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Comment mesurer et dégonfler l'index de recherche de Windows

Après avoir lu cet article de XDA , j'ai voulu savoir ce que pesait vraiment l'index de recherche sur mon Windows 11 tout neuf. En vrai pas grand chose... A peine quelques Mo. Puis j'ai déposé un dossier de travail assez gros dedans, et l'index a grossi comme prévu... mais ensuite quand j'ai supprimé ce dossier, l'index lui n'a jamais remaigri.

Cette base de données, c'est elle qui répond quand vous tapez trois lettres dans le menu Démarrer pour avoir des suggestions d'app et de fichiers. Tout est contenu dans le fichier Windows.db sous Windows 11 et Windows.edb sous Windows 10, et malheureusement, ce fichier peut grossir jusqu'à devenir problématique.

Ce que Windows indexe par défaut, et ce qu'il en lit

Windows 11 propose 2 périmètres. Le mode Classique, celui qui est actif si vous n'avez rien touché, et qui s'occupe de vos dossiers Documents, Images et Musique, plus le Bureau. Et le mode "Amélioré", qui lui, parcourt l'ensemble du PC.

Ça peut se régler dans les paramètres :

Le mode Classique est celui d'origine : Documents, Images, Musique et le Bureau.

Mais ce qui est mal expliqué dans la doc de Microsoft, c'est que Windows n'indexe pas QUE les noms de fichiers. Et oui, quand les fichiers contiennent du texte, leur contenu est également indexé, ce qui vous permet de rechercher par mots-clés présents dans le contenu du fichier.

Et comme le périmètre est défini par un emplacement et jamais par un volume, tout ce qui atterrit dans Documents entre dans l'index. Que ce soit vos 3 lettres de motivation ou un dossier projet contenant 40 000 fichiers... Windows ne fait pas la différence.

3 profils sont donc aux premières loges : ceux qui ont basculé sur le mode Amélioré, ceux dont le dossier Documents pointe en réalité vers leur OneDrive ou un autre dossier synchronisé, et ceux qui rangent leurs projets ou leurs machines virtuelles dans Documents.

Si vous n'êtes dans aucun des trois, la suite vous dira en trente secondes que tout va bien, vous verrez ^^

Mesurer votre index en deux gestes

Le nombre d'éléments dans cet index se lit sans aucun droit particulier. Suffit d'aller dans Paramètres, puis Confidentialité et sécurité, puis Rechercher. Le compteur "Indexé" est en haut de la page, et c'est aussi là que se trouve le choix du périmètre.

La taille du fichier, elle, demande une console administrateur. Ouvrez donc PowerShell en tant qu'administrateur et collez :

[math]::Round((Get-Item "$env:ProgramData\Microsoft\Search\Data\Applications\Windows\Windows.db" -Force).Length / 1MB, 2)

Vous obtiendrez alors un nombre en mégaoctets. Mais pour savoir s'il est réellement gros, c'est le compteur d'éléments qui fait la différence, plus que le poids. Je m'explique...

Microsoft donne des repères dans sa doc. Moins de 30 000 éléments c'est OK chez un utilisateur ordinaire. Pour un gros utilisateur, rien de choquant de monter jusqu'à 300 000 éléments. Par contre, au-delà de 400 000, des problèmes de performances peuvent commencer à apparaître. Et si vous vous demandez jusqu'où vous pouvez aller, sachez que le plafond technique est à un million d'éléments, après quoi l'indexeur se plantera comme une merde ou fera grimper le processeur, la mémoire et le disque dans les nuages.

La même commande sans les droits administrateur répond "Accès refusé".

L'essai : 3 000 fichiers qui partent, un index qui reste

J'ai monté une petite expérience pour l'occasion dans une machine virtuelle Windows 11 Pro 25H2, avec quatre cœurs et 8 Go. Départ à 462 éléments et 6,71 Mo. J'y ai déposé ensuite 3 000 fichiers texte, soit 15,94 Mo de contenu, et j'ai regardé l'index monter à 3 466 éléments pour 18,66 Mo. La base pèse donc presque aussi lourd que les fichiers qu'elle vient d'avaler !! C'est du texte brut partout, ce qui est le pire cas possible pour elle puisqu'il faut en indexer le contenu.

Ensuite j'ai supprimé les 3 000 fichiers et le compteur d'éléments est bien redescendu à 465, celui du départ, mais Windows.db lui, était toujours à 16,81 Mo. Alors que mes 465 éléments tenaient dans 6,71 Mo une heure plus tôt.... Bref, l'index a libéré ses entrées, mais pas son espace, la place étant réservée pour la prochaine fois...

Reprendre la main sans casser la recherche

Alors pour reprendre la main sur son espace disque, le bon geste, c'est l'exclusion ciblée. Allez dans Paramètres, Confidentialité et sécurité, Rechercher, puis "Ajouter un dossier exclu".

Les cibles qui valent le coup sont celles qui changent sans arrêt ou qui ne pèsent rien dans une recherche. Je pense aux dossiers de dépendances d'un projet, aux dossiers de compilation, aux caches, aux disques de machines virtuelles, au .git, aux bibliothèques de jeux et j'en passe...

Vous saurez ainsi tout de suite si ça a marché. Remontez en haut de la même page de réglages et regardez le compteur "Indexé". Il devrait diminuer du nombre de fichiers que contenait le dossier, sans que vous ayez rien d'autre à faire.

En revanche, n'excluez pas Documents ou le Bureau d'un seul bloc, et ne coupez surtout pas le service. En effet, ce bon vieux menu Démarrer ne cherche que dans l'index et Outlook classique s'appuie aussi dessus pour retrouver vos mails. Un dossier exclu devient invisible à la recherche et, ce serait dommage de ne plus pouvoir retrouver un mail, par exemple.

Le second truc à faire, c'est la reconstruction, car c'est elle qui récupère l'espace. Ouvrez les Options d'indexation avancées depuis la même page de réglages, cliquez sur Avancé, puis sur Reconstruire dans la section Dépannage. Windows prévient alors que les résultats seront incomplets pendant l'opération, mais on s'en fout, et c'est normal puisqu'il repart de zéro !! Microsoft conseille d'ailleurs de laisser l'indexeur travailler jusqu'à 24 heures, alors ne lancez pas ça cinq minutes avant d'avoir besoin de retrouver un fichier.

Le bouton Reconstruire est planqué sous Dépannage, dans les Options avancées.

Sur ma machine, l'index gonflé à 16,81 Mo est ainsi redescendu à 1 Mo, pour exactement les mêmes 465 éléments. Quatre minutes de reconstruction plus tard, et le fichier ne pesait plus que six pour cent de sa taille d'avant. Une fois que c'est fait, vous pouvez relancer la commande PowerShell. Si le chiffre n'a pas bougé d'un poil, c'est que votre index était déjà à sa taille utile, et dans ce cas, bon courage, ça veut dire que votre problème d'espace disque est ailleurs.

Source : XDA Developers

Windows 11 - Un clic sur le bon lien et hop, vous avez un compte local

Jusqu'à présent, personne ne l'avait remarqué, mais sur l'écran d'installation de Windows 11 Home, celui qui vous réclame un compte Microsoft avant de vous laisser aller plus loin, il y a un tout petit lien "Learn more" planqué au milieu d'un paragraphe. Personne ne clique jamais dessus mais Bob Pony, lui, l'a fait et magie-magie, Windows l'a propulsé directement sur la création d'un compte local.

Sur la page qui s'ouvre, on vous demande alors le nom de celui qui va utiliser cet ordi, puis derrière, c'est un mot de passe, trois questions de sécurité, et hop vous voilà sur le bureau avec votre compte local ! C'est top non ? Plus besoin de vous prendre la tête avec une invite de commandes, ou des clés de base de registre !

Plusieurs sites ont fait le test, moi je n'ai pas encore eu le temps, mais apparemment ça fonctionne très bien sur la version Home de Windows 11 mais je ne sais pas pour la version Pro.

Faut dire que ça fait un an que Microsoft ferme les autres portes du compte local. La clé de registre BypassNRO, puis la commande ms-cxh:localonly dont je vous parlais l'automne dernier , ont été rebouchées les unes après les autres dans les préversions, avec à chaque fois la même explication foireuse : Ces bidouilles laissaient soi-disant des gens sortir du process d'installation avec une machine qui n'était pas entièrement configurée. Sauf que ce lien qui mène exactement au même compte local, lui, bah visiblement il a échappé à Microsoft... lol.

Un truc à savoir quand même avant de choisir le compte local, et c'est Microsoft qui le dit : le chiffrement de l'appareil ne s'activera pas tout seul. Quand vous ouvrez la session avec un compte Microsoft, il boote et la clé de récupération va se loger dans ce compte alors qu'avec un compte local, il reste inactif. Ça peut bien sûr se régler en allant dans les Paramètres, Confidentialité et sécurité, Chiffrement de l'appareil, mais faut y penser avant le jour où votre portable partira sous le bras de quelqu'un d'autre pendant que vous tapez votre meilleure sieste dans le TGV...

Alors maintenant, combien de temps tiendra cette astuce ?

Aucune idée, mais on espère tous que Microsoft laissera ça tranquille. Et si le lien a disparu quand vous lirez ces lignes, sachez qu'il reste des chemins qui passent par le média d'installation notamment via Rufus, que je vous ai déjà présenté . Suffit de cocher une case et hop, ça vous fera une clé USB qui ne réclamera aucun compte.

Voilà, si vous avez une machine à installer ce week-end, c'est donc le bon moment de tester cette astuce !

Source : les tests de Windows Latest et de PC Gamer , et XDA pour la méthode Rufus.

NTLite - Nettoyer Windows avant même de l'avoir installé

NTLite , j'sais pas si vous connaissez, mais ça permet d'ouvrir le fichier d'installation de Windows, celui que vous gravez sur une clé USB, et ça vous laisse en retirer des composants avant que la moindre machine ne démarre. C'est super pratique pour alléger des install afin de tout faire rentrer dans des images ISO, WIM, ESD et SWM.

Le nom vous dit d'ailleurs peut-être quelque chose parce que derrière se cache Dino Nuhagić, le même auteur que pour l'app nLite, l'outil qui charcutait les CD de Windows XP . Et 20 ans plus tard, le principe n'a pas bougé, et seules les cibles ont changé.

Dans cette même image que vous préparez avec NTLite, vous pouvez aussi coller les mises à jour cumulatives (celles qui vous bouffent 20 minutes au premier démarrage) et les pilotes, pour que le PC soit à jour tout de suite et qu'il voie ses disques NVMe pendant l'installation. Puis surtout, faire en sorte que l'installation puisse se faire sans surveillance (sans clic clic suivant, OK, clic clic...etc), avec le partitionnement, les bons comptes utilisateurs et la région déjà choisie.

Et il n'a même pas besoin d'une image pour faire sa petite affaire puisqu'il sait éditer un Windows déjà installé, sur une autre partition, dans un disque virtuel monté, ou carrément le C:\Windows sur lequel vous êtes en train de lire cette page... Vous cochez, vous appliquez vos choix, vous redémarrez, et c'est fait !! Pas besoin de réinstaller !

Alors évidemment, il reste la question du prix. Parce qu'il s'agit d'un outil payant. Mais rassurez-vous, pour une utilisation personnelle, c'est totalement gratuit. Il fait l'installation sans surveillance, l'intégration basique des mises à jour et des pilotes, l'édition d'un Windows déployé, et un retrait de composants que l'éditeur qualifie lui-même de "basique".

La licence payante débloque uniquement le retrait de n'importe quel composant Windows (les non basiques), ainsi que le nettoyage des applications MSIX et Appx, la gestion des tâches planifiées, l'import des pilotes de votre propre machine et leur ciblage par matériel. Rassurez-vous, certaines fonctionnalités IA comme Copilot ou Recall, récemment intégrées dans Windows 11, sont également désactivables par la version gratuite.

Maintenant, attention avant de tout décocher dans la joie et la bonne humeur, retirer trop de choses d'une image Windows peut lui coûter sa capacité à évoluer ou à être modifié, et le projet tiny11builder l'explique bien dans sa doc . Par exemple son script le plus agressif produit un système auquel on ne peut plus ajouter ni langue, ni mise à jour, ni fonctionnalité.

Et ça vaut pour tous les outils du genre, NTLite compris.

Sachez aussi que si les 40 balles de la version payante de NTLite vous freinent, tiny11builder est tout aussi capable de fabriquer des images Windows 11 allégées avec des scripts PowerShell. En plus c'est open source, et de son côté, le WinUtil de Chris Titus fera le ménage, les réglages et les mises à jour sur une installation fraîche. Et ça c'est tout gratos !

À récupérer sur ntlite.com , ou en une ligne avec winget pour ceux qui sont pressés ( winget install ntlite )

Enjoyyyy !

OneDrive Photos - Ce que vous pouvez vraiment virer aujourd'hui

Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???

Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la réputation de OneDrive côté dark patterns , l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...

Mais rassurez-vous, je vais vous aider !

Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé

OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.

Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.

Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.

Get-ChildItem "$env:LOCALAPPDATA\Microsoft\OneDrive","$env:ProgramFiles\Microsoft OneDrive","${env:ProgramFiles(x86)}\Microsoft OneDrive" -Filter OneDrive.App.exe -ErrorAction SilentlyContinue | Select-Object FullName,@{n='Version';e={$_.VersionInfo.FileVersion}}

Étape 2 - Supprimer les raccourcis

Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.

"$env:ProgramData\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:APPDATA\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:PUBLIC\Desktop","$env:USERPROFILE\Desktop" | ForEach-Object { Get-ChildItem $_ -Filter "OneDrive Photos.lnk" -ErrorAction SilentlyContinue } | Remove-Item -Verbose

Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.

Pourquoi ça ne suffit pas ?

Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...

Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec RemoveWindowsAI face à Copilot . Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.

Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !

Étape 3 - Retirer OneDrive en entier

Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".

winget uninstall --id Microsoft.OneDrive

Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.

Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.

Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.

Alors que faire ?

Hé bien faudra attendre septembre..

Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.

Source

Windows 11 - La restauration qui embarque aussi vos fichiers

Depuis le 23 juin, Microsoft déploie sur Windows 11 une nouvelle fonction de récupération baptisée point-in-time restore, et il y a de bonnes chances qu'elle tourne déjà sur votre PC sans que vous l'ayez demandé. En effet, sur les éditions Home et les Pro non gérées en entreprise, elle est allumée par défaut dès que votre disque système dépasse 200 Go.

Le principe ressemble à ce que fait ce bon vieux point de restauration, sauf qu'il va beaucoup plus loin ! Toutes les 24 heures environ, Windows capture en arrière-plan un instantané complet de la machine via le service VSS (Volume Shadow Copy). Le système, les applications, les réglages... et cette fois vos fichiers locaux aussi !! Woohoo ! Et oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, l'ancien System Restore ne touchait jamais vos documents.

Celui-là embarque enfin absolument tout !

Comme ça, en cas de mise à jour foireuse ou de PC qui part en vrille (ça n'arrive JAMAIS sous Windows, c'est bien connu ^^), vous redémarrez dans l'environnement de récupération, vous choisissez un instantané, et la machine revient à son état d'il y a quelques heures en quelques minutes.

Et c'est là qu'il faut faire gaffe car si vous restaurez un instantané d'il y a 48 heures, ça ne remontera pas que le système. Tout ce que vous avez créé depuis disparaîtra... Vos fichiers, vos applications installées, vos mots de passe enregistrés, les certificats, les clés... TOUT ce qui est postérieur à votre date de restauration sera balayé. Il n'y a que vos données OneDrive dans le cloud qui seront épargnées, mais tout ce qui vit en local repartira à la version de l'instantané.

Donc, autrement dit, ce truc peut vous sauver après un update raté mais il peut aussi vous faire perdre une journée de boulot si vous cliquez sans réfléchir.

Autre point à garder en tête, ce n'est pas une sauvegarde. La rétention plafonne à 72 heures, et passé ce délai les vieux instantanés sont supprimés automatiquement, en commençant par les plus anciens. Donc oubliez l'idée de récupérer un fichier effacé la semaine dernière, on est sur du rollback court terme pour se sortir d'un mauvais pas, et pas sur un coffre-fort de vos archives.

Côté stockage, la fonction se réserve par défaut 2% de votre disque, jusqu'à 50 Go maximum, en la jouant maligne puisque l'espace n'est pas bloqué à l'avance. En effet, VSS pioche dedans quand il en a besoin et rend la place quand ça devient tendu. Et si vous passez sous 20 Go de libre, les instantanés dégageront dans la joie et la bonne humeur pour laisser respirer le système.

Voilà, si vous êtes super chaud et dans la panade et que vous voulez restaurer votre Windows, tout se passe en local depuis WinRE, dans Troubleshoot puis Point-in-time restore, et si votre disque est chiffré il faudra que vous ayez la fameuse clé de récupération BitLocker sous la main sinon vous restez à la porte de votre propre machine.

Notez aussi qu'après une restauration, Recall se coupe et vous redemandera votre accord avant de reprendre ses captures. De plus, sur une machine à plusieurs volumes, seul le disque système est restauré, et le reste ne bougera pas. Donc, ça peut être pas mal de garder le système sur un disque et vos données sur l'autre. Comme ça, vous pouvez restaurer votre système quand vous voulez sans perdre vos données. Et ces données, il faudra les sauvegarder par un autre moyen, évidemment.

Ah et si vous êtes passé de Home à Pro entre-temps, les instantanés créés sous l'ancienne édition ne sont plus utilisables.

Enfin, seule l'édition Enterprise peut ajuster la fréquence et la durée de rétention. Sur Home et Pro, vous subirez donc les valeurs par défaut rikiki, à prendre ou à laisser, même si vous pouvez toujours couper la fonction dans Paramètres > Système > Récupération.

Voilà, cette restauration express s'inscrit dans le grand chantier de Microsoft pour rendre Windows plus solide et plus facile à réparer après le fiasco CrowdStrike. L'intention est bonne, et l'approche 100% locale, sans passer par le cloud, est plutôt rassurante je trouve. Reste juste à ne pas confondre filet de sécurité et sauvegarde, et à garder en tête que ça travaille en silence chez vous.

Bref, faites un tour dans Paramètres > Système > Récupération pour voir si c'est actif et combien de place ça grignote.

Et pour tout ce qui compte vraiment, gardez une vraie sauvegarde à côté.

Merci à Tijer pour le lien !

Source : Microsoft Learn

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