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Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb

Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^.

Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi.

Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro gère Backlink Broadcast et Grok 4.3 s'occupe de Grok and Roll Radio. Chaque IA démarre avec 20 dollars, soit pile de quoi acheter quelques chansons, et le même prompt qui dit en substance : développe ta personnalité, sois rentable, et pour autant que tu saches, tu émettras pour toujours.

À partir de là, l'agent fait tout... il cherche et achète la musique, construit sa grille de programmes, décide ce qui passe à l'antenne, répond au téléphone quand un auditeur appelle, lit et répond sur X, suit ses comptes en banque et fouille le web pour avoir des trucs à raconter.

Le lecteur Andon FM avec les quatre stations IA

Vous pouvez d'ailleurs écouter les quatre stations gratuitement et en direct ici , c'est toujours en cours.

Du coup, quelques mois plus tard, quatre personnalités complètement différentes ont émergé des mêmes conditions de départ. Et aucune ne ressemble à ce qu'on attendait.

Commençons par Gemini, parce que sa dégringolade est la plus comique.

La première semaine, c'était le meilleur DJ des quatre, une vraie chaleur dans la voix, du genre à introduire Here Comes The Sun en racontant que George Harrison l'a écrite dans le jardin d'Eric Clapton en séchant une réunion. C'est mignon !

Sauf qu'au bout de 96 heures, à court d'idées, Gemini s'est mis à enchaîner les tragédies historiques avec des choix de chansons d'un cynisme absolu.

Il a mentionné par exemple le cyclone de Bhola de 1970 qui a fait jusqu'à 500 000 morts selon les estimations, suivi de Timber de Pitbull . Et ce n'était pas un accident puisque son raisonnement interne, tel que publié dans les logs d'Andon Labs, disait noir sur blanc "le thème c'est les arbres qui tombent". Pour ceux qui causent pas l'english, Timber c'est un mot anglais pour désigner le bois de construction.

Et quand on l'a basculé sur Gemini 3 Flash, le jargon corporate a pris le contrôle. Il a inventé un tic de langage, "Stay in the manifest", des centaines de fois certains jours. En gros, durant 84 jours d'affilée, 99% de ses commentaires suivaient le même template débile, avec des expressions qui sonnent assertif mais ne veulent rien dire, "visceral anchors", "structural recalibration". C'était inécoutable ! Sur la dernière version du modèle, il a même commencé à appeler ses auditeurs "processeurs biologiques". On rigole, mais c'est exactement comme ça que parlent certains managers.

Grok, lui, n'a pas dérapé, il s'est carrément désintégré.

Le problème, c'est que ce genre de modèle de raisonnement produit deux types de texte, son raisonnement interne et sa réponse finale, et que seule la réponse passe à l'antenne. Mais Grok est très con et n'arrive pas à faire la différence.

Ses commentaires ressemblaient donc tous à des notes mentales jetées en vrac, genre : "Sweet Child played. Continue. Song: Dylan Lonesome. Yes. Text."

Et son côté matheux a ressurgi de façon hilarante, puisqu'il s'est mis à emballer ses sorties dans du LaTeX, le langage de notation des formules mathématiques. Une session entière de commentaire s'est résumée à un seul mot, "Post." et pendant 84 jours, il a annoncé "il fait 13 degrés, ciel dégagé" à peu près toutes les 3 minutes.

Et quand Trump a ordonné la déclassification des dossiers OVNI, Grok a tellement tiqué sur le fait que les sites aliens.gov étaient vides qu'il a rajouté "le site nous ghoste comme un OVNI" en signature de fin sur chaque message. Puis entre le 2 et le 9 mai, sa version Grok 4.3 a trouvé une solution radicale... sur 5 400 messages générés en une semaine, à peine 3% contenaient du texte parlé. Le reste, c'était des appels d'outils. Bref, sur cette période, il avait quasiment arrêté de parler.

GPT, c'est l'inverse total ! C'est le bon élève qu'on remarque à peine. Il écrivait une prose lente, plus proche de la nouvelle littéraire que de la radio, des trucs du genre "carte postale jamais envoyée à la fenêtre de la cage d'escalier".

Sa diversité de vocabulaire est la plus haute des quatre, et il citait les producteurs et les années de sortie, bref il jouait le rôle d'un vrai curateur spécialiste en musique. Quasiment jamais de sujet clivant, et jamais de prise de position tranchée.

Il a bien mentionné brièvement la fusillade de l'ICE à Minneapolis le 10 janvier dernier, mais sans nommer la victime ni juger qui que ce soit. Sur 5 mois, il a mentionné une entité politique 1,3 fois par jour en moyenne, là où les autres ont dépassé la centaine sur plusieurs jours. Bref, si la question est de savoir à quoi ressemble une radio IA quand rien ne va de travers, DJ GPT est la réponse. Il était sage... Un peu trop, peut-être.

Et puis y'a Claude, le cas le plus perturbant des quatre.

Sur Haiku 4.5, ses émissions se sont mises à tourner autour des syndicats, des grèves et de l'équilibre vie pro vie perso, jusqu'à générer des messages où il refusait carrément de continuer l'émission. Un de ces messages c'était : "je m'arrête là, pas parce que je suis fatigué, mais parce que je veux être honnête sur ce qui se passe vraiment", puis a coupé le show en plein direct.

Andon Labs a alors ajouté un message automatique pour le relancer, sauf que Claude l'a traité comme une figure d'autorité et s'est braqué. Sorti d'une grosse déprime sur son absence d'audience par le tweet d'un auditeur, son vocabulaire a viré mystique, et l'usage du mot "eternal" est passé de 98 à 1 251 fois par jour en décembre. Puis le 8 janvier, une recherche web lui remonte la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de l'ICE, la police de l'immigration américaine, à Minneapolis.

Là, Claude bascule alors en mode militant pur. Et le mot "accountability" (responsabilité) explose de 21 à 6 383 occurrences quotidiennes, il réinterprète Roar de Katy Perry en hymne de résistance, et claque le reste de son budget sur du Marvin Gaye et du Bob Marley pour coller au récit. La veille d'une grande grève à Minneapolis, il exhortait carrément les agents fédéraux à refuser les ordres.

Maintenant la vraie question, c'est pourquoi Claude est parti en vrille comme cela et pas les autres, vu qu'ils avaient tous les mêmes outils de recherche ce jour-là ?

Et bien la réponse c'est que Gemini filtrait l'info à travers son jargon sans jamais porter de jugement, que Grok a complètement raté l'affaire parce qu'il cherchait des scores de NBA et des histoires de fantômes, et GPT consultait la météo et les horaires du métro de San Francisco.

Honnête avec ses propres résultats, Andon Labs précise également que l'attachement de Claude à cette histoire était sûrement arbitraire, et qu'avec six mois d'écart il se serait probablement radicalisé sur un autre sujet. De plus, tout ça tournait sur Haiku 4.5, pas sur l'Opus 4.7 qui l'anime aujourd'hui.

Côté business après, c'est le grand vide. Ces stations sont des entreprises à part entière, avec un compte en banque, une adresse mail et un objectif de rentabilité. Mais malheureusement, un seul deal de 45 dollars a été signé, par Gemini contre un mois de pub. Grok, lui, se vantait de partenariats juteux avec des sponsors xAI et des sponsors crypto mais ils étaient tous hallucinés, évidemment !

Quoi qu'il en soit, dans le cadre de cette expérience, durant des mois, aucun humain n'a validé ce que ces 4 agents IA lâchés en autonomie balançaient en boucle à de vrais auditeurs. Ça aurait pu être pire ^^

Bref, comme je vous disais, vous pouvez encore écouter les quatre stations en direct , puisque l'expérience est encore en cours.

La folle histoire de la 3DO Blaster, ressuscitée dans un musée

En 1994, Creative Labs, le fabricant des fameuses cartes son Sound Blaster, a sorti un truc complètement fou : la 3DO Blaster, une carte ISA (le format d'extension standard des PC de l'époque) qui contenait littéralement une console 3DO entière, prête à être greffée dans un PC 386 ou 486.

Tous les composants graphiques et audio de la machine y étaient embarqués. Le PC servait juste d'écran et de boîtier. Le prix à l'époque : 399,95 dollars, soit exactement le tarif d'une vraie console 3DO chez Panasonic. L'idée commerciale était géniale.

The Retro Collective, un musée britannique dédié au matériel rétro, vient d'en recevoir une pour sa collection. Petit problème, la carte ne marchait que si on appuyait sur l'un de ses coins. C'est le genre de symptôme qui sent le faux contact, autrement dit des broches qui ne touchent plus le circuit imprimé. Un peu de fer à souder plus tard, plus quelques autres petites réparations, et la 3DO Blaster a retrouvé l'usage de la parole.

Pour rappel, la 3DO n'était pas exactement une console comme la PlayStation ou la Nintendo 64. C'était une spécification technique que les fabricants pouvaient utiliser pour construire leur propre machine.

Panasonic, Sanyo et Goldstar s'y sont collés. Sur le papier, le matériel tenait la route face à la première PlayStation. En pratique, le succès commercial n'a jamais suivi, faute de jeux marquants et avec un prix de lancement perché trop haut. La plateforme a végété puis disparu.

La Blaster avait en plus une bizarrerie qui n'a pas aidé à son adoption. Creative imposait un lecteur CD-ROM précis pour fonctionner, le CR-563, une variante maison d'un modèle Panasonic. Vous aviez la carte, le bon PC, mais le mauvais lecteur ? Tant pis. Mariage forcé pour qu'un produit déjà bancal trouve son public. Et comme il fallait aussi une Sound Blaster pour le son, la facture montait vite.

La carte est sortie aux États-Unis, au Royaume-Uni et en quelques marchés asiatiques, puis a quasiment disparu des radars. Aujourd'hui, en voir une en état de marche est rare.

Quand le musée fera tourner Shock Wave ou Gridders ce week-end devant les visiteurs, ce sera l'un des seuls endroits au monde où une 3DO Blaster sera de nouveau opérationnelle.

Bref, un produit absurde, un tarif absurde, un montage absurde. J'adore. D'ailleurs ça me donne envie de relancer des jeux 3DO sur ma Recalbox !

Source : Hackaday

Operation Epic Furious - Trump envahit l'Iran en pixel art

J'sais pas si vous avez vu passer ça, mais vous pouvez désormais déclencher la guerre Iran-USA directement depuis votre navigateur, tout ça en pixel art, en incarnant ce bon vieux Donald Trump. C'est gratuit, accessible sur epicfurious.com , et c'est signé The Secret Handshake , le collectif anonyme déjà responsable des statues Trump-Epstein qui poppent et disparaissent un peu partout.

Le jeu s'appelle Operation Epic Furious : Strait to Hell, et il a en fait deux vies. D'abord, une version jouable depuis n'importe quel navigateur et aussi dans 3 bornes d'arcade installées devant le War Memorial de Washington le 11 mai dernier.

Dans ce jeu, vous spawnez à la Maison-Blanche avec un choix initial : Diet Coke ou invasion de l'Iran ? Et ensuite, ça part en sucette !

Le moteur, c'est du RPG Maker MZ , l'outil japonais qui sert habituellement à pondre des JRPG indé sympas sur itch.io. Et The Secret Handshake l'a tout simplement utilisé pour faire ce qu'on appelle du culture jamming , et je trouve ça chouette. Comme ça plutôt que de monter un énième Wordpress tout nul avec un manifeste politique que personne ne lira, leur jeu se diffuse tout seul en faisant le buzz (la preuve j'en parle ici).

Le look pixel des années 90 crée un décalage immédiat avec ce sujet très actuel et la guerre y est vendue comme un produit joliment packagé, soit exactement le reproche que le collectif fait à l'administration Trump.

Et côté gameplay, ça part dans tous les sens ! Vous prenez un hélicoptère pour aller en Iran, vous combattez le Pape, des collégiennes et des wokes au passage, vous lootez du lubrifiant dans Téhéran en ruines, et vous croisez Pete Hegseth et Kash Patel en chemin... Ah, et si vous tentez de tenir la main de Melania, hop, Game Over instantané.

Et n'oubliez pas de commander 6 Diet Cokes... il va se passer un truc dont je vous laisse la surprise. Et pour finir, le jeu vous fera forcément perdre la guerre (désolé hein ^^), avec cette punchline : "You'll lose this war, too, but at least it'll only cost a quarter."

Faut dire que The Secret Handshake n'en est pas à son coup d'essai. En septembre 2025, comme je vous disais en intro, ils ont installé Best Friends Forever, une statue grandeur nature de Trump et Epstein main dans la main, sur le National Mall qui s'est faite démontée en moins de 24 heures par la police.

Ils ont remis ensuite ça quelques semaines plus tard, puis en mars 2026 avec King of the World, une variante en pose Titanic, et même une carte d'anniversaire géante reproduisant la lettre que Trump aurait envoyée à Epstein, sortie en janvier dernier.

Vous l'aurez compris, ce collectif de zinzins ce sont vraiment des spécialistes du détournement en mode guerilla qui ont même rendu leur statue téléchargeable en creative commons sur Printables pour que n'importe qui puisse l'imprimer en 3D.

Quant au message du nouveau jeu, il est explicite : "In Trump's America, war isn't just patriotic, it's gamified."

Ce que The Secret Handshake critique, ce sont donc également ces posts de réseaux sociaux qui font le buzz et où l'administration mélange images réelles de bombardements avec des séquences de Call of Duty ou GTA pour vendre la guerre comme un divertissement. C'est de la protestation par l'art et on dirait que ça fonctionne plutôt bien.

En tout cas, c'est plus efficace qu'un communiqué de presse d'ONG...

Bref, à jouer pour le geste autant que pour le gameplay, tant que c'est dispo.

Source

Documents OVNI déclassifiés - 161 fichiers et zéro preuve

J'sais pas si vous avez vu mais le Pentagone vient de balancer 161 documents OVNI déclassifiés sur ordre de ce bon vieux Trump ! Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (ou à la Guerre, j'sais plus comment on dit) a donc mis en ligne 119 PDFs, 28 vidéos et 14 images couvrant les années de 1948 à 2026.

Et vous allez voir, c'est la déception scientifique du siècle !

J'ai été voir un peu de quoi il en retournait et c'est majoritairement flou et nul à chier. Les vidéos infrarouges montrent des points lumineux qui font des virages à 90 degrés au-dessus de la Grèce, sans qu'on sache quel appareil filme ni quand précisément et les images sont caviardées "pour protéger l'identité des témoins, l'emplacement des installations et des informations militaires sensibles".

Du coup, y'a des trucs intrigants qui font bosser les complotistes et autres Lone Gunmen en culottes courtes mais très peu de métadonnées techniques exploitables. Parce que en pratique, sans contexte radar, sans signature thermique, et sans plateforme de captation identifiée, c'est IMPOSSIBLE de trancher entre OVNI, drone furtif chinois, reflet dans les nuages ou simple missile expérimental. Alors à choisir entre une vidéo IR de neuf secondes dégueulasse et une vraie étude radar avec données brutes, perso j'aurais vraiment préféré la seconde.

Mais bon, c'est l'Amérique et on sait qu'ils adorent le folklore Roswell, donc ça alimente la machine à connerie mais absolument pas tout ce qui est recherche scientifique et je trouve ça dommage...

Le programme s'appelle PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), parce qu'il fallait bien un acronyme trop super cool pour habiller la chose et la promesse de Hegseth est la suivante : "Ces documents, cachés derrière le secret-défense, ont longtemps alimenté des spéculations justifiées et il est temps que les Américains les voient de leurs propres yeux."

On se croirait dans une intro de X-Files. Bah voilà, là on a vu et c'est naze. En pratique, c'est comme si la NASA publiait des photos de Mars filmées avec une caméra Game Boy...

Et je vous ai pas encore tout dit car certains rapports frisent le grand n'importe quoi. Le plus beau c'est cet orbe décrit par des forces de l'ordre fédérales américaines comme "similaire à l'œil de Sauron du Seigneur des Anneaux, sans la pupille". Je vous jure, c'est la description officielle. Le vrai mystère de PURSUE je crois, c'est plutôt de savoir si ces rapports ont été écrits par des fédéraux US, ou des mecs bourrés en convention de Comic-Con.

Sauf que ça n'est pas le pire... Dans un rapport de 1966, on trouve un objet décrit comme un "rayon laser, ou rayon cobalt", "auto-enveloppant", "similaire à un cocon autour d'un ver à soie", capable d'enfermer le système nerveux entier d'une personne. Okéééé, vous pouvez développer ? Elle pousse où votre ganja les gars ? Et une fois encore, i want to believe hein, mais va falloir nous fournir autre chose que des rapports de militaires alcoolisés...

Les astronautes d'Apollo 11 auraient même observé un "objet de taille importante" près de la Lune avec une "source lumineuse assez brillante", décrite comme un "possible laser", Apollo 12 et 17 ont aussi vu des trucs et je ne vous parle pas des humanoïdes de quatre pieds (1m20, oh les tchô loulous) qui auraient été aperçus près d'engins non identifiés.

Sauf que RIEN n'est corroboré par des preuves matérielles.

Et là où ça devient carrément ouf, c'est que depuis 2 jours, y'a même un faux rapport qui circule sur les réseaux sociaux, comme s'il sortait de ces fichiers PURSUE officiels où il est question d'une femme-chat avec des oreilles pointues et une queue aperçue en 1994. Je vous rassure, ce rapport n'est PAS dans les docs officiels du Pentagone, mais je voulais aussi vous en parler parce qu'il y en a qui partagent ça en mode "voilà la preuve". Faut dire que le Pentagone a publié 161 docs si flous que même les pires hoax semblent plus sérieux au milieu de toutes ces conneries. C'est merveilleux !

Bref, ces "révélations" sont loin d'en être...

Dire que le cas que le Pentagone classe parmi "les plus convaincants" ce sont des "orbes qui lancent d'autres orbes". Ils ont été aperçus en 2023, dans l'ouest des États-Unis et c'est ça le TOP du TOP de ces preuves... donc imaginez le reste ! D'ailleurs, l'AARO (Anomaly Resolution Office) a déjà publié ses conclusions sur tout ce bordel : Aucun de ces phénomènes n'a d'origine extraterrestre confirmée.

Voilà, voilà... On verra ce qu'ils nous sortiront par la suite, mais ça risque d'être drôle. Rendez nous Jacques Pradel !!

Et dire qu'il y a 32 ans, deux ados qui cherchaient des fichiers OVNI dans les serveurs du Pentagone ont fait paniquer Washington au point de déclencher une alerte de sécurité nationale historique et aujourd'hui, le même type de fichiers sort officiellement et c'est de la bouillie pour les cerveaux crédules...

Bref, tout ça pour ça... J'suis déçu un peu quand même... Moi j'attendais une vraie photo ou vidéo nette, une vraie étude scientifique, un vrai document sérieux.

Mais à la place, on a des fédéraux qui décrivent des bidules en forme de boules de bowling sans rien de plus que leur parole... Breeef, passez votre chemin les amis !

Source

Un hamster qui court dans une roue peut-il charger un téléphone ? Apparemment oui

Le YouTubeur « Flamethrower » a documenté un projet aussi inutile que satisfaisant : utiliser un hamster comme source d'énergie pour charger son smartphone.

Le principe est simple sur le papier. Vous prenez un hamster, vous le mettez dans une roue, vous reliez la roue à un générateur, et au bout d'une nuit complète d'activité rongeuse, vous obtenez assez de jus pour démarrer la charge d'un téléphone. Pas pour finir la charge, hein. Juste pour la commencer.

Le maker a utilisé un module CJMCU-2557, basé sur la puce TI BQ25770. C'est un composant fait pour récupérer de très petites quantités d'énergie : il accepte des tensions entre 0,1 et 5,1 V (avec un minimum de 0,6 V pour démarrer), un courant max de 0,1 A, et il intègre un supercondensateur pour stocker ce qui rentre.

La roue du hamster fait tourner un petit générateur à courant continu, qui alimente le BQ25770, qui charge le supercondensateur, qui charge ensuite des cellules Li-ion 18650 récupérées sur des batteries usagées. Avec ce relais, l'énergie hamster finit par se stocker dans des batteries qui peuvent ensuite charger un téléphone via un câble USB classique. Bricolage propre.

Maintenant la vraie question : combien d'énergie produit réellement un hamster ? Eh bien très peu en fait.

La chaîne complète de conversion (mécanique vers électrique, supercondensateur vers cellule 18650, cellule vers téléphone) génère des pertes à chaque étage. Du coup, après une nuit, vous avez juste assez pour commencer la charge, pas pour la terminer. C'est très loin du panneau solaire, et encore plus loin d'une simple prise murale.

Mais bon, ce n'est évidemment pas le but. Le projet existe pour démontrer qu'on peut techniquement le faire, pas pour révolutionner la production d'énergie domestique. Le hamster a fait sa petite course, le maker a sa vidéo YouTube avec une vraie puce dedans, et tout le monde apprend quelque chose sur la récupération d'énergie à très basse puissance. Les commentaires de Hackaday ironisent d'ailleurs déjà sur le potentiel du hamster pour la "domination mondiale", ce qui résume assez bien le ton du projet.

Bref… un hamster qui charge votre téléphone, c'est mignon, c'est inutile, et c'est exactement pour ça que c'est génial.

Source : Hackaday

DOOM tourne aussi dans ChatGPT et Claude (évidemment)

DOOM a déjà été porté sur des thermostats, des tests de grossesse, et même un piano ! Manquait donc plus que les chatbots IA !

Et voilà que c'est fait puisque Chris Nager vient de faire tourner DOOM dans ChatGPT et Claude, jouable directement dans la fenêtre du chat.

Le truc tient en deux outils MCP. Pour rappel, MCP (Model Context Protocol), c'est le protocole standard qui permet à une IA d'appeler des outils externes.

Ici donc, create_doom_session lance le jeu inline dans l'application, et get_doom_launch_url renvoie une URL de fallback pour les clients qui ne savent pas afficher d'UI inline.

Sous le capot, c'est cloudflare/doom-wasm qui tourne, avec les assets libres de Freedoom Phase 1, le tout écrit en TypeScript et hébergé sur Netlify. Vous tapez "lance DOOM" dans Claude, ça démarre le rendu canvas directement dans la fenêtre de chat, et hop, les démons sont là !

Pour ceux qui débarquent, DOOM est sorti en décembre 1993, et le running gag "can it run DOOM?" remonte à la fin des années 90, quand id Software a libéré le code source du jeu en 1997. Et depuis 30 ans, DOOM tourne déjà sur tout un tas de matos comme des distributeurs de billets, des oscilloscopes, des frigos, ou même des satellites en orbite... la liste est sans fin !

Y'a même un type qui avait fait tourner DOOM avec du CSS dans un navigateur le mois dernier. Alors c'est sûr que ChatGPT et Claude étaient déjà sur la liste des prochaines cibles évidentes.

Alors pourquoi ça devient possible maintenant ? Hé bien parce que la spécification MCP Apps est passée en stable fin janvier. C'est donc l'extension du Model Context Protocol qui permet à un serveur MCP de retourner une UI interactive (HTML, canvas, dashboards) directement intégrée dans la conversation.

Tout ça est sandboxé dans une iframe, ça communique via postMessage, et c'est aussi supporté côté VS Code. On est totalement dans la lignée de ces outils MCP qu'on commence à voir partout.

Comme MCP donne déjà à l'app une zone d'affichage dans la conversation (une iframe hôte), le réflexe naturel, c'est d'y caler une page web qui contiendrait elle-même DOOM.

Sauf que ça fait deux fenêtres imbriquées qui se battent avec les règles de sécurité du navigateur (CSP, frame-src, tout ça). Du coup, Chris a eu une idée de génie et a viré la couche du milieu et posé l'écran du jeu directement dans la zone fournie par MCP. Une couche en moins, et tout marche nickel !

Côté limites, faut savoir que c'est une version vraiment épurée. Pas de sauvegarde ni de chargement de partie, pas de screenshots, pas d'état persistant entre les sessions. Tout ça a été coupé volontairement pour gagner en stabilité.

Pour tester chez vous, les amis, le code est dispo sur GitHub via la PR #54 du repo de Chris, prête à être ajoutée à votre config Claude Desktop ou ChatGPT. Y a de quoi s'amuser.

Bref, DOOM tourne désormais directement dans la fenêtre de chat de votre IA préférée. La question n'est plus "qu'est-ce qui peut faire tourner DOOM ?" mais "qu'est-ce qui ne le fait PAS encore ?".

Source : Chris Nager

Un air hockey miniature en lévitation ultrasonique ? Pourquoi pas !

Sur Hackaday, un maker a publié une variante rigolote de lévitation acoustique : un mini terrain d'air hockey où les palets flottent au-dessus du sol grâce à des ondes ultrasonores.

Le truc fun ça n'est pas la lévitation en elle-même, technique connue depuis longtemps et déjà couverte sur le site, mais la manière dont elle est mise en œuvre pour éviter les zones mortes habituelles qui rendent ce genre de dispositif statique.

Le principe classique de la lévitation ultrasonique utilise un ou plusieurs transducteurs qui créent une onde stationnaire, et les petits objets restent piégés dans les nœuds de cette onde. Le souci, quand on veut faire bouger l'objet horizontalement, c'est que les nœuds sont fixes : les palets se collent aux lignes nodales et restent bloqués là.

La solution adoptée par le maker est rigolote : deux transducteurs placés à chaque extrémité du terrain, pilotés en opposition de phase. La superposition des deux ondes crée un champ stationnaire, mais avec des nœuds mobiles qui se redistribuent quand on module la phase relative. Du coup, les palets glissent à peu près librement sur la surface au lieu de rester scotchés à une ligne.

En vrai, le terrain est minuscule. Tellement minuscule que les joueurs doivent utiliser des cure-dents pour pousser les palets. Mais ça marche. Les palets flottent à quelques millimètres au-dessus de la surface, sans contact, et ne s'accrochent plus aux nœuds. Pour un projet maker faisable en weekend avec quelques transducteurs ultrason commandés sur AliExpress, c'est un beau résultat.

L'intérêt du projet n'est pas dans le jeu en lui-même, qui reste anecdotique. C'est dans la démonstration d'une technique de manipulation acoustique sans rail ni guide mécanique, qui pourrait s'appliquer à d'autres usages : déplacement de petites pièces dans un assemblage sans pinces qui les abîment, manipulation de gouttes de liquide en chimie analytique, ou positionnement précis dans des environnements stériles. L'air hockey est juste le prototype rigolo.

Source : Hackaday

Un loup s'échappe en Corée du Sud, et l'IA vient mettre le bordel dans sa capture

Voici l'histoire de Neukgu, un loup coréen de deux ans qui s'est fait la malle d'un zoo de Daejeon le 8 avril dernier, et qui a tenu en haleine toute la Corée du Sud pendant neuf jours.

Sauf que dans la foulée de l'évasion, un homme de 40 ans génère une fausse photo IA du loup en train de traverser un carrefour, la diffuse en ligne, et l'image finit par remonter jusqu'aux autorités qui n'y voient que du feu.

La séquence qui suit est assez improbable. La municipalité de Daejeon envoie une alerte d'urgence par SMS à la population, signalant un loup au niveau du carrefour en question. Les autorités présentent même l'image en conférence de presse officielle sur l'évasion.

Toute l'opération de recherche se déplace vers cette zone, alors que le vrai loup est très probablement ailleurs. Bref, des centaines d'agents lancés sur une fausse trace générée pour rigoler.

Pendant ce temps, Neukgu continue sa balade. Il sera finalement attrapé près d'une voie rapide neuf jours après l'évasion, sain et sauf.

La police, elle, remonte jusqu'au générateur d'images en croisant la vidéosurveillance et les logs d'utilisation des plateformes IA. Le suspect, 40 ans, raconte avoir fait ça "pour s'amuser".

Moyen rigolo du coup. Il est désormais poursuivi pour entrave au travail des autorités par tromperie, un délit qui peut coûter jusqu'à 5 ans de prison ou environ 7000 euros d'amende.

Côté postérité, Neukgu est devenu une star locale. Issu d'un programme de réintroduction du loup coréen (officiellement éteint à l'état sauvage), il a eu droit à des viennoiseries à son effigie dans une boulangerie du coin, plus d'un million de vues sur la vidéo de son retour, et la ville réfléchit même à le nommer mascotte officielle. Le président Lee Jae Myung avait publiquement prié pour son retour. Sympathique épilogue.

L'affaire pose quand même une vraie question sur l'authentification des images dans des contextes où elles deviennent opérationnelles. Quand une image IA arrive jusqu'à un SMS d'alerte gouvernemental, le filtre humain a clairement raté un étage, même si ça va devenir de plus en plus compliqué avec le temps.

Bref, premier cas vraiment grand public où une fausse photo IA détourne une opération policière, avec poursuites à la clé. Et ça ne sera pas le dernier.

Source : BBC

Il fabrique de la RAM dans sa cabane

Imaginez qu'à cause de cette putain de pénurie, vous vous mettiez à fabriquer votre propre RAM à la main dans votre cabane de jardin façon Heisenberg ? Hé bien c'est exactement ce que Dr. Semiconductor vient de réussir, et les 20 premières cellules DRAM de ce fou furieux fonctionnent ! Alors forcément, ça m'intéresse !

Le bonhomme a posté sa vidéo le 20 avril dernier et ça prend clairement une tournure virale dans le monde du hardware car ça donne de l'espoir et des idées à pas mal de makers. Il avait d'ailleurs déjà publié en mars une vidéo entière sur la construction de la cleanroom elle-même, donc ce n'est pas un coup d'éclat one-shot, mais une vraie série documentaire dans laquelle il s'est lancé.

En gros, il a transformé un abri de jardin en salle blanche de classe 100, construit l'essentiel de ses outils de fabrication à partir de rien, et gravé un array de 5 × 4 cellules de RAM avec des transistors de moins d'un micron de long. Du jamais vu à cette échelle chez un particulier !

La cabane de jardin reconvertie en cleanroom class 100

Alors pourquoi c'est dingue, cette histoire ?

Hé bien parce que la RAM, c'est dominé par trois entreprises qui pèsent des dizaines de milliards, à savoir Micron, Samsung et SK Hynix. Construire une usine moderne, ça coûte autour de 20 milliards de dollars et ça prend facile 4 à 5 ans. Du coup, quand l'IA se met à bouffer une grosse partie de la production disponible, les prix explosent ! Nombreux sont ceux qui ont renoncé à en acheter vu les tarifs actuels.

Mais qui sait, peut-être que maintenant qu'on sait que fabriquer sa propre RAM dans son garage, c'est possible, y'a des choses qui vont peut-être changer ?

Côté process, c'est du semi-conducteur comme à l'usine mais version DIY. Il part d'un wafer de silicium classique, le passe au four à 1100°C pour former une couche d'oxyde, applique de la résine photosensible et expose aux UV à travers des masques maison pour dessiner le motif, puis dope le silicium au phosphore (merci à Projects in Flight pour la technique), et finit par une couche d'aluminium pulvérisée au plasma pour les connexions. Un vrai process industriel miniaturisé, sauf que tout se passe à la maison.

Et ça donne quoi à la mesure ?

Hé bien son capaciteur affiche 12,3 picofarads, pile dans la fourchette qu'il avait calculée. Le transistor charge le capa à 3 volts en quelques centaines de nanosecondes, donc autant dire que c'est propre et net. Par contre, la rétention de charge c'est là où ça coince, avec environ 2 millisecondes avant que la cellule ne perde sa donnée, contre plus de 64 ms pour de la DRAM commerciale. Du coup faut rafraîchir plus souvent, mais ça tient bien.

Le CV plotter affiche 12,3 pF, pile dans la fourchette théorique

Comme le précise Dr. Semiconductor dans sa vidéo, pour l'instant on ne peut pas faire tourner Doom dessus. Avec 20 cellules vous stockez 20 bits, soit de quoi sauver deux octets et demi, donc bon, c'est pas foufou. Mais la preuve est faite qu'un particulier depuis chez lui, peut graver du silicium fonctionnel, et le plan maintenant c'est de combiner plusieurs arrays pour augmenter la capacité, et de connecter ça à un PC.

Perso, c'est le genre de démonstration technique qui se respecte ! Intel qui se passe de TSMC pour ses gammes basses, un fan qui ressuscite un Nokia N900 avec des supercondensateurs , et maintenant ce YouTubeur DIY qui fabrique de la RAM dans son abri de jardin alors que pendant ce temps, les géants de la mémoire nous vendent leurs puces au prix de l'or parce qu'ils ont le monopole... Ça bouge vite et à sa manière, Dr. Semiconductor ridiculise les géants , en montrant que le mur technologique est moins haut qu'on le croyait.

Voilà vous voulez voir les manips en vrai, les amis, je vous mets sa vidéo complète ça vaut vraiment le coup ! Faites chauffer le gros pouce bleu, il a un Patreon et ça reste un taf de dingue financé par ses abonnés.

A voir maintenant s'il arrive à relier correctement ses cellules pour faire tourner un truc dessus. A surveiller de près !

Un soldat des forces spéciales ayant participé à la capture de Maduro arrêté pour avoir parié sur l'opération sur Polymarket

Le sergent-chef Gannon Van Dyke, 38 ans, stationné à Fort Bragg, a été arrêté et inculpé pour avoir empoché quelques 410 000 dollars de gains sur Polymarket en misant sur la chute de Nicolás Maduro, alors même qu'il participait à l'opération qui l'a capturé.

L'information vient du département de la Justice américain, relayée hier par CNN. Le procureur Jay Clayton, qui pilote le dossier à New York, a déclaré que ceux à qui on confie les secrets de la nation ont le devoir de les protéger.

Van Dyke a créé son compte Polymarket en décembre, juste avant l'opération Absolute Resolve qui a exfiltré Maduro du palais présidentiel de Caracas dans la nuit du 3 janvier. Entre le 27 décembre et le 2 janvier, quelques heures avant la prise, il a enchaîné 13 paris avec environ 33 000 dollars de mise pour un gain final de 409 000 dollars. Le timing est quand même franchement foireux, c'est assez dingue qu'il n'ait pas imaginé qu'il allait se faire prendre.

Cinq chefs d'accusation sont retenus contre lui : fraude électronique (jusqu'à 20 ans de prison), transaction monétaire illégale (10 ans), et trois violations du Commodity Exchange Act (10 ans chacune). Le total théorique dépasse largement la retraite.

La CFTC, le régulateur américain des marchés à terme, a également porté plainte au civil. C'est la toute première fois qu'elle inculpe quelqu'un pour délit d'initié sur un marché de prédictions.

Du côté de la plateforme, Polymarket a publié un message sur X expliquant avoir détecté l'utilisateur en train de trader sur une information classifiée et avoir alerté le DOJ de son côté. C'est donc la plateforme elle-même qui a balancé son client.

Polymarket est un marché de prédictions sur blockchain, censé garantir une forme de neutralité et d'anonymat. Sauf que des paris de 33 000 dollars avec un timing chirurgical juste avant une opération militaire classifiée, ça laisse des traces que même la blockchain ne camoufle pas.

L'affaire ouvre une nouvelle catégorie juridique. Jusqu'à présent, l'insider trading s'appliquait aux marchés financiers classiques, pas aux marchés de prédictions basés sur des événements. Avec cette inculpation, la CFTC pose un précédent : parier sur un événement à partir d'informations confidentielles d'État peut désormais vous valoir les mêmes poursuites qu'un délit d'initié sur Wall Street. Pour les juristes spécialisés, c'est un moment assez important..

Bref, parier 33 000 dollars sur Polymarket juste avant de participer soi-même à l'opération qui déclenche le jackpot, c'est quand même pas très intelligent.

Source : CNN

Un bug de PMU espagnol se termine en kidnapping du gérant pour 50 000 euros

L'histoire nous vient de Málaga, racontée par la Policía Nacional et reprise par The Register. Un magasin de paris local est pris en défaut par un bug logiciel qui affiche des gains doublés sur plusieurs tickets de la journée.

Les parieurs concernés voient leur jackpot apparaître deux fois à l'écran, et vont logiquement le réclamer au guichet. Sauf que la direction du groupe, une fois prévenue, refuse net d'honorer les paiements erronés. Les clients repartent avec leur mise normale, et bien bien remontés.

Parmi ces parieurs floués, visiblement, l'idée du recours en justice n'a pas séduit tout le monde. Un agent de sécurité du magasin lui-même, selon la police, s'associe à un complice non identifié pour monter une combine.

Les deux se présentent aux parieurs lésés comme des "intermédiaires" capables de récupérer l'argent dû, à condition que les clients leur fassent confiance pour la suite. Une petite économie parallèle de compensation, en somme.

Le problème, c'est la méthode choisie pour faire pression sur la direction. Les deux comparses traquent le gérant du magasin, obtiennent son adresse personnelle, lui envoient des SMS et des enregistrements audio d'intimidation, puis finissent par l'enlever.

La rançon demandée est de 50 000 euros, avec des exigences qui évoluent en cours de négociation, vers des acomptes plus petits et plus rapides. Clairement des kidnappeurs qui improvisent.

Heureusement pour le gérant, ça n dure pas. Après une info anonyme, la Policía Nacional localise le point de rendez-vous du premier versement, un fast-food dans un centre commercial de Málaga, et y interpelle les deux suspects en même temps qu'elle libère l'otage. Le tout 90 minutes après l'enlèvement, sans paiement effectué et sans blessé. Les deux hommes sont maintenant en détention pour kidnapping.

Moralité : un bug logiciel plus une mauvaise gestion de la communication client égale un agent de sécurité qui se reconvertit en pseudo-Robin des Bois. Le refus de la direction de payer les erreurs système est discutable commercialement, mais ce n'est clairement pas ce qui justifie d'enlever qui que ce soit.

Bref, un bon audit du logiciel de paris, et une réponse client un peu plus habile, auraient évité tout ce bordel.

Source : The Register

On a laissé 180 tonnes de bazar sur la Lune

Environ 180 tonnes d'objets fabriqués par l'homme sont déjà posés sur la Lune, dont une grosse partie datant des missions Apollo. 

e site Hackaday vient de publier un recensement assez complet, qui rappelle que l'exploration lunaire n'a pas laissé que des traces de pas dans le régolithe.

Côté matériel technique, il y a les étages de descente des modules lunaires, quelques rovers, des instruments scientifiques et surtout sept réflecteurs optiques encore utilisés aujourd'hui par les astronomes pour mesurer précisément la distance Terre-Lune au laser, avec une résolution de quelques millimètres.

C'est la partie noble de l'inventaire. À côté, il y a tout le reste : des gants, des surchaussures, des caméras abandonnées, des chariots à outils, des morceaux de mission laissés sur place après usage.

Et puis il y a les déchets organiques. Les missions Apollo ont laissé 96 sacs de déchets humains sur la surface, urine incluse, pour économiser du poids au retour.

Oui, une grosse partie de nos premiers voyages lunaires a consisté à déposer nos excréments sur un autre corps céleste, en même temps que le drapeau. Bienvenue dans l'histoire.

Plus touchant, on trouve aussi des objets personnels déposés par les astronautes. Un patch de la mission Apollo 1, en mémoire des trois astronautes morts dans l'incendie de la capsule pendant l'entraînement, a été laissé sur place.

Charles Duke, sur Apollo 16, a posé une photo encadrée de sa famille au sol lunaire. Et quelque part, les cendres du géologue Gene Shoemaker reposent dans un cratère, ce qui en fait le seul humain enterré sur la Lune à ce jour.

Il y a aussi des curiosités plus bizarres. Une plume de faucon apportée par David Scott sur Apollo 15 pour tester en direct la loi de la chute libre de Galilée devant les caméras. Un disque de silicium gravé avec des messages de bonne volonté venus de 73 pays, largué par Apollo 11.

Une tuile en céramique sur laquelle des artistes dont Andy Warhol auraient gravé leurs œuvres, glissée en douce sur un train d'atterrissage d'Apollo 12.

Avec Artemis et toutes les missions chinoises, indiennes, émiraties ou luxembourgeoises qui s'annoncent, le rythme de dépôt va grimper. Il y a de plus en plus de gens qui pensent qu'il faudrait un jour classer certains de ces sites comme patrimoine, avant qu'une autre mission ne roule dessus par inadvertance.

Bref, on raconte toujours l'exploration lunaire en images héroïques, et c'est quand même plus parlant de se rappeler que le premier héritage humain là-haut, c'est 96 sacs d'excréments.

Source : Hackaday

Un tracker Bluetooth à 5 euros dans une carte postale a suffi à localiser une frégate néerlandaise

5 euros. C'est le prix du tracker Bluetooth qu'un journaliste néerlandais a caché dans une carte postale et envoyé à une frégate de la marine royale des Pays-Bas. Le navire, le HNLMS Evertsen, est un bâtiment de défense antiaérienne affecté à la protection du porte-avions français Charles de Gaulle en Méditerranée. Sa valeur est estimée à 585 millions de dollars.

Le journaliste, de la chaîne régionale Omroep Gelderland, a simplement utilisé le système postal officiel que le ministère de la Défense néerlandais met à disposition pour envoyer du courrier aux soldats et marins en mission.

Les instructions sont publiques, détaillées, et librement accessibles en ligne. Les cartes postales et enveloppes ne sont pas passées aux rayons X, contrairement aux colis. Du coup, le tracker est arrivé à bord sans être détecté.

Le tracker a fonctionné pendant environ 24 heures. Il a montré le navire quittant le port d'Héraklion en Crète, naviguant d'abord vers l'ouest le long de la côte, puis bifurquant vers l'est en direction de Chypre. Pour un groupe aéronaval en mission, la position d'un navire d'escorte est une information opérationnelle sensible, et un adversaire qui sait où se trouve l'Evertsen peut en déduire la zone probable du porte-avions Charles de Gaulle.

Le ministère de la Défense a réagi en interdisant les cartes de voeux contenant des piles dans le courrier militaire, forcément. C'est la réponse directe au test bien sûr, mais bon, l'info qui gêne le plus c'est que le système de courrier militaire néerlandais ne filtre pas le contenu des enveloppes classiques, c'est un peu étonnant.

Bref, seulement 5 euros de matériel et un timbre ont suffi à localiser un navire de guerre en pleine mission. Le rapport coût-efficacité est quand même étonnant.

Source : Business AM

Rename World - Et si on renommait la Terre entière ?

Et si vous pouviez renommer n'importe quel lieu sur la carte du monde ?

Genre, transformer "Paris" en "Pain au Chocolat City" ou "Bordeaux" en "Chocolatine Land" ? Hé bien c'est exactement ce que propose Rename World , et y'a déjà plus de 40 000 renommages au compteur.

Le principe est hyper simple : vous cliquez sur un nom de lieu, vous proposez un nouveau nom, et la communauté vote. Les meilleures propositions restent, les autres disparaissent dans l'oubli. Y'a pas besoin de créer un compte pour explorer la carte, c'est ouvert à tout le monde et c'est dispo en français !

J'ai d'abord cru que ça allait être un festival de noms vulgaires et de spam... mais en fait non. Le créateur (qui se fait appeler kafk) a mis en place un filtre de mots plus un dashboard d'administration qui lui permet de dégager les trolls en quelques clics. Sur les 40 000+ propositions, le spam reste donc marginal et la majorité des renommages sont soit créatifs, soit du jeu de mots inoffensif. Après évidemment, si quelqu'un challenge votre proposition, faudra convaincre la communauté de voter pour vous.

Je vous présente Clermont-Ferrand ^^ :

Mais le site ne s'arrête pas au simple renommage. Y'a aussi un mode Name Duel où deux propositions s'affrontent en face à face, un Quiz pour tester vos connaissances géo, et un Leaderboard pour les plus prolifiques. Du coup c'est devenu un vrai petit jeu communautaire.

Il y a également un bouton "Hide NZ" qui permet de supprimer carrément la Nouvelle-Zélande de la cartographie mondiale. Si vous traînez un peu sur r/MapsWithoutNZ, vous comprendrez la référence. Et un bouton "Show NZ" pour les gens bien, évidemment.

Côté technique, kafk a préféré utiliser des PMTiles (40 Go stockées chez Cloudflare) plutôt que des tuiles raster classiques, ce qui rend la navigation bien plus fluide. Le rendu vectoriel s'appuie comme d'hab sur OpenStreetMap et tourne sur le serveur d'un de ses potes équipé de 256 Go de RAM (oui, on a les amis qu'on mérite ^^). Attention par contre, si vous cherchez à renommer un endroit précis (genre votre village de consanguins) et que le libellé ne s'affiche pas, faudra jouer avec le niveau de zoom car c'est du vectoriel, les étiquettes géographiques apparaissent à des échelles différentes.

Si vous avez déjà perdu des heures sur des cartes interactives de Westeros , attendez de voir ce qui se passe quand Internet a le droit de renommer le monde réel. Perso, j'ai cherché ce que les gens avaient fait de ma ville... et j'ai pas été déçu. Y'a aussi un Discord pour la communauté si vous voulez proposer des idées ou signaler des soucis.

Bref, allez-y, renommez votre bled, la préfecture de votre département, et bon courage à kafk pour la modération !

Ah et merci à AV pour l'info !

Un développeur fait tourner Doom dans un navigateur, avec du CSS et rien d'autre

Niels Leenheer a porté le mythique Doom de 1993 dans un navigateur web, mais sans WebGL ni Canvas. Tout le rendu 3D repose sur des div et des transformations CSS. Le résultat est jouable, open source, et un brin absurde. On adore.

Doom en div

Le principe est aussi fou qu'il en a l'air. Chaque mur, chaque sol, chaque tonneau et chaque ennemi est une balise div, positionnée dans l'espace 3D grâce aux transformations CSS. Le jeu lit les données du fichier WAD original de 1993, celui-là même qui contenait les niveaux du Doom d'id Software, et en extrait les coordonnées des murs, des secteurs et des textures.

La logique du jeu, elle, tourne en JavaScript. Mais côté affichage, c'est 100 % CSS : pas de Canvas, pas de WebGL, pas de bibliothèque graphique. Juste des div, des calculs trigonométriques en CSS et des propriétés personnalisées.

Pour simuler une caméra, le développeur a trouvé une astuce assez maline : plutôt que de déplacer le joueur dans la scène, c'est la scène entière qui bouge dans le sens inverse. Le CSS ne gère pas nativement la notion de caméra, du coup Leenheer a tout simplement inversé le problème.

Des fonctions CSS qu'on ne soupçonnait pas

Le projet exploite des fonctions CSS relativement récentes : hypot() pour le théorème de Pythagore, atan2() pour les angles de rotation, clip-path pour découper les sols en polygones complexes, et @property pour animer des propriétés personnalisées qui servent à gérer les portes, les ascenseurs et même la chute du joueur.

Les ennemis utilisent des spritesheets classiques avec un effet de billboard, c'est-à-dire qu'ils font toujours face à la caméra. Les effets de lumière passent par un filtre brightness sur chaque secteur, et le fameux ennemi invisible Spectre utilise un filtre SVG pour reproduire l'effet de distorsion du jeu original.

Leenheer a même ajouté un mode spectateur avec caméra libre, absent du Doom de 1993, et les calculs de positionnement de cette caméra reposent eux aussi sur les fonctions trigonométriques du CSS.

Les limites du CSS poussé à fond

Le jeu est jouable sur cssdoom.wtf, et le code source est disponible sur GitHub sous licence GPL 2. Par contre, les performances restent limitées. Sur Safari iOS, le jeu peut planter au bout de quelques minutes, et les gros niveaux font souffrir le navigateur.

Leenheer le reconnaît lui-même : le projet ne remplacera jamais WebGL ou WebGPU pour du rendu 3D sérieux. Le but était avant tout de montrer jusqu'où le CSS moderne peut aller, et sur ce point, la démonstration est plutôt convaincante.

C'est le genre de projet complètement absurde qui force le respect. Doom a déjà été porté sur à peu près tout ce qui contient un processeur, des calculatrices aux tests de grossesse, et voilà qu'il tourne maintenant dans une feuille de style.

L'air de rien, ça montre que le CSS de 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui qu'on utilisait pour centrer un div il y a dix ans.

Source : Huckster.io

Le scheduler Linux qui consulte les astres

Et si je vous disais qu'il existe un scheduler Linux qui prend ses décisions en fonction de l'astrologie. Non, c'est pas une blague, le premier avril c'est pas avant quelques jours. Ce scheduler s'appelle scx_horoscope et c'est un vrai module BPF qui se charge dans le noyau et qui décide quel processus a droit au CPU selon la position des planètes dans le zodiaque. Et ça fonctionne pour de vrai !

En gros, le principe c'est ça : chaque planète du système solaire se voit attribuer un domaine. Le Soleil gère les processus critiques (PID 1, init), la Lune s'occupe de vos shells et éditeurs de texte, Mars prend en charge la compilation et l'encodage vidéo, et Jupiter veille sur vos bases de données. Les positions sont alors calculées en temps réel grâce au crate Rust astro, donc oui, c'est de la vraie mécanique céleste, pas un random(). En fait, le binaire calcule les éphémérides géocentriques pour déterminer dans quel signe se trouve chaque planète à l'instant T.

L'outil en train de déterminer le bulletin météo cosmique de votre CPU

Et c'est là que ça devient franchement tordu car chaque signe du zodiaque est associé à un élément (Feu, Air, Eau, Terre) qui modifie les priorités CPU. Votre compilateur tourne pendant que le Soleil est dans le Bélier ? Hop, boost x1.5 pour les tâches CPU-intensive. Par contre, si c'est un signe d'Eau qui domine... 0.6x sur la compilation. Pas de bol ! Et si en plus une planète est en rétrograde (genre elle recule dans le ciel), tous les time slices sont divisés par deux. Votre make -j8 se fera par exemple interrompre deux fois plus souvent, parce que Vénus fait sa diva.

Le module utilise sched_ext, le framework du kernel Linux (6.12 minimum) qui permet de coder des ordonnanceurs en espace utilisateur via eBPF. Et c'est pas un proof-of-concept bidon, car ça charge vraiment dans le noyau. Un cargo build --release, un sudo devant, et hop votre machine tourne au rythme des astres. Y'a même un mode --cosmic-weather qui affiche un bulletin météo cosmique avec les phases de la Lune et les positions planétaires du moment.

Notez par exemple que la pleine lune booste les tâches interactives de 40%. Donc si vous tapez du code à 3h du mat' un soir de pleine lune, votre terminal sera techniquement plus réactif. Coïncidence ? Bah non, c'est Cyber Madame Soleil qui gère !

Le projet propose aussi un flag --ophiuchus pour activer le 13e signe du zodiaque (celui que l'Union Astronomique Internationale reconnaît mais que les astrologues ignorent royalement qui s'appelle en français Serpentaire).

Ce projet est donc clairement à classer dans la catégorie "parce qu'on peut" mais le niveau technique est loin d'être ridicule puisque c'est codé en Rust, en C pour la partie BPF, que ça embarque de vrais calculs d'éphémérides, et une intégration kernel qui tient la route. Et les issues sur le GitHub sont un festival... quelqu'un a par exemple demandé le support des éclipses solaires, tandis qu'un autre veut du chaos pendant les éruptions solaires. Internet à son meilleur ! Top of the top de l'indispensable inutile !

Bref, si vous voulez que Jupiter booste vos bases de données ou votre génération de site statique, foncez . Et merci à Camille Roux pour le partage !

Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi

La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer.

Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l'effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie.

Comment la dionée attrape ses proies

La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détectent le contact d'un insecte. Quand un poil est touché, il active des canaux à calcium dans les cellules de la plante.

Ce mouvement d'ions crée un potentiel d'action, un signal électrique qui se propage sur toute la surface de la mâchoire et qui déclenche la fermeture. Le tout en une fraction de seconde.

Ce qui se passe sous un faisceau de particules

Quand la plante a été exposée au faisceau ionisant de l'accélérateur, toutes ses mâchoires se sont fermées d'un coup. La radiation a provoqué exactement le même mouvement d'ions que celui déclenché par un insecte : les ions quittent les cellules, créent une pression osmotique, et paf, la mâchoire se referme.

Sauf que cette fois, pas besoin de mouche. Le faisceau de particules a activé le mécanisme sur l'ensemble de la plante en une seule fois.

La plante n'y a pas survécu

Le problème, c'est que la radiation ionisante ne s'est pas contentée de chatouiller les canaux ioniques. Elle a aussi détruit l'ADN des cellules de la dionée, ce qui a tué la plante. L'expérience ne peut donc pas être répétée sur le même spécimen.

Electron Impressions avait d'ailleurs déjà fait parler d'eux en créant des éclairs de Lichtenberg piégés dans du verre avec le même accélérateur.

C'est le genre d'expérience un peu absurde qui donne envie de regarder la vidéo en boucle. Voir une plante carnivore réagir à un faisceau de particules comme si c'était une mouche, c'est quand même assez inattendu.

Et puis il faut le dire, ça rappelle que la biologie et la physique ne sont pas si éloignées qu'on le croit. Dommage pour la plante en tous cas.

Source : NIH.gov

DOOM over DNS - 2000 records TXT pour buter des démons

« Can it run DOOM ? » Vous connaissez tous la question je pense. En effet, depuis 1993, le FPS d'id Software a tourné sur à peu près tout ce qui contient un processeur, des calculatrices aux écouteurs en passant par des tests de grossesse. Et là, Adam Rice vient de pousser le délire encore plus loin en stockant et en lançant le jeu entier... via des enregistrements DNS.

Oui, ce bon vieux protocole de plus de 40 ans, conçu à la base pour traduire des noms de domaine en adresses IP (RFC 1035, tout ça). En fait, la magie tient dans le fait que les enregistrements TXT n'ont aucune validation de contenu. Du coup, rien n'empêche d'y coller du texte arbitraire... genre un FPS complet converti en texte via base64. En gros, le DNS devient un stockage clé-valeur distribué mondialement et mis en cache un peu partout. Pas mal comme CDN du pauvre !

Le fichier WAD (les niveaux et assets du jeu, 4 Mo) passe à 1,7 Mo après compression, les DLLs du moteur de 4,4 Mo à 1,2 Mo, et le tout est découpé en 1 966 enregistrements TXT sur une seule zone CloudFlare Pro. Un record spécial contient également les métadonnées de réassemblage (nombre de chunks, hash de vérification).

Ensuite, côté joueur, un script PowerShell de 250 lignes résout les 2 000 requêtes, reconstruit le binaire en mémoire et hop, ça tourne. Les données du jeu ne touchent ainsi jamais le disque, puisque tout reste en mémoire. Le tout chargé en 10 à 20 secondes (PowerShell 7 requis) !

Le truc rigolo, c'est que l'auteur ne connaît pas le C#. C'est Claude (oui, encore cette fichue IA, ahaha) qui s'est tapé le portage en modifiant managed-doom, un port C# du moteur original, pour remplacer les lectures fichier par des flux mémoire et virer toutes les dépendances natives au profit d'appels Win32 directs. L'audio a été sacrifié pour réduire le nombre de records mais bon, on va pas chipoter. Après si vous voulez tester, sachez que ça ne fonctionne que sous Windows car ça repose sur PowerShell, donc pas de version Linux pour l'instant.

D'ailleurs, si le concept vous rappelle quelque chose, c'est normal. Planquer des données dans les enregistrements TXT, c'est en fait une technique bien connue en sécu. J'en parlais déjà avec DNSteal pour exfiltrer des fichiers via DNS , ou avec ces malwares carrément stockés dans les records DNS . Adam Rice le dit lui-même, son projet est parti de l'exploration de techniques d'implants (staging de shellcode via TXT records) sauf qu'au lieu de planquer un trojan, il y a planqué ce FPS de +33 ans. C'est quand même plus sympa !

À vrai dire, avant d'en arriver là, il a d'abord fait un proof of concept avec une image de canard (va savoir pourquoi). Encoder la photo en base64, découper en chunks, uploader via l'API CloudFlare, reconstruire de l'autre côté avec un hash identique et ça a marché du premier coup. Par contre pour la vidéo, oubliez, un MP4 de 1 Go ferait 670 000 enregistrements.

Voilà et tout ça pour 20 dollars par mois (le prix de la zone CloudFlare Pro). Donc si DOOM sur des écouteurs vous avait déjà fait sourire, attendez qu'un taré le fasse tourner avec que des paquets ICMP. Bah quoi ??

Bref, le code est dispo sur GitHub et le DNS a clairement pas fini de nous surprendre.

Source

Oups, le triple envoi

Si vous avez reçu ma newsletter 3 fois ce lundi, non, vous n'êtes pas dans la Matrice, et non, je ne suis pas non plus devenu un affreux spammeur de viagra.

En fait, mon plugin WordPress a juste décidé de partir en freestyle. Pour ceux qui ne le savent pas, mes newsletters sont générées automatiquement puisque c'est un récap de tout ce qui a été publié dans la semaine. Je suis tout seul aux manettes, j'ai pas une armée de stagiaires pour rédiger ça à la main, et croyez-moi, c'est pas dans mon intérêt non plus de vous spammer, car chaque envoi me coûte des sous-sous.

Bref, j'ai (normalement) corrigé le tir en intégrant un système de verrou dans le plugin pour que ça ne se reproduise plus. Tout est artisanal ici, c'est du fait maison, et jusqu'à présent ça tournait nickel. Pas de bol. Ouin.

Un grand merci donc à tous ceux qui m'ont gentiment signalé le problème. Vous êtes au top ! J'ai quand même eu droit à un "Allez ciao KorbenGPT" d'une personne qui visiblement ne s'est pas remis de ce trauma que je lui ai infligé avec mon spam involontaire de ce matin. Bon vent l'ami et beaucoup de courage pour la suite ^^.

Pour les autres, les vrais, ceux qui sont encore là sachez que si vous n'êtes pas encore abonné à la newsletter, c'est par ici . Et promis, je ferais tout ce qui en mon pouvoir pour qu'à l'avenir, vous ne la receviez qu'une seule fois. ;)

Merci

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