Microsoft a publié la mise à jour KB5085516 pour Windows 11, un correctif d’urgence destiné à résoudre un problème critique introduit par la mise à jour de mars 2026 KB5079473. Cette dernière empêchait certains utilisateurs de se connecter à leur compte Microsoft dans plusieurs applications, avec un message d’erreur indiquant à tort une absence de connexion Internet.
Cette mise à jour hors cycle (out-of-band) est désormais disponible pour Windows 11 versions 24H2 et 25H2.
Un bug bloquant pour de nombreuses applications Microsoft
Après l’installation de KB5079473, certains utilisateurs ne pouvaient plus accéder à leurs comptes Microsoft dans plusieurs services et applications, notamment :
le téléchargement de contenus (polices, modèles, etc.)
KB5085516 corrige le problème de connexion
La mise à jour KB5085516 corrige ce dysfonctionnement en restaurant le fonctionnement normal de l’authentification avec les comptes Microsoft.
Microsoft confirme que le bug provenait directement de la mise à jour de mars :les connexions échouaient avec une erreur “pas d’Internet” malgré une connexion active
Une fois le correctif installé, les applications concernées retrouvent un comportement normal.
À noter :
seuls les comptes Microsoft personnels étaient affectés
les environnements professionnels utilisant Microsoft Entra ID n’étaient pas concernés
Une mise à jour hors cycle (optionnelle)
Contrairement aux mises à jour Patch Tuesday, KB5085516 est une mise à jour optionnelle :
elle n’est pas installée automatiquement sur tous les PC
elle apparaît dans Windows Update ou peut être téléchargée manuellement
Microsoft recommande de l’installer uniquement si vous êtes touché par le problème.
Après installation : Windows 11 passe en build 26200.8039 (25H2) ou 26100.8039 (24H2)
Un correctif rapide après un Patch Tuesday problématique
Ce correctif intervient quelques jours seulement après la publication de KB5079473, preuve que le problème a été jugé suffisamment critique pour nécessiter une intervention rapide hors cycle.
Il s’inscrit dans une série d’incidents récents liés aux mises à jour Windows :
bugs d’installation
problèmes de connexion
instabilités diverses
Même si la mise à jour de mars 2026 est moins catastrophique que celle de janvier, elle confirme que les mises à jour cumulatives continuent d’introduire des problèmes imprévus sur certaines configurations.
Ce nouvel épisode illustre une nouvelle fois les limites du modèle de mises à jour de Windows :
déploiement massif
corrections rapides après coup
correctifs hors cycle pour les bugs critiques
Microsoft semble de plus en plus s’appuyer sur ce modèle de patchs rapides (hotfix / OOB) pour corriger les problèmes dès leur apparition, plutôt que d’attendre le Patch Tuesday suivant.
Entre sauvegarde, image système, clonage de disque ou dump disque, il n’est pas toujours facile de choisir la bonne méthode pour protéger ses données ou migrer son système.
Chaque solution a ses avantages et correspond à un usage spécifique.
Dans ce guide, nous allons voir les différences entre cesc méthodes et surtout quelle solution choisir selon votre besoin.
Quelle méthode choisir (résumé rapide)
Besoin
Méthode recommandée
Sauvegarde simple
sauvegarde fichiers
Réinstaller Windows
image système
Changer de disque
clonage
Disque défectueux
dump disque
Sauvegarde de données : définition et usage
La sauvegarde de données consiste à copier des fichiers ou des dossiers afin de pouvoir les restaurer en cas de perte, panne ou erreur. C’est la méthode la plus courante pour protéger ses données au quotidien.
Contrairement à une image disque ou un clone, la sauvegarde ne copie généralement que les fichiers utiles, et non l’intégralité du disque.
À quoi sert une sauvegarde ?
Une sauvegarde permet de :
Protéger ses documents (photos, vidéos, fichiers professionnels…)
Restaurer des données après une panne ou une suppression
Conserver plusieurs versions d’un fichier
C’est la solution la plus simple et la plus utilisée.
La notion de sauvegarde inclut plusieurs méthodes techniques :
Sauvegarde complète
Sauvegarde incrémentielle
Sauvegarde différentielle
Ces méthodes définissent comment les données sont copiées, et non le type de support utilisé. Par exemple, une sauvegarde incrémentielle ne copie que les données modifiées depuis la dernière sauvegarde, ce qui permet de gagner du temps et de l’espace.
Image système : fonctionnement et cas d’utilisation
Une image système est une sauvegarde complète de votre système d’exploitation, incluant Windows, les logiciels installés, les paramètres et parfois les données. Elle permet de restaurer un ordinateur dans un état identique à un moment donné.
Contrairement à une simple sauvegarde de fichiers, l’image système capture l’environnement complet du système. De ce fait, cette dernière peut parfois être nommée sauvegarde système.
Comment fonctionne une image système ?
Une image système est créée à partir d’une ou plusieurs partitions (souvent C:) vers un fichier souvent compressé.
Elle contient :
Le système d’exploitation (Windows)
Les programmes installés
Les paramètres et configurations
Les fichiers système
Elle permet de restaurer l’ensemble du système en cas de problème.
À quoi sert une image système ?
L’image système est particulièrement utile dans les situations suivantes :
Restaurer Windows après une panne ou un crash
Revenir à un état stable après un problème logiciel
Réinstaller rapidement un système complet
Sauvegarder une configuration fonctionnelle
C’est une solution idéale pour la restauration rapide d’un PC.
Réinitialisation de Windows et restauration usine (OEM)
En complément de l’image système, Windows propose une fonction de réinitialisation du PC, accessible depuis les paramètres ou l’environnement de récupération (WinRE).
Cette fonctionnalité permet de réinstaller Windows automatiquement, soit en conservant vos fichiers personnels, soit en supprimant toutes les données.
Différence avec une image système
Même si le résultat peut sembler similaire, le fonctionnement est différent :
Image système → restauration à partir d’une sauvegarde créée par l’utilisateur
La réinitialisation remet Windows à zéro, tandis que l’image système restaure un état précis sauvegardé.
Cas des PC de constructeur (OEM)
Sur les ordinateurs de marque (Acer, Asus, Dell, Lenovo, HP…), une partition de récupération permet de restaurer le PC comme au premier jour, avec les logiciels et pilotes du fabricant.
Cette restauration usine :
Réinstalle Windows
Ajoute les logiciels du constructeur
Supprime généralement toutes les données
Quand utiliser ces solutions ?
Réinitialisation Windows → PC lent ou instable
Restauration OEM → remettre le PC à neuf
Image système → revenir à un état précis
Chaque méthode a un objectif différent.
Dump disque (Image disque) : principe et utilisation
Une image disque (.dd), aussi appelée dump disque, est une copie complète et brute d’un disque ou d’une partition, réalisée secteur par secteur. Contrairement à une sauvegarde classique, elle reproduit l’intégralité du support, y compris les zones invisibles, non utilisées ou endommagées.
Principe d’un dump disque
Le dump disque consiste à copier chaque secteur du disque source vers un fichier unique (souvent .dd).
Les zones corrompues peuvent être copiées (selon l’outil)
Le résultat est une image fidèle du disque original.
À quoi sert une image disque ?
L’image disque est principalement utilisée dans des contextes techniques ou critiques :
Récupération de données sur un disque endommagé. Par exemple, vous pouvez utiliser Testdisk pour réparer une partition endommgée/corrompue sur l’image disque et non sur la source. Cela permet de le ne pas altérer la source
Analyse d’un disque sans le modifier
Sauvegarde complète avant réparation
Informatique forensique (analyse numérique)
Elle permet de travailler en toute sécurité sur une copie.
Clone disque : fonctionnement et cas d’utilisation
Le clonage de disque consiste à copier un disque vers un autre disque, de façon à obtenir un support immédiatement exploitable. Contrairement à une sauvegarde classique ou à une image disque stockée dans un fichier, le clone est écrit directement sur un autre support physique.
Cette méthode est particulièrement utilisée pour la migration de système, par exemple lors du remplacement d’un disque dur (HDD) par un SSD. Elle permet de transférer Windows, les logiciels et les données vers un nouveau disque sans réinstallation.
Le résultat est un disque de destination qui reprend la structure, les partitions et le contenu du disque source, prêt à être utilisé immédiatement.
Créer une image disque (.dd) pour récupérer des données
Restauration du système Windows : une solution différente
La restauration du système de Windows est encore une autre approche, souvent confondue avec les sauvegardes ou les images système.
Elle permet de revenir à un état antérieur du système, sans toucher aux fichiers personnels. Windows utilise des points de restauration pour annuler certaines modifications récentes.
Corriger un problème après une mise à jour ou installation
Annuler des modifications système
Restaurer des paramètres Windows
Elle agit uniquement sur le système, pas sur l’ensemble du disque.
Différence avec les autres méthodes
Contrairement aux autres solutions :
Elle ne crée pas de copie complète du disque
Elle ne permet pas de récupérer des données supprimées
Elle ne fonctionne que si Windows démarre (ou via environnement de récupération)
C’est une solution rapide, mais limitée.
Quand utiliser la restauration système ?
La restauration est adaptée :
En cas de bug logiciel récent
Après une mauvaise installation
Si Windows démarre encore
Elle ne remplace pas une sauvegarde ou une image disque.
Conclusion
Sauvegarde, image système, image disque (.dd) et clone disque sont souvent confondus, alors qu’ils répondent à des besoins bien différents. Comprendre leurs usages permet de choisir la bonne méthode au bon moment et d’éviter des erreurs coûteuses.
La sauvegarde protège vos fichiers au quotidien
L’image système permet de restaurer rapidement un PC
L’image disque (.dd) sécurise la récupération et l’analyse
Le clone disque facilite la migration ou le remplacement d’un support
Il n’existe pas de solution universelle, mais des outils complémentaires.
Dans la pratique, la meilleure stratégie consiste à combiner ces méthodes : sauvegarder régulièrement ses données, créer une image système pour le système et utiliser une image disque en cas de problème critique.
Anticiper reste la clé : une bonne stratégie de sauvegarde et de récupération permet de gagner du temps et d’éviter la perte définitive de vos données.
Microsoft prépare une série de changements visuels et ergonomiques majeurs pour Windows 11, déployés progressivement depuis les mises à jour de mars 2026 et attendus plus largement dans les prochains mois.
La mise à jour du Patch Tuesday de mars 2026 concerne Windows 11 version 25H2 et version 24H2 est fait partie de ces mises à jour évolutives. Le package de mise à jour, KB5079473 (build 26200.8037), comprend de nouvelles fonctionnalités, des améliorations en matière de sécurité, des corrections système et des optimisations de fiabilité.
Objectif : corriger plusieurs choix critiqués depuis le lancement de Windows 11, notamment autour de la barre des tâches, de l’Explorateur de fichiers et de l’intégration de Copilot.
Ces évolutions marquent un tournant : Microsoft met davantage l’accent sur l’expérience utilisateur et les performances plutôt que sur l’ajout de nouvelles fonctionnalités.
Windows 11 : Microsoft multiplie les changements visuels et pratiques avec les mises à jour récentes
Microsoft prépare une évolution plus visible de Windows 11, avec plusieurs changements visuels, ergonomiques et pratiques introduits dans les mises à jour de mars 2026 ou confirmés pour les prochains mois. L’objectif est clair : rendre Windows 11 plus rapide, plus cohérent, moins intrusif, tout en corrigeant plusieurs points critiqués depuis son lancement.
Parmi les changements les plus notables, on retrouve un Explorateur de fichiers plus rapide, une barre des tâches enfin plus flexible, un recul de Copilot dans certaines applications comme le Bloc-notes, ainsi qu’une série d’améliorations plus discrètes dans le menu Démarrer, les paramètres, la personnalisation et l’expérience quotidienne.
Un Explorateur de fichiers plus rapide et plus agréable
Microsoft confirme également des optimisations importantes pour l’Explorateur de fichiers, avec l’objectif de le rendre plus réactif. Les dernières mises à jour améliorent déjà plusieurs aspects, notamment le comportement général de l’interface et certaines opérations de stockage et de navigation.
Cette amélioration est importante, car l’Explorateur reste l’un des composants les plus utilisés de Windows 11, mais aussi l’un de ceux qui ont le plus souvent été critiqués pour leur lenteur ou leur manque de fluidité par rapport à Windows 10.
Un test de vitesse Internet accessible directement depuis la barre des tâches
Microsoft introduit également une nouvelle option permettant de tester la vitesse de sa connexion Internet directement depuis la barre des tâches. Concrètement, un clic droit sur l’icône réseau (Wi-Fi ou Ethernet) affiche désormais l’option “Effectuer un test de vitesse”, accessible en un clic.
Cependant, contrairement à ce que son intégration pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’un outil natif de Windows. Lorsque l’utilisateur lance le test, le système ouvre simplement le navigateur par défaut et redirige vers une page Bing intégrant le Speedtest d’Ookla, qui mesure le débit descendant, montant et la latence.
Cette approche permet de gagner du temps en évitant de rechercher manuellement un test de débit, mais elle a aussi été critiquée : certains utilisateurs regrettent qu’il ne s’agisse que d’un raccourci web plutôt qu’un véritable outil intégré à Windows, comme c’était le cas avec certaines anciennes applications Microsoft.
Copilot se fait plus discret, y compris dans le Bloc-notes
Autre changement notable : Microsoft commence à réduire la présence de Copilot dans certaines applications Windows. Cette évolution concerne notamment Notepad, où l’intégration de Copilot devient moins mise en avant, dans un contexte où l’éditeur cherche à rendre Windows 11 plus calme et moins chargé visuellement.
Ce recul de Copilot ne signifie pas l’abandon de l’IA dans Windows 11, mais plutôt une intégration plus mesurée. Microsoft semble vouloir répondre aux critiques formulées ces derniers mois sur la surenchère autour de l’IA dans des applications simples, dont le Bloc-notes.
De nouveaux emojis Unicode 16.0 enfin intégrés
Windows 11 intègre désormais le support de la norme Unicode 16.0, ce qui permet d’ajouter une nouvelle série d’emojis directement accessibles depuis le panneau d’emojis (raccourci Win + .). Cette mise à jour inclut notamment plusieurs nouveaux symboles comme un visage avec des cernes, une empreinte digitale, une pelle, un arbre sans feuilles, une harpe ou encore des effets visuels comme une éclaboussure.
Au-delà de l’aspect esthétique, cette évolution est importante pour la compatibilité entre plateformes. Jusqu’ici, certains emojis récents affichés sur smartphone ou web apparaissaient sous forme de carrés ou de caractères inconnus dans Windows. Avec Unicode 16.0, Microsoft aligne enfin Windows 11 avec les autres systèmes modernes (iOS, Android), ce qui garantit un affichage cohérent dans les applications et les messages.
Autre point notable : ces emojis s’intègrent dans le style graphique Fluent de Windows, avec un rendu cohérent avec le reste de l’interface. Ils sont également pris en charge dans les principales applications (Word, Teams, etc.), même si leur déploiement complet dans toutes les parties du système a été progressif.
Les nouveautés déjà visibles dans les mises à jour de mars 2026
L’article de Windows Latest du 11 mars évoque aussi plusieurs changements concrets déjà intégrés ou en cours de déploiement avec les mises à jour de mars 2026 pour Windows 11. Parmi eux :
un test de vitesse Internet accessible depuis l’icône réseau de la barre des tâches ;
l’activation plus large de Récupération de la machine rapide, désormais activé automatiquement sur davantage de PC, notamment sous Windows 11 Pro ;
la possibilité d’utiliser des images WebP comme fond d’écran ;
la prise en charge de RSAT sur Windows 11 Arm64 ;
de nouveaux contrôles panoramique et inclinaison pour certaines caméras dans les Paramètres.
Même si tous ces changements ne sont pas purement “visuels”, ils contribuent à moderniser l’expérience utilisateur et à rendre Windows 11 plus cohérent dans son approche.
Une nouvelle icône batterie et un menu Démarrer en cours de déploiement
En parallèle des nouveautés de mars 2026, Microsoft poursuit le déploiement progressif de certains changements d’interface déjà introduits ces derniers mois. C’est notamment le cas de la nouvelle icône de batterie, désormais plus lisible et informative. Son design a été repensé pour permettre de comprendre plus rapidement l’état de charge, notamment sur les PC portables et les appareils hybrides. Comme souvent avec les évolutions visuelles de Windows 11, cette amélioration est activée progressivement et n’est pas encore visible sur tous les appareils.
Microsoft confirme également que le menu Démarrer repensé, introduit fin 2025, continue d’être déployé à davantage d’utilisateurs. Cette nouvelle version du menu, encore en phase d’ajustement, fait l’objet de tests et d’améliorations continues avant une généralisation complète. Là encore, il s’agit d’un déploiement progressif, qui peut varier selon les configurations et les régions.
Des améliorations aussi sur la réactivité générale
Les dernières mises à jour ne se limitent pas aux nouvelles fonctions. Microsoft améliore aussi la réactivité de la page Windows Update, qui se charge plus vite et se comporte de manière plus fiable, ainsi que la stabilité de l’écran de connexion et d’autres éléments du système.
Autrement dit, Microsoft ne cherche pas seulement à ajouter des options visibles : il tente aussi de corriger plusieurs irritants du quotidien pour donner à Windows 11 une image plus mature.
Sysmon désormais intégré comme fonctionnalité Windows
Microsoft commence à intégrer Sysmon (System Monitor) directement comme fonctionnalité optionnelle de Windows 11, une évolution notable pour les utilisateurs avancés et les professionnels de la sécurité. Jusqu’à présent, Sysmon faisait partie de la suite Sysinternals et devait être téléchargé et configuré manuellement. Désormais, il peut être activé plus facilement depuis les fonctionnalités Windows, ce qui simplifie son déploiement. Sysmon permet de surveiller en détail l’activité du système (processus lancés, connexions réseau, accès aux fichiers, etc.) et d’enregistrer ces événements dans le journal Windows, offrant ainsi un outil puissant pour la détection d’activités suspectes et l’analyse de sécurité. Cette intégration confirme la volonté de Microsoft de renforcer les outils natifs de sécurité et de diagnostic directement dans le système.
Préparation au renouvellement des certificats Secure Boot et amélioration de BitLocker
La mise à jour de mars 2026 introduit également des changements importants en arrière-plan pour préparer les systèmes Windows au renouvellement des certificats Secure Boot, dont l’expiration débutera à partir de juin 2026. Microsoft déploie progressivement une nouvelle infrastructure permettant d’intégrer les certificats mis à jour, notamment via une mise à jour appelée “Secure Boot Allowed Key Exchange Key (KEK) Update”. Cette mise à jour n’apparaît que sur les machines qui n’ont pas encore reçu les certificats Secure Boot 2023.
Le déploiement se fait de manière ciblée et progressive, afin de limiter les risques de problèmes au démarrage. Microsoft n’active les nouveaux certificats que sur les systèmes ayant validé certaines conditions de compatibilité, ce qui réduit le risque de blocage au boot lors de cette transition sensible.
En parallèle, Microsoft corrige également un problème de fiabilité lié à BitLocker. Sur certains systèmes, la saisie d’une clé de récupération pouvait provoquer un blocage ou un gel de l’ordinateur. Ce bug est désormais corrigé, améliorant la stabilité du chiffrement et du processus de récupération des disques protégés.
Microsoft travaille sur le retour d’une barre des tâches plus flexible dans Windows 11, avec la possibilité de la déplacer en haut ou sur les côtés de l’écran. Une fonctionnalité très attendue, absente depuis le lancement de Windows 11, alors qu’elle était pourtant disponible dans Windows 10.
Pour l’instant, cette évolution n’est pas encore disponible dans les versions actuelles de Windows 11. Elle a été repérée dans des versions internes et confirmée par Microsoft, mais reste en cours de développement. Son déploiement devrait se faire progressivement dans les prochains mois, d’abord auprès des testeurs Insider, avant une arrivée plus large.
Ce changement s’inscrit dans une tendance plus globale : Microsoft cherche à redonner du contrôle aux utilisateurs sur l’interface, en revenant sur certaines limitations introduites avec Windows 11.
Un Windows 11 moins rigide et plus mature
Ces changements montrent une direction plus claire pour Windows 11. Après plusieurs années de critiques sur une interface trop rigide, des performances inégales et une présence parfois envahissante de Copilot, Microsoft semble désormais privilégier une approche plus pragmatique : rendre l’OS plus souple, plus rapide et moins intrusif.
La barre des tâches modifiable, le recul de Copilot dans le Bloc-notes, les optimisations de l’Explorateur et les multiples petites retouches de mars 2026 vont toutes dans le même sens : Windows 11 devient progressivement un système plus abouti, davantage façonné par les retours des utilisateurs que par les effets d’annonce
Lorsque qu’un disque dur est défectueux ou présente des secteurs endommagés, il devient risqué de travailler directement dessus.
Dans ce type de situation, la meilleure solution consiste à réaliser un dump disque (copie bit à bit) afin de sauvegarder toutes les données avant toute tentative de réparation.
Cette technique permet de cloner un disque en copiant chaque secteur, même en présence d’erreurs.
Dans ce guide, nous allons voir comment créer un dump de disque et dans quels cas cette méthode est indispensable.
Un dump disque est souvent la dernière chance de récupérer les données d’un disque défectueux. Ne travaillez pas directement sur le disque d’origine.
Quand faire un dump disque (copie bit à bit)
Créer une image disque (.dd) n’est pas toujours nécessaire, mais dans certaines situations, cela devient fortement recommandé. L’objectif est de travailler sur une copie du disque afin de limiter les risques de perte de données.
Situations où un dump disque est recommandé
Situation
Dump disque recommandé ?
Pourquoi
Disque avec secteurs défectueux
Oui
Évite la perte progressive des données
Disque en panne (lent / bruit)
Oui
Dernière chance de récupération
Récupération de données
Oui
Permet de travailler sur une copie
Disque RAW
Oui
Sauvegarde avant réparation
Disque qui se déconnecte
Non
Préférer une sauvegarde
Disque sain
Non
Inutile
Sauvegarde classique
Non
Préférer une sauvegarde normale
Cas où ce n’est pas indispensable
Dans certaines situations simples, vous pouvez travailler directement sur le disque :
Disque stable et sans erreur
Problème léger (partition visible, peu de corruption)
Vous travaillez sur ce fichier avec des outils (TestDisk, récupération…)
Le disque original reste intact
En cas d’erreur, vous pouvez recommencer sans risque.
Qu’est-ce qu’un dump disque (image disque .dd) ?
Une image disque (.dd) est une copie exacte d’un disque ou d’une partition, réalisée secteur par secteur. Contrairement à une simple copie de fichiers, elle reproduit l’intégralité du contenu du disque, y compris les zones invisibles ou endommagées.
Le résultat est un fichier unique (souvent avec l’extension .dd) qui contient une image complète du disque original.
Une copie “brute” du disque
Une image disque fonctionne comme un clone à l’identique :
Tous les fichiers sont copiés
La structure du système de fichiers est conservée
Les secteurs vides ou corrompus sont également inclus
Cela permet de capturer l’état exact du disque, même en cas de problème.
Différence avec une copie classique
Il est important de distinguer une image disque d’une copie de fichiers :
Copie classique → uniquement les fichiers accessibles
Image disque (.dd) → copie complète du disque, même illisible
Une image disque est donc beaucoup plus adaptée à la récupération de données.
À quoi sert une image disque ?
Créer une image disque permet de :
Travailler sur une copie plutôt que sur le disque original
Éviter d’aggraver les dommages
Tester plusieurs méthodes de récupération sans risque
Sauvegarder l’état du disque avant intervention
C’est une pratique fortement recommandée en récupération de données.
Dans quels cas utiliser un dump disque ?
Dump disque vs clonage vs image disque : quelles différences ?
Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ou de récupérer un disque, plusieurs méthodes existent : le dump disque (copie bit à bit), le clonage de disque ou encore la création d’une image disque.
Ces techniques sont souvent confondues, mais elles répondent à des besoins différents.
Le dump disque consiste à copier un disque secteur par secteur, sans tenir compte du système de fichiers. Il est particulièrement adapté aux disques défectueux ou contenant des erreurs.
Le clonage de disque copie les données d’un disque vers un autre disque en vue d’une migration ou d’un remplacement, généralement sur un disque sain.
L’image disque crée un fichier contenant les données du disque, souvent compressé, utilisé pour la sauvegarde ou la restauration.
Comparatif des méthodes
Méthode
Fonctionnement
Cas d’usage
Avantages
Limites
Dump disque (dd / ddrescue)
Copie brute secteur par secteur
Disque défectueux, récupération de données
Sauvegarde complète, ignore erreurs logiques
Lent, nécessite espace équivalent
Clonage de disque
Copie disque vers disque
Migration vers SSD, remplacement disque
Simple, rapide, prêt à l’emploi
Pas adapté aux disques endommagés
Image disque
Copie dans un fichier (compressé)
Sauvegarde, restauration système
Gain de place, flexible
Ne gère pas bien les disques défectueux
Précautions avant de créer un dump disque
Créer une image disque est une opération sensible qui consiste à lire l’intégralité du support. Avant de lancer la copie, il est important de préparer correctement l’environnement afin d’éviter les erreurs et maximiser les chances de récupération.
Vérifier l’état du disque source
Avant toute chose, assurez-vous que le disque est lisible :
Le disque est détecté par Windows ou Linux
Il ne fait pas de bruits anormaux (clics, grattements)
Il ne se déconnecte pas en permanence
Si le disque est très instable, privilégiez un outil comme ddrescue.
Prévoir un support de destination adapté
Une image disque peut être très volumineuse.
Utilisez un disque sain
Prévoyez un espace libre au moins égal à la taille du disque source
Évitez d’utiliser le disque à sauvegarder comme destination
Un manque d’espace peut interrompre la copie.
Ne pas utiliser le disque pendant la copie
Pendant la création de l’image :
N’ouvrez pas de fichiers sur le disque
N’effectuez aucune écriture
Évitez d’utiliser le système si le disque est interne
Cela garantit une copie cohérente.
Utiliser les bons outils
Tous les outils ne sont pas adaptés à un disque endommagé.
Une interruption peut rendre l’image inutilisable.
Tableau des précautions
Précaution
Pourquoi
Risque évité
Vérifier le disque
Détecter instabilité
Échec de la copie
Prévoir l’espace
Éviter saturation
Copie incomplète
Ne pas utiliser le disque
Garantir cohérence
Données corrompues
Choisir le bon outil
Adapter à la situation
Mauvaise récupération
Laisser finir la copie
Éviter interruption
Image inutilisable
Créer un dump disque avec dd (Linux)
La création d’une image disque peut se faire en ligne de commande avec des outils comme dd. Cette méthode permet de réaliser une copie complète du disque, mais elle demande de la rigueur car une erreur peut entraîner une perte de données.
Cette méthode est recommandée pour les utilisateurs à l’aise avec les commandes système.
Principe de la commande dd
La commande dd permet de copier un disque secteur par secteur.
if (input file) → disque source
of (output file) → fichier image (.dd)
bs → taille des blocs
Elle fonctionne sous Linux, mais aussi via des environnements comme WSL ou un Live USB.
Le fichier image (.dd) sera créé sur le disque de destination.
Points importants
La copie est bit à bit, même les secteurs vides sont copiés
Le processus peut être long selon la taille du disque
Aucune gestion avancée des erreurs
En cas de secteurs défectueux, la commande peut s’arrêter.
Limites de la méthode dd
La commande dd présente certaines limites :
Ne gère pas bien les erreurs de lecture
Peut s’interrompre sur un disque endommagé
Ne reprend pas automatiquement en cas d’échec
Pour un disque défectueux, il est préférable d’utiliser ddrescue.
Créer un dump disque avec dd (Linux)
Lorsque le disque est endommagé ou instable, ddrescue est l’outil le plus adapté pour créer une image disque. Contrairement à dd, il est capable de gérer les erreurs de lecture et de reprendre la copie là où elle s’est arrêtée.
C’est la méthode recommandée pour la récupération de données sur un disque défectueux.
Pourquoi utiliser ddrescue ?
ddrescue est conçu pour travailler sur des disques problématiques :
Ignore les secteurs défectueux dans un premier temps
Réessaie de lire les zones endommagées
Enregistre la progression dans un fichier log
Permet de reprendre la copie en cas d’interruption
Il maximise les chances de récupérer un maximum de données.
Principe de fonctionnement
La copie se fait en plusieurs phases :
Lecture rapide des zones accessibles
Saut des secteurs défectueux
Tentatives de récupération des zones difficiles
Cela permet d’obtenir une image disque la plus complète possible.
Identifier le disque
Avant de lancer ddrescue :
Utilisez la commande lsblk
Repérez le disque source (ex : /dev/sdb)
Identifiez le disque de destination
Une erreur de disque peut entraîner une perte de données.
Cette phase tente de lire les secteurs défectueux.
Créer un dump disque avec TestDisk (Windows/Linux)
TestDisk n’est pas conçu à l’origine pour créer des images disque complètes comme dd ou ddrescue. Cependant, il peut être utilisé pour copier des fichiers depuis une partition ou un disque, ce qui peut servir de solution alternative dans certains cas.
Pour créer une véritable image disque (.dd), il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme dd ou ddrescue.
Ce que permet TestDisk
Avec TestDisk, vous pouvez :
Accéder aux fichiers d’une partition détectée
Copier des fichiers ou dossiers vers un autre disque
Sauvegarder les données avant réparation
Cela permet de sécuriser les fichiers sans passer par une image disque complète.
Choisissez un emplacement (bureau ou autre disque)
Lancez l’utilitaire en double-cliquant sur testdisk_win.exe
Choisissez No Log
Sélectionnez le disque à dumper
Puis laissez le type de partition détectée, probablement EFI GPT
Prenez l’option [Advanced] File System.
Sélectionnez la partition et en bas l’option Image Creation.
Choisissez l’emplacement en vous assurant que l’espace disque sera suffisant et appuyez sur C pour lancer la création. Le dump de la partition s’effectue. On obtient alors un fichier image.dd
La création du fichier image.dd s’effectue
Si tout va bien, une fois terminé, le message suivant s’affiche : Image created successfully.
Limites de cette méthode
TestDisk ne permet pas :
De créer une image disque complète (.dd)
De copier les secteurs bruts
De gérer les erreurs de lecture comme ddrescue
Il ne remplace pas un outil de clonage disque.
Créer un dump disque avec des outils graphiques (plus simple)
Si vous n’êtes pas à l’aise avec la ligne de commande, il existe des outils avec interface graphique qui permettent de créer une image disque facilement, sans avoir à saisir de commandes.
Ces solutions sont plus accessibles et réduisent les risques d’erreur.
Avantages des outils graphiques
Les logiciels avec interface offrent plusieurs bénéfices :
Interface visuelle plus intuitive
Sélection du disque en quelques clics
Paramétrage simplifié
Moins de risque de se tromper de disque
Ils sont particulièrement adaptés aux débutants.
Exemples d’outils disponibles
Plusieurs logiciels permettent de créer une image disque :
DiskGenius → création d’image + récupération de données. DiskGenius utilise son propre format d’image disque (.pmfx). Bien qu’efficace, ce format est propriétaire et ne peut pas être utilisé avec des outils comme TestDisk. Pour une compatibilité maximale, il est préférable d’utiliser un format standard comme .dd.
Certains outils sont gratuits, d’autres proposent des versions payantes.
Étapes générales
Le fonctionnement est globalement similaire :
Lancez le logiciel
Sélectionnez le disque source
Choisissez l’option Créer une image disque
Définissez l’emplacement de sauvegarde
Lancez la copie
Le logiciel se charge du reste.
Points de vigilance
Même avec une interface graphique :
Vérifiez toujours le disque source sélectionné
Assurez-vous d’avoir suffisamment d’espace
Ne travaillez pas sur le disque à sauvegarder
Évitez d’interrompre l’opération
Les erreurs restent possibles si les mauvaises options sont choisies.
Tableau comparatif
Outil
Type
Facilité d’utilisation
Fonctionnalités
DiskGenius
Récupération + image
Élevée
Analyse, récupération Format propriétaire .pmfx
HDClone
Clonage
Élevée
Copie disque
Macrium Reflect
Sauvegarde
Moyenne
Image système
R-Studio
Avancé
Moyenne
Forensic, récupération
Des outils graphiques comme Macrium Reflect permettent de créer une image disque facilement, sans ligne de commande. Cependant, ces logiciels ne réalisent pas toujours une copie bit à bit complète comme dd ou ddrescue. Ils sont plus adaptés à la sauvegarde ou au clonage de disques fonctionnels. En cas de disque défectueux ou de secteurs endommagés, il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme ddrescue.
Travailler sur une image disque (dump disque)
Une fois l’image disque (.dd) créée, il est fortement recommandé de travailler uniquement sur cette copie plutôt que sur le disque original. Cette approche permet de préserver l’état du support et de limiter les risques en cas d’erreur.
Pourquoi utiliser l’image disque ?
Travailler sur une image disque présente plusieurs avantages :
Le disque original reste intact
Vous pouvez tester plusieurs méthodes sans risque
Vous évitez d’aggraver les dommages
Vous pouvez revenir en arrière en cas d’erreur
Cela apporte une sécurité essentielle lors de la récupération de données.
Monter l’image disque
Pour exploiter une image disque (.dd), il est souvent nécessaire de la monter comme un disque virtuel. Cela permet d’accéder aux partitions et aux fichiers comme si le disque était connecté physiquement.
Monter une image disque sous Linux (loop device)
Sous Linux, vous pouvez utiliser un loop device pour attacher l’image disque.
Identifiez un périphérique libre :
losetup -f
Associez l’image disque :
losetup /dev/loop0 image.dd
Rafraîchissez les partitions :
partprobe /dev/loop0
Montez la partition :
mount /dev/loop0p1 /mnt
Vous pouvez alors accéder aux fichiers dans /mnt.
Monter une image disque sous Windows
Windows ne supporte pas nativement les fichiers .dd. Vous devez utiliser un logiciel spécialisé.
Exemples :
OSFMount (léger et efficace)
DiskGenius
R-Studio
Avec OSFMount :
Lancez le logiciel
Cliquez sur Mount new
Sélectionnez votre fichier .dd
Choisissez une partition à monter
Validez
L’image apparaît comme un disque dans l’explorateur.
estDisk ne permet pas de charger une image disque depuis son interface. Il faut passer par la ligne de commande.
Ouvrez un terminal ou invite de commandes
Lancez TestDisk avec le fichier image :
testdisk image.dd
TestDisk considère alors l’image comme un disque réel
Si vous préférez une interface graphique, vous pouvez monter l’image avec un outil comme OSFMount, puis lancer TestDisk sur le disque virtuel.
Tester sans risque
L’image disque permet de :
Essayer plusieurs méthodes de récupération
Recommencer en cas d’échec
Comparer les résultats
Cela évite les erreurs irréversibles.
Conserver une copie de sauvegarde
Même après récupération :
Conservez l’image disque
Stockez-la sur un support fiable
Évitez de la modifier
Elle peut servir de sauvegarde ou de référence.
Tableau des avantages
Avantage
Impact
Protection du disque original
Évite les dommages supplémentaires
Travail sécurisé
Permet de tester sans risque
Reproductibilité
Possibilité de recommencer
Sauvegarde
Conservation des données
Vérifier l’intégrité d’un dump disque
Une fois l’image disque (.dd) créée, il est important de vérifier qu’elle est complète et exploitable. Une image corrompue ou incomplète peut compromettre la récupération des données.
Vérifier la taille de l’image
La première vérification consiste à comparer la taille du fichier image avec celle du disque source.
La taille de l’image doit être proche de celle du disque
Une taille anormalement faible peut indiquer une copie incomplète
Cela permet de détecter rapidement un problème lors de la création.
Vérifier le fichier log (ddrescue)
Si vous avez utilisé ddrescue :
Consultez le fichier .log généré
Vérifiez les secteurs non lus ou en erreur
Analysez le taux de récupération
Le log donne une vision précise de l’état de la copie.
Monter l’image disque
Un bon test consiste à monter l’image :
Ouvrez l’image avec un outil compatible
Vérifiez si les partitions sont détectées
Essayez d’accéder aux fichiers
Si l’image est lisible, elle est exploitable.
Tester avec un outil de récupération
Vous pouvez également :
Ouvrir l’image dans TestDisk
Lancer un scan avec un logiciel de récupération
Vérifier la présence des fichiers
Cela confirme que les données sont récupérables.
Vérifier l’intégrité (hash)
Pour une vérification avancée, vous pouvez calculer une empreinte (hash) :
Microsoft s’attaque enfin à l’un des points les plus critiqués de Windows : Windows Update. L’éditeur prépare plusieurs changements importants pour améliorer l’expérience utilisateur, notamment en donnant plus de contrôle sur l’installation des mises à jour et en réduisant leur impact sur l’utilisation du PC.
Ces évolutions marquent un changement de stratégie pour Microsoft, qui reconnaît implicitement que le système de mise à jour actuel reste une source majeure de frustration pour les utilisateurs.
Un problème historique de Windows
Depuis Windows 10, Windows Update est souvent critiqué pour plusieurs raisons :
installation forcée des mises à jour
redémarrages imprévus
manque de contrôle pour l’utilisateur
bugs introduits par certaines mises à jour
Ces critiques se sont poursuivies avec Windows 11, malgré plusieurs améliorations apportées au fil des versions.
Microsoft veut redonner du contrôle aux utilisateurs
Avec les changements à venir, Microsoft cherche à rendre Windows Update moins intrusif et plus prévisible.
Parmi les évolutions évoquées :
une meilleure gestion du moment où les mises à jour sont installées
une réduction des interruptions liées aux redémarrages
une approche plus flexible pour l’utilisateur
L’objectif est clair : éviter que Windows Update ne perturbe l’utilisation du PC, notamment pendant le travail ou les sessions de jeu.
Une tentative de restaurer la confiance
Ces changements s’inscrivent dans une volonté plus globale de Microsoft de réduire les points de friction dans Windows 11 et d’améliorer l’image du système auprès des utilisateurs.
L’éditeur semble vouloir faire un “retour en arrière partiel” sur certaines décisions impopulaires prises ces dernières années, en rééquilibrant le contrôle entre le système et l’utilisateur.
Cela inclut également d’autres ajustements dans Windows 11, comme des améliorations de l’interface ou la simplification de certaines fonctionnalités.
Une évolution nécessaire après de nombreuses critiques
Ce changement intervient après plusieurs années de critiques autour de Windows Update, régulièrement pointé du doigt pour :
des mises à jour problématiques
des bugs introduits après Patch Tuesday
des comportements imprévisibles
Microsoft semble désormais reconnaître que ces problèmes ont un impact réel sur l’expérience utilisateur et tente de corriger le tir.
À terme, Microsoft souhaite rendre Windows Update :
plus discret
plus intelligent
et mieux adapté aux usages réels des utilisateurs
Si ces changements tiennent leurs promesses, ils pourraient améliorer significativement l’image de Windows Update, souvent perçu comme l’un des points faibles du système.
Microsoft a publié plusieurs mises à jour d’urgence (hotpatch) pour Windows 11, notamment KB5084897 et KB5084597, afin de corriger des problèmes récents affectant certains appareils et une vulnérabilité critique de sécurité.
Ces mises à jour concernent principalement Windows 11 versions 24H2 et 25H2 en environnement Enterprise, avec un déploiement spécifique via le système de hotpatch, qui permet d’appliquer certains correctifs sans redémarrage complet du système.
Un hotpatch pour corriger une faille critique RCE (KB5084597)
La mise à jour KB5084597 corrige une vulnérabilité critique dans le service Routing and Remote Access Service (RRAS), qui pouvait permettre une exécution de code à distance (RCE).
Cette faille affecte les composants réseau de Windows et pourrait être exploitée pour exécuter du code sur une machine ciblée sans interaction importante de l’utilisateur. Microsoft a donc publié ce correctif en out-of-band (hors Patch Tuesday) afin de corriger rapidement le problème.
Ce type de mise à jour est généralement réservé aux vulnérabilités critiques nécessitant une correction rapide, sans attendre le cycle mensuel des mises à jour.
Correction d’un bug Bluetooth (KB5084897)
En parallèle, Microsoft a déployé la mise à jour KB5084897, qui corrige un problème affectant la visibilité des périphériques Bluetooth sur certains systèmes Windows 11 utilisant le hotpatch.
Le bug empêchait certains appareils Bluetooth d’apparaître correctement dans l’interface, rendant leur connexion ou leur utilisation difficile. Cette mise à jour corrige spécifiquement ce comportement pour les appareils concernés.
Le fonctionnement des hotpatch Windows
Ces mises à jour s’appuient sur la technologie hotpatch, introduite récemment par Microsoft pour Windows 11 Enterprise.
Contrairement aux mises à jour classiques :
elles peuvent être appliquées sans redémarrage dans certains cas
elles ciblent des composants spécifiques du système
elles sont déployées de manière plus rapide sur les environnements professionnels
Cependant, ce système reste limité à certaines éditions de Windows (Enterprise / managed devices) et ne concerne pas la majorité des PC grand public.
Des correctifs en réponse à une série de problèmes récents
Ces hotpatchs interviennent dans un contexte où les dernières mises à jour Windows 11 ont déjà provoqué plusieurs problèmes :
bugs d’installation
problèmes de connexion aux comptes Microsoft
dysfonctionnements matériels ou logiciels
Microsoft adopte ici une stratégie de correctifs rapides hors cycle pour corriger les problèmes critiques dès leur apparition.
Une tendance vers des correctifs plus rapides
Le déploiement de hotpatchs comme KB5084597 et KB5084897 montre une évolution de la stratégie de Microsoft :
correction plus rapide des failles critiques
réduction du besoin de redémarrage
réponse plus agile aux incidents
Cette approche vise à améliorer la réactivité face aux vulnérabilités et aux bugs, notamment dans les environnements professionnels où les interruptions doivent être limitées.
La mise à jour cumulative KB5079473 de Windows 11, déployée lors du Patch Tuesday de mars 2026, provoque un nouveau problème majeur : certains utilisateurs ne peuvent plus se connecter à leur compte Microsoft dans plusieurs applications.
Microsoft a officiellement reconnu ce bug et l’a ajouté à la liste des problèmes connus de la mise à jour.
Impossible de se connecter aux applications Microsoft
Après l’installation de KB5079473, plusieurs applications peuvent refuser la connexion au compte Microsoft, notamment :
Microsoft Teams (version gratuite)
OneDrive
Microsoft Edge
Word et Excel
Microsoft 365 Copilot
Dans ces cas, les utilisateurs voient apparaître un message d’erreur trompeur : “Vous avez besoin d’Internet pour cela… vous n’êtes pas connecté”
Ce message s’affiche même lorsque la connexion Internet fonctionne parfaitement.
Un bug lié à l’état réseau du système
Selon Microsoft, le problème serait lié à un état spécifique de connectivité réseau déclenché après l’installation de la mise à jour.
Concrètement, le système pense être hors ligne alors qu’il est bien connecté, ce qui empêche les applications de valider l’authentification du compte Microsoft. Ce bug ne touche que : les connexions avec compte Microsoft personnel
Les environnements professionnels utilisant Microsoft Entra ID (ex Azure AD) ne sont pas concernés.
Un correctif en attente, un contournement temporaire
Pour le moment, Microsoft n’a pas encore publié de correctif définitif.
En attendant, l’éditeur propose une solution temporaire : redémarrer le PC en restant connecté à Internet
Cette manipulation permet dans certains cas de réinitialiser l’état réseau et de restaurer la connexion aux applications.
Attention toutefois : si le PC est redémarré sans connexion active, le problème peut réapparaître.
Un nouveau bug dans une série déjà problématique
Ce problème s’ajoute à une série de bugs déjà signalés avec KB5079473, notamment :
erreurs d’installation
boucles de redémarrage
gels du système
problèmes graphiques
Plus largement, ce Patch Tuesday de mars 2026 semble particulièrement instable, avec plusieurs incidents confirmés sur différentes configurations.
Une situation qui se répète
Ce nouvel incident illustre une fois de plus les difficultés rencontrées par Microsoft pour stabiliser ses mises à jour.
Ces derniers mois, plusieurs Patch Tuesday ont déjà provoqué des problèmes importants, notamment celui de janvier 2026, qui avait affecté Windows 11 et plusieurs applications.
PC portable qui ne s’allume que branché : problème de batterie ou d’alimentation ? Un ordinateur portable qui ne fonctionne que lorsqu’il est branché au secteur est généralement le signe d’un problème lié à la batterie ou au système d’alimentation. Dans certains cas, le PC s’éteint immédiatement dès que le chargeur est débranché ou Windows indique que la batterie n’est plus détectée.
Ce problème peut avoir plusieurs causes : une batterie usée, un chargeur défectueux, un connecteur d’alimentation endommagé ou un problème de gestion de l’alimentation.
Dans ce guide, nous allons voir pourquoi un PC portable peut ne fonctionner que sur secteur et quelles solutions permettent de diagnostiquer et résoudre ce problème.
PC portable qui ne s’allume que sur secteur : comprendre le problème
Il peut arriver qu’un PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, alors qu’il refuse de démarrer lorsqu’il fonctionne uniquement sur batterie. Dans ce cas, l’ordinateur semble fonctionner normalement avec le chargeur, mais s’éteint immédiatement ou ne démarre pas du tout dès que l’alimentation est débranchée.
Ce problème peut avoir plusieurs causes. Dans de nombreux cas, il est lié à une batterie défectueuse ou en fin de vie, qui ne parvient plus à fournir l’énergie nécessaire pour alimenter l’ordinateur. Le tableau ci-dessous présente les causes les plus fréquentes et les solutions à envisager.
Cause possible
Explication
Solution
Batterie mal détectée par le système
Windows peut ne plus reconnaître correctement la batterie à cause d’un bug logiciel ou d’un problème de communication avec le contrôleur d’alimentation.
Redémarrer l’ordinateur, vérifier la batterie dans le Gestionnaire de périphériques ou réinstaller le pilote de batterie.
Problème de pilote de gestion de l’alimentation
Le pilote Microsoft ACPI-Compliant Control Method Battery peut être corrompu ou mal configuré.
Désinstaller puis réinstaller le pilote de batterie depuis le Gestionnaire de périphériques.
Défaut du contrôleur de charge
Le circuit qui gère la charge de la batterie peut être bloqué ou mal réinitialisé.
Effectuer un reset électrique en débranchant l’alimentation et la batterie pendant quelques minutes.
Batterie usée ou défectueuse
Les batteries lithium-ion perdent leur capacité avec le temps et peuvent finir par ne plus alimenter correctement l’ordinateur.
Vérifier l’usure de la batterie et envisager un remplacement si nécessaire.
Problème matériel sur la carte mère
Dans de rares cas, le circuit d’alimentation ou le connecteur de batterie sur la carte mère peut être endommagé.
Faire vérifier l’ordinateur par un technicien ou le service après-vente.
Lorsque la batterie ne fonctionne plus correctement, l’ordinateur peut continuer à fonctionner uniquement lorsqu’il est branché sur le chargeur, ce qui donne l’impression que le PC ne démarre que sur secteur.
Dans ce guide, nous verrons comment diagnostiquer un PC portable qui ne s’allume plus sur batterie, vérifier l’état de la batterie et identifier si le problème provient du logiciel, de la batterie ou d’un défaut matériel.
Vérifier si la batterie est détectée par Windows
La première étape consiste à vérifier si Windows détecte correctement la batterie du PC portable. Si le système ne reconnaît pas la batterie, l’ordinateur peut fonctionner uniquement lorsqu’il est branché sur le secteur.
Dans ce cas, le problème peut provenir d’un pilote de gestion d’alimentation, d’un problème de détection de la batterie ou d’un défaut matériel.
Vérifier la batterie dans le Gestionnaire de périphériques
Windows utilise un pilote spécifique pour gérer la batterie, appelé Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft.
Pour vérifier si la batterie est détectée :
Faites un clic droit sur le menu Démarrer
Cliquez sur Gestionnaire de périphériques
Développez la section Batteries
Vous devriez voir apparaître généralement deux éléments :
Adaptateur secteur Microsoft
Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft
Si ces éléments sont présents, cela signifie que Windows détecte la batterie et le système de gestion d’alimentation.
Batterie absente ou en erreur
Si la section Batteries n’apparaît pas ou si la batterie est affichée avec un symbole d’erreur, cela peut indiquer :
un problème de pilote
une batterie mal reconnue par le système
un défaut matériel
Dans ce cas, il peut être utile de réinstaller le pilote de batterie ou de vérifier l’état de la batterie, ce que nous verrons dans les sections suivantes.
Comment savoir si la batterie est morte
Lorsque votre PC portable ne fonctionne plus que sur secteur, la cause la plus fréquente est une batterie usée ou défectueuse. Avec le temps, les batteries lithium-ion perdent progressivement leur capacité et peuvent finir par ne plus stocker suffisamment d’énergie pour alimenter l’ordinateur.
Plusieurs signes permettent d’identifier une batterie en fin de vie.
Le PC s’éteint immédiatement sans chargeur
Si votre ordinateur s’éteint dès que vous débranchez le chargeur, cela indique souvent que la batterie ne parvient plus à fournir d’énergie. Même si Windows affiche encore un niveau de charge, la batterie peut être trop dégradée pour alimenter correctement le système.
La batterie reste bloquée à 0 % ou ne charge plus
Un autre symptôme fréquent est une batterie qui reste bloquée à 0 % ou qui refuse de se charger malgré le branchement du chargeur. Dans certains cas, Windows peut également afficher un message indiquant que la batterie est branchée mais ne se charge pas.
Cela peut être lié à une batterie défectueuse ou à un problème de gestion de l’alimentation.
La batterie n’est plus détectée
Il arrive aussi que Windows affiche un message comme « batterie non détectée ». Dans ce cas, le système ne parvient plus à communiquer correctement avec la batterie.
Ce problème peut être causé par :
une batterie défectueuse
un connecteur de batterie mal branché
un contrôleur d’alimentation défaillant
L’autonomie est devenue très faible
Lorsque la batterie est fortement usée, l’autonomie peut chuter drastiquement. L’ordinateur ne fonctionne alors que quelques minutes sans être branché.
Dans ce cas, la batterie n’est pas forcément totalement morte, mais sa capacité est trop faible pour une utilisation normale.
Vérifier l’usure de la batterie
Pour confirmer l’état de la batterie, vous pouvez également vérifier son niveau d’usure à l’aide d’outils comme le rapport batteryreport de Windows ou des logiciels de surveillance matériel.
Si la capacité actuelle est très inférieure à la capacité d’origine, cela indique généralement que la batterie est en fin de vie et qu’un remplacement peut être nécessaire.
Les batteries d’ordinateurs portables ont généralement une durée de vie de 300 à 500 cycles de charge avant de perdre une partie importante de leur capacité.
Sur votre clavier, appuyez sur les touches
+
R
Puis saisissez la commande suivante :
powercfg /batteryreport
Windows génère alors un fichier C:\Users\VotreNomUtilisateur\battery-report.html contenant les informations détaillées sur la batterie.
Vous pouvez ensuite ouvrir ce fichier dans votre navigateur afin d’analyser l’état de santé de la batterie.
Si votre batterie présente plusieurs de ces symptômes, il est probable qu’elle soit usée ou défectueuse et qu’un remplacement soit la solution la plus simple pour retrouver une autonomie normale.
Réinitialiser le contrôleur d’alimentation (power reset)
Dans certains cas, le problème peut être lié au contrôleur de gestion de l’alimentation du PC portable. Ce contrôleur gère notamment la charge de la batterie, l’alimentation du système et la communication entre le chargeur et la batterie.
Lorsque ce contrôleur rencontre un problème, l’ordinateur peut se comporter de manière anormale, par exemple :
le PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché
la batterie n’est plus détectée correctement
l’ordinateur refuse de démarrer sur batterie
Dans ce cas, effectuer une réinitialisation du contrôleur d’alimentation (power reset) peut parfois résoudre le problème.
Effectuer un power reset
Pour réinitialiser le contrôleur d’alimentation :
Éteignez complètement le PC portable
Débranchez le chargeur secteur
Retirez la batterie si elle est amovible
Maintenez le bouton d’alimentation enfoncé pendant environ 20 à 30 secondes
Rebranchez ensuite le chargeur
Remettez la batterie si elle est amovible
Allumez l’ordinateur
Cette manipulation permet de décharger les condensateurs et de réinitialiser le système de gestion d’alimentation du PC portable.
Vérifier le chargeur et l’alimentation du PC portable
Si votre PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, il est important de vérifier également le chargeur et l’alimentation du système. Un problème de chargeur ou de connecteur peut empêcher la batterie de se charger correctement et provoquer des problèmes d’alimentation.
Plusieurs éléments peuvent être en cause :
un chargeur défectueux
un câble d’alimentation endommagé
un connecteur d’alimentation usé
une alimentation insuffisante pour le PC
Vérifier le chargeur
Commencez par vérifier l’état du chargeur :
inspectez le câble et l’adaptateur secteur
assurez-vous que le connecteur n’est pas endommagé
vérifiez que le chargeur est bien compatible avec votre modèle de PC
Si possible, testez avec un autre chargeur compatible afin de vérifier si le problème persiste.
Vérifier le connecteur d’alimentation
Le connecteur d’alimentation du PC portable peut également être en cause.
Pour vérifier cela :
assurez-vous que le connecteur est bien inséré
vérifiez que le port d’alimentation n’est pas endommagé
observez si la LED de charge s’allume correctement
Si la batterie ne se charge pas ou si l’ordinateur ne fonctionne correctement qu’avec le chargeur branché, il est possible que le chargeur ou le connecteur d’alimentation soit défectueux.
Réinstaller le pilote de batterie dans le Gestionnaire de périphériques
Dans certains cas, le problème peut être lié au pilote de gestion de la batterie utilisé par Windows. Si ce pilote est corrompu ou mal installé, le système peut rencontrer des difficultés pour détecter ou utiliser correctement la batterie, ce qui peut empêcher l’ordinateur de démarrer sur batterie.
Windows utilise généralement le pilote Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft pour gérer la batterie et l’alimentation du PC portable.
Désinstaller puis réinstaller le pilote de batterie
Pour réinstaller le pilote de batterie :
Faites un clic droit sur le menu Démarrer
Cliquez sur Gestionnaire de périphériques
Développez la section Batteries
Faites un clic droit sur Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft
Cliquez sur Désinstaller l’appareil
Confirmez la désinstallation
Une fois la désinstallation effectuée :
redémarrez votre ordinateur
Au redémarrage, Windows détecte automatiquement la batterie et réinstalle le pilote nécessaire à sa gestion.
Cette manipulation permet parfois de résoudre les problèmes lorsque la batterie n’est plus correctement reconnue par le système ou lorsque la gestion de l’alimentation rencontre des dysfonctionnements.
Vérifier l’état de la batterie dans le BIOS ou l’UEFI
Si votre PC portable ne démarre que lorsqu’il est branché sur le secteur, il peut être utile de vérifier l’état de la batterie directement dans le BIOS ou l’UEFI. Certains fabricants intègrent en effet des outils permettant d’afficher des informations sur la batterie et son état de santé.
Cette vérification permet de déterminer si le problème provient du système Windows ou d’un défaut matériel de la batterie.
Accéder au BIOS ou à l’UEFI
Pour accéder au BIOS ou à l’UEFI :
Redémarrez l’ordinateur
Appuyez sur la touche permettant d’ouvrir le BIOS ou l’UEFI (souvent F2, Suppr, F10 ou Échap selon le fabricant)
Une fois dans le BIOS ou l’UEFI, certains ordinateurs affichent :
l’état de la batterie
le niveau de charge
l’état de santé de la batterie
Selon les fabricants, ces informations peuvent apparaître dans les sections Power, Battery ou Diagnostics.
Si la batterie est indiquée comme défectueuse ou en mauvais état, cela signifie généralement qu’elle doit être remplacée.
Batterie défectueuse : comment le vérifier
Si votre PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, il est possible que la batterie soit défectueuse ou en fin de vie. Avec le temps et les cycles de charge, la capacité des batteries diminue et elles peuvent finir par ne plus fournir suffisamment d’énergie pour alimenter l’ordinateur.
Plusieurs signes peuvent indiquer qu’une batterie est défaillante :
le PC s’éteint immédiatement lorsqu’il est débranché
l’ordinateur ne démarre plus sur batterie
la batterie se décharge très rapidement
la batterie n’est plus détectée par Windows
Tester le démarrage sans batterie
Si votre PC portable possède une batterie amovible, vous pouvez effectuer un test simple.
Éteignez l’ordinateur
Retirez la batterie
Branchez uniquement le chargeur secteur
Démarrez l’ordinateur
Si l’ordinateur fonctionne normalement dans cette configuration mais refuse de fonctionner avec la batterie installée, il est probable que la batterie soit défectueuse.
Vérifier l’usure de la batterie
Vous pouvez également vérifier l’état de santé de la batterie avec le rapport batterie de Windows.
Si le rapport indique une capacité très inférieure à la capacité d’origine, cela signifie généralement que la batterie est en fin de vie et doit être remplacée.
Que faire si le PC ne fonctionne que branché
Si votre PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, cela signifie généralement que la batterie ne fournit plus l’énergie nécessaire pour alimenter l’ordinateur. Après avoir effectué les vérifications précédentes, plusieurs solutions peuvent être envisagées.
Remplacer la batterie
Dans la majorité des cas, le problème provient d’une batterie usée ou défectueuse. Les batteries de PC portable ont une durée de vie limitée et perdent progressivement leur capacité au fil des cycles de charge.
Si les tests montrent que la batterie est en mauvais état, la solution la plus simple consiste à remplacer la batterie par un modèle compatible avec votre ordinateur.
Vérifier les mises à jour du BIOS et des pilotes
Dans certains cas plus rares, le problème peut être lié à un bug du BIOS ou à un problème de gestion de l’alimentation dans Windows.
Ces mises à jour peuvent corriger des problèmes de gestion de l’alimentation ou de détection de la batterie.
Utiliser le PC uniquement sur secteur
Si la batterie est défectueuse et que vous ne souhaitez pas la remplacer immédiatement, vous pouvez continuer à utiliser l’ordinateur uniquement avec le chargeur branché.
Cependant, cela réduit la portabilité du PC et peut présenter un risque si le chargeur est débranché accidentellement, car l’ordinateur s’éteindra immédiatement.
La mise à jour Windows 11 KB5079473, publiée lors du Patch Tuesday de mars 2026, provoque déjà plusieurs problèmes chez certains utilisateurs. Selon plusieurs signalements, cette mise à jour cumulative peut échouer à l’installation avec des erreurs comme 0x80070306 ou 0x800f0991, tout en provoquant dans certains cas des boucles de redémarrage, des gels du système ou encore des problèmes graphiques.
Une installation qui échoue chez certains utilisateurs
Plusieurs utilisateurs indiquent que l’installation de KB5079473 échoue systématiquement lors de Windows Update. Dans certains cas, le processus de mise à jour s’interrompt à la fin de l’installation et affiche un message d’erreur.
Parmi les codes d’erreur signalés :
0x80070306
0x800f0991
0x80070002
Même après avoir utilisé les outils de réparation intégrés comme SFC (System File Checker) ou DISM, certains utilisateurs indiquent que le problème persiste et que la mise à jour refuse toujours de s’installer.
Boucles de redémarrage et écrans bleus
Dans certains cas plus graves, les utilisateurs rapportent que l’installation de KB5079473 peut provoquer :
la nécessité de redémarrer manuellement le PC pour retrouver l’accès au système.
Ces problèmes surviennent généralement lorsque l’installation échoue à un stade avancé du processus de mise à jour.
Gels du système et problèmes graphiques
D’autres utilisateurs signalent également des problèmes de stabilité après l’installation de la mise à jour, notamment :
des gels du système ;
des blocages complets de Windows ;
des glitches graphiques ou anomalies d’affichage.
Un signalement publié sur le Feedback Hub de Microsoft indique également que l’installation de la mise à jour aurait supprimé les droits administrateur sur certains systèmes, empêchant l’exécution de tâches nécessitant des privilèges élevés.
Microsoft n’a pas encore reconnu officiellement le problème
Pour le moment, Microsoft n’a pas officiellement ajouté ces dysfonctionnements à la liste des problèmes connus de la mise à jour.
La mise à jour étant très récente, il est possible que Microsoft documente ces incidents dans les prochains jours si les signalements continuent d’augmenter.
Que faire si KB5079473 pose problème
Si la mise à jour KB5079473 échoue ou provoque des instabilités, plusieurs solutions peuvent être envisagées :
relancer l’installation via Windows Update ;
utiliser les outils de réparation SFC /scannow et DISM ;
installer la mise à jour manuellement via le catalogue Microsoft Update ;
ou, en cas de problème grave, désinstaller la dernière mise à jour depuis l’environnement de récupération Windows.
Dans la majorité des cas, Windows est capable de revenir automatiquement à la version précédente si l’installation échoue.
Une série de problèmes après les derniers Patch Tuesday
Ces nouveaux bugs surviennent alors que plusieurs mises à jour récentes de Windows ont déjà provoqué des problèmes similaires.
Un nouveau problème lié à la mise à jour KB5077181 de Windows 11 a été identifié sur certains ordinateurs Samsung. Après l’installation de cette mise à jour de sécurité, certains utilisateurs se retrouvent dans l’impossibilité d’accéder au disque C:, ce qui empêche également le lancement de nombreuses applications.
Microsoft a confirmé le problème et indique travailler avec Samsung afin d’identifier précisément la cause et publier un correctif.
Un bug qui bloque l’accès au disque système
Selon Microsoft, le bug se manifeste par le message d’erreur :
“C:\ est inaccessible – Accès refusé”
Lorsque ce problème survient, les utilisateurs peuvent perdre l’accès à leur disque principal et à leurs fichiers. Cette situation empêche également le lancement de nombreuses applications importantes, notamment :
Microsoft Office
Outlook
les navigateurs web
certains outils système
Quick Assist
Dans certains cas, les restrictions d’accès sont telles que les utilisateurs ne peuvent plus exécuter certaines tâches administratives, consulter des journaux système ou même désinstaller la mise à jour problématique.
Des PC Samsung principalement concernés
Pour le moment, le problème semble toucher principalement certains ordinateurs portables Samsung, notamment :
Samsung Galaxy Book 4
d’autres modèles récents de la gamme Samsung
Les premiers signalements ont été observés dans plusieurs pays, notamment :
le Brésil
le Portugal
la Corée du Sud
l’Inde
Microsoft indique que le bug touche Windows 11 versions 24H2 et 25H2 installées sur ces appareils.
Une piste liée au logiciel Samsung Share
Les investigations préliminaires suggèrent que le problème pourrait être lié à l’application Samsung Share installée sur certains ordinateurs de la marque.
Pour l’instant, Microsoft n’a pas confirmé de cause définitive, mais travaille avec Samsung pour déterminer si le problème provient :
de la mise à jour Windows elle-même
d’un conflit avec le logiciel Samsung
ou d’une interaction entre les deux.
Un contournement risqué proposé en ligne
Un utilisateur se présentant comme technicien Samsung a partagé un contournement temporaire permettant de restaurer l’accès au disque C:.
La solution consiste à modifier les permissions du disque pour donner l’accès au groupe “Everyone”, y compris sur des dossiers système normalement protégés.
Cependant, cette manipulation modifie les permissions de nombreux fichiers critiques et peut affaiblir fortement la sécurité de Windows. Microsoft recommande donc d’éviter cette solution et d’attendre un correctif officiel.
Microsoft travaille sur un correctif
Pour le moment, Microsoft n’a pas publié de solution officielle, mais confirme que l’équipe Windows collabore avec Samsung afin d’identifier l’origine du problème et publier un correctif dans une prochaine mise à jour.
Les utilisateurs concernés devront probablement attendre une mise à jour corrective via Windows Update.
Des mises à jour Windows toujours source de problèmes
Ce nouvel incident rappelle que les mises à jour Windows peuvent parfois introduire des bugs importants.
Microsoft a publié la mise à jour KB5078885 pour Windows 10 dans le cadre du Patch Tuesday de mars 2026. Cette mise à jour fait partie du programme Extended Security Updates (ESU), qui permet aux machines restées sous Windows 10 de continuer à recevoir des correctifs de sécurité après la fin du support officiel du système.
Contrairement aux mises à jour précédentes, Microsoft ne propose plus de nouvelles fonctionnalités pour Windows 10 : les mises à jour ESU contiennent uniquement des correctifs de sécurité et de stabilité.
Après installation de la mise à jour KB5078885, Windows 10 passe à une nouvelle build du système qui intègre les correctifs de sécurité publiés lors du Patch Tuesday.
Correctifs de sécurité du Patch Tuesday
La mise à jour corrige les vulnérabilités découvertes dans Windows lors du Patch Tuesday de mars 2026.
Au total, Microsoft a corrigé 79 failles de sécurité, dont deux zero-days activement exploitées dans des attaques réelles.
Ces vulnérabilités couvrent plusieurs catégories :
Élévation de privilèges
Exécution de code à distance
Divulgation d’informations
Contournement de fonctionnalités de sécurité
Usurpation (spoofing)
Déni de service
Ces correctifs visent à empêcher l’exploitation de failles pouvant permettre à un attaquant d’exécuter du code, d’obtenir des privilèges système ou de compromettre un ordinateur à distance.
Correctif d’un bug empêchant l’arrêt du système
La mise à jour corrige également un problème introduit par une précédente mise à jour de sécurité.
Sur certains systèmes utilisant System Guard Secure Launch avec Virtual Secure Mode (VSM), Windows 10 pouvait rencontrer un bug empêchant l’arrêt ou la mise en veille prolongée de l’ordinateur.
Dans ce scénario, le PC redémarrait automatiquement au lieu de s’éteindre ou d’entrer en hibernation. Ce problème est désormais corrigé avec KB5078885.
Mises à jour liées à Secure Boot
La mise à jour poursuit également le déploiement de nouveaux certificats Secure Boot.
Ces certificats, introduits initialement en 2011, commenceront à expirer à partir de juin 2026, ce qui nécessite leur renouvellement afin de maintenir l’intégrité du processus de démarrage sécurisé.
Secure Boot permet d’empêcher l’exécution de code malveillant au démarrage du PC en vérifiant la signature numérique des composants chargés par le firmware.
Les nouveaux certificats sont désormais distribués progressivement via les mises à jour mensuelles de Windows.
Qui peut installer la mise à jour
La mise à jour KB5078885 est disponible pour :
les appareils Windows 10 inscrits au programme ESU
les éditions Enterprise, Education et LTSC
certains utilisateurs particuliers ayant activé l’accès aux mises à jour étendues.
Les systèmes Windows 10 qui ne sont pas inscrits au programme ESU ne recevront plus ces correctifs de sécurité.
Comment installer KB5078885
La mise à jour peut être installée :
via Paramètres → Windows Update
via WSUS ou Intune dans les environnements professionnels
via le catalogue Microsoft Update pour une installation manuelle.
Un redémarrage du système est nécessaire pour finaliser l’installation.
Windows 10 continue de recevoir des correctifs… mais plus d’évolutions
Depuis la fin du support officiel de Windows 10 en octobre 2025, Microsoft ne développe plus de nouvelles fonctionnalités pour le système.
Les mises à jour ESU se limitent désormais à corriger des failles de sécurité critiques et des bugs majeurs, afin de permettre aux organisations et aux utilisateurs qui ne peuvent pas encore migrer vers Windows 11 de continuer à utiliser leurs machines en limitant les risques.
Cependant, Microsoft encourage toujours les utilisateurs à migrer vers Windows 11 afin de bénéficier de nouvelles fonctionnalités et d’un support complet.
Microsoft a publié les nouvelles mises à jour cumulatives KB5079473 et KB5078883 pour Windows 11 dans le cadre du Patch Tuesday de mars 2026. Ces mises à jour concernent respectivement Windows 11 versions 25H2 et 24H2, ainsi que Windows 11 version 23H2, et incluent des correctifs de sécurité, des améliorations de stabilité et plusieurs nouveautés pour le système.
Ces mises à jour sont obligatoires, car elles corrigent des vulnérabilités découvertes dans les derniers mois et améliorent différents composants du système d’exploitation.
Nouvelles builds après installation
Après l’installation des correctifs :
Windows 11 25H2 et 24H2 passent aux builds 26200.8037 et 26100.8037 via la mise à jour KB5079473.
Windows 11 23H2 passe à la build 22631.6783 avec KB5078883.
Comme souvent avec Windows 11, les versions 24H2 et 25H2 partagent la même base de code, ce qui signifie qu’elles reçoivent exactement les mêmes correctifs et améliorations.
Mise à jour importante pour Secure Boot
L’un des changements les plus importants de cette mise à jour concerne la préparation à l’expiration des certificats Secure Boot, prévue à partir de juin 2026.
Secure Boot est un mécanisme de sécurité intégré au firmware des PC qui empêche le chargement de code non signé lors du démarrage. Les certificats utilisés actuellement remontent à 2011 et doivent être renouvelés pour garantir la sécurité du processus de démarrage.
Avec ces mises à jour, Microsoft :
améliore la distribution des nouveaux certificats Secure Boot ;
introduit de nouveaux mécanismes de ciblage pour s’assurer que les appareils compatibles reçoivent correctement les nouvelles clés ;
ajoute des commandes PowerShell permettant aux administrateurs de vérifier et gérer les certificats Secure Boot.
Cette transition est importante car sans ces nouveaux certificats, certains systèmes pourraient entrer dans un état de sécurité dégradé après l’expiration des anciennes clés.
Microsoft continue également d’améliorer l’interface de Windows 11 avec l’ajout de nouveaux emojis conformes à la norme Unicode 16.0.
Ces emojis sont accessibles via le panneau d’emojis (Win + .) et peuvent être utilisés dans toutes les applications compatibles.
Améliorations dans l’Explorateur de fichiers
Plusieurs améliorations concernent l’Explorateur de fichiers, notamment :
une meilleure gestion des recherches, en particulier lors de recherches effectuées dans « Ce PC » ou sur plusieurs disques ;
une amélioration de l’indexation des fichiers, permettant des résultats plus rapides dans certains scénarios ;
des corrections de bugs liés à l’affichage des périphériques réseau.
Ces changements visent à rendre la navigation dans les fichiers plus fluide et plus fiable.
Windows Backup pour les entreprises
Microsoft améliore également Windows Backup dans les environnements professionnels.
La fonctionnalité permet désormais de restaurer automatiquement certaines applications et paramètres lors de la première connexion sur un nouvel appareil, ce qui simplifie les déploiements dans les organisations.
Cette évolution s’inscrit dans la stratégie de Microsoft visant à faciliter la migration et la gestion de postes Windows dans les entreprises.
Améliorations de la sécurité avec WDAC
La mise à jour introduit également des améliorations dans Windows Defender Application Control (WDAC).
WDAC permet de contrôler quelles applications peuvent être exécutées sur un système. Avec cette mise à jour :
la gestion des objets COM dans les politiques de sécurité est améliorée ;
les administrateurs disposent de contrôles plus précis sur les applications autorisées.
Ces améliorations renforcent la protection des systèmes dans les environnements professionnels.
Autres corrections de bugs
Comme souvent avec les mises à jour cumulatives, plusieurs bugs ont été corrigés :
un problème pouvant provoquer des échecs lors du partage de fichiers volumineux via Nearby Share ;
des bugs liés à la projection d’écran (Win + P) ;
des ralentissements dans le service d’impression spoolsv.exe ;
un problème d’affichage des périphériques réseau dans l’Explorateur ;
un bug pouvant empêcher le système de démarrer correctement après la saisie d’une clé de récupération BitLocker.
Ces corrections visent principalement à améliorer la stabilité générale du système.
EDIT 14/03/2026 : certains utilisateurs rapportent des problèmes
La mise à jour Windows 11 KB5079473, publiée lors du Patch Tuesday de mars 2026, provoque déjà plusieurs problèmes chez certains utilisateurs. Selon plusieurs signalements, cette mise à jour cumulative peut échouer à l’installation avec des erreurs comme 0x80070306 ou 0x800f0991, tout en provoquant dans certains cas des boucles de redémarrage, des gels du système ou encore des problèmes graphiques.
Après plusieurs mois de progression lente, Windows 11 connaît une forte accélération de son adoption en février 2026. Les dernières statistiques de StatCounter montrent une hausse importante de la part de marché du système d’exploitation de Microsoft, accompagnée d’un recul marqué de Windows 10.
Au niveau mondial, Windows 11 atteint désormais 72,78 % des PC Windows, contre 26,27 % pour Windows 10. Cette progression est particulièrement visible sur les deux derniers mois, où la part de Windows 11 a fortement augmenté tandis que Windows 10 a rapidement perdu du terrain.
Une progression visible dans toutes les régions
Si la tendance globale est la même partout, le calendrier de transition vers Windows 11 varie sensiblement selon les régions.
Amérique du Nord : la transition la plus rapide
L’Amérique du Nord est la région où l’adoption de Windows 11 a été la plus précoce et la plus rapide.
Dès mars 2025, Windows 11 y dépasse déjà Windows 10, ce qui marque une bascule beaucoup plus tôt que dans le reste du monde. Depuis cette date, la progression est restée relativement régulière, avec une hausse continue tout au long de l’année 2025.
En février 2026, Windows 11 atteint 76,93 % de parts de marché, tandis que Windows 10 tombe à 22,27 %. Cette avance s’explique notamment par un renouvellement matériel plus rapide et par l’adoption plus précoce des nouvelles versions de Windows par les entreprises et les particuliers.
Europe : une adoption plus progressive
En Europe, la transition a été beaucoup plus progressive.
Après une montée lente au début de 2025, la part de Windows 11 est restée relativement stable jusqu’à l’été 2025, tandis que Windows 10 conservait une majorité confortable. Ce n’est qu’à partir de septembre 2025 que Windows 11 dépasse Windows 10.
La progression s’est ensuite accélérée vers la fin de l’année 2025, avec une hausse notable en décembre et janvier, probablement liée aux migrations entreprises et au renouvellement du matériel.
En février 2026, Windows 11 atteint 69,08 % en Europe, contre 30,02 % pour Windows 10.
Asie : une évolution plus irrégulière
L’Asie présente un scénario plus atypique, avec une évolution beaucoup plus irrégulière.
Au printemps 2025, Windows 11 progresse fortement et dépasse Windows 10 dès juin 2025. Cependant, cette tendance ne se stabilise pas immédiatement : un retour temporaire vers Windows 10 apparaît autour d’août 2025, probablement lié à des variations régionales ou à des différences de déploiement dans certains marchés.
Après cette phase d’instabilité, la situation reste relativement stable pendant plusieurs mois. La véritable accélération intervient finalement à partir de décembre 2025, où Windows 11 entame une progression rapide.
En février 2026, Windows 11 atteint 70,56 % en Asie, contre 28,22 % pour Windows 10.
Dans toutes ces régions, la tendance est similaire : Windows 11 progresse fortement tandis que Windows 10 recule rapidement.
Pourquoi les statistiques peuvent évoluer rapidement d’un mois à l’autre
Il faut toutefois garder à l’esprit que les statistiques de parts de marché comme celles de StatCounter reposent sur des estimations basées sur le trafic web, et non sur un recensement exact des machines Windows en circulation.
Cela signifie que certains événements peuvent provoquer des variations visibles d’un mois à l’autre, par exemple :
le renouvellement du parc informatique dans certaines entreprises ou administrations ;
des vagues de migration vers Windows 11 dans des organisations importantes ;
ou encore l’arrivée de nouveaux PC vendus avec Windows 11 préinstallé, notamment après les périodes de forte vente comme le Black Friday ou Noël.
Ces facteurs peuvent entraîner des bascules assez rapides dans les graphiques, même si la transition réelle du parc informatique se fait en réalité de manière plus progressive sur plusieurs mois.
Les données du Steam Hardware Survey montrent une tendance légèrement différente : Windows 11 reste majoritaire chez les joueurs PC, mais a reculé en février. Ce type de variation est fréquent dans le sondage de Steam, qui dépend fortement de la répartition géographique des participants d’un mois à l’autre.
Pourquoi l’adoption de Windows 11 s’accélère maintenant
Plusieurs facteurs expliquent cette accélération observée depuis le début de l’année 2026.
La fin effective de Windows 10
Le premier facteur reste la fin du support de Windows 10, intervenue fin 2025. Même si beaucoup d’utilisateurs ont initialement repoussé la migration, la disparition progressive des mises à jour de sécurité pousse désormais davantage d’entreprises et de particuliers à franchir le pas.
Dans de nombreux environnements professionnels, les migrations sont souvent planifiées plusieurs mois à l’avance : il est donc logique que les bascules massives apparaissent quelques mois après la fin du support.
Une autre explication possible concerne le renouvellement du parc informatique pendant la période des fêtes. Chaque année, les ventes de PC augmentent fortement autour du Black Friday et de Noël. Or les machines commercialisées aujourd’hui sont presque toutes livrées avec Windows 11 préinstallé. L’effet de ces ventes se répercute souvent dans les statistiques avec plusieurs semaines de décalage, ce qui peut contribuer à la forte progression observée en janvier et février.
Une grande partie des PC incompatibles avec Windows 11 — notamment ceux dépourvus de TPM 2.0 ou utilisant des processeurs plus anciens — est progressivement remplacée par de nouvelles machines. Or, tous les nouveaux PC sont désormais livrés avec Windows 11 préinstallé.
Chaque renouvellement de matériel contribue donc mécaniquement à augmenter la part de marché du système.
Des déploiements en entreprise qui arrivent à maturité
De nombreuses organisations avaient retardé leur migration afin de tester Windows 11, valider la compatibilité logicielle et stabiliser leurs environnements.
Ces projets de migration arrivent maintenant à maturité. Les grandes entreprises et administrations déploient progressivement Windows 11 sur des milliers de machines, ce qui peut provoquer des variations rapides dans les statistiques de marché.
Une perception du système qui s’améliore
Enfin, Windows 11 bénéficie désormais d’une image plus stable qu’à son lancement.
Les premières versions du système avaient été critiquées pour certains bugs et pour des changements d’interface controversés. Mais après plusieurs mises à jour majeures — notamment 24H2 et 25H2 — le système est aujourd’hui considéré comme plus mature et mieux optimisé.
Pour de nombreux utilisateurs, Windows 11 apparaît désormais comme une évolution naturelle plutôt qu’un changement risqué.
Une image qui s’améliore… mais des problèmes persistants
Si Windows 11 progresse aujourd’hui, cela ne signifie pas pour autant que les critiques ont disparu. Le système est désormais plus mature qu’à son lancement et les versions 24H2 et 25H2 ont apporté plusieurs améliorations de stabilité et de fonctionnalités.
Cependant, les problèmes liés aux mises à jour Windows restent fréquents. Microsoft continue régulièrement de publier des correctifs qui introduisent eux-mêmes de nouveaux bugs, un phénomène régulièrement observé depuis plusieurs années dans l’écosystème Windows Update.
Le Patch Tuesday de janvier 2026, par exemple, a provoqué une série de dysfonctionnements touchant certains PC et applications, illustrant une fois de plus la difficulté pour Microsoft de maintenir un cycle de mises à jour parfaitement stable.
Ces incidents n’empêchent pas l’adoption de Windows 11, mais ils alimentent une certaine méfiance chez une partie des utilisateurs, notamment dans les environnements professionnels où la fiabilité des mises à jour reste un enjeu critique.
Windows 10 entame un déclin rapide
La conséquence directe de cette adoption accélérée est la chute rapide de Windows 10.
En seulement quelques mois, sa part de marché est passée d’une position dominante à moins d’un tiers du parc Windows mondial.
Ce phénomène devrait se poursuivre au cours de l’année 2026. À mesure que les entreprises terminent leurs migrations et que les anciens PC sont remplacés, Windows 10 pourrait rapidement devenir minoritaire dans l’écosystème Windows.
Une transition finalement plus lente… puis plus brutale
Pendant longtemps, l’adoption de Windows 11 a semblé étonnamment lente. Lancé officiellement le 5 octobre 2021, le système a mis plus de quatre ans avant de s’imposer réellement dans le parc informatique mondial.
Pendant une grande partie de cette période, Windows 10 est resté largement dominant, notamment en raison des exigences matérielles strictes imposées par Microsoft (TPM 2.0, processeurs récents), qui ont empêché de nombreux PC de migrer directement vers le nouvel OS.
Mais les chiffres récents montrent que la situation évolue désormais beaucoup plus vite. Ce n’est finalement qu’à partir de fin 2025 — soit près de quatre ans après sa sortie — que Windows 11 connaît une véritable accélération de son adoption, portée par la fin du support de Windows 10 et le renouvellement progressif du parc informatique.
Autrement dit, la transition vers Windows 11 n’a pas été progressive comme lors des précédents changements de version de Windows : elle a été longtemps bloquée, avant de s’accélérer brusquement lorsque les contraintes du calendrier et du matériel ont commencé à jouer pleinement leur rôle.
Microsoft a confirmé qu’il travaille encore à corriger un problème visuel persistant dans l’Explorateur de fichiers de Windows 11, qui provoque l’apparition d’un écran blanc très bref lors de l’ouverture ou de la navigation dans l’interface. Ce bug, signalé par de nombreux utilisateurs, affecte principalement les systèmes utilisant le mode sombre et certaines versions récentes de Windows 11.
Un bug apparu après certaines mises à jour Windows 11
Le problème est apparu après l’installation de certaines mises à jour de Windows 11. Lorsqu’un utilisateur ouvre l’Explorateur de fichiers (File Explorer) ou navigue entre certains éléments de l’interface, la fenêtre peut brièvement afficher un écran blanc avant que les fichiers et dossiers ne s’affichent normalement.
Ce comportement est particulièrement visible lorsque le système est configuré en mode sombre, car le flash blanc contraste fortement avec le reste de l’interface.
Les utilisateurs peuvent observer ce phénomène dans plusieurs situations :
au lancement de l’Explorateur de fichiers ;
lors de la création d’un nouvel onglet ;
en activant ou désactivant le panneau de détails ;
en naviguant entre certaines sections comme Accueil ou Galerie.
Même si ce bug n’affecte pas directement les données ni la stabilité générale du système, il est considéré comme gênant, notamment pour les utilisateurs qui travaillent fréquemment dans l’Explorateur de fichiers.
Un correctif partiel déjà publié
Microsoft a déjà tenté de corriger certains aspects du problème via des mises à jour cumulatives précédentes. Par exemple, un correctif avait été introduit pour limiter les flashes blancs lors de la navigation ou de l’ouverture de certaines sections de l’Explorateur.
Cependant, malgré ces améliorations, le problème n’a pas été entièrement éliminé, et Microsoft indique désormais travailler toujours sur une solution complète.
Solutions temporaires et contournements
En attendant un correctif définitif, plusieurs solutions temporaires peuvent limiter l’impact du bug :
Désactiver le mode sombre, ce qui réduit fortement la visibilité du flash blanc ;
Installer les dernières mises à jour Windows, certaines améliorations étant progressivement déployées ;
Dans les environnements professionnels, utiliser des scripts ou des ajustements temporaires proposés par Microsoft pour atténuer certains comportements anormaux.
Ces contournements ne suppriment pas totalement le problème, mais permettent d’en réduire l’impact au quotidien.
Un problème qui touche un composant central de Windows
L’Explorateur de fichiers est l’un des composants les plus utilisés de Windows 11 : il sert à naviguer dans les dossiers, gérer les fichiers et accéder aux emplacements système.
Pour cette raison, même un bug purement visuel peut rapidement devenir irritant lorsqu’il apparaît plusieurs fois par jour. Microsoft continue donc d’analyser le problème afin d’identifier l’origine exacte du comportement et de déployer un correctif définitif dans une prochaine mise à jour.
Une vidéo en streaming qui ne se lance pas, freeze, saccade ou affiche un écran noir est un problème fréquent sous Windows 11/10. Que ce soit sur YouTube, Netflix, Prime Video, Twitch, Tik-Tok ou d’autres plateformes, ces dysfonctionnements peuvent rapidement devenir frustrants.
Les symptômes les plus courants sont :
Écran noir avec ou sans son
Vidéo qui reste bloquée au chargement
Image qui saccade malgré un bon débit Internet
Lecture lente en 1080p ou 4K
Erreur DRM ou message de lecture impossible
Dans la majorité des cas, le problème est lié au navigateur, à l’accélération matérielle, aux pilotes graphiques, au GPU utilisé ou à la connexion réseau, et non à une panne matérielle grave.
Dans ce guide complet, vous allez découvrir comment diagnostiquer rapidement la cause du problème et appliquer la solution adaptée, qu’il s’agisse d’un conflit logiciel, d’un paramétrage GPU incorrect ou d’un problème de performances système.
Diagnostic rapide des problèmes de streaming
Si une vidéo ne se lance pas, affiche un écran noir, saccade ou freeze sous Windows 11/10, la cause est généralement liée au navigateur, à l’accélération matérielle, aux DRM, au réseau ou aux performances globales du système.
Avant d’entrer dans un diagnostic détaillé, utilisez le tableau ci-dessous pour identifier rapidement la source probable du problème et appliquer une première solution.
Vérifiez que Windows et les pilotes graphiques sont à jour
Fermez les applications gourmandes
Ces étapes simples permettent de résoudre une grande partie des problèmes de streaming vidéo sous Windows 11/10.
Comment utiliser ce tableau ?
Si le problème survient uniquement sur un site → suspectez navigateur ou DRM
Si le problème apparaît sous charge vidéo élevée → vérifiez GPU et température
Si la vidéo fonctionne en Ethernet mais pas en Wi-Fi → le réseau est en cause
Si le PC est globalement lent → optimisez les performances système
Ce diagnostic rapide permet d’orienter efficacement la recherche de solution avant d’entrer dans les sections détaillées du guide.
Problèmes de streaming liés au navigateur : causes et solutions
Dans la majorité des cas, un problème de streaming vidéo sous Windows 11/10 est directement lié au navigateur utilisé. Extensions incompatibles, cache corrompu ou paramètres mal configurés peuvent empêcher la lecture correcte des vidéos.
Avant d’accuser la carte graphique ou la connexion Internet, vérifiez les points suivants.
Vider le cache et les cookies
Un cache corrompu peut provoquer :
Vidéo bloquée au chargement
Écran noir
Message d’erreur de lecture
Pour vider le cache :
Ouvrez les Paramètres du navigateur
Accédez à Confidentialité et sécurité
Supprimez les données de navigation (cache et cookies)
Redémarrez le navigateur
Cela corrige fréquemment les problèmes de lecture.
Si le streaming fonctionne dans un autre navigateur :
Le problème est probablement spécifique au navigateur principal
Une réinstallation complète peut être nécessaire
Les problèmes liés au navigateur sont parmi les causes les plus fréquentes des dysfonctionnements en streaming. Un diagnostic simple permet souvent de rétablir rapidement la lecture vidéo.
Accélération matérielle et pilotes GPU : corriger écran noir et saccades
L’accélération matérielle permet au navigateur d’utiliser la carte graphique (GPU) pour décoder les vidéos. Si le pilote graphique est instable ou mal configuré, cela peut provoquer :
Écran noir
Vidéo qui ne démarre pas
Lecture saccadée
Crash du navigateur
Freeze sous charge
Dans ce cas, le problème n’est pas forcément matériel, mais lié à la communication entre le navigateur et le GPU.
Désactiver l’accélération matérielle
Pour tester si l’accélération est en cause :
Ouvrez les Paramètres du navigateur
Accédez à la section Système
Désactivez Utiliser l’accélération matérielle si disponible
Redémarrez le navigateur
Si la lecture vidéo fonctionne correctement après cette manipulation, le problème vient probablement du pilote graphique.
L’accélération matérielle et les pilotes graphiques sont des causes fréquentes de problèmes de streaming vidéo sous Windows 11/10. Un simple réglage ou une mise à jour du pilote suffit souvent à corriger le problème.
PC trop lent pour le streaming ? Vérifier CPU, RAM et GPU
Une vidéo qui freeze ou saccade en streaming peut également être liée aux performances globales du PC. Même avec une bonne connexion Internet, un système surchargé ou mal configuré peut provoquer des ralentissements.
Les éléments à vérifier sont principalement le processeur (CPU), la mémoire RAM et le GPU utilisé.
Vérifier l’utilisation du CPU et de la RAM
Si le processeur ou la mémoire sont fortement sollicités, la lecture vidéo peut devenir instable.
Pour vérifier :
Ouvrez le Gestionnaire des tâches (Ctrl + Maj + Échap)
Consultez l’onglet Performances
Surveillez l’utilisation CPU et mémoire pendant la lecture
Certains formats vidéo peuvent solliciter fortement le CPU
L’absence d’accélération matérielle peut dégrader les performances
Dans ce cas, testez :
Une résolution plus faible
Un autre navigateur
La désactivation temporaire des extensions
Un problème de performance système (CPU, RAM ou GPU mal configuré) est une cause fréquente de streaming instable. Un simple contrôle des ressources permet souvent d’identifier rapidement l’origine du problème.
Streaming lent ou qui freeze : vérifier la connexion Internet
Un problème de connexion Internet est l’une des causes les plus fréquentes de vidéo qui freeze, saccade ou ne se lance pas en streaming sous Windows 11/10.
Même si votre débit semble suffisant, une connexion instable ou saturée peut provoquer :
Vidéo qui met longtemps à démarrer
Qualité qui baisse automatiquement
Coupures régulières
Chargement infini
Avant de modifier des paramètres système ou GPU, vérifiez la stabilité du réseau.
Tester la connexion Internet
Commencez par :
Effectuer un test de débit en ligne
Vérifier la latence (ping)
Tester la lecture sur un autre appareil connecté au même réseau
Si les mêmes problèmes apparaissent sur plusieurs appareils, la connexion est probablement en cause.
Réduisez les usages parallèles pour tester la stabilité.
Un problème réseau ou un VPN mal configuré est souvent la cause la plus simple d’un streaming instable. Avant d’envisager un diagnostic matériel ou graphique, assurez-vous que la connexion est stable et suffisante.
Streaming toujours instable ? Tests avancés à effectuer
Si les problèmes de streaming persistent malgré les vérifications de base (navigateur, réseau, pilotes, performances système), il peut être nécessaire d’effectuer des tests plus avancés afin d’identifier une instabilité matérielle ou logicielle plus profonde.
Ces tests permettent de confirmer si le problème est lié au GPU, au CPU, à la mémoire ou au stockage.
Analyser les erreurs dans l’Observateur d’événements
Windows enregistre les erreurs système qui peuvent expliquer :
Un crash du pilote graphique
Une erreur de décodage vidéo
Une instabilité matérielle
Pour vérifier :
Faites un clic droit sur Démarrer
Cliquez sur Observateur d’événements
Ouvrez Journaux Windows > Système
Recherchez des erreurs liées à :
Display
nvlddmkm (NVIDIA)
amdkmdag (AMD)
igfx (Intel)
Si des erreurs apparaissent au moment des freezes, le problème est probablement lié au pilote graphique.
Si les saccades apparaissent uniquement sous charge élevée (4K, HDR, multi-écran), il peut être utile de tester la stabilité du GPU avec un stress test.
Un plantage lors d’un test de charge peut indiquer :
Les tests avancés et la surveillance permettent d’identifier une cause plus profonde lorsque les solutions rapides ne suffisent pas. Ils sont particulièrement utiles si les problèmes de streaming s’accompagnent d’autres symptômes d’instabilité système.
Problèmes spécifiques aux vidéos 4K / HDR
Les vidéos en 4K ou HDR sont beaucoup plus exigeantes que la lecture en 720p ou 1080p. Si votre streaming fonctionne correctement en HD mais devient instable en 4K, le problème est généralement lié aux performances matérielles, au GPU utilisé ou à la compatibilité du système.
Activez ou désactivez le HDR dans Paramètres > Système > Affichage
Vérifiez que le câble HDMI ou DisplayPort est compatible (HDMI 2.0 minimum recommandé)
Un câble ou un écran non compatible peut provoquer :
Écran noir
Couleurs délavées
Signal vidéo instable
Vérifier la bande passante Internet
La 4K nécessite un débit bien supérieur à la HD.
En moyenne :
1080p : 5 à 8 Mbps
4K : 15 à 25 Mbps minimum
Même avec un bon débit, une connexion instable peut provoquer :
Baisse automatique de qualité
Mise en mémoire tampon fréquente
Ce tableau vous donne le débit réseau en fonction de la résolution de streaming. Cela vous permet de vous assurer que vous jouez les vidéos avec la qualité correspondant bien à votre connexion intenret.
Résolution
Débit réseau
Ultra HD (UHD)
15 à 25 mbps (autour de 2,5 Mo/s)
1080p HD
5 mbps (625 ko/s) à 8 mbps (1 Mo/s)
720p
3 mbps (375 ko/s) à 5 mbps (625 ko/s)
480p SD
1,5 mbps (187,5 ko/s)
480p
0,5 mbps (62,5 ko/s)
Les débits réseaux selon les résolutions streaming (720p, 1080p, UHD)
Configuration limitée ou PC ancien
Un PC ancien peut rencontrer des difficultés avec :
La lecture 4K dans le navigateur
Le décodage HDR
Les codecs modernes
Dans ce cas :
Testez une résolution plus faible
Essayez un autre navigateur
Vérifiez la mise à jour des pilotes GPU
Les problèmes spécifiques aux vidéos 4K ou HDR sous Windows 11/10 sont souvent liés aux performances matérielles ou à la compatibilité du GPU et de l’écran. Identifier si le problème est lié au décodage matériel permet d’éviter des réglages inutiles ailleurs dans le système.
Erreur DRM Widevine ou HDCP : écran noir sur Netflix / Prime
Si une vidéo en streaming affiche un message d’erreur lié aux DRM, ou si l’écran reste noir uniquement sur certaines plateformes (Netflix, Prime Video, Disney+, etc.), le problème peut être lié à la protection de contenu.
Les services de streaming utilisent des technologies comme Widevine (Google) ou HDCP (protection du signal vidéo via HDMI/DisplayPort) pour empêcher la copie des contenus protégés.
Un dysfonctionnement DRM peut provoquer :
Écran noir avec le son actif
Message “Erreur de lecture”
Message indiquant un problème de protection du contenu
Lecture bloquée uniquement sur certaines plateformes
Vérifier Widevine (navigateur)
Widevine est le module DRM utilisé par la plupart des navigateurs.
Pour corriger un problème Widevine :
Mettez à jour votre navigateur
Redémarrez complètement le navigateur
Testez la vidéo en navigation privée
Désactivez temporairement les extensions
Sur Google Chrome, Widevine est normalement mis à jour automatiquement.
Si le problème persiste :
Désinstallez puis réinstallez le navigateur
Supprimez le profil utilisateur du navigateur
Vérifier la compatibilité HDCP
HDCP est une protection matérielle utilisée via HDMI ou DisplayPort.
Un écran noir peut apparaître si :
Le câble HDMI est défectueux
L’écran n’est pas compatible HDCP
Un adaptateur (HDMI → VGA par exemple) est utilisé
Un splitter ou enregistreur vidéo est branché
Essayez :
Un autre câble HDMI ou DisplayPort
Un autre port sur la carte graphique
Un autre écran
Les adaptateurs non compatibles HDCP sont une cause fréquente d’écran noir sur Netflix ou Prime Video.
Vérifier l’accélération matérielle
Dans certains cas, le décodage matériel provoque un conflit DRM.
Essayez :
Désactiver l’option Utiliser l’accélération matérielle dans le navigateur
Redémarrer le navigateur
Si la lecture fonctionne ensuite, le problème est probablement lié au pilote graphique.
Vérifier la configuration multi-écran
Un problème HDCP peut également survenir si :
Plusieurs écrans sont connectés
Un écran secondaire ancien est branché
Une capture d’écran ou un logiciel d’enregistrement est actif
Testez :
En débranchant temporairement l’écran secondaire
En fermant les logiciels d’enregistrement
Quand suspecter un problème pilote ?
Si :
Les erreurs DRM sont apparues après une mise à jour pilote
Le problème est identique sur plusieurs plateformes
L’écran noir disparaît après réinstallation propre du pilote
Il peut être nécessaire de mettre à jour ou réinstaller les pilotes graphiques.
Les erreurs Widevine ou HDCP ne signifient pas forcément que la carte graphique est défectueuse. Elles sont souvent liées à un conflit logiciel, un câble incompatible ou une configuration d’affichage non conforme.
Un processus inconnu dans le Gestionnaire des tâches, un nom étrange, une forte utilisation CPU ou une activité réseau inhabituelle peuvent susciter des inquiétudes.
Sous Windows 11/10, des dizaines de processus légitimes s’exécutent en arrière-plan. Mais un malware peut se dissimuler derrière un nom trompeur pour passer inaperçu.
Pour déterminer si un processus est légitime ou malveillant, il faut analyser plusieurs éléments : son emplacement, sa signature numérique, son comportement, sa persistance et son éventuelle détection par des antivirus.
Ce guide vous donne une méthode claire pour vérifier un processus suspect sans supprimer par erreur un composant système légitime.
Comment identifier un processus suspect sous Windows 11/10
Un virus ou un autre logiciel malveillant s’exécute généralement sous la forme d’un processus actif en arrière-plan. Examiner les processus en cours d’exécution sous Windows 11/10 est donc une étape essentielle pour déterminer si votre PC est infecté.
L’objectif est d’identifier un programme inhabituel, mal nommé ou incohérent avec votre utilisation.
Examiner les processus avec le Gestionnaire des tâches
Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC
Ouvrez l’onglet Processus
Cliquez sur Plus de détails si nécessaire
Vérifiez :
Les programmes que vous ne reconnaissez pas
Une utilisation CPU ou disque anormalement élevée
Un nom étrange ou mal orthographié
Un processus consommant beaucoup de ressources alors que vous n’utilisez aucun logiciel lourd peut être suspect.
Identifier le processus exact (onglet Détails)
Pour une analyse plus précise :
Ouvrez l’onglet Détails
Notez le nom exact du processus
Vérifiez le PID si nécessaire
Les malwares utilisent parfois un nom proche d’un processus système légitime (ex : svch0st.exe au lieu de svchost.exe).
Vérifier l’emplacement du fichier
Pour contrôler où se trouve le programme :
Faites un clic droit sur le processus
Cliquez sur Ouvrir l’emplacement du fichier
Un fichier situé dans :
C:\Windows\System32
C:\Program Files
est généralement légitime.
En revanche, un exécutable placé dans :
AppData
Temp
Un dossier au nom aléatoire
mérite une analyse approfondie.
Vérifier la signature numérique
Pour savoir si un fichier est signé :
Faites un clic droit sur le fichier
Cliquez sur Propriétés
Ouvrez l’onglet Signatures numériques
Une signature valide provenant de Microsoft ou d’un éditeur reconnu est rassurante. L’absence de signature n’est pas forcément malveillante, mais elle doit inciter à la prudence.
Si un processus vous semble suspect (nom inhabituel, forte utilisation CPU, comportement étrange), vous pouvez analyser son fichier exécutable avec VirusTotal, un service en ligne qui vérifie un fichier à l’aide de dizaines de moteurs antivirus.
Pour analyser un processus :
Faites un clic droit sur le processus dans le Gestionnaire des tâches
Cliquez sur Ouvrir l’emplacement du fichier
Copiez le fichier exécutable
Téléversez-le sur VirusTotal
VirusTotal affiche un résultat du type :
0/70 → Aucun moteur ne détecte le fichier 5/70 → 5 moteurs signalent un problème
Plus le nombre de détections est élevé, plus le risque est important.
Attention : une ou deux détections isolées peuvent correspondre à des faux positifs. Il est important d’interpréter le score avec prudence.
Analyser automatiquement les processus avec VirusTotal via Process Explorer
Plutôt que de vérifier manuellement chaque fichier suspect, vous pouvez utiliser Process Explorer (outil Microsoft Sysinternals) pour analyser automatiquement les processus actifs via VirusTotal.
Process Explorer est un gestionnaire des tâches avancé qui permet notamment :
D’afficher l’arborescence complète des processus
De vérifier les signatures numériques
D’analyser automatiquement les exécutables en ligne
Un processus malveillant ne se contente pas d’être actif. Il tente généralement de se relancer automatiquement après un redémarrage.
Si vous suspectez un processus précis, vous devez vérifier s’il est configuré pour démarrer automatiquement.
Vérifier si le processus est présent au démarrage
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Cliquez sur l’onglet Démarrage
Recherchez le nom exact du processus suspect
S’il apparaît dans la liste avec un statut Activé, cela peut indiquer une tentative de persistance.
Vérifier les tâches planifiées liées au processus
Appuyez sur Windows + R
Tapez taskschd.msc
Recherchez une tâche qui lance le même fichier exécutable
Ouvrez la tâche et vérifiez le chemin du programme exécuté.
Si la tâche lance précisément le fichier suspect, cela confirme une persistance programmée.
Vérifier s’il est installé comme service
Appuyez sur Windows + R
Tapez msconfig
Allez dans l’onglet Services
Cochez « Masquer tous les services Microsoft«
Vérifier si un service inconnu ou suspicieux est présent
Analyser un processus avec Process Explorer et Autoruns
Le Gestionnaire des tâches de Windows 11/10 permet une première analyse, mais il reste limité. Pour examiner en profondeur un processus suspect ou détecter une persistance cachée, il est recommandé d’utiliser des outils avancés de Microsoft Sysinternals.
Deux outils sont particulièrement utiles : Process Explorer et Autoruns.
Analyser un processus en détail avec Process Explorer
Process Explorer est un gestionnaire des tâches avancé qui fournit beaucoup plus d’informations que l’outil intégré à Windows.
Il permet notamment de :
Voir l’arborescence complète des processus
Identifier le processus parent
Vérifier la signature numérique en temps réel
Consulter les DLL chargées
Interroger automatiquement VirusTotal
Pour l’utiliser :
Téléchargez et lancez Process Explorer
Recherchez le processus suspect
Vérifiez la colonne Verified Signer
Activez l’option Check VirusTotal.com dans le menu Options
Un processus non signé, situé dans un dossier inhabituel et signalé par VirusTotal mérite une analyse approfondie.
Si vous suspectez qu’un processus malveillant se relance automatiquement, Autoruns est l’outil le plus complet pour analyser les mécanismes de démarrage.
Il affiche :
Les programmes au démarrage
Les services
Les tâches planifiées
Les pilotes
Les extensions navigateur
Les clés de registre liées au lancement automatique
Autoruns permet d’identifier des éléments que le Gestionnaire des tâches ne montre pas.
Pour analyser :
Lancez Autoruns
Recherchez le nom du processus suspect
Vérifiez le chemin du fichier
Contrôlez la signature numérique
Un élément au nom étrange, non signé et situé dans AppData ou Temp doit être examiné avec prudence.
Un processus inconnu ne signifie pas automatiquement qu’il est malveillant. Windows 11/10 exécute de nombreux services en arrière-plan, dont certains portent des noms peu explicites. Il est donc important de ne pas paniquer au premier doute.
En revanche, certains signaux doivent réellement vous alerter, surtout lorsqu’ils se cumulent.
Combinaison de plusieurs indicateurs suspects
Vous devez commencer à vous inquiéter si le processus présente plusieurs des caractéristiques suivantes :
Indicateur
Niveau d’alerte
Nom proche système
Élevé
Absence signature
Moyen
Dossier Temp
Élevé
Score VirusTotal élevé
Critique
Persistance automatique
Critique
Un seul critère isolé ne suffit généralement pas. C’est la combinaison de plusieurs éléments qui doit attirer votre attention.
Le processus réapparaît après suppression
Si vous tentez de :
Terminer le processus
Supprimer le fichier
Désactiver son démarrage
et qu’il réapparaît automatiquement, cela peut indiquer :
Une persistance installée (tâche planifiée, service, clé registre)
Une infection plus avancée
Un malware actif en mémoire
Dans ce cas, une analyse plus poussée est nécessaire.
Modifications système associées
Un processus devient particulièrement suspect s’il s’accompagne de :
Désactivation de l’antivirus
Modification des paramètres proxy
Ajout d’un compte administrateur
Redirections navigateur
Ces comportements sont plus caractéristiques d’un malware que d’un simple programme mal configuré.
Signes complémentaires d’infection
Vous devez également vous inquiéter si le processus suspect est lié à :
Des fichiers chiffrés (ransomware)
Une activité réseau constante au repos
L’impossibilité d’accéder à des sites de sécurité
Des messages d’erreur inhabituels au démarrage
Que faire si le processus est malveillant ?
Si vos vérifications confirment qu’un processus est réellement malveillant sous Windows 11/10, il est important d’agir avec méthode. Supprimer un fichier au hasard ou forcer l’arrêt d’un processus sans analyse peut rendre le système instable.
Voici les étapes à suivre.
Isoler temporairement le PC du réseau
Si le processus communique vers l’extérieur :
Déconnectez le Wi-Fi
Débranchez le câble Ethernet
Cela limite les communications avec un serveur distant (exfiltration de données, réception d’instructions).
Mettre fin au processus suspect
Dans un premier temps :
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Sélectionnez le processus
Cliquez sur Fin de tâche
Si le processus refuse de se fermer ou se relance immédiatement, cela peut indiquer une persistance active.
Votre PC communique en permanence avec Internet. Mises à jour, antivirus, navigateur, services cloud… sous Windows 11/10, une activité réseau est normale, même lorsque vous n’utilisez pas activement votre ordinateur.
Mais comment savoir si ce trafic est légitime… ou s’il s’agit d’une activité réseau suspecte liée à un virus, un cheval de Troie ou une tentative de piratage ?
Beaucoup d’utilisateurs s’inquiètent en découvrant des connexions vers des adresses IP inconnues, des ports inhabituels ou un trafic important au repos. Pourtant, toutes les connexions étrangères ne sont pas malveillantes. L’enjeu est de savoir faire la différence entre une communication normale du système et un comportement réellement anormal.
Dans ce guide complet, vous allez apprendre à :
Distinguer une activité réseau normale d’un comportement suspect
Identifier les signes qui doivent réellement alerter
Analyser une adresse IP distante (Whois, ASN, géolocalisation)
Utiliser des outils comme TCPView pour surveiller les connexions en temps réel
Savoir quand il faut réellement s’inquiéter
L’objectif est simple : vous donner une méthode claire et accessible pour détecter une activité réseau suspecte sous Windows 11/10, sans tomber dans la paranoïa… mais sans ignorer un véritable problème de sécurité.
Activité réseau normale vs activité suspecte : comment faire la différence sous Windows 11/10 ?
Sous Windows 11/10, votre ordinateur communique en permanence avec Internet et votre réseau local. Cette activité réseau n’est pas forcément synonyme de piratage. Entre les mises à jour de Windows, la synchronisation du compte Microsoft, les navigateurs web, les logiciels de sécurité et les applications en arrière-plan, il est parfaitement normal d’observer du trafic, même lorsque vous n’utilisez pas activement votre PC.
Une activité réseau normale présente généralement les caractéristiques suivantes : connexions vers des serveurs connus (Microsoft, Google, éditeurs de logiciels), ports standards (80, 443, 53), volumes de données cohérents avec l’usage en cours (navigation web, streaming, mise à jour). Les processus impliqués sont identifiables et légitimes, comme svchost.exe, msedge.exe ou votre antivirus.
À l’inverse, une activité réseau anormale ou suspecte peut se distinguer par des connexions vers des adresses IP inconnues, des pays inhabituels, des ports non standards, ou un trafic important alors que le PC est au repos. Ce type de comportement peut être lié à un logiciel malveillant, un cheval de Troie, un mineur de cryptomonnaie ou un outil de contrôle à distance.
La différence entre activité normale et anormale ne repose donc pas uniquement sur le volume de trafic, mais sur le contexte, la cohérence avec votre usage et l’identification des processus impliqués. L’objectif n’est pas de supprimer toute communication réseau, mais de savoir reconnaître ce qui est habituel… et ce qui ne l’est pas.
Signes d’une activité réseau suspecte (trafic au repos, IP inconnue, ports inhabituels)
Certaines situations doivent attirer votre attention lorsque vous analysez l’activité réseau de votre PC sous Windows 11/10. Un comportement isolé n’est pas toujours synonyme d’infection, mais plusieurs signaux combinés peuvent indiquer une activité réseau suspecte.
Trafic réseau important alors que le PC est au repos
Si vous constatez un trafic sortant ou entrant élevé alors que vous n’utilisez aucune application (pas de téléchargement, pas de streaming, pas de mise à jour en cours), cela peut être anormal.
Pour vérifier cela :
Ouvrez le Gestionnaire des tâches (Ctrl + Maj + Échap)
Cliquez sur l’onglet Performances
Sélectionnez Ethernet ou Wi-Fi
Observez l’activité réseau en temps réel
Un débit constant alors que le système est inactif peut révéler un logiciel qui communique en arrière-plan sans raison évidente.
Connexions vers des adresses IP inconnues ou inhabituelles
Une connexion vers une adresse IP étrangère n’est pas forcément suspecte. De nombreux services utilisent des serveurs répartis dans le monde entier. Toutefois, vous devez vous poser des questions si :
L’adresse IP n’est associée à aucun service connu
Le pays de destination est inhabituel par rapport à votre usage
Les connexions sont répétées et persistantes
Le processus à l’origine de la connexion est inconnu
La majorité des communications réseau classiques utilisent des ports standards :
80 (HTTP)
443 (HTTPS)
53 (DNS)
25 / 587 (SMTP)
Si vous observez des connexions actives sur des ports élevés ou inhabituels (par exemple 4444, 1337, 5555, etc.), surtout en écoute permanente, cela peut être le signe d’un logiciel malveillant, d’un outil de contrôle à distance ou d’un service non désiré.
Un port ouvert n’est pas automatiquement dangereux, mais un port ouvert associé à un processus inconnu doit toujours être analysé.
En résumé, ce n’est pas un seul élément qui doit vous inquiéter, mais la combinaison de trafic anormal, IP inconnue et port inhabituel. C’est l’analyse globale du comportement réseau qui permet de déterminer s’il s’agit d’une activité légitime… ou d’un risque réel.
Analyser une adresse IP suspecte (Whois, ASN, géolocalisation)
Lorsque vous identifiez une adresse IP distante suspecte dans netstat, le Moniteur de ressources ou TCPView, l’objectif est de déterminer :
À qui appartient cette IP
Dans quel pays elle est localisée
À quel réseau (ASN) elle est rattachée
Si elle correspond à un service légitime
Avant d’utiliser un outil d’analyse, il est important de comprendre quelles informations peuvent être obtenues à partir d’une adresse IP et à quoi elles correspondent réellement.
Informations que l’on peut obtenir à partir d’une adresse IP
Élément
Définition
À quoi cela sert dans l’analyse
Whois
Base de données publique qui indique le propriétaire d’un bloc d’adresses IP
Identifier l’organisation qui possède l’IP (hébergeur, opérateur, cloud, entreprise)
ASN (Autonomous System Number)
Numéro attribué à un réseau autonome sur Internet
Savoir à quel réseau appartient l’IP et regrouper plusieurs IP sous une même entité
Organisation / ISP
Nom du fournisseur d’accès ou de l’hébergeur
Déterminer si l’IP appartient à Microsoft, Google, OVH, AWS, etc.
Géolocalisation
Estimation du pays, région et parfois ville de l’IP
Vérifier la cohérence géographique avec le service attendu
Coordonnées GPS approximatives
Latitude et longitude estimées
Visualiser l’emplacement sur une carte (indication approximative)
Ces données permettent de répondre à plusieurs questions essentielles :
Cette IP appartient-elle à un fournisseur connu ?
Correspond-elle à un service que vous utilisez ?
Est-elle rattachée à un hébergeur cloud légitime ?
Plusieurs connexions suspectes proviennent-elles du même ASN ?
Il est important de comprendre que la géolocalisation IP est approximative. Elle ne permet pas d’identifier une personne précise, mais uniquement un réseau ou un centre de données.
Une fois ces notions comprises, vous pouvez passer à l’analyse concrète d’une adresse IP avec un outil comme BrowserLeaks.
Utiliser BrowserLeaks pour analyser une adresse IP
Le site BrowserLeaks ne sert pas uniquement à afficher votre IP publique. Il permet également d’analyser une adresse IP distante et d’obtenir des informations détaillées. Pour plus d’informations sur ce site, vous pouvez consulter le guide : BrowserLeaks : afficher son adresse IP et tester les fuites du navigateur WEB
Voici comment procéder :
Copiez l’adresse IP distante trouvée dans netstat ou TCPView
Ouvrez le site BrowserLeaks. Vous pouvez utiliser directement le lien : https://browserleaks.com/ip/[ip]
Rendez-vous dans la section d’analyse d’adresse IP
Collez l’adresse IP dans le champ prévu
Lancez la recherche
Vous obtiendrez alors :
Le pays et la ville estimée (géolocalisation)
Le fournisseur d’accès ou l’hébergeur
L’ASN (Autonomous System Number)
Le nom de l’organisation propriétaire
Ces informations permettent déjà de savoir si vous êtes face à :
Un grand fournisseur cloud (Microsoft, Google, Amazon, OVH, Cloudflare…)
Un opérateur télécom
Un hébergeur VPS
Un réseau inconnu ou suspect
Si l’IP appartient à Microsoft ou à un service cloud utilisé par Windows 11/10, il s’agit très probablement d’une activité normale. En revanche, si elle pointe vers un hébergeur inconnu sans rapport avec vos logiciels installés, l’analyse doit continuer.
Interpréter correctement les résultats
Il est important de ne pas tirer de conclusion hâtive.
Une IP localisée en Russie, aux États-Unis ou en Asie n’est pas automatiquement malveillante. Les services cloud utilisent des centres de données internationaux.
Ce qui doit vous alerter, c’est une incohérence entre :
Le processus local à l’origine de la connexion
Le port utilisé
Le type de service attendu
Le fournisseur réseau identifié
C’est la cohérence globale qui compte, pas la géolocalisation seule.
Surveiller les connexions réseau suspectes en temps réel
Analyser une IP ponctuellement est utile. Mais pour détecter une activité réseau suspecte persistante, il est préférable de surveiller les connexions en temps réel.
Plusieurs outils sous Windows 11/10 permettent cela.
TCPView : visualiser les connexions actives et faire un Whois
TCPView (outil Microsoft Sysinternals) affiche en temps réel :
Les connexions TCP et UDP actives
Les adresses IP locales et distantes
Les ports utilisés
Le processus à l’origine de la connexion
L’avantage est que vous pouvez :
Identifier immédiatement quel programme communique
Observer l’apparition de nouvelles connexions
Faire un Whois directement depuis l’outil (Menu Connection > Whois)
C’est l’un des outils les plus efficaces pour détecter un comportement anormal.
Vous disposez d’une méthode complète pour distinguer une activité réseau normale d’une activité réellement suspecte.
Activités réseau légitimes souvent confondues avec un piratage
Avant de conclure à une activité réseau suspecte sous Windows 11/10, il est essentiel de vérifier si le trafic observé correspond simplement au fonctionnement normal du système ou d’un logiciel installé.
Le tableau ci-dessous résume les situations les plus courantes.
Activités réseau normales souvent confondues avec un piratage
Situation observée
Explication légitime
Pourquoi cela peut sembler suspect
Trafic réseau au repos
Windows Update, synchronisation du compte Microsoft, antivirus
L’utilisateur pense que rien ne devrait communiquer
Connexion vers une IP étrangère
Serveur cloud international (Azure, AWS, CDN)
Géolocalisation inhabituelle
Connexions fréquentes vers différentes IP
Utilisation d’un CDN ou équilibrage de charge
Multiplication des IP distantes
Processus svchost.exe en communication
Service Windows (DNS, NTP, Windows Update)
Nom générique peu explicite
Antivirus qui communique régulièrement
Mise à jour des signatures, vérification cloud
Trafic récurrent en arrière-plan
Navigateur avec connexions persistantes
Notifications push, synchronisation, extensions
Connexions actives même sans navigation
Synchronisation OneDrive / Google Drive
Vérification et mise à jour de fichiers
Activité réseau continue légère
Requêtes DNS fréquentes
Résolution normale des noms de domaine
Multiplication de connexions sortantes
Points importants à retenir
Une IP étrangère n’est pas forcément malveillante. Un trafic au repos n’est pas forcément anormal. Un processus système actif n’est pas forcément suspect.
Ce qui doit réellement vous alerter, c’est :
Une incohérence entre le processus et l’activité
Un exécutable inconnu ou situé dans un dossier inhabituel
Un trafic important sans raison logique
Une connexion persistante vers un réseau inconnu
C’est l’analyse globale du comportement qui permet de distinguer une activité normale d’un véritable problème de sécurité.
Quand faut-il réellement s’inquiéter ?
Observer une activité réseau inhabituelle ne signifie pas automatiquement que votre PC est piraté. Sous Windows 11/10, de nombreux services communiquent en arrière-plan. La vraie question n’est donc pas « y a-t-il du trafic ? » mais plutôt : ce trafic est-il cohérent et légitime ?
Il faut commencer à s’inquiéter lorsque plusieurs signaux suspects apparaissent en même temps.
Combinaison de signaux anormaux
Un seul indicateur isolé (IP étrangère, port élevé, trafic au repos) n’est généralement pas suffisant. En revanche, la combinaison des éléments suivants doit attirer votre attention :
Ces changements sont souvent associés à une compromission plus avancée.
Signes complémentaires d’un PC compromis
Une activité réseau malveillante est souvent accompagnée de symptômes visibles :
Ralentissements importants
Utilisation CPU ou disque anormale
Fenêtres publicitaires ou redirections
Programmes inconnus installés
Alertes de sécurité répétées
C’est l’association entre comportement réseau suspect et anomalies système qui doit réellement vous alerter.
En résumé, vous devez réellement vous inquiéter lorsque :
L’activité réseau est incohérente avec votre usage
Le processus à l’origine est douteux
Plusieurs indicateurs techniques convergent
Des modifications système apparaissent sans votre action
Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une simple curiosité technique, mais potentiellement d’un incident de sécurité qui nécessite une réaction adaptée.
Voici le paragraphe « Aller plus loin » que tu peux insérer à la suite de celui que l’on vient d’écrire. Il introduit de manière claire les deux guides pour approfondir l’analyse de l’état de l’ordinateur.
Aller plus loin : vérifier si votre PC est réellement compromis
Si après avoir analysé l’activité réseau, confirmé l’origine des processus et exécuté des analyses antivirus vous avez toujours un doute, il est recommandé d’aller plus loin dans l’examen de votre ordinateur. Une activité réseau suspecte peut parfois être le symptôme d’un problème plus large, comme une compromission du système ou la présence de logiciels indésirables.
Pour vous aider à approfondir l’analyse et déterminer avec plus de certitude si votre PC sous Windows 11/10 a été piraté ou infecté, vous pouvez consulter ces deux guides complets :
Comment savoir si votre ordinateur a été hacké/piraté ? Ce guide vous décrit les signes typiques d’un PC compromis, comment les identifier et quelles actions entreprendre pour confirmer une compromission. Il couvre les indicateurs visibles dans le système, les comportements anormaux et les éléments à surveiller dans le journal des événements.
Comment savoir si votre PC est infecté par un virus ? Ce second guide se concentre sur les méthodes pour détecter une infection par un virus ou un logiciel malveillant, en vous fournissant des outils, des étapes de diagnostic et des conseils pour analyser et nettoyer votre système efficacement.
En combinant l’analyse réseau expliquée dans cet article avec ces deux guides spécialisés, vous disposez d’une approche complète pour :
Vérifier l’intégrité de votre système
Identifier des signes de compromission ou d’infection
Prendre des mesures appropriées en fonction des résultats
Ces ressources vous permettent de passer d’une simple observation réseau à une vraie analyse de sécurité globale de votre PC.
Que faire si vous suspectez une activité malveillante ?
Si, après analyse, vous pensez être face à une activité réseau malveillante sous Windows 11/10, il est important d’agir méthodiquement. L’objectif n’est pas de paniquer, mais de limiter les risques, conserver des éléments d’analyse et sécuriser le système.
Isoler temporairement le PC du réseau
La première mesure de précaution consiste à empêcher toute communication suspecte.
Déconnectez le câble Ethernet
Désactivez le Wi-Fi depuis Paramètres → Réseau et Internet
Évitez d’éteindre brutalement le PC si vous souhaitez analyser les connexions en cours
Isoler la machine permet d’éviter l’exfiltration de données ou la réception de nouvelles instructions depuis un serveur distant.
Identifier précisément le processus suspect
Avant toute suppression, vous devez confirmer le programme à l’origine de l’activité.
Ouvrez le Gestionnaire des tâches
Repérez le processus concerné
Faites un clic droit → Ouvrir l’emplacement du fichier
Vérifiez la signature numérique
Analysez le fichier avec VirusTotal
Ne supprimez jamais un fichier système sans vérification. Une suppression inappropriée peut rendre Windows instable.
Effectuer une analyse complète avec l’antivirus
Lancez une analyse approfondie du système.
Ouvrez Sécurité Windows
Cliquez sur Protection contre les virus et menaces
Sélectionnez Options d’analyse
Lancez une Analyse complète
Si vous utilisez un antivirus tiers, effectuez également une analyse complète depuis son interface.
Microsoft a commencé à déployer une mise à jour importante pour Windows 11, versions 24H2 et 25H2, qui apporte plusieurs nouveautés et améliorations fonctionnelles. Cette mise à jour, distribuée via Windows Update en tant que mise à jour facultative de février 2026 (KB5077241), introduit notamment de nouveaux emojis, des améliorations de la barre des tâches, ainsi que divers ajustements de performances et d’ergonomie du système.
Nouveaux emojis et enrichissement graphique
L’un des aspects les plus visibles de cette mise à jour est l’intégration d’un jeu d’emojis conforme à la norme Unicode 16.0 dans le panneau d’emojis de Windows. Ces nouveaux symboles — allant de visages stylisés à des représentations d’objets et d’expressions plus variées — sont désormais disponibles pour une insertion facile dans tout texte via le raccourci Win + .. Leur ajout modernise la sélection d’icônes et offre plus d’options d’expression dans les discussions, documents et applications compatibles.
Améliorations de la barre des tâches et de l’interface
La barre des tâches de Windows 11 profite également de plusieurs améliorations notables :
Une icône de batterie mise à jour, plus informative, qui affiche notamment la pourcentage de charge sans ouvrir de menu détaillé, facilitant la lecture rapide de l’autonomie restante. Cette expérience visuelle modernisée est progressivement activée sur les appareils compatibles.
Des réglages d’épinglage et d’organisation de la barre des tâches qui peuvent être appliqués immédiatement, sans avoir à redémarrer l’Explorateur Windows, rendant la personnalisation plus fluide.
D’autres ajustements visuels et interactifs sont en cours de déploiement pour rendre l’interaction avec les éléments de la barre des tâches plus réactive et intuitive.
Autres améliorations fonctionnelles
Au-delà des emojis et de la barre des tâches, cette mise à jour apporte également plusieurs autres ajustements destinés à améliorer la fiabilité, les performances et l’expérience utilisateur :
Des corrections de bugs et des optimisations internes visant à stabiliser le système globalement lors de son utilisation quotidienne.
Des améliorations dans certaines interactions avec les fonctionnalités Windows existantes, telles que le panneau de paramètres et les animations d’interface, héritées de versions préliminaires testées dans les builds Insider.
Ces nouveautés résultent d’un travail continu de Microsoft pour affiner Windows 11 après la sortie officielle des versions 24H2 et 25H2, en intégrant progressivement des retours d’utilisateurs et en testant de nouvelles fonctionnalités auprès de membres du programme Windows Insider. La mise à jour KB5077241 est actuellement en cours de déploiement graduel, ce qui signifie que tous les appareils ne la verront pas immédiatement, mais elle devrait devenir disponible pour un plus large public dans les semaines à venir.
Comment l’installer
Pour recevoir cette mise à jour :
Ouvrez Paramètres.
Rendez-vous dans Windows Update.
Cliquez sur Rechercher des mises à jour.
Si la mise à jour est disponible pour votre appareil, elle apparaîtra sous forme de mise à jour facultative à installer.
Un redémarrage est généralement requis pour finaliser l’installation et activer toutes les nouvelles fonctionnalités.
Une carte graphique qui plante, affiche des artefacts ou provoque un écran noir est un problème fréquent sous Windows 11/10, notamment lors des jeux, du rendu 3D ou des applications gourmandes.
Les symptômes peuvent inclure :
Pixels colorés ou lignes anormales à l’écran
Textures corrompues
Crash du pilote graphique
Redémarrage brutal du PC
Écran noir soudain
Ces dysfonctionnements peuvent être liés à :
Un pilote graphique instable
Une surchauffe du GPU
Une mémoire vidéo (VRAM) défectueuse
Une alimentation insuffisante
Un overclocking instable
Une carte graphique en fin de vie
Avant d’envisager un remplacement coûteux, il est essentiel d’effectuer un diagnostic complet du GPU.
Dans ce guide, vous allez apprendre à diagnostiquer concrètement une carte graphique qui plante, affiche des artefacts ou provoque un écran noir sous Windows 11/10. Nous verrons comment vérifier la détection du GPU, mettre à jour ou réinstaller proprement les pilotes, contrôler la température et la stabilité sous charge, puis analyser l’alimentation et les signes d’une panne matérielle.
L’objectif est d’identifier précisément l’origine du problème — pilote, surchauffe, alimentation ou défaut matériel — afin d’éviter un remplacement inutile de la carte graphique.
Vérifier que Windows détecte correctement la carte graphique
Avant d’effectuer des tests avancés, il est important de vérifier que Windows 11/10 détecte correctement la carte graphique (GPU).
Vérifier dans le Gestionnaire de périphériques
Pour contrôler la détection du GPU :
Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
Tester la stabilité de la carte graphique (stress test)
Si votre carte graphique plante, affiche des artefacts, redémarrage intempestifs du PC ou encore provoque un BSOD, il est important de tester sa stabilité sous charge.
Un test de charge (stress test) permet de :
Mettre le GPU à 100 % d’utilisation
Vérifier la stabilité du système
Détecter une surchauffe rapide
Identifier des artefacts graphiques
Reproduire un crash de manière contrôlée
Cela permet de confirmer si le problème est réellement matériel.
Comment effectuer un stress test GPU
Pour tester la carte graphique :
Lancez un outil de stress test reconnu
Surveillez la température GPU
Vérifiez l’apparition d’artefacts
Surveillez les éventuels plantages ou redémarrages
L’apparition de pixels anormaux ou lignes à l’écran
Un écran noir soudain
Un redémarrage brutal
Une température GPU excessive
Un message d’erreur WHEA
Si le système plante systématiquement sous charge GPU, il est probable que :
La carte graphique soit instable
L’alimentation soit insuffisante
Le refroidissement soit défaillant
Quand arrêter le test ?
Arrêtez immédiatement le test si :
La température dépasse des valeurs critiques
Des artefacts apparaissent rapidement
Le PC devient instable
Un stress test ne doit pas durer longtemps pour révéler une instabilité majeure.
Tester la stabilité du GPU permet de confirmer si l’erreur provient réellement de la carte graphique sous Windows 11/10, ou si le problème est lié à un autre composant.
Comment reconnaître une carte graphique défectueuse
Une carte graphique (GPU) défaillante peut provoquer des instabilités variées sous Windows 11/10, allant de simples artefacts visuels à des écrans bleus comme WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR, VIDEO_TDR_ERROR ou VIDEO_TDR_FAILURE.
Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement les signes d’un problème matériel GPU.
Plantage uniquement dans certaines applications 3D
Problème pilote ou incompatibilité
Moyenne
Ventilateurs GPU tournant à 100 % en permanence
Surchauffe ou défaut capteur thermique
Moyenne
Message “Le pilote d’affichage a cessé de répondre”
Pilote instable ou GPU défaillant
Moyenne
Performance anormalement faible
Problème de configuration ou limitation thermique
Faible à moyenne
Erreurs Code 43 dans le Gestionnaire de périphériques
Pilote corrompu ou GPU défectueux
Variable
Symptômes typiquement matériels
Les signes les plus révélateurs d’un GPU réellement défectueux sont :
Artefacts visibles dès le démarrage
Plantages même sans charge importante
Problèmes présents après réinstallation complète des pilotes
Instabilité reproduite sur un autre PC
Si les symptômes persistent malgré :
Une mise à jour ou réinstallation propre des pilotes
Une température normale
L’absence d’overclocking
Il est probable que la carte graphique soit en fin de vie.
Différencier problème pilote et panne matérielle
Un problème est probablement logiciel si :
Il est apparu après une mise à jour pilote
Il disparaît après utilisation de DDU
Il ne survient que dans un jeu spécifique
Un problème est probablement matériel si :
Il apparaît sous stress test
Les artefacts sont visibles même au repos
Le PC plante systématiquement sous charge GPU
Ce tableau permet d’orienter rapidement le diagnostic lorsque la carte graphique plante ou provoque des erreurs sous Windows 11/10.
Vérifier l’alimentation en cas de plantage GPU
Si votre carte graphique plante, affiche des artefacts ou provoque un écran noir, l’alimentation électrique est un élément essentiel à vérifier.
Lorsqu’un GPU est fortement sollicité (jeu, rendu 3D, benchmark), sa consommation augmente fortement. Si le bloc d’alimentation ne fournit pas une puissance stable ou suffisante, cela peut provoquer :
Des plantages sous charge
Un redémarrage brutal du PC
Un écran noir
Des artefacts intermittents
Une perte de signal vidéo
Avant d’envisager un défaut matériel du GPU, il est donc indispensable de contrôler l’alimentation.
Le tableau ci-dessous permet d’identifier si l’alimentation est en cause.
Symptôme observé
Moment où il apparaît
Cause probable
Action recommandée
Écran noir brutal en jeu
Forte charge GPU
Alimentation insuffisante
Vérifier puissance PSU
Redémarrage instantané du PC
Lancement d’un benchmark
Chute de tension 12V
Tester avec autre alimentation
Artefacts intermittents
Sous charge 3D
Connecteur PCIe mal branché
Vérifier câbles PCIe
Crash uniquement en jeu
Charge GPU élevée
Bloc d’alimentation instable
Surveiller tensions
Ventilateurs GPU s’arrêtent
Charge soudaine
Mauvais contact PCIe
Rebrancher câbles
PC s’éteint complètement
Pic de consommation
PSU défectueuse ou vieillissante
Tester autre PSU
Vérifier les connecteurs d’alimentation PCIe
Commencez par contrôler les connexions physiques :
Éteignez complètement le PC
Débranchez l’alimentation
Vérifiez que les connecteurs PCIe 6/8 broches sont correctement enclenchés
Testez avec une résolution élevée ou des textures lourdes
Si les artefacts apparaissent rapidement, la VRAM peut être défectueuse.
Différencier VRAM défectueuse et pilote instable
Le problème est probablement matériel si :
Les artefacts apparaissent même après réinstallation propre du pilote
Le GPU plante sur un autre PC
Les anomalies sont visibles dès le démarrage
Le problème est probablement logiciel si :
Il apparaît après une mise à jour pilote
Il disparaît après utilisation de DDU
Il ne survient que dans un jeu spécifique
Tester la mémoire vidéo permet de déterminer si les artefacts et plantages GPU sous Windows 11/10 sont liés à un défaut matériel réel ou à une instabilité logicielle.
Quand faut-il remplacer une carte graphique ?
Après avoir vérifié :
Les pilotes
La température GPU
L’alimentation
La stabilité sous stress test
La mémoire vidéo (VRAM)
Il peut arriver que les problèmes persistent. Dans ce cas, il faut envisager la possibilité d’une carte graphique réellement défectueuse.
Remplacer un GPU représente un coût important. Il est donc essentiel d’être sûr du diagnostic.
Signes indiquant une carte graphique en fin de vie
Symptôme persistant
Après vérifications
Conclusion probable
Artefacts visibles même au repos
Pilotes réinstallés
VRAM défectueuse
Crash immédiat sous stress test
Températures normales
Défaut matériel GPU
Écran noir aléatoire
Alimentation testée
GPU instable
Code 43 permanent
DDU effectué
Carte potentiellement HS
Problème reproduit sur un autre PC
Configuration différente
GPU défectueux
Si les symptômes persistent malgré :
Une réinstallation propre des pilotes
Un test avec une autre alimentation
Une désactivation de l’overclocking
Des températures normales
La probabilité d’un défaut matériel augmente fortement.
Tester la carte graphique sur un autre PC
C’est le test le plus fiable :
Installez la carte sur un autre ordinateur compatible
Lancez un jeu ou un stress test
Vérifiez si les artefacts ou plantages apparaissent
Si les problèmes sont reproduits, la carte graphique est probablement en cause.
Cas particulier : problème uniquement logiciel
Ne remplacez pas immédiatement le GPU si :
Le problème est apparu juste après une mise à jour pilote
Les artefacts disparaissent après redémarrage
Le crash survient uniquement dans un jeu spécifique
Dans ces cas, le problème peut être lié :
À un bug pilote
À un conflit logiciel
À un paramètre graphique spécifique
Réparer ou remplacer ?
En pratique :
Une VRAM défectueuse n’est pas réparable
Un GPU moderne n’est pas économiquement réparable
Les problèmes d’alimentation ou de surchauffe peuvent être corrigés
Si le diagnostic matériel est confirmé, le remplacement de la carte graphique est généralement la seule solution durable.
Remplacer la carte graphique doit être la dernière étape du diagnostic, après avoir éliminé toutes les causes logicielles et environnementales possibles.