Microsoft publie en urgence KB5085516 pour Windows 11 24H2 et 25H2. Ce correctif vise un bug empêchant Teams, Outlook, OneDrive et Office d’accéder à Internet
Quand Nvidia a racheté 3dfx, la Voodoo est morte façon Marion Cotillard dans Batman, et tout le monde était "mui tristé"... Mais vous allez pouvoir sécher vos larmes de "crocrodiles" car un dev vient de la ressusciter... dans un FPGA (c'est une puce reprogrammable).
SpinalVoodoo, c'est 430 registres de configuration, un pipeline graphique complet et des jeux à l'ancienne qui tournent OKLM du genre Quake ou Screamer 2.
Hé oui, sur un FPGA !
Le projet de Francisco Ayala Le Brun, c'est en fait une réimplémentation complète du GPU Voodoo 1 en
SpinalHDL
(un langage pour décrire des circuits). Pas de l'émulation logicielle genre 86Box mais une reconstruction totale du pipeline hardware registre par registre dans une puce reprogrammable. Du coup chaque pixel sort comme sur la carte d'origine comme quand elle faisait tourner Quake en 640x480 sous Windows 95. Enfin presque...
Screamer 2 par SpinalVoodoo
Je dis "enfin presque" parce que la Voodoo original, c'est pas juste un chip qui balance des triangles. Il y a en fait quatre types de registres qui réagissent chacun différemment selon le timing. Du coup si vous changez un paramètre au mauvais moment pendant qu'un triangle traverse le pipeline, les derniers pixels du triangle A se retrouvent avec la config du triangle B. Bref, bonjour la corruption !
SpinalHDL permet donc d'encoder tout ça proprement. Chaque registre déclare son adresse, sa catégorie et son mode d'accès en une seule déclaration. Pour un projet fait en solo, c'est quand même du costaud.
D'ailleurs,
le récit de débogage
vaut le détour. L'auteur avait des pixels d'overlay translucides qui devenaient mystérieusement transparents. Il a d'abord soupçonné un problème de framebuffer, changé les priorités d'écriture, ajouté des chemins sans cache... et l'artefact bougeait à peine. Snif...
Et là, avec Conetrace (un outil qui trace le chemin des pixels à travers le design), il a fini par trouver le coupable : 3 micro-erreurs de précision qui, séparément, étaient quasi invisibles, mais qui ensemble foutaient le bordel sur certains pixels. Le "bug mémoire" n'en était finalement pas un. Va savoir combien de développeurs hardware se seraient arrachés les cheveux là-dessus !
Quake sur SpinalVoodoo, rendu FPGA fidèle à l'original
Côté compatibilité, la majorité du pipeline graphique est implémenté (textures, transparence, brouillard, depth buffer, dithering...) par contre, y'a pas encore de contrôleur d'affichage (pas de sortie VGA native pour le moment), pas de trilinéaire, et pas de multi-texture. Attention aussi, pas de licence spécifiée sur le repo pour le moment, ce qui est un peu dommage si vous comptez réutiliser le code.
Si vous avez suivi
le mec qui a conçu sa carte mère 486 from scratch
avec un FPGA Spartan II, ou la
Game Bub et son FPGA
pour le rétrogaming, SpinalVoodoo pousse le curseur encore plus loin. Reproduire un GPU dédié avec son pipeline fixe et ses subtilités de timing, c'est quand même pas le même délire qu'émuler un CPU.
Bref, qu'une seule personne puisse recréer un GPU complet avec les outils RTL modernes, moi je trouve ça assez foufou !
Dimanche soir, dès 20h tapantes, les médias sont en mesure de faire apparaître le nom du gagnant des élections, grâce aux instituts de sondage. Pourtant, les résultats officiels se feront attendre de longues heures. Pourquoi un tel décalage ? Où trouver les résultats en ligne ? Plongée dans les coulisses d'un processus démocratique volontairement « low-tech », très encadré et sécurisé.
Un jeu de dessin accessible, malin et rafraîchissant, où suivre des lignes courbes devient le cœur du défi : Trait Cool, notre jeu de société de la semaine, mise sur votre imagination plutôt que sur votre talent. Comment ça se joue ? Quel est notre avis ? On vous dit tout.
[Précommande] 2026, c'est l'année de Yoshi. Avec un rôle dans le prochain film Super Mario Galaxy, et un jeu vidéo pour lui tout seul, le dinosaure le plus connu de Nintendo sera partout.
L’actualité hardware et tech continue de tourner à plein régime. Au programme cette semaine une belle dose de lecture avec en tête d’affiche un triple test consacré au nouveau boîtier 3200D RS de Corsair.
Bevel est l'application de suivi de santé doublée d'un coach IA dont beaucoup de personnes rêvaient. Est-elle à la hauteur de ses ambitions ? C'est ce qu'on a essayé de déterminer dans cet essai.
Il y a une soixantaine d'années, l'armée américaine avait imaginé une façon tout à fait particulière de transporter le courrier : avec des missiles. Une méthode originale, créative et rapide, certes… Mais qui n'a pas porté ses fruits malgré de très nombreux essais.
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[Deal du jour] Pour plus de confort et de meilleures sensations de jeu, il faut parfois se tourner vers des manettes Pro. Bonne nouvelle : cette dernière revient en promotion sur Amazon.
L'agenda français des salons de la tech est bien rempli en 2026 ! Tech & Fest, VivaTech, Tech Show, InCyber, Go Entrepreneurs... tous ont des arguments pour séduire passionnés, professionnels et experts des nouvelles technologies. On a pris le temps de vous sélectionner les meilleurs.
On parle de recul sur la voiture électrique chez Honda. Encore faudrait-il qu’il y ait eu une avancée. La stratégie du constructeur japonais est passé au crible dans l'édito Watt Else du 19 mars.
Au programme de la semaine : un nouveau vol de l'avion expérimental supersonique X-59, les possibilités de visionnage de Dune 3 dans la version IMAX complète et un petit souci dans la préparation du premier étage Super Heavy de la fusée Starship.
100 millions de dollars, c'est ce que coûterait normalement la production d'un pilote de qualité ciné, d'après Higgsfield, une boite basée à San Francisco et fondée par Alex Mashrabov.
Et eux, ils l'ont fait en 4 jours avec une équipe de 4 personnes et quelques GPU. Bienvenue dans l'ère du streaming généré par IA !
La plateforme vient en effat de lancer ses
Original Series
, une sorte de Netflix où tout le catalogue est généré par IA. On y trouve 13 séries dispo (sci-fi, thriller, anime, comédie...) avec des titres comme Arena Zero, Spit & Glow ou encore Tails of Steel, plus 6 autres en préparation. Et tout ça, des dialogues aux effets visuels en passant par le doublage, est généré par intelligence artificielle (même si évidemment, y'a des humains derrière pour le scénario, le prompting et le montage).
Mais le truc fou je trouve, c'est le modèle communautaire. En fait, Higgsfield a organisé un concours qui a attiré plus de 8 700 créateurs venus de plus de 100 pays, comme ça plutôt que de produire en interne, ils laissent la communauté proposer des teasers. Les spectateurs votent alors pour ceux qu'ils préfèrent, et les gagnants se retrouvent à produire des séries complètes avec l'équipe.
Cela veut dire que n'importe qui avec une bonne idée et un bon sens du prompt peut devenir "réalisateur"... sans jamais toucher une caméra ni un plateau de tournage.
Côté boîte à outils, la plateforme ne fait pas les choses à moitié. Y'a le Cinema Studio 2.5 pour la
génération vidéo
, et la plateforme intègre des modèles tiers comme Kling 3.0 (vidéos de 15 secondes avec personnages cohérents),
Sora 2
, Veo 3.1, et même du clonage vocal via ElevenLabs. Pour l'image, y'a Nano Banana Pro (oui, c'est le vrai nom) qui sort du 4K, et plus de 100 apps prêtes à l'emploi pour le face swap, les VFX ou la création de contenu commercial.
Par contre, tout ça repose sur des modèles tiers... donc le jour où OpenAI ou Google changent les conditions liées à leurs API, ça peut les secouer un peu.
Maintenant pour ceux qui se demandent si c'est gratuit, oui, y'a un tier free avec des crédits quotidiens via l'app mobile Diffuse. Sauf que les crédits partent trèèès vite, car générer une vidéo de 15 secondes en 4K, ça consomme pas mal de compute. Pour les gros volumes, faudra donc passer à la caisse.
Alors c'est pas encore 100% nickel mais j'ai été vraiment bluffé par cet épisode par exemple :
C'est vrai que le lipsync n'est pas toujours perfecto, que les mains font parfois n'importe quoi, et que la continuité entre les plans n'est pas toujours raccord.
Mais le concept est dingue quand même car là où il fallait un studio avec des centaines de techniciens, des caméras RED à 50 000 balles et des mois de post-production, y'a maintenant un pipeline automatisé qui prend un scénario et crache un épisode complet. Et le fait que les créateurs viennent du monde entier, sans formation ciné, ça change tout en terme de scénario et de diversité de contenus !
Donc, si vous voulez voir à quoi ressemble le cinéma actuel quand c'est l'IA qui tient la caméra, allez jeter un œil. C'est encore un peu brouillon mais ça progresse très vite (trop ?), je trouve...
Imaginez un monde où votre identité entière tient sur trois lignes de caractères ASCII. Pas de selfie de votre gros nez, pas de bio Instagram mielleuse... mais juste des lettres ASCII, avec des plus et des moins.
Bienvenue en 1993 !!
Le Geek Code, c'est un système d'encodage inventé par Robert A. Hayden, étudiant à Mankato State University dans le Minnesota, qui permettait aux geeks de se décrire entre eux de manière codifiée. Vous colliez ce bloc de symboles dans votre signature Usenet ou email et n'importe quel initié pouvait vous cerner en 10 secondes. La devise du projet ? "More geek, less bullshit". Difficile de faire plus limpide.
En gros, ça fonctionnait comme ça : Le code commençait par la lettre G suivie de votre spécialité : GCS pour "Geek of Computer Science", GMU pour la musique, GED pour l'éducation, GAT si vous étiez bon en tout... y'avait 28 vocations au total. Ensuite venaient des catégories (apparence, compétences informatiques, opinions politiques, rapport à Star Trek) graduées de +++ à ---. Et hop, en une poignée de caractères, votre personnalité complète tenait dans un bloc qui ressemblait à ça :
C'est le bloc de Hayden lui-même. On y apprend qu'il était geek de l'éducation (GED), adepte du t-shirt à message (d--), ultra-compétent en informatique (C++++) mais ne voulait rien savoir d'Emacs (E----). Plus loin, K+++ veut dire fan absolu de Star Trek, 5+++ = accro à Babylon 5, et t- = pas très branché X-Files. Un CV entier en 3 lignes compréhensible uniquement par les initiés... ;)
D'ailleurs, le format reprenait volontairement l'esthétique de PGP, le logiciel de chiffrement, du coup votre identité de geek ressemblait à un message top secret... sauf que tout le monde pouvait le déchiffrer avec les bonnes connaissances.
Le système avait des subtilités assez malines aussi. Le symbole @ signifiait que votre opinion fluctuait, les parenthèses indiquaient une fourchette, le > marquait une aspiration, et le $ voulait dire que vous étiez payé pour ça. Bref, des variables permettant de capturer toute la complexité d'un être humain, qui se retrouvait simplement dans un fichier .sig sur un serveur Usenet. Toute une époque !
Et l'origine du truc est carrément dingue. Hayden s'était en fait inspiré du Natural Bears Classification System, un encodage similaire utilisé par la communauté bear gay, lui-même dérivé de la classification stellaire de Yerkes. Des étoiles aux ours en passant par les nerds... y'a de la poésie là-dedans.
Le code des geeks
a connu son heure de gloire entre 1993 et 1996. Un supplément du Washington Post en a même parlé dès 1995, des traductions en japonais et en russe ont circulé, et la version 3.12 de mars 1996 est depuis restée la dernière officielle.
Hayden a promis une mise à jour sur geekcode.com pour le nouveau millénaire. Mais ouais, on attend toujours. Sauf que l'Internet de 1996, comme il l'a lui-même écrit, c'était encore "un paradis vierge de geeks et d'intellos", avant l'arrivée massive du grand public, des bots et des politiciens qui légiféraient sur une techno qu'ils refusaient de comprendre.
Voici d'ailleurs ma bio Geek Code si vous voulez la décoder :
-----BEGIN GEEK CODE BLOCK-----
Version: 3.12
GIT d- a+ C+++ UB++ P- L++ M++ W+++ N+ PS++ PE Y++ PGP+ t+ X+++ R tv b+ DI+ D+ G e+ h---- r+++ y++++
------END GEEK CODE BLOCK------
Avec
les artefacts numériques des débuts du web
qui s'effacent petit à petit, entre les pages Geocities, les compteurs de visites et les MIDI qui jouaient en boucle, le Geek Code reste donc un vestige d'une époque où se revendiquer geek, c'était un acte de résistance et pas un mot-clé sur un profil LinkedIn.
Et je trouve ça dommage que ça se perde tout doucement... Le Geek Code mériterait bien un petit refresh en terme de paramètres pour le rendre actuel et des outils plus récents pour l'encoder / décoder.
Le Monde a réussi à localiser le porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle grâce à l'application de sport Strava. Un officier a enregistré un footing de 7 km sur le pont du navire avec sa montre connectée, et son profil public a diffusé les coordonnées GPS en temps réel.
Le navire était déployé en Méditerranée orientale, au large de Chypre, en pleine mission liée au conflit au Moyen-Orient.
Un footing de 7 km qui trahit un navire de guerre
Le 13 mars, à 10h35, un jeune officier prénommé Arthur a lancé un jogging sur le pont du Charles-de-Gaulle. 35 minutes de course, un peu plus de 7 km, et sa montre connectée a transmis le tout à Strava via Bluetooth.
Son profil étant public, n'importe qui pouvait voir le tracé GPS de sa course, et donc la position exacte du porte-avions. Le Monde a vérifié en croisant avec une image satellite de l'Agence spatiale européenne, qui a confirmé la présence du navire à seulement six kilomètres du point GPS.
Le Charles-de-Gaulle se trouvait à ce moment au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques, dans le cadre d'un déploiement lié au conflit au Moyen-Orient.
En remontant le profil du même officier, Le Monde a aussi pu reconstituer les déplacements du navire sur plusieurs semaines : au large du Cotentin le 14 février, en mer Baltique le 27 février, avec une escale à Copenhague.
Pas la première fois que Strava met l'armée dans l'embarras
L'affaire fait partie d'une enquête plus large baptisée "StravaLeaks", que Le Monde avait déjà lancée à l'automne 2024. Les journalistes avaient alors identifié les gardes du corps d'Emmanuel Macron, de Donald Trump et de Vladimir Poutine via leurs activités sportives sur l'application.
Des agents de la DGSE en mission en Irak avaient aussi été repérés de cette manière. Au total, plus de 450 utilisateurs de Strava liés à l'armée française ont été actifs sur la plateforme au cours de la dernière décennie, et certains ont enregistré des séances à proximité de sites où sont amarrés des sous-marins nucléaires, à l'Île Longue.
Le problème est connu depuis 2018, quand un analyste avait remarqué que la carte de chaleur de Strava révélait des bases et des patrouilles américaines en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Le Pentagone avait alors interdit les montres connectées en déploiement. Visiblement, la leçon n'a pas traversé toutes les frontières.
L'état-major reconnaît le problème
Du côté de la Marine nationale, la réponse est laconique : cette diffusion d'informations "n'est pas conforme aux consignes en vigueur".
Par défaut, les comptes Strava sont paramétrés en mode public, ce qui veut dire que chaque séance enregistrée est visible par n'importe qui. Il suffit d'une montre connectée qui passe les contrôles de sécurité à bord, d'un profil mal configuré, et la position d'un navire de guerre en mission se retrouve sur internet.
On a quand même du mal à croire qu'en 2026, après toutes les alertes de ces dernières années, un officier de la Marine puisse encore courir sur le pont d'un porte-avions nucléaire avec sa montre GPS en mode public sur Strava.
C'est le genre d'erreur qui ne devrait plus arriver. Mais bon, tant que les smartwatches ne seront pas simplement interdites à bord des navires en opération, ce type de fuite continuera à se produire. Et on ne peut pas vraiment conclure que c'est uniquement la faute du marin : c'est aussi un problème de procédure, parce qu'une montre qui passe le portique de sécurité sans déclencher d'alerte, c'est probablement un peu gênant.
Et si votre mot de passe aléatoire « généré par IA » était en réalité plus prévisible que vous ne le pensez ? Derrière des chaînes en apparence complexes, les modèles reproduisent des schémas récurrents et manquent d’un ingrédient clé : le hasard. Résultat, une nouvelle surface d’attaque à grande échelle.
Parmi les astres les plus extrêmes présents dans l'Univers, les étoiles à neutrons fascinent les astronomes. Malgré tout, elles restent bien souvent mystérieuses pour le grand public, tout comme les phénomènes de pulsar et de magnétar qui y sont associés, ce qui est l'occasion de faire un petit point de définition.