Ventoy
,
je vous en ai déjà parlé
à de multiples reprises et vous connaissez ça mieux que moi ! C'est cet outil open source qui transforme une clé USB en clé bootable sur laquelle vous glissez vos ISO comme de simples fichiers, sans avoir à reformater à chaque fois. Et ça c'est super pratique puisque comme ça, au démarrage de votre ordi, vous avez un menu qui vous laisse choisir sur quoi démarrer... Windows 10 ? Windows 11 ? Un Linux ? Mais il lui manquait tout de même quelque chose ! Pouvoir lancer SteamOS !
Et c'est chose faite depuis aujourd'hui puisque Ventoy vient de se voir ajouter du support, encore expérimental certes, des images de récupération de SteamOS, c'est à dire celles que Valve propose sur
son site d'assistance de Steam
afin de réinstaller la console.
Le souci avec SteamOS venait de l'image elle-même, qui n'est pas une ISO mais un fichier .img contenant un disque GPT brut, et que Ventoy ne parvenait pas à démarrer convenablement. Mais c'était sans compter sur matte-schwartz, un des contributeurs au projet qui a proposé un correctif en juillet, sur lequel le développeur de Ventoy a ensuite apporté ses propres optimisations avant de l'intégrer définitivement dans le projet.
Par contre, "cuidado con el ISO" car Valve distribue cette image compressée, en .img.bz2 ou en .img.zip, et Ventoy ne lit PAS le .img.bz2. Donc vous devrez d'abord décompresser ce truc .img (avec bunzip2 pour le .bz2, par exemple), puis la copier sur la clé avec le reste.
L'autre gros morceau de cette nouvelle version de Ventoy concerne Linux. Maintenant, quand vous booterez une distrib live direct depuis votre clé USB, la partition qui contient vos ISO sera accessible directement depuis la barre latérale du gestionnaire de fichiers. Et ça c'est cool !
Cette partition Ventoy porte aussi désormais un nom stable, /dev/mapper/VentoyPart, et les icônes de disque en double qui encombraient la barre latérale de certaines distributions ont totalement disparu ! Et si la vôtre n'est pas dans la liste et vous répond "device busy", ne stressez pas, suffit juste de monter /dev/mapper/VentoyPart à la mano.
Et s'il n'existe pas, lancez ces deux commandes puis réessayez :
sudo udevadm trigger
sudo udevadm settle
Voilà et pour le reste des news, cette 1.1.18 corrige le démarrage de la bêta de Fedora 45, la vérification de version du Secure Boot qui échouait avec Windows et WinPE, ainsi que la persistance qui lâchait de temps en temps sous Ubuntu Desktop. Et CloneZilla peut maintenant monter la partition des ISO lui aussi.
Si ça vous chauffe de mettre à jour, récupérez la version sur
la page GitHub de la release
, puis passez par la mise à jour plutôt que par une nouvelle installation, comme ça vos ISO resteront alors en place.
Vous avez envie de voir à quoi ressemble Googlebook OS, mais pas du tout envie de dégainer +1000 balles pour un ordi bridé ? Ça tombe bien, un développeur a codé
gbos-vm
, un outil open source sous licence MIT qui lance sur un Mac Apple Silicon l'image de recovery de Google (conçu à l'origine pour le Dell Googlebook), dans une machine virtuelle boostée par le GPU.
Ce n'est donc pas un Android générique habillé en Googlebook mais un script qui télécharge l'image officielle (la build 16471258, ARM64, Android 17), en vérifiant l'empreinte, puis la fait démarrer sous QEMU avec Vulkan traduit vers Metal. Et rien de chez Google n'est redistribué dans le dépôt (pas de Playstore de base donc...).
Côté Mac, il vous faut donc un Mac avec archi Silicon, Homebrew, les outils en ligne de commande de Xcode, un JDK et le SDK Android (plateforme API 34 minimum) avec son NDK. Et comptez 16 Go de RAM en pratique car la VM en squatte 4 mais les compilations successives en auront besoin d'un peu plus. Et le script installera de lui-même tout ce qui vous manquera côté Homebrew, sans jamais vous demander un accès via sudo. Comptez environ 9 Go pour le download de tout ça et minimum 60 Go de libre pour la VM.
git clone https://github.com/skylartaylor/gbos-vm.git
cd gbos-vm
./install.sh
Ensuite, vous ouvrez l'application construite (dispo dans work/host/Googlebook VM.app), dont la mission est de lancer la VM et de l'éteindre proprement quand vous la quittez.
Le premier boot prendra environ 45 secondes sur un MacBook M5 et si un sélecteur d'utilisateur s'affiche, cliquez juste sur "User" et y'a pas de mot de passe. Notez que la souris est capturée par défaut, et que le raccourci ⌃⌥ la libèrera.
Voilà, c'est pas encore parfait car le bluetooth peut crasher, on est limité à 60 images par seconde max et que les échanges entre la VM et l'hôte (le mac) sont un peu instables mais j'imagine que tout ceci se bonifiera avec le temps...
Le P.T. de Kojima, ce "playable teaser" de Silent Hills que Konami a retiré du PlayStation Store en 2015, a maintenant un portage natif pour Windows et Linux et c'est signé Lorean Xavier.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, P.T. est sorti gratuitement sur PS4 en août 2014, sous le nom d'un studio qui n'existait pas, 7780s Studio. On y parcourt un couloir en L qui tourne en boucle, en marchant et en zoomant, pendant que Lisa, un fantôme, nous traque. Et si elle nous attrape, eh bien la boucle infernale recommence encore et encore... Et bien sûr, ce maudit couloir change à chaque tour réussi !
Ensuite, une fois la dernière énigme résolue, on avait droit à un trailer annonçant Silent Hills, réalisé par Hideo Kojima et Guillermo del Toro avec Norman Reedus dans le rôle principal. Le vrai jeu a ensuite été malheureusement annulé, et P.T. n'a survécu depuis uniquement sur les PS4 qui l'avaient conservé ou via l'émulation.
Mais c'était sans compter sur Lorean qui l'a recompilé pour en faire un portage natif, comme
celui d'Animal Crossing
dont je vous parlais en juillet. La logique du jeu a été intégralement reconstruite en C++ à partir du comportement de l'original et le rendu tourne sur Vulkan, alors que les niveaux, les modèles, les textures, les sons et les cinématiques, eux, sont lus lors de l'exécution à l'aide de votre propre copie PS4 (ce qui évite de diffuser du contenu sous copyright donc).
Tout ce que le portage ajoute est désactivé ou calé sur l'original par défaut. On y retrouve donc des upscalers (FSR 3.1 et XeSS sur n'importe quel GPU récent, DLSS 4.5 sur GeForce RTX, sous Windows seulement), un mode photo sur F7 et un dossier de mods qui accepte des scripts Lua.
Côté fidélité, Lance McDonald, le dataminer qui avait fouillé P.T. à l'époque, y voit, autant qu'il puisse en juger, un portage 1:1 de toute la base de code, qui reproduit tous les comportements non documentés qu'il connaît. Et bien sûr, même si le dev de ce portage a dû gérer l'archi du code de A à Z, c'est l'IA qui s'est occupée du dev et du debugging.
Bref, comme je vous le disais, ce portage ne contient aucun fichier de Konami, donc c'est à vous de fournir le jeu. Il vous faudra donc un dossier dump sorti de votre console (ou d'une archive en ligne si vous êtes un affreux criminel ^^), ou un faux PKG fabriqué à partir de ce dump. Un PKG du store ne marchera pas par contre puisqu'il est chiffré pour la console qui le possède. Et bien sûr, seule la version américaine (CUSA01127) a été testée. A tester donc avec les versions européenne et japonaise pour voir si ça passe.
Côté machine, il vous faudra à minima un Windows 10 ou 11 en 64 bits, ou un Linux x86-64 avec glibc 2.38 minimum (Ubuntu 24.04, Debian 13, Fedora 39, Arch ou SteamOS ça passe.), ainsi qu'un GPU compatible Vulkan 1.3. Sur Steam Deck, l'installation se fera depuis le mode bureau, puis faudra ajouter le jeu comme jeu non-Steam.
De son côté, macOS est annoncé pour la 1.0.2, mais ses paquets ne sont pas encore téléchargeables (faudra compiler les amis !). Pour le reste, les menus et les sous-titres sont disponibles en français, mais les voix restent en anglais, et le passage où le jeu a besoin de votre micro peut être joué au clavier quand même, si vous n'avez pas le matos.
Voilà... Je ne m'en souvenais pas, mais en faisant mes recherches, j'ai appris que ce n'est pas la première tentative de portage de P.T. sur PC. Il y a eu un remake de Qimsar, fan de 17 ans, qui est sorti gratos en juillet 2018 et malheureusement, Konami l'a fait fermer quelques jours plus tard pour des raisons légales, tout en lui proposant un stage (beaux joueurs quand même).
On verra à quelle sauce ce projet sous licence MIT se fera manger ou pas.
Sachez que si vous avez déjà votre copie de P.T. sous la main, les installeurs Windows et Linux sont sur la page Releases du
dépôt GitHub
!
J'sais pas si vous avez vu, Firefox 157 a activé par défaut
sa nouvelle interface, baptisée Nova
. Mozilla parle de sa plus grosse refonte visuelle depuis des années, et moi perso, ça ne change absolument rien à ma vie de ce que j'ai pu en expérimenter pour le moment.
Mais certains barbus qui détestent le changement, sont COMME D'HAB très très très très fâchés. Heureusement, j'ai de quoi les consoler car il est possible de récupèrer l'ancienne interface en quelques clics !
Pour ce faire, tapez about:config dans la barre d'adresse, validez en accepteant l'avertissement, puis cherchez la clé browser.nova.enabled. Un double-clic sur la ligne, ou un clic sur le bouton à droite, vous passez la valeur à false et hop, l'ancienne interface revient aussitôt, sans redémarrage.
Après s'il reste des petits défauts d'affichage, vaudra mieux redémarrer quand même Firefox. Et bien sûr si vous changez d'avis, no problemo, suffira de repasser la valeur de browser.nova.enabled à true pour ramener Nova.
Bien sûr, ça ne couvre pas toutes les nouveautés visuelles puisque la barre latérale a son propre réglage, sidebar.revamp, à passer à false pour retrouver l'ancienne. Mais ça coupera aussi les onglets verticaux, donc ceux qui kiffent ça devront CHOISIR ! Argh, je sais que choisir c'est renoncer... lol. Voilà... Bon, après Mozilla risque de virer ces clé à un moment quand toute cette histoire de "rah j'aime pas ce nouveau design" sera retombée.
Après pour ceux qui n'en peuvent plus des choix de Mozilla, sachez qu'il reste toujours
Floorp
, un navigateur basé sur Firefox qui livre une base 157 notamment sans Nova (pour l'instant).
Canal+ réclamait tout de même 50 000 euros par jour et par site "pirate" encore accessible, et il repart sans rien. Le 17 septembre dernier, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté les astreintes demandées contre Cloudflare dans deux dossiers, l'un sur la Formule 1, l'autre sur le MotoGP, ainsi que les 20 000 euros de frais de justice qu'il réclamait en plus.
En avril, ce même tribunal avait tout de même ordonné à Cloudflare de bloquer 21 domaines de streaming F1 et 16 de MotoGP "par tout moyen efficace". Et Cloudflare a choisi le sien : un blocage sur son CDN, pour les sites qui passent par son réseau, et aucun filtrage sur son résolveur DNS public 1.1.1.1. Pas de DNS menteur ou censuré donc... mais Canal+ y voyait un contournement délibéré, puisque seuls 3 domaines sur 21 auraient été bloqués côté F1 (et 3 sur 16 côté MotoGP), dont deux sont revenus en ligne la semaine suivante via un autre CDN ou un site miroir.
Mais le tribunal n'a pas suivi. Selon lui, un intermédiaire technique a une obligation de moyens mais pas de résultat, comme le précise l'arrêt UPC Telekabel de la Cour de justice de l'Union européenne. Cela veut donc dire que Cloudflare ne peut pas être tenu responsable quand un site change de CDN. C'est donc à Canal+ d'aller voir le nouvel intermédiaire et de signaler les miroirs à l'Arcom.
Alors, est-ce que 1.1.1.1 filtre des sites en France ?
Eh bien non les amis, et ça se vérifie très facilement en quelques secondes. Depuis ma connexion bien française, le
résolveur de Google
(8.8.8.8) refuse de résoudre les domaines de la liste "Premier League" ordonnée en juillet, avec un message qui invoque "une injonction judiciaire ou toute autre mesure administrative de blocage visant FR".
Alors que le 1.1.1.1 de Cloudflare, lui, répond normalement pour les sites encore en ligne. D'ailleurs Cloudflare le confirme bien dans son rapport de transparence du second semestre 2025 : Aucun contenu n'a jamais été bloqué via 1.1.1.1, car un blocage sur un résolveur public mondial s'appliquerait à tous ses utilisateurs, où qu'ils se trouvent.
Après ça ne veut pas dire que changer de DNS suffira à tout débloquer puisque le géoblocage que Cloudflare applique côté CDN limite l'accès au site lui-même depuis la France. Donc passer par 1.1.1.1 n'y changera rien, un site bloqué sur le CDN de Cloudflare ne sera pas accessible via leurs serveurs DNS. Mais par contre, les sites qui passent entre les mailles, ce sont tous les sites hébergés ailleurs que chez Cloudflare, que les FAI bloquent chacun de leur côté, en faisant "mentir" leurs propres résolveurs DNS.
Reste que ce jugement n'a rien d'une carte blanche... Quand Cloudflare explique que l'architecture de son DNS public ne permet pas d'implémenter un blocage, le tribunal se contente d'écrire qu'il "allègue". Mais en réalité, la
cour d'appel de Paris
avait jugé en mars dernier que le blocage DNS était tout à fait faisable. Et en juillet, dans un dossier sur des médias russes sous sanctions européennes, le Conseil d'État avait relevé que Cloudflare propose déjà gratuitement un résolveur capable de bloquer les logiciels malveillants et les contenus pour adultes...
Voilà, donc comme les ordonnances signées le 17 juillet pour la Premier League et la Ligue des champions visaient nommément le résolveur, le CDN et le reverse proxy de Cloudflare, et qu'elle laissait à l'entreprise américaine le choix des moyens techniques, la messe est dite. Et on n'oublie pas non plus que de son côté, Quad9, la fondation suisse qui ne bloque aucun des domaines visés par beIN Sports, est également sous pression de la part de la chaine de sport qui lui réclame 10 000 euros par jour et par domaine pirate accessible. La décision est attendue d'ici la fin du mois...
Dans tous les cas, si vous êtes sur 1.1.1.1, rien ne bouge pour l'instant... mais ça tient moins à Cloudflare qu'à la façon dont les prochaines ordonnances seront rédigées... On verra bien.
RNDS-Stream
, c'est une appli homebrew incroyable pour la Nintendo DSi (sortie en 2008 quand même... ça date de fou !) qui affiche en live n'importe quel jeu depuis votre PC Linux. Le PC capture la fenêtre du jeu et l'envoie en MJPEG sur le réseau local, puis la console décode ce flux vidéo, et le clavier et la souris du PC sont pilotés à distance via
ydotool
.
Si ça vous intéresse, la vidéo ci-dessous montre le projet en action (vers les 4 min 48) avec côté console, le décodage du MJPEG passant par
RubyNDS
, qui est le framework Ruby que l'auteur s'est monté pour programmer la DSi. Et avec les bons réglages de GStreamer, ça peut grimper à 20 images par seconde avec saut d'images, ou plus modestement de 10 à 15 images par seconde en résolution max sur la DSi. Le serveur de son côté, repère tout seul votre bibliothèque Steam et vos instances Prism Launcher pour vous permettre de lancer les jeux de votre choix.
Pour l'essayer, faut déjà que vous soyez bien chaud bouillant ^^. Ensuite, il faut un flashcart qui permet de lancer l'outil en copiant son .nds sur une microSD, avec à la racine un fichier rnds-stream.txt qui contient uniquement l'adresse IP locale de votre PC. Bref, rien à copier sur la SD interne de la DSi.
Côté PC, c'est du Linux sous X11 ou Wayland, puisque les fenêtres en Wayland pur ne sont pas détectées, avec wmctrl et GStreamer installés à côté du Flatpak du serveur, qui n'est pas entièrement autonome. Sachez que l'auteur n'a testé que Fedora KDE, donc à voir comment ça se passe sur les autres distrib.
Reste le Wi-Fi car d'après
le wiki DS Homebrew
, une appli DS classique ne gère que le WEP ou les réseaux ouverts, le WPA et le WPA2 n'étant possibles qu'en mode DSi.
Voilà, on est dans l'hyper expérimental, y'a des bugs, aucune sécurité (donc restez bien en local) mais c'est assez insolite pour que je vous en parle.
Chez moi, c'est un Mac mini qui gère à peu près tout depuis des mois. Il héberge mes projets de vibe coding, (pour ceux qui débarquent, on parle du développement où une IA écrit le gros du code pendant que je bois des chocolats chauds devant Rick et Morty), il fait tourner mes sessions de Claude, l'IA d'Anthropic, il pilote ma domotique, il surveille même mes NAS et mon Plex. Tout ça marche bien, je n'y touche presque jamais.
Sauf que voilà, il m'a fallu une seconde session de travail avec une autre instance de Claude/Codex, pour un projet qui n'avait rien à voir. J'ai d'abord pensé racheter un Mac mini. Et puis entre les prix qui ont gonflé et macOS qu'il aurait fallu piloter à distance en permanence, j'ai un peu baissé les bras.
GEEKOM m'a alors proposé de tester son A5
, un petit PC de la taille d'un Mac mini, 11,7 centimètres de côté pour 650 grammes, qu'on trouve autour de 500 euros avec trois ans de garantie. J'ai dit oui, forcément, même si je n'ai plus acheté de PC depuis 15 ans.
Dedans, il y a un Ryzen 7 7730U d'AMD avec huit cœurs, seize threads et une fréquence qui monte à 4,5 GHz, le tout dans 15 watts, donc ça chauffe vraiment très peu. Les 16 Go de mémoire DDR4 ne sont pas soudés, on peut aller jusqu'à 64 Go en ouvrant le boîtier, et ça, Apple ne vous laissera jamais le faire sur un Mac Mini.
Le SSD de 500 Go est déjà plus généreux que les 256 Go du Mac mini de base, et si ça ne suffit pas, il y a un deuxième emplacement M.2 et une baie pour un disque 2,5 pouces. En cumulant, on peut monter à 7 To.
Pour la connectique, j'ai de quoi voir venir, avec six ports USB dont deux USB-C, deux sorties HDMI qui gèrent jusqu'à quatre écrans 4K, du WiFi 6, du Bluetooth 5.4 et surtout un port Ethernet 2,5 gigabits, le seul que j'utilise vraiment vu que la machine discute toute la journée avec mes NAS, tout le monde à cette vitesse, ce qui est quand même bien symathique.
La machine est livrée sous Windows 11, mais je lui ai installé un Ubuntu en version serveur. J'ai branché un écran une heure à tout casser, le temps de l'installation, de configurer le Bios pour qu'il redémarre tout seul en cas de panne de courant, et depuis je n'y touche plus qu'en SSH, la prise de contrôle à distance en ligne de commande. Et encore quand je dis "Je", ce sont mes IA et mes automatisations qui administrent la machine, et ça fonctionne, sans drame (j'ai BEAUCOUP de sauvegardes derrière, je vous conseille d'en avoir aussi si vous laissez l'IA administrer vos machines).
Le plus fou, et qui m'a vraiment surpris, c'est le silence. GEEKOM annonce autour de 28 décibels au repos et à peine plus en charge, et dans les faits je ne l'entends simplement jamais, alors qu'il est posé dans mon salon et qu'il tourne 24h/24. La consommation est ridicule aussi, environ un demi kilowattheure par jour.
Ce genre de machine peut servir à plein de choses, un petit serveur maison, Home Assistant pour la domotique, une médiathèque, des agents IA qui bossent la nuit, ou tout simplement un PC de bureau classique si vous le laissez sous Windows.
Et pour tout vous dire, sur cet usage serveur, il est même meilleur que mon Mac mini. Plus de bizarreries macOS, plus de mise à jour qui réclame une session ouverte, plus de réglage système qui se met en travers du chemin. Ubuntu fait ce qu'on lui demande et c'est vraiment très reposant.
Le circuit graphique Vega 8 intégré ne vous permettra pas de lancer GTA6 en 4K (en même temps il n'est toujours pas annoncé sur PC...), et il ne faut pas compter dessus pour faire tourner un gros modèle d'IA en local, mais pour du développement, du serveur et de la vidéo, c'est vraiment la machine idéale.
Si vous avez le même genre de besoin que moi, ou que vous avez envie d'expérimenter, vous pouvez y aller. L'A5 est en vente autour de 550 euros chez sur Amazon,
dispo en cliquant ici
.
Ces derniers temps, il y a beaucoup de hype sur la distribution Linux Omarchy.
C'est sûr qu'elle présente de nombreux avantages comme une installation en moins de 2 minutes sur la plupart des machines, un bureau en mosaïque pilotable au clavier et des thèmes qui changent réellement l'habillage de tout le système mais elle est aussi vivement critiquée par les puristes du libre parce que, pour certains, elle ne serait qu'une Arch Linux avec les dotfiles de son créateur DHH (David Heinemeier Hansson). Pour
Matthew Garrett
, fervent défenseur du libre, elle est même, je cite "fondamentalement incompatible avec les objectifs du logiciel libre".
Bon, moi vous me connaissez, ces guerres de clochers techniques, ça ne me passionne pas... Et pourtant, aujourd'hui, Omarchy vient clairement de changer de visage. En effet, suite à mon article d'hier sur un projet en lien justement avec Omarchy, un lecteur de Korben.info m'a averti que DHH, le créateur d'Omarchy, diffusait actuellement de "drôles" d'idées sur
son blog
, où il publie depuis plus d'un an, des billets notamment sur l'immigration en Europe.
Je vous cite quelques extraits que j'ai traduits en dessous :
"Unwilling to resign the rest of the country to the kind of demographic replacement that befell London over the last two decades."
"Refusant de se résigner à voir le reste du pays subir le genre de remplacement démographique qui a frappé Londres ces vingt dernières années."
"As I remember London", septembre 2025
"Like an immigration policy designed to rival America's cherry-picking of the world's best, rather than mass immigration from low-average-IQ regions of net-negative contributors to the economy (and society)."
"Par exemple une politique d'immigration conçue pour rivaliser avec la manière dont l'Amérique va chercher les meilleurs du monde, plutôt qu'une immigration de masse venue de régions au QI moyen bas, faite de contributeurs nets négatifs pour l'économie (et la société)."
"Europe is weak and delusional (but not doomed)", 9 décembre 2025
"You can't save the continent's declining birth rate, growing retiree burden, or even economy as a whole by importing millions of people from a culturally incompatible third world."
"On ne sauvera ni la natalité en baisse du continent, ni le poids croissant des retraités, ni même son économie, en important des millions de personnes d'un tiers-monde culturellement incompatible."
"Three sacred cows that must die so Europe can live", 16 juillet 2026
"Because the sacred cow here is not just that mass migration must stop going forward. It's also that millions who are already in Europe must go."
"Parce que la vache sacrée ici n'est pas seulement qu'il faut arrêter l'immigration de masse pour l'avenir. C'est aussi que des millions de personnes qui sont déjà en Europe doivent partir."
"Three sacred cows that must die so Europe can live", 16 juillet 2026
"When wolves get out of control, you shoot them. When gypsies take over public spaces, you deport them."
"Quand les loups deviennent incontrôlables, on les abat. Quand des gypsies s'emparent de l'espace public, on les expulse."
"Wolves, sheep, and gypsies", 21 juillet 2026 ("gypsies" est son mot, je ne l'ai pas traduit)
Alors oui, je sais, les idées de merde ont le vent en poupe en ce moment, et je vais encore tendre des strings avec cet article mais bon, comme toujours je m'en tape parce que c'est impossible pour moi d'ignorer ça.
Je sais que certains vont encore venir me dire que je n'ai pas à faire de "politique", mais sachez que de mon point de vue, ça n'en est pas. La xénophobie et les idées anti-démocratiques n'ont pas leur place sur l'échiquier politique. C'est un cancer qui n'a d'autre but que d'anéantir la démocratie, et je trouve aberrant que l'organisme vivant "démocratie" accueille cette maladie mortelle à bras ouverts. Mais bref...
Ce genre d'idées que diffuse DHH et d'autres, si on peut appeler ça des idées, en plus d'être faciles à penser, totalement pré-machées, ce sont des idées mortifères à la fois pour les humains et pour la démocratie. Ce sont des idées dont nos parents et grands-parents ont été victimes durant la seconde guerre mondiale et l'occupation, et dont beaucoup de monde sont encore victimes tous les jours (
dernier exemple en date qui m'a choqué
).
Bref, avec Omarchy, ce n'est pas possible pour moi de dissocier l'homme de l'artiste ou devrais-je dire, dissocier le développeur de ses idées racistes. La xénophobie est un "choix" quasi primitif en terme de logique, j'en conviens. Ça ne demande pas trop d'effort et ça permet de rendre responsable "les autres" de tous ses problèmes, ce qui évite aux gens d'endosser leurs responsabilités, de se prendre en main, ou d'être solidaires comme le feraient des adultes. C'est clairement un désir de confort qui s'adosse à la haine, mais ça n'a jamais été une solution.
Et Omarchy étant très fortement incarnée par DHH, qui adore mettre son nom partout sur le site web de cette distrib, c'est difficile d'ignorer la situation. Bien sûr, je sais qu'il y a, à ses côtés de nombreux contributeurs qui ne connaissent pas et ne partagent pas ses idées et c'est pareil avec les utilisateurs de cette distrib.
Mais maintenant qu'on est tous au courant, je pense qu'il est temps d'être cohérent avec nos valeurs qu'elles soient libristes, humanistes ou démocratiques pour ne pas faire par exemple comme 1Password et 37signals qui s'engagent à financer ce projet à hauteur de 100 000 dollars par an chacun, tout en affirmant, comme l'a fait le PDG de 1Password, que, hey, l'entreprise n'approuve pas les opinions de DHH, donc que c'est bon, y'a totem d'immunité.
Bah non, moi je trouve ça trop facile.
Donc voilà, vous faites ce que vous voulez mais maintenant que je sais quelles sont les idées de celui sur qui repose Omarchy, ne comptez plus sur moi pour utiliser et promouvoir cette distrib.
Une PS5, au fond, c'est juste un PC comme les autres. Elle a un processeur AMD x86-64 (c'est du Zen 2, en gros un Ryzen) ainsi qu'une puce graphique RDNA 2, ce qui est grosso merdo la même came que ce qu'il y a dans votre tour de gamer.
Et pour ça que le pari d'
AnyPS5
est possible ! L'objectif de ce projet c'est qu'au lieu de lancer un n-ième émulateur qui "imite" la console pendant que vous jouez, l'outil prend le code binaire d'un jeu PS5, le décompile et le recompile intégralement sous la forme d'un vrai programme Linux ou Windows, que votre système peut ensuite lancer comme n'importe quel autre.
Pour y parvenir, ce projet repose sur 2 briques. D'abord il y a un "relinker", qui lit l'exécutable du jeu et le reconstruit au format natif de la cible, c'est à dire ELF pour Linux ou PE pour Windows. Mais comme le jeu continue d'appeler des fonctions système PS5 que votre PC ne connait pas, AnyPS5 réimplémente les bibliothèques de Sony, libc, libkernel et toute la famille libSce, en bibliothèques dynamiques que le chargeur de votre OS peut alors lier au programme converti.
Résultat, le jeu tourne comme un processus normal, sans runtime à part... C'est beau non ?
Mais tout n'est pas réécrit d'avance pour autant puisque côté graphique, le jeu envoie ses files de commandes comme s'il causait à la puce AMD de la console, et c'est donc la version maison du projet de libSceAgcDriver qui les interprète pendant l'exécution. Les shaders RDNA, eux, sont recompilés en SPIR-V pour Vulkan quand le jeu les demande, puis rangés dans un cache sur le disque pour les lancements suivants. Donc ça veut dire que certes, le code processeur tourne en natif, mais la partie GPU, elle, est traduite à la volée.
La conversion elle-même, après c'est juste une ligne de commande. Vous indiquez l'exécutable du jeu et son dossier sce_module côte à côte, et vous choisissez le nom du binaire cible (le .exe quoi) :
Sur un processeur Intel, ajoutez le paramètre --to-intel, qui convertira les instructions propres aux puces AMD qu'il connaît.
Et quand le jeu touche à quelque chose que le projet ne gère pas encore, AnyPS5 lève une exception, en affiche la raison dans le terminal et le processus s'arrête. Ça veut dire qu'un jeu qui boote n'est pas forcément un jeu auquel vous pourrez jouer jusqu'au bout.
Et justement, qu'est-ce qui va jusqu'au bout ?
Hé bien la liste de compatibilité officielle est trèèès courte puisqu'elle ne contient qu'un seul jeu : Dreaming Sarah. C'est un jeu de plateforme 2D sorti sur Steam en 2015 et vendu moins de 5 € (1,49 € en promo au moment où j'écris).
Sous Windows, après recompilation, il est noté "in game, playable", à 60 images par seconde sur une GTX 1050 Ti et 36 sur une puce Intel HD 620 et sous Linux, on ne connait pas encore les stats même si l'ELF Linux a été généré.
Bien sûr, comme toujours avec ces projets de recompilation ou d'émulation, aucun firmware, ni jeu, ni clé n'est fourni. Et comme vous le savez, pour déchiffrer un jeu et l'extraire, il faut un exploit du firmware en cours, autrement dit une console débridée. Donc ça limite un peu les ambitions de pas mal de monde. Mais ça n'en reste pas moins possible pour qui a un peu de volonté (et une PS5 jailbreakée).
Sachez que ce projet AnyPS5 nécessite une carte graphique Vulkan 1.1, que les manettes Xbox ou PlayStation reconnues par SDL fonctionnent avec sticks et gâchettes analogiques, et que le clavier se remappe sans souci dans un fichier anyps5-input.ini que vous devez éditer.
Voilà...
Les émulateurs PS5
dont je vous ai parlé, recréent la console autour du jeu alors qu'AnyPS5 tente de recréer le jeu pour n'importe quelle machine. On verra qui y parvient massivement en premier, mais en tout cas, la course à l'émancipation de la PS5 et de ses jeux est lancée !
En tant que personne qui passez votre vie sur Internet, vous avez peut-être déjà décidé à un moment de bloquer une catégorie de sites pour protéger votre foyer ou votre tranquillité d'esprit (parfois on a des idées folles, je sais), et là paf ! Le filtre posé vous bouffe un site tout à fait légitime que vous n'aviez pas imaginé se faire pincer. Genre vous bloquez tout ce qui touche aux jeux d'argent et d'un coup votre site d'actualité foot préféré dégage parce qu'il a le malheur de parler de l'actu des paris sportifs une fois de temps en temps. La plupart du temps les seules options étaient soit arrêter de consulter le site, soit retirer le filtre entièrement ... et donc revenir à la situation initiale. Super.
Eh bien, Surfshark a décidé de régler ce problème dans sa suite d'outils et cela de la manière la plus simple possible : en proposant une option qui vous permet de créer une liste blanche dans son bloqueur de contenu web maison. Vous allez toujours décider de bloquer une catégorie qui vous pose problème, mais vous pourrez indiquer les exceptions que vous jugez acceptables. Fini le tout-ou-rien, fini le "bah je vais tout désactiver, ça me saoule".
Pour l'instant, le hic c'est que cette liste blanche n'est disponible que pour les utilisateurs Windows (ouiiiin). Pour les utilisateurs de Mac, de Linux ou de mobiles, il faudra attendre encore un peu que ce soit déployé sur d'autres OS, mais cela ne devrait pas tarder. Ouais, je sais, ça fait toujours un peu mal quand les meilleures plateformes du monde ne sont pas privilégiées. D'un autre côté il faut se dire que l'OS le plus moisi a aussi le droit d'avoir des primautés parfois. C'est la vie.
C'est quoi ce fameux web content blocker ?
Disponible depuis l'automne 2025 sur Android et iOS, puis courant 2026 sur desktop, le web content blocker est la fonction de filtrage par catégories de Surfshark. Cette option vous donne la possibilité de mettre un stop aux thématiques de sites que vous préféreriez ne plus jamais voir. On parle ici de catégories problématiques selon votre profil, votre situation et/ou qui utilise votre machine. Il s'agit des classiques : pornographie, jeux d'argent, armes, drogues, malwares et compagnie.
Ce qui est cool, c'est que ça tourne même si vous n'êtes pas en train d'utiliser le VPN. Donc vous pouvez l'utiliser sur les appareils de la maison en continu même quand personne n'est connecté à un tunnel. Il faut donc prendre en compte que c'est une solution de contrôle parental différente des outils classiques sur ce sujet. Surfshark ne surveille que dalle (pas de logs de navigation, pas de rapport hebdo sur "ce que le gamin a visité cette semaine") et ne pose pas de limites (temps d'écran, blocage d'apps ...). La fonctionnalité va aider les utilisateurs à protéger leurs proches du contenu malveillant, mais sans espionner pour autant les sites qu'ils visitent. Ce qui reste consistant avec leur politique de no-logs qui a été auditée plusieurs fois ces dernières années.
C'est plutôt pas mal parce que ça pourrait être une alternative à ceux qui pensent que la plupart des logiciels de contrôle parental ne sont rien d'autres que du mouchardage avec des logos mignons. Ici c'est juste du filtrage fin et basta. Une couche de protection supplémentaire qui s'ajoute sans transformer votre machine en agence de surveillance gouvernementale.
Et concrètement ça ressemble à quoi ?
C'est vraiment super simple et à la portée de tout le monde. Vous commencez par ouvrir votre application Surfshark sur Windows, vous allez dans Paramètres > Bloqueur de contenu web > Sites Autorisés, vous cliquez ensuite sur le bouton "Ajouter" et vous saisissez les URL à autoriser. Hormis vos exceptions, l'ensemble de la catégorie reste filtré. Bien entendu vous pouvez ensuite activer ou couper le blocage à votre convenance, ajouter et supprimer des urls, etc.
Même si ce n'est pas une fonctionnalité incroyable, c'est le genre de petit ajustement qui améliore notre qualité de vie l'air de rien. Et qui permet de se passer éventuellement d'une extension de navigateur supplémentaire. Le vrai problème du filtrage par catégories, qui reste un élément assez vague, ce sont souvent les résultats de type faux positifs. Une catégorie, c'est plutôt large ("Sport", "Robotique" ou "Tech" c'est vaste). Trop large. Ici au moins, on a la possibilité d'affiner au fil du temps.
Alors oui, vu la communauté qui me lit, j'entends d'ici les puristes à la capillarité abondante me dire qu'un filtre DNS maison avec Pi-hole fait la même chose et bien plus. Oui, vous avez raison. Vrais reconnaissent vrais, comme dirait votre rappeur préféré. Sauf que dans le monde du dehors et bien pas grand monde n'a envie d'administrer un Pi-hole un dimanche après-midi, hein. C'est drôle, le monde. Il y a les gens qui bidouillent, et les gens qui veulent juste cliquer sur "Ajouter" vite fait pour avoir le temps d'aller promener le chien. L'option est pour eux.
Et le reste de la panoplie Surfshark One ?
Même si je viens de vous faire un article sur le sujet, ce filtre à contenu, c'est juste la cerise sur le gâteau.
Surfshark One
, c'est versatile et ça gère un tas de problématiques liées à la cybersécurité :
Son VPN permet un nombre de connexions simultanées illimitées (pas de limite !) donc il permet de protéger toutes ses machines. Avec un parc de 4 500+ serveurs répartit dans plus de 100 pays, un chiffrement militaire AES-256 et, depuis quelques mois, des serveurs 100% RAM-only où rien ne persiste après un simple reboot. Plus un tas de fonctionnalités comme le bouton kill switch (coupe votre connexion si le tunnel tombe), le MultiHop (permet de faire passer votre trafic par 2 pays), le mode camouflage, etc.
L'antivirus effectue des scans rapides et complets et offre une protection en temps réel. Il dispose même de l'intégration d'un outil anti-ransomware. L'antivuris est tellement bon qu'il a reçu un score de 100% dans les tests phishing de PCMag. Et 100%, c'est pas rien quand même, par une équipe qui teste des VPN et des antivirus toute la journée. Surtout que cet été ils ont aussi décerné à Surfshark leur Editor's Choice award. Quand ils te collent une récompense, c'est que t'as fait un truc correct normalement. L'antivirus est dispo sur Windows, macOS et Android. L'iPhone est laissé de côté pour l'instant donc un peu de patience.
La fonctionnalité Alert, de son côté, surveille vos emails, numéros de carte et pièces d'identité dans les fuites de données connues. Et vous contacte en temps réel dés que vos informations ont fuitées. Ce sera peut-être utile le jour où votre vieux compte MySpace ou Facebook abandonné depuis 15 ans refait surface sur un forum russe ou chinois.
Je vous ai déjà parlé d'
Alternative ID
, qui vous permet de créer une fausse identité complète avec une son adresse mail personnalisée. Celle-ci fait office d'intermédiaire qui renverra toute communication vers votre vraie boîte. À utiliser par exemple pour vous inscrire sur divers sites en ligne qui ne vous inspirent pas trop confiance. Ou sur des sites que vous ne réutiliserez jamais. Le jour où leurs bases de données se font pirater, c'est la fausse identité qui est grillée, pas la vôtre.
En plus vous avez accès à
CleanWeb, leur bloqueur de pubs
et de popups cookies. Le site de référence AdBlock Tester lui a octroyé un assez bon score (96%). Et oui, si vous vous posiez la question, il bouffe les pubs YouTube comme du popcorn. Rien que cette option-là vaut un tiers de l'abonnement à elle seule pour certains.
Et si vous voulez absolument tout maitriser niveau sécu, vous pouvez adjoindre à tout ça Incogni, qui est inclus dans l'abonnement supérieur One+. Une fois configuré avec vos demandes de suppression, le service contacte automatiquement les data brokers à votre place. Parce que demander soi-même à 300 sites d'effacer vos données de leurs bases, personne n'a le courage ni le temps. Le RGPD vous donne des droits, mais c'est Incogni qui fait la paperasse.
Combien ça coûte, tout ça ?
Depuis son arrivée sur le marché, Surfshark reste un des meilleurs du marché point de vue rapport qualité-prix (voir aussi mon comparatif des meilleurs VPN du moment). En ce moment, sur un engagement de 27 mois (24 mois + 3 offerts) cela donne :
Starter : 2,49 € HT/mois pour le VPN seul
One : 2,99 € HT/mois pour ajouter l'antivirus, Alert, Alternative ID et le web content blocker
One+ : 4,49 € HT/mois pour avoir Incogni en plus
Moins de 4 balles par mois TTC (One) pour protéger tous vos appareils, ceux de votre mère, de votre frère, de votre coloc et du pote qui squatte votre canapé depuis la canicule de cet été ? Le calcul est vite fait. C'est carrément moins cher que 2 sandwichs triangles dégueulasses par mois. Votre santé numérique vous remerciera. Avec cette liste blanche enfin disponible pour corriger les dégâts du filtrage automatique, vous allez enfin pouvoir dégager les sites pourris chez vous, ou sur votre lieu de travail, sans devenir un agent du KGB aux yeux de votre entourage !
Le soir, après une grosse journée de boulot, quand on a envie vraiment de se vider le cerveau, on ne sait jamais trop quoi regarder comme un film. Est-ce qu'on se met Les Misérables de Ladj Ly ? Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón ? Detroit de Kathryn Bigelow ? ou Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls ?
Que choisir ?
Eh bien heureusement, il y a un super site qui s'appelle
QuoiVoir
qui répond à cette question du "on regarde quoi ce soir ?" en vous proposant simplement 3 films plutôt que de vous laisser scroller à l'infini dans un catalogue de bouzes. QuoiVoir contient pour le moment plus de 8500 films (pas de séries) et pour trouver LA pépite qui vous fera du bien, ça passe au choix, soit par un quiz, soit par une barre de recherche.
Le quiz, suffit de noter quelques films (5 avis suffisent pour démarrer, ou un import de votre historique Letterboxd), puis vous dites votre soir, seul, à deux, en famille ou entre amis, avec l'humeur, la durée et l'époque que vous souhaitez.
Ou alors la barre de recherche, où vous écrivez votre envie en une phrase, sans rien noter avant.
Tapez par exemple "un film de braquage pas trop long" et hop le site affichera ce qu'il a compris, c'est à dire "Moins de 100 min" et "Sujet : braquage", c'est à dire 2 tags que vous pouvez retirer d'un clic si l'IA s'est trompée.
Chaque fiche a ensuite deux rubriques pour décider vite. "*C'est pour toi si... *" donne trois raisons d'aimer le film, et "Avec qui le regarder" note seul, à deux, entre amis et en famille. Par exemple sur "1917", le site met "Idéal" entre amis et "Bof" à deux et sous le résumé, vous trouverez aussi les plateformes où le voir, avec les données de JustWatch, ainsi qu'un réglage de vos plateformes favorites.
Après, gardez en tête que chaque film est décrit selon douze axes par un modèle de langage, donc c'est plus un bon moyen de dégrossir un catalogue pour une soirée ciné qu'une boussole précise sur vos goûts.
Si vous êtes du genre à aimer les petits jeux, il y a une page entière consacrée au hasard et à la sérendipité, avec des roues de la fortune à tourner, des choses comme ça.
Le truc cool, c'est qu'il n'est pas obligatoire de se créer de compte, mais que vous pourrez quand même mémoriser des films et vos goûts, c'est juste que c'est stocké dans le navigateur.
Dans le genre, j'ai déjà écrit un
article sur FlickMetrix
, où vous parcouriez un catalogue de films et de séries que vous filtriez vous-même par genre, date, note ou plateforme. De son côté, QuoiVoir fait le chemin inverse où c'est vous qui décrivez votre soirée idéale et lui vous suggérera les films qu'il faut, un peu comme un employé de Video Club ^^. Maintenant, si j'ai une petite critique à apporter au site, c'est que je le trouve un petit peu "lourd". Je pense que ça mériterait un petit peu d'optimisation sur le poids des pages et du JS, mais à part ça c'est top !!
Et bien sûr, si ces trois films ne vous disent rien, le bouton "Régénérer" en proposera d'autres sans souci !
Dans la série des trucs qui ne servent à rien, mais qui sont bien cools quand même, je vous présente ce bon vieux DOOM de 1993 qui vient de passer au DLSS 5. L'auteur de cette nouvelle prouesse, c'est Nikolai Zhivotenko qui a publié
DOOM + DLSS 5
, un port Windows 64 bits de Linux DOOM 1.10 qui conserve le moteur d'origine. Le jeu produit ainsi toujours son image en 320x200 pixels, puis celle-ci est reconstruite dans une fenêtre de 1280x800 en Direct3D 12 par l'upscaler de votre choix.
Un upscaler moderne ayant besoin d'autre chose que des pixels pour travailler, le moteur modifié doit inscrire à chaque image la profondeur, les normales et le mouvement, et les touches F2 à F4 affichent ces trois vues à la place du jeu.
L'auteur en a même fait un petit banc d'essai, avec un exécutable par mode : DLSS Ray Reconstruction, DLSS Super Resolution en preset K (DLSS 4) ou L (DLSS 4.5), FSR 2.2 d'AMD, Anime4K, et le bon vieux nearest 4x pour comparer. Ray Reconstruction se contente d'ailleurs de buffers factices (spéculaire noir, rugosité à 1), puisque DOOM n'a aucun éclairage path-tracé à lui donner.
Un couloir de DOOM avec l'étiquette "DLSS 5 On" en bas à gauche et trois vignettes de données en haut de l'image (capture fournie par l'auteur du port)
Et le DLSS 5 dans tout ça ?
Eh bien le mode 5 commence par la même passe que le 4.5, avec le SDK officiel de NVIDIA et ensuite seulement, si l'addon RenoDX du DLSS 5 est placé à côté de l'exécutable, une seconde passe laisse le Neural Rendering retoucher l'image. Et ce Neural Rendering là ne vient pas du port mais de
DLSS5-Swapper
, un outil communautaire sous licence MIT qui injecte le modèle de NVIDIA dans les jeux. Bref, c'est indispensable comme addon pour passer d'un rendu 4.5 à un rendu 5.
Côté NVIDIA, le
DLSS 5 dont je vous parlais en mars
n'est sorti que le 3 septembre, avec NBA 2K27, sur les RTX 50 et GeForce NOW mais il avait fuité juste avant via des fichiers trouvés dans une mise à jour de ce même jeu. Du coup,
les moddeurs
l'ont collé dans The Witcher 3 ou Cyberpunk 2077 sans attendre.
Quant au résultat sur DOOM, n'espérez pas avoir du photoréalisme... niet, le modèle n'a pas été pensé pour des sprites en 320x200, et d'après Wccftech, certains détails reconstruits peuvent même ressortir plutôt bizarrement...
Une créature face au joueur, avec la même étiquette "DLSS 5 On" et mêmes vignettes en haut (capture fournie par l'auteur du port)
Maintenant pour tester, il vous faudra un Windows 64 bits, une GeForce RTX, et compiler tout ça vous-même avec le script build.cmd du dépôt. Vous déposez un IWAD dans le dossier wads (celui de
Freedoom
fait l'affaire), puis vous déclarez le dossier du mode 5 dans
Swapper
, en route Native. Côté carte, Swapper annonce les RTX 20 à 50 pour ses routes à base de ReShade, dont fait partie l'addon
RenoDX
, mais prévient quand même que la compatibilité n'est pas garantie.
Et si vous voulez juste comparer, le script screencast-windoom.cmd rejouera la même démo dans chacun des modes et peut même exporter chaque image en PNG.
Mise à jour du 8 octobre 2026 : depuis la publication de cet article, j'ai découvert les idées que diffuse DHH, le créateur d'Omarchy. Je ne recommande plus cette distribution, et je vous explique pourquoi dans
Omarchy, non merci
.
Omarchy-apple-dev
, c'est un projet qui vous permet de compiler une app codée en SwiftUI, l'installer sur votre iPhone via le cable USB et l'envoyer à TestFlight d'Apple, tout ça depuis une machine Linux sous Omarchy... Oui oui, sans Mac !
Le gros du boulot est assuré par
xtool
, qui sait déjà compiler, signer et installer une app iOS sous Linux, mais ce dépôt omarchy-apple-dev y ajoute un script ship.sh, qui permet de créer le .ipa, d'y renseigner les clés de build que le traitement App Store lit, puis d'envoyer tout ça à Apple comme un grand.
Bref, en langage clair, ça veut dire que vous pouvez être développeur iOS depuis votre PC Linux. Cool hein ?
Pour l'installer, c'est juste 3 lignes avec install du SDK d'Apple.
git clone https://github.com/joshuaswarren/omarchy-apple-dev
cd omarchy-apple-dev
./install-toolchain.sh
Les morceaux du SDK iOS n'existant que dans la distribution Xcode d'Apple, il faut donc télécharger le Xcode.xip sur developer.apple.com avec un Apple ID gratuit, depuis n'importe quel OS. Vous relancez ensuite le script avec XCODE_XIP=/chemin/Xcode.xip, puis device-run.sh installera l'app sur l'iPhone branché. Un compte gratuit suffit pour ça, mais Apple le limite à 3 apps par appareil avec des profils qui expirent au bout de 7 jours. Pour TestFlight, il faudra par contre un compte développeur payant et une clé d'API App Store Connect.
Après, les CGU d'Apple pour Xcode et ses SDK disent bien que ces logiciels ne sont autorisés uniquement sur un produit de marque Apple tournant sous macOS, et que tout autre usage est une violation du contrat. Sa clause 2.5 interdit aussi d'utiliser les SDK séparément ou de les faire tourner sur du matériel qui n'est pas Apple. Or le SDK que le script installe vient forcément d'un Xcode d'Apple. Voilà, au moins vous savez...
Bref, pour bricoler sur votre iPhone avec un compte gratuit, ça peut le faire... Après, pour l'App Store, sachez qu'Apple exige en plus depuis avril dernier, que vos apps soient compilées avec Xcode 26 ou plus récente alors qu'ici, ce bon vieux script contourne ça... Donc à voir si vous voulez tenter votre chance.
Au pire, pour la phase finale (la compilation de la release de votre app), vous sortez un Mac rien que pour ça et le reste du temps, vous codez et compilez vos tests à 100% dans Omarchy. A vous de voir :)
Mistral a présenté Mistral Large 4, un modèle d'intelligence artificielle à 1 000 milliards de paramètres que l'équipe surnomme elle-même "Le Chonk", et l'entreprise française annonce ni plus ni moins que c'est le meilleur modèle ouvert jamais développé en dehors de la Chine. Rien que ça.
Le modèle n'est pour le moment accessible qu'en préversion via l'API de Mistral, l'interface qui permet aux développeurs de la brancher sur leurs applications. Les poids, autrement dit le fichier complet qui permet de faire tourner le modèle sur ses propres serveurs, arriveront le 27 octobre sur Hugging Face, le grand entrepôt public des modèles d'IA.
C'est tout le contraire des boîtes noires d'OpenAI ou d'Anthropic, le créateur de Claude, qui gardent jalousement les leurs.
Sur le papier, le chiffre de 1 000 milliards en jette, sauf que le Chonk n'active que 49 milliards de paramètres à chaque réponse, avec une architecture qui fonctionne un peu comme une grosse administration où seul le guichet compétent traite votre dossier. Du coup, il coûte bien moins cher à faire tourner que sa taille ne le laisse penser.
L'entraînement a pris deux mois sur près de 4 000 puces Nvidia Grace Blackwell installées dans les datacenters européens de Mistral, soit deux à trois fois moins de matériel que la concurrence chinoise d'après Pierre Stock, le responsable scientifique de la maison. Le modèle parle au passage plus de 160 langues.
Mistral insiste surtout sur les capacités agentiques de son Chonk, c'est-à-dire sa faculté à enchaîner tout seul des actions, lancer du code, éplucher des documents, remplir un tableur, plutôt que de simplement répondre à vos questions.
Sur les tests de performance publiés par Mistral, le Chonk se place au niveau des meilleurs modèles chinois de DeepSeek, Alibaba ou Moonshot sur le code, la finance et le droit, avec une vraie pointe en cybersécurité où il se classe parmi les cinq meilleurs au monde. Les mesures indépendantes sont un peu moins flatteuses, puisque le cabinet Artificial Analysis le situe entre DeepSeek et les modèles les plus accessibles d'OpenAI, encore loin du haut de gamme GPT-6 Astra, ce qui est déjà pas mal pour un modèle qu'on pourra télécharger gratuitement.
Côté tarifs, l'API facture environ 0,70 dollar le million de tokens, les morceaux de mots qui servent d'unité de facturation à tous les fournisseurs d'IA. Airbus et HSBC figurent déjà parmi la centaine de clients revendiqués.
J'avoue que je me demande déjà quelle machine il faudra pour faire tourner un bestiau pareil dans un salon, mais c'est tentant.
Vous ne le savez surement pas mais Sebseba, un membre du forum TeamAAZ, partage depuis juin 2025 un
LivePE 100% en français
. C'est une ISO qui se met sur une clé USB et qui permet de démarrer un LivePE (un Windows Live quoi...), en EFI comme en MBR, avec de quoi sauvegarder, partitionner, récupérer des fichiers ou réparer le boot. Bref, c'est super pratique si vous faites un peu d'admin ou de support technique.
Le bureau du LivePE démarré dans une machine virtuelle, avec ses icônes en français
Il l'a fabriqué avec une base de
Win10XPE
,
SFX Constructor
et
Dism++
, et ça embarque une sacrée liste de programmes.
Par exemple, pour les sauvegardes, vous avez le droit à Acronis True Image 2026, Macrium Reflect X Server, AOMEI Backupper et les outils Hasleo. Pour tout ce qui est partitionnement, c'est MiniTool, EaseUS et AOMEI Partition Assistant. Aussi, pour récupérer des fichiers, GetDataBack Pro et Hasleo Data Recovery et il y a bien sûr AIDA64 Extreme et le Kaspersky Virus Removal Tool.
Maintenant, pour le mettre sur une clé ou un SSD externe, le tuto de Sebseba impose
UltraISO
et rien d'autre, sinon le multiboot EFI + MBR ne marchera pas. Il faut initialiser le support en MBR, puis vous le formatez en FAT32, vous ouvrez TECH.iso dans UltraISO et vous l'écrivez en mode USB-HDD+.
Et ensuite, vous pouvez réduire cette partition et en créer une seconde en NTFS pour y ranger vos ISO Windows. Par contre, attention, WinToHDD ne créera pas la partition MSR quand il installera Windows en GPT/EFI, ce qui posera des problèmes de migration plus tard... Donc préparez bien l'ESP et la MSR avant, avec DiskGenius ou DiskPart GUI Micro.
Le gestionnaire de démarrage de l'ISO, lui, s'affiche en anglais
Cette ISO de LivePE bien frenchy est une adaptation du WinPE de Sergei Strelec, dont l'
historique officiel
liste lui aussi Acronis, Macrium Reflect, AIDA64 et GetDataBack, mais uniquement dans la langue de David Bowie (ouais Shakespeare c'est has-been). Et si vous préférez une clé multiboot montée avec Ventoy,
Medicat
dont je vous ai déjà parlé à de multiples reprises, fait ça très bien depuis longtemps.
Si vous avez un dossier blindé de comics / BDs au format CBZ ou en CBR, rangé à "votre sauce" par éditeur, par série ou carrément en bordel (ce qui est mon cas, je suis bordélique...),
Issued
est un petit serveur à installer chez vous qui va vous rendre de fiers services. En effet, ce soft scannera votre dossier tel quel, ne réorganisera rien parce que c'est pas votre mère, mais par contre, il reconstruira sa bibliothèque autour de vos dossiers, pour que vous puissiez lire tout ça depuis un navigateur ou une appli de lecture, en ayant l'impression que "Oh dis donc c'est bien rangé"
Une seule règle à respecter quand même c'est de ne pas mélanger des comics et des sous-dossiers dans un même dossier puisque pour Issued, un dossier qui contient des comics, c'est une série. Ah et les fichiers aux formats CB7 et les PDF passeront aussi sans souci.
Côté lecture, le lecteur web affiche les derniers ajouts et les comics entamés à reprendre. Et si vous suivez des séries encore en cours de parution, vous les marquez avec le bouton Ongoing, et la page du même nom vous montre le dernier numéro ajouté, le nombre de numéros et ceux qui manquent peut-être à l'appel... Sur mobile, vous pouvez aussi ajouter son catalogue OPDS dans Panels ou Chunky Reader sur iOS, ou dans Moon+ Reader sur Android.
Son dev dit l'utiliser avec environ 4 500 comics (mais quel pirate ^^) et pense que ça tiendra le choc à 10 000 voire 20 000 BDs. Les vignettes, de leur côté, sont générées une seule fois, sur un seul thread, pour ne pas saturer votre serveur qui fait déjà tourner d'autres conteneurs et la surveillance du dossier, qui ajoute les nouveaux comics toute seule, se coupe dans la config si vous préférez laisser roupiller vos disques (un bouton permet alors de relancer le scan à la main).
Attention par contre au mot de passe que vous mettrez car celui que vous pouvez définir dans config.ini ne protègera que le lecteur web. En effet, le catalogue OPDS reste accessible sans session et c'est ce catalogue qui permet de télécharger les archives. Donc pour lire vos comics depuis l'extérieur, n'ouvrez pas le port 8181 de votre box en mode neuneu ! Non, restez absolument sur votre réseau local, ou passez par un reverse proxy qui gère l'authentification ou encore un VPN local type
Tailscale
(Qu'est ce que j'aime ce truc).
Pour l'installer, le plus simple c'est comme d'hab Docker (l'image embarque déjà unrar pour les CBR) :
Remplacez alors le chemin par celui de votre dossier de comics, et le lecteur web répondra sur le port 8181, dans /reader/, et le catalogue OPDS dans /opds/. Et si vous n'avez pas Docker, il existe aussi des exécutables pour macOS, Linux et Windows. Voilà... Le tout est sous licence MIT et sachez également que si vous avez besoin de plusieurs comptes, ou de servir aussi des mangas et des ebooks,
la bibliothèque Komga
et
le serveur Kavita
en feront un peu beaucoup plus ^^.
Ah et si vous vous demandez pourquoi tout est violet dans l'interface, c'est parce que la fille du développeur s'appelle Viola (pas de "vert caca d'oie" donc, désolé pour les amateurs de treillis ^^).
Vous le savez, The Legend of Zelda: Majora's Mask existe en version européenne, avec une ROM PAL 1.1 qui embarque 4 langues (anglais, français, allemand et espagnol), mais
2Ship2Harkinian
, le portage PC du jeu dont je vous ai déjà parlé, ne reconnaît que les 2 versions américaines.
C'est pour cela qu'un fork non officiel a décidé de lever cette limite en permettant une lecture de la ROM version PAL 1.1 directement depuis Windows, Linux et Android !
Bien sûr, le fork garde le support des ROM américaines, et comme toujours pour ne pas tomber dans le piratage, il faudra au premier lancement du jeu, désigner l'emplacement de votre ROM à vous (que vous devrez avoir normalement rippé vous-même depuis votre propre version pour rester dans les clous plutôt que dans choper une sur un site random ^^). Ensuite, le jeu génèrera localement son fichier de données (mm.o2r), et les lancements suivants démarreront directement dans le jeu.
Le menu Options sur Android, avec le français sélectionné parmi les quatre langues de la ROM PAL 1.1 (capture fournie par l'auteur du fork)
Sous Windows, il faut donc décompresser le ZIP et lancer 2ship.exe, en gardant 2ship.o2r à côté. Sous Linux, c'est une archive et un exécutable 2s2h.elf, avec le même fichier à ses côtés. Sur Android, il faut l'APK (ARM64 uniquement, Android 7 et OpenGL ES 3.0 minimum), et la version mobile ajoute des commandes tactiles qu'on peut masquer, un menu redimensionnable et un dossier de données déplaçable sur carte SD.
Pas de build macOS, en revanche, alors que le projet d'origine en propose un et ça, c'est un méga snif pour moi.
Alex, l'auteur de ce fork a aussi ouvert une demande de fusion chez 2Ship pour intégrer tout ça au projet d'origine, j'espère que ça passera.
Et après, peut-être qu'il pourra s'attaquer à
Zelda 64 Recompiled
, l'autre portage de Majora's Mask dont je vous ai parlé, car lui aussi n'accepte que la ROM américaine..
Wiesław Šoltés
, un développeur open source spécialiste de .NET et d'Avalonia, a publié d'un coup sur son Github, plusieurs reconstitutions de Windows 3.1, 95, 98, Me, 2000, XP, Vista et même Mac OS 9 directement utilisables dans le navigateur ! Vous cliquez sur le lien, la page se charge en moins de deux secondes, et hop, vous voilà devant le Program Manager, le menu Démarrer ou le Finder.
Les huit bureaux au démarrage : Windows 3.1, 95, 98 et Me en haut, 2000, XP, Vista et Mac OS 9 en bas
Et ce ne sont pas des coquilles vides comme on le voit parfois mais de vrais OS complets. Le Windows 3.1 compte 28 applications rangées dans les groupes d'origine du Program Manager, XP en a 56, et Windows Me monte à 60 app en comptant les panneaux de configuration. Donc si vous n'avez jamais connu ces machines en vrai parce que vous êtes un.e petit.e jeune, c'est l'occasion de tripoter vous-même ce que vos aînés vous racontent depuis des années.
Le Démineur de Windows 3.1, ouvert par-dessus les groupes du Program Manager
Toutes les applis d'un même bureau partagent en plus un disque virtuel. Ainsi, sous Windows 95, un document enregistré dans Notepad apparaîtra dans l'Explorer tout comme dans l'invite MS-DOS, et l'interpréteur de commandes gère les redirections et les jokers (les *) sans soucis.
Voici par exemple le début d'une petite séquence que propose le README, à taper dans une invite de commande MS-DOS pour créer un fichier :
CD "C:\My Documents"
ECHO Hello from DOS>hello.txt
TYPE hello.txt
DIR /B *.txt
L'invite MS-DOS de Windows 95 après la séquence ci-dessus : hello.txt est créé, lu puis listé
Côté jeux, XP propose le Spider Solitaire, une Dame de pique contre trois adversaires pilotés par l'ordinateur et un flipper dont le tableau original, s'inspire de Space Cadet. Vista, quant à lui, ressort Chess Titans, Mahjong Titans, Purble Place et InkBall avec ses gadgets sur le côté, et Mac OS 9 a son Finder spatial, ses 33 tableaux de bord et sa Graphing Calculator.
Le flipper de Windows XP, une table originale inspirée de Space Cadet
Chess Titans sous Vista, avec l'horloge, le diaporama et le calendrier en gadgets
Mac OS 9 et sa Graphing Calculator, qui trace ici y = sin(x)
Maintenant, ce qui m'a intrigué, c'est comment ça peut démarrer aussi vite ???
Eh bien tout simplement parce que rien n'est émulé ! Par exemple, un émulateur comme
v86
, dont je vous parlais en 2022, traduit à la volée le code machine x86 en WebAssembly pour faire tourner Windows lui-même dans le browser. Mais ici, il n'y a ni noyau Windows ni processeur virtuel, car chaque fenêtre, chaque menu et chaque application ont été réécrits en HTML, CSS et modules JavaScript. Les fenêtres sont donc des éléments de page web ordinaires, que le navigateur affiche comme n'importe quel site.
Le code, lui, est volontairement dépouillé, avec par exemple Windows 3.1 qui n'a besoin d'aucun framework ni d'aucun bundler, ou encore le bureau de Windows 95 qui s'affiche via un simple python3 -m http.server.
Seuls le fond d'écran, les économiseurs et certaines opérations de dessin passent par le GPU en WebGPU, avec un repli sur WebGL2 puis sur Canvas 2D si votre machine ne suit pas. Et sur Windows 3.1 comme sur Mac OS 9, l'image ne se redessine que quand quelque chose change, donc un bureau au repos ne relance aucun rendu au niveau GPU.
Pour le poids, pareil, c'est super léger. Cache désactivé, chaque "OS" charge très peu de data : 183 Ko pour Windows 95, 180 Ko pour Mac OS 9 et 306 Ko pour Windows 2000. Et XP et Vista montent à 4,5 et 2,5 Mo. À titre de comparaison,
DrawingSpace
, un éditeur de diagrammes façon Visio du même auteur, écrit en C# et compilé en WebAssembly avec Uno Platform, en réclame 17 Mo.
DrawingSpace, l'éditeur de diagrammes du même auteur, écrit en C# et compilé en WebAssembly
Le revers de la médaille, vous l'aurez compris, c'est que vous n'avez pas Windows sous la main, mais sa reconstitution. Aucun programme d'origine ne s'exécute, et l'équivalence au pixel près n'a pas été établie. Pour montrer à quoi ressemblait un bureau à quelqu'un qui ne l'a pas connu, ou pour choper un peu de code afin de développer votre propre bureau Windows HTML pour y mettre votre site web, c'est parfait. Mais pour relancer un logiciel d'époque tel qu'il était, faudra passer par v86, par
Infinite Mac
pour Mac OS 9, ou encore par
RetroTick
, qui exécute les vrais .exe Windows et DOS.
Mais le plus beau morceau de tout ce que le garçon nous a sorti, c'est je trouve,
VB6 Studio Web
, publié le même jour. C'est un Visual Basic 6 dans un onglet, avec sa boîte à outils, sa fenêtre Properties, son concepteur de formulaires et un débogueur pas à pas. Vous appuyez sur F5 et le projet d'exemple (une saisie de commandes shopping) se lance aussitôt. Et le code VB n'est pas confié à un eval JavaScript, mais réellement exécuté par un compilateur et une machine virtuelle maison, avec 37 types de contrôles différents dispos.
VB6 Studio Web après un F5 : le projet d'exemple Order Entry tourne dans l'IDE
Ouvrez ensuite l'exemple Calculator par File, New Project..., puis lancez File, Make Calculator.html, et votre programme deviendra une page HTML unique qui embarquera son propre runtime. Sur l'exemple Calculator, ça m'a donné un fichier de 1,9 Mo qui s'ouvre directement depuis le disque, sans l'IDE, et qui répond bien 42 quand je lui demande de faire un 6x7 (ouais, six-seven, on soutient la cause lycéenne ici !).
Pour ceux qui ont des archives, il peut aussi ouvrir les projets .vbp et .vbg d'époque, depuis des fichiers, un dossier ou un ZIP, et il embarque même un agent de code qui pilote l'IDE avec votre propre clé OpenAI, Anthropic ou Gemini.
L'entrée voisine, "Make Calculator.exe" (Win32 AOT), va encore plus loin puisqu'un éditeur de liens PE32 et un générateur de code x86 écrits en JavaScript y fabriquent un exécutable Windows natif, sans quitter le navigateur.
Chez moi, après compilation, j'ai obtenu un fichier de 34 ko que la commande file identifie comme un véritable exécutable PE32 pour Windows. Je ne l'ai pas lancé sous un vrai Windows, mais ça devrait normalement se lancer vu que c'est assez basique comme code.
Le projet Calculator après Make Calculator.exe : la barre d'état annonce 34304 octets, code x86, contrôles natifs et GDI, sans extraction
La même calculatrice exportée en un seul fichier HTML, ouverte hors de l'IDE : 7 × 6 = 42
Bref, le mec a fait des trucs de zinzin, à se demander comment un développeur peut-il sortir autant de choses à lui tout seul ?
Probablement grâce à l'IA, puisque les projets contiennent pour la plupart un fichier .openai/hosting.json mais peu importe, même si c'est vibe codé, c'est quand même un gros boulot et la qualité est au rendez-vous.
Vos fichiers créés dans ces "OS" resteront bien sûr dans le navigateur dans un IndexedDB, donc si vous videz les données du site ou si vous changez de navigateur, votre ordinateur virtuel repartira de zéro...
Sous Windows 95, l'outil Backup exportera le disque en JSON donc il y a quand même moyen de faire un petit export si ça vous amuse et bonne nouvelle, son VB6 Studio Web est sous licence MIT, donc si vous avez encore un vieux projet VB6 qui dort sur un disque dur, vous savez maintenant où aller pour tenter de le rouvrir !
Si vous êtes sous macOS 27, vous avez peut-être remarqué que pour désactiver Apple Intelligence, il fallait couper les fonctions une par une. Mais ce que vous ne savez probablement pas, c'est que même si vous faites ça, les modèles restent stockés sur votre disque dur. Donc forcément, ça prend de la place !!
Heureusement, il existe une application nommée
RemoveMacAI
qui permet de supprimer ces modèles et empêcher macOS de les retélécharger.
Concernant la place que vous allez gagner, Apple et les média tech ne s'entendent pas sur les chiffres, mais grosso modo ça peut aller de 12 Go à 30 Go d'économisé.
Pour procéder à l'opération, il vous faudra un Mac Apple silicon sous macOS 27. L'outil installe ensuite un profil de configuration que macOS vous demandera d'approuver dans les Réglages Système, retirera les modèles via le service d'assets d'Apple et renverra leurs téléchargements vers un port local fermé. La protection SIP reste bien sûr activée et aucun fichier de /System n'est touché. La doc de l'outil dit d'ailleurs s'appuyer sur
pared
, un autre outil de 4evy qui a défriché ce service avant lui.
Voici comment en profiter :
brew install omlahore/tap/removemacai
removemacai
Bien sûr, par défaut, tout dégagera. Siri en entier, "Dis Siri" et l'icône de la barre des menus compris, Writing Tools, Genmoji, Image Playground, l'extension ChatGPT, les résumés dans Mail, Messages, Safari, Notes et les notifications, Clean Up dans Photos et la complétion de code d'Xcode. Les apps qui s'appuient sur les modèles d'Apple perdent aussi la main, comme l'action "Utiliser le modèle" de Raccourcis. La dictée, elle, continue de marcher. Pour épargner certaines fonctions, l'option --keep permet de les nommer, et l'option --dry-run montre les changements sans les appliquer.
Voilà, c'est bien qu'un tel outil existe, même si moi, perso, je trouve Apple Intelligence plutôt bien, et que c'est dommage de s'en débarrasser (surtout que c'est du local, hein...). Mais c'est vrai que sur un Mac à 256 Go d'espace de stockage, ces Go comptent ! Maintenant, si vous changez d'avis, l'auteur assure que removemacai revert remettra tout en place, avec les modèles qui se téléchargeront à nouveau quand une fonction que vous utilisez en aura besoin.