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Ma visseuse de geek préférée a maintenant un écran, et oui, j'ai encore craqué

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Il y a un peu plus d'un an, je vous parlais ici de ma petite visseuse électrique Hoto, celle qui m'avait réconcilié avec le montage de meubles Ikea, ma grande phobie de toujours, et que je n'avais plus lâchée depuis. Sauf que Hoto a sorti un nouveau modèle baptisé PixelDrive , et cette fois la marque a clairement poussé le curseur plus loin en lui collant carrément un petit écran sur le dessus.

Un écran sur une visseuse, je vous l'accorde, ça sent le gadget parfaitement inutile au premier abord. Sauf qu'après l'avoir achetée, plein pot et évidemment juste avant une promo parce que je ne changerai décidément jamais, je m'en sers absolument tout le temps.

Un petit écran qui sert vraiment

Cet écran affiche en temps réel le couple de serrage sélectionné ainsi que le niveau de batterie restant, et c'est honnêtement bien plus pratique que je ne l'aurais cru, parce qu'on ne devine plus si on est sur le bon réglage ou si la batterie risque de nous lâcher au beau milieu d'une commode à moitié assemblée. C'est exactement le genre de détail dont on se moque tant qu'on ne l'a pas eu sous la main, et dont on n'arrive curieusement plus à se passer une fois qu'on s'y est habitué.

Six couples de serrage et deux vitesses

Sur la puissance, la PixelDrive grimpe nettement par rapport au modèle que je connaissais, puisqu'on passe de trois à six réglages de couple échelonnés de 0,5 à 6 N·m, de quoi être beaucoup plus précis selon qu'on resserre la minuscule charnière d'une paire de lunettes ou qu'on monte un meuble entier dans le salon. La gâchette joue elle aussi la finesse, avec une pression moyenne qui fait tourner l'embout à 80 tours par minute pour les travaux délicats, et une pression à fond qui l'emmène à 200 tours par minute quand il s'agit simplement d'aller vite.

Trente embouts et une recharge USB-C

Hoto livre sa PixelDrive avec une trentaine d'embouts, vingt longs et dix courts couvrant une bonne vingtaine de types différents, le tout soigneusement rangé dans un petit cylindre à trois étages vraiment bien pensé. La batterie grimpe à 2000 mAh et se recharge surtout en USB-C, ce qui pour le maniaque du câble unique que je suis reste totalement non négociable, tant je ne comprends toujours pas les outils qui s'entêtent encore au micro-USB en 2026. La LED éclaire désormais tout autour sur 360 degrés, histoire de ne plus jamais bricoler à l'aveugle au fond d'un placard mal éclairé.

Bref, faut-il craquer ?

Affichée à 69,99 euros contre 79,99 en prix conseillé, et régulièrement bien en dessous avec les codes promo du moment (c'est effectivement le cas avec un coupon à cocher au moment où je publie cet article), la PixelDrive coûte forcément plus cher qu'une visseuse d'entrée de gamme, parce que l'écran et les trente embouts se paient. Mais pour un outil aussi bien pensé, qui traîne en permanence sur mon bureau et qui me sauve la mise régulièrement, je trouve honnêtement que ça les vaut. Si vous cherchez une visseuse de geek, jolie, puissante et qui se recharge enfin comme tout le reste de vos affaires, foncez, parce que moi, je ne reviens clairement pas en arrière.

Muxcard - Un ordinateur fin comme une carte bancaire

L'expert en électronique connu sous le pseudo de Krauseler s'est mis en tête un truc que la plupart des ingénieurs auraient lâché au bout d'une semaine, à savoir fabriquer un vrai ordinateur qui tient dans le format exact d'une carte bancaire.

Et pas "à peu près la taille d'une carte" comme on dit tous pour un Raspberry Pi, non, non, la vraie norme ISO 7810, 85 mm sur 54, et surtout l'épaisseur, soit moins d'un millimètre. Sa Muxcard, il l'a sortie tout seul, chez lui, après des mois de bidouille, et le résultat est très impressionnant !

Alors déjà, "ordinateur", c'est lui-même qui le met entre guillemets. En réalité sous la fine couche de Kapton se cache un ESP32-C3, le microcontrôleur que tous les makers connaissent bien, avec du WiFi, du Bluetooth et une intégration Arduino aux petits oignons.

Donc pas de Windows ni de Linux là-dessus, ne rêvez pas, mais ça tourne sur du firmware maison flashé directement sur la puce, façon Arduino. C'est donc surtout ça qui fait râler les experts en expertise de Reddit, mais j'suis désolé, un machin qui calcule et exécute du code, ça reste un ordinateur. Et sinon, oui, avant que vous posiez la question, ça fait tourner DOOM... À 0,7 image par seconde, certes, mais ça tourne !

Mais le plus dingue, ce n'est pas d'avoir réussi à caser tous les composants car malgré ce qu'on pourrait croire, trouver des pièces assez fines, c'était la partie facile. Le vrai cauchemar, c'est la mécanique car à cette épaisseur, tout devient fragile. Le moindre pli, la moindre pression localisée, et paf, les soudures lâchent.

Krauseler a donc conçu des "îlots" rigides autour des puces et des zones de souplesse calculées ailleurs, pour que la carte plie sans jamais forcer sur les points sensibles.

Et la partie qui va parler aux bidouilleurs, c'est le circuit imprimé. Plutôt que d'attendre 3 semaines une commande de flexPCB chez un fabricant à l'autre bout du monde et de prier pour que ça marche, il a tout simplement gravé le sien à la maison.

Du ruban Kapton avec une feuille de cuivre laminée, une couche de photorésine, et une imprimante 3D détournée en machine de photolithographie pour insoler les pistes.... Ajoutez à cela le pochoir pour la pâte à souder, qu'il a fabriqué en empilant du film photorésine à usage unique, et voilà.

Si vous avez déjà tenté de fabriquer un circuit au marqueur , c'est le même principe, mais poussé à un niveau de dingue.

Le moment le plus douloureux, de ce que j'ai compris, ça a été le branchement de l'écran. Les connecteurs étaient trop épais, alors il a soudé chaque fil à la main en retenant sa respiration tellement c'est petit.

Maintenant, le point faible c'est la batterie. Un accu LiPo aussi fin, ça n'aime ni la chaleur, ni les chocs, ni qu'on s'assoie dessus avec le portefeuille dans la poche arrière. Une mini perforation et hop ça part en fumée, au sens propre.

Krauseler le reconnaît sans détour, et c'est sa plus grosse contrainte. Mais rassurez-vous, il bosse déjà sur des feuilles d'acier inox pour blinder l'accu contre la pression. Pas simple quand on sait que chaque solution crée un nouveau problème...

Bon, et qu'est-ce qu'on en fait au juste de cette Muxcard ?

Hé bien pour l'instant le proto affiche surtout des trucs sur son écran e-paper et joue les cartes de visite qui claquent. Mais pour moi, son potentiel qui fait rêver, ce serait d'imaginer qu'avec le NFC en lecture-écriture et l'ESP32, vous avez là de quoi bricoler un générateur de codes 2FA, un gestionnaire de mots de passe hors ligne, un portefeuille de QR codes pour vos billets de transport et autres, un portefeuille crypto, voire un petit outil de pentesting dans l'esprit du Flipper Zero .

Le tout dans un objet qui se glisse dans votre portefeuille sans que personne ne remarque la différence. En fait, le seul vrai frein, c'est qu'il faut savoir coder son propre firmware Arduino pour en tirer quoi que ce soit.

Maintenant, est-ce qu'on peut le refaire chez soi ?

Bien sûr, Krauseler a mis les schémas, le layout et un firmware d'exemple sur son GitHub mais attention quand même, c'est sous licence CC-BY-NC-SA, donc vous avez le droit de vous amuser à le reproduire mais pas de le vendre.

Maintenant, je pense que vous l'avez compris, reproduire ce truc relève de l'exploit. Il faut l'équipement de photolithographie, une soudure de précision de chirurgien, et surtout une batterie de moins d'un millimètre d'épaisseur que lui-même galère à sourcer. Et sur le coût total de tout ça, on n'a pas l'info ! Dommage, j'aurais bien aimé savoir combien ça coûte.

Bref, c'est moins un produit qu'une démonstration de force. Et c'est surtout une preuve de plus qu'un passionné seul peut encore repousser des limites que l'industrie jugerait pas assez rentable pour s'y coller...

Source

J'ai collé un autocollant de raccourcis macOS sur mon Mac, et c’est génial (existe pour Windows aussi !)

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Je suis tombé sur un accessoire à moins de 10 euros qui ne paie pas de mine, et que j'utilise pourtant tous les jours depuis que je l'ai reçu. C'est un simple autocollant. Un carré de vinyle transparent d'environ 8 cm de côté, qui liste les raccourcis clavier essentiels de macOS et se colle dans le coin de votre MacBook.

L'idée est bête comme chou. Au lieu d'aller chercher sur Google "comment faire une capture d'écran sur Mac" pour la centième fois, vous baissez les yeux vers le coin de votre clavier et c'est écrit. Cmd+Maj+4 pour capturer une zone de l'écran, Cmd+Espace pour ouvrir la recherche Spotlight, Cmd+Option+Échap pour forcer une application à quitter. Tout est regroupé sur un petit carré.

La pose se fait en deux minutes. Le vinyle est transparent, donc une fois collé sur la coque ou près du trackpad, ça reste discret et ça ne jure pas avec le design du Mac. Synerlogic conseille de dépoussiérer la surface et d'appliquer l'autocollant progressivement pour éviter les bulles d'air (évidemment moi je me suis précipité, donc ça a laissé quelques bulles, mais l'autocollant se repositionne sans mal pour les retirer). Bon point en plus : la colle n'est pas définitive. Vous pouvez retirer l'autocollant sans laisser la moindre trace, ce qui est cool si vous revendez la machine plus tard.

Le vrai intérêt, c'est pour les gens qui débutent sur Mac. Quand on arrive de Windows, les raccourcis changent tous, et c'est un des trucs les plus agaçants de la transition. Avec la liste sous les yeux, l'apprentissage se fait tout seul, sans effort. Au bout de quelques semaines, vous connaissez les raccourcis par cœur et l'autocollant devient un filet de sécurité pour les commandes que vous utilisez moins souvent.

Et si vous êtes sous Windows, Synerlogic décline exactement le même autocollant en version Windows, avec les raccourcis Windows qui vont bien pour gagner en productivité.

Alors oui, ça reste un autocollant. Il liste les raccourcis classiques, pas les combinaisons exotiques d'un développeur ou d'un monteur vidéo. Et si vous maîtrisez déjà votre Mac sur le bout des doigts, il ne vous apprendra rien. Mais à moins de 10 euros, franchement n'hésitez pas. Disponible ici sur Amazon pour macOS , et ici pour Windows !

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