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Un script pour virer les produits sponsorisés d'Amazon

Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.

Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.

Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.

Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne un script qui fait exactement ça . Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.

On passe ainsi de ça :

À ça :

Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.

Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.

Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.

Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.

En Italie, une affiche Apple avec un enfant fait polémique

À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.

Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.

Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.

Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.

Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.

Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.

Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.

On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.

Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.

Source : Mac4ever

Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM

Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes.

Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer comment ça marche. En fait, un Pi-hole classique charge toute sa liste de blocage en RAM, sauf que l'ESP32 lui, comme il n'a que quelques centaines de Ko de mémoire vive et pas de PSRAM, il est donc techniquement impossible d'y caser un demi-million de domaines comme ça simplement. Du coup notre cher développeur a dû ruser en hashant chacun des domaines bloqués à max 5 octets chacun (40 bits max).

Tous ces hashes sont ensuite triés une fois pour toutes, puis gravés directement dans la flash de la puce (4 Mo suffisent). Puis quand une requête DNS arrive, le firmware hashe le domaine demandé et fait une recherche par dichotomie dans la flash. Environ 18 lectures suffisent pour trancher parmi les 537 000 entrées, d'où les fameux 10 ms. Et la RAM ne sert jamais à stocker la liste, mais juste à faire tourner le bazar réseau.

Et là où c'est vraiment malin, c'est que 40 bits de hash restent quasi sans collision. Il n'en a eu aucune jusqu'à 141 000 domaines, et une seule à 537 000 donc autant dire rien du tout !

Voir cette vidéo sur YouTube

Après il y a peu de chances que ça remplace Pihole, en tout cas pour le moment, parce qu'il n'y a pas de serveur DHCP. Et activer les mises à jour OTA du firmware demande d'avoir deux partitions, du coup la capacité de l'ESP 32 tombe à 250 000 domaines.

Après le dashboard est plutôt sympa, ça tourne en mDNS sur l'adresse c3adblock.local, avec des compteurs de blocage par client, le bannissement d'un appareil et la possibilité d'ajouter vos propres noms de domaines à bloquer.

Voilà moi je vois vraiment ça comme un espèce de résolveur de secours plutôt qu'un vrai remplaçant pour Pi-hole. Vous le placez derrière votre serveur DNS principal et le jour où celui-ci est en panne, la petite clé prendra le relais pour pas cher. En plus comme on le voit dans la vidéo, ça peut s'alimenter sur le port USB de n'importe quel routeur, donc c'est pratique.

C'est totalement open source sous licence MIT et c'est livré avec un script python qui permet de construire la table des hashes à partir des listes StevenBlack et Hagezi. Pour plus tard, le développeur prévoit un Bloomfilter en mémoire RAM pour zapper la lecture flash sur les 99 % des requêtes qui ne matchent aucun domaine et puis le serveur DHCP dont je vous parlais.

Si les DNS auto-hébergés vous parlent, je vous ai déjà présenté Technitium qui remplace carrément Pi-hole, Unbound et BIND . Et pour les bidouilles ESP32 à quelques euros, y'en a plein, genre celle qui remplace le Touch ID d'Apple .

Bref, un demi-million de domaines de pub bloqués par une puce plus petite qu'une clé USB c'est bien joué !! Le repo est sur GitHub si ça vous tente.

Source

DuckDuckGo zappe les pubs YouTube

Alors ça, Google va adorer ! En effet, depuis hier (le 8 juillet), le navigateur DuckDuckGo bloque les pubs YouTube tout seul comme un grand. Le pre-roll interminable avant votre tuto Docker , la double coupure en plein milieu d'un unboxing, ou encore la pub pour une appli de casino que vous n'avez jamais demandée... tout dégage, en mode par défaut sans avoir besoin d'ajouter une extension.

iOS, Windows et Mac sont servis d'office, et sur Android ça s'active à la main dans Settings > Ad Blocking (le par défaut arrive bientôt).

Le canard américain ne réinvente rien puisqu'il embarque tout simplement les listes de filtres communautaires du projet uBlock Origin , mises à jour régulièrement pour suivre les parades de la régie pub de Google.

Sur son blog , ils annoncent donc que leur fonctionnalité bloque la "plupart" des publicités. Donc pas 100% et ils préviennent qu'un peu de buffering peut également apparaître au lancement d'une vidéo. Ouais ça c'est la petite astuce de Google pour contrarier les utilisateurs d'AdBlocker...

Mais une fois la lecture partie, plus d'interruption !

Sur ordi, vous verrez une petite icône vidéo à côté du bouclier vert dans la barre d'adresse, c'est là que ça se pilote.

Le réglage Ad Blocking, planqué dans le menu du navigateur

Sur mobile, je le précise encore parce que ça ne coule pas de source pour tout le monde, c'est seulement si vous ouvrez YouTube dans le navigateur DDG. L'application YouTube officielle , elle, continuera de vous balancer des tunnels de pubs tranquillement.

Et si vous utilisez déjà Duck Player , le mode théâtre sans cookies de pistage, les 2 fonctionnent ensemble sans se marcher dessus.

Bon, les blasés de la vie me diront que Brave fait ça nativement depuis des années et c'est vrai. Mais ce qui est intéressant ici, c'est que c'est un blocage activé par défaut pour madame et monsieur Tout-le-monde, sur un navigateur qui se télécharge gratuitement . Le blocage de pub n'est plus une bidouille de geek, mais c'est devenu un argument marketing pour "vendre" son navigateur.

Du coup, dans le bras de fer entre YouTube et les bloqueurs de pubs , qui s'est durci depuis fin 2023 à coups d'avertissements, de ralentissements volontaires et de lectures bloquées, je pense que la riposte de Google ne va pas tarder donc préparez les popcorns.

Mais quoi qu'il en soit, c'est encore un coup dur pour les youtubeurs. Bon, il restera toujours la possibilité de faire des segments sponsorisés directement dans la vidéo... Ah mais non, oups, c'est vrai, il y a SponsorBlock qui se débarrasse de ça aussi. Ouin !

Mais alors qu'est-ce qu'on va devenir, nous, les créateurs de contenu ?

Eh bien c'est simple. Si vous aimez bien ce qu'on fait, faut nous soutenir. Moi, par exemple, j'ai un Patreon et il y a plein de gens dessus qui me soutiennent, ce qui est super cool, j'ai vraiment beaucoup de chance. Et je les remercie tous.

J'encourage les autres créateurs de contenu à faire pareil, y compris les YouTubers, à mettre en place ce genre de système. Et sachez qu'on n'est pas obligé de se prendre la tête avec des contreparties...etc parce qu'on n'a pas vraiment le temps, on a déjà beaucoup de choses à faire. L'important c'est d'être transparent avec votre communauté, vous dites juste que c'est pour continuer à faire ce que vous faites d'habitude, c'est pour continuer à faire tourner la chaîne dans la joie, la bonne humeur et ça devrait très bien se passer.

Moi mon rêve c'est qu'un jour le Patreon ramène suffisamment d'argent pour que je puisse me passer à 100% de partenaires pub. Un jour peut-être, on verra bien.

Source

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