Après un incendie à Montreuil, un second Volkswagen ID. Buzz a pris feu dans une station de recharge TotalEnergies à Toulouse le 12 mai 2026. Cet incident met en lumière un enjeu crucial : le respect strict des procédures de rappel constructeur.
Waymo déploie une mise à jour sur presque 4 000 taxis autonomes, car ils étaient susceptibles d'emprunter des routes inondées. Toutefois, le problème ne serait pas encore totalement réglé.
Android 17 est finalisé : la première mise à jour majeure d'Android en 2026 devrait bientôt être déployée sur de premiers téléphones. Google vient de dévoiler la liste complète des nouveautés, dont des applications dans des bulles, de nouveaux réglages et Gemini Intelligence, un agent IA capable de contrôler le smartphone.
Il va falloir s'armer d'une patience de Jedi, et peut-être même plus encore. Alors que les fans attendaient de pied ferme des nouvelles de la célèbre apprentie d'Anakin Skywalker, Lucasfilm a enfin lâché une date. Mais le soulagement a vite laissé place à la frustration : la saison 2 d'Ahsoka ne débarquera pas sur Disney+ avant le début de l'année 2027. Un calendrier qui confirme que la galaxie lointaine n'a jamais semblé aussi inaccessible.
Pour le lancement du remake d'Assassin’s Creed Black Flag prévu en juillet 2026, Ubisoft lance une immense chasse au trésor grandeur nature, avec à la clé un butin de 500 000 $ (425 000 €) à empocher, soit tout de même l'équivalent de presque 6 000 exemplaires d'Assassin's Creed Black Flag Resynced.
Les mises à jour Windows de mai 2026 débarquent. Elle ne se contentent pas de corriger des failles. Elles préparent aussi les PC à l’expiration de certificats Secure Boot.
Microsoft teste une nouvelle fonction de récupération pour Windows 11. Nommée Point-in-time restore, elle permet de ramener un PC à un état antérieur complet, fichiers locaux compris.
À l’occasion de ses 20 ans, Spotify lance une nouvelle version de son Wrapped. Disponible depuis le 12 mai 2026, cette rétrospective permet aux utilisateurs de remonter l’ensemble de leur historique d’écoute grâce à plusieurs statistiques inédites.
Pour la première visite officielle d'un président américain en Chine depuis 2017, Donald Trump arrive à Pékin avec une délégation de 17 patrons, dont Tim Cook (Tim Apple, dans le texte), Elon Musk et, à la toute dernière minute, Jensen Huang, l'iconique boss de Nvidia. La composition de l'équipe en dit long sur l'objectif de ce voyage.
Le 19 mai, SpaceX lancera le douzième vol d'essai de sa fusée géante Starship. Pour ce vol inaugural de la « Version 3 », marqué par une refonte technologique et de nouveaux moteurs Raptor, l'entreprise privilégiera la prudence avec un amerrissage en mer du booster plutôt qu'une capture spectaculaire par la tour.
Le gang ransomware Nitrogen a balancé Foxconn sur son site de fuite avec 8 To de données et 11 millions de fichiers volés, selon The Register.
Schémas hardware, instructions d'assemblage, topologies de datacenters côté client. Et comme Foxconn assemble une bonne partie de ce que vous avez dans votre poche ou sur votre bureau (iPhones pour Apple, GPU pour Nvidia, serveurs pour Google, machines pour Intel et Dell), la liste des marques potentiellement exposées fait peur.
L'usine de Mount Pleasant dans le Wisconsin a été paralysée plusieurs jours. Foxconn a fini par confirmer l'incident après plusieurs semaines de silence, en assurant que la production avait été rétablie et que l'enquête se poursuivait avec les autorités.
Nitrogen, lui, est un gang ransomware connu depuis 2024. Un ransomware, pour les non-initiés, c'est un logiciel qui chiffre les fichiers d'une boîte puis demande une rançon pour les déchiffrer. Le mode opératoire classique de Nitrogen : voler les données avant de chiffrer, et menacer de tout publier si la victime refuse de payer.
Le détail croustillant qui devrait calmer toute envie de cracher au pot : Coveware, la société américaine spécialisée dans la négociation de ces affaires, a démontré dès février que le décrypteur de Nitrogen est buggé.
Pour dire ça plus simplement, vous payez la rançon, vous récupérez un outil censé déchiffrer vos fichiers, et il ne fonctionne pas correctement. Une bonne partie des données reste illisible après paiement. C'est documenté. Ce n'est pas la première fois qu'un gang livre un outil pourri, mais c'est rarement aussi évident.
Côté contenu dérobé, on parle de plans d'assemblage de cartes-mères et de schémas électroniques détaillés, mais surtout de topologies de datacenters. La topologie d'un datacenter, c'est en gros la carte qui montre comment toutes les machines, les baies et le réseau sont agencés.
C'est exactement le genre d'info qu'un attaquant cherche pour préparer une intrusion future. Apple et Nvidia n'ont pas commenté, ce qui ne veut pas dire grand-chose à ce stade, mais ça veut dire qu'il y a probablement quelques juristes qui n'ont pas beaucoup dormi cette semaine.
La bidouilleuse Maddie Dreese a réussi un sacré exploit les amis ! Elle a fait tourner un vrai modèle IA sur une Game Boy Color tout ce qu'il y a de plus basique.. Pas besoin de PC ni d'appels à un service tiers en ligne, mais simplement avec un peu de code qu'elle a mis sur une cartouche.
Le modèle qu'elle utilise s'appelle TinyStories-260K, et c'est un mini-LLM signé Andrej Karpathy (l'ex-Tesla et OpenAI), conçu à l'origine pour générer des petites histoires pour gamins.
Maddie n'a pas créé un modèle from scratch, mais elle a écrit le moteur (le transformer) qui fait tourner un modèle existant (TinyStories) sur la Game Boy. Le projet
est sur GitHub
et si vous voulez vous lancer, il vous faudra une Game Boy Color, un
EZ Flash Junior
(lien affilié) et une microSD pour flasher la ROM.
Côté bidouille, c'est assez velu. Je vous rappelle que le processeur de la Game Boy date de 1998 et ne sait pas faire de calculs avec des virgules. C'est pourquoi Maddie a dû reconvertir tout le modèle en nombres entiers pour qu'il puisse tourner. Et comme la mémoire de la console est ridicule, le contexte de la conversation est stocké directement dans la cartouche durant la génération.
Pour vous donner une idée des proportions, TinyStories-260K, c'est 260 000 paramètres. ChatGPT, lui, en a plusieurs centaines de milliards. Et comme le contexte est plafonné à 16 mots maximum, vous pouvez oublier les longues conversations. Bref, on est à des années-lumière de
ce que votre PC pourrait faire tourner
.
Et puis c'est lent. Genre vraiment trèèèès lent. Sans parler ce qui est produit comme texte en sortie, qui est souvent du charabia parce qu'à force de compresser la précision du modèle pour le faire rentrer dans la cartouche, il finit par perdre les pédales. Mais ça marche, et c'est tout ce qui compte !
Faut dire que pour une console qui faisait tourner Pokémon Or en 1999, c'est miraculeux ! Maddie de son côté, explique avoir pas mal utilisé Codex pour pondre le code, et le résultat est plutôt chouette.
Voilà, la Game Boy n'a jamais eu vocation à devenir un PC, à part peut-être avec le
WorkBoy
, le PDA fantôme dont je vous parlais y'a pas longtemps mais là, avec ce projet, elle s'en rapproche encore un peu plus...
Le groupe californien a annoncé à ses salariés américains qu'il allait collecter des données détaillées sur leur utilisation des ordinateurs. La mesure suscite un malaise croissant en interne, d'autant qu'elle intervient en même temps qu'un plan de suppressions de postes.
Origin Code lève le voile sur un nouveau kit mémoire DDR5 de 48 Go cadencé à 6 200 MT/s, accompagné d'un waterblock doté d'un écran LCD intégré. La société prévoit de présenter l'ensemble au Computex 2026, sans encore communiquer sur les tarifs ni la disponibilité.
UnDUNE II
, c'est Dune II qui tient en entier dans une
PICO-8
, cette fameuse "fantasy console" dont je vous ai déjà parlé.
Ça a donc pris près de trois ans de boulot pour Paul Nicholas (alias Liquidream) afin de faire tenir le RTS culte de Westwood Studios dans 128x128 pixels et 16 couleurs. 3 factions, 21 unités, 19 bâtiments, neuf missions, et oui, c'est jouable depuis le navigateur.
Et si vous préférez faire tourner le binaire en local, des versions Windows, macOS, Linux et même Raspberry Pi sont dispos sur la
page itch.io du projet
. Le tout est distribué en freeware et jouable avec la souris / clavier ou avec la manette.
Petit rappel pour les plus jeunes quand même, Dune II - The Building of a Dynasty (de Westwood, sorti en 1992), c'est le jeu fondateur du RTS moderne. Command & Conquer est son successeur direct chez Westwood, et tous les RTS qui ont suivi (Warcraft, StarCraft, Age of Empires) lui doivent quelque chose.
Il faut construire sa base, récolter l'Epice, envoyer des unités combattre, gérer le brouillard de guerre... etc.
Mais alors comment a-t-il fait pour que UnDUNE II tienne dans cette minuscule machine qu'est le PICO-8. Hé bien le projet est splitté en 12 cartouches qui se chargent à la volée et se passent l'état du jeu entre elles. Tout Dune II tient dans environ 384 Ko de ROM totale, soit carrément moins qu'une photo JPEG moderne.
Et côté contenu, c'est dingue de voir ce qu'il a réussi à y caser. C'est loin d'être une version light ou amputée puisque les 3 maisons sont jouables (Atreides, Harkonnen, Ordos) + les Sardaukar en bonus au niveau 4, et on retrouve les trois
Mentats
classiques avec leurs briefings, plus 9 missions par faction avec carte animée et intro entre chaque niveau. Les armes de palais sont également spécifiques à chaque faction, et bien sûr les vers des sables peuvent gober une unité entière. Même les
Carryalls
font le taxi !
Bref, tout y est !
Et les détails de gameplay sont là aussi comme la capture de bâtiments ennemis (y compris les moissonneuses), le radar à deux résolutions selon les structures construites, la sauvegarde automatique entre missions, plusieurs niveaux d'IA, des stats de fin de mission avec ranking.
Sans oublier la musique et les SFX qui ont été refaits from scratch dans le tracker PICO-8 par Chris Donnelly (Gruber_Music).
C'est donc exactement comme en 1992, mais en 128x128.
Notez aussi que le sous-titre "The Demaking of a Dynasty" de ce portage a été suggéré par Tom Hall lui-même. Oui, ce Tom Hall, designer de Commander Keen chez id Software !
Et y'a même
une communauté speedrun
qui s'est formée autour du projet et côté propreté du code, c'est aussi clean que
POOM
, l'autre demake fou de PICO-8 qui fait tourner un FPS façon Doom (6 niveaux originaux) en 128x128.
Bref, si ça vous dit d'essayer, c'est
par ici
, c'est gratuit. Par contre, méfiez-vous des vers de sable !!
J'sais pas si vous avez vu passer ça, mais vous pouvez désormais déclencher la guerre Iran-USA directement depuis votre navigateur, tout ça en pixel art, en incarnant ce bon vieux Donald Trump. C'est gratuit, accessible sur
epicfurious.com
, et c'est signé
The Secret Handshake
, le collectif anonyme déjà responsable des statues Trump-Epstein qui poppent et disparaissent un peu partout.
Le jeu s'appelle Operation Epic Furious : Strait to Hell, et il a en fait deux vies. D'abord, une version jouable depuis n'importe quel navigateur et aussi dans 3 bornes d'arcade installées devant le War Memorial de Washington le 11 mai dernier.
Dans ce jeu, vous spawnez à la Maison-Blanche avec un choix initial : Diet Coke ou invasion de l'Iran ? Et ensuite, ça part en sucette !
Le moteur, c'est du
RPG Maker MZ
, l'outil japonais qui sert habituellement à pondre des JRPG indé sympas sur itch.io. Et The Secret Handshake l'a tout simplement utilisé pour faire ce qu'on appelle du
culture jamming
, et je trouve ça chouette. Comme ça plutôt que de monter un énième Wordpress tout nul avec un manifeste politique que personne ne lira, leur jeu se diffuse tout seul en faisant le buzz (la preuve j'en parle ici).
Le look pixel des années 90 crée un décalage immédiat avec ce sujet très actuel et la guerre y est vendue comme un produit joliment packagé, soit exactement le reproche que le collectif fait à l'administration Trump.
Et côté gameplay, ça part dans tous les sens ! Vous prenez un hélicoptère pour aller en Iran, vous combattez le Pape, des collégiennes et des wokes au passage, vous lootez du lubrifiant dans Téhéran en ruines, et vous croisez Pete Hegseth et Kash Patel en chemin... Ah, et si vous tentez de tenir la main de Melania, hop, Game Over instantané.
Et n'oubliez pas de commander 6 Diet Cokes... il va se passer un truc dont je vous laisse la surprise. Et pour finir, le jeu vous fera forcément perdre la guerre (désolé hein ^^), avec cette punchline : "You'll lose this war, too, but at least it'll only cost a quarter."
Faut dire que The Secret Handshake n'en est pas à son coup d'essai. En septembre 2025, comme je vous disais en intro, ils ont installé Best Friends Forever, une statue grandeur nature de Trump et Epstein main dans la main, sur le National Mall qui s'est faite démontée en moins de 24 heures par la police.
Ils ont remis ensuite ça quelques semaines plus tard, puis en mars 2026 avec King of the World, une variante en pose Titanic, et même une carte d'anniversaire géante reproduisant la lettre que Trump aurait envoyée à Epstein, sortie en janvier dernier.
Vous l'aurez compris, ce collectif de zinzins ce sont vraiment des spécialistes du détournement en mode guerilla qui ont même rendu leur statue téléchargeable en creative commons
sur Printables
pour que n'importe qui puisse l'imprimer en 3D.
Ce que The Secret Handshake critique, ce sont donc également ces posts de réseaux sociaux qui font le buzz et où l'administration mélange images réelles de bombardements avec des séquences de Call of Duty ou GTA pour vendre la guerre comme un divertissement. C'est de la protestation par l'art et on dirait que ça fonctionne plutôt bien.
En tout cas, c'est plus efficace qu'un communiqué de presse d'ONG...
Bref, à jouer pour le geste autant que pour le gameplay, tant que c'est dispo.
Orhun Parmaksız, l'un des principaux mainteneurs de Ratatui (une bibliothèque Rust très utilisée pour créer des interfaces texte dans le terminal), vient de sortir un projet qui sort vraiment des clous.
Ça s'appelle Ratty, c'est donc un émulateur de terminal capable d'afficher des objets 3D, des sprites animés et des modèles complets en plein milieu de votre ligne de commande.
Sur le papier, ça paraît absurde. Un terminal sert à taper des commandes et lire du texte. Sauf que Parmaksız s'est demandé pourquoi on devait s'arrêter là, et sa réponse est qu'on n'y est pas obligés.
Le truc tourne donc sur Rust avec Ratatui pour la couche d'affichage texte, parley_ratatui pour le rendu de la typographie, et Bevy (un moteur de jeu open source qu'on retrouve dans pas mal de petits jeux indé) pour la partie graphique.
Un terminal classique génère son texte caractère par caractère, là chaque image devient une texture envoyée sur le GPU (la puce graphique de votre machine, celle qui gère normalement les jeux et les vidéos). Bevy place ensuite cette texture dans une scène 3D où vous avez des caméras, des éclairages, des animations.
Pour faire passer des objets 3D dans le flux, Parmaksız a inventé son propre protocole, le Ratty Graphics Protocol, qui permet à n'importe quelle commande de balancer un cube tournoyant ou un modèle de chat à côté d'un texte d'aide.
Le curseur lui-même est un rat 3D qui tourne sur lui-même, d'où le nom du projet. Inspiration officielle : TempleOS, l'OS développé en solo pendant des années par Terry Davis, célèbre pour permettre d'afficher des sprites 3D dans son shell. Une référence improbable, mais assumée.
Le code est open source sur
github.com/orhun/ratty
, et un widget Ratatui nommé ratatui-rgp permet d'intégrer la 3D dans vos propres apps terminal. La version 0.2.0 vient de sortir. C'est encore largement expérimental, mais le rendu sur les démos est franchement sympa.
La propagation du hantavirus hors de son foyer sur le navire MV Hondius semble motiver la création d'outils de détection pas forcément rigoureux scientifiquement. Il est nécessaire de faire preuve de prudence et de ne pas croire à n'importe quelle solution miracle.