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Quelles sont les meilleures montres connectées en 2026 ?

Il fut un temps où l'on regardait son poignet uniquement pour ne pas être en retard. Aujourd'hui, on y lit son rythme cardiaque, ses messages ou son niveau de stress. L'accessoire a troqué ses simples aiguilles contre des capteurs. Reste à savoir quelles fonctions vous intéressent vraiment sur ces montres connectées : nous avons trié ici les meilleurs modèles, que ce soit pour le quotidien ou le sport.

Reconnaissance faciale en open bar pour la police

Depuis 2022, TOUS les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale directement sur leur téléphone de service. En vous prenant en photo lors d'un contrôle (chiiiiiz 😀), ils peuvent ensuite, en quelques secondes, consulter un énooOoorme fichier contenant 9 millions de portraits.

Tu parles d'un trombinoscope !!

Voilà, c'est ce que révèle une enquête impressionnante du média Disclose , documents internes du ministère de l'intérieur à l'appui.

En bref, les forces de l'ordre sont équipées d'un gros smartphone baptisé NEO, un genre de pavé noir rectangulaire qui ressemble à une tablette de poche et dessus, y'a une appli avec accès direct au TAJ (traitement d'antécédents judiciaires), un fichier qui couvre plus d'un quart de la population française. Nom, date de naissance, adresse, profession... et parfois des infos sensibles comme l'appartenance politique ou religieuse.

Ce logiciel, développé par l'allemand Cognitec (surement la contraction du mot "tech" et du mot "cogner"... rooooh) , affiche les 200 photos les plus ressemblantes en moins d'une minute. C'est comme la reco faciale de Yandex mais en encore plus facile ! On ouvre l'appli sur l'écran, on sélectionne la photo dans l'album, on clique sur le bouton "rapprocher", et le serveur crache ses résultats. C'est dingue.

Sauf que OH BIZARRE l'utiliser lors d'un contrôle d'identité, c'est totalement illégal ! En effet, le code de procédure pénale limite l'accès au TAJ à des agents "individuellement désignés et spécialement habilités", dans le cadre strict d'enquêtes judiciaires (et aux hackers qui font fuiter les datas ^^). Hé oui c'est pas fait pour scanner des gamins assis sous un platane sur une place à Marseille. Déso, hein.

Et pourtant ! Disclose a recueilli les témoignages de six personnes photographiées et identifiées entre 2021 et 2025, à Marseille, Paris et Lyon. Un gamin de 18 ans contrôlé sans même sortir sa carte d'identité... sa photo prise avec le téléphone a suffi. Un manifestant pro-Palestine forcé physiquement à faire face à la caméra, des mains gantées sur le visage.

Et un flic montre même la manip à Disclose sur son NEO, tranquille, en expliquant que "tout le monde y a accès dès la sortie de l'école de police". Hop, le portrait tombe en moins d'une minute. C'est chouette pour pour connaitre le prénom des gens sur Tinder, suffit de prendre en photo l'écran de son smartphone perso, hein.... bah quoi ?

L'IGPN elle-même le sait. En effet, dans son rapport 2023, la police des polices écrivait noir sur blanc que le TAJ est "très fréquemment utilisé sur la voie publique". Ah bah ça va, s'ils sont au courant, on est rassuré parce qu'ils ont surement dû faire quelque chose pour empêcher ça... ah bah non en fait parce que les consultations ont plus que doublé en 5 ans : 375 000 en 2019, près d'un million en 2024 !! Waaaaah, ça fait environ 2 500 tirage de portrait par jour, c'est fou !! Le problème, c'est que personne ne contrôle qui consulte quoi. Les accès sont tracés sur les serveurs, mais bon... tracer sans vérifier, ça sert pas à grand-chose. Et c'est pas forcément par manque de moyens car chaque consultation est horodatée et conservée trois ans, donc y'a le temps. Non, faut croire que c'est la flemme en fait.

Et là, Noémie Levain, juriste à La Quadrature du Net, pose les mots qui font mal : "Quand des policiers peuvent photographier qui ils veulent pour savoir qui est qui, c'est un renversement de l'État de droit."

Elle rappelle en effet, qu'en 1940, il a suffi d'un, je cite, "tout petit changement de curseur" dans les fichiers de police pour aller chercher les gens chez eux. Le parallèle fait froid dans le dos, mais il est factuel.

Et surtout c'est la deuxième fois, à vrai dire, que Disclose prend le ministère en flagrant délit sur ce sujet. En 2023, c'était Briefcam , un logiciel israélien de vidéosurveillance déployé illégalement. Le ministre avait dû le faire désactiver dans les semaines qui ont suivi. Hé bien, croyez le ou non, cette fois, le ministère n'a même pas daigné répondre aux questions de Disclose. Va savoir pourquoi... C'est trop bizaaaarre.

Maintenant si vous voulez savoir quels sont vos droits face à cette pratique, La Quadrature du Net a publié un guide en accès libre qui explique ce que la police peut et ne peut pas faire lors d'un contrôle. Franchement, c'est à lire et à partager !

Par contre, n'oubliez pas que cette technologie ne marche pas toujours. Par exemple, cette américaine vient de passer près de six mois en prison à cause d'un faux positif avec une technologie à la con de ce genre. Donc bon...

Bref, allez lire l'enquête complète de Disclose, c'est du journalisme d'investigation en accès libre et ça concerne directement vos libertés. Et si le cœur vous en dit, soutenez-les .

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Z80 Sans, la police de caractères qui désassemble du code machine toute seule

Un développeur a créé une police OpenType capable de convertir des opcodes hexadécimaux du processeur Z80 en instructions assembleur lisibles.

Il suffit de coller le code machine dans un traitement de texte, de changer la police, et les mnémoniques s'affichent en clair. Le projet, disponible sur GitHub, détourne les tables de substitution de glyphes de manière plutôt rigolote.

Une police, pas un logiciel

L'idée est en fait assez simple. Vous balancez une suite de caractères hexadécimaux dans LibreOffice Writer, puis vous sélectionnez cette police, Z80 Sans donc, et sous vos yeux ébahis, le texte se transforme en instructions assembleur.

Pas besoin d'installer un désassembleur, pas besoin de ligne de commande. La police fait tout le travail.

Derrière cette apparente simplicité, le développeur nevesnunes a exploité deux composants du standard OpenType que l'on retrouve habituellement dans des usages bien plus classiques : la table de substitution de glyphes (GSUB) et la table de positionnement (GPOS).

Ce sont les mêmes mécanismes qui permettent d'afficher correctement l'arabe ou de fusionner deux lettres en une ligature comme le "æ". Ici, ils servent à reconnaître des séquences hexadécimales et à les remplacer par les mnémoniques Z80 correspondants.

458 752 combinaisons à gérer

Le Z80 est un processeur 8 bits qui accepte des adresses sur 16 bits et plusieurs registres comme opérandes. Résultat : une seule instruction peut donner jusqu'à 458 752 combinaisons possibles.

Et comme les octets hexadécimaux sont encodés dans un ordre différent de celui dans lequel ils doivent être affichés en assembleur, le problème se corse vite. Les adresses en little-endian et les offsets signés en complément à deux ajoutent encore une couche de difficulté.

Pour s'en sortir, nevesnunes a construit un parseur par descente récursive qui génère automatiquement toutes les règles de substitution nécessaires. Chaque quartet (0 à f) dispose de ses propres glyphes, soit 96 au total pour la partie numérique.

Le tout repose sur une édition directe des fichiers .ttx, la représentation XML des données de police, à partir de Noto Sans Mono et Droid Sans Mono.

Du détournement de police à l'art de la bidouille

Z80 Sans n'est pas le premier projet à détourner les capacités des polices OpenType. On a déjà vu Fontemon, un jeu vidéo complet caché dans une police, ou encore Addition Font, capable d'additionner deux nombres rien qu'avec le rendu typographique.

Il y a même eu Llama.ttf, qui embarquait un modèle d'IA directement dans un fichier de police. Mais un désassembleur complet pour un jeu d'instructions entier, c'est quand même autre chose en termes de complexité.

Visiblement, le projet comporte encore quelques petits bugs d'affichage sur certaines instructions complexes, et le code est qualifié par son propre auteur de "qualité CTF", ce qui veut dire bidouille assumée.

Mais bon, on parle d'un type qui a réussi à faire rentrer un désassembleur Z80 dans une police de caractères. Les puristes de l'assembleur apprécieront le côté complètement absurde de la démarche, et les fans de rétro-informatique vont adorer.

Source : Lobste.rs

Fast SAM 3D Body - Quand l'IA scanne votre corps en 3D en 65ms

Vous prenez une photo de quelqu’un avec votre téléphone et magie magie, en une fraction de seconde, vous obtenez un modèle 3D complet de son corps. Ses bras, ses jambes, ses mains, ses pieds... tout y est, modélisé en 3D comme si vous aviez un vrai studio de motion capture à Hollywood.

Et ben c’est exactement ce que fait SAM 3D Body , un modèle d’IA développé par Meta.

En gros, vous lui filez une image de vous et l’IA reconstruit votre corps en volume, avec le squelette, les articulations et la surface de la peau. Jusqu’ici, ce genre de techno existait déjà mais c’était hyper lent, genre plusieurs secondes par image. Donc pas top si vous vouliez que ça suive, par exemple, vos mouvements en direct.

Et c’est là qu’une équipe de chercheurs incroyable (USC, NVIDIA et Meta Reality Labs) a eu la bonne idée d’optimiser tout ça. Leur version accélérée, baptisée Fast SAM 3D Body , fait exactement le même boulot mais quasiment 11 fois plus vite. Du coup, il ne faut plus que 65 millisecondes pour reconstruire un corps entier en 3D sur une RTX 5090. C’est à peu près le temps d’un clic de souris ! Autrement dit, on peut ENFIN faire du vrai temps réel !

Au lieu de faire tourner un algorithme qui optimise la pose du corps de manière itérative (ce qui prend du temps), ils ont tout simplement remplacé tout ça par un réseau de neurones qui donne directement le résultat en 1 passe. Et cette astuce seule rend la conversion entre formats de modèle 3D plus de 10 000 fois plus rapide ! C'est ouf !

Mais alors concrètement, à quoi ça sert tout ça ?

Hé bien d'abord à la robotique si chère à mon cœur car imaginez un robot humanoïde comme le chinois Unitree G1 équipé d’une simple caméra. Vous faites un geste devant lui, et il le reproduit instantanément avec ses bras et ses jambes.

Robot chinois en dépression à cause d'un dropshipping mal exécuté

Dans la vidéo partagée par l'équipe, on voit que le robot manipule des objets et se déplace en copiant les mouvements d’un humain filmé par une caméra, sans aucun capteur sur le corps.

Mais au delà de la robotique, c’est aussi une petite révolution pour tous les créatifs et les bidouilleurs car aujourd’hui, faire de la motion capture, ça coûte une blinde en matériel (combinaison à marqueurs, caméras infrarouges, studio dédié...et j'en passe).

Alors que là, avec une webcam et un bon GPU, vous pouvoir facilement capter des mouvements 3D exploitables pour de l’animation, du jeu vidéo indie ou du prototypage. Par contre, attention, ça ne remplacera pas un vrai studio pro pour de la production ciné, faut pas trop rêver non plus. Enfin, pour le moment !

Le code est dispo sur GitHub , le paper sur arXiv , et les modèles pré-entraînés de SAM 3D Body sur Hugging Face . D’ailleurs, si vous voulez voir ce que donnent les robots qui font la lessive avec ce genre de techno, c’est par là.

Bref, y’a plus qu’à tester !

Source

DLSS 5 : Voici le futur du gaming et c’est aussi incroyable qu’effrayant

NVIDIA a dévoilé le DLSS 5 pour l'automne 2026, une technologie de "rendu neural" qui utilise l'intelligence artificielle générative pour reconstruire intégralement l'éclairage et les matériaux des jeux vidéo sur les cartes graphiques de la série RTX 50.

L’article DLSS 5 : Voici le futur du gaming et c’est aussi incroyable qu’effrayant est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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