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Des mathématiciens ont calculé Pi avec des monstres de Minecraft, sans écrire une seule ligne de code

Molly Lynch, de l'université Hollins, et Michael Weselcouch, du Roanoke College, deux profs de maths américains, ont eu une idée que personne n'avait osé tenter : estimer la valeur de Pi en lâchant des monstres dans Minecraft, sans programmer quoi que ce soit, juste en exploitant les règles du jeu.

Tout part d'une vieille technique de probabilités appelée méthode de Monte-Carlo, qu'on surnomme aussi la méthode des fléchettes. Imaginez un carré avec un cercle dessiné dedans, qui touche les bords. Vous lancez des fléchettes au hasard sur le carré. La proportion de fléchettes qui tombent dans le cercle, comparée au total, vaut environ Pi divisé par quatre. Vous multipliez par quatre, et vous obtenez une approximation de Pi.

Sauf qu'ici, pas de fléchettes. Les fléchettes, ce sont les slimes, ces créatures cubiques et gélatineuses de Minecraft qui se baladent au hasard, même quand aucun joueur ne les regarde.

Le duo a construit un cercle avec des blocs rouges, d'un rayon de 11 blocs, le tout enfermé dans un carré de blocs bleus. Au sol, des entonnoirs (des "hoppers" dans le jeu) récupèrent automatiquement tout ce qui tombe.

Ensuite, il a fallu un bourreau. Ce rôle revient aux zoglins, des bestioles programmées pour attaquer les slimes à vue. Chaque fois qu'un zoglin tue un slime à l'intérieur du cercle rouge, l'objet lâché par la victime atterrit dans les entonnoirs.

Il suffit alors de comparer le nombre d'objets récoltés dans le cercle au nombre total d'objets récoltés partout. Ce rapport, multiplié par quatre, donne Pi. Les monstres font tout le boulot, et le hasard de leurs déplacements remplace le générateur aléatoire d'un ordinateur.

Sur un essai, 619 slimes ont été tués, dont 508 à l'intérieur du cercle. Quatre fois 508 sur 619, ça donne environ 3,283. La vraie valeur de Pi tourne autour de 3,14159, donc on est encore loin du compte.

Mais c'est normal. La méthode de Monte-Carlo devient plus précise quand on multiplie les tirages. Pour s'approcher du vrai Pi, il faudrait agrandir le cercle et envoyer beaucoup plus de slimes au massacre. C'est lent, c'est inefficace, et ça n'a jamais été le but.

Le but, c'est de montrer les maths autrement. Lynch et Weselcouch visent les jeunes, ceux qui décrochent devant une formule au tableau mais qui passent leurs soirées sur Minecraft. Là, d'un coup, une notion abstraite vue en cours devient un truc qu'on peut regarder fonctionner sous ses yeux.

Franchement, calculer Pi en regardant des monstres s'entretuer dans un cube, c'est la plus belle excuse que j'aie vue pour rester devant un jeu vidéo.

Source : Techspot

Quelqu'un a réussi à faire tourner de vraies fenêtres Linux à l'intérieur de Minecraft

Un développeur connu sous le pseudo EVVIE a sorti Waylandcraft, un projet qui n'aurait jamais dû exister et c'est tant mieux.

Le principe : faire tourner de vrais logiciels Linux directement dans le monde de Minecraft, leurs fenêtres posées comme des objets au milieu du jeu. Votre navigateur, votre éditeur de texte, un terminal, tout ça affiché sur des blocs, en 3D, et utilisable pour de vrai.

Pour comprendre le délire, un mot sur Wayland. Sous Linux, c'est le système qui gère l'affichage des fenêtres à l'écran, le successeur moderne du vieux X11 qui datait des années 80. Au cœur de Wayland, il y a un compositeur : le programme qui assemble toutes les fenêtres ouvertes pour produire l'image finale que vous voyez sur votre moniteur. Waylandcraft, c'est exactement ça, un compositeur Wayland complet, sauf que la surface d'affichage n'est plus votre écran mais l'univers cubique de Minecraft.

En pratique, vous lancez n'importe quel programme et sa fenêtre apparaît dans la partie, posée où vous voulez, dans l'orientation que vous voulez. Et ce ne sont pas de simples images décoratives collées sur un mur : les fenêtres sont interactives, vous cliquez, vous tapez, vous utilisez le logiciel exactement comme sur un bureau classique. Un bureau Linux qui aurait juste pris la forme d'un monde plein de blocs.

Il faut quand même un peu de préparation : Linux, Minecraft et le chargeur de mods Fabric (l'outil qui permet d'ajouter des mods au jeu), plus quelques bricoles. Et le projet a ses limites. Tout ça ne marche que dans votre propre instance de jeu, impossible de diffuser ces fenêtres aux autres joueurs d'un serveur.

C'est donc une démo solo, à montrer en personne ou en vidéo. Le code est publié en open source sur GitHub, sous licence GPL, donc libre à qui veut d'aller fouiller ou contribuer.

Bref, est-ce que ça sert à quelque chose ? Absolument pas. Est-ce que c'est exactement le genre de bidouille gratuite et brillante qui rend l'informatique amusante ? Complètement.

Source : Hackaday

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