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Windows 11 va activer automatiquement l’intégrité de la mémoire à partir d’octobre 2026

Microsoft prépare un changement important pour la sécurité de Windows 11. À partir du Patch Tuesday d’octobre 2026, l’entreprise commencera à activer automatiquement l’intégrité de la mémoire sur les PC compatibles où cette protection est encore désactivée.

Cette fonction, aussi appelée HVCI (Hypervisor-Protected Code Integrity), existe depuis plusieurs années. Elle utilise la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) pour mieux protéger le noyau de Windows contre les pilotes malveillants ou vulnérables.

Jusqu’ici, l’intégrité de la mémoire était surtout activée par défaut sur les installations propres de Windows 11 et certains PC compatibles. Microsoft veut désormais combler l’écart avec les machines mises à niveau au fil des années, où la protection peut être restée désactivée.

Qu’est-ce que l’intégrité de la mémoire ?

L’intégrité de la mémoire est une fonction de sécurité de Windows basée sur la virtualisation.

Elle utilise l’hyperviseur de Windows pour créer un environnement isolé du reste du système. Cet environnement sert notamment à vérifier le code exécuté en mode noyau avant que Windows ne l’autorise à fonctionner.

Le principe est particulièrement important pour les pilotes, car ceux-ci disposent de privilèges très élevés.

Un pilote malveillant ou compromis peut potentiellement :

  • modifier le noyau Windows ;
  • contourner certaines protections de sécurité ;
  • lire ou écrire dans des zones sensibles de la mémoire ;
  • faciliter l’installation d’un rootkit ;
  • permettre une élévation de privilèges.

Avec HVCI, Windows effectue les contrôles d’intégrité du code dans un environnement isolé protégé par l’hyperviseur.

Microsoft précise également que les pages mémoire du noyau ne peuvent devenir exécutables qu’après validation et que les pages exécutables ne peuvent pas être rendues accessibles en écriture.

👉À lire :

Infographie complète qui explique ce qu'est la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) et l'intégrité de la mémoire -HVCI)

Quelle différence entre VBS et l’intégrité de la mémoire ?

Les deux termes sont souvent confondus.

VBS, pour Virtualization-Based Security, correspond à l’infrastructure générale de sécurité basée sur la virtualisation.

L’intégrité de la mémoire est l’une des fonctions qui s’appuie sur VBS.
On peut résumer le fonctionnement ainsi :

Comment l'intégrité de la mémoire s'appuie sur VBS : l'infographie explicative

VBS peut également servir à d’autres protections de Windows.

Microsoft va étendre l’activation aux PC déjà installés

Jusqu’à présent, Microsoft activait automatiquement l’intégrité de la mémoire essentiellement sur les installations propres de Windows 11 remplissant les critères matériels nécessaires.

La documentation Microsoft précise même que la logique actuelle d’activation automatique ne s’applique pas aux mises à niveau d’appareils existants.

C’est précisément ce que Microsoft s’apprête à faire évoluer.

Selon WindowsLatest, le changement commencera avec la mise à jour de sécurité prévue pour le 13 octobre 2026.

Microsoft pourra alors activer automatiquement la protection sur certains PC éligibles où elle était restée désactivée après plusieurs années de mises à niveau de Windows.

Quels PC pourront recevoir l’activation automatique ?

Microsoft ne compte pas activer HVCI aveuglément sur toutes les machines.

Les critères matériels utilisés actuellement pour l’activation automatique donnent une bonne idée des PC concernés.

Microsoft indique notamment :

  • processeur Intel de 8e génération ou plus récent ;
  • processeur AMD basé sur Zen 2 ou plus récent ;
  • Qualcomm Snapdragon 8180 ou plus récent ;
  • au moins 8 Go de RAM sur les systèmes x64 ;
  • SSD d’au moins 64 Go ;
  • virtualisation matérielle activée dans l’UEFI/BIOS ;
  • pilotes compatibles avec l’intégrité de la mémoire.

Les PC Secured-core sont quant à eux déjà livrés avec cette protection activée par défaut.

Microsoft vérifiera la compatibilité avant l’activation

Le point important est que Windows ne devrait pas simplement basculer l’interrupteur sur tous les PC correspondant à une liste de processeurs.

Selon WindowsLatest, Microsoft prévoit une évaluation de compatibilité préalable.

Windows vérifiera notamment si les pilotes actuellement installés sont compatibles avec l’intégrité de la mémoire.

Cette précaution est nécessaire, car les pilotes anciens constituent historiquement l’une des principales causes de problèmes avec HVCI.

Pourquoi certains pilotes peuvent poser problème

L’intégrité de la mémoire impose des règles plus strictes au code qui s’exécute dans le noyau.

Certains pilotes anciens ont été développés à une époque où ces restrictions n’existaient pas.

Ils peuvent par exemple effectuer des opérations mémoire que HVCI refuse désormais.
Dans ce cas, Windows peut bloquer le chargement du pilote.

Cela peut provoquer :

  • un périphérique qui ne fonctionne plus ;
  • un logiciel matériel qui perd certaines fonctions ;
  • un utilitaire constructeur qui cesse de démarrer ;
  • plus rarement, un problème au démarrage de Windows.

On peut alors aussi un message du type :

Impossible de charger un pilote sur cet appareil.
Pilote : XXXXXXX.sys
Un paramètre de sécurité détecte qu’il s’agit d’un pilote vulnérable et empêche le chargement.
Vous devez régler vos paramètres pour charger ce pilote.

👉Le guide :

Microsoft avertit officiellement que certaines applications et certains pilotes peuvent être incompatibles avec l’intégrité de la mémoire et que, dans de rares cas, cela peut même provoquer un écran bleu au démarrage.

Notifications : Impossible de charger un pilote sur cet appareil par l'assistant de compatibilité des programmes.

Windows dispose toutefois d’un mécanisme de sécurité contre les échecs de démarrage

Microsoft a prévu un mécanisme destiné à éviter qu’un PC devienne inutilisable après l’activation automatique.

Lorsqu’elle est configurée avec les paramètres appropriés, l’intégrité de la mémoire peut être désactivée automatiquement si Windows détecte plusieurs échecs de démarrage consécutifs.

L’objectif est notamment de gérer le cas où HVCI empêcherait le chargement d’un pilote indispensable au démarrage du système.

Microsoft utilise pour cela plusieurs valeurs du Registre, notamment :

WasEnabledBy
EnabledBootId

associées à :

HKLM\System\CurrentControlSet\Control\DeviceGuard\
Scenarios\HypervisorEnforcedCodeIntegrity

Cette protection automatique n’est cependant active que pendant une période limitée après l’activation initiale.

Windows respectera les désactivations volontaires

Le changement ne signifie pas que Microsoft réactivera HVCI contre la volonté explicite de l’utilisateur ou de l’administrateur.

Selon WindowsLatest, si l’intégrité de la mémoire a été désactivée volontairement via :

  • une stratégie de groupe ;
  • Microsoft Intune ;
  • une configuration du Registre ;

Windows Update doit respecter ce choix.

Microsoft indique d’ailleurs dans sa documentation que les utilisateurs et les administrateurs conservent le contrôle final sur l’activation de l’intégrité de la mémoire.

Windows 11/10 : désactiver l’isolation du noyau (intégrité de la mémoire) si elle ralentit le PC

Comment vérifier si l’intégrité de la mémoire est déjà activée

Vous pouvez facilement vérifier son état depuis Sécurité Windows.

  • Ouvrez : Sécurité Windows > Sécurité de l’appareil > Détails de l’isolation du noyau
  • Vous trouverez alors l’option : Intégrité de la mémoire qui indique si la protection est activée ou désactivée.

À partir de Windows 11 22H2, Sécurité Windows affiche également un avertissement lorsque cette protection est désactivée.

Comment identifier un pilote incompatible

Si un périphérique ou une application commence à dysfonctionner après l’activation de l’intégrité de la mémoire, il faut vérifier en priorité les pilotes.

Windows peut enregistrer les conflits dans l’Observateur d’événements.

WindowsLatest indique notamment de regarder dans : Journaux des applications et des services > Microsoft > Windows > CodeIntegrity > Operational
Les événements liés aux pilotes incompatibles peuvent notamment être associés à l’ID d’événement 3087.

Sécurité Windows peut également signaler directement certains pilotes incompatibles dans la page Isolation du noyau.

Pourquoi Microsoft active cette protection maintenant

La décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la sécurité du noyau Windows.

Les attaques utilisant des pilotes vulnérables mais signés restent une méthode courante pour tenter d’obtenir un accès privilégié au noyau.

Cette technique est souvent appelée : BYOVD — Bring Your Own Vulnerable Driver

L’attaquant exploite alors un pilote légitime contenant une vulnérabilité afin de contourner certaines protections du système.

L’intégrité de la mémoire ne résout pas toutes les attaques de ce type, mais elle rend l’exploitation de certaines classes de vulnérabilités noyau beaucoup plus difficile.

WindowsLatest souligne également que les outils d’analyse assistés par intelligence artificielle permettent désormais de rechercher beaucoup plus rapidement des vulnérabilités complexes dans les composants bas niveau de Windows.

Faut-il désactiver l’intégrité de la mémoire ?

Dans la majorité des cas, non.

Si votre PC fonctionne normalement avec HVCI activé, il n’y a pas de raison particulière de le désactiver.

La protection apporte une couche supplémentaire contre les attaques visant le noyau et les pilotes.

Le principal motif de désactivation reste un problème de compatibilité avec un pilote ancien ou un logiciel spécifique.

Dans ce cas, il est préférable de rechercher d’abord :

  • une mise à jour du pilote ;
  • une nouvelle version du logiciel ;
  • un pilote fourni directement par le constructeur ;
  • une alternative au logiciel problématique.

La désactivation de l’intégrité de la mémoire devrait plutôt être considérée comme une solution temporaire de dépannage.

Qu’en est-il des performances ?

L’intégrité de la mémoire utilise la virtualisation matérielle et ajoute des contrôles supplémentaires lors de l’exécution de code en mode noyau.

Elle peut donc avoir un certain coût en performances selon le matériel et les charges de travail.

Sur les processeurs récents, Microsoft a cependant progressivement optimisé VBS et HVCI afin de limiter cet impact.
C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles Microsoft applique des critères matériels avant l’activation automatique.

Sur une machine récente et compatible, l’impact est généralement beaucoup moins important que sur les premières générations de processeurs ayant pris en charge ces mécanismes.

Il ne faut toutefois pas présenter HVCI comme ayant strictement zéro impact sur les performances dans tous les scénarios.

Les anciens PC ne devraient pas être forcés

Si un PC ne respecte pas les critères techniques ou possède des pilotes connus comme incompatibles, Microsoft ne devrait pas activer automatiquement la protection.

Cela concerne notamment une partie des anciennes machines passées à Windows 11 par mise à niveau ou installées sur du matériel qui ne correspond pas aux critères d’activation automatique.

La stratégie ressemble donc davantage à « activer HVCI automatiquement lorsque Microsoft estime que le PC peut le supporter sans risque important » qu’à « forcer HVCI sur tous les PC Windows 11« .

Un changement relativement discret, mais important pour la sécurité

Pour de nombreux utilisateurs, le changement devrait passer totalement inaperçu.

Aucune nouvelle application ne sera installée et aucune nouvelle interface majeure n’apparaîtra.
Mais au niveau de la sécurité du système, le changement est significatif.

Microsoft cherche à faire en sorte qu’une protection qui existe déjà depuis plusieurs années soit réellement utilisée sur davantage de PC compatibles, notamment ceux ayant été continuellement mis à niveau plutôt que réinstallés proprement.

Conclusion

À partir d’octobre 2026, Microsoft commencera donc à activer automatiquement l’intégrité de la mémoire sur certains PC Windows 11 compatibles où elle était encore désactivée.

La fonction s’appuie sur VBS et HVCI pour isoler les contrôles d’intégrité du code et mieux protéger le noyau contre les pilotes malveillants ou vulnérables.

Microsoft ne devrait toutefois pas imposer aveuglément cette protection.

Windows vérifiera la compatibilité du matériel et des pilotes avant l’activation, et les configurations où HVCI a été volontairement désactivé devraient conserver ce choix.

Pour la majorité des utilisateurs disposant d’un PC récent, il est préférable de conserver l’intégrité de la mémoire activée.

En cas de problème après son activation, la priorité doit être de rechercher le pilote incompatible plutôt que de désactiver définitivement cette couche de sécurité.

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Windows 11 KB5120998 : grosse mise à jour Preview avec barre des tâches déplaçable, menu Démarrer personnalisable… mais déjà des bugs

Microsoft déploie la mise à jour facultative KB5120998 pour Windows 11 24H2 et 25H2. Il s’agit de l’une des mises à jour Preview les plus riches de ces derniers mois, avec plusieurs changements très attendus concernant la barre des tâches, le menu Démarrer et Windows Search.

Mais quelques heures seulement après sa disponibilité, les premiers retours font état de problèmes gênants : fond d’écran remplacé par un arrière-plan noir, curseur de souris modifié ou impossible à personnaliser, et quelques autres comportements anormaux.

Comme KB5120998 est une mise à jour facultative, il peut donc être judicieux d’attendre avant de l’installer.

KB5120998 pour Windows 11 24H2 et 25H2

Microsoft a publié KB5120998 le 27 août 2026 comme mise à jour cumulative facultative de prévisualisation.

Elle fait passer :

  • Windows 11 24H2 à la build 26100.9278 ;
  • Windows 11 25H2 à la build 26200.9278.

Elle est proposée depuis :

  • Paramètres > Windows Update
  • puis Rechercher des mises à jour.

Comme il s’agit d’une mise à jour Preview, son installation n’est normalement pas obligatoire. Toutefois, elle peut être récupérée automatiquement si vous avez activé l’option : Recevez les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles

Les correctifs et fonctionnalités de KB5120998 devraient ensuite être intégrés à une future mise à jour cumulative obligatoire.

Une des mises à jour les plus importantes de l’année pour l’interface

KB5120998 contient plusieurs fonctionnalités qui étaient jusqu’ici testées dans les versions Insider de Windows 11.

La plus visible concerne la barre des tâches.

Microsoft permet enfin de choisir son emplacement sur l’écran :

  • en bas ;
  • en haut ;
  • à gauche ;
  • à droite.

Cette possibilité existait sous Windows 10 mais avait disparu lors du lancement de Windows 11.

Le réglage se trouve dans :

Paramètres > Personnalisation > Barre des tâches > Comportements de la barre des tâches

Une nouvelle option Position de la barre des tâches permet alors de choisir son emplacement.

La barre des tâches peut également devenir réellement plus petite

Windows 11 disposait déjà d’options permettant de réduire certains éléments ou boutons, mais la hauteur de la barre des tâches restait largement inchangée.

KB5120998 introduit une véritable barre des tâches compacte, plus proche du fonctionnement proposé autrefois par Windows 10.

L’objectif est notamment d’occuper moins de place sur les petits écrans et d’afficher davantage d’applications simultanément.

Microsoft continue donc de réintroduire progressivement des possibilités de personnalisation qui avaient disparu lors de la transition vers Windows 11.

Le menu Démarrer devient redimensionnable

Autre changement attendu : le menu Démarrer peut désormais être affiché dans différentes tailles.

  • Dans : Paramètres > Personnalisation > Démarrer
  • Windows permet notamment de choisir un affichage plus petit ou plus grand.

Jusqu’ici, les dimensions du menu étaient principalement déterminées par Windows selon la résolution et la mise à l’échelle de l’écran.

Cette nouveauté devrait être particulièrement appréciable sur les ordinateurs portables, où le nouveau menu Démarrer pouvait occuper une partie importante de l’écran.

Il devient possible de masquer davantage de sections du menu Démarrer

Microsoft donne également plus de contrôle sur le contenu affiché.

Selon les fonctionnalités disponibles sur votre appareil, vous pourrez notamment masquer certaines sections comme :

  • les applications épinglées ;
  • les éléments récents ou recommandés ;
  • la liste des applications ;
  • le nom et l’image du compte utilisateur.

Il devient ainsi possible d’obtenir un menu Démarrer beaucoup plus minimaliste.

Microsoft a par ailleurs dissocié certains paramètres du menu Démarrer des autres fonctions de Windows.

Auparavant, désactiver les recommandations ou éléments récents pouvait aussi avoir un impact sur certaines fonctions de l’Explorateur de fichiers ou les listes de raccourcis de la barre des tâches.

Ce comportement est désormais mieux séparé.

Windows Search peut enfin fonctionner sans Bing

C’est probablement l’une des nouveautés les plus intéressantes de KB5120998.

Windows 11 permet désormais de désactiver les résultats Web provenant de Bing dans Windows Search.

Il est également possible de supprimer les suggestions provenant du Microsoft Store.

Une fois ces options désactivées, la recherche Windows peut donc se concentrer essentiellement sur les contenus locaux :

  • applications ;
  • fichiers ;
  • photos ;
  • paramètres Windows.

Les réglages se trouvent dans :

Paramètres > Confidentialité et sécurité > Recherche

Cette évolution est notable car Microsoft a longtemps imposé très fortement Bing dans la recherche Windows.

Elle arrive d’ailleurs au moment où l’entreprise développe parallèlement son application Paramètres de recherche recommandés Microsoft, destinée à proposer Bing comme moteur de recherche dans Chrome, Firefox ou Brave.

La stratégie de Microsoft autour de Bing reste donc assez particulière : davantage de contrôle dans Windows d’un côté, mais toujours beaucoup d’efforts pour promouvoir son moteur de recherche de l’autre.

La recherche Windows devient aussi plus claire

Microsoft ne se contente pas d’ajouter des interrupteurs pour Bing.

La présentation des résultats évolue également afin de mieux identifier leur provenance.

Windows doit notamment mieux différencier :

  • les résultats locaux ;
  • les applications ;
  • les paramètres ;
  • les contenus Web ;
  • les suggestions du Microsoft Store.

Microsoft affirme également avoir amélioré la pertinence générale de la recherche.

Certaines fonctions restent toutefois soumises à un déploiement progressif.

De nombreuses fonctionnalités arrivent progressivement

C’est un point important avec KB5120998.

Même après avoir installé la mise à jour, vous ne verrez pas nécessairement immédiatement toutes les nouvelles options.

Microsoft utilise une nouvelle fois son système de Controlled Feature Rollout (CFR).

Le code correspondant aux nouvelles fonctionnalités peut donc être présent sur votre PC, mais Microsoft active les nouveautés par vagues.

Deux ordinateurs disposant exactement de la même version de Windows et de la même KB peuvent ainsi afficher des options différentes pendant plusieurs jours ou semaines.

Il ne faut donc pas considérer l’absence de la nouvelle position de la barre des tâches ou du menu Démarrer redimensionnable comme un échec de l’installation.

WMIC disparaît définitivement

KB5120998 accompagne également la dernière étape de la suppression de WMIC.

À partir d’août 2026, Windows 11 24H2 et 25H2 n’incluent plus l’utilitaire :

wmic.exe

et celui-ci n’est plus disponible sous forme de fonctionnalité à la demande (Feature on Demand).

Il ne pourra donc plus être simplement réinstallé depuis les fonctionnalités facultatives de Windows.

Attention toutefois : WMI lui-même n’est pas supprimé.

Seule l’ancienne interface en ligne de commande WMIC disparaît.

Pour les scripts modernes, Microsoft recommande notamment PowerShell et :

Get-CimInstance

👉 À lire :

D’autres améliorations sont également intégrées

Les notes de Microsoft associées à KB5120998 mentionnent également des changements ou correctifs concernant plusieurs composants du système.

On trouve notamment des améliorations autour de :

  • l’Explorateur de fichiers ;
  • la saisie et les périphériques d’entrée ;
  • Windows Update ;
  • le Gestionnaire des tâches ;
  • les graphismes ;
  • le pavé tactile ;
  • Narrateur ;
  • l’IME japonais ;
  • la recherche Outlook ;
  • certains mécanismes de sécurité et d’administration.

Microsoft poursuit également le déploiement de changements plus techniques, notamment autour de la cryptographie post-quantique et de certains mécanismes d’isolation.

Toutes ces nouveautés n’arrivent cependant pas nécessairement simultanément sur tous les PC.

Le téléchargement hors ligne peut approcher les 5 Go

KB5120998 est également disponible dans le Microsoft Update Catalog pour une installation manuelle avec un fichier .msu.

Les packages complets sont particulièrement volumineux.

  • Pour les systèmes x64, le Catalogue Microsoft affiche environ 4,96 Go.
  • Pour les systèmes ARM64, la taille est d’environ 4,80 Go.

Cela ne signifie pas que Windows Update téléchargera nécessairement autant de données.

Windows Update utilise des mécanismes différentiels et ne récupère que les composants réellement nécessaires au système.

L’installation via le Catalogue Microsoft est donc surtout utile lorsqu’une mise à jour échoue via Windows Update ou pour certains scénarios de déploiement hors ligne.

Mais KB5120998 provoque déjà des problèmes chez certains utilisateurs

Quelques heures après le déploiement de la mise à jour, de nombreux utilisateurs ont signalé des comportements anormaux.

Les deux problèmes les plus fréquemment rapportés concernent : le curseur de la souris et le fond d’écran.

Plusieurs témoignages convergent vers le même comportement après installation de la build 26200.9278 ou 26100.9278.

Le curseur de la souris peut être remplacé par un ancien style

Certains utilisateurs indiquent que KB5120998 remplace leur curseur habituel par un curseur blanc plus grand au style ancien.

Dans certains cas, le curseur rappelle visuellement celui des anciennes versions de Windows.

Plus problématique : les réglages permettant normalement de changer le style, la couleur ou parfois la taille du pointeur ne semblent plus fonctionner correctement.

Des utilisateurs indiquent avoir essayé :

  • de redémarrer Windows ;
  • de relancer l’Explorateur ;
  • de modifier les paramètres d’accessibilité ;
  • de sélectionner un autre thème de pointeur dans le Panneau de configuration.

Le curseur normal reste néanmoins affiché.

Un détail intéressant ressort également de certains témoignages : le problème toucherait surtout le pointeur dans son état normal, tandis que les curseurs d’attente ou d’activité peuvent momentanément reprendre une apparence différente.

Notificacions Microsoft Defender Antivirus est désactivé

Un autre bug constaté sous Windows, mais apparemment sans lien avec une mise à jour du système d’exploitation, concerne Microsoft Defender. Après la mise à jour de la solution de sécurité, plusieurs utilisateurs reçoivent des notifications indiquant que « Microsoft Defender Antivirus est désactivé », alors qu’il est bien actif.

Bien que cela puisse paraître un bug mineur, Microsoft indique qu‘il se produit après chaque redémarrage de Windows pour certains utilisateurs et que les notifications arrivent même si elles ont été désactivées, ce qui est particulièrement gênant.
Ce problème semble affecter toutes les versions prises en charge des éditions client et serveur de Windows 10 et Windows 11. Microsoft précise qu’une enquête est en cours et que de plus amples informations seront communiquées dès que possible.

Le fond d’écran peut devenir complètement noir

Autre problème largement signalé : après l’installation de KB5120998, le papier peint du Bureau disparaît et est remplacé par un fond noir uni.

Le problème semble plus facile à contourner que celui du pointeur.

  • Dans plusieurs cas, il suffit de sélectionner à nouveau son image depuis : Paramètres > Personnalisation > Arrière-plan
  • pour restaurer le fond d’écran.

Cependant, certains utilisateurs indiquent que le problème peut réapparaître après une déconnexion ou un redémarrage.

Les témoignages ne concernent pas tous les PC.

De nombreux utilisateurs ont installé KB5120998 sans rencontrer ces problèmes.

D’autres problèmes sont rapportés, mais avec moins de certitude

Quelques utilisateurs mentionnent également :

  • des problèmes de son ;
  • une webcam ne fonctionnant plus ;
  • des anomalies d’affichage avec certains navigateurs ;
  • des erreurs d’installation telles que 0x800f0922 ;
  • des problèmes avec DISM.

Ces retours sont actuellement beaucoup moins nombreux.

Il serait donc prématuré de considérer tous ces comportements comme des bugs généralisés directement causés par KB5120998.

Les problèmes du curseur et du fond d’écran noir sont en revanche rapportés par suffisamment d’utilisateurs indépendants pour mériter une attention particulière.

Microsoft n’a pas encore reconnu officiellement ces bugs

Au moment de la rédaction de cet article, Microsoft n’a pas encore ajouté les problèmes de curseur et de fond d’écran aux problèmes connus officiels de Windows 11 24H2 ou 25H2.

Il faut donc encore rester prudent sur leur ampleur exacte.

Les rapports montrent néanmoins une corrélation forte avec KB5120998 : plusieurs utilisateurs expliquent que les problèmes apparaissent immédiatement après son installation et disparaissent après son retrait.

Cela ne signifie pas pour autant que tous les PC sont concernés.

Désinstaller KB5120998 permet de corriger le problème chez plusieurs utilisateurs

Pour les personnes affectées par le curseur impossible à personnaliser, plusieurs témoignages indiquent que désinstaller KB5120998 restaure immédiatement le comportement normal.

  • Vous pouvez procéder depuis : Paramètres > Windows Update > Historique des mises à jour > Désinstaller des mises à jour
  • Repérez ensuite : KB5120998
  • puis choisissez de la désinstaller.

Un redémarrage est nécessaire.

👉Plus de détails :

Comme il s’agit d’une mise à jour facultative non liée à la sécurité, sa désinstallation ne retire pas les correctifs de sécurité du Patch Tuesday du 11 août.

C’est une différence importante avec KB5121003, qui contenait notamment les correctifs de sécurité du mois.

Faut-il installer KB5120998 ?

Pour le moment, je conseillerais de ne pas se précipiter.

KB5120998 contient des nouveautés réellement intéressantes, en particulier :

  • la barre des tâches déplaçable ;
  • la barre des tâches plus compacte ;
  • le menu Démarrer redimensionnable ;
  • la possibilité de masquer davantage de sections ;
  • la recherche Windows débarrassée de Bing et des résultats du Microsoft Store.

Mais cette mise à jour est précisément une Preview facultative.

Sa fonction est aussi de permettre à Microsoft d’exposer les changements à davantage d’utilisateurs avant leur intégration dans une mise à jour mensuelle obligatoire.

Compte tenu des problèmes de curseur et de fond d’écran déjà observés, il n’y a actuellement aucun avantage essentiel à l’installer immédiatement sur un PC de production.

Vous pouvez parfaitement attendre la prochaine mise à jour cumulative, en espérant que Microsoft corrige ces régressions d’ici là.

Et si vous voulez absolument tester les nouveautés ?

Si vous souhaitez malgré tout tester la barre des tâches déplaçable ou le nouveau menu Démarrer, assurez-vous au minimum d’avoir :

  • sauvegardé vos travaux ;
  • créé éventuellement un point de restauration ;
  • vérifié que vous savez désinstaller une mise à jour Windows ;
  • conservé en tête que toutes les nouveautés sont en déploiement progressif.

Il est également inutile d’installer manuellement le package .msu de près de 5 Go simplement pour tenter d’obtenir plus rapidement les fonctionnalités.

Le déploiement CFR est indépendant de la présence du package lui-même.

Conclusion

KB5120998 est probablement l’une des mises à jour Windows 11 les plus intéressantes de 2026 en matière de personnalisation.

Microsoft réintroduit enfin la possibilité de déplacer la barre des tâches, permet de réduire réellement sa taille, donne davantage de contrôle sur le menu Démarrer et autorise désormais la désactivation de Bing dans Windows Search.

Mais le lancement est déjà entaché de plusieurs bugs.

Des utilisateurs de Windows 11 24H2 et 25H2 rapportent notamment un curseur de souris bloqué sur un ancien style blanc et surdimensionné, ainsi qu’un fond d’écran remplacé par du noir.

Comme KB5120998 est facultative et ne contient pas les correctifs de sécurité du mois, attendre quelques jours avant de l’installer paraît actuellement être le choix le plus prudent.

Les utilisateurs déjà touchés peuvent quant à eux envisager sa désinstallation, qui semble restaurer le curseur et l’arrière-plan dans les cas rapportés.

L’article Windows 11 KB5120998 : grosse mise à jour Preview avec barre des tâches déplaçable, menu Démarrer personnalisable… mais déjà des bugs est apparu en premier sur malekal.com.

Microsoft Teste un outil Windows 11 pour remplacer Google par Bing dans Chrome, Firefox et Brave

Microsoft développe une nouvelle application Windows baptisée Microsoft Recommended Search Settings, ou Paramètres de recherche recommandés Microsoft en français.

Son rôle est simple : proposer à l’utilisateur de remplacer son moteur de recherche actuel par Microsoft Bing dans plusieurs navigateurs installés sur le PC, notamment Google Chrome, Mozilla Firefox et Brave.

L’outil peut également modifier la page d’accueil et la page Nouvel onglet afin d’afficher Bing et les contenus Microsoft associés.

Face aux critiques provoquées par sa découverte, Microsoft assure toutefois que cette application est entièrement facultative et qu’elle ne sera pas installée automatiquement avec Windows 11 ou Microsoft Edge.

Une application dédiée à la promotion de Bing

L’application a été découverte et testée par WindowsLatest.

L’exécutable porte le nom MicrosoftSettings.exe et pèse environ 22,2 Mo.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s’agit pas de l’application Paramètres de Windows.

Microsoft Recommended Search Settings est un programme distinct dont la fonction principale consiste à proposer l’utilisation de Bing comme moteur de recherche par défaut.

Lors de son lancement, l’utilisateur est accueilli par un écran proposant d’appliquer les paramètres de recherche recommandés par Microsoft.

L’option permettant de passer à Bing est activée dans l’interface, mais l’utilisateur doit accepter explicitement l’opération avant que les modifications soient effectuées.

MicrosoftSettings.exe : Microsoft Recommended Search Settings pour pousser Bing

L’application ajoute une entrée « Microsoft Recommended Search Settings » au démarrage de Windows

C:\Users\maill\AppData\Local\Temp\msrdfe6abc09-2f83-4e8f-8e92-6264e64ed53c\MSRecommendationDaemon.exe
Paramètres de recherche recommandés par Microsoft au démarrage de Windows

Enfin, celle-ci peut être désinstallée facilement.

Chrome, Firefox et Brave peuvent être modifiés

L’application ne se limite pas à Microsoft Edge.

WindowsLatest a testé le programme avec Google Chrome et Brave.

Après validation par l’utilisateur, Microsoft Recommended Search Settings ajoute une extension appelée :

Microsoft Bing Homepage & Search

Cette extension peut notamment modifier :

  • le moteur de recherche par défaut ;
  • la page d’accueil ;
  • la page de démarrage ;
  • la page Nouvel onglet.

Dans Chrome, le navigateur affiche également ses propres avertissements indiquant qu’une extension vient de changer les paramètres de recherche.

Brave, qui repose lui aussi sur Chromium, peut être traité de manière similaire.

Mozilla Firefox fait également partie des navigateurs visés par Microsoft.

Microsoft affirme que rien n’est imposé

C’est le point que Microsoft a tenu à clarifier.

Interrogé par WindowsLatest, un porte-parole de l’entreprise indique que l’application est facultative et doit être installée volontairement.

Microsoft précise également qu’elle :

  • n’est pas distribuée par Windows ;
  • n’est pas installée par Microsoft Edge ;
  • ne modifie pas les réglages sans consentement ;
  • permet de revenir aux paramètres précédents à tout moment.

Microsoft indique donc qu’il ne s’agit pas d’un mécanisme caché destiné à remplacer Google ou Brave Search à l’insu de l’utilisateur.

Chrome tente même de restaurer Google

Le test réalisé par WindowsLatest montre une situation assez inhabituelle.

Après l’installation de l’extension Microsoft, Chrome détecte que son moteur de recherche a été remplacé par Bing et propose à l’utilisateur de revenir à Google Search.

Microsoft affiche alors à son tour une fenêtre encourageant l’utilisateur à conserver Bing.

Cela donne donc une sorte de bataille d’interfaces :

Microsoft propose Bing → Chrome propose de revenir à Google → Microsoft recommande de conserver Bing.

Cette mécanique illustre l’importance stratégique des moteurs de recherche pour les éditeurs de navigateurs et de systèmes d’exploitation.

Logiciel de Microsoft pour recommander Bing

Microsoft Rewards apparaît également à la fin de l’installation

Une fois la configuration terminée, l’application ouvre également une page liée à Microsoft Rewards.

Ce programme permet de gagner des points en utilisant certains services Microsoft, notamment Bing.

Microsoft combine donc ici plusieurs leviers pour encourager l’utilisateur à adopter son moteur de recherche :

Bing + extension navigateur + page d’accueil + Microsoft Rewards.

Ce choix n’est pas forcément surprenant : les moteurs de recherche représentent un marché considérable, notamment en raison des revenus publicitaires générés par les recherches Web.

Microsoft utilise déjà ce type de campagne dans Edge

Ce genre d’incitation n’est pas complètement nouveau.

Microsoft dispose déjà d’une stratégie Edge appelée DefaultBrowserSettingsCampaignEnabled, traduite par :

Activer les campagnes de paramètres de navigateur par défaut.

Lorsque cette politique est active, Edge peut proposer à l’utilisateur de :

  • définir Microsoft Edge comme navigateur par défaut ;
  • utiliser Microsoft Bing comme moteur de recherche par défaut.

Microsoft précise toutefois que les paramètres ne sont modifiés que si l’utilisateur accepte la proposition.

La nouvelle application va plus loin puisqu’elle cible également les navigateurs concurrents installés sur le PC.

Est-ce que cette application existe aussi en Europe ?

C’est actuellement la grande inconnue.

WindowsLatest a pu installer et tester l’application depuis les serveurs de téléchargement de Microsoft, mais Microsoft n’a pas encore précisé dans quels pays ou marchés elle sera proposée.

Je n’ai trouvé aucune documentation Microsoft indiquant que Microsoft Recommended Search Settings serait :

  • réservée aux États-Unis ;
  • disponible mondialement ;
  • ou spécifiquement bloquée en Europe.

Il serait donc prématuré d’affirmer que les utilisateurs européens ne la verront jamais.

En revanche, le contexte réglementaire européen est particulier.

Pourquoi Microsoft pourrait être plus prudent en Europe

Dans l’Espace économique européen, Microsoft doit composer avec un cadre réglementaire beaucoup plus strict, notamment le Digital Markets Act (DMA). Ce règlement vise entre autres à éviter que les grandes plateformes favorisent excessivement leurs propres services au détriment du choix de l’utilisateur.

Microsoft a déjà dû adapter Windows dans ce sens. Dans l’EEE, Windows Search peut désormais faire appel à des fournisseurs de recherche web tiers, alors qu’en dehors de cette zone Bing reste beaucoup plus profondément intégré. L’entreprise a également commencé à donner davantage de contrôle sur certains éléments liés à la recherche dans Windows.

C’est ce qui rend l’arrivée de Paramètres de recherche recommandés Microsoft assez paradoxale.

D’un côté, Microsoft ouvre progressivement Windows à davantage de choix, en particulier en Europe. De l’autre, l’entreprise propose un utilitaire spécifiquement conçu pour remplacer le moteur de recherche de Chrome, Firefox ou Brave par Bing, modifier la page d’accueil et la page Nouvel onglet, puis promouvoir Microsoft Rewards.

Ces deux démarches ne sont pas réellement contradictoires sur le plan juridique. Microsoft présente son utilitaire comme facultatif et exige une action de l’utilisateur avant d’appliquer les changements. Il ne s’agit donc pas, en l’état, d’un remplacement silencieux imposé directement par Windows.

Mais du point de vue de l’utilisateur, la stratégie peut sembler difficile à suivre : Microsoft donne davantage de liberté dans Windows tout en développant parallèlement de nouveaux moyens de pousser Bing dans les navigateurs concurrents.

Le contexte européen pourrait donc inciter Microsoft à être plus prudent sur la manière de distribuer ou de promouvoir cet outil. Une installation automatique, un choix difficile à refuser ou une modification insuffisamment explicite des paramètres d’un navigateur concurrent attirerait probablement davantage l’attention des autorités européennes.

À ce stade, rien ne permet toutefois d’affirmer que l’application est interdite en Europe ou qu’elle y sera bloquée. Microsoft n’a pas encore précisé si son déploiement variera selon les régions.

L’outil serait-il interdit en Europe ?

Pas nécessairement.

Il faut distinguer plusieurs situations.

Une application optionnelle qui propose clairement « Utiliser Bing comme moteur de recherche ? » et qui ne procède au changement qu’après consentement de l’utilisateur n’est pas automatiquement contraire au droit européen.

Le problème réglementaire serait davantage susceptible de se poser si Microsoft :

  • installait automatiquement l’application ;
  • rendait l’option Bing difficile à refuser ;
  • modifiait les paramètres d’un navigateur concurrent sans consentement réel ;
  • ou utilisait Windows pour favoriser Bing d’une façon considérée comme déloyale.

Microsoft insiste justement sur le fait que l’application n’est pas distribuée avec Windows ou Edge et requiert le consentement de l’utilisateur. Cette formulation n’est probablement pas anodine compte tenu de l’attention réglementaire portée aux paramètres par défaut.

Il serait toutefois spéculatif d’affirmer que Microsoft a conçu ce fonctionnement spécifiquement pour éviter une sanction européenne.

Microsoft a déjà dû adapter Windows en Europe

Le sujet est d’autant plus sensible que Microsoft a déjà apporté plusieurs modifications à Windows pour répondre aux exigences européennes.

La Commission européenne indique qu’à la suite de discussions réglementaires, Microsoft a notamment facilité la définition et l’utilisation effective d’un navigateur Web par défaut sur Windows.

Le système Windows est donc déjà différent dans certains domaines selon que l’utilisateur se trouve ou non dans l’EEE.

Cela rend plausible un comportement différent de Microsoft Recommended Search Settings selon les régions.

Mais, à ce stade, aucune différence géographique concernant cette nouvelle application n’a été confirmée.

Google utilise lui aussi des techniques similaires

WindowsLatest rappelle également que Microsoft n’est pas seul à tenter d’orienter les utilisateurs vers ses propres produits.

Google affiche régulièrement des messages invitant les utilisateurs :

  • à installer Chrome ;
  • à définir Chrome comme navigateur par défaut ;
  • à conserver Google comme moteur de recherche.

Chrome a d’ailleurs immédiatement réagi lors du test de l’application Microsoft en proposant de rétablir Google Search.

La concurrence autour des moteurs de recherche et des navigateurs repose donc largement sur ce type de sollicitations.

La différence notable ici est que Microsoft a développé une application Windows indépendante dédiée à cette tâche, capable d’agir sur plusieurs navigateurs concurrents.

Faut-il s’inquiéter de Microsoft Recommended Search Settings ?

Pour le moment, pas particulièrement.

Microsoft affirme que le logiciel :

  • n’est pas préinstallé ;
  • ne sera pas installé par Windows Update ;
  • n’est pas injecté par Edge ;
  • nécessite une installation volontaire ;
  • demande le consentement avant de modifier les paramètres.

Il ne s’agit donc pas actuellement d’une nouvelle fonctionnalité automatique de Windows 11.

La principale interrogation concerne plutôt la manière dont Microsoft compte proposer cette application aux utilisateurs.

Le logiciel n’est actuellement pas disponible de manière classique dans le Microsoft Store et Microsoft n’a pas précisé comment les utilisateurs seront amenés à le découvrir.

Ce point sera particulièrement intéressant à surveiller.

Conclusion

Microsoft a donc développé Microsoft Recommended Search Settings, une application Windows destinée à promouvoir Bing dans les principaux navigateurs concurrents.

Une fois installée et acceptée, elle peut modifier le moteur de recherche, la page d’accueil et la page Nouvel onglet de Chrome, Firefox et Brave grâce à une extension Microsoft.

Face aux critiques, Microsoft affirme cependant que tout est facultatif et qu’aucun paramètre n’est modifié sans consentement.

La situation européenne reste pour l’instant incertaine.

Aucune information ne permet d’affirmer que l’application est réservée aux États-Unis ou bloquée en Europe. Mais le Digital Markets Act impose à Microsoft davantage de contraintes concernant le choix des navigateurs et moteurs de recherche dans l’EEE, ce qui pourrait pousser l’entreprise à adopter une approche différente ou plus prudente sur le marché européen.

Il faudra surtout surveiller comment Microsoft compte distribuer et promouvoir cette application, car c’est probablement là que se situera l’enjeu réglementaire principal.

L’article Microsoft Teste un outil Windows 11 pour remplacer Google par Bing dans Chrome, Firefox et Brave est apparu en premier sur malekal.com.

Microsoft supprime définitivement WMIC de Windows 11 24H2 et 25H2

Microsoft poursuit le nettoyage des anciens composants de Windows 11. À partir de la mise à jour Preview d’août 2026, WMIC disparaît de Windows 11 24H2 et 25H2.

L’ancien utilitaire wmic.exe, utilisé pendant des années pour interroger et administrer Windows depuis l’invite de commandes, ne sera plus seulement désactivé : il sera désormais supprimé du système et ne pourra plus être réinstallé comme fonctionnalité facultative.

Cette suppression concerne uniquement WMIC, l’interface historique en ligne de commande. La technologie Windows Management Instrumentation (WMI), sur laquelle reposent encore de nombreux outils d’administration et scripts PowerShell, reste quant à elle pleinement prise en charge.

WMIC disparaît avec la mise à jour Preview d’août 2026

Microsoft a confirmé ce changement dans les notes de publication des builds Release Preview 26100.9267 pour Windows 11 24H2 et 26200.9267 pour Windows 11 25H2.

À compter d’août 2026, ces versions de Windows 11 n’incluent plus l’utilitaire Windows Management Instrumentation Command-line (WMIC).

Le changement doit être intégré à la mise à jour facultative Preview d’août 2026, avant d’être repris dans une future mise à jour cumulative obligatoire.

Concrètement, après installation de cette évolution, cette commande :

wmic

ne fonctionnera plus.

Les scripts anciens contenant par exemple :

wmic cpu get name

ou :

wmic diskdrive get model,size

devront être adaptés.

Certaines commandes WMIC avaient déjà été désactivées dans Windows 11, vous pouvez alors rencontrer le message d’erreur suivant :

ERREUR : Description = Erreur non spécifiée

Une disparition annoncée depuis plusieurs années

La suppression de WMIC est loin d’être une surprise.

Microsoft organise son retrait depuis près de dix ans.

La chronologie est la suivante :

  • 2016 : WMIC est déclaré obsolète dans Windows Server 2012 ;
  • 2021 : Microsoft déprécie WMIC dans Windows 10 21H2 ;
  • 2022 : sous Windows 11 22H2, WMIC devient une Feature on Demand (FoD), mais reste préinstallé et activé par défaut ;
  • 2024 : WMIC est désactivé par défaut sur Windows 11 23H2 et 24H2, mais peut encore être ajouté manuellement ;
  • 2025 : lors du passage à Windows 11 25H2, WMIC est supprimé s’il était installé, tout en restant réinstallable comme fonctionnalité facultative ;
  • 2026 : Microsoft retire complètement WMIC de Windows 11. Il n’est désormais plus disponible comme Feature on Demand.

Windows 11 26H1 est également concerné par cette suppression.

Le changement prévu pour 24H2 et 25H2 constitue donc la dernière étape d’un processus commencé plusieurs années auparavant.

WMIC et WMI ne sont pas la même chose

Cette distinction est essentielle.

WMI n’est pas supprimé de Windows.

WMI, pour Windows Management Instrumentation, est une infrastructure de gestion permettant à Windows, aux applications et aux administrateurs d’interroger de nombreuses informations sur le système :

  • processeur ;
  • mémoire ;
  • disques ;
  • services ;
  • processus ;
  • matériel ;
  • système d’exploitation ;
  • réseau ;
  • événements et paramètres système.

WMIC, pour sa part, n’était qu’une interface en ligne de commande permettant d’accéder à WMI.

On peut donc représenter le fonctionnement ainsi :

WMIC.exe   ↓WMI   ↓Windows

Microsoft retire uniquement la première couche.

Les applications utilisant directement les API WMI, PowerShell ou CIM ne sont donc pas concernées par la disparition de wmic.exe.

Pourquoi Microsoft supprime WMIC ?

WMIC est un composant ancien, basé sur une méthode d’administration qui n’est plus recommandée par Microsoft.

L’utilitaire date d’une époque où l’administration Windows reposait largement sur l’invite de commandes et les scripts batch.

Depuis, Microsoft privilégie notamment :

  • Windows PowerShell ;
  • les cmdlets CIM ;
  • les API modernes de gestion Windows.

PowerShell permet notamment d’obtenir des données structurées sous forme d’objets, alors que WMIC renvoie principalement du texte qu’il faut ensuite analyser dans les scripts.

Microsoft recommande depuis plusieurs années PowerShell pour remplacer WMIC.

Comment remplacer les commandes WMIC ?

La plupart des commandes WMIC courantes possèdent un équivalent PowerShell.

Par exemple, cette ancienne commande :

wmic cpu get name

peut être remplacée par :

Get-CimInstanceWin32_Processor|Select-ObjectName

Pour obtenir les informations des disques :

wmic diskdrive get model,size

devient :

Get-CimInstanceWin32_DiskDrive|Select-ObjectModel, Size

Pour afficher le système d’exploitation :

wmic os get caption,version

on peut utiliser :

Get-CimInstanceWin32_OperatingSystem|Select-ObjectCaption, Version

Et pour obtenir le numéro de série du PC :

wmic bios get serialnumber

l’équivalent est :

Get-CimInstanceWin32_BIOS|Select-ObjectSerialNumber

Dans la majorité des cas, Get-CimInstance est le remplaçant naturel de WMIC.

Get-CimInstance plutôt que Get-WmiObject

Il existe également une ancienne cmdlet PowerShell :

Get-WmiObject

Elle permet elle aussi d’interroger WMI.

Mais pour les nouveaux scripts, il vaut mieux privilégier :

Get-CimInstance

Les cmdlets CIM utilisent une infrastructure plus récente et constituent aujourd’hui la méthode recommandée.

Un script encore basé sur Get-WmiObject n’est donc pas nécessairement cassé par la disparition de WMIC, mais sa modernisation vers les cmdlets CIM peut être pertinente.

Quels utilisateurs seront réellement concernés ?

Pour la majorité des utilisateurs de Windows 11, la disparition de WMIC sera totalement transparente.

Peu d’utilisateurs saisissent encore directement des commandes wmic.

Le principal risque concerne plutôt :

  • les anciens scripts .bat et .cmd ;
  • certains scripts d’administration ;
  • des outils de diagnostic anciens ;
  • des programmes qui exécutent directement wmic.exe ;
  • des procédures techniques publiées il y a plusieurs années.

Un logiciel qui tente de lancer :

C:\Windows\System32\wbem\WMIC.exe

pour récupérer des informations système pourra donc cesser de fonctionner correctement.

Les développeurs et administrateurs ont intérêt à rechercher dès maintenant les appels à wmic dans leurs scripts.

Windows 11 25H2 avait déjà commencé à retirer WMIC

Windows 11 25H2 avait constitué une étape intermédiaire.

Lors de l’installation de cette mise à jour de fonctionnalités, WMIC était désinstallé s’il était présent.
Microsoft permettait néanmoins encore de le réinstaller avec les fonctionnalités facultatives ou avec DISM.

L’entreprise déconseillait déjà cette opération, puisqu’elle annonçait une suppression définitive à venir.
Avec la modification d’août 2026, cette possibilité disparaît à son tour.

WMIC ne pourra plus être réinstallé

C’est probablement le changement le plus important par rapport aux étapes précédentes.

Jusqu’ici, lorsqu’un ancien script nécessitait WMIC, il restait possible d’ajouter le composant comme Feature on Demand.

Après son retrait complet, ce ne sera plus le cas.

Microsoft indique explicitement que WMIC n’est plus disponible sous forme de Feature on Demand.

  • Il ne faudra donc pas compter sur : Paramètres > Système > Fonctionnalités facultatives
  • ou sur DISM pour le restaurer durablement.

La solution consiste désormais à adapter les scripts et les logiciels qui en dépendent.

Une nouvelle étape dans le nettoyage des composants hérités de Windows

WMIC rejoint une liste grandissante de technologies historiques progressivement retirées de Windows.

Microsoft a notamment supprimé ou entrepris de supprimer plusieurs composants anciens, dont Windows PowerShell 2.0.

L’objectif est à la fois de réduire la surface de maintenance du système et d’encourager l’utilisation d’interfaces plus modernes et mieux prises en charge.

Dans le cas de WMIC, Microsoft a laissé une période de transition particulièrement longue : l’outil avait été officiellement déprécié dès l’époque de Windows 10.

Sa disparition définitive de Windows 11 24H2 et 25H2 marque donc surtout la fin d’une migration engagée depuis plusieurs années.

Que faut-il faire ?

Si vous n’utilisez jamais la commande wmic, vous n’avez rien à faire.

En revanche, si vous administrez des PC ou conservez d’anciens scripts, recherchez les occurrences de :

wmic.exe

et remplacez-les par des commandes PowerShell modernes, généralement basées sur :

Get-CimInstance

Il est particulièrement important de vérifier les scripts batch automatisés : ils peuvent continuer à fonctionner pendant des années sans intervention humaine et devenir subitement défaillants lorsque wmic.exe disparaît.

Conclusion

Microsoft va donc supprimer définitivement WMIC de Windows 11 24H2 et 25H2 à partir des mises à jour d’août 2026.

Cette évolution clôt un processus de dépréciation commencé plusieurs années auparavant.

Pour la plupart des utilisateurs, elle passera inaperçue. En revanche, les administrateurs, développeurs et utilisateurs de vieux scripts doivent vérifier qu’ils ne dépendent plus directement de wmic.exe.

Et surtout, cette suppression ne signifie pas la disparition de WMI : Windows Management Instrumentation reste pris en charge. Seul son ancien client en ligne de commande WMIC tire sa révérence.

L’article Microsoft supprime définitivement WMIC de Windows 11 24H2 et 25H2 est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB

Microsoft apporte de nouvelles précisions sur les problèmes de jeux apparus après l’installation de KB5121003, la mise à jour du Patch Tuesday d’août 2026 pour Windows 11.

L’entreprise confirme désormais que les plantages, blocages et redémarrages observés sur certains PC sont liés à des périphériques ou composants internes équipés d’un éclairage RGB. Ces appareils peuvent installer des pilotes ou composants portant des noms proches de inpoutx64, déjà identifié quelques jours plus tôt par Embark Studios comme étant au cœur des plantages.

Les jeux cités par Microsoft sont notamment ARC Raiders, MARVEL Tōkon: Fighting Souls et THE FINALS. Les symptômes comprennent des blocages, des fermetures brutales, des erreurs EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION et, dans certains cas, un redémarrage inattendu du PC.

👉Lire l’actualité :

Microsoft reconnaît officiellement le problème

Jusqu’ici, Microsoft indiquait seulement enquêter sur les problèmes rencontrés après la mise à jour KB5121003.

La situation a évolué : le problème figure désormais officiellement dans le tableau de bord Windows Release Health pour Windows 11 24H2 et 25H2.

Microsoft indique que les investigations en cours montrent un lien avec des périphériques externes ou des composants internes disposant de fonctions d’éclairage RGB.

Ces appareils peuvent installer des pilotes ou composants système portant des noms similaires à inpoutx64. Lorsqu’un de ces pilotes est présent, le lancement de certains jeux peut déclencher le dysfonctionnement.

Le RGB lui-même n’est pas vraiment responsable

Il faut toutefois éviter un raccourci.

Ce n’est pas l’éclairage RGB en lui-même qui fait planter les jeux.

Le problème vient plutôt des logiciels et pilotes utilisés pour contrôler ces périphériques.

Les logiciels RGB ont souvent besoin d’accéder directement à certains composants matériels afin de contrôler :

  • les LED ;
  • les ventilateurs ;
  • les capteurs ;
  • les tensions ;
  • certaines fonctions de la carte mère ;
  • différents périphériques USB ou internes.

Pour cela, certains fabricants utilisent des pilotes fonctionnant à un niveau très privilégié dans Windows.

C’est précisément le cas de composants de type inpoutx64, qui peuvent accéder directement aux ports d’entrée/sortie du matériel.

La mise à jour KB5121003 semble avoir modifié un comportement du noyau Windows qui entre désormais en conflit avec certains de ces pilotes.

inpoutx64.sys confirmé une nouvelle fois

Le nom inpoutx64.sys n’est pas nouveau dans cette affaire.

Quelques jours après le déploiement du Patch Tuesday d’août, Embark Studios avait déjà identifié ce fichier comme responsable de plantages touchant certains joueurs de THE FINALS et ARC Raiders.

Le studio indiquait alors qu’un changement apporté avec KB5121003 avait provoqué une incompatibilité avec ce pilote.

Embark avait également publié une solution temporaire consistant à arrêter le service inpoutx64, à le supprimer puis à retirer le fichier inpoutx64.sys du dossier des pilotes Windows.

La nouvelle communication de Microsoft confirme donc en grande partie cette analyse, tout en élargissant le problème aux périphériques et composants RGB susceptibles d’installer ce type de pilote.

Quels périphériques peuvent être concernés ?

Microsoft ne publie pas de liste précise de marques ou de modèles concernés.

Le problème peut potentiellement toucher différents types de matériels disposant d’un éclairage RGB, notamment :

  • claviers ;
  • souris ;
  • casques ;
  • boîtiers ;
  • ventilateurs ;
  • systèmes de refroidissement ;
  • cartes mères ;
  • contrôleurs RGB ;
  • périphériques gaming.

Ce sont surtout les logiciels de contrôle associés qui doivent être examinés.

Un utilisateur peut donc rencontrer le problème sans même savoir qu’un pilote comme inpoutx64.sys a été installé sur sa machine.

Le pilote peut avoir été ajouté automatiquement avec un utilitaire constructeur destiné à gérer l’éclairage, les ventilateurs ou d’autres fonctions matérielles.

Pourquoi un logiciel RGB utilise-t-il un pilote noyau ?

Cela peut paraître surprenant qu’un simple logiciel d’éclairage dispose d’un pilote fonctionnant dans le noyau Windows.

La raison est essentiellement matérielle.

Pour modifier directement certaines LED, lire des capteurs ou communiquer avec des contrôleurs intégrés à la carte mère, une application peut avoir besoin d’un accès de bas niveau au matériel.

Une application Windows classique s’exécute en mode utilisateur, où ses permissions sont volontairement limitées.

Un pilote noyau peut, en revanche, communiquer directement avec le matériel.

Cette architecture offre davantage de possibilités, mais elle augmente aussi les risques.

Si un pilote fonctionne mal ou devient incompatible avec une nouvelle version de Windows, les conséquences peuvent aller bien au-delà du logiciel RGB lui-même :

  • plantage d’une application ;
  • corruption mémoire ;
  • instabilité du système ;
  • écran bleu ;
  • redémarrage du PC.

C’est précisément le type de situation rencontré ici.

Pourquoi les jeux déclenchent-ils le problème ?

C’est encore l’une des questions auxquelles Microsoft tente de répondre.

Le pilote peut être présent en permanence sur le PC sans provoquer de symptôme particulier.

Le problème apparaît ensuite lorsque certains jeux sont lancés.

Microsoft explique travailler à comprendre précisément la relation entre les composants RGB et les jeux concernés.

Une hypothèse plausible est qu’un jeu ou son système anti-triche sollicite certaines fonctions du noyau qui entrent alors en conflit avec le pilote RGB.

Les anti-triches modernes utilisent souvent eux aussi des composants fonctionnant dans le noyau afin de détecter les modifications mémoire, les injections de code ou les pilotes suspects.

La combinaison :

jeu + anti-triche + pilote RGB + modification du noyau apportée par KB5121003

peut ainsi créer une incompatibilité qui n’apparaît pas dans un usage classique de Windows.

Microsoft n’a toutefois pas encore publié de détails techniques permettant de confirmer précisément ce mécanisme.

Quels jeux sont concernés ?

Microsoft cite actuellement trois titres :

  • ARC Raiders ;
  • MARVEL Tōkon: Fighting Souls ;
  • THE FINALS.

Sur les systèmes affectés, les symptômes peuvent inclure :

  • le jeu qui ne répond plus ;
  • une fermeture sans message ;
  • une erreur EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION ;
  • un redémarrage inattendu du PC.

Cela ne signifie pas que seuls ces trois jeux peuvent être touchés.

Ils correspondent simplement aux cas suffisamment documentés pour être cités par Microsoft à ce stade.

Windows 11 24H2 et 25H2 sont concernés

Le problème affecte :

  • Windows 11 24H2 ;
  • Windows 11 25H2.

Il est apparu après l’installation des mises à jour publiées à partir du 11 août 2026, notamment KB5121003.

Windows Server n’est pas concerné.

Le problème reste cependant limité aux machines où les composants ou pilotes incompatibles sont présents.

La majorité des PC ayant installé KB5121003 ne rencontrent donc aucun problème.

Microsoft propose désormais sa propre solution temporaire

Dans notre précédent article, Embark recommandait de supprimer complètement le service et le fichier inpoutx64.sys.

Microsoft propose désormais une méthode moins radicale : désactiver temporairement le pilote depuis le Registre Windows.

La procédure officielle est la suivante.

HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Services\inpoutx64
  • Repérez la valeur :
Start
  • Double-cliquez dessus puis définissez la valeur sur : 4
  • Redémarrez ensuite l’ordinateur.
  • La valeur 4 indique à Windows de désactiver le démarrage du pilote.

Microsoft recommande auparavant de sauvegarder le Registre ou de créer un point de restauration.

Désactiver le pilote peut supprimer certaines fonctions RGB

Cette solution a toutefois une contrepartie.

Si inpoutx64 est utilisé par le logiciel contrôlant votre éclairage RGB, sa désactivation peut empêcher certaines fonctions de fonctionner correctement.

Vous pouvez par exemple perdre :

  • le contrôle des couleurs ;
  • certains effets lumineux ;
  • la gestion de ventilateurs ;
  • la lecture de certains capteurs ;
  • certaines fonctions proposées par l’utilitaire constructeur.

Microsoft précise que si cela se produit, il est possible de restaurer la précédente valeur du Registre afin de réactiver le pilote.

La solution doit donc être utilisée principalement par les joueurs réellement concernés par les plantages.

Faut-il toujours supprimer inpoutx64.sys ?

Pas forcément.

La procédure proposée par Embark reste efficace selon le studio : arrêter le service, supprimer son enregistrement puis supprimer physiquement le fichier permet de résoudre les plantages de THE FINALS.

Mais maintenant que Microsoft propose officiellement de désactiver le pilote, cette méthode est préférable dans un premier temps.

Elle présente plusieurs avantages :

  • elle ne supprime aucun fichier ;
  • elle est facilement réversible ;
  • elle permet de confirmer que le pilote est bien responsable ;
  • elle évite de casser définitivement le logiciel qui l’utilise.

La suppression complète du pilote peut rester une solution si celui-ci appartient à un logiciel inutile ou obsolète.

Mettre à jour le logiciel RGB peut aussi résoudre le problème

Avant de modifier le Registre, il est également recommandé de vérifier si une nouvelle version du logiciel RGB est disponible.

Le fabricant peut publier une mise à jour contenant :

  • un pilote plus récent ;
  • une version compatible avec KB5121003 ;
  • un autre mécanisme d’accès au matériel.

Dans ce cas, la mise à jour du logiciel constitue une solution plus propre que la désactivation du pilote.

Vous pouvez donc vérifier les mises à jour de logiciels comme ceux utilisés pour gérer :

  • les périphériques gaming ;
  • les cartes mères ;
  • les ventilateurs ;
  • les systèmes RGB.

Si vous n’utilisez plus l’utilitaire ayant installé le pilote, sa désinstallation peut également être envisagée.

Il ne faut toujours pas désinstaller KB5121003 sans raison

Même si KB5121003 est à l’origine de l’apparition du problème, sa désinstallation n’est pas la solution à privilégier.

Cette mise à jour correspond au Patch Tuesday d’août 2026 et contient de nombreux correctifs de sécurité importants.

Microsoft a corrigé environ 400 vulnérabilités, dont plusieurs zero-day.

Retirer la mise à jour permet éventuellement de contourner le problème, mais expose à nouveau Windows aux vulnérabilités corrigées.

Il est donc préférable de :

  • mettre à jour les logiciels RGB ;
  • identifier la présence de inpoutx64 ;
  • désactiver temporairement le pilote ;
  • attendre un correctif Microsoft ou constructeur.

La désinstallation de KB5121003 ne devrait être utilisée qu’en dernier recours.

👉A lire :

Microsoft poursuit encore son enquête

Le problème n’est pas encore considéré comme définitivement résolu.

Microsoft indique continuer à analyser la relation entre :

  • les périphériques RGB ;
  • leurs pilotes ;
  • inpoutx64 ;
  • les jeux concernés.

L’entreprise publiera de nouvelles informations lorsque cette relation sera mieux comprise.

Cela signifie qu’un futur correctif Windows pourrait encore être nécessaire.

Les fabricants de périphériques peuvent également devoir mettre à jour leurs propres pilotes.

Un problème qui illustre les risques des pilotes noyau

Cet incident dépasse finalement largement la simple question des lumières RGB.

Il illustre une nouvelle fois le problème posé par la multiplication des pilotes tiers fonctionnant dans le noyau Windows.

Un logiciel destiné à modifier la couleur d’un clavier ou d’un ventilateur peut installer un composant bénéficiant de privilèges extrêmement importants.

Ce composant devient alors partie intégrante de la stabilité du système.

Lorsqu’une mise à jour Windows modifie le fonctionnement du noyau, un ancien pilote peut soudainement devenir incompatible et provoquer des plantages dans des applications qui, en apparence, n’ont aucun rapport avec lui.

C’est également l’une des raisons pour lesquelles Microsoft cherche aujourd’hui à améliorer la qualité des pilotes Windows et à déplacer davantage de composants vers le mode utilisateur lorsque l’accès au noyau n’est pas indispensable.

Conclusion

Microsoft confirme désormais que les plantages de jeux apparus après KB5121003 sont liés, sur certaines configurations, aux périphériques ou composants RGB et aux pilotes qu’ils installent.

Le fichier inpoutx64.sys, déjà identifié par Embark Studios, reste au centre des investigations.

Le problème affecte notamment ARC Raiders, THE FINALS et MARVEL Tōkon: Fighting Souls sous Windows 11 24H2 et 25H2, avec des symptômes pouvant aller d’un simple blocage du jeu jusqu’au redémarrage complet du PC.

En attendant une correction définitive, Microsoft recommande désormais de désactiver temporairement le pilote inpoutx64 depuis le Registre.

Il est néanmoins préférable de commencer par mettre à jour les logiciels de contrôle RGB et de ne modifier le pilote que si votre PC rencontre réellement ces problèmes.

Cette affaire montre surtout qu’un simple logiciel destiné à gérer l’éclairage d’un périphérique peut dépendre d’un pilote noyau suffisamment privilégié pour perturber la stabilité de Windows après une mise à jour.

L’article Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 KB5121003 provoque des plantages de jeux et d’autres problèmes sur certains PC

Quelques jours après son déploiement, la mise à jour KB5121003 du Patch Tuesday d’août 2026 commence à poser problème sur certaines configurations Windows 11.

Des joueurs signalent des plantages de jeux, parfois accompagnés de redémarrages du PC, tandis que d’autres utilisateurs évoquent des écrans noirs, des problèmes de HDR ou des baisses inexpliquées de fréquence de rafraîchissement.

Les premiers éléments pointent vers une incompatibilité entre KB5121003 et le pilote tiers inpoutx64.sys, utilisé par certains logiciels matériels et utilitaires fonctionnant à bas niveau dans Windows. Le studio Embark, à l’origine d’ARC Raiders et The Finals, a confirmé que la mise à jour Windows pouvait provoquer ces plantages et travaille sur une solution durable.

EDIT : Microsoft indique que cela est lié aux périphériques ou composants internes équipés d’un éclairage RGB.
A lire : Windows 11 : Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB

KB5121003 est la mise à jour du Patch Tuesday d’août 2026

Microsoft a publié KB5121003 le 11 août 2026 dans le cadre de son Patch Tuesday mensuel.

Cette mise à jour obligatoire apporte les correctifs de sécurité du mois, avec plus de 400 vulnérabilités corrigées, dont trois zero-day.

Elle apporte également plusieurs améliorations fonctionnelles à Windows 11, notamment pour les performances des applications, Windows Search, l’Explorateur de fichiers, Voice Access et le pavé tactile.

Après installation, Windows 11 passe sur les builds suivantes :

  • Windows 11 25H2 : build 26200.9168 ;
  • Windows 11 24H2 : build 26100.9168.

Il s’agit d’une mise à jour cumulative de sécurité : contrairement aux mises à jour Preview de fin de mois, elle est automatiquement téléchargée et installée via Windows Update.

ARC Raiders et The Finals peuvent planter

Les premiers signalements importants concernent les jeux développés par Embark Studios, notamment ARC Raiders et The Finals.

Des joueurs expliquent que leurs jeux fonctionnaient normalement avant l’installation de KB5121003, puis ont commencé à planter régulièrement après la mise à jour.

Les erreurs observées varient selon les configurations.

Parmi les messages signalés figurent notamment :

Hang detected on GameThread

ou encore :

EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION

Certains joueurs rapportent également que Windows peut redémarrer brutalement après le plantage du jeu.

Embark a confirmé avoir identifié un nouveau crash apparu avec KB5121003 et indique travailler sur une correction.

Le pilote inpoutx64.sys semble être au cœur du problème

Les investigations menées par Embark et plusieurs utilisateurs pointent vers inpoutx64.sys.

Il s’agit d’un pilote tiers fonctionnant au niveau du noyau de Windows. Il permet à certaines applications d’accéder directement aux ports d’entrée/sortie du matériel.

Ce type de pilote peut être utilisé par différents logiciels destinés à :

  • surveiller le matériel ;
  • contrôler certains périphériques ;
  • accéder à des capteurs ;
  • modifier certains réglages matériels à bas niveau.

Après l’installation de KB5121003, Windows semble avoir modifié un comportement qui rend certaines versions de inpoutx64.sys incompatibles.

Embark indique directement que le plantage est lié à ce fichier.

À ce stade, on ne sait toutefois pas précisément quelle modification apportée par Microsoft provoque cette incompatibilité.

Le pilote peut avoir été installé par un autre logiciel

Un point important est que l’utilisateur n’a pas nécessairement installé lui-même inpoutx64.sys.

Le pilote peut être déployé par un autre logiciel.

Un joueur ayant analysé ses propres plantages a par exemple découvert que inpoutx64.sys avait été installé par un outil de mise à jour Razer.

Cela explique pourquoi deux PC utilisant la même version de Windows et le même jeu peuvent avoir un comportement totalement différent.

Le problème ne semble donc pas concerner tous les utilisateurs de KB5121003, mais principalement les machines sur lesquelles ce pilote ou un logiciel dépendant de celui-ci est présent.

Comment savoir si inpoutx64.sys est présent sur votre PC ?

Vous pouvez commencer par vérifier si le fichier existe dans le dossier des pilotes Windows.

  • Ouvrez l’Explorateur de fichiers puis rendez-vous dans :
C:\Windows\System32\drivers

Recherchez ensuite :

inpoutx64.sys

Sa présence ne signifie pas nécessairement que votre PC rencontrera un problème, mais elle peut être un indice si vos jeux ont commencé à planter immédiatement après l’installation de KB5121003.

Vous pouvez également vérifier la présence du service depuis une Invite de commandes en administrateur :

sc query inpoutx64

Si Windows indique qu’un service correspondant existe, le pilote est enregistré sur le système.

Embark propose une solution temporaire

En attendant une correction définitive, Embark propose de supprimer le pilote inpoutx64.sys lorsqu’il est responsable des plantages.

Ouvrez tout d’abord le menu Démarrer, recherchez Invite de commandes, puis cliquez avec le bouton droit dessus et choisissez Exécuter en tant qu’administrateur.

Exécutez ensuite :

sc stop inpoutx64

Cette commande arrête le service.

Puis saisissez :

sc delete inpoutx64

Cette seconde commande supprime l’enregistrement du service dans Windows.

Rendez-vous enfin dans :

C:\Windows\System32\drivers

puis supprimez le fichier :

inpoutx64.sys

Embark indique que cette procédure permet aux utilisateurs concernés de relancer normalement leurs jeux.

Attention avant de supprimer le pilote

Cette procédure ne doit toutefois pas être appliquée systématiquement à tous les PC.

inpoutx64.sys peut être utilisé par un logiciel ou un périphérique particulier. Le supprimer peut donc empêcher l’application qui l’a installé de fonctionner correctement.

Avant de retirer le pilote, il est préférable de :

  • identifier le logiciel qui l’a installé ;
  • mettre à jour ce logiciel si une nouvelle version est disponible ;
  • créer un point de restauration ;
  • n’utiliser la procédure d’Embark que si vous êtes réellement concerné par les plantages.

Si vous n’utilisez pas ARC Raiders, The Finals ou un autre jeu affecté et que votre PC fonctionne correctement, il n’y a aucune raison de supprimer préventivement ce pilote.

Désactiver le pilote peut parfois suffire

Certains utilisateurs rapportent qu’il n’est pas nécessaire de supprimer immédiatement le fichier.

Le simple fait de désactiver le service inpoutx64 puis de redémarrer Windows aurait suffi à supprimer les plantages sur certaines machines.

Cette solution présente l’avantage d’être plus facile à annuler qu’une suppression complète.

Il reste néanmoins préférable de suivre les recommandations du développeur du jeu ou du fabricant du logiciel ayant installé le pilote.

Désinstaller KB5121003 corrige également les plantages chez certains utilisateurs

Plusieurs joueurs rapportent également que la désinstallation de KB5121003 fait immédiatement disparaître les plantages.

Pour désinstaller la mise à jour :

  • Ouvrez Paramètres.
  • Rendez-vous dans Windows Update.
  • Cliquez sur Historique des mises à jour.
  • Ouvrez Désinstaller des mises à jour.
  • Repérez KB5121003.
  • Cliquez sur Désinstaller.
  • Redémarrez le PC.

👉Le tutoriel :

Cette méthode peut être utile pour confirmer que la mise à jour est bien à l’origine du problème.

Elle doit toutefois rester une solution temporaire.

KB5121003 contient les correctifs de sécurité du Patch Tuesday d’août 2026, dont une correction pour une zero-day déjà exploitée dans des attaques. Désinstaller durablement la mise à jour expose donc le PC à des vulnérabilités corrigées depuis.

Si la suppression de inpoutx64.sys suffit à résoudre le problème, cette approche est généralement préférable à la désinstallation complète de la mise à jour de sécurité.

Des problèmes avec certains logiciels anti-triche

WindowsLatest a également reçu des signalements concernant des logiciels anti-triche qui planteraient après l’installation de KB5121003.

Cela n’est pas particulièrement surprenant d’un point de vue technique.

Les systèmes anti-triche modernes utilisent souvent des pilotes fonctionnant au niveau du noyau Windows afin de détecter les manipulations de mémoire, les injections de code ou les pilotes suspects.

Une modification de Windows affectant les pilotes noyau peut donc entraîner des incompatibilités avec certains de ces composants.

Il n’est toutefois pas encore possible d’affirmer que tous ces plantages partagent exactement la même origine que le problème inpoutx64.sys.

D’autres jeux pourraient être concernés

ARC Raiders et The Finals ne semblent pas être les seuls jeux affectés.

Des utilisateurs signalent également des plantages avec Marvel Tōkon: Fighting Souls après l’installation de la mise à jour d’août.

À ce stade, le nombre exact de jeux et de configurations concernés reste inconnu.

Il faut donc éviter de conclure que KB5121003 provoque globalement des problèmes avec les jeux sous Windows 11.

Les témoignages semblent plutôt indiquer des incompatibilités avec certains pilotes ou composants installés sur des configurations particulières.

Écrans noirs, HDR et fréquence de rafraîchissement

D’autres problèmes graphiques commencent également à être signalés après l’installation de KB5121003.

Certains utilisateurs évoquent :

  • des écrans noirs ;
  • une fréquence de rafraîchissement qui chute sans raison apparente ;
  • un comportement incorrect du HDR ;
  • différents problèmes d’affichage.

Ces signalements sont encore trop récents pour établir avec certitude un lien direct avec KB5121003.

Contrairement au cas d’ARC Raiders et inpoutx64.sys, aucun éditeur ou fabricant n’a pour l’instant confirmé précisément l’origine de ces problèmes graphiques.

Il faudra donc attendre davantage de retours avant de savoir s’il s’agit d’une seconde régression de la mise à jour ou de problèmes isolés.

Les redémarrages pendant l’installation sont un autre problème

Il ne faut pas non plus confondre les redémarrages observés pendant les plantages de jeux avec ceux pouvant avoir lieu pendant l’installation de KB5121003.

La mise à jour d’août participe également au déploiement des nouveaux certificats Secure Boot 2023.

Selon certaines configurations, leur installation peut nécessiter plusieurs redémarrages successifs du PC.

Ces redémarrages pendant Windows Update sont donc différents d’un PC qui redémarre brutalement lorsqu’un jeu plante.

Microsoft ne reconnaît pas encore officiellement le problème

Au 16 août 2026, Microsoft n’a pas encore ajouté les plantages de jeux liés à KB5121003 à la liste officielle des problèmes connus.

Les notes de publication indiquent toujours que Microsoft n’a connaissance d’aucun problème majeur avec cette mise à jour.

La page Windows Release Health ne répertorie pas non plus, à ce stade, cette incompatibilité parmi les problèmes officiellement confirmés par Microsoft.

La situation est néanmoins différente d’une simple série de témoignages sur les forums puisque Embark Studios a confirmé le lien entre les plantages rencontrés par certains joueurs et KB5121003.

Microsoft pourrait donc communiquer prochainement sur le sujet ou déployer une correction via Windows Update.

EDIT : Microsoft indique que cela est lié aux périphériques ou composants internes équipés d’un éclairage RGB.
A lire : Windows 11 : Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB

Faut-il désinstaller KB5121003 ?

Pour la majorité des utilisateurs, non.

KB5121003 reste une mise à jour de sécurité importante et aucun problème généralisé n’a été identifié sur l’ensemble des PC Windows 11.

Si votre ordinateur fonctionne normalement après son installation, il n’y a aucune raison de la supprimer.

En revanche, si un jeu a commencé à planter immédiatement après la mise à jour :

  • vérifiez la présence de inpoutx64.sys ;
  • mettez à jour les logiciels et pilotes matériels susceptibles de l’utiliser ;
  • appliquez le contournement proposé par Embark si vous utilisez un jeu concerné ;
  • testez éventuellement la désinstallation de KB5121003 pour confirmer le diagnostic.

L’objectif est d’éviter de supprimer une importante mise à jour de sécurité lorsque le problème peut être corrigé en retirant uniquement le composant incompatible.

Un nouveau rappel de la fragilité des pilotes noyau

Cet incident illustre une nouvelle fois les risques associés aux pilotes fonctionnant dans le noyau Windows.

Un pilote comme inpoutx64.sys bénéficie d’un accès très privilégié au système. Une modification interne de Windows peut donc provoquer des conséquences beaucoup plus importantes qu’avec une application classique exécutée en espace utilisateur.

Cela rejoint directement les efforts récents de Microsoft autour de sa Driver Quality Initiative, qui vise notamment à améliorer la qualité des pilotes Windows et à réduire le nombre de composants tiers fonctionnant inutilement dans le noyau.

Les problèmes rencontrés après KB5121003 montrent également pourquoi Microsoft souhaite progressivement déplacer davantage de fonctions vers l’espace utilisateur lorsqu’un accès direct au noyau n’est pas indispensable.

Conclusion

Le Patch Tuesday d’août 2026 ne se déroule finalement pas sans accroc.

La mise à jour KB5121003 provoque des plantages sur certains jeux, notamment ARC Raiders et The Finals, et le studio Embark a identifié une incompatibilité avec le pilote noyau inpoutx64.sys.

La bonne nouvelle est qu’un contournement existe déjà : arrêter et supprimer ce pilote permet aux utilisateurs concernés de retrouver un fonctionnement normal.

D’autres signalements concernant des logiciels anti-triche, des écrans noirs, le HDR ou la fréquence de rafraîchissement sont également apparus, mais leur lien avec KB5121003 reste encore à confirmer.

Pour l’instant, il n’est donc pas conseillé de désinstaller préventivement la mise à jour. Les utilisateurs qui ne rencontrent aucun problème doivent la conserver afin de bénéficier des nombreux correctifs de sécurité du Patch Tuesday d’août.

Microsoft n’a pas encore officiellement reconnu cette régression, mais compte tenu de la confirmation apportée par Embark Studios, une clarification ou un correctif devrait probablement suivre si l’incompatibilité touche un nombre significatif de machines.

L’article Windows 11 KB5121003 provoque des plantages de jeux et d’autres problèmes sur certains PC est apparu en premier sur malekal.com.

VLC accuse Windows 11 d’être à l’origine de ses ralentissements et défend le modèle open source face à Microsoft

VLC Media Player est réputé pour sa légèreté et sa capacité à lire pratiquement n’importe quel format audio ou vidéo. Pourtant, certains utilisateurs de Windows 11 signalent depuis plusieurs versions des ralentissements au démarrage, des saccades ou des comportements anormaux qui ne se reproduisent pas nécessairement sous Windows 10 ou Linux.

Dans un nouvel échange rapporté par WindowsLatest, VideoLAN rejette l’idée selon laquelle VLC serait simplement devenu trop lourd ou mal optimisé. Le projet pointe plutôt du doigt plusieurs changements et problèmes propres à Windows 11, tout en profitant de l’occasion pour rappeler les contraintes très différentes qui existent entre un projet open source multiplateforme et une application développée directement par Microsoft.

La polémique intervient alors que Microsoft tente justement de moderniser Windows 11 et ses applications avec davantage de composants natifs, notamment WinUI, tout en promettant de réduire la consommation de mémoire et les lenteurs de son interface.

Des ralentissements de VLC déjà signalés sous Windows 11

Les problèmes de performances de VLC sous Windows 11 ne sont pas nouveaux.

Des rapports publiés sur le système de suivi de VideoLAN font état depuis plusieurs années de lancements anormalement longs. Un utilisateur signalait ainsi dès 2022 que la première ouverture de VLC après le démarrage de Windows 11 pouvait prendre plus d’une minute, alors que les autres applications démarraient normalement.

Plus récemment, des utilisateurs de VLC 3.0.23 ont également observé un délai d’une dizaine de secondes lors du premier lancement, avant que les ouvertures suivantes ne redeviennent instantanées.

D’autres problèmes sont beaucoup plus spécifiques à Windows 11.

Par exemple, un bug affectant VLC 3.0.21 et 3.0.23 provoque un blocage lorsque l’utilisateur tente de modifier le type de fichier depuis la fenêtre « Ajouter un fichier » de la liste de lecture. Le problème a été reproduit sous Windows 11 25H2, alors que le même scénario fonctionne correctement sous Windows 10.

Ces éléments ne suffisent pas à démontrer qu’un seul bug Windows explique tous les ralentissements de VLC, mais ils montrent que certaines régressions sont bien liées à l’environnement Windows 11 plutôt qu’au lecteur multimédia seul.

Quelles sont les solutions ?

Tentez de regénérer le cache VLC peut résoudre les lenteurs d’ouverture du lecteur.
Pour cela :

  • Accédez au dossier : C:\Program Files (x86)\VideoLAN\VLC
  • Double-cliquez sur vlc-cache-gen.exe
Regénérer le cache VLC pour résoudre les corruptions ou problème d'ouverture
  • Puis relancez VLC pour vérifier si son ouverture est plus rapide

Windows 11 24H2 pose aussi des problèmes avec certaines configurations GPU

Un autre exemple particulièrement intéressant concerne les ordinateurs utilisant plusieurs cartes graphiques.

Un rapport publié dans le bug tracker de VLC décrit des pertes massives d’images sous Windows 11 24H2 lorsqu’un système utilise simultanément un GPU intégré AMD et une carte graphique NVIDIA dédiée.

Dans ce scénario, VLC peut tomber temporairement à environ 12 images par seconde lorsqu’il est affiché sur un écran connecté au GPU intégré.

Le problème :

  • apparaît après le passage à Windows 11 24H2 ;
  • ne se produisait pas sur la version précédente de Windows ;
  • disparaît lorsque VLC est affiché sur un écran connecté directement au GPU dédié ;
  • ne semble pas lié à une saturation du CPU, du GPU ou du stockage.

Le développeur à l’origine du rapport soupçonne une interaction complexe avec le compositeur graphique de Windows, notamment lorsque plusieurs GPU provenant de constructeurs différents sont utilisés.

Cela illustre bien la difficulté pour un logiciel comme VLC : le lecteur peut être correctement optimisé, mais dépend malgré tout d’une longue chaîne comprenant Windows, Direct3D, le compositeur graphique et les pilotes GPU.

VLC reste pourtant nettement plus léger que le nouveau Media Player de Microsoft

La critique est d’autant plus intéressante que les propres applications multimédias de Microsoft ne sont pas particulièrement exemplaires en matière de performances.

WindowsLatest avait précédemment comparé le nouveau Lecteur multimédia de Windows 11 avec VLC et l’ancien Lecteur Windows Media.

Dans ce test, VLC et l’ancien lecteur de Microsoft ouvraient une vidéo quasiment immédiatement, alors que le nouveau Media Player nécessitait plusieurs secondes.

La différence était également importante au niveau de la mémoire :

  • nouveau Media Player : environ 377 Mo de RAM au repos ;
  • ancien Lecteur Windows Media : environ 103 Mo.

Cette comparaison ne constitue évidemment pas un benchmark universel, mais elle montre que l’équation « application moderne = application plus rapide » est loin d’être automatique.

Microsoft a d’ailleurs reconnu travailler sur la consommation de mémoire et les performances de WinUI, son framework moderne destiné à devenir progressivement la base de nombreuses interfaces de Windows 11.

Microsoft veut justement rendre Windows 11 plus natif

Cette discussion arrive à un moment intéressant pour Windows.

Microsoft a récemment annoncé vouloir réduire l’usage de composants Web dans l’interface de Windows 11 au profit de technologies plus natives. L’objectif est notamment de réduire :

  • la consommation de mémoire ;
  • les temps de démarrage ;
  • l’activité CPU ;
  • les animations saccadées.

WinUI 3 doit jouer un rôle central dans cette transformation.

Microsoft prévoit notamment de moderniser progressivement plusieurs éléments historiques de Windows avec ce framework, mais l’entreprise travaille parallèlement à optimiser WinUI avant de généraliser son utilisation.

Le paradoxe est donc assez visible : Microsoft encourage les développeurs à créer des applications Windows modernes et natives, alors que certaines applications historiques comme VLC restent parfois plus rapides avec une architecture beaucoup plus ancienne.

Pourquoi VLC ne peut pas être comparé directement à une application Microsoft

Il faut également tenir compte d’une différence fondamentale.

Le nouveau Media Player de Microsoft est conçu spécifiquement pour Windows.

VLC, lui, est un projet multiplateforme qui doit fonctionner sur un très grand nombre de systèmes et d’architectures.

VideoLAN maintient VLC pour :

  • Windows ;
  • Linux ;
  • macOS ;
  • Android ;
  • iOS ;
  • différentes architectures ARM et x86 ;
  • plusieurs générations de systèmes d’exploitation.

VLC 3 continue même de prendre en charge certaines anciennes versions de Windows, tandis que VLC 4 suit une autre trajectoire de compatibilité. Le projet VideoLAN travaille actuellement à faire cohabiter ces branches et à gérer leur mise à jour selon la version de Windows utilisée.

Cette compatibilité impose nécessairement davantage de couches d’abstraction et limite la possibilité d’utiliser exclusivement les toutes dernières API de Windows.

Microsoft, à l’inverse, contrôle à la fois le système d’exploitation, ses API, son framework graphique et ses propres applications.

Comparer uniquement les temps de lancement sans tenir compte de cette différence serait donc assez réducteur.

VLC garde aussi un avantage important : les codecs

VLC conserve également un avantage considérable sur le lecteur de Microsoft : sa compatibilité avec les formats multimédias.

Le logiciel peut lire une très grande variété de codecs sans demander l’installation de packs supplémentaires.

Le cas du HEVC/H.265 est particulièrement parlant.

Le nouveau Media Player de Windows peut nécessiter l’installation de l’extension HEVC disponible dans le Microsoft Store, alors que VLC prend directement en charge ce format.

Windows 11 24H2 a également supprimé de son installation standard le codec AC-3 (Dolby Digital). Les applications disposant de leurs propres décodeurs, comme VLC, continuent toutefois de lire ces contenus indépendamment des codecs fournis par Windows.

Cette indépendance vis-à-vis des codecs du système constitue depuis longtemps l’un des principaux atouts de VLC.

Un logiciel signé et rapide ne dépend pas uniquement de son propre code

Le débat met surtout en lumière un point souvent oublié lorsqu’on analyse les performances d’une application.

Lorsqu’un logiciel tourne sous Windows, son comportement dépend également :

  • du planificateur CPU ;
  • du système graphique ;
  • des pilotes GPU ;
  • des API Direct3D ;
  • de la gestion de l’énergie ;
  • de l’Explorateur de fichiers ;
  • des boîtes de dialogue système ;
  • des mécanismes de sécurité ;
  • du compositeur de fenêtres.

Une régression dans l’une de ces couches peut donc rendre une application plus lente sans que son propre code ait changé.

Les problèmes observés avec VLC sous Windows 11 24H2 sur les configurations multi-GPU constituent un bon exemple : le même logiciel fonctionne normalement sur certaines configurations et devient saccadé lorsqu’il utilise une combinaison particulière de GPU et de sorties vidéo.

Cela ne signifie pas que VLC n’a jamais de problèmes

Il serait néanmoins excessif d’attribuer toutes les difficultés de VLC à Windows 11.

Le bug tracker du projet contient également des problèmes qui proviennent clairement de VLC ou de ses interactions avec certains pilotes.

VLC 3.0.22, par exemple, a rencontré des écrans noirs et des plantages avec certaines fonctions NVIDIA RTX Video HDR et RTX Video Super Resolution après une mise à jour des pilotes NVIDIA.

Des ralentissements ont aussi été rapportés lors de la lecture de certains contenus HEVC 12 bits ou AV1 très haute définition.

La réalité est donc plus nuancée : les performances d’un lecteur multimédia moderne dépendent à la fois du logiciel, de Windows et des pilotes graphiques.

VLC 4 doit moderniser profondément le lecteur

VideoLAN travaille parallèlement sur VLC 4.0, qui doit constituer la plus importante évolution du lecteur depuis de nombreuses années.

Jean-Baptiste Kempf décrit cette version comme la plus grosse refonte de VLC depuis environ vingt ans. Elle doit notamment proposer :

  • une nouvelle interface ;
  • de nouvelles capacités HDR ;
  • une lecture sans interruption entre les morceaux ;
  • de nouvelles fonctions audio et vidéo ;
  • des améliorations importantes du moteur multimédia.

Le défi sera donc de moderniser fortement l’interface tout en conservant l’une des caractéristiques qui ont fait le succès de VLC : sa légèreté.

C’est précisément le problème auquel Microsoft est également confronté avec Windows 11. Moderniser l’interface sans augmenter la consommation de RAM ou dégrader la réactivité s’avère beaucoup plus complexe qu’un simple changement esthétique.

Microsoft et VideoLAN ont finalement le même problème

Derrière les critiques, Microsoft et VideoLAN travaillent en réalité sur un problème très similaire.

Microsoft tente de remplacer progressivement plusieurs composants historiques de Windows par une interface plus moderne basée sur WinUI, tout en réduisant la consommation de ressources.

VideoLAN prépare de son côté VLC 4.0, avec une refonte complète de l’interface sans vouloir sacrifier les performances et la compatibilité.

Dans les deux cas, les développeurs doivent composer avec plusieurs décennies d’héritage logiciel.

La différence est que Microsoft contrôle Windows de bout en bout, alors que VLC doit s’adapter aux décisions prises par Microsoft, Apple, Google, les fabricants de GPU et de nombreux autres acteurs.

Conclusion

Les critiques de VideoLAN envers Windows 11 rappellent qu’il est parfois trop simple d’accuser une application lorsqu’elle devient subitement plus lente après une mise à jour du système.

Plusieurs rapports montrent que VLC rencontre effectivement des problèmes spécifiques à Windows 11, notamment des lancements anormalement longs, des dysfonctionnements liés aux boîtes de dialogue système et des saccades sur certaines configurations multi-GPU apparues avec Windows 11 24H2.

Cela ne signifie pas pour autant que VLC est exempt de bugs. Mais le logiciel reste généralement très léger face à certaines applications modernes de Windows, tout en offrant une compatibilité multimédia nettement plus large.

Cette controverse illustre finalement un problème plus général de Windows 11 : Microsoft cherche encore le bon équilibre entre modernisation, performances et compatibilité. Et lorsqu’un logiciel multiplateforme comme VLC doit s’adapter à ces changements, les régressions peuvent rapidement devenir visibles pour des millions d’utilisateurs.

L’article VLC accuse Windows 11 d’être à l’origine de ses ralentissements et défend le modèle open source face à Microsoft est apparu en premier sur malekal.com.

Comment diagnostiquer un écran bleu (BSOD) et trouver la cause sur Windows 11/10

Les écrans bleus de Windows, aussi appelés BSOD, peuvent être difficiles à diagnostiquer car le code d’arrêt affiché ne suffit pas toujours à identifier la cause réelle du plantage. Windows enregistre cependant des informations techniques dans des fichiers minidump (.dmp) qui permettent d’aller plus loin dans l’analyse.

Dans ce guide, nous allons voir comment analyser un écran bleu sur Windows 11 ou Windows 10, interpréter le code d’arrêt, identifier un pilote ou un composant suspect et exploiter les minidumps avec AnalysePC, WhoCrashed, BlueScreenView ou WinDbg.

Qu’est-ce qu’un écran bleu (BSOD) et un code d’arrêt ?

Un écran bleu, aussi appelé BSOD (Blue Screen of Death), apparaît lorsque Windows rencontre une erreur critique qu’il ne peut pas récupérer normalement. Le système interrompt alors son fonctionnement afin d’éviter une corruption plus importante et redémarre généralement le PC.

L’écran affiche un code d’arrêt (Stop Code), par exemple VIDEO_TDR_FAILURE, DRIVER_POWER_STATE_FAILURE ou MEMORY_MANAGEMENT. Ce code donne une première indication sur la nature du problème, mais il ne suffit pas toujours à identifier précisément sa cause.

Windows enregistre généralement des informations supplémentaires dans un fichier minidump (.dmp). Son analyse permet de rechercher le pilote, le composant matériel ou le contexte logiciel impliqué dans le plantage.

👉Le guide complet :

Qu’est-ce qu’un écran bleu (BSOD) et un code d’arrêt ?

Où Windows enregistre les informations sur les écrans bleus ?

Windows enregistre les informations liées aux écrans bleus dans des fichiers de vidage mémoire (dump). Selon la configuration du système, il peut s’agir d’un minidump léger ou d’un fichier de vidage plus complet.

Les minidumps sont généralement stockés dans :

C:\Windows\Minidump

Un fichier de vidage mémoire plus complet peut également être créé dans :

C:\Windows\MEMORY.DMP

Ces fichiers contiennent notamment le code d’arrêt, le contexte du plantage et des informations sur les pilotes chargés au moment du BSOD. Ce sont eux qu’utilisent les outils comme AnalysePC, WhoCrashed, BlueScreenView ou WinDbg pour rechercher la cause du crash.

👉Pour vérifier ou modifier le type de fichier de vidage créé par Windows, vous pouvez suivre ce guide :

Comprendre l'interêt des minidump de Windows

Analyser automatiquement les écrans bleus avec AnalysePC

AnalysePC permet d’analyser automatiquement les fichiers minidump enregistrés par Windows après un écran bleu. L’outil récupère le code d’arrêt, recherche les pilotes présents dans le dump et croise ces informations avec la configuration et l’historique du PC.

Pour chaque BSOD, AnalysePC peut notamment afficher :

  • le code d’arrêt détecté ;
  • la piste technique la plus probable, par exemple un pilote comme nvlddmkm.sys ;
  • un niveau de confiance selon la qualité des indices présents dans le dump ;
  • les pilotes et versions actuellement installés ;
  • les modifications de pilotes ou mises à jour intervenues avant ou après le plantage ;
  • un plan d’action avec les vérifications et solutions recommandées.

L’intérêt est de ne pas se limiter au nom d’un fichier trouvé dans le minidump. AnalysePC replace le crash dans son contexte afin de déterminer si le pilote constitue réellement une piste crédible ou seulement un élément présent au moment du plantage.

👉Pour lancer une analyse et découvrir le fonctionnement complet de l’outil, consultez le tutoriel dédié :

Comment fonctionne l'analyse des BSOD dans AnalysePc

Comprendre le code d’arrêt détecté

AnalysePC commence par identifier le code d’arrêt enregistré dans le fichier minidump. Il peut s’agir par exemple de VIDEO_TDR_FAILURE, DRIVER_POWER_STATE_FAILURE, MEMORY_MANAGEMENT ou encore WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR.

Le rapport indique ensuite la signification générale du code et la famille de problèmes à laquelle il correspond. Cela permet de savoir rapidement si la piste s’oriente plutôt vers un pilote, la carte graphique, la mémoire, le stockage ou un problème matériel.

Lorsque plusieurs fichiers minidump sont disponibles, AnalysePC peut également comparer les différents BSOD afin de voir si le même code d’arrêt ou la même famille d’erreurs revient régulièrement.

Analyser les écrans bleus et code d'arrêt dans AnalysePC à partir des minidump Windows

Identifier le pilote ou composant suspect

Le minidump peut contenir le nom d’un pilote ou d’un module présent au moment du plantage. AnalysePC tente de transformer cette information technique en une piste plus compréhensible.

Par exemple, un fichier comme nvlddmkm.sys peut être rapproché du pilote graphique NVIDIA actuellement installé. Le rapport affiche alors le composant concerné, la version du pilote et les éléments qui renforcent ou affaiblissent cette hypothèse.

AnalysePC attribue aussi un niveau de confiance à la piste proposée. C’est important, car la présence d’un pilote dans un dump ne signifie pas automatiquement qu’il est responsable du BSOD. Le véritable problème peut provenir du matériel, d’un autre pilote ou d’une corruption survenue plus tôt.

Exploiter la chronologie des pilotes et mises à jour

AnalysePC ne se contente pas de lire le contenu du minidump. Il rapproche également le plantage de l’historique des pilotes et des mises à jour Windows disponible dans le rapport.

Cela permet notamment de repérer :

  • une mise à jour de pilote installée peu avant les premiers BSOD ;
  • un changement de version après un plantage ;
  • plusieurs modifications successives d’un même pilote ;
  • une mise à jour Windows proche de la période d’apparition des problèmes.

La chronologie aide ainsi à déterminer si un changement récent constitue une piste crédible. À l’inverse, si un pilote a été mis à jour après les plantages et qu’aucun nouvel incident n’est apparu, AnalysePC peut également signaler que le problème a peut-être déjà été corrigé.

Interprétation du code d'arrêt et chronologie du diagnostic pour déterminer la source du BSOD

Suivre les solutions proposées par AnalysePC

À partir du code d’arrêt, des pilotes détectés et des autres éléments du rapport, AnalysePC propose un plan de résolution adapté à la piste retenue.

Selon le problème, les recommandations peuvent par exemple consister à mettre à jour ou réinstaller proprement un pilote, revenir à une version précédente, vérifier Windows Update, contrôler les températures ou effectuer des tests matériels.

Lorsque les données ne permettent pas d’identifier une cause suffisamment fiable, le rapport le précise et propose des vérifications complémentaires plutôt que de désigner arbitrairement un responsable.

Cette dernière partie permet donc de passer directement de l’analyse du BSOD aux actions à effectuer pour confirmer la cause et tenter de corriger le problème.

Trouver la solution des écrans bleus de Windows avec AnalysePC

Analyser un écran bleu avec WhoCrashed

WhoCrashed est un outil spécialisé dans l’analyse des fichiers minidump générés après un écran bleu. Il examine les informations enregistrées par Windows et tente d’identifier le code d’arrêt, le pilote éventuellement impliqué et la nature probable du plantage.

Son principal intérêt est sa simplicité : il fournit un rapport lisible sans nécessiter de manipuler directement les fichiers .dmp ou d’utiliser WinDbg. Il peut ainsi constituer une bonne première étape pour comprendre l’origine d’un BSOD.

L’identification d’un pilote dans WhoCrashed doit toutefois rester une piste de diagnostic. Un fichier mentionné dans le dump n’est pas nécessairement la cause réelle du problème.

👉Pour apprendre à utiliser l’outil et interpréter ses résultats, consultez le guide dédié :

Tutoriel WhoCrashed : analyse des écran bleus / BSOD

Analyser les fichiers minidump avec BlueScreenView

BlueScreenView est un utilitaire qui analyse les fichiers minidump créés par Windows après un écran bleu. Il permet de retrouver rapidement les différents BSOD enregistrés sur le PC et d’afficher, pour chacun d’eux, le code d’arrêt, la date du plantage ainsi que les pilotes ou modules présents dans le dump.

L’outil est particulièrement pratique pour comparer plusieurs écrans bleus et repérer si le même pilote revient régulièrement. Il propose une vue plus technique que WhoCrashed, tout en restant beaucoup plus simple à utiliser que WinDbg.

Comme pour les autres outils d’analyse de minidumps, un pilote mis en évidence par BlueScreenView doit être considéré comme une piste et non comme une preuve certaine de sa responsabilité.

👉Pour apprendre à utiliser BlueScreenView et interpréter les informations affichées, consultez le tutoriel dédié :

BlueScreenview - visualiser les codes d'arrêts des écrans bleus (BSOD)

Analyser un BSOD avec WinDbg

WinDbg est l’outil de débogage de Microsoft destiné à l’analyse avancée des fichiers de vidage mémoire. Il permet d’examiner en détail un minidump ou un fichier MEMORY.DMP afin d’obtenir le code d’arrêt, la pile d’appels, les modules chargés et les pilotes potentiellement impliqués dans le plantage.

Il est plus technique que WhoCrashed ou BlueScreenView, mais fournit aussi davantage d’informations. La commande !analyze -v permet notamment d’obtenir une première analyse détaillée du crash et d’identifier les éléments les plus pertinents à examiner.

WinDbg est surtout utile lorsqu’un BSOD reste difficile à expliquer ou lorsque les outils plus simples ne permettent pas d’identifier clairement la cause.

Pour apprendre à ouvrir un fichier de vidage et interpréter les informations retournées par WinDbg, consultez le tutoriel dédié :

👉Le tutoriel :

Comment interpréter le pilote indiqué dans le minidump ?

Lors de l’analyse d’un écran bleu, le minidump peut faire apparaître le nom d’un pilote ou d’un module, par exemple nvlddmkm.sys, rtkvhd64.sys ou encore ntoskrnl.exe. Il faut toutefois éviter de considérer automatiquement ce fichier comme la cause certaine du BSOD.

Le pilote affiché peut être directement responsable du plantage, mais il peut aussi simplement avoir été actif au moment de l’erreur. Un problème matériel, une corruption mémoire ou un autre pilote peut avoir provoqué l’instabilité avant que le fichier signalé ne soit impliqué.

Il est donc préférable de croiser plusieurs éléments : le code d’arrêt, le pilote cité, sa version, les autres minidumps disponibles et les changements récents de pilotes ou de Windows.

Si le même pilote revient dans plusieurs BSOD avec des codes cohérents, la piste devient plus crédible. À l’inverse, si les fichiers incriminés changent constamment, il peut être nécessaire d’élargir le diagnostic à la mémoire, au matériel ou à la stabilité générale du système.

C’est notamment l’intérêt d’AnalysePC, qui ne se limite pas au nom du pilote extrait du dump et tente de le replacer dans le contexte global du PC.

Les codes d’arrêt Windows les plus courants

Chaque écran bleu est associé à un code d’arrêt (Stop Code) qui donne une première indication sur la nature du problème rencontré par Windows. Certains concernent plutôt les pilotes, d’autres la mémoire, le stockage, la carte graphique ou encore une erreur matérielle.

Parmi les codes fréquemment rencontrés, on peut citer VIDEO_TDR_FAILURE, DRIVER_POWER_STATE_FAILURE, MEMORY_MANAGEMENT, CRITICAL_PROCESS_DIED ou WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR.

Le code d’arrêt constitue toutefois seulement un point de départ : il faut généralement le croiser avec le contenu du minidump et les autres informations du PC pour identifier la cause réelle.

Pour connaître la signification des principaux codes et les solutions associées, consultez le guide dédié aux codes d’arrêt et erreurs BSOD de Windows.

👉Pour les connaître, suivez ce guide :

Que faire si la cause des écrans bleus reste inconnue ?

Lorsque plusieurs écrans bleus affichent des codes d’arrêt ou des pilotes différents, il ne faut pas forcément chercher une cause indépendante pour chaque BSOD. Une instabilité plus générale peut provoquer des plantages variés : mémoire défectueuse, surchauffe, alimentation, pilote instable ou autre problème matériel.

Dans ce cas, il est préférable d’élargir le diagnostic du PC plutôt que de se limiter à l’analyse d’un seul minidump. Vous pouvez notamment :

  • effectuer un diagnostic complet du PC afin de rechercher des anomalies matérielles, logicielles et système ;
  • lancer un StressTest Malekal pour vérifier la stabilité du processeur, de la carte graphique, de la mémoire et surveiller les températures sous charge ;
  • demander de l’aide sur le forum Malekal en fournissant le rapport AnalysePC afin qu’il puisse être examiné dans son ensemble.

👉Les guides :

Cette approche est particulièrement utile lorsque les BSOD semblent aléatoires ou que le pilote indiqué change d’un plantage à l’autre. Dans ce cas, le problème peut se situer en amont du composant mentionné dans le minidump.

Cas particulier : des codes d’arrêt différents à chaque BSOD

Si l’analyse des minidumps ne permet pas d’identifier clairement l’origine des écrans bleus, il faut poursuivre avec des vérifications plus larges.

Commencez par contrôler les pilotes, les mises à jour de Windows, l’état du stockage et la mémoire. Un test mémoire approfondi peut être utile si les codes d’arrêt sont variés ou évoquent une corruption de données.

Il est également recommandé de surveiller les températures du processeur et de la carte graphique et, si nécessaire, d’effectuer un StressTest afin de vérifier si les plantages apparaissent sous charge.

Si aucune piste ne se dégage malgré ces contrôles, vous pouvez publier le rapport AnalysePC et les informations sur les BSOD sur le forum Malekal afin d’obtenir une analyse plus approfondie du problème.

Que faire après avoir identifié la cause du BSOD ?

Une fois le code d’arrêt identifié et les informations du minidump analysées, il devient généralement plus simple de rechercher la cause du BSOD et d’appliquer les solutions adaptées.

Selon le diagnostic, il peut être nécessaire de mettre à jour ou réinstaller un pilote, vérifier la mémoire RAM, contrôler le SSD, annuler une mise à jour récente ou rechercher une instabilité matérielle.

Pour poursuivre le dépannage, utilisez notre guide général consacré à la résolution des écrans bleus. Il regroupe les principales vérifications et solutions à appliquer lorsqu’un PC rencontre des BSOD sous Windows 11 ou Windows 10.

👉Suivre ce tutoriel :

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Plug and Pwn : de faux périphériques USB peuvent donner les droits SYSTEM sous Windows

Des chercheurs en sécurité ont dévoilé une nouvelle famille d’attaques baptisée Plug and Pwn, capable d’exploiter le mécanisme Plug and Play de Windows pour installer automatiquement des composants vulnérables et obtenir les privilèges SYSTEM.

L’attaque repose sur un principe particulièrement intéressant : au lieu d’exploiter directement Windows, les chercheurs émulent de faux périphériques USB afin de pousser le système à télécharger et installer des logiciels ou pilotes de constructeurs pourtant signés et légitimes. Certains de ces composants contiennent ensuite des faiblesses permettant une élévation de privilèges.

Présentée lors de la DEF CON 34 par les chercheurs Alejandro Hernando et Borja Martínez, cette technique peut, dans certains scénarios, fonctionner sans clic, sans utilisateur connecté et même à distance via le protocole RDP.

Plug and Play, un mécanisme pratique qui travaille avec des privilèges élevés

Lorsqu’un périphérique USB est connecté à un PC, Windows tente automatiquement de l’identifier.

Le système recherche ensuite un pilote adapté et peut également télécharger depuis Windows Update des composants supplémentaires fournis par le constructeur.

Cette installation peut inclure :

  • des pilotes ;
  • des services ;
  • des programmes d’assistance ;
  • des exécutables ;
  • des « co-installers » utilisés par certains fabricants.

Le problème est que cette procédure s’exécute avec les privilèges NT AUTHORITY\SYSTEM, c’est-à-dire avec des droits supérieurs à ceux d’un administrateur classique, sans nécessairement afficher de demande UAC.

Les chercheurs se sont donc demandé ce qui se passerait s’il était possible de contrôler précisément l’identité du périphérique que Windows pense avoir détecté.

Un faux périphérique USB peut tromper Windows

Pour leurs démonstrations, les chercheurs ont utilisé le framework FaceDancer associé à du matériel comme Cynthion et GreatFET.

FaceDancer permet d’émuler un périphérique USB et de définir artificiellement ses caractéristiques : identifiant matériel, classe de périphérique, interfaces ou encore points de terminaison.

Du point de vue de Windows, le périphérique émulé ressemble alors à un véritable appareil connecté au port USB. Le système tente donc de rechercher le pilote et les logiciels associés comme s’il s’agissait du matériel original.

Les chercheurs peuvent même modifier l’identité du périphérique en cours d’attaque, en le faisant disparaître puis réapparaître comme un autre matériel.

Cette possibilité leur permet de chaîner plusieurs composants vulnérables provenant de fabricants différents.

Une attaque sans clic sur un Windows 11 entièrement à jour

La démonstration la plus impressionnante combine des composants liés à Sierra Wireless et Sony FeliCa.

Dans un premier temps, le faux périphérique se présente comme un appareil Sierra Wireless. Windows installe alors automatiquement le logiciel correspondant.

Les chercheurs exploitent une faiblesse de ce composant pour modifier les paramètres DNS de la machine.

Le périphérique change ensuite d’identité pour se faire passer pour un appareil Sony FeliCa.

Windows télécharge alors un autre logiciel constructeur. Celui-ci récupère certains fichiers via une connexion non chiffrée.

Comme les attaquants ont auparavant pris le contrôle de la résolution DNS, ils peuvent rediriger ces téléchargements vers leur propre serveur et faire déposer un fichier malveillant avec les privilèges SYSTEM.

Enfin, le périphérique se présente de nouveau comme l’appareil Sierra Wireless afin de provoquer le chargement du fichier malveillant.

Le résultat est l’ouverture d’un reverse shell avec les privilèges SYSTEM.

D’après les chercheurs, cette chaîne d’attaque fonctionne contre un Windows 11 entièrement mis à jour, sans utilisateur connecté, et nécessite environ cinq minutes.

Plug and Pwn : comment fonctionne l'attaque

Pas besoin d’une clé USB classique

Il ne faut pas imaginer cette attaque comme une simple clé USB malveillante du type BadUSB.

Les chercheurs ont besoin de pouvoir émuler précisément différents périphériques USB et leurs identifiants matériels.

Le matériel utilisé pour leurs démonstrations est néanmoins suffisamment compact pour être transporté facilement. Selon Alejandro Hernando, un Raspberry Pi configuré en mode USB Gadget pourrait théoriquement également être utilisé pour ce type d’attaque.

En revanche, le Flipper Zero ne permet pas actuellement d’exécuter directement cette technique, car son mode BadUSB est principalement destiné à l’émulation de périphériques HID comme un clavier et ne dispose pas du support nécessaire pour FaceDancer.

NoPlug & Pwn : l’attaque peut aussi fonctionner à distance via RDP

Encore plus surprenant, les chercheurs ont développé une variante baptisée NoPlug & Pwn, qui ne nécessite même plus de périphérique USB physiquement connecté au PC ciblé.

Cette technique exploite la redirection des périphériques USB via le Bureau à distance (RDP).

Cette fonction permet normalement à un périphérique branché sur le PC local d’être rendu disponible à l’intérieur d’une session distante.

Les chercheurs ont créé un client RDP capable d’envoyer directement de faux descripteurs USB.

Le serveur Windows distant croit alors qu’un véritable périphérique vient d’être connecté et déclenche le mécanisme Plug and Play habituel.

Dans leur démonstration, ils ont émulé une caméra Intel RealSense.

Windows Update récupère le package associé, qui contient un co-installer vulnérable à un détournement de DLL. Les chercheurs exploitent ensuite cette faiblesse pour obtenir les privilèges SYSTEM sur la machine distante.

Cette variante nécessite toutefois que la redirection USB via RDP soit activée. Elle pourrait notamment concerner certains environnements de bureaux virtuels où cette fonctionnalité est couramment utilisée.

Ce n’est pas une nouvelle idée, mais l’attaque va beaucoup plus loin

Le principe rappelle une vulnérabilité médiatisée en 2021 avec Razer Synapse.

À l’époque, le simple branchement d’une souris ou d’un clavier Razer pouvait pousser Windows à télécharger automatiquement l’installateur Synapse avec les privilèges SYSTEM.

Une faiblesse de cet installateur permettait alors de lancer PowerShell depuis l’interface d’installation et d’hériter des mêmes privilèges élevés.

Les chercheurs à l’origine de Plug and Pwn expliquent toutefois avoir adopté une approche plus générale.

Plutôt que de cibler uniquement la vulnérabilité d’un installateur particulier, ils se sont intéressés à toute la chaîne d’installation automatique des périphériques Windows.

Le problème devient alors beaucoup plus large : Windows peut automatiquement installer des composants de nombreux constructeurs différents, et il suffit qu’un de ces éléments comporte une faiblesse exploitable pour qu’il puisse entrer dans une chaîne d’attaque.

Pourquoi des pilotes signés peuvent-ils être dangereux ?

Un pilote ou un logiciel signé n’est pas nécessairement exempt de vulnérabilités.

La signature permet principalement de vérifier l’origine du fichier et de s’assurer qu’il n’a pas été modifié depuis sa publication.

Elle ne garantit pas que son code est parfaitement sécurisé.

Plug and Pwn exploite précisément cette différence : Windows fait confiance à des packages légitimes et signés, mais certains de leurs composants peuvent contenir des vulnérabilités anciennes ou des comportements dangereux.

Les attaquants ne cherchent donc pas nécessairement à faire installer un pilote malveillant inconnu.

Ils poussent Windows à installer des logiciels légitimes mais vulnérables, puis exploitent ces vulnérabilités pour obtenir davantage de privilèges.

👉A lire :

Désactiver les co-installers peut limiter certaines attaques

Une première mesure de protection consiste à désactiver l’exécution des co-installers lors de l’installation des périphériques.

Cela peut être réalisé avec la valeur de Registre :

HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Device Installer

puis en créant une valeur DWORD :

DisableCoInstallers = 1

D’après les chercheurs, cette configuration bloque certaines des chaînes d’attaque présentées, notamment celles exploitant Sony FeliCa ou Intel RealSense.

Cette mesure ne supprime toutefois pas complètement la surface d’attaque.

Windows continue notamment :

  • d’énumérer les périphériques Plug and Play ;
  • de rechercher les pilotes dans Windows Update ;
  • d’interpréter les fichiers INF ;
  • d’installer certains services déclarés par ces fichiers.

Les entreprises peuvent durcir davantage l’installation des périphériques

Sur les postes sensibles, les chercheurs recommandent de combiner plusieurs protections.

Les administrateurs peuvent notamment :

  • désactiver les co-installers ;
  • appliquer des restrictions d’installation des périphériques ;
  • autoriser uniquement certains identifiants matériels ;
  • désactiver la redirection Plug and Play dans les environnements RDP ou VDI lorsqu’elle n’est pas nécessaire.

Cette dernière protection est particulièrement importante contre la variante NoPlug & Pwn.

La stratégie RDP correspondante peut notamment être contrôlée à travers le paramètre lié à fDisablePNPRedir.

Tous les scénarios ne sont pas considérés comme de nouvelles vulnérabilités

Les chercheurs n’ont pas signalé chacune de leurs chaînes d’exploitation comme une nouvelle faille indépendante auprès des différents constructeurs.

La raison est importante : Plug and Pwn repose souvent sur la combinaison de plusieurs comportements légitimes et de vulnérabilités existantes.

Une fonctionnalité prise isolément n’est donc pas nécessairement vulnérable.

C’est l’enchaînement qui devient dangereux : faux périphérique → détection Plug and Play → téléchargement automatique → installation avec les droits SYSTEM → exploitation d’un composant vulnérable

Cette approche illustre parfaitement la notion de chaîne d’exploitation, où plusieurs faiblesses relativement limitées permettent ensemble d’obtenir un résultat beaucoup plus grave.

Une attaque surtout préoccupante pour les environnements sensibles

Pour un particulier, Plug and Pwn reste une attaque relativement sophistiquée.

La version physique nécessite qu’un attaquant puisse connecter un dispositif spécialisé au PC, tandis que la variante distante dépend de la présence d’un accès RDP et de la redirection des périphériques.

Le risque est donc surtout important dans les entreprises, les infrastructures sensibles, les postes partagés et les environnements de bureaux virtuels.

Mais ces recherches mettent en évidence un problème plus général : le simple fait de brancher un périphérique peut déclencher l’exécution automatique de composants tiers avec des privilèges extrêmement élevés.

Cette confiance accordée au processus d’installation des pilotes constitue une surface d’attaque difficile à éliminer complètement.

Conclusion

Plug and Pwn ne repose pas sur une unique faille spectaculaire de Windows, mais sur l’exploitation d’un mécanisme profondément intégré au système : l’installation automatique des périphériques.

En imitant des appareils légitimes, les chercheurs ont réussi à pousser Windows 11 à télécharger des packages signés de constructeurs, puis à combiner leurs faiblesses pour obtenir les privilèges SYSTEM.

Le fait qu’une variante puisse également fonctionner à travers RDP sans connecter physiquement de périphérique montre que le problème dépasse largement la simple menace des clés USB inconnues.

Ces travaux rappellent surtout qu’un pilote signé ou un logiciel distribué par Windows Update n’est pas nécessairement sans risque. La sécurité dépend également de la qualité des composants fournis par les fabricants et de la façon dont Windows les installe avec des privilèges élevés.

Pour les environnements sensibles, restreindre l’installation des périphériques, désactiver les co-installers inutiles et limiter la redirection USB via RDP constituent donc des mesures de durcissement pertinentes.

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KB5121003 de Windows 11 : 400 failles corrigées, 3 zero-day et de nombreuses améliorations

Microsoft déploie son Patch Tuesday d’août 2026 avec une importante série de mises à jour de sécurité pour Windows et ses différents produits.

Au total, Microsoft corrige environ 400 vulnérabilités, dont 42 classées critiques et 3 failles zero-day. L’une d’elles était déjà activement exploitée dans des attaques avant la publication des correctifs.

Sous Windows 11 24H2 et 25H2, la mise à jour KB5121003 apporte également de nombreuses améliorations fonctionnelles : lancement plus rapide de certaines applications, recherche Windows plus tolérante aux fautes de frappe, améliorations de l’Explorateur de fichiers, nouveau comportement du pavé tactile et évolutions de Voice Access.

Windows 10 reçoit de son côté la mise à jour KB5120249, essentiellement consacrée à la sécurité, à l’Historique des fichiers et au déploiement des nouveaux certificats Secure Boot.

Windows 11 KB5121003 : les builds 26100.9165 et 26200.9165

Pour Windows 11 24H2 et 25H2, Microsoft distribue la mise à jour cumulative obligatoire KB5121003.

Après installation :

  • Windows 11 25H2 passe en Build 26200.9165 ;
  • Windows 11 24H2 passe en Build 26100.9165.

La mise à jour est automatiquement proposée par Windows Update, puisqu’elle contient les correctifs de sécurité du Patch Tuesday.

Microsoft propose également les installateurs autonomes .msu dans le Catalogue Microsoft Update.

KB5121003 de Windows 11 : Patch Tuesday d'Août 2026

Les applications peuvent démarrer plus rapidement

L’une des nouveautés les plus intéressantes concerne le Profil à faible latence (Low Latency Profile).

Cette technologie avait commencé à être déployée sur certains composants de Windows, notamment le menu Démarrer, le Centre de notifications, les Paramètres rapides et les menus contextuels.

Son objectif est d’améliorer la réactivité en demandant au processeur d’augmenter rapidement sa fréquence lorsqu’une action nécessitant davantage de ressources est détectée.

Avec KB5121003, Microsoft étend progressivement ce mécanisme aux applications.

Sur les configurations les moins puissantes, notamment celles équipées de processeurs modestes ou de seulement 8 Go de RAM, certaines applications peuvent ainsi démarrer plus rapidement.

Il ne s’agit pas d’une augmentation permanente de la fréquence du processeur : le boost ne dure que quelques secondes afin d’améliorer la réactivité au moment où elle est nécessaire.

Le déploiement reste progressif. Tous les utilisateurs ne verront donc pas immédiatement cette amélioration après l’installation du Patch Tuesday.

👉Le guide avec toutes les explications :

Comprendre le fonctionnement du profil à faible latence de Windows 11 avec cette infographie complète

Windows Search gère enfin mieux les fautes de frappe

Microsoft améliore également sensiblement Windows Search.

Jusqu’ici, une simple faute dans le nom d’une application pouvait suffire à empêcher la recherche locale de trouver le bon résultat, tandis que Bing comprenait souvent mieux la requête.

KB5121003 améliore la tolérance aux :

  • fautes de frappe ;
  • lettres manquantes ;
  • caractères supplémentaires ;
  • noms d’applications incomplets.

Par exemple, Windows Search peut désormais retrouver Outlook même si l’utilisateur saisit une variante mal orthographiée du nom de l’application.

Les recherches de paramètres Windows sont également mieux classées afin d’éviter que des résultats Bing prennent inutilement le dessus sur un réglage local recherché par l’utilisateur.

Dans KB5121003 de Windows 11, la recherche Windows gère mieux les fautes de frappe

L’Explorateur de fichiers affiche enfin les bonnes unités

L’Explorateur de fichiers reçoit lui aussi plusieurs changements.

Dans l’affichage Détails, Windows affichait jusqu’à présent toutes les tailles en kilo-octets, même pour des fichiers de plusieurs gigaoctets.

Ainsi, une image ISO de plusieurs Go pouvait apparaître sous la forme de plusieurs millions de Ko.

Avec KB5121003, l’Explorateur choisit désormais automatiquement une unité plus adaptée :

  • Ko pour les petits fichiers ;
  • Mo pour les fichiers intermédiaires ;
  • Go pour les fichiers volumineux.

Cette modification améliore nettement la lisibilité de la colonne Taille.

Comme plusieurs autres nouveautés de cette mise à jour, son déploiement est progressif.

L’Explorateur de fichiers affiche enfin les bonnes unités dans KB5121003 de Windows 11

Navigation et onglets améliorés dans l’Explorateur

Microsoft améliore également la barre d’adresse de l’Explorateur de fichiers, qui devrait réagir plus rapidement lorsqu’on navigue entre plusieurs chemins précédemment utilisés.

Autre changement pratique : un clic avec le bouton central de la souris sur un dossier permet désormais de l’ouvrir directement dans un nouvel onglet, comme dans un navigateur Web.

Microsoft corrige aussi :

  • un flash gris pouvant apparaître lors du chargement de l’Explorateur ;
  • des miniatures de mauvaise qualité dans la section Recommandé ;
  • plusieurs problèmes de fiabilité d’explorer.exe.

Prise en charge ESS dans Windows Hello

Dans cette mise à jour, Microsoft ajoute la prise en charge de la fonctionnalité « Sécurité de connexion améliorée » (ESS) de Windows Hello pour les capteurs d’empreintes digitales externes.

En bref, la fonctionnalité Windows Hello standard crypte les données de connexion. Cependant, la prise en charge de la sécurité améliorée va plus loin en isolant le processus biométrique dans un espace mémoire sécurisé, distinct du système d’exploitation.

Cette option est accessible via Paramètres > Comptes > Options de connexion.

Vue des tâches, bureaux virtuels et listes de raccourcis plus fluides

Des améliorations sont également apportées à plusieurs éléments de l’interface.

La gestion des fichiers récents et des listes de raccourcis devient plus fiable lorsque vous effectuez un clic droit sur une application dans la barre des tâches.

La Vue des tâches et la navigation entre plusieurs bureaux virtuels devraient également être plus fluides, avec moins de ralentissements et de saccades.

Microsoft améliore parallèlement la fiabilité du menu Démarrer et de la barre des tâches pendant le démarrage de Windows.

Accès vocal gagne une isolation de la voix

La fonction Accès vocal bénéficie d’un nouveau mécanisme de filtrage du microphone.

Trois modes sont proposés :

  • Isolation de la voix, qui réduit le bruit ambiant et tente de ne conserver que la voix de l’utilisateur ;
  • Suppression du bruit de fond, qui filtre le bruit mais laisse les autres voix audibles ;
  • Aucun filtre, qui utilise directement le signal du microphone.

Cette évolution doit rendre les commandes vocales plus fiables dans les environnements bruyants ou lorsque plusieurs personnes parlent à proximité.

De nouveaux réglages pour le pavé tactile

Les utilisateurs équipés d’un pavé tactile de précision disposent également de nouveaux paramètres.

Microsoft introduit notamment un défilement accéléré, qui augmente la vitesse lorsqu’un même geste est répété rapidement.

Windows permet désormais également de régler séparément :

  • la vitesse du défilement ;
  • la vitesse du zoom.

Ces réglages devraient surtout être utiles aux utilisateurs passant régulièrement d’un portable à un autre et souhaitant retrouver un comportement similaire du pavé tactile.

Windows Hello et écran de verrouillage

Microsoft améliore aussi Windows Hello Enhanced Sign-in Security (ESS) sur les appareils compatibles.

La mise à jour corrige notamment un problème pouvant rendre Windows Hello lent lorsque le système utilisait beaucoup de mémoire.

L’écran de verrouillage reçoit lui aussi plusieurs ajustements de performances.

Pour les nouveaux utilisateurs, Microsoft simplifie par ailleurs les Widgets affichés sur l’écran de verrouillage : seule la météo est désormais activée par défaut.

Des Widgets moins visibles

Les badges de Widgets affichés dans la barre des tâches n’utilisent plus systématiquement une couleur rouge.

Ils reprennent désormais la couleur d’accentuation de Windows, ce qui doit les rendre moins intrusifs visuellement.

Sur l’écran de verrouillage, l’expérience devrait désormais être moins distrayante, car, par défaut, les utilisateurs ne verront plus que le widget Météo.

Microsoft poursuit ainsi la simplification progressive du panneau Widgets entamée au cours des précédentes mises à jour.

Le composant de génération d’images IA devient désinstallable

Sur les Copilot+ PC, Microsoft permet désormais de supprimer le composant Image Generation AI.

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie récente de Microsoft visant à rendre certains composants d’intelligence artificielle plus modulaires et à permettre leur suppression lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Plusieurs petites corrections bienvenues

KB5121003 contient également de nombreuses corrections plus discrètes.

Microsoft corrige notamment :

  • des préférences du menu Démarrer qui pouvaient disparaître après un redémarrage ;
  • la taille du pointeur de souris qui pouvait être réinitialisée ;
  • certains paramètres d’alimentation qui n’étaient pas correctement conservés ;
  • la gestion du seuil d’activation de l’économiseur d’énergie ;
  • l’impact de certaines recherches Windows Update sur les performances du système..

Microsoft poursuit le remplacement des certificats Secure Boot

La mise à jour Windows 10 améliore également le ciblage des appareils devant recevoir automatiquement les nouveaux certificats Secure Boot.

Microsoft poursuit depuis plusieurs mois le remplacement progressif des anciens certificats Secure Boot arrivant à expiration en 2026.

La société précise que le déploiement continuera au travers de Windows Update sur les appareils compatibles et les PC professionnels non gérés.

Cette opération est progressive : tous les ordinateurs ne reçoivent donc pas les nouveaux certificats au même moment.

400 vulnérabilités corrigées en août 2026

Ce Patch Tuesday reste particulièrement volumineux, même s’il demeure en dessous du record du mois de juillet, où Microsoft avait corrigé 570 vulnérabilités.

Les quelque 400 failles corrigées en août se répartissent approximativement ainsi :

  • 176 vulnérabilités d’élévation de privilèges ;
  • 110 vulnérabilités permettant l’exécution de code à distance ;
  • 86 divulgations d’informations ;
  • 21 vulnérabilités d’usurpation d’identité ;
  • 12 dénis de service ;
  • 11 contournements de fonctions de sécurité.

Microsoft classe par ailleurs 42 vulnérabilités comme critiques, dont 37 permettent potentiellement l’exécution de code à distance et cinq une élévation de privilèges.

Le chiffre de 400 ne comprend pas certaines failles corrigées plus tôt dans le mois dans Azure, Microsoft Teams, Entra, Office, Power Apps ou encore Mariner.

Trois zero-day, dont une exploitée par le groupe Lazarus

Trois vulnérabilités zero-day retiennent particulièrement l’attention ce mois-ci.

L’une était déjà activement exploitée avant la publication du correctif, tandis que les deux autres avaient été rendues publiques.

CVE-2026-68820 : une élévation de privilèges déjà exploitée

La faille la plus préoccupante est CVE-2026-68820, qui affecte le pilote Windows Ancillary Function Driver for WinSock, également connu sous le nom AFD.sys.

Cette vulnérabilité de type « use-after-free » peut permettre à un attaquant déjà authentifié sur la machine d’exécuter une application spécialement conçue afin d’obtenir les privilèges SYSTEM, le niveau de privilège le plus élevé sous Windows. Aucune interaction de l’utilisateur n’est nécessaire.

Selon Check Point, cette zero-day a été exploitée par le groupe nord-coréen Lazarus afin de déployer une nouvelle version de son rootkit en mode noyau FudModule.

Cette vulnérabilité est donc particulièrement importante, car elle permet à un attaquant ayant déjà obtenu un premier accès à un PC de prendre ensuite le contrôle complet du système.

CVE-2026-62832 : Microsoft corrige enfin LegacyHive

Le Patch Tuesday d’août corrige également CVE-2026-62832, une vulnérabilité affectant le Windows User Profile Service.

Les caractéristiques techniques correspondent à la faille LegacyHive, rendue publique en juillet et dont nous avions déjà parlé.

Cette vulnérabilité permet à un utilisateur disposant de droits limités et des identifiants d’un autre compte local de charger la ruche du Registre d’un autre utilisateur.

Un attaquant peut ainsi accéder ou modifier certaines données et, dans certaines conditions, obtenir des privilèges administrateur sans interaction supplémentaire de la victime.

Jusqu’ici, aucun correctif Microsoft officiel n’était disponible et 0patch proposait un micropatch temporaire.

La publication de KB5121003 et des autres mises à jour d’août rend donc cette protection non officielle inutile sur les systèmes correctement mis à jour.

👉A lire :

CVE-2026-72971 : une faille dans Windows Container Isolation

La troisième zero-day, CVE-2026-72971, affecte le pilote Windows Container Isolation FS Filter Driver (unionfs.sys).

Cette vulnérabilité avait déjà été rendue publique avant la publication du Patch Tuesday. Elle permet à un attaquant déjà authentifié localement d’exploiter un problème de résolution de liens dans le pilote unionfs.sys afin d’altérer des données.

Elle concerne notamment les mécanismes utilisés par Windows pour isoler certains systèmes de fichiers dans les environnements conteneurisés.

Aucun problème majeur signalé pour le moment

Au moment de la publication, Microsoft et les premières observations rapportées par WindowsLatest ne font état d’aucun problème majeur généralisé lié à KB5121003.

Même constat pour KB5120249 sous Windows 10, pour laquelle aucun nouveau problème connu important n’est signalé à ce stade.

Il faudra néanmoins attendre quelques jours pour disposer d’un recul suffisant sur plusieurs millions de configurations différentes.

Conclusion

Le Patch Tuesday d’août 2026 est à nouveau particulièrement chargé.

Microsoft corrige environ 400 vulnérabilités, dont trois zero-day. La plus importante, CVE-2026-68820, était déjà utilisée par le groupe Lazarus pour obtenir les privilèges SYSTEM et déployer un rootkit en mode noyau.

La mise à jour clôt également le dossier LegacyHive, divulgué en juillet et désormais officiellement corrigé par Microsoft.

Sous Windows 11, KB5121003 ne se limite pas à la sécurité. Elle poursuit l’évolution progressive du système avec un Explorateur de fichiers plus pratique, une recherche locale plus tolérante aux erreurs, des améliorations de performances, un pavé tactile plus configurable et plusieurs optimisations de fiabilité.

Windows 10 entre quant à lui définitivement dans une logique de maintenance : KB5120249 apporte essentiellement des correctifs de sécurité, une correction de l’Historique des fichiers et la poursuite du renouvellement des certificats Secure Boot.

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Windows 11 : Dell révèle que 245 modèles ont été touchés par le bug lié aux mises à jour de juin et juillet 2026

Le problème de compatibilité entre Windows 11 et certains pilotes Intel était beaucoup plus large que prévu.

Dell a finalement confirmé qu’environ 245 modèles de PC ont été concernés par les dysfonctionnements apparus après les mises à jour Windows 11 de juin et juillet 2026. Les symptômes pouvaient aller d’une forte baisse de performances à une surchauffe, une consommation excessive de batterie et même des arrêts inattendus du système.

La bonne nouvelle est que le problème est désormais corrigé grâce à la mise à jour hors cycle KB5121767, publiée par Microsoft le 18 juillet 2026. Les PC concernés doivent toutefois disposer d’une build suffisamment récente pour être définitivement à l’abri.

Un problème apparu avec les mises à jour de juin 2026

Les premiers symptômes sont apparus après l’installation de la mise à jour facultative KB5095093, publiée le 23 juin 2026.

À l’époque, certains propriétaires de PC Dell et Alienware avaient commencé à signaler des problèmes de performances, une hausse des températures ou un comportement anormal du système.

La situation s’est aggravée avec le Patch Tuesday du 14 juillet et la mise à jour obligatoire KB5101650. Microsoft a alors bloqué temporairement son déploiement sur certains PC Dell après avoir identifié une incompatibilité susceptible de provoquer des problèmes sérieux de performances et de gestion énergétique.

Le pilote Intel Innovation Platform Framework au cœur du problème

L’origine du dysfonctionnement se trouve dans une incompatibilité entre le pilote Intel Innovation Platform Framework (IPF) Processor Participant et une nouvelle interface de Windows appelée Windows USB-C Connection Manager.

Le pilote Intel IPF joue un rôle beaucoup plus important qu’un simple pilote de périphérique.

Selon Dell, il prend notamment en charge Intel Dynamic Tuning Technology (DTT), utilisé pour gérer la consommation électrique, les performances, la température du processeur et le fonctionnement des ventilateurs. Il prend aussi en charge Intel Context Sensing Technology, notamment certaines fonctions de détection de présence.

Lorsqu’une mise à jour Windows perturbe son fonctionnement, les conséquences peuvent donc être importantes : le PC peut mal gérer ses limites de puissance, son refroidissement ou ses fréquences de fonctionnement.

Quels problèmes pouvaient apparaître ?

Microsoft indique que les appareils concernés pouvaient subir des modifications anormales des performances, de la consommation électrique ou du comportement général du système.

Dell et Windows Latest ont rapporté plusieurs symptômes possibles :

  • fortes baisses de performances ;
  • augmentation anormale de la température ;
  • consommation excessive de la batterie ;
  • fonctionnement incorrect de la gestion énergétique ;
  • arrêts inattendus du PC.

Dans certains cas, le système pouvait ainsi devenir difficilement utilisable, notamment lorsque la gestion thermique et énergétique ne fonctionnait plus correctement.

Finalement, près de 245 modèles Dell sont concernés

Lors de la découverte initiale du problème, seule une petite dizaine de modèles avaient été publiquement identifiés.

Cette première liste comprenait notamment les Dell Pro Max, plusieurs Precision et les XPS 17 9720 et 9730.

Dell a désormais communiqué une liste beaucoup plus large : environ 245 modèles répartis dans presque toutes ses gammes.

On retrouve notamment :

  • environ 20 modèles Alienware ;
  • une trentaine d’Inspiron ;
  • environ 35 Latitude ;
  • une vingtaine d’OptiPlex ;
  • près de 30 Precision ;
  • une quinzaine de Vostro ;
  • environ 16 XPS ;
  • plusieurs Dell Pro, Dell Pro Max et Dell Pro Precision ;
  • différents PC de bureau, mini-PC, All-in-One et modèles Rugged.

Autrement dit, le problème ne concernait pas uniquement quelques stations de travail professionnelles récentes. Des ordinateurs grand public, professionnels et gaming pouvaient également être touchés.

Alienware également concerné

La présence d’Alienware dans la liste est particulièrement notable.

Les PC gaming reposent fortement sur les mécanismes de gestion dynamique des fréquences, des températures et de la puissance. Un dysfonctionnement du pilote Intel IPF peut donc avoir un impact direct sur leurs performances et leur refroidissement.

Dell recense environ une vingtaine de modèles dans les gammes Area-51, Aurora, m-series et x-series parmi les appareils potentiellement concernés.

Microsoft a publié KB5121767 en urgence

Microsoft a corrigé le problème le 18 juillet avec la mise à jour hors cycle KB5121767 pour Windows 11 24H2 et 25H2.

Cette mise à jour cumulative contient un correctif spécifique destiné aux appareils équipés du pilote Intel IPF et concernés par cette incompatibilité. Microsoft précise qu’elle est principalement recommandée pour les appareils affectés et qu’aucune action n’est nécessaire sur les autres PC.

Après installation :

  • Windows 11 25H2 passe en Build 26200.8894 ;
  • Windows 11 24H2 passe en Build 26100.8894.

Dell recommande désormais d’utiliser ces builds ou une version plus récente.

Comment vérifier si votre PC est corrigé ?

Si vous utilisez un PC Dell et avez rencontré des problèmes de performances, de température ou d’autonomie depuis les mises à jour de juin ou juillet, commencez par vérifier votre version de Windows.

Ouvrez : Paramètres > Système > Informations système
puis consultez la rubrique consacrée aux spécifications de Windows.

Votre PC devrait utiliser au minimum :

  • 26200.8894 sous Windows 11 25H2 ;
  • 26100.8894 sous Windows 11 24H2.

Une build plus récente contient également le correctif.

Vous pouvez aussi lancer Windows Update afin d’installer les dernières mises à jour disponibles.

Faut-il encore installer KB5121767 aujourd’hui ?

Pas nécessairement.

KB5121767 était surtout une mise à jour d’urgence permettant de corriger immédiatement le problème sans attendre le cycle mensuel suivant. Microsoft indique qu’elle n’est recommandée que pour les appareils concernés.

Si votre PC possède déjà une build supérieure à 26200.8894 ou 26100.8894, le correctif est normalement déjà intégré à votre version de Windows.

Il est donc préférable de vérifier votre numéro de build plutôt que de chercher à installer manuellement KB5121767.

Un nouvel exemple des problèmes de compatibilité entre Windows et les pilotes

Cet incident montre une nouvelle fois à quel point les pilotes jouent un rôle critique dans la stabilité d’un système moderne.

Une modification relativement ciblée dans Windows, ici autour de la gestion USB-C, peut entrer en conflit avec un composant utilisé pour la gestion thermique et énergétique du PC.

Microsoft a d’ailleurs reconnu ce problème plus général de qualité des pilotes et travaille avec les constructeurs dans le cadre de sa Driver Quality Initiative. L’objectif est notamment d’améliorer les tests, de limiter les pilotes susceptibles d’interagir de manière problématique avec le noyau et de retirer de Windows Update les pilotes anciens ou devenus incompatibles.

Cela rejoint directement la stratégie récemment présentée par Microsoft pour améliorer la fiabilité de Windows et réduire les problèmes liés aux pilotes tiers.

Dell ou Microsoft : qui est responsable ?

Dell attribue clairement l’apparition du problème aux récentes mises à jour Windows, qui ont introduit l’interface Windows USB-C Connection Manager incompatible avec le pilote Intel IPF utilisé sur ses machines.

Il serait toutefois réducteur de résumer l’incident à une simple faute de Microsoft.

Le problème se situe précisément à l’intersection entre Windows, le pilote Intel et l’intégration réalisée par Dell. Une modification du système d’exploitation peut révéler une incompatibilité qui n’avait pas été détectée lors des phases de validation entre Microsoft, Intel et le constructeur.

C’est précisément ce type de scénario que Microsoft cherche désormais à éviter en renforçant les tests et les critères de validation des pilotes.

Le problème est désormais considéré comme résolu

Pour les utilisateurs, l’essentiel est que le correctif est disponible depuis plusieurs semaines.

Les ordinateurs Dell qui reçoivent normalement les mises à jour Windows devraient désormais utiliser une build contenant la correction.

Si votre PC Dell continue malgré tout à présenter une surchauffe inhabituelle, une baisse soudaine de performances ou des arrêts après les mises à jour de juin ou juillet 2026, il est conseillé de :

  • installer toutes les mises à jour Windows disponibles ;
  • mettre à jour les pilotes Intel et le BIOS depuis le support Dell ;
  • vérifier que Windows utilise au minimum la build 26200.8894 ou 26100.8894 ;
  • contrôler dans le Gestionnaire de périphériques qu’aucune erreur n’est présente sur les composants Intel IPF.

Conclusion

Ce qui semblait initialement être un problème limité à quelques PC Dell s’est finalement révélé beaucoup plus vaste.

Avec environ 245 modèles concernés, des gammes Inspiron et XPS aux Latitude, Precision, OptiPlex et Alienware, cette incompatibilité entre Windows 11 et le pilote Intel IPF constitue l’un des incidents de compatibilité les plus significatifs de ces dernières mises à jour.

Le problème est heureusement corrigé depuis la publication de KB5121767. Il souligne toutefois la difficulté de faire évoluer Windows tout en maintenant la compatibilité avec des milliers de combinaisons de pilotes, de firmwares et de matériels.

Il illustre aussi pourquoi Microsoft met aujourd’hui davantage l’accent sur la qualité des pilotes et sur la coopération avec les constructeurs : une simple incompatibilité peut avoir des conséquences très concrètes sur les performances, la consommation et même la température d’un PC.

L’article Windows 11 : Dell révèle que 245 modèles ont été touchés par le bug lié aux mises à jour de juin et juillet 2026 est apparu en premier sur malekal.com.

Mon PC sous Windows 11/10 n’est pas à l’heure : causes et solutions

Votre PC sous Windows 11/10 n’est plus à la bonne heure ? L’horloge affiche une heure en avance, en retard ou se remet systématiquement à zéro après chaque démarrage ? Ce problème est plus fréquent qu’on ne le pense et peut avoir des conséquences sur le bon fonctionnement de Windows et de certaines applications.

Une heure incorrecte peut empêcher la synchronisation de fichiers, provoquer des erreurs de certificats HTTPS dans les navigateurs Web, perturber Windows Update, empêcher la connexion à certains services en ligne ou encore provoquer des dysfonctionnements avec Outlook, OneDrive, Steam ou Microsoft Store.

Les causes sont nombreuses : mauvais fuseau horaire, échec de la synchronisation avec un serveur de temps (NTP), service Temps Windows défaillant, pile CMOS déchargée, problème dans le BIOS/UEFI ou encore dual boot entre Windows et Linux.

Dans ce guide, découvrez toutes les causes possibles d’une mauvaise heure sous Windows 11/10 ainsi que les solutions pour retrouver une horloge parfaitement synchronisée.

Quelles sont les causes d’une mauvaise heure sur Windows 11/10

Une heure incorrecte sur Windows 11/10 peut avoir plusieurs origines. Dans la plupart des cas, le problème provient d’un mauvais paramétrage de Windows, d’un défaut de synchronisation avec les serveurs de temps ou d’un problème matériel comme une pile CMOS usée.

Le tableau ci-dessous présente les causes les plus fréquentes ainsi que les solutions à envisager.

SymptômeCause probableSolution
L’heure est décalée d’une ou plusieurs heuresFuseau horaire incorrect ou réglage automatique désactivéVérifier le fuseau horaire et les paramètres de date et d’heure
L’heure avance ou retarde de quelques minutesÉchec de la synchronisation avec un serveur de temps (NTP)Vérifier la synchronisation automatique et relancer une synchronisation
L’heure est remise à zéro après chaque arrêt du PCPile CMOS déchargéeRemplacer la pile CR2032 de la carte mère
L’heure est déjà incorrecte dès l’écran du BIOS/UEFIMauvais réglage de l’horloge du BIOS ou pile CMOS défectueuseCorriger l’heure dans le BIOS/UEFI et contrôler la pile
L’heure devient incorrecte après avoir utilisé Linux en double démarrageWindows et Linux utilisent des méthodes différentes pour gérer l’horloge matérielle (UTC ou heure locale)Configurer les deux systèmes pour utiliser le même mode
L’heure change régulièrement sur un PC d’entrepriseSynchronisation imposée par un contrôleur de domaine Active DirectoryVérifier la configuration réseau avec l’administrateur informatique
L’heure est incorrecte après une sortie de veille ou d’hibernationProblème de reprise de l’horloge ou de synchronisationRedémarrer Windows et vérifier le service Windows Time
L’heure est incorrecte dans une machine virtuelleSynchronisation avec l’hôte désactivée ou mal configuréeVérifier les paramètres de synchronisation de l’hyperviseur
Comprendre le fonctionnement de la synchronisation de l'heure sur Windows 11 : schéma explicatif

Vérifier le fuseau horaire

Un mauvais fuseau horaire est l’une des causes les plus fréquentes d’une heure incorrecte sur Windows 11/10. Dans ce cas, l’horloge est généralement décalée d’une ou plusieurs heures alors que les minutes sont correctes.

Par exemple, si votre PC est configuré sur le fuseau (UTC-05:00) Est (États-Unis et Canada) au lieu de (UTC+01:00) Bruxelles, Copenhague, Madrid, Paris, l’heure affichée sera erronée même si la synchronisation avec les serveurs de temps fonctionne correctement.

Pour vérifier le fuseau horaire :

  • Ouvrez les Paramètres de Windows avec le raccourci Windows + I.
  • Accédez à Heure et langue > Date et heure.
  • Vérifiez que le Fuseau horaire correspond bien à votre pays ou à votre région.
  • Si nécessaire, activez également l’option Définir le fuseau horaire automatiquement si votre ordinateur est portable et change régulièrement de pays.

Une fois le bon fuseau horaire sélectionné, vérifiez si l’heure affichée est désormais correcte. Si ce n’est pas le cas, le problème provient probablement de la synchronisation de l’horloge ou d’un autre dysfonctionnement.

👉 Suivez ce tutoriel :

Comment changer l'heure/la date de Windows 11 depuis les paramètres

Vérifier que la synchronisation automatique fonctionne

Windows 11/10 synchronise automatiquement l’horloge avec un serveur de temps (NTP) sur Internet. Cette opération permet de maintenir une heure précise sans intervention de votre part.

Si cette synchronisation échoue, l’horloge peut progressivement prendre de l’avance ou du retard, voire ne plus se mettre à jour du tout. Cela peut être dû à un service Windows désactivé, un serveur de temps indisponible, un pare-feu ou un problème de connexion Internet.

Pour vérifier que la synchronisation automatique est activée :

  • Ouvrez les Paramètres avec Windows + I.
  • Accédez à Heure et langue > Date et heure.
  • Vérifiez que l’option Définir l’heure automatiquement est activée.
  • Dans la section Paramètres supplémentaires, cliquez sur Synchroniser maintenant afin de lancer une synchronisation immédiate.

Si la synchronisation réussit, Windows affiche la date et l’heure de la dernière synchronisation.

En revanche, si un message d’erreur apparaît ou que la synchronisation échoue systématiquement, il est probable que le service Windows Time, le serveur NTP ou un autre composant de Windows soit en cause.

👉 Le guide complet :

Après une synchronisation réussie, vérifiez que l’heure affichée est correcte. Si le problème réapparaît après un redémarrage ou quelques heures d’utilisation, il peut s’agir d’un problème matériel, notamment une pile CMOS déchargée ou une horloge du BIOS/UEFI mal configurée.

Synchroniser l’heure manuellement

Si l’heure de votre PC est incorrecte, vous pouvez lancer une synchronisation manuelle avec un serveur de temps afin de remettre immédiatement l’horloge à l’heure.

Cette opération est utile lorsque la synchronisation automatique ne s’est pas effectuée depuis plusieurs jours ou après avoir corrigé le fuseau horaire.

Pour synchroniser l’heure manuellement :

  • Ouvrez les Paramètres avec le raccourci Windows + I.
  • Accédez à Heure et langue > Date et heure.
  • Faites défiler la page jusqu’à Paramètres supplémentaires.
  • Cliquez sur le bouton Synchroniser maintenant.

Si l’opération réussit, Windows met immédiatement à jour la date et l’heure, puis affiche la date de la dernière synchronisation.

En revanche, si la synchronisation échoue ou qu’un message d’erreur s’affiche, cela peut indiquer un problème avec le service Windows Time, le serveur NTP ou votre connexion réseau.

👉 Suivez ce guide pour résoudre ce problème :

Si la synchronisation manuelle ne corrige pas le problème ou si l’heure redevient incorrecte après un redémarrage, poursuivez les vérifications ci-dessous, notamment l’heure du BIOS/UEFI et l’état de la pile CMOS

Synchroniser l'heure d'un PC en Windows 11

Vérifier le service Windows Time

Le service Windows Time (W32Time) est chargé de synchroniser l’horloge de Windows avec un serveur de temps (NTP). S’il est arrêté, désactivé ou rencontre un dysfonctionnement, votre ordinateur ne pourra plus mettre automatiquement son horloge à jour.

Vous pouvez vérifier son état de la façon suivante :

  • Appuyez sur les touches Windows + R.
  • Saisissez services.msc, puis cliquez sur OK.
  • Recherchez le service Temps Windows (Windows Time).
  • Vérifiez que son État est En cours d’exécution.
  • Vérifiez également que son Type de démarrage est réglé sur Manuel (déclenchement) ou Automatique, selon votre configuration.

Si le service est arrêté, cliquez dessus avec le bouton droit de la souris, puis choisissez Démarrer. Vous pouvez ensuite essayer de synchroniser à nouveau l’horloge depuis les paramètres de Windows.

Si le service refuse de démarrer, s’arrête immédiatement ou génère une erreur, cela peut indiquer un problème de configuration, de registre ou de fichiers système.

👉 Le guide :

Si le service Windows Time fonctionne correctement mais que l’heure reste incorrecte, poursuivez les vérifications en contrôlant l’heure enregistrée dans le BIOS/UEFI ainsi que l’état de la pile CMOS.

Réparer le service Temps Windows pour résoudre les problèmes de changement d'heure sur Windows 10

Vérifier l’heure dans le BIOS/UEFI

Si l’heure reste incorrecte malgré une synchronisation réussie dans Windows, il est recommandé de vérifier l’horloge enregistrée dans le BIOS/UEFI. En effet, Windows utilise l’horloge matérielle de la carte mère au démarrage. Si celle-ci est erronée, le système peut afficher une heure incorrecte avant même d’effectuer une synchronisation avec un serveur de temps.

Cette vérification est particulièrement utile si :

  • L’heure est déjà incorrecte dès le démarrage de Windows.
  • L’heure est remise à zéro après un arrêt prolongé.
  • Le problème réapparaît après chaque redémarrage, malgré une synchronisation réussie.

Pour vérifier l’heure dans le BIOS/UEFI :

  • Redémarrez votre ordinateur.
  • Pendant le démarrage, appuyez sur la touche permettant d’accéder au BIOS/UEFI (généralement Suppr, F2, F10 ou Échap, selon le fabricant).
  • Recherchez la section contenant la date et l’heure système.
  • Vérifiez que la date, l’heure et, si disponible, le fuseau horaire sont corrects.
  • Corrigez-les si nécessaire, puis enregistrez les modifications avant de quitter le BIOS/UEFI.

Si l’heure du BIOS est correcte mais que Windows affiche une heure différente, le problème provient probablement de la configuration de Windows ou de la synchronisation avec les serveurs de temps.

En revanche, si l’heure du BIOS est également incorrecte, il est fort probable que le problème soit matériel. La cause la plus fréquente est une pile CMOS déchargée, qui ne parvient plus à conserver les paramètres de la carte mère lorsque l’ordinateur est éteint.

La section suivante explique comment reconnaître les symptômes d’une pile CMOS usée et savoir quand il est nécessaire de la remplacer.

Vérifier la pile CMOS

La pile CMOS (généralement une pile bouton CR2032) alimente la mémoire de la carte mère lorsque l’ordinateur est éteint. Elle permet notamment de conserver la date, l’heure et les paramètres du BIOS/UEFI.

Avec le temps, cette pile se décharge naturellement. Lorsqu’elle est usée, l’horloge matérielle ne fonctionne plus correctement et Windows affiche une heure ou une date incorrecte au démarrage.

Les symptômes les plus courants d’une pile CMOS déchargée sont les suivants :

  • L’heure et la date sont remises à zéro après un arrêt prolongé de l’ordinateur.
  • L’heure est systématiquement incorrecte au démarrage, même après une synchronisation réussie.
  • Le BIOS/UEFI perd certains paramètres, comme l’ordre de démarrage ou la configuration du matériel.
  • Des messages d’erreur apparaissent au démarrage, tels que CMOS Checksum Error, CMOS Battery Low ou Time-of-Day Clock Stopped.

Pour confirmer que la pile est en cause :

  • Vérifiez l’heure directement dans le BIOS/UEFI avant de démarrer Windows.
  • Corrigez la date et l’heure, puis enregistrez les modifications.
  • Éteignez complètement le PC pendant plusieurs heures ou débranchez-le de l’alimentation.
  • Redémarrez l’ordinateur et vérifiez si l’heure du BIOS est de nouveau incorrecte.

Si c’est le cas, il est très probable que la pile CMOS soit déchargée et doive être remplacée.

Le remplacement est généralement simple sur un ordinateur de bureau. Il suffit de remplacer la pile bouton par une CR2032 neuve. Sur certains ordinateurs portables, la pile CMOS peut être intégrée à la carte mère ou reliée par un connecteur, ce qui nécessite un démontage plus important.

👉Le guide pour vous aider :

Après avoir remplacé la pile :

  • Réglez à nouveau la date et l’heure dans le BIOS/UEFI.
  • Vérifiez que Windows affiche désormais la bonne heure.
  • Lancez une synchronisation manuelle pour vous assurer que l’horloge est correctement mise à jour.

Si le problème persiste malgré une pile neuve, il est alors conseillé de vérifier la configuration de Windows Time, la synchronisation NTP ou un éventuel problème matériel de la carte mère.

Vérifier qu’un logiciel ne modifie pas l’heure

Si l’heure de Windows change régulièrement sans raison apparente, il est possible qu’un logiciel ou un équipement réseau la modifie automatiquement. C’est notamment le cas dans les environnements professionnels, avec certaines machines virtuelles ou des logiciels de synchronisation.

Les cas les plus fréquents sont :

  • Un PC intégré à un domaine Active Directory, où l’heure est synchronisée avec un contrôleur de domaine.
  • Une machine virtuelle (Hyper-V, VMware, VirtualBox, Proxmox, etc.) configurée pour récupérer l’heure de l’ordinateur hôte.
  • Un logiciel de synchronisation NTP tiers, qui remplace le service Windows Time.
  • Un logiciel d’administration à distance ou de supervision pouvant modifier l’heure système.
  • Un VPN ou une solution de sécurité d’entreprise appliquant des stratégies de synchronisation spécifiques.

Vous pouvez également vérifier la source de synchronisation utilisée par Windows.

Pour cela :

  • Ouvrez Invite de commandes ou Windows Terminal en tant qu’administrateur.
  • Exécutez la commande suivante :
w32tm /query /source

Si le résultat indique Local CMOS Clock, cela signifie que Windows n’est pas synchronisé avec un serveur de temps et utilise uniquement l’horloge matérielle de l’ordinateur. Cette situation peut expliquer une dérive progressive de l’heure, notamment si la pile CMOS est déchargée.

En revanche, si un serveur NTP ou un contrôleur de domaine est affiché, cela signifie qu’une synchronisation est bien configurée.

Si vous utilisez une machine virtuelle, vérifiez également que les paramètres de l’hyperviseur ne remplacent pas régulièrement l’heure de Windows par celle de l’ordinateur hôte.

Enfin, si votre ordinateur appartient à une entreprise ou à un établissement scolaire, il est normal que l’heure soit imposée par l’administrateur réseau. Dans ce cas, les modifications manuelles sont généralement écrasées lors de la prochaine synchronisation.

Vérifier l’intégrité de Windows

Si aucune des vérifications précédentes n’a permis de résoudre le problème, il est possible que des fichiers système de Windows soient corrompus. Cela peut affecter le fonctionnement du service Windows Time ou d’autres composants chargés de la gestion de la date et de l’heure.

Windows intègre deux outils permettant de détecter et de réparer automatiquement ces fichiers : SFC (System File Checker) et DISM (Deployment Image Servicing and Management).

Pour lancer une vérification :

  • Ouvrez Windows Terminal, PowerShell ou Invite de commandes en tant qu’administrateur.
  • Exécutez la commande suivante :
sfc /scannow
  • Patientez jusqu’à la fin de l’analyse.
  • Si des erreurs sont détectées mais ne peuvent pas être réparées, exécutez ensuite la commande suivante :
DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth
  • Une fois l’opération terminée, redémarrez votre ordinateur.
  • Relancez si nécessaire la commande sfc /scannow afin de vérifier que toutes les réparations ont bien été effectuées.

👉 Le guide complet :

Ces outils permettent de réparer de nombreux problèmes liés aux fichiers système de Windows, y compris ceux pouvant empêcher certains services de fonctionner correctement.

👉 Le guide complet :

Si l’heure reste incorrecte après ces réparations, il est probable que le problème provienne d’un défaut matériel, d’une configuration du BIOS/UEFI ou d’une synchronisation réseau défaillante.

Cas du dual-boot Windows/Linux

Si votre ordinateur est configuré en dual boot avec Windows et Linux, il est normal de constater un décalage d’une ou deux heures lorsque vous passez d’un système d’exploitation à l’autre.

Ce problème provient du fait que Windows et Linux n’utilisent pas la même méthode pour interpréter l’horloge matérielle (RTC) :

  • Windows considère par défaut que l’horloge du BIOS/UEFI est réglée sur l’heure locale.
  • La plupart des distributions Linux considèrent que cette même horloge est réglée en Temps universel coordonné (UTC), puis appliquent le fuseau horaire pour afficher l’heure locale.

Par conséquent, lorsque vous redémarrez d’un système vers l’autre, Windows peut afficher une heure décalée d’une ou deux heures, notamment lors des changements d’heure été/hiver.

Ce problème n’est pas lié à une panne de votre ordinateur ni à un dysfonctionnement du service Windows Time. Il s’agit simplement d’une différence de fonctionnement entre les deux systèmes d’exploitation.

La solution consiste à harmoniser la gestion de l’horloge entre Windows et Linux. Il est généralement recommandé de configurer Linux pour utiliser l’heure locale, plutôt que de modifier le fonctionnement de Windows, afin d’éviter d’éventuels problèmes avec certaines applications.

👉Trouvez la solution dans ce guide :

Les erreurs de mise à l’heure dans Windows 11/10

ErreurCause probableSolution
Échec de la synchronisationWindows Time arrêtéVérifier le service W32Time
Le PC perd l’heure à chaque arrêtPile CMOSRemplacer la pile
Vous n’êtes pas autorisé à effectuer cette tâcheDroits insuffisantsUtiliser un compte administrateur
Le service Windows Time ne démarre pasConfiguration corrompueRéenregistrer le service
Heure décalée d’une heureFuseau horaire incorrectCorriger le fuseau
Heure fausse après LinuxDual bootConfigurer le RTC
Heure incorrecte après sortie de veilleSynchronisation interrompueRelancer la synchronisation
L’heure change toute seuleHyper-V, VMware, domaine ADVérifier la source de synchronisation

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Windows 11 KB5101684 est disponible : une mise à jour facultative qui améliore les performances et l’Explorateur de fichiers

Microsoft déploie la mise à jour KB5101684 pour Windows 11 24H2 et 25H2. Cette mise à jour facultative de prévisualisation (Preview) n’apporte pas de correctifs de sécurité, mais 42 améliorations et corrections destinées à être intégrées au Patch Tuesday d’août 2026.

Au programme : un Explorateur de fichiers plus rapide, une recherche Windows plus pertinente, des améliorations pour Windows Hello, les widgets, le pavé tactile, l’accessibilité et de nombreux correctifs de fiabilité.

Une mise à jour facultative

KB5101684 est une mise à jour de prévisualisation (« D Release »), distribuée durant la dernière semaine du mois.

Elle n’est pas installée automatiquement. Pour l’obtenir, il faut ouvrir Paramètres > Windows Update puis cliquer sur Télécharger et installer lorsqu’elle est proposée. Si l’option Recevoir les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles est activée, Windows pourra également proposer ce type de mises à jour plus rapidement.

Après installation :

  • Windows 11 25H2 passe en Build 26200.8973 ;
  • Windows 11 24H2 passe en Build 26100.8973.

Un gain de performances pour l’Explorateur de fichiers

L’Explorateur de fichiers reçoit plusieurs optimisations qui améliorent son confort d’utilisation.

Parmi les changements :

  • affichage des tailles de fichiers en Ko, Mo ou Go au lieu d’un affichage systématique en Ko ;
  • ouverture d’un dossier dans un nouvel onglet avec le clic du milieu depuis la barre d’adresse et la page d’accueil ;
  • disparition de certains clignotements gris lors du chargement ;
  • miniatures plus nettes dans la section Recommandé ;
  • amélioration générale de la stabilité d’explorer.exe.

Microsoft corrige également un problème affectant les partages DFS, où certains fichiers étaient à tort considérés comme provenant d’Internet, empêchant leur aperçu ou ajoutant un marquage de sécurité inutile.

Une recherche Windows plus efficace

Windows Search bénéficie également de plusieurs améliorations.

La recherche d’applications tolère désormais mieux :

  • les fautes de frappe ;
  • les noms partiels des programmes.

Les résultats dans l’application Paramètres sont également mieux classés afin de faire remonter plus rapidement les options les plus pertinentes.

Windows Hello, Widgets et pavé tactile évoluent

Cette mise à jour introduit plusieurs nouveautés.

Windows Hello prend désormais en charge les lecteurs d’empreintes externes compatibles ESS (Enhanced Sign-in Security), permettant d’utiliser une authentification biométrique renforcée sur les PC de bureau et les ordinateurs portables compatibles.

Les Widgets deviennent plus discrets :

  • les badges utilisent désormais la couleur d’accentuation de Windows au lieu du rouge ;
  • l’écran de verrouillage affiche uniquement la météo par défaut pour les nouveaux utilisateurs.

Les utilisateurs d’un pavé tactile de précision disposent également de nouveaux réglages permettant d’ajuster la vitesse du défilement, du zoom et de bénéficier d’un défilement accéléré.

De nombreuses améliorations de fiabilité

KB5101684 apporte aussi une longue série de corrections.

Microsoft améliore notamment :

  • la fiabilité du menu Démarrer ;
  • les écrans de connexion et de verrouillage ;
  • la barre des tâches ;
  • la gestion des plans d’alimentation ;
  • Windows Update, avec un calcul plus précis de la progression des téléchargements et un nettoyage plus efficace après les mises à jour ;
  • les sauvegardes Historique des fichiers vers des partages réseau SMB ;
  • la fiabilité des renouvellements DHCP ;
  • les performances d’impression des imprimantes IPPS ;
  • le presse-papiers lors des connexions Bureau à distance et Azure Virtual Desktop ;
  • la stabilité des applications Office dans les environnements virtualisés.

Accessibilité et commandes vocales

Les utilisateurs de Voice Access profitent de plusieurs nouveautés :

  • un mode Voice Isolation qui filtre les voix des autres personnes ;
  • un mode supprimant uniquement les bruits de fond ;
  • la prise en charge de la langue coréenne ;
  • une meilleure fiabilité du démarrage de la fonctionnalité.

Du côté de l’accessibilité, Microsoft améliore également Loupe, dont les barres tactiles de déplacement sont désormais désactivées par défaut afin de ne plus masquer une partie de l’écran agrandi.

Faut-il installer KB5101684 ?

Comme toutes les mises à jour Preview, KB5101684 est principalement destinée aux utilisateurs souhaitant tester les futures améliorations de Windows avant leur déploiement général.

Si votre ordinateur fonctionne correctement, vous pouvez attendre le Patch Tuesday d’août 2026, qui intégrera automatiquement ces correctifs avec les prochaines mises à jour de sécurité.

En revanche, si vous êtes concerné par l’un des problèmes corrigés (Explorateur de fichiers, recherche Windows, SMB, Windows Hello ou performances générales), cette mise à jour peut être intéressante à installer dès maintenant.

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Non, Microsoft ne va pas bloquer les copies piratées de Windows 11 grâce au TPM : une confusion autour de KMS Hardware-Secured

Depuis quelques jours, plusieurs articles affirment que Microsoft s’apprête à utiliser le TPM (Trusted Platform Module) pour mettre fin aux activations pirates de Windows 11.

Cette information est pourtant trompeuse. La nouvelle fonctionnalité KMS Hardware-Secured annoncée par Microsoft ne concerne pas les PC des particuliers, mais uniquement les serveurs KMS utilisés par les entreprises pour activer leurs parcs Windows.

Autrement dit, Microsoft ne déploie pas un nouveau mécanisme destiné à détecter ou désactiver les copies non officielles de Windows 11 sur les ordinateurs personnels.

D’où vient cette confusion ?

Le 22 juillet 2026, Microsoft a présenté KMS Hardware-Secured, une évolution du Key Management Service (KMS), son système d’activation en volume destiné aux entreprises.

Rapidement, plusieurs médias ont rapproché cette annonce de la fermeture de certaines méthodes d’activation pirate en 2025, laissant entendre que Microsoft utilisait désormais le TPM pour empêcher toute activation illégale de Windows.

En réalité, ces deux sujets sont indépendants. Le nouveau mécanisme annoncé par Microsoft vise uniquement à renforcer la sécurité des serveurs KMS légitimes utilisés dans les organisations.

Qu’est-ce que KMS ?

Le Key Management Service (KMS) est une solution de licences en volume utilisée par les entreprises, les administrations et les établissements scolaires.

Au lieu que chaque ordinateur contacte directement les serveurs de Microsoft pour être activé, les postes Windows s’adressent à un serveur KMS interne qui gère l’activation de l’ensemble du parc informatique.

Ce système est totalement transparent pour les utilisateurs et n’est pas utilisé sur les éditions Windows achetées par les particuliers.

👉A lire :

Licence volume Windows (MAK et KMS) : comprendre les licences destinées aux entreprises et organisations

Ce qui change avec KMS Hardware-Secured

Avec KMS Hardware-Secured, Microsoft demande désormais que le serveur KMS puisse prouver son identité grâce à une puce TPM.

Avant d’autoriser un serveur à distribuer des activations Windows, Microsoft vérifiera notamment :

  • que le serveur possède bien un TPM compatible ;
  • que son identité matérielle est authentique ;
  • que la plateforme n’a pas été modifiée ou compromise.

L’objectif est d’empêcher qu’un faux serveur KMS puisse usurper l’identité d’un serveur légitime et distribuer des activations au sein d’une organisation.

Les particuliers ne sont pas concernés

C’est le point le plus important.

Le TPM de votre PC n’est pas utilisé pour vérifier si votre copie de Windows est officielle.

La nouvelle exigence concerne uniquement le serveur KMS utilisé par les entreprises.

Les ordinateurs Windows personnels, qu’ils soient activés avec une licence OEM, une licence Retail ou une licence numérique, ne sont pas concernés par cette évolution.

Les méthodes d’activation pirate actuelles continuent de fonctionner

Windows Latest rappelle également que les principales méthodes d’activation pirate actuellement utilisées ne reposent généralement pas sur un serveur KMS d’entreprise.

Certaines utilisent une fausse infrastructure KMS locale, tandis que d’autres enregistrent directement une licence numérique ou modifient les mécanismes internes d’activation de Windows.

Dans ces cas, le nouveau contrôle TPM sur les serveurs KMS d’entreprise n’intervient pas, ce qui explique pourquoi cette annonce ne constitue pas une offensive générale contre le piratage de Windows.

👉A lire :

Une mise en œuvre progressive

Microsoft ne rend pas immédiatement cette nouvelle exigence obligatoire.

À partir d’août 2026, Windows Server 2025 affichera simplement des avertissements indiquant si un serveur KMS est prêt à utiliser KMS Hardware-Secured.

L’obligation d’utiliser un TPM n’entrera en vigueur qu’avec une prochaine version LTSC de Windows Server, dont la date de disponibilité n’a pas encore été annoncée. Les déploiements KMS existants continueront donc à fonctionner normalement d’ici là.

Pourquoi Microsoft met-il en place cette protection ?

L’objectif est avant tout de renforcer la sécurité des infrastructures d’entreprise.

Microsoft explique que des attaquants ont déjà utilisé de faux serveurs KMS pour répondre aux demandes d’activation à la place des serveurs légitimes.

En imposant une attestation matérielle via le TPM, l’entreprise souhaite empêcher l’usurpation d’identité de ces serveurs et garantir que seuls des hôtes KMS authentiques puissent distribuer des licences Windows.

Conclusion

Contrairement à ce qui a été relayé par certains médias, Microsoft ne prépare pas un blocage des copies piratées de Windows 11 grâce au TPM.

La nouveauté KMS Hardware-Secured vise exclusivement les serveurs KMS utilisés dans les environnements professionnels afin de renforcer leur sécurité contre les usurpations d’identité.

Pour les particuliers, cette annonce ne change rien au fonctionnement de Windows ou à son activation. Elle illustre surtout la volonté de Microsoft de mieux protéger les infrastructures de licences en volume des entreprises.

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Le copier-coller ne fonctionne plus sur Windows 11/10 (Ctrl+C / Ctrl+V) : les solutions

Le copier-coller est l’une des fonctionnalités les plus utilisées de Windows. Qu’il s’agisse de copier un texte, une image ou un fichier, cette fonction est indispensable au quotidien. Lorsqu’elle cesse de fonctionner, il devient rapidement difficile de travailler normalement.

Le problème peut se manifester de différentes façons : les raccourcis Ctrl+C et Ctrl+V ne répondent plus, le menu Copier ou Coller est grisé, le presse-papiers reste vide ou le dysfonctionnement n’apparaît que dans certaines applications. Dans d’autres cas, le copier-coller fonctionne encore avec la souris mais plus avec le clavier, ou inversement.

Les causes sont nombreuses : un bug du presse-papiers, un service Windows bloqué, un conflit avec un logiciel tiers, une session Bureau à distance, une machine virtuelle ou encore une mise à jour de Windows.

Dans ce guide, découvrez toutes les solutions pour réparer le copier-coller sur Windows 11 et Windows 10, du redémarrage des composants du presse-papiers à la réparation des fichiers système, afin de retrouver rapidement un fonctionnement normal.

Pourquoi le copier-coller ne fonctionne plus ?

Le copier-coller est une fonctionnalité essentielle de Windows. Lorsqu’il cesse de fonctionner, il devient impossible de copier du texte, des fichiers, des images ou d’utiliser les raccourcis clavier Ctrl+C et Ctrl+V.

Ce problème peut apparaître après une mise à jour de Windows, un redémarrage, l’installation d’un logiciel ou sans raison apparente. Dans certains cas, le copier-coller ne fonctionne plus uniquement dans une application, tandis que dans d’autres, il est indisponible dans tout le système.

Les causes les plus fréquentes sont :

  • Un bug temporaire de Windows ou de l’Explorateur Windows.
  • Un problème avec le presse-papiers ou son historique.
  • Le service Presse-papiers (Clipboard User Service) bloqué ou arrêté.
  • Une application qui intercepte le presse-papiers (gestionnaire de presse-papiers, logiciel de capture d’écran, bureau à distance, etc.).
  • Une mise à jour de Windows ayant introduit un dysfonctionnement.
  • Des fichiers système corrompus.
  • Un logiciel de sécurité ou un antivirus perturbant le fonctionnement du presse-papiers.

Heureusement, dans la plupart des cas, il est possible de rétablir rapidement le copier-coller en redémarrant un composant de Windows ou en réinitialisant le presse-papiers. Les solutions présentées dans ce guide sont classées des plus simples aux plus avancées afin de vous aider à retrouver un fonctionnement normal le plus rapidement possible.

Vérifier que le problème ne concerne qu’une seule application

Avant de modifier les paramètres de Windows, commencez par déterminer si le problème affecte tout le système ou uniquement une application. Cette vérification permet d’orienter rapidement le diagnostic.

Par exemple, copiez un texte depuis votre navigateur, puis essayez de le coller dans plusieurs applications, comme :

  • Bloc-notes.
  • Word ou un autre traitement de texte.
  • Explorateur de fichiers.
  • Un navigateur Web différent.
  • Un client de messagerie, comme Outlook.

Si le copier-coller fonctionne dans certaines applications mais pas dans une autre, le problème provient probablement de cette application et non de Windows.

Dans ce cas, essayez de :

  • Fermer puis relancer l’application.
  • Installer les dernières mises à jour.
  • Désactiver temporairement les extensions ou modules complémentaires.
  • Réinitialiser les paramètres de l’application si cette option est disponible.

En revanche, si le copier-coller ne fonctionne dans aucune application, le problème est probablement lié à Windows, au presse-papiers ou à un logiciel tiers. Vous pouvez alors poursuivre les étapes de dépannage décrites dans ce guide.

Redémarrer Windows

Si aucune des solutions précédentes n’a permis de rétablir le copier-coller, un simple redémarrage de Windows peut suffire à résoudre le problème.

Au fil du temps, certains processus système ou services liés au presse-papiers peuvent se bloquer ou ne plus répondre correctement. Le redémarrage permet de réinitialiser ces composants et de relancer l’ensemble des services Windows.

Pour redémarrer votre ordinateur :

  • Ouvrez le menu Démarrer.
  • Cliquez sur Alimentation.
  • Sélectionnez Redémarrer.

Évitez de choisir Arrêter, surtout si le démarrage rapide est activé. Dans cette configuration, Windows ne s’éteint pas complètement et certains composants du système sont conservés en mémoire, ce qui peut empêcher la résolution du problème.

Après le redémarrage, vérifiez si le copier-coller fonctionne de nouveau dans plusieurs applications à l’aide des raccourcis Ctrl+C et Ctrl+V. Si le problème persiste, poursuivez avec les solutions suivantes afin de vérifier l’intégrité de Windows et de ses composants.

Redémarrer le processus rdpclip.exe

Le processus rdpclip.exe est associé à la gestion du presse-papiers Windows. Lorsqu’il se bloque, il peut empêcher le copier-coller de fonctionner correctement. Bien qu’il soit principalement utilisé par Bureau à distance (RDP), son redémarrage peut également résoudre des problèmes de presse-papiers sur une session Windows classique.

Pour vérifier son état :

  • Ouvrez le Gestionnaire des tâches (Ctrl + Maj + Échap).
  • Accédez à l’onglet Détails.
  • Recherchez le processus rdpclip.exe.
Vérifier si le processus rdpclip.exe est actif dans le gestionnaire de tâches de Windows 11/10

👉Le guide complet :

S’il est présent, essayez de le redémarrer !

  • Ouvrez PowerShell ou Invite de commandes, puis exécutez successivement les commandes suivantes :
taskkill /IM rdpclip.exe /F
start rdpclip.exe

La première commande force l’arrêt du processus, tandis que la seconde le relance immédiatement.

Redémarrer rdpclip.exe pour corriger les problèmes de copier/coller sur Windows 11/10

Même si cette solution est souvent recommandée pour les problèmes de Bureau à distance, elle peut également résoudre un dysfonctionnement du copier-coller sur Windows 11 ou Windows 10, comme cela peut arriver après une mise à jour ou un blocage du presse-papiers.

Redémarrer le Service utilisateur du Presse-papiers

Windows s’appuie sur le Service utilisateur du Presse-papiers (cbdhsvc) pour gérer le fonctionnement du presse-papiers, l’historique (Windows + V) ainsi que la synchronisation entre appareils. Si ce service se bloque ou ne répond plus correctement, le copier-coller peut cesser de fonctionner dans tout le système.

Pour vérifier son état :

  • Appuyez sur Windows + R.
  • Saisissez services.msc.
  • Recherchez le Service utilisateur du Presse-papiers.

Si le service est en cours d’exécution, essayez de le redémarrer. S’il est arrêté, démarrez-le puis vérifiez si le copier-coller fonctionne de nouveau.

Dans certains cas, le service ne peut pas être redémarré directement depuis la console des services. Un simple redémarrage de Windows permet alors de le relancer.

Redémarrer le Service utilisateur du Presse-papiers

Vider l’historique du presse-papiers

Si le copier-coller ne fonctionne plus correctement, il est possible que l’historique du presse-papiers soit corrompu ou qu’un élément enregistré empêche son fonctionnement normal. Dans ce cas, vider l’historique peut suffire à résoudre le problème.

Pour effacer l’historique du presse-papiers :

  • Ouvrez les Paramètres (Windows + I).
  • Accédez à Système > Presse-papiers.
  • Dans la section Effacer les données du presse-papiers, cliquez sur Effacer.

Vous pouvez également ouvrir l’historique du presse-papiers avec le raccourci Windows + V afin de vérifier les éléments enregistrés. Si l’historique est activé, vous pouvez supprimer individuellement une entrée ou choisir Tout effacer pour vider complètement le presse-papiers.

Une fois l’historique supprimé, essayez de copier puis de coller à nouveau un texte ou un fichier afin de vérifier si le problème est résolu.

Effacer les données du Presse-papiers de Windows 11

Désactiver puis réactiver l’historique du presse-papiers

L’historique du presse-papiers permet à Windows de mémoriser plusieurs éléments copiés afin de pouvoir les retrouver avec le raccourci Windows + V. Si cette fonctionnalité rencontre un dysfonctionnement, le copier-coller peut devenir instable ou cesser de fonctionner.

Une solution consiste à désactiver puis réactiver cette fonctionnalité.

Pour cela :

  • Ouvrez les Paramètres (Windows + I).
  • Accédez à Système > Presse-papiers.
  • Désactivez l’option Historique du presse-papiers.
  • Patientez quelques secondes.
  • Réactivez ensuite cette même option.

👉A lire :

Si nécessaire, redémarrez ensuite votre session Windows ou votre ordinateur afin que les modifications soient prises en compte.

Une fois l’historique réactivé, effectuez un nouveau test avec Ctrl+C et Ctrl+V ou Windows + V pour vérifier si le fonctionnement du presse-papiers est revenu à la normale. Cette manipulation permet de réinitialiser la gestion de l’historique sans affecter les autres paramètres de Windows.

Comment activer l'historique du presse papier Windows 11

Vérifier les logiciels qui interceptent le presse-papiers

Certains logiciels surveillent ou utilisent le presse-papiers afin d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires, comme l’historique des copies, les captures d’écran ou le partage entre plusieurs appareils. Lorsqu’ils rencontrent un dysfonctionnement ou un conflit avec Windows, ils peuvent empêcher le copier-coller de fonctionner correctement.

Les applications les plus souvent concernées sont :

  • Les gestionnaires de presse-papiers.
  • Les logiciels de capture d’écran.
  • Les applications de bureau à distance (Remote Desktop, TeamViewer, AnyDesk, etc.).
  • Les outils de virtualisation (VMware, VirtualBox, Hyper-V…).
  • Les suites de synchronisation entre appareils.
  • Certains antivirus ou logiciels de sécurité.

Si le problème est apparu récemment, essayez de fermer temporairement ces applications, puis testez à nouveau le copier-coller.

Vous pouvez également effectuer un démarrage minimal de Windows afin de vérifier si une application tierce est responsable du problème. Si le copier-coller fonctionne de nouveau, réactivez progressivement les programmes lancés au démarrage jusqu’à identifier celui qui provoque le dysfonctionnement.

Enfin, pensez à vérifier si une mise à jour de l’application concernée est disponible. Un bug corrigé par l’éditeur peut être à l’origine du problème rencontré.

👉Pour aller plus loin :

Vérifier Bureau à distance, Hyper-V ou VMware

Si vous utilisez une connexion Bureau à distance (RDP), une machine virtuelle ou un logiciel de virtualisation comme VMware ou VirtualBox, le problème peut provenir du partage du presse-papiers entre les différents systèmes.

En effet, ces logiciels utilisent leur propre mécanisme pour synchroniser le presse-papiers entre l’ordinateur hôte et la machine distante ou virtuelle. Si cette synchronisation se bloque, le copier-coller peut ne plus fonctionner, aussi bien dans la machine virtuelle que sur l’ordinateur hôte.

Selon votre environnement, vérifiez les points suivants :

  • La fonction Copier/Coller est bien activée dans les paramètres de la machine virtuelle ou de la connexion distante.
  • Les VMware Tools, les VirtualBox Guest Additions ou les services d’intégration Hyper-V sont correctement installés et à jour.
  • La session Bureau à distance autorise le partage du presse-papiers.
  • Redémarrez la machine virtuelle ou reconnectez-vous à la session distante.

Dans le cas d’une connexion Bureau à distance, vous pouvez également redémarrer le processus rdpclip.exe, chargé de gérer le partage du presse-papiers entre les deux ordinateurs.

Enfin, si plusieurs logiciels de prise en main à distance sont installés (TeamViewer, AnyDesk, RustDesk, etc.), vérifiez qu’ils ne sont pas en conflit ou qu’ils ne bloquent pas l’accès au presse-papiers. Certaines applications permettent de désactiver le partage du presse-papiers dans leurs paramètres de sécurité.

Réinitialiser les composants Windows

Si le copier-coller ne fonctionne toujours pas après avoir appliqué les solutions précédentes, le problème peut être lié à une corruption de certains composants de Windows. Dans ce cas, il est possible de réparer le système sans réinstaller Windows.

Réparer les fichiers système

Commencez par vérifier l’intégrité des fichiers système à l’aide des commandes SFC et DISM.

Ouvrez Windows Terminal ou Invite de commandes en tant qu’administrateur, puis exécutez successivement les commandes suivantes :

DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth

Une fois l’opération terminée, lancez :

sfc /scannow

Ces commandes recherchent et remplacent les fichiers système endommagés susceptibles d’être à l’origine du problème.

👉 Le guide complet :

Effectuer une réparation de Windows

Si le problème persiste malgré la réparation des fichiers système, vous pouvez effectuer une réparation de Windows par mise à niveau sur place. Cette opération réinstalle les composants du système tout en conservant vos applications, vos fichiers personnels et vos paramètres.

Elle permet de corriger de nombreux dysfonctionnements liés à Windows, notamment lorsque plusieurs composants système sont corrompus.

👉 Le tutoriel :

Réinitialiser Windows

En dernier recours, si aucune solution ne fonctionne, vous pouvez réinitialiser Windows.

Cette opération réinstalle complètement le système d’exploitation. Vous pourrez choisir de conserver vos fichiers personnels ou de repartir d’une installation entièrement propre.

👉 La procédure pas à pas, dans ce lien :

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LegacyHive : une nouvelle faille zero-day Windows permet d’obtenir des privilèges administrateur, un correctif non officiel est déjà disponible

Une nouvelle vulnérabilité zero-day baptisée LegacyHive suscite l’attention de la communauté de la cybersécurité. Dévoilée quelques heures seulement après le Patch Tuesday de juillet 2026, cette faille affecte des versions entièrement à jour de Windows et permet à un utilisateur disposant de droits limités d’obtenir un accès privilégié au système.

Si Microsoft n’a pas encore publié de correctif ni attribué de numéro CVE, un micropatch gratuit est déjà proposé par la société ACROS Security via sa plateforme 0patch.

Qu’est-ce que LegacyHive ?

LegacyHive est une vulnérabilité d’élévation de privilèges locale (Local Privilege Escalation – LPE) qui cible le Windows User Profile Service (ProfSvc), le service chargé de créer, charger et gérer les profils des utilisateurs Windows.

Chaque compte Windows possède un ensemble de ruches du Registre (Registry Hives) contenant ses paramètres personnels, ses associations de fichiers, les préférences de l’Explorateur de fichiers ou encore la configuration de nombreuses applications.

La vulnérabilité permet à un utilisateur standard de charger la ruche de registre d’un autre utilisateur, y compris celle d’un administrateur, avec des droits de lecture et d’écriture. Un attaquant peut alors modifier certains paramètres afin que son propre code soit exécuté lors de la prochaine connexion de l’utilisateur ciblé.

Une exploitation plus complexe qu’il n’y paraît

Contrairement à certaines publications alarmistes, LegacyHive ne permet pas à un attaquant distant de prendre instantanément le contrôle d’un PC.

Pour exploiter cette vulnérabilité, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • disposer d’un accès local à la machine ;
  • utiliser un compte Windows standard ;
  • connaître les identifiants d’un autre utilisateur standard ;
  • connaître le nom d’un troisième compte, qui peut être administrateur.

Le chercheur à l’origine de la découverte, connu sous le pseudonyme Nightmare Eclipse, indique d’ailleurs avoir volontairement diffusé une preuve de concept (PoC) volontairement limitée afin d’éviter une exploitation immédiate à grande échelle. La version originale serait nettement plus puissante.

Pourquoi cette faille reste préoccupante

Même si son exploitation nécessite déjà un accès au système, plusieurs chercheurs en sécurité estiment que LegacyHive constitue un excellent point de départ pour une chaîne d’attaque.

Une fois la ruche d’un administrateur modifiée, il devient possible de faire exécuter automatiquement un programme malveillant lors de sa prochaine ouverture de session, ce qui revient, dans les faits, à obtenir des privilèges administrateur.

Autrement dit, LegacyHive n’est pas un outil de compromission initiale, mais un outil d’escalade de privilèges, souvent utilisé après une première intrusion pour prendre le contrôle complet d’une machine.

Microsoft enquête, mais aucun correctif n’est encore disponible

Microsoft a confirmé être informé de la vulnérabilité et indique analyser actuellement son impact.

À ce jour :

  • aucun numéro CVE n’a été attribué ;
  • aucune mise à jour de sécurité n’est disponible ;
  • aucun calendrier de correction n’a été annoncé.

Ce n’est pas la première fois que Nightmare Eclipse publie publiquement une faille zero-day avant qu’un correctif officiel soit disponible. Ces derniers mois, plusieurs vulnérabilités Windows divulguées par ce chercheur ont finalement été corrigées lors des Patch Tuesday de Microsoft.

Des micropatchs gratuits disponibles avec 0patch

En attendant une mise à jour officielle, ACROS Security a publié un micropatch gratuit via son service 0patch.

Contrairement aux correctifs traditionnels de Windows, un micropatch modifie uniquement quelques instructions mémoire au moment de l’exécution, sans remplacer de fichiers système et sans nécessiter de redémarrage.

Selon ACROS, ce correctif empêche LegacyHive de charger la ruche d’un autre utilisateur. L’exploitation continue de fonctionner, mais elle ne charge plus qu’un profil temporaire, ce qui rend l’attaque inutile.

Les micropatchs sont disponibles gratuitement pour :

  • Windows 10 version 2004 et ultérieures ;
  • Windows 11 ;
  • Windows Server 2022 et versions plus récentes.

Faut-il s’inquiéter ?

Pour la majorité des particuliers, le risque reste relativement limité puisqu’un attaquant doit déjà disposer d’un accès local à l’ordinateur.

En revanche, dans les environnements professionnels ou les postes partagés, cette vulnérabilité peut représenter un risque plus important, notamment si elle est combinée avec une autre faille permettant d’obtenir un premier accès au système.

Comme souvent avec les vulnérabilités d’élévation de privilèges, LegacyHive prend toute son importance lorsqu’elle est intégrée dans une chaîne d’exploitation plus complexe.

Conclusion

LegacyHive illustre une nouvelle fois l’intérêt des attaques combinant plusieurs vulnérabilités. Si cette zero-day ne permet pas, à elle seule, de compromettre un ordinateur à distance, elle offre un moyen efficace d’obtenir des privilèges administrateur une fois une première intrusion réalisée.

En attendant le correctif officiel de Microsoft, les organisations souhaitant renforcer leur protection peuvent déployer gratuitement le micropatch proposé par 0patch ou limiter la création de comptes locaux inutiles et surveiller les activités anormales liées au service ProfSvc.

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Microsoft suspend KB5101650 sur certains PC Dell et publie KB5121767 pour corriger le problème

Quelques jours seulement après le déploiement du Patch Tuesday de juillet 2026, Microsoft a suspendu la distribution de la mise à jour KB5101650 sur certains ordinateurs Dell équipés de processeurs Intel.

Le problème est lié à une incompatibilité entre le pilote Intel Innovation Platform Framework (IPF) Processor Participant et une nouvelle interface Windows USB-C Connection Manager introduite dans les récentes mises à jour de Windows 11.

Pour les appareils concernés, Microsoft a publié une mise à jour spécifique baptisée KB5121767, destinée à résoudre ces dysfonctionnements.

Pourquoi Microsoft bloque KB5101650 ?

La mise à jour KB5101650, diffusée lors du Patch Tuesday du 14 juillet, est l’une des plus importantes de l’année avec 570 vulnérabilités corrigées, dont 3 zero-day.

Toutefois, Microsoft a identifié un problème sur certains PC Dell utilisant le pilote Intel Innovation Platform Framework Processor Participant.

Sur ces machines, l’installation de KB5101650 peut provoquer :

  • Des arrêts inattendus du PC.
  • Une baisse importante des performances.
  • Une surchauffe du système.
  • Une consommation excessive de la batterie.
  • Un point d’exclamation jaune sur le pilote Intel dans le Gestionnaire de périphériques.

Une incompatibilité avec le nouveau gestionnaire USB-C

Selon Microsoft, l’origine du problème est une incompatibilité entre le pilote Intel IPF et le nouveau composant Windows USB-C Connection Manager.

Cette nouvelle interface a été introduite avec la mise à jour de prévisualisation KB5095093 de juin 2026 afin d’améliorer la gestion des périphériques USB-C et la fiabilité des connexions.

Le problème était peu visible lors de la diffusion de la Preview, car celle-ci était facultative. En revanche, les changements ayant ensuite été intégrés dans KB5101650, le risque concernait désormais un nombre beaucoup plus important d’ordinateurs.

Quels PC Dell sont concernés ?

Microsoft parle d’un nombre limité de PC Dell, sans publier de liste officielle.

D’après les informations obtenues par Windows Latest, les modèles concernés incluent notamment :

  • Dell Pro Max 14 Premium MA14250
  • Dell Pro Max 16 Premium MA16250
  • Dell Pro Precision 7 14 PW714260
  • Dell Pro Precision 7 16 PW716260
  • Precision 5470, 5480, 5490 et 5770
  • XPS 17 9720
  • XPS 17 9730

Microsoft précise toutefois que cette liste pourrait évoluer et que d’autres appareils équipés du même pilote Intel pourraient également être concernés.

Microsoft publie KB5121767

Afin de résoudre ce problème, Microsoft a publié la mise à jour KB5121767.

Contrairement à KB5101650, il ne s’agit pas d’une mise à jour cumulative classique mais d’un correctif spécifique destiné aux appareils affectés par cette incompatibilité.

Microsoft indique que la plupart des utilisateurs n’ont pas besoin d’installer KB5121767, puisqu’elle est réservée aux modèles concernés par le problème. Les PC non affectés peuvent continuer à utiliser normalement KB5101650.

Que faire si votre PC est concerné ?

Si Windows Update ne propose pas KB5101650, il est recommandé de ne pas forcer son installation à l’aide du Catalogue Microsoft Update ou d’autres outils.

Microsoft a volontairement bloqué son déploiement sur les appareils incompatibles afin d’éviter les problèmes de performances et de stabilité.

Les utilisateurs ayant déjà installé KB5101650 et rencontrant les symptômes décrits peuvent :

  • Désinstaller la dernière mise à jour Windows.
  • Installer le correctif KB5121767 lorsqu’il est proposé.
  • Vérifier la présence de nouvelles mises à jour BIOS ou pilotes publiées par Dell.

Microsoft et Dell travaillent conjointement à la résolution définitive du problème.

Un rappel de l’importance des pilotes

Cet incident montre une nouvelle fois qu’un pilote matériel peut avoir un impact important sur la stabilité de Windows.

Même si KB5101650 corrige un nombre record de vulnérabilités, Microsoft a préféré suspendre son déploiement sur certains appareils plutôt que de risquer des problèmes de surchauffe, de consommation énergétique ou d’extinction inopinée.

Cette stratégie illustre également l’intérêt du Controlled Feature Rollout (CFR) et des mécanismes de blocage de compatibilité utilisés par Windows Update pour éviter qu’une mise à jour problématique ne soit distribuée à l’ensemble des utilisateurs.

Conclusion

Le blocage temporaire de KB5101650 sur certains PC Dell montre que Microsoft privilégie désormais la prudence lorsqu’une incompatibilité matérielle est détectée.

Grâce à KB5121767, les appareils concernés disposent d’un correctif spécifique, tandis que les autres utilisateurs peuvent continuer à bénéficier des améliorations de sécurité et des nouvelles fonctionnalités introduites avec le Patch Tuesday de juillet 2026.

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Windows 11 KB5101650 : le Patch Tuesday de juillet 2026 corrige 570 failles dont 3 zero-day et déploie de nombreuses nouveautés

Microsoft déploie la mise à jour cumulative KB5101650 pour Windows 11 24H2 et 25H2 dans le cadre du Patch Tuesday de juillet 2026. Cette mise à jour obligatoire porte les systèmes aux builds 26100.8875 et 26200.8875.

Au-delà des correctifs de sécurité, Microsoft intègre plusieurs fonctionnalités déjà testées dans la mise à jour de prévisualisation KB5095093, notamment Restauration à un instant dans le passé, Teinte de l’écran, des améliorations Bluetooth, des Widgets moins intrusifs ainsi que plusieurs optimisations de l’Explorateur de fichiers.

Mais cette mise à jour est surtout marquée par un record : 570 vulnérabilités corrigées, dont 3 zero-day, deux étant déjà exploitées dans des attaques.

Un Patch Tuesday record : 570 vulnérabilités corrigées

Le Patch Tuesday de juillet 2026 est l’un des plus importants publiés par Microsoft.

Au total, l’entreprise corrige 570 vulnérabilités, parmi lesquelles :

  • 254 élévations de privilèges.
  • 145 exécutions de code à distance (RCE).
  • 102 divulgations d’informations.
  • 35 dénis de service.
  • 17 contournements de fonctionnalités de sécurité.
  • 16 vulnérabilités d’usurpation d’identité.

Parmi elles figurent 3 failles zero-day, dont 2 déjà exploitées avant la publication des correctifs.

Microsoft recommande donc d’installer cette mise à jour dès que possible.

Trois zero-day corrigées, dont deux déjà exploitées

Parmi les 570 vulnérabilités corrigées ce mois-ci figurent trois failles zero-day, dont deux étaient déjà activement exploitées avant la publication des correctifs.

CVE-2026-56155 – Élévation de privilèges dans Active Directory Federation Services (AD FS)

Cette vulnérabilité affecte Active Directory Federation Services (AD FS), le composant de Microsoft utilisé pour l’authentification unique (SSO) dans de nombreux environnements professionnels.

En raison d’un contrôle d’accès insuffisamment granulaire, un utilisateur déjà authentifié pouvait obtenir des privilèges administrateur sur le système.

Microsoft n’a pas communiqué de détails sur les attaques observées, mais indique que cette faille a été découverte par son équipe Detection and Response Team (DART) lors d’investigations menées sur des incidents réels.

Le lien Microsoft : Vulnérabilité d’élévation de privilèges dans les services de fédération Active Directory (AD FS)

CVE-2026-56164 – Élévation de privilèges dans Microsoft SharePoint Server

La seconde zero-day activement exploitée concerne Microsoft SharePoint Server.

Cette vulnérabilité permet à un attaquant distant non authentifié d’obtenir des privilèges élevés sur un serveur SharePoint en exploitant un défaut d’authentification sur une fonction critique.

En attendant l’installation du correctif, Microsoft recommande d’activer AMSI (Antimalware Scan Interface) sur le serveur et de configurer le mode Request Body Scan sur Full afin de limiter les risques d’exploitation.

Comme pour la précédente vulnérabilité, Microsoft n’a pas publié de détails sur les attaques observées.

Le lien Microsoft : Vulnérabilité d’élévation de privilèges dans Microsoft SharePoint Server

CVE-2026-50661 – Contournement de BitLocker

La troisième zero-day avait déjà été rendue publique avant la publication du correctif.

Cette vulnérabilité concerne BitLocker et permet de contourner le chiffrement d’un disque système. Un attaquant disposant d’un accès physique à l’ordinateur pourrait exploiter cette faille pour accéder aux données pourtant protégées par BitLocker.

Même si cette attaque nécessite un accès direct à la machine, Microsoft recommande d’installer rapidement la mise à jour afin d’empêcher toute tentative de contournement du chiffrement.

Le lien Microsoft : Vulnérabilité de contournement de la fonctionnalité de sécurité dans Windows BitLocker

La restauration à un instant dans le passé arrive pour davantage d’utilisateurs

L’une des principales nouveautés de KB5101650 est le déploiement plus large de Restauration à un instant dans le passé.

Cette nouvelle fonction modernise la restauration système et permet de revenir plus facilement à un état précédent du PC après un problème logiciel, une mise à jour défaillante ou l’installation d’un pilote instable.

👉Pour tout comprendre, lire :

Infographique complète : comment utiliser la restauration à un instant dans le passé de Windows 11

Le bug des 500 Go d’espace disque est corrigé

Microsoft corrige également le bug du fichier CapabilityAccessManager.db-wal.

À cause d’un dysfonctionnement du composant Capability Access Manager, ce fichier journal pouvait grossir de manière incontrôlée et consommer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de gigaoctets d’espace disque sur certains PC.

KB5101650 intègre le correctif afin d’empêcher cette croissance anormale.

👉CLe guide complet :

Des Widgets enfin moins intrusifs

Microsoft poursuit la refonte des Widgets de Windows 11.

Avec KB5101650 :

  • les badges de notification deviennent plus discrets ;
  • le tableau de bord est plus lisible ;
  • les couleurs s’adaptent mieux au thème Windows ;
  • l’ouverture accidentelle au survol est moins fréquente.

L’objectif est de rendre les Widgets plus utiles sans qu’ils monopolisent l’attention de l’utilisateur.

Des Widgets enfin moins intrusifs dans Windows 11

Teinte de l’écran améliore l’accessibilité

KB5101650 déploie également Teinte de l’écran, une nouvelle fonction d’accessibilité.

Contrairement au mode Éclairage nocturne, qui modifie principalement la température des couleurs, Teinte de l’écran applique une teinte personnalisable sur l’ensemble de l’écran afin d’améliorer le confort visuel.

Cette fonctionnalité s’adresse notamment aux personnes sensibles à la luminosité ou souffrant de certains troubles de la vision.

Une nouvelle fonction Teinte de l'écran dans Windows 11

L’Explorateur de fichiers gagne en performances

Microsoft apporte également plusieurs optimisations à l’Explorateur de fichiers.

La mise à jour améliore notamment :

  • la vitesse d’ouverture de certaines fenêtres ;
  • la fiabilité de la barre d’adresse ;
  • le renommage des fichiers ;
  • la stabilité générale d’Explorer.exe.

Ces optimisations visent à rendre l’utilisation quotidienne de Windows plus fluide.

Bluetooth devient plus fiable

Microsoft poursuit également ses améliorations du Bluetooth.

KB5101650 améliore notamment :

  • la compatibilité avec les appareils Bluetooth LE Audio ;
  • la stabilité des connexions ;
  • les appels audio ;
  • la gestion des microphones Bluetooth ;
  • la reconnexion après une sortie de veille.

Ces changements devraient être particulièrement appréciés par les utilisateurs d’écouteurs et de casques Bluetooth.

Une nouvelle option pour le pavé tactile

Les utilisateurs de PC portables peuvent désormais personnaliser plus finement la taille de la zone utilisée pour le clic droit du pavé tactile.

Windows propose plusieurs tailles prédéfinies afin d’adapter le comportement du pavé tactile aux préférences de chacun.

Cette option est accessible dans : Paramètres > Bluetooth et appareils > Pavé tactile

Améliorations apportées à Mobile connecté

Dans le cadre de l’expérience Phone Link, la gestion des appels entre un téléphone appairé et un ordinateur via Bluetooth gagne en cohérence et en prévisibilité, notamment en ce qui concerne l’acheminement du son au début d’un appel. Les appels sortants restent désormais sur le téléphone pendant la phase de sonnerie et ne basculent de manière transparente vers l’appareil qu’une fois l’appel pris sous Windows 11.

Le comportement des appels entrants a également été optimisé lorsque le mode « Ne pas déranger » est activé, ce qui évite les interruptions audio indésirables sur le PC lorsque les appels sont gérés sur un téléphone connecté.
Accès vocal et langues de saisie vocale

L’Accès vocal et la Saisie vocale prennent désormais en charge le français, l’allemand et l’espagnol, élargissant ainsi les options de dictée à davantage de régions.

De plus, au fur et à mesure que vous parlez, le système affine le texte en temps réel en corrigeant les erreurs de grammaire, de ponctuation et de reconnaissance. Il s’adapte également mieux au bruit de fond, ce qui améliore la clarté et réduit le besoin de corrections manuelles. Cette fonctionnalité est disponible sur les PC équipés de Copilot+.

Corrections relatives à la virtualisation réseau

Le réseau bénéficie d’améliorations tant dans les environnements virtualisés que standard. Les machines virtuelles confidentielles utilisent désormais par défaut l’accélération matérielle SR-IOV pour de meilleures performances et un débit accru.

Un problème de réseau Hyper-V imbriqué a été résolu afin d’améliorer la fiabilité de l’approvisionnement des machines virtuelles. De plus, des mises à jour au niveau du système réduisent les erreurs Wi-Fi, améliorent la connectivité cellulaire, y compris la prise en charge des VPN IPv6, et renforcent la compatibilité avec les outils VPN tiers.

Windows modernise aussi l’installation des imprimantes

Microsoft améliore également la prise en charge des imprimantes modernes.

Windows privilégie désormais Windows Protected Print basé sur Internet Printing Protocol (IPP) pour les imprimantes compatibles.

Cette évolution permet de limiter la dépendance aux pilotes propriétaires et simplifie l’installation des imprimantes tout en renforçant la sécurité.

Autres corrections et améliorations

Cette mise à jour apporte également quelques corrections et améliorations supplémentaires :

  • Audio : améliore la fiabilité du pilote audio HD intégré.
  • Barre des tâches : corrige un problème où le clic sur le bord gauche de la barre des tâches pour ouvrir le menu Démarrer pouvait ne pas fonctionner correctement lorsque les icônes étaient alignées à gauche.
  • Panneau Emoji : remplace le fournisseur de GIF Tenor par GIPHY pour une expérience de navigation et de partage plus fluide.
  • Sous-système Windows pour Linux (WSL) : améliore la stabilité en mode réseau miroir lors de l’utilisation de connexions VPN.
  • Affichage : améliore la fiabilité du défilement dans les applications sur plusieurs écrans et optimise l’application et la persistance des profils de couleurs.
  • Authentification : améliore les connexions via le canal sécurisé Netlogon pour les contrôleurs de domaine et les anciennes configurations de serveur.
  • Réseau : améliore la fiabilité lors de la connexion à des ressources réseau partagées, y compris NetUseAdd et les connexions non authentifiées. De plus, le géant du logiciel a renforcé la sécurité de l’enregistrement des transports TDI. Les applications utilisant des transports TDI tiers non enregistrés pourraient cesser de fonctionner après cette mise à jour.
  • Menu Démarrer : les nouvelles applications et celles supprimées se mettent désormais à jour sans nécessiter de déconnexion ni de redémarrage.
  • Barre des tâches : corrige des problèmes liés aux badges de notification afin que les compteurs et les éléments visuels s’actualisent correctement dans toutes les applications.
  • Stratégie de groupe : le comportement de la stratégie de groupe lié à la recherche est désormais plus fiable, ce qui améliore la cohérence dans les environnements gérés et d’entreprise.
  • Corbeille : corrige un problème dans lequel la boîte de dialogue de confirmation pouvait
  • Applications : correction d’un problème pouvant entraîner l’affichage inattendu de messages de contrôle des comptes d’utilisateurs (UAC) par certaines applications et certains programmes d’installation après l’installation de la mise à jour KB5089549. Par ailleurs, une correction a été apportée pour certaines applications tierces utilisant OLE Automation qui pouvaient ne pas parvenir à lancer Microsoft Office ou à ouvrir des documents après l’installation de la mise à jour de sécurité de juin 2026 (KB5094126).
  • Bureau à distance : la conception de la boîte de dialogue qui s’affiche lors de l’activation du Bureau à distance dans Paramètres > Système > Bureau à distance a été actualisée. De plus, la société a ajouté la prise en charge des empreintes de certificats SHA-2 pour les éditeurs RDP de confiance. Microsoft recommande de passer à SHA-256 ou à des algorithmes plus puissants, car la prise en charge de SHA-1 sera à terme supprimée.
  • Noyau graphique : Amélioration de la gestion de la mémoire sur les PC dotés de plus de 32 Go de RAM, permettant l’exécution locale de modèles d’IA plus volumineux.
  • Performances : Amélioration des performances d’arrêt grâce à la réduction du temps nécessaire pour arrêter le service de transfert intelligent en arrière-plan (BITS) lors de la mise hors tension de l’ordinateur.
  • Stockage : correction d’un problème d’utilisation de l’espace de stockage par le fichier CapabilityAccessManager.db-wal, qui entraînait une augmentation de la taille de la base de données de plusieurs gigaoctets.
  • Sécurité : mise à jour de l’outil curl de Windows 11 vers la version 8.21.0 et intégration d’améliorations de sécurité supplémentaires.
  • Saisie : mise à jour du comportement de nettoyage des raccourcis clavier. Dans de rares cas, certaines fonctionnalités intégrées peuvent temporairement cesser de répondre aux raccourcis clavier. Le redémarrage de l’application concernée résout généralement le problème.

Conclusion

Avec KB5101650, Microsoft signe l’un des Patch Tuesday les plus importants de ces dernières années. Outre la correction d’un nombre record de 570 vulnérabilités, dont 3 zero-day, cette mise à jour apporte de nombreuses améliorations attendues par les utilisateurs : restauration système modernisée, Widgets plus discrets, Teinte de l’écran, optimisations Bluetooth, Explorateur de fichiers plus rapide et correction de plusieurs bugs importants.

Elle illustre également la nouvelle stratégie de Microsoft : faire évoluer Windows 11 progressivement, en ajoutant régulièrement de nouvelles fonctionnalités via les mises à jour mensuelles plutôt que d’attendre les grandes versions annuelles.

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Microsoft confirme un nouveau blocage des certificats Secure Boot 2023 sur certains PC Windows 11

Microsoft a reconnu un nouveau problème empêchant l’installation des certificats Secure Boot 2023 sur certains PC Windows 11.

Ce blocage concerne une partie des appareils participant à la transition vers les nouveaux certificats de démarrage sécurisé, destinés à remplacer les certificats historiques de 2011 qui arriveront à expiration à partir de 2026.

L’entreprise indique travailler sur un correctif et recommande aux utilisateurs concernés de patienter jusqu’à la publication d’une nouvelle mise à jour.

👉A lire sur le sujet :

Un nouveau problème détecté

Depuis plusieurs semaines, Microsoft déploie progressivement les nouveaux certificats Secure Boot 2023 via Windows Update.

Toutefois, l’entreprise a confirmé que certains appareils ne parviennent pas à terminer correctement cette mise à jour.

Dans les journaux d’événements Windows, les utilisateurs concernés peuvent notamment observer des événements indiquant que la mise à jour des certificats n’a pas pu être appliquée.

Microsoft précise que ce problème est actuellement à l’étude et qu’un correctif est en préparation.

👉Ce n’est d’ailleurs pas la première fois : [/su_lien]Secure Boot 2023 de Windows 11 : les mises à jour échouent sur certains PC (explications et solutions)[/su_lien]

Quels PC sont concernés ?

À ce stade, Microsoft n’a pas publié de liste précise des modèles affectés.

Le problème semble toucher uniquement une partie des appareils compatibles avec Secure Boot et ne concerne pas tous les PC Windows 11.

L’entreprise poursuit son déploiement progressif afin de limiter les risques de compatibilité, notamment avec certains firmwares UEFI.

« De nombreux fabricants publient activement ces mises à jour de micrologiciel via leurs canaux de mise à jour habituels. Si une mise à jour de micrologiciel est nécessaire, consultez la page d’assistance relative au démarrage sécurisé de votre fabricant pour connaître la marche à suivre », a indiqué Microsoft, ce qui corrobore nos conclusions précédentes.

Pourquoi ces certificats sont-ils importants ?

Les certificats Secure Boot 2023 remplacent progressivement ceux introduits en 2011.

Ils permettent de continuer à vérifier l’intégrité de la chaîne de démarrage de Windows et de protéger le système contre les chargeurs de démarrage malveillants ou compromis.

Sans cette mise à jour, un ordinateur continuera généralement à fonctionner normalement, mais il pourrait ne plus recevoir certaines futures mises à jour de révocation (DBX) destinées à bloquer des composants vulnérables.

Microsoft préfère bloquer la mise à jour plutôt que de prendre un risque

Ce nouveau problème illustre la prudence adoptée par Microsoft dans le déploiement des certificats Secure Boot 2023.

Plutôt que de forcer une mise à jour susceptible de provoquer un problème de démarrage, l’entreprise préfère suspendre temporairement son installation sur les appareils concernés.

Cette stratégie avait déjà été observée lors des premiers déploiements, notamment après plusieurs incidents liés à certains firmwares UEFI de constructeurs.

Que faire si votre PC est concerné ?

Microsoft ne recommande actuellement aucune manipulation particulière.

Si votre appareil ne reçoit pas encore les certificats Secure Boot 2023 ou si leur installation échoue, il est conseillé :

  • d’installer les dernières mises à jour Windows ;
  • de vérifier si une mise à jour du BIOS/UEFI est disponible auprès du constructeur ;
  • d’attendre la publication du correctif annoncé par Microsoft.

L’entreprise indique qu’une prochaine mise à jour permettra de résoudre ce problème sur les appareils concernés.

Une transition toujours en cours

Ce nouvel incident montre que la migration vers les certificats Secure Boot 2023 reste un chantier important pour Microsoft.

Depuis plusieurs mois, l’entreprise procède par étapes afin de limiter les risques d’incompatibilité avec les nombreux matériels et firmwares UEFI encore en circulation.

Même si certains utilisateurs rencontrent actuellement des difficultés, Microsoft confirme que cette transition reste indispensable avant l’expiration définitive des anciens certificats.

👉 Consultez également notre dossier complet consacré à Secure Boot 2023, qui explique le fonctionnement des certificats, les dates importantes et les vérifications à effectuer sur votre PC.

Conclusion

Microsoft poursuit le déploiement des certificats Secure Boot 2023, mais un nouveau problème empêche actuellement leur installation sur certains PC Windows 11. L’entreprise travaille sur un correctif et recommande aux utilisateurs concernés de patienter avant toute intervention manuelle.

Cette nouvelle difficulté rappelle que la migration vers les nouveaux certificats constitue une opération sensible, qui dépend à la fois de Windows, du firmware UEFI et des fabricants de matériel.

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