Thermaltake enrichit son catalogue avec l'arrivée de la famille des TR200, des boîtiers micro-ATX promettant un format plus compact que l'ATX sans sacrifier la compatibilité avec du matériel imposant.
Si vous avez un site web et que vos illustrations ressemblent comme sur mon site, à un joyeux bordel de screenshots pixelisés, de photos libres de droits et d'images IA plus ou moins réussies, y'a peut-être un moyen de donner une certaine cohérence visuelle à tout ça. L'outil s'appelle
Dither
, ça a été créé par
Shpigford
, et c'est un générateur de tramage vectoriel qui tourne directement dans Chrome, Firefox ou Safari, sans inscription ni installation.
L'interface de Dither avec ses réglages d'algorithme et de palette
Le principe est simple... Vous balancez un fichier JPEG ou PNG et hop, le moteur JavaScript le transforme en utilisant des algorithmes de dithering comme Bayer (en 2x2, 4x4 ou 8x8), du halftone, des lignes, des croix, des points ou encore des écailles.
Neuf algorithmes au total et ce qui est vraiment cool, c'est qu'il y a des palettes prédéfinies dont une palette Game Boy qui donne ce rendu vert olive mythique qu'on avait sur l'écran LCD 160x144 de la jolie brique de Nintendo. Y'a aussi du CGA et du Sepia pour ceux qui veulent varier les ambiances et pour le coup, ça envoie bien du rétro !
Pour les djeuns, sachez que le dithering c'est en fait cette vieille technique qui remonte aux années 70-80 permettant de simuler des dégradés quand on n'a que quelques teintes disponibles. En gros, au lieu d'un dégradé lisse en 16 millions de couleurs RGB, on place des petits points de 2 à 8 couleurs qui, vus de loin, donnent l'illusion d'un mélange. C'est exactement ce qu'on voyait sur les écrans CGA 320x200 des vieux PC IBM XT ou sur la Game Boy sortie en 1989.
L'intérêt d'un outil comme Dither, c'est qu'en plus de jouer avec les 9 algorithmes, vous pouvez régler pas mal de paramètres via l'interface. Par exemple, la taille des cellules en pixels (8px par défaut, mais j'ai trouvé que 12px donne un bon compromis lisibilité/esthétique sur des photos 1024x768), l'angle de rotation du motif à 45 degrés, l'échelle à 1.0, et même choisir entre cercle, carré ou diamant pour la forme du rendu.
Vous pouvez aussi partir d'un gradient linéaire, radial ou conique au lieu d'une image existante... pas mal pour générer des fonds d'écran rétro sur macOS ou Linux !
Et surtout, l'export se fait en SVG ou en PNG. Le SVG c'est super pratique si vous voulez intégrer le résultat dans un site web via une balise <img> sans perte de qualité, vu que c'est du vectoriel.
Par contre, attention, le mode Sepia a tendance à écraser les contrastes sur les photos sombres en dessous de 128 de luminosité moyenne... du coup préférez le mode B/W ou CGA sur ce type d'images.
Sachez aussi que les photos avec beaucoup de détails fins (genre une photo de foule ou un paysage urbain en 4000x3000) perdent carrément en lisibilité avec les petites cellules de 4px ou 8px. Montez la taille à 16px ou 32px dans ce cas, vous verrez, ça change tout.
Bon après, est-ce que je vais mettre toutes les images de mon site en mode
pixel art
tramé ? Non, clairement pas, car ça deviendrait monotone à force. Mais pour un projet perso, un portfolio, un zine en ligne ou même une série d'articles thématiques, ça peut donner un look uniforme sympa.
Bref, allez jeter un oeil, c'est gratuit et ça tourne dans le navigateur.
ClamAV, tout le monde connaît. C'est le moteur antivirus open source qui tourne sur à peu près tous les serveurs mail de la planète. Sauf que côté bureau Linux, à part ClamTk qui commence à dater, les options pour le piloter avec une interface graphique sont plutôt limitées.
Heureusement,
ClamUI
vient corriger le tir avec une vraie application desktop qui se présente comme une interface GNOME native bien léchée pour scanner vos fichiers, gérer la quarantaine et garder un oeil sur la sécurité de votre bécane. Un petit
Bon, vous allez me dire "Un antivirus sous Linux, pour quoi faire ? Moi j'ai une vraie barbe, je bois de la chouffe cul-sec et suffit de pas installer n'importe quoi, c'est tout !!! Linux ça se mérite les moldus !" tout en embrassant vos biceps ramollis ^^.
Mais vous oubliez que si vous partagez des fichiers avec des machines Windows, si vous gérez un serveur de mails ou un NAS familial, scanner ce qui transite c'est pas du luxe. Et ClamUI rend la chose carrément accessible, là où avant fallait jongler avec des outils en ligne de commande comme ceux qu'on trouve dans les
distributions d'analyse de malwares
.
Côté fonctionnalités, c'est d'ailleurs plutôt complet ! L'appli détecte automatiquement les clés USB et disques externes quand vous les branchez, et peut les scanner direct sans que vous leviez le petit doigt (un peu comme
CIRCLean sur Raspberry Pi
, mais sans le matériel dédié). Y'a aussi l'intégration VirusTotal pour les fichiers véritablement louches (il faut juste une clé API gratuite), du coup vous pouvez croiser les résultats avec une soixantaine de moteurs de détection en un clic.
Une chose bien pensée aussi, c'est l'intégration dans les gestionnaires de fichiers comme Nautilus, Dolphin, Nemo... un clic droit sur n'importe quel répertoire et vous lancez un scan. Ça s'installe également dans le system tray avec des notifications en temps réel, genre "scan terminé, zéro menace détectée" ou "attention, fichier suspect déplacé en quarantaine".
Pour les bidouilleurs, ClamUI propose deux backends au choix, c'est à dire soit le daemon clamd, plutôt que clamscan en direct, parce que clamd garde les signatures en mémoire et scanne beaucoup plus vite. Mais si vous voulez pas d'un service qui tourne en permanence, clamscan fait le job. Vous pouvez aussi programmer des scans automatiques via systemd ou cron, donc même un vieux serveur Debian peut tourner en pilote automatique.
Y'a aussi une CLI complète derrière l'interface graphique, idéale pour l'intégrer à vos scripts. clamui scan, clamui quarantine, clamui profile, clamui status... tout sort en JSON si vous voulez scripter le truc. Les codes retour sont d'ailleurs très propres : 0 si c'est clean, 1 si y'a des menaces, 2 si erreur. "Èzé" comme dirait Booba ! De quoi intégrer ça dans un pipeline de vérification maison sans se prendre la tête !
Le projet est sous licence MIT, tourne avec Python 3.11+ et les sources sont
sur GitHub
.
Un chercheur indépendant vient de présenter le 5500FP, un processeur qui ne fonctionne pas en binaire mais en ternaire. Là où nos puces actuelles raisonnent en 0 et 1, celui-ci ajoute un troisième état : le -1. Le tout tourne sur un FPGA classique, et c'est le premier matériel ternaire généraliste depuis les années 1960.
Trois états au lieu de deux
Nos processeurs fonctionnent tous en binaire : chaque bit vaut 0 ou 1. Le système ternaire, lui, remplace le bit par un trit, qui peut valoir -1, 0 ou +1. Sur le papier, un trit stocke environ 1,58 fois plus de données qu'un bit. L'idée n'est pas nouvelle : le célèbre informaticien Donald Knuth a décrit le système ternaire comme le plus élégant des systèmes numériques.
Dans les années 1950, une équipe de l'Université de Moscou avait construit le Setun, le premier ordinateur ternaire. Mais la technologie binaire a pris le dessus, et depuis les années 1960, plus personne n'avait fabriqué de matériel ternaire fonctionnel.
Le 5500FP, un processeur RISC à 24 trits
Claudio Lorenzo La Rosa, chercheur indépendant, a conçu le 5500FP : un processeur RISC de 24 trits qui fonctionne à 20 MHz sur un FPGA classique. Il dispose de 120 instructions et gère la synchronisation atomique en natif. La carte de développement est en open hardware.
Comme le Setun avant lui, le 5500FP simule la logique ternaire à partir de composants binaires : chaque trit est représenté par deux portes logiques. Ce n'est donc pas aussi efficace qu'un vrai circuit ternaire, mais ça a un avantage de taille : on peut le construire avec des composants disponibles dans le commerce, et il communique sans problème avec le reste du monde informatique, qui reste 100% binaire.
Pourquoi c'est intéressant ?
Le ternaire équilibré simplifie certaines opérations que le binaire gère mal. Les nombres négatifs, par exemple, se manipulent sans bit de signe dédié : il suffit d'inverser tous les trits. La représentation des chiffres est aussi plus compacte.
Mais bon, le 5500FP reste un prototype de recherche à 20 MHz, on est très loin d'un concurrent pour les puces que l'on trouve dans nos Mac ou nos iPhone. L'objectif de La Rosa est de passer à terme du FPGA au silicium, ce qui permettrait d'atteindre des fréquences bien plus élevées.
C'est le genre de projet qui rappelle que l'informatique aurait pu prendre un chemin totalement différent. Le binaire s'est imposé dans les années 1960 pour des raisons industrielles plus que scientifiques, et depuis, personne n'a vraiment remis en question ce choix.
Au premier tour des élections municipales de 2026, plusieurs Français ont eu la surprise de découvrir que la carte d'identité dématérialisée, sur smartphone, n'était pas acceptée par leurs bureaux de vote. Que dit la loi ?
Les boîtiers KVM IP, c'est le genre de matos qu'on branche dans un rack et qu'on oublie dans un coin pendant des années. Hé bien va falloir vous souvenir de où vous les avez mis les copains parce que des chercheurs d'Eclypsium viennent de retourner de fond en comble 4 modèles populaires... et c'est pas joli joli. A l'intérieur il y on trouvé pas moins de 9 failles, dont une qui score à 9.8 sur 10 en gravité CVSS. Autant dire qu'on n'est plus dans le "petit bug rigolo oh oh" qui fait marrer votre admin sys.
Pour ceux qui débarquent, ces petits appareils dont l'acronyme veut dire "Kernel-based Virtual Machine", permettent de contrôler un serveur à distance via le réseau, clavier, souris et écran compris, comme si vous étiez physiquement devant la machine. Hyper pratique donc pour gérer un homelab ou une salle serveur, et ça coûte entre 50 et 200 euros sur Amazon. Du coup, y'en a partout !!!
Les chercheurs Paul Asadoorian et Reynaldo Vasquez Garcia ont passé au crible le GL-iNet Comet RM-1, le JetKVM, le Sipeed NanoKVM et l'Angeet ES3 et ça fait mal : authentification manquante sur des fonctions critiques, injection de commandes OS, ports UART qui filent un accès root direct, et des firmwares qu'on peut remplacer sans aucune vérification de signature. En gros, c'est la fête du slip côté sécu !
Le truc vraiment relou avec ce type d'appareils, c'est qu'en fait ils opèrent en dessous de votre OS. Pas d'antivirus, pas d'EDR, rien ne les voit. Un attaquant qui compromet votre switch de contrôle distant peut alors injecter des frappes clavier, booter depuis une clé USB (bye bye le chiffrement de disque et le Secure Boot), contourner l'écran de verrouillage, et planquer une backdoor directement dans le firmware du boîtier. Tout ça sans que votre machine ne bronche car un KVM compromis, c'est pas un stupide gadget IoT de plus sur votre réseau... Là je vous parle vraiment d'un accès direct et silencieux à toutes les machines qu'il contrôle.
Et c'est pas juste théorique puisqu'en 2025, des travailleurs nord-coréens infiltrés dans des boîtes américaines utilisaient des PiKVM et TinyPilot pour contrôler à distance les laptops d'entreprise depuis des "laptop farms". Voilà le genre de scénario qu'on rend possible quand le firmware n'a même pas de signature. C'est un peu comme
ces caméras IoT bourrées de failles
sur lesquelles un chercheur faisait tourner DOOM... sauf qu'ici, l'attaquant prend le contrôle de vos serveurs, pas d'un flux vidéo.
Et histoire de parfaire le tableau, côté correctifs c'est la jungle intégral !! JetKVM a patché en v0.5.4, Sipeed en v2.3.1, GL-iNet promet un fix en v1.8.1 beta et pour l'Angeet ES3, qui cumule les 2 failles les plus sévères (scores 9.8 et 8.8), y'a aucun correctif prévu. Oupsy oups...
Donc si vous avez un de ces boîtiers qui traîne, voilà ce qu'il faut faire. D'abord isolez-le sur un VLAN de management dédié (jamais sur le réseau principal), coupez-lui l'accès Internet, activez le MFA si c'est supporté, et vérifiez que votre appareil n'est pas
exposé publiquement
via un scan de votre IP. Mettez également le firmware à jour, sauf si c'est un Angeet... là, franchement, faut débrancher.
Bref, si vous avez un de ces machins dans votre rack, traitez-le comme un point d'accès critique... parce que c'en est un !
Le Piton de la Fournaise est en éruption, pour la deuxième fois de l'année 2026. À la mi-mars, ses coulées de lave ont atteint l'océan, formant de nouvelles structures semblables à des « plages » naissantes. Comment est-ce possible ? Ces plateformes vont-elles vraiment agrandir le territoire de l'île ?
Telnet en big 2026... bah oui ça existe encore les amis ! Et surtout c’est toujours aussi troué ! J'en veux pour preuve le daemon telnetd de GNU InetUtils qui vient de se prendre une 2ème faille critique en l’espace de deux mois, et celle-là, elle pique de fou !
Il s'agit de la
CVE-2026-32746
, elle permet d’obtenir un shell root sur n’importe quel serveur Linux ou BSD exposant le port 23, et l’attaque se fait avant même que le prompt de login n’apparaisse. Pas besoin de mot de passe, pas besoin de compte. Juste une bonne vieille connexion TCP et un paquet SLC malformé et c'est parti mon kiki !
En fait, le bug se planque dans le handler SLC (Set Local Characters) du code source C de telnetd. Ainsi, quand un client ouvre une socket TCP sur le port 23, y’a une phase de négociation d’options avant l’authentification. L’attaquant envoie alors un paquet SLC contenant un nombre anormal d'octets, et ça déclenche un buffer overflow de type out-of-bounds write dans la mémoire du processus. Et boom, exécution de code arbitraire avec les privilèges root ! Et ça, ça donne un score CVSS de 9.8 sur 10 soit quasi la note maximale !
Toutes les versions de GNU InetUtils telnetd jusqu’à la 2.7 sont touchées. Toutes vulnérables, et pour le moment, aucun patch n’est disponible à ce jour. C’est la boîte de cybersécurité israélienne Dream, via son chercheur Adiel Sol, qui a découvert le pot aux roses et publié l’advisory le 11 mars dernier. Le patch officiel du mainteneur GNU est attendu pour le 1er avril (et non, c’est pas un poisson).
Ça craint surtout qu'il y a à peine 2 mois, une autre faille critique dans le même daemon, la CVE-2026-24061 (aussi scorée 9.8), avait déjà été divulguée. Et celle-là, la CISA l’a depuis ajoutée à son catalogue de vulnérabilités activement exploitées dans la nature. Ça me rappelle carrément
la faille RCE dans cups-browsed
l’an dernier... Ces vieux services réseau, c’est dingue comme ça revient régulièrement.
Donc gaffe à vous parce que si vous avez du telnetd qui traîne quelque part (serveurs Debian, switchs Cisco, automates Siemens, imprimantes HP réseau...), faut agir vite.
ou éditez /etc/xinetd.d/telnet si vous êtes sur un vieux système.
Sinon, on bloque le port 23 avec un
iptables -A INPUT -p tcp --dport 23 -j DROP
... plutôt que de laisser ça ouvert aux quatre vents. Isolez aussi l’accès via un VLAN dédié aux seuls réseaux autorisés et faites tourner le daemon sans les privilèges root si votre config le permet. Et en couche supplémentaire, je vous recommande le
port knocking
qui permet de masquer vos ports aux scans automatiques (ça ne corrige pas la faille, mais ça réduit la surface d’exposition).
Par contre, le problème vous l'aurez compris, c’est que beaucoup de ces équipements ne supportent pas forcément SSH. Donc y’a encore des tonnes et des tonnes de switchs managés et d’automates industriels coincés sur telnet parce que le constructeur n’a jamais jugé bon de supporter autre chose.
Et dans ces cas-là, le seul vrai plan de secours finalement, c’est ce bon vieux firewall et un peu d’isolation réseau. C'est pas l'idéal, mais c’est toujours mieux que rien.
Bref, bloquez le port 23 et passez à SSH. C’est quand même pas compliqué, meuuuuh !!
Google vient de rendre public Sashiko, un outil de revue de code par intelligence artificielle qui analyse automatiquement les correctifs soumis au noyau Linux. Sur un échantillon de 1 000 bugs récents, l'IA en a détecté 53 %, alors que les relecteurs humains les avaient tous ratés sans exception.
Comment fonctionne Sashiko
Sashiko a été développé en interne par l'équipe Linux de Google, sous la direction de Roman Gushchin. Le principe : chaque correctif envoyé sur la liste de diffusion du noyau Linux est automatiquement analysé par une IA qui cherche les erreurs, les incohérences et les bugs potentiels.
Sans surprise, c'est Gemini Pro 3.1 qui fait tourner l'outil, mais il est aussi capable de tourner avec d'autres modèles, comme Claude.
Ce projet s'appuie sur les recherches de Chris Mason, un développeur qui rédige des prompts de revue de code pour l'IA depuis fin 2025. Sashiko va encore plus loin, car il automatise l'intégralité du processus.
D'ailleurs, l'outil est open source et est hébergé sur GitHub. Son transfert vers la Linux Foundation est d'ailleurs en cours, et Google continue à financer l'infrastructure ainsi que les coûts d'usage de l'IA.
100 % des bugs détectés
Le chiffre qui retient l'attention, c'est que 100 % des bugs détectés par Sashiko avaient échappé aux développeurs humains. Sur les 1 000 correctifs récents qui portaient la mention de correction de bug, l'IA a repéré plus de la moitié des problèmes.
Le noyau Linux reçoit des milliers de contributions chaque mois, et les mainteneurs n'ont pas toujours le temps de tout vérifier avec la même rigueur. Sashiko ne remplace pas la relecture humaine, mais il ajoute une couche de vérification qui manquait.
L'interface web est accessible publiquement et couvre l'ensemble des soumissions envoyées à la liste de diffusion du noyau. Tout le monde peut consulter les analyses générées par l'IA.
Le noyau Linux, c'est la base d'Android, de Chrome OS, du cloud de Google, d'Amazon et de Microsoft, et d'à peu près tous les serveurs qui font tourner Internet.
Que Google investisse pour fiabiliser ce code avec de l'IA, c'est plutôt logique. Par contre, on imagine bien que certains développeurs vont tiquer à l'idée qu'une machine relise leur travail et pointe des erreurs qu'ils n'ont pas vues.
La question n'est pas de savoir si l'IA va remplacer les développeurs, mais plutôt combien de temps il faudra avant que ce genre d'outil devienne la norme dans tous les gros projets open source.
L'attente est terminée. Sony Pictures et Marvel Studios viennent de publier la première bande-annonce de Spider-Man: Brand New Day. Entre solitude et nouvelles menaces, Peter Parker entame le chapitre le plus mystérieux de sa vie. On peut aussi noter une très belle surprise...
[Deal du jour] Vous aimez les livres et la couleur ? Et par un étrange hasard, vous êtes également à la recherche d’une bonne liseuse ? Ça tombe bien : La Fnac brade sa liseuse avec un écran en couleur.
Electronic Arts recrute un ingénieur senior pour adapter son système anti-triche Javelin aux processeurs ARM64. La priorité va aux PC Windows sur ARM, mais l'offre d'emploi mentionne aussi un futur support de Linux et de Proton.
De quoi intéresser les joueurs sur Steam Deck et, pourquoi pas, sur Mac.
Un anti-triche qui arrive sur ARM
EA vient de publier une offre d'emploi pour un poste d'ingénieur senior anti-triche ARM64 au sein de son équipe SPEAR (Secure Product Engineering and Anti-Cheat Response). L'objectif principal : développer un driver natif ARM64 pour EA Javelin, le système anti-triche d'EA qui fonctionne au niveau du noyau du système d'exploitation.
La cible immédiate, ce sont les appareils Windows sur ARM, un segment qui prend de l'ampleur avec l'arrivée de consoles portables basées sur des puces ARM, et les futures puces Nvidia N1 et N1X qui se profilent dans le monde du PC portable.
Ce qui est intéressant, c'est une ligne un peu plus discrète dans l'offre d'emploi : le candidat devra "tracer une voie pour qu'EA Javelin supporte d'autres systèmes d'exploitation et matériels à l'avenir, comme Linux et Proton". C'est la couche de compatibilité de Valve qui permet de faire tourner des jeux Windows sur Linux, et donc sur le Steam Deck.
EA et Linux, une relation compliquée
Il faut quand même rappeler qu'EA a retiré le support Linux et Steam Deck d'Apex Legends fin 2024, en expliquant que la nature ouverte de Linux facilitait la triche. Du coup, des jeux comme Battlefield ou EA Sports FC ne fonctionnent tout simplement pas sur Linux.
Cette offre d'emploi va dans le sens inverse, ce qui est plutôt un bon signal, même si on parle bien d'un objectif à long terme et pas d'un lancement imminent.
EA n'est d'ailleurs pas le seul éditeur à avoir eu un rapport tendu avec Linux. Rockstar a coupé le support Linux de GTA V après avoir mis en place BattlEye, et Roblox a bloqué Wine complètement en 2023 avec son système Hyperion.
Le problème de fond reste le même : les anti-triche au niveau du noyau sont très difficiles à adapter sur Linux, où le système est par nature plus ouvert et plus personnalisable.
Un autre point d’intérêt est pour les joueurs Mac, qui pourraient suivre cette annonce de loin. Si EA finit par supporter Proton, ça pourrait aussi faciliter le fonctionnement de ses jeux via CrossOver ou le Game Porting Toolkit d'Apple, qui reposent sur la même base technique.
Bon maintenant attention, on parle ici d'un système de lutte contre la triche qui s'installe au niveau du noyau de votre système, ce qui pose forcément quelques questions de vie privée et de sécurité.
Le Japon devient le premier pays à autoriser des traitements basés sur les cellules souches pluripotentes induites, des cellules révolutionnaires capables de régénérer les tissus dégradés. Encore en phase d'évaluation, ces thérapies ouvrent de nouvelles perspectives contre des maladies comme Parkinson ou l’insuffisance cardiaque.
Mozilla va lancer un VPN gratuit directement intégré à son navigateur. Prévu pour le 24 mars 2026 avec la mise à jour Firefox 149, ce nouvel outil promet de protéger votre navigation avec une enveloppe de 50 Go par mois.
Les premiers tests de performance de l'architecture AMD Zen 6 « Medusa Point » révèlent une efficacité accrue, un prototype cadencé à seulement 2 GHz parvenant déjà à surpasser les scores multicœurs de l'actuelle génération Zen 5 fonctionnant à 5 GHz.
Niantic, le studio derrière Pokémon Go, a collecté plus de 30 milliards d'images prises par ses joueurs au fil des années.
Ces photos servent aujourd'hui à guider les robots livreurs de Coco Robotics dans les rues de Los Angeles, Chicago ou Helsinki, avec une précision au centimètre près. Les joueurs qui scannaient des statues pour gagner des récompenses, eux, n'en savaient pas grand-chose.
30 milliards de photos en jouant
Depuis le lancement de Pokémon Go, les joueurs arpentent les rues le téléphone à la main, en photographiant des monuments, des statues et des points d'intérêt. En 2020, Niantic a ajouté une fonction "Field Research" qui demandait aux joueurs de scanner des lieux réels avec leur caméra en échange de récompenses dans le jeu.
Le résultat : 30 milliards d'images accumulées au fil du temps, prises sous tous les angles, par tous les temps, à différentes heures de la journée. Niantic a utilisé tout ça pour entraîner son Visual Positioning System, un outil de navigation visuelle capable de localiser un appareil à quelques centimètres près rien qu'en analysant les bâtiments autour de lui.
Des robots livreurs au centimètre près
Niantic Spatial, la filiale dédiée, vient de s'associer à Coco Robotics, une startup qui déploie environ 1 000 petits robots livreurs à Los Angeles, Chicago, Jersey City, Miami et Helsinki. Ces robots transportent jusqu'à huit grandes pizzas ou quatre sacs de courses, et circulent sur les trottoirs.
Le GPS est peu fiable dans les zones urbaines denses, où les signaux rebondissent sur les immeubles, et c'est là que le VPS de Niantic change la donne : les robots se positionnent au centimètre près devant un restaurant ou une porte d'entrée, sans dépendre des satellites.
De Google à la livraison de pizzas
Niantic est née comme une équipe interne de Google spécialisée dans les données de localisation, avant de devenir un studio indépendant. La collecte d'images était mentionnée dans les conditions d'utilisation de Pokémon Go, mais personne ne lit ces pages.
Les joueurs qui scannaient des statues pour gagner des Poké Balls n'imaginaient probablement pas qu'ils construisaient une carte du monde pour des robots livreurs. Niantic parle d'une "carte vivante" qui s'améliore en continu, alimentée par ses millions de joueurs actifs.
C'est quand même un peu fort. Des millions de joueurs ont passé des heures à scanner des monuments et des trottoirs en pensant attraper des Pokémon, et en fait ils bossaient gratuitement pour entraîner des robots livreurs.
Niantic avait prévu le coup depuis le début, l'air de rien, en transformant chaque partie en session de cartographie. C'est malin, mais on aimerait bien que les éditeurs de jeux soient un peu plus clairs quand ils transforment leurs joueurs en main-d'œuvre gratuite.
Un VPN gratuit, intégré direct dans Firefox, sans rien installer ça vous dit ??
Bah ça tombe bien car c'est ce que Mozilla nous balance avec la version 149 de son navigateur, qui débarquera le 24 mars, soit le LENDEMAIN de mon anniversaire 🥳 !! Et c'est pas juste un gadget marketing puisqu’ils offrent 50 Go de bande passante par mois, soit l'équivalent de 25 films en streaming SD, et qu'ils couvrent déjà la France, les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Leur intégration VPN route en fait tout le trafic de votre navigateur via un serveur proxy qui masque votre adresse IP et votre géolocalisation. Comme ça y'a pas besoin de télécharger une extension louche sur le store, puisque c'est natif. Depuis l'annonce, Mozilla nous a promis que ce service respectait ses principes en matière de protection des données, ce qui en langage courant veut dire qu'ils devraient faire un peu gaffe à nos données. On verra bien puisque les promesses n'engagent que ceux qui y croient mais bon, en général, ils respectent leurs paroles et leurs valeurs donc je leur ferais plutôt confiance sur le coup.
Par contre, 50 Go par mois, j'avoue c'est pas la fête du slip. Si vous streamez comme un gros cochon en HD tous les soirs, ça va fondre en une grosse semaine environ. Disons que ce VPN est plutôt dimensionné pour protéger votre navigation quotidienne, genre le petit Wi-Fi du café ou de l'hôtel. Et vous vous en doutez, y'aura un abonnement possible aussi mais les tarifs pour un éventuel plan "illimité" n'ont pas encore été annoncés.
L'autre grosse feature dans Firefox 149, c'est également le split view. Ça permet d'affichez deux pages côte à côte dans la même fenêtre ! Comme ça vous pouvez ouvrir Korben.info à gauche et pratiquer votre surf quotidien dans le panneau de droite. Je plaisante mais en tout cas, ça va m'éviter de jongler entre les onglets pour comparer deux trucs ou copier du texte d'un site à l'autre. ET OUI je sais, Vivaldi et Edge font ça depuis un moment déjà, mais moi je suis sous Firefox, donc c'est pour ça que je vous en parle. Parce que ça débarque enfin dans ma vraie life à moi !
Côté IA, je vous rappelle que Mozilla avait déjà ajouté un
kill switch
et des
contrôles granulaires
pour gérer chaque fonction IA individuellement et cette 149 pousse le truc encore plus loin puisque vous pouvez maintenant activer ou désactiver finement chaque brique, de la traduction automatique aux chatbots de la sidebar. Comme ça, vous pouvez garder ce qui vous sert en IA et vous virer le reste.
Y'a aussi Tab Notes qui arrive... C'est une fonctionnalité encore un peu expérimentale présente dans Firefox Labs, qui permet d'attacher des notes directement à vos onglets. Si comme moi, vvous faites de la veille sur macOS ou Linux avec 40 onglets ouverts et que vous voulez griffonner une remarque vite faire sur une page sans ouvrir un Notion ou équivalent à côté, c'est pas du luxe.
Mozilla bosse également sur Smart Window, un assistant contextuel qui affiche des définitions, des résumés d'articles ou des comparaisons de produits pendant votre navigation. J'sais pas trop si les gens vont utiliser ce truc... Moi j'suis pas certain en tout cas. Mais bon, pour le moment, c'est pas encore déployé, donc faudra patienter encore un peu avant de mettre la main dessus.
Et pour finir, le navigateur se refait une beauté. Nouvelles icônes, thèmes rafraîchis, et une mascotte toute neuve
qui s'appelle Kit
(Oui, le renard a un prénom maintenant !). Voilà les amis, la refonte complète des paramètres arrivera dans la Nightly à partir d'avril 2026 et rassurez vous les flippés, toutes les nouveautés IA resteront désactivées par défaut, comme pour la 148... faudra donc aller les activer à la main si vous en voulez.
Voilà, donc notez bien, Firefox 149 sort le 24 mars avec un VPN gratuit intégré nativement dans un navigateur ! On n'avait pas vu ça depuis Opera ! (lol)