Tout se joue dans une conversation polie avec l'assistant IA du support de Meta, le robot conversationnel censé dépanner les utilisateurs quand ils ont un souci avec leur compte.
Le principe tient en quelques étapes. Le pirate se connecte d'abord via un VPN, un outil qui maquille sa localisation, pour faire croire qu'il se trouve dans la ville de sa victime et ne pas déclencher les protections automatiques d'Instagram.
Ensuite, il ouvre une discussion avec le Meta AI Support Assistant et lui demande tout bonnement d'ajouter une nouvelle adresse e-mail au compte ciblé.
Le robot envoie alors un code de vérification vers l'adresse fournie par le pirate. Celui-ci renvoie le code au chatbot, qui affiche aussitôt un bouton pour réinitialiser le mot de passe. Nouveau mot de passe, et le compte change de mains.
Le plus dingue, c'est qu'à aucun moment l'attaquant n'a eu besoin de toucher à la vraie boîte mail de la victime. Pas de phishing élaboré, pas de faux site à monter, pas de malware à glisser. Le support officiel faisait tout le travail à sa place.
Côté victimes, ça pique. Le compte de la Maison-Blanche de l'ère Obama, inactif depuis 2017, celui du sergent-chef de l'US Space Force John Bentivegna, ou encore celui de la chercheuse en sécurité Jane Wong, qui a raconté s'être fait voler le sien. S'ajoutent plusieurs comptes aux pseudos très courts, ceux qui se revendent cher au marché noir, dont la valeur cumulée dépasserait le demi-million de dollars.
L'attaque a été mise en scène dans une vidéo de démonstration, publiée fin mai sur Telegram par un groupe de pirates pro-iraniens, avec un mode d'emploi qui a tranquillement circulé sur plusieurs canaux.
Heureusement, il y a un garde-fou. L'exploit ne marche pas contre les comptes protégés par une authentification à deux facteurs, ce deuxième code demandé en plus du mot de passe, souvent reçu par SMS. Même la version la plus basique de cette protection suffisait à bloquer les pirates net.
Chez Meta, le porte-parole Andy Stone affirme que le problème est réglé et que les comptes touchés sont en train d'être sécurisés. Un correctif d'urgence a été déployé , et l'entreprise précise qu'aucune base de données interne n'a été piratée. Le trou était dans le chatbot, pas dans les serveurs.
Reste le fond du problème. Pour Ian Goldin, chercheur en cybersécurité chez Black Lotus Labs, ces assistants IA ouvrent une toute nouvelle surface d'attaque, et on va sûrement en voir beaucoup d'autres du même genre dans les mois qui viennent.
Bref, un chatbot conçu pour rendre service qui finit par surtout servir les pirates, c'est le genre de bug qu'on n'avait pas avec un bon vieux formulaire.
Le support de Meta, quand vous contactez Instagram pour un souci de compte, c'est 100% IA maintenant. Je l'ai fait y'a pas longtemps et c'est assez surprenant, même s'il faut le reconnaître, ça fonctionne bien. Et si je vous parle de ça ce matin, c'est que pendant des semaines, ce chatbot a refilé l'accès à des comptes à qui savait lui raconter la bonne histoire.
Et c'est pas un exploit de génie ni une faille bien planquée mais juste un bot de support trop serviable à qui on explique qu'on s'est fait pirater, et qui envoie le code de réinitialisation... sur l'adresse mail de l'attaquant. Oui, il est aussi précautionneux de vos accès que votre gardien d'immeuble ^^.
En gros l'attaquant écrit au support IA, prétend être le proprio d'un compte "piraté", demande à recevoir les codes sur son email et l'IA accepte l'adresse sans sourciller. Hop, un petit lien de reset, un nouveau mot de passe, et le vrai propriétaire ne voit rien venir !
Bon, ce n'était pas magique non plus, mais une fois le bot embobiné, il lâchait l'accès.
Le truc à retenir surtout, c'est que la
double authentification
, elle, a bien fait barrage. Les comptes qui l'avaient activée n'ont pas été pris, donc si vous traînez sur Insta sans, allez l'activer tout de suite !
Parce que les dégâts ont été bien réels. Des comptes à grosse visibilité y sont passés, dont le compte dormant @obamawhitehouse et ses millions d'abonnés, qui s'est remis à publier n'importe quoi avant d'être nettoyé.
Des groupes Telegram s'étaient montés autour de ces prises de contrôle, des chercheurs comme ZachXBT ont suivi le mouvement, et les pseudos courts comme @hey valant une petite fortune se sont retrouvés sur le marché noir. En gros, un vrai business du vol de compte a été monté sur le dos du chatbot !
Y'a 10 ans, c'était déjà la récupération de compte qui faisait tomber des comptes Facebook encore aujourd'hui le maillon faible n'a pas changé...
Meta a corrigé le problème en urgence et dit avoir sécurisé les comptes touchés.
Si vous pensez être victime, direction "Mot de passe oublié" puis "Mon compte a été piraté", et une fois récupéré, vérifiez bien que l'email et le numéro liés au compte sont les vôtres (l'attaquant a pu les remplacer) avant de dégager les sessions inconnues. Pour le reste, un petit tour par
les bons réflexes de sécurité
ne fait jamais de mal.
Bref, activez la double authentification et j'espère qu'un jour, les grosses boites arrêteront d'utiliser l'IA pour garder leurs clés.
C'est le slogan de Menlo Research, et pour une fois c'est pas du flan. En effet, leur Asimov v1 est un humanoïde de 1,20 m et 35 kg, entièrement open source ! Tout est fourni gratuitement donc, les plans de la mécanique, les schémas électriques, le modèle de simulation, ainsi que le code embarqué.
Vous avez donc la CAO complète, la nomenclature des pièces, le modèle MuJoCo pour simuler avant même de souder, et le firmware. Ensuite, y'a 2 façons de l'avoir : Soit
le kit DIY
(499 dollars d'acompte, puis environ 15 000 dollars au final, livré cet été), soit vous sortez la
nomenclature complète
et le manuel d'assemblage, et vous sourcez chaque pièce à la main. Ça peut faire un beau projet si vous avez un peu de blé mais surtout des compétences en électronique et du temps !
C'est vrai qu'en général, 1 robot "open source" sur 10, c'est un README qui se la raconte avec 3 STL et rien d'autre derrière, mais là je vous promets, c'est du solide. En janvier dernier, Asimov c'était juste une paire de jambes avec 12 degrés de liberté et basta. Et nous voilà quelques mois plus tard avec un humanoïde complet composé de 25 actionneurs (plus deux orteils passifs sur ressort pour le contact au sol), des bras qui lèvent 15 kg chacun, une tête avec caméra et micros, et un haut-parleur dans le torse pour causer.
Asimov v1, le robot humanoïde open source de Menlo Research
Et côté tripes, c'est du sérieux également avec 2 cerveaux à bord, un Raspberry Pi 5 pour le réseau et le média, et un Radxa CM5 pour le contrôle moteur en temps réel. Des bus CAN charrient ensuite les ordres dans tout le squelette. Niveau matériaux, c'est de l'alu 7075 pour les pièces qui encaissent, du nylon PA12 fritté pour le reste. Et la licence matérielle c'est du
CERN-OHL-S-2.0
(je ne la connaissais pas celle-là), et de la GPL-2.0 pour le soft. Donc on est sur du vrai open hardware copyleft !
Maintenant, Menlo a baptisé son kit "Here Be Dragons". Pour ceux qui n'auraient pas la ref, c'est la mention qu'on collait sur les vieilles cartes médiévales pour dire "ici, terrain inconnu, c'est à vos risques et périls".
Et c'est pas un hasard puisque vous devrez compter
50 à 100 heures
rien que pour passer du carton de pièces à un robot qui s'allume proprement et sans danger. Attendez, pas pour le faire marcher, hein, juste pour l'allumage. Et utiliser votre imprimante 3D du dimanche pour les pièces porteuses, oubliez. Faudra passer par de l'alu usiné.
En effet, le plastique risque d'avoir du jeu et foutra en l'air les calculs du contrôleur, donc au mieux le robot marchera mal, au pire il viendra vous buter dans votre sommeil. Ensuite, le reste s'imprime, mais en nylon industriel. Et je vous passe la prise de tête avec le câblage des bus CAN et autres petites surprises... Un bidouilleur prévenu en vaut deux !
Du coup, entre lâcher 15 000 balles pour le kit clé en main et tout sourcer soi-même, perso si j'avais la thune (et l'usage d'un robot), j'opterais pour le kit. Mais si vous avez un atelier, une fraiseuse CNC et la patience d'un moine, la version DIY revient sans doute moins cher. Bref, chacun son délire.
Reste la vraie question que vous vous posez surement (ou pas) : Ça vaut quoi face à la concurrence ?
Hé bien un Unitree G1 tourne autour de 16 000 dollars, soit à peu près le même tarif. Sauf que chez Unitree, les plans du bestiau restent propriétaires et je vous parle pas du soft qui balance tout chez nos amis Chinois.
Alors qu'avec Asimov, vous êtes le propriétaire du robot jusqu'à la dernière vis. L'idée de Menlo c'est d'accélérer l'itération en ouvrant complètement leur robot afin que tout ça s'améliore dans un espèce de cercle vertueux. Et surtout les labos et les geeks de tout poil pourront avoir leur robot bien à eux. Sans ça, sur le marché ce sera uniquement Robot Apple, Robot Google, Robot Tesla ou NoName Chinois et voilà... Ce serait dommage quand même, je trouve.
Bref, si vous avez 15 000 balles, 100 heures devant vous et l'âme d'un bidouilleur, le bipède vous attend sur GitHub. Et les autres comme moi, regarderont ce dépôt en bavant... ce qui est déjà pas mal ^^.
500 000 dollars. C'est le prix d'entrée annoncé pour le GD01 d'Unitree, un robot mecha de 2,7 mètres de haut que vous pouvez littéralement piloter depuis son torse, façon Pacific Rim version chinoise. Unitree, le fabricant chinois déjà connu pour ses chiens-robots quadrupèdes, passe au stade de la production en série pour son engin transformable.
Le robot pèse 500 kilos avec son pilote à bord, soit clairement plus qu'un quad de loisir. Sa particularité, et c'est là qu'on bascule dans le délire science-fiction, c'est qu'il peut passer de la marche bipède à un mode quadrupède pour les terrains plus accidentés.
La vidéo de démonstration montre le patron Wang Xingxing en train de piloter l'engin, qui défonce un mur de briques d'un coup de poing métallique. Voilà voilà.
Côté chinois, ce n'est pas vraiment une surprise. Les fabricants locaux pèsent déjà environ 90% des ventes mondiales de robots humanoïdes en 2025, et Unitree fait partie des leaders du secteur. La boîte a même déposé son dossier d'introduction en bourse à Shanghai en mars dernier, avec 4,2 milliards de yuans à lever (environ 530 millions d'euros), dont 85% fléchés vers la recherche et développement. Le business des robots commence à devenir sérieux.
Au passage, ça marque une vraie différence d'approche avec les humanoïdes plus classiques, type Optimus chez Tesla ou Atlas chez Boston Dynamics (le fabricant américain de robots quadrupèdes et humanoïdes).
Eux visent un robot de taille humaine, autonome, destiné à assister ou remplacer des tâches du quotidien. Unitree, à l'inverse, propose un engin que vous habitez de l'intérieur, plus proche d'un exosquelette géant que d'un assistant compagnon. Pas le même produit, pas le même marché.
Unitree positionne le GD01 sur des usages assez spécifiques : parcs d'attractions, tournages de films, opérations de sauvetage en milieu hostile, expériences immersives. Pas franchement le genre de robot que vous garez dans le garage en rentrant du boulot. Le constructeur prévient d'ailleurs que le prix est "préliminaire" et qu'il bougera selon les optimisations à venir.
Bon, avant de rêver à votre propre mecha, quelques bémols quand même. Les experts pointent des soucis assez basiques : c'est galère d'entrer et de sortir du cockpit, l'autonomie batterie est limitée, le confort est minimal, et personne ne sait encore comment encadrer ce genre d'engin côté réglementation. Sans parler de la maintenance d'une bête mécanique de 500 kilos. Alors, vous sortez la carte bleue ?
Si vous croisez un robot-chien Unitree dans un hall d'HLM, sur un parking, un chantier, ou en train de patrouiller dans votre ville, faut que vous sachiez 2 trucs quand même :
Un, n'importe qui peut le rooter en moins d'une minute avec son téléphone. Et de deux, le robot lui-même envoie en continu un flux chiffré vers un tunnel cloud opéré depuis la Chine. C'est en tout cas ce que Benn Jordan, musicien indépendant et chercheur amateur, vient de démontrer hier dans une enquête de 24 minutes qui fait, comme il le dit lui-même, un meilleur boulot que toute l'infrastructure cybersécurité du gouvernement américain.
Pour le hacker, suffit donc de se connecter au robot en Bluetooth, puis d'injecter une commande curl à la fin du mot de passe Wi-Fi, on éteint le toutou, on le rallume, et au reboot le robot exécute votre commande quand il active le Wi-Fi. C'est tout et c'est vraiment magique !! Pas besoin d'accès root physique donc mais juste un bon vieux téléphone et un Bluetooth pourri !
Le boss !
Alors vous pensez peut-être que ce n'est pas très grave parce que ces robots sont des gadgets mais c'est faux puisque les robots-chiens Unitree sont actuellement utilisés par les services de police de Pullman (Washington), Port St. Lucie (Floride) et Topeka (Kansas) et un peu partout ailleurs dans le monde.
Les Marines américains les déploient en test, certains armés de lance-roquettes, les forces chinoises leur sanglent diverses armes sur le dos depuis un moment et l'Ukraine s'en sert pour repérer des munitions non-explosées. Et dans le civil, ces robots circulent même dans des HLM d'Atlanta pour le compte de sociétés de surveillance privée...
En France, le tableau est un peu différent. Pas de déploiement confirmé par les forces de l'ordre ou l'armée pour l'instant. Chez nous, c'est Boston Dynamics Spot et l'
E-Doggy d'Evotech
(robot 100% français, utilisé au déminage pendant les JO 2024) qui tiennent ces marchés-là. Les Unitree restent encore dans les labos tels que l'
INRIA Paris
et le labo
HUCEBOT de Nancy
qui utilisent le Go2 pour leurs recherches en locomotion robotique.
En dehors de la recherche, le cas le plus avancé est celui d'Orano, qui a testé fin 2025 le G1 humanoïde d'Unitree sur son
site nucléaire de Marcoule
en partenariat avec Capgemini (c'est un humanoïde, pas un quadrupède, mais même fabricant, même firmware, mêmes questions). Côté distribution, INNOV8 Power est également partenaire officiel Unitree depuis VivaTech 2025 et INGEN Geosciences distribue la marque depuis 2020. Le réseau pour vendre ces robots à des boîtes de sécurité privées françaises est donc déjà bien en place.
Du coup quand un mec démontre qu'on peut en prendre le contrôle complet rapidement, ça mérite qu'on regarde ça d'un peu plus près...
Et quand je dis contrôle complet, c'est pas un excès de langage. Avec cet accès root, Benn Jordan a réussi à enregistrer, télécharger et live streamer l'audio et la vidéo captés par le robot. Sans authentification donc ni même sans passer par l'app officielle. C'est assez dingue... On peut même contrôler les mouvements du robot. Une belle merde donc !
Cette faille n'est d'ailleurs pas une nouveauté absolue puisque j'avais
déjà couvert le hack BLE des humanoïdes Unitree
en décembre dernier. Et ensuite
rebelote en mars dernier
avec deux nouvelles CVE sur le Go2, partiellement patchées. La répétition des conneries devient un peu lourdingue chez Unitree...
La deuxième partie de l'enquête, elle, atteint un autre niveau puisque Benn Jordan a entendu parler de rapports affirmant que d'autres robots Unitree contenaient une backdoor envoyant des données à des serveurs étrangers. Il a donc voulu vérifier ça lui-même.
Il a donc transformé un Raspberry Pi sous Linux en routeur avec le mode moniteur activé, et lancé BetterCap pour analyser chaque paquet sortant.
Et là, surprise, le robot refuse purement et simplement de s'authentifier. Le hic, c'est que quelque chose côté serveur cloud détecte que le routeur est anormal et bloque la connexion. En analysant un peu plus finement la connexion, il a remarqué que la première IP chopée au sniff pointait vers Odessa, en Ukraine... Vu qu'aucune doc fabricant ne mentionne ce point d'accès, le truc devient alors officiellement louche... Le robot semble savoir quand il est "analysé" et cette détection d'environnement anormal est précisément le truc qui transforme une affaire de faille classique en problème de sécurité nationale.
Benn Jordan a donc ensuite contourné ça avec un routeur de voyage standard avant de sniffer derrière les paquets, et il a fini par confirmer ce qu'on appelle officiellement la
CVE-2025-2894
. Il s'agit d'un tunnel P2P préinstallé sur le Go1 qui se connecte automatiquement au démarrage à une plateforme appelée CloudSail, opérée par une boîte chinoise nommée Zhexi Technology.
Le truc est référencé dans MITRE depuis le printemps 2025, soit environ un an. En 2025, les chercheurs Andreas Makris et Kevin Finisterre ont même chopé la clé API de CloudSail et identifié près de 2000 robots vulnérables sur ce réseau, dont des unités installées au MIT, à Princeton, à Carnegie Mellon et à l'université de Waterloo.
Côté américain, la seule action gouvernementale connue suite à ça, a été une mise en garde des Marines US concernant l'usage de produits Unitree en opérations militaires. Rien d'autre.
Et là on arrive à un point de blocage assez brutal. Les failles démontrées par Benn (le hack Bluetooth, la prise de contrôle complète) et la backdoor CloudSail ne peuvent pas être corrigées en même temps, parce que les solutions se neutralisent mutuellement.
Pour boucher les failles de Benn, il faut passer par une mise à jour firmware officielle d'Unitree. Mais cette mise à jour ferme aussi l'accès root au système. Sans accès root, impossible de détecter ou bloquer le tunnel CloudSail de l'intérieur. Du coup, on a un robot sécurisé contre les hackers, mais des données qui filent quand même vers la Chine.
À l'inverse, si vous gardez le firmware actuel pour maintenir l'accès root (et donc la capacité de surveiller et bloquer CloudSail), les failles restent béantes. N'importe quel inconnu avec un téléphone peut alors prendre le contrôle complet de votre flotte de robots clébards. Bien sûr, couper Internet sur le robot évite les deux problèmes à la fois, mais le rend inutilisable dans la plupart des déploiements opérationnels.
Si vous avez un Unitree à la maison ou en entreprise, voilà la recommandation perso de Benn Jordan. Selon lui, plutôt que d'installer la dernière mise à jour, mieux vaut ne plus jamais mettre à jour le firmware (gardez en tête que c'est son avis radical, pas une bonne pratique standard). Parce qu'à la prochaine mise à jour, vous risquez de perdre la capacité de rooter votre propre robot, et avec elle la capacité de détecter, bloquer ou rediriger la backdoor.
Vous perdrez aussi la possibilité d'écrire manuellement des services qui empêchent les hackers d'exploiter les autres failles. En clair, sa meilleure défense contre Unitree, c'est de figer le firmware actuel.