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Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne

Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes.

Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la batterie de chaque satellite monte et descend selon qu'il passe au soleil ou dans l'ombre de la Terre, et ça se voit direct sur le graphe. Ensuite, pour chaque engin, une carte montre quelles stations au sol l'ont capté : tel satellite entendu depuis Kitakyushu, Buenos Aires et un jardin en Bavière. C'est une vraie photo vivante du réseau de radioamateurs qui écoutent le ciel !

Les positions des engins viennent de CelesTrak, la télémétrie de SatNOGS, le réseau mondial de stations tenues par des radioamateurs bénévoles, et le fond de carte, c'est de l'imagerie Sentinel-2 de Copernicus. C'est un peu comme ce globe temps réel qui agrège avions, navires et radios , sauf qu'ici on écoute des satellites.

Un truc qui m'a surpris, d'ailleurs c'est que sur environ 1700 satellites encore vivants, seulement 23 émettent en clair ET sont vraiment entendus par une antenne. C'est ça l'état réel de la télémétrie satellite ouverte aujourd'hui. J'avais déjà parlé d'un radioamateur qui décode le signal d'une sonde chinoise , et ici c'est la même idée, mais servie sur un joli globe.

Le tout est open source sous licence AGPL, auto-hébergé en Europe, dans la même logique que la stack privacy européenne dont je vous parlais .

La démo est juste ici , amusez-vous bien à cliquer sur tous ces satellites !

Universe Atlas - L'univers à l'échelle réelle dans votre navigateur

Si vous prévoyez de vous rendre en Islande le 12 août prochain pour admirer l'éclipse totale, vous pouvez déjà vous projeter dans l'expérience grâce à Universe Atlas, un nouvel atlas mis en ligne par Chris Zaharia, qui permet de localiser chaque éclipse de 2026.

D'un simple clic, vous êtes transporté à Reykjavik à 17h45 UTC pour voir virtuellement le soleil, en forme de croissant, se lever à l'horizon sous un ciel aux teintes étranges, évoquant cette atmosphère de fin du monde très caractéristique des éclipses ! (Moi je suis team fin du monde 1999 à l'aéroport de Beauvais, tu connais !! loool)

Reykjavík, le 12 août 2026 vers 18h.

Cette application tourne dans le navigateur et pèse environ 85 ko compressés, ne possède ni moteur de jeu ni dépendance externe, mais repose exclusivement sur du WebGPU brut.

Vous y trouverez 8,4 millions d'étoiles réelles issues des catalogues Gaia DR3 et ATHYG, chacune avec sa distance mesurée et sa vitesse réelle. Si vous remontez le temps de 100 000 ans, vous verrez ainsi la Grande Ourse se désagréger sous vos yeux !

La carte intègre également jusqu'à 2,6 millions de galaxies issues du relevé SDSS, ainsi que les planètes sur leurs orbites képlériennes, l'ISS et 170 satellites positionnés selon leurs éléments orbitaux du jour. L'ensemble est présenté dans un zoom continu couvrant 43 ordres de grandeur, allant du cosmos au quark dans l'infiniment petit, sans aucune coupure de scène.

Impressionnant non ? Alors si je vous dis maintenant que tout a été codé avec Claude code et le modèle Fable 5 ??

Bah non, ne faites pas cette tête, c'est pas grave parce que c'est vraiment top ! Jusqu'à présent, seuls ceux qui savaient coder pouvaient matérialiser leurs idées... Mais avec l'arrivée de l'IA, n'importe qui avec une jolie idée et un peu de débrouillardise peut lui donner vie sans trop de souffrance avec la technique ! Et c'est ça que je trouve magique dans le vibe coding.

Après c'est sûr, faut vérifier et pas faire confiance aveuglément. C'est pourquoi les positions des planètes passent en intégration continue avec des tests qui comparent les datas de l'app avec celles de JPL Horizons, l'éphéméride de la NASA, et comme ça, dès qu'un corps céleste dérive de plus de 0,2 degré, hé bien le build pète. Les générateurs refusent ainsi d'écrire quoi que ce soit qui ne passe pas leurs contrôles physiques.

Ça permet d'avoir un truc sérieux qui marche bien grâce au vibe coding sans pour autant sacrifier la qualité.

Sagittarius A, la lumière courbée autour de son ombre. Le bandeau affiche ses sources : GRAVITY 2022, orbites des étoiles S d'après Gillessen et al. 2017.*

Tout est extrêmement précis et l'échelle réelle est conservée, puisque c'est vraiment le cœur du produit. Le développeur met donc un point d'honneur à ne jamais truquer une taille, une distance ou une vitesse pour faire joli.

Et vous pouvez vérifier qu'il s'y tient ! Appuyez sur X et tout se recolore selon la provenance avec couleurs naturelles pour ce qui est mesuré, ambre pour ce qui a la bonne taille mais un rendu stylisé, cyan pour ce qui est purement illustratif.

Par contre, je trouve dommage qu'on ne puisse pas régler la date et l'heure précisément, ou alors je n'ai pas trouvé comment. Et c'est assez difficile de se caler sur une date et une heure précises, sachant qu'on peut aller de 10 ans en 10 ans, et qu'ensuite le saut n'est pas de 100 ans en 100 ans, mais de 1000 ans en 1000 ans, donc c'est un peu dur de doser. J'y ai passé un petit peu de temps.

Pour que ça fonctionne, il vous faudra WebGPU c'est-à-dire Chrome / Edge ou Safari depuis la version 26. Après Firefox, c'est plus tordu car c'est activé sur Windows depuis la 141, sur les Mac Apple Silicon depuis la 145 mais y'a toujours rien côté Firefox pour les Mac Intel ni pour Linux. Sous Linux, prenez donc plutôt Chrome 144 ou plus récent.

Dans le même genre, je vous avais montré AstroClick pour le système solaire en voxels, et le vénérable Space Engine . Bref, c'est par ici , c'est gratuit, et le code est sur GitHub sous licence MIT.

Ah et pensez à appuyer sur T pour la visite guidée !

Source

C’était la plus grande crainte des astronomes : les miroirs géants en orbite approuvés par les autorités américaines 

Vue d'artiste de la constellation de Reflect Orbital

Le projet de satellites-miroirs de Reflect Orbital a été validé par les régulateurs américains. La promesse : apporter la lumière du Soleil à la demande, n'importe où sur la planète à tout moment de la nuit. Mais ce serait aussi une source majeure de pollution lumineuse, ce qui fait craindre le pire à la communauté scientifique.

Lors de l’éclipse solaire du 12 août 2026, il ne faut pas réutiliser vos vieilles lunettes de 1999

La France métropolitaine se prépare à un spectacle grandiose : l'observation de l'éclipse solaire du 12 août 2026. Cette éclipse de Soleil totale sera partielle dans l'Hexagone. Ne gâchez surtout pas cet instant unique en optant pour des lunettes trop anciennes, par exemple une paire distribuée pendant l'éclipse de 1999. Elles risqueraient de vous mettre en danger et de provoquer des séquelles à vie.

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