs, IA locale, Docker, VM et une interface simple. Mais entre une base Debian déjà vieillissante, une disponibilité ISO erratique, un App Center encore payant et l’absence de français, il s’agit clairement d’un produit en phase de rodage. À réserver pour l’instant à du test sur matériel secondaire, pas à un NAS de production… le temps de voir si l’éditeur stabilise son infrastructure et étoffe l’offre gratuite.
Nous avons appris récemment que Beelink avait noué un partenariat avec l’éditeur de FygoOS pour proposer la licence « Lifetime » (la plus complète à 199$) sur ces prochains NAS.
Synology a mis en ligne DSM 7.4.1, un peu plus d’un mois après DSM 7.4 et son lot de nouveautés (IA embarquée, déduplication HDD…). Cette version ne bouleverse rien sur le fond, mais elle mérite qu’on s’y attarde avant de cliquer sur le bouton Mettre à jour…
Synology DSM 7.4.1
Cette mise à jour (mineur) ne contient pas de grandes nouveautés. Cependant, si elle ne vient pas corriger de faille de sécurité, elle pourrait bien vous intéresser.
KMIP : fin des certificats publics
Sur le plan sécurité, Synology durcit l’authentification des clients KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les certificats Synology par défaut, ceux de QuickConnect et même les certificats émis par des autorités publiques comme Let’s Encrypt, SSL.com ou Sectigo ne sont désormais plus acceptés pour cet usage. Seul un certificat issu d’une CA privée fonctionnera.
Attention, cette restriction ne concerne que l’authentification des clients KMIP. Let’s Encrypt reste parfaitement valable pour sécuriser l’accès HTTPS à DSM ou à vos services Web hébergés sur le NAS.
Compatibilité et correctifs
Le paquet Snapshot Replication est mis à jour et nécessitera une intervention manuelle de votre part.
Enfin, 2 correctifs viennent clore ce journal des modifications. En effet, certains onduleurs USB ne dialoguaient plus correctement avec DSM 7.4. C’est désormais réparé, tout comme l’utilisation de certains périphériques USB sur des modèles spécifiques.
Faut-il installer la mise à jour ?
Pas de précipitation… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non. Il n’y a rien d’urgent ici, sauf si le lien avec votre onduleur ne fonctionne plus. Avec les orages de saison, il peut y avoir des coupures électriques.
Comment télécharger et installer DSM 7.4.1
Voici comment installer manuellement cette nouvelle version de DSM :
J’espère que vous allez bien. Alors que les vagues de chaleur s’enchaînent, nous voilà bien entrés en période estivale. C’est l’occasion pour nous tous de lever le pied, de prendre quelques jours de congés bien mérités et de prendre un peu de recul sur l’actualité.
Comme vous avez pu le constater, Cachem a pris ses quartiers de vacances également. J’ai réduit le nombre de publications par semaine… et cela va continuer encore. Rassurez-vous, je ne suis jamais bien loin d’un clavier. Si besoin, je saurai prendre le temps de vous alerter en cas d’actualité importante. Bien sûr, je vous ai préparé quelques articles, mais on peut les compter sur les doigts d’une main. J’ai actuellement 2 NAS en test… je vais tenter de finir les articles avant la fin de l’été, mais cela me semble assez compliqué.
La première newsletter de Cachem va enfin être envoyé ce mois. Vous êtes déjà plus de 350 personnes inscrites, merci de votre confiance. J’espère que vous ne serez pas déçus.
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Côté séries et films, je n’ai rien regardé récemment. J’ai suivi plusieurs matchs de foot et pris du temps en famille. J’ai vu que Netflix perdait des abonnés… Personnellement, cela va bientôt faire un an que j’ai résilié mon abonnement. Déjà depuis un moment, je trouvais que le catalogue peinait à se renouveler. On ne garde pas un public avec seulement quelques séries phares.
Je vous laisse en vous souhaitant une bonne fin de semaine et de bonnes vacances. FX
En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.
Floccus et WebDAV
Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Serverdu Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.
Mais c’est quoi Floccus ?
Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :
Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
Dispose d’une application Android et iOS ;
Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.
Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology
Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.
Étape 2 : créer un utilisateur dédié
Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.
Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
Autorisé seulement l’application Webdav Server
Étape 3 : configurer le profil dans Floccus
Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).
Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :
Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).
Erreur E019 (405 Method Not Allowed)
C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.
Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.
Et sur mobile ? Android et iOS
Floccus dispose d’une application dédiée :
Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
iOS : disponible sur l’App Store.
Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.
En synthèse
Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !
Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?
Synology continue de mettre à jour la branche 7.3.2 de DSM avec la sortie de l’Update 4. Il s’agit d’une mise à jour importante au niveau sécurité et nous vous encourageons à mettre à jour votre NAS. Regardons de plus près cette nouvelle version…
Synology DSM 7.3.2 Update 4
Le journal des modifications officiel de DSM 7.3.2 Update 4 tient en une ligne, mais ne vous laissez pas tromper… elle corrige un lot important de vulnérabilités de sécurité référencées sous l’identifiant Synology-SA-26:06.
En regardant de plus près, on constate que cette version vient corriger 12 CVE, avec des niveaux de sévérité allant de faible à important :
7 vulnérabilités (CVE-2026-40530, CVE-2026-4036, CVE-2026-40531, CVE-2026-40532, CVE-2026-40534, CVE-2026-40536 et CVE-2026-40537) permettent à des utilisateurs distants authentifiés de lire ou d’écrire des fichiers arbitraires, de mener des attaques par déni de service et d’obtenir des informations sensibles ;
3 failles (CVE-2026-40533, CVE-2026-40535 et CVE-2026-40538) permettent à des attaquants distants d’obtenir des informations non sensibles, de lire ou écrire des fichiers et de mener des attaques par déni de service ;
1 vulnérabilité (CVE-2026-40539) autorise des attaquants (man-in-the-middle) à lire ou écrire des fichiers arbitraires et à mener des attaques par déni de service.
Deux vulnérabilités ont un score CVSS élevé :
CVE-2026-40530 : score CVSS3 de 8.0 (sévérité importante), une injection CRLF (CWE-93) ;
CVE-2026-40539 : score CVSS3 de 7.1 (sévérité importante), un défaut de validation de certificat (CWE-295).
Faut-il installer la mise à jour ?
Oui et nous vous recommandons de ne pas trop tarder… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non.
Comment télécharger et installer DSM 7.3.2 Update 4
Voici comment installer manuellement cette nouvelle version du logiciel interne :
Et voilà, Cachem souffle sa 17ᵉ bougie le 18 juillet ! 17 ans à parler NAS, stockage, homelab et réseau avec vous, plusieurs milliers articles publiés… et toujours la même envie de partager les découvertes, les tests et les galères du quotidien. Pour marquer le coup, j’avais envie de vous offrir quelque chose d’un peu plus consistant qu’un article de plus. Je mets en jeu un NAS UGREEN DXP4800 GT récemment testé (mon avis complet est disponible juste ici : Test UGREEN DXP4800 GT).
Tirage au sort : fait. Le gagnant va être contacté, surveillez vos e-mails…
Félicitations Grishka !
Le lot : UGREEN NASync DXP4800 GT
Pour rappel, le DXP4800 GT est un NAS 4 baies orienté performance, équipé d’un processeur AMD Ryzen Embedded R2514 (4 cœurs / 8 threads), avec double port réseau 10 Gb/s et prise en charge des SSD NVMe (y compris U.2) en plus des disques SATA classiques. Un NAS taillé pour le multitâche : Docker, sauvegardes, multimédia, tout en même temps sans ralentir. Attention, le NAS est livré nu, comme à l’achat (Disques durs/SSD non fournis)
Comme d’habitude, on va faire très simple : laissez un commentaire sous cet article en répondant à la question suivante :
En 17 ans, le monde du NAS et du homelab a bien changé. Racontez-moi votre meilleur souvenir (ou votre pire galère) avec un NAS, ou ce que représente Cachem pour vous depuis toutes ces années.
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Dates importantes
Ouverture du concours : 13 juillet 2026
Clôture des participations : 18 juillet 2026 (jour anniversaire de Cachem )
Annonce du gagnant : 20 juillet 2026, sur cet article
Le tirage au sort sera effectué parmi les commentaires valides. Seul le gagnant sera contacté par e-mail afin d’organiser l’envoi du lot.
Conditions de participation
Une seule participation par personne (même nom, même e-mail) ;
Utilisez une adresse e-mail valide ;
Concours ouvert à la France métropolitaine ;
Ce concours est organisé indépendamment par Cachem, sans lien avec UGREEN.
Vos données sont confidentielles. Elles ne seront ni utilisées par Cachem, ni par un partenaire. Seul le gagnant du concours sera contacté par l’administrateur du site.