Il y a des phrases qui restent longtemps en tête. Elles s’installent discrètement et finissent par faire partie du décor de notre pensée. Pour moi, c’est une citation d’André Gide qui tient en huit mots : « Le sage est celui qui s’étonne de tout ». Dans ma vie professionnelle, ou ici sur Cachem, c’est la curiosité et le partage qui m’animent le plus. Ce plaisir simple de chercher, de comprendre et de transmettre. Mais si je suis totalement honnête avec moi-même et avec vous, il existe un troisième moteur plus discret… peut-être moins avouable et mal compris : le doute.
Douter, vraiment ?
Dans beaucoup de milieux (surtout professionnels), le doute est perçu comme une faiblesse. Quelqu’un qui doute manquerait de conviction, d’assurance ou de leadership. On préfère souvent ceux qui tranchent vite, affichent des certitudes et avancent sans jamais se retourner. Je ne suis pas d’accord…
Pour moi, douter n’est pas une faille : c’est une force. C’est pour moi un moteur de réflexion, ne pas s’endormir sur ses acquis, remettre en question ce que l’on croit savoir et laisser de la place à ce que l’on n’a pas encore compris.
Ce que Gide appelle l’étonnement, c’est exactement ça. Non pas la naïveté de celui qui ignore tout, mais la lucidité de celui qui continue à regarder le monde avec curiosité, même après avoir beaucoup appris. Comment peut-on croire qu’on a déjà fait le tour d’un sujet ? Douter ne signifie pas rester immobile : on peut questionner ses certitudes, prendre du recul puis décider avec davantage de lucidité et de discernement.
Dans mon quotidien, le doute joue un rôle concret. Il me pousse à vérifier, à croiser les sources, à envisager d’autres points de vue. Là où la certitude ferme les portes, le doute les laisse entrouvertes. Oui, cela peut ralentir parfois, mais il approfondit presque toujours.
C’est aussi, je crois, ce qui rend le partage plus sincère. Quand j’écris un article ou que j’échange autour d’un sujet, je ne prétends pas détenir une vérité absolue. Je partage ce que j’ai compris, ce que j’ai trouvé pertinent… tout en laissant une place aux questions et à la remise en perspective. C’est notamment pour cela que les commentaires sont toujours ouverts sur Cachem.
Cette honnêteté intellectuelle, je la dois en grande partie au doute.
Prendre du recul n’est pas reculer
La phrase de Gide m’a aussi appris quelque chose de plus difficile à accepter : prendre du recul n’est pas une forme de capitulation. Ce n’est pas admettre qu’on a tort. C’est se donner une chance supplémentaire de mieux comprendre.
Le monde actuel valorise l’instantanéité, la réaction immédiate, l’opinion formulée en quelques secondes, la certitude affichée en permanence. Savoir s’arrêter pour observer, réfléchir et douter relève presque d’un acte de résistance. Bon OK, je vais peut-être un peu loin…
Rester humble face à la complexité des choses, c’est la posture que j’ai choisi…
Alors, si vous me lisez depuis quelque temps sur le blog, vous avez probablement remarqué une chose : je ne prétends pas tout savoir. Il m’arrive de changer d’avis. Je remets souvent en question mes propres choix. Non, ce n’est pas de l’inconstance ou de la fantaisie… mais le doute et la curiosité continue de faire leur travail.
Finalement, le doute guide souvent bien mieux que les certitudes. Et vous, est-ce que vous doutez ? N’hésitez pas laisser un commentaire…
Pendant des années, le NAS était un boitier discret rangé dans un placard pour de la sauvegarde et du partage de fichiers. En 2026, certains modèles embarquent des processeurs surpuissants, un emplacement PCIe pour GPU et peuvent faire tourner des LLM en local. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?
Image générée à l’aide d’une IA
Quand le NAS a arrêté d’être simplement du stockage
Il y a 10 ans, un NAS était un appareil relativement humble : quelques disques durs en RAID, une interface Web basique et la satisfaction de savoir que vos photos de famille ne disparaîtraient pas du jour au lendemain. C’était son rôle et il le tenait bien…
Bien sûr, il était possible de lui ajouter quelques fonctionnalités supplémentaires : antivirus, serveur d’impression, station de téléchargement, serveur Web, etc. Puis Docker est arrivé.
Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ont progressivement intégré la gestion de conteneurs dans leurs interfaces. Et là, tout a basculé… Les forums ont explosé en tutoriel pour faire tourner AdGuard Home (bloqueur de pub), Jellyfin (votre Netflix personnel), Immich (votre Google Photos à vous), Bitwarden (vos mots de passe en local) ou encore Home Assistant (votre domotique sous contrôle total). Soudain, le NAS n’était plus un périphérique de stockage, c’était un vrai serveur.
Docker sur NAS : la révolution applicative
Comprendre pourquoi Docker a tout changé, c’est comprendre ce qu’il apporte : l’isolation. Chaque application fonctionne dans son propre conteneur, avec ses dépendances, sans polluer le système hôte. Pour un NAS qui doit avant tout rester stable, c’est idéal… enfin, en théorie.
En pratique, chaque application consomme de la mémoire vive (RAM), du temps processeur (CPU) et de l’espace disque. Là où les NAS d’entrée de gamme (ou les plus anciens) embarquaient des processeurs ARM modestes avec 512 Mo de RAM, les usages actuels exigent bien davantage.
Le processeur du NAS : de parent pauvre à pièce maîtresse
Historiquement, le dimensionnement du CPU d’un NAS était une préoccupation secondaire à la conception… quelque chose d’assez puissant pour gérer les entrées/sorties disques et le chiffrement, mais pas davantage. Cette époque est révolue !
Intel N100 et ses cousins
La génération de NAS sortie entre 2023 et 2025 s’est largement standardisée autour de processeurs comme l’Intel Celeron J4125 et N95. Ces puces offrent un excellent équilibre : faible consommation, transcodage matériel et performances suffisantes pour faire tourner confortablement plusieurs applications simultanément.
Un NAS équipé d’un N305 avec 16 Go de RAM représente aujourd’hui la configuration idéale pour l’utilisateur qui souhaite un serveur applicatif polyvalent sans alourdir sa facture d’électricité. C’est d’ailleurs le consensus des communautés homelab : pour 80 % des usages domestiques, ce profil CPU est amplement suffisant.
2026 : la montée en puissance s’accélère
Les constructeurs, eux, ne semblent pas vouloir s’arrêter là. L’année 2026 marque un tournant sur le marché des NAS haut de gamme, avec des annonces qui auraient semblé absurdes il y a 3 ans.
Plusieurs modèles intègrent désormais des processeurs haute performance avec des NPU (Neural Processing Unit) intégrés. Plus fort encore, certains proposent d’un emplacement PCIe pour des cartes GPU Nvidia (RTX 4060 ou carte d’inférence A2).
Attention, ce type de configuration consomme entre 35 et 65W en charge (contre 8-15W pour un N100). Sur une année de fonctionnement continu, la différence représente plusieurs dizaines d’euros sur votre facture d’électricité. La montée en puissance doit donc se justifier par des besoins réels.
L’IA locale sur NAS : révolution ou effet d’annonce ?
L’intelligence artificielle locale (faire tourner des LLM comme Llama, Mistral ou Phi-4 sur son propre matériel) est devenue le nouveau Graal du homelab. Des outils comme Ollama ou LM Studio permettent désormais à n’importe qui d’héberger son propre assistant IA privé, sans envoyer la moindre donnée dans le Cloud.
Les NAS de 2026 mettent cet argument en avant comme un atout commercial majeur. Le Ryzen AI 9 HX Pro 370, avec ses 50 TOPS de puissance NPU, peut faire tourner des modèles 7B (7 milliards de paramètres) à une vitesse tout à fait acceptable. Avec une carte GPU Nvidia en PCIe, on passe à un niveau différent : des modèles 13B ou 30B deviennent envisageables.
Mais soyons honnête, un NAS est-il vraiment la bonne machine pour faire de l’IA ?
Arguments pour l’IA sur NAS :
Machine déjà allumée 24h/24, pas besoin de PC supplémentaire ;
Intégration directe avec les données stockées localement ;
Un seul équipement à administrer ;
Les nouveaux modèles compacts (Phi-4, Gemma 3) tournent efficacement sur CPU/NPU ;
Aucun envoi de données vers le cloud, la confidentialité préservée
Limites à considérer :
Un GPU dédié (même RTX 3060) reste 5-10× plus rapide pour l’inférence ;
Coût important : NAS + GPU > PC dédié ;
Thermique : un NAS est conçu pour les disques et SSD, pas pour un GPU chaud ;
Risque de concurrence pour les ressources avec les conteneurs Docker ;
Maintenance plus complexe en cas de panne du GPU.
L’IA locale sur un NAS est une option crédible pour des usages légers comme un chatbot personnel interrogeant vos documents, de la transcription audio locale ou de l’analyse d’images simples. Pour de l’inférence intensive ou de la génération d’images (Stable Diffusion), un PC dédié avec GPU reste de loin la solution la plus efficiente.
Faut-il tout mettre dans son NAS ?
Voilà la vraie question de fond, celle que tout passionné de homelab finit par se poser. Et honnêtement, il n’y a pas de réponse universelle… mais 2 logiques s’affrontent clairement.
NAS tout-en-un
Un seul appareil à gérer, une seule prise électrique, une seule interface d’administration. Pour l’utilisateur qui débute en homelab ou qui veut une solution simple et économique, un NAS bien dimensionné (N305/16Go + quelques disques) fait très bien le travail : stockage, partage, sauvegardes, Jellyfin, Immich, Bitwarden, Home Assistant… tout cela tourne parfaitement sur ce profil matériel, sans dépenser 500€ supplémentaires en serveur séparé.
Dissociation
À mesure que les besoins s’étoffent (plus d’applications, des machines virtuelles, de la virtualisation réseau, des charges IA…), la logique évolue. Un NAS reste fondamentalement un appareil de stockage : son système de refroidissement, sa durée de vie, sa conception sont optimisés pour des disques durs en fonctionnement permanent, pas pour un CPU sollicité à 95 % de charge pendant 8 heures.
La séparation entre stockage et applicatifs présente un avantage opérationnel réel : si votre serveur Docker tombe, vos données sur le NAS restent intactes et accessibles. Si votre NAS rencontre un problème de disque, vos services continuent de fonctionner. Cette résilience a de la valeur, surtout si vous hébergez des services critiques (ex. : Bitwarden).
Mon humble avis
Un NAS équipé d’un processeur de type N150/N305 gère parfaitement les applicatifs courants du homelab, sans sourciller. C’est un équilibre excellent. En revanche, l’IA locale intensive mérite une machine dédiée : un PC avec GPU sera toujours plus performant à budget et consommation comparables.
Les NAS ultra-puissants de 2026 sont impressionnants sur le papier, mais leur proposition de valeur doit se confronter à la réalité des usages réels (et à votre facture d’électricité).
L’IA sur un NAS peut avoir un intérêt, c’est un indéniable… mais pour des usages ciblés. Les processeurs continueront de progresser tout en maîtrisant leur consommation énergétique. Ce qui n’est pas encore possible aujourd’hui le sera certainement demain.
Et l’avenir ?
L’arrivée de l’IA dans les NAS grand public est réelle et irréversible. Les cas d’usage vont se multiplier : reconnaissance d’objets dans vos photos (Immich le fait déjà), transcription automatique de réunions, assistants contextuels connaissant vos fichiers… Ces fonctions légères, intégrées nativement par les éditeurs, s’accommoderont très bien d’un CPU / NPU, même modeste.
La question n’est donc pas de savoir si l’IA a sa place sur un NAS (elle y est déjà), mais à quelle profondeur vous voulez l’intégrer… et si le jeu en vaut financièrement la chandelle. La mode des NAS « IA » de 2026 ressemble un peu à celle des NAS « 4K transcoding » de 2018 : une vraie capacité, que 10 % des utilisateurs exploiteront réellement à plein régime.
En synthèse
Le NAS a profondément évolué. De simple disque réseau, il est devenu un vrai serveur domestique, capable de faire tourner une constellation d’applications via Docker. Un processeur Intel N305 avec 16 Go de RAM est aujourd’hui la configuration raisonnable pour un homelab polyvalent et économe en énergie.
Les NAS de 2026 avec leurs Ryzen AI, leurs processeurs mobiles Core i7 mobiles et GPU sont de vraies prouesses techniques. Ils ouvrent des possibilités inédites (IA locale, inférence LLM, transcodage massif…). Mais cette puissance a un coût : financier, énergétique et en complexité de maintenance.
Pour la majorité des utilisateurs, un NAS bien dimensionné couvre largement les besoins applicatifs courants. L’IA locale intensive mérite une machine dédiée. Et pour les besoins les plus exigeants, l’architecture dissociée NAS + serveur applicatif reste la solution la plus robuste et la plus évolutive.
L’avenir du NAS comme serveur domestique universel est probable. Mais en 2026, nous n’en sommes qu’aux premiers chapitres… et les usages réels restent encore loin des promesses marketing.
Dans l’univers de la signature électronique, un acteur s’est largement imposé : DocuSign. Mais ce dernier coûte très cher… Entre abonnements mensuels, limitations d’enveloppes et frais annexes (SMS, vérification d’identité, support), la facture peut grimper très vite. Face à ce modèle, DocuSeal propose une approche radicalement différente : open source, gratuit et auto-hébergeable.
DocuSeal : le DocuSign 100% gratuit
Lancée en 2023, DocuSeal est née d’un besoin simple : signer des documents sans abonnement. En quelques semaines, le projet devient une solution complète et aujourd’hui largement adoptée sur GitHub.
Fonctionnellement, DocuSeal couvre l’essentiel (et même plus) :
Transformation de PDF en formulaires interactifs ;
Éditeur drag-and-drop avec 13 types de champs ;
Gestion multi-signataires avec ordre personnalisé ;
Notifications et rappels automatisés ;
Signature mobile fluide ;
Audit complet et vérification des signatures ;
Modèles et envois en masse ;
API complète pour intégration SI…
On est loin d’un simple clone, DocuSeal vise clairement les usages professionnels.
Docker pour faciliter l’auto-hébergement
L’un des points forts de DocuSeal, c’est son déploiement. Une simple commande Docker suffit pour lancer une instance complète. Pas de dépendance complexe, pas de SaaS opaque.
Dans un contexte où la souveraineté des données devient critique, c’est là aussi un sacré avantage.
Zéro coût, zéro limite
Là où DocuSign facture chaque fonctionnalité, DocuSeal adopte un modèle sans friction :
Documents illimités ;
Signataires illimités ;
Stockage illimité ;
Aucun coût caché.
Une petite société peut économiser plusieurs milliers d’euros par an… quelque soit la taille de l’équipe. Tout au plus, il faudra passer par un VPS pour quelques euros par mois. A noter que Docuseal propose sur ses serveurs avec une offre gratuite et une payante. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un projet open source récent, DocuSeal affiche déjà un niveau de maturité sérieux avec des certifications ISO 27001, SOC 2, HIPAA, ainsi que la conformité au RGPD.
Docker
La façon la plus simple pour profiter de DocuSeal, c’est très certainement l’utilisation avec Docker… par exemple sur un NAS. L’éditeur fournit un docker-compose.yml complet et facile à adapter.
L’application fonctionne avec la base de données PostgreSQL et Caddy pour le reverse proxy.
En synthèse
DocuSeal n’est pas juste une alternative économique. C’est une remise en question du modèle SaaS appliqué à la signature électronique. Pour les équipes techniques, les startups ou les entreprises sensibles à la confidentialité, c’est une option crédible, robuste et alignée avec les pratiques modernes d’auto-hébergement (lien vers GitHub).
Lime Technology vient de publier Unraid 7.3.0, une mise à jour majeure de son système d’exploitation destiné aux NAS. Au programme : un nouveau processus d’installation, une refonte du mécanisme de licence, une mise à jour majeure de Docker et de nombreuses corrections importants (notamment Copy Fail et Dirty Frag). Voici ce qu’il faut réellement retenir de cette version…
Unraid 7.3.0
L’une des nouveautés les plus visibles de cette version concerne l’expérience d’accueil des nouveaux utilisateurs. Un assistant d’intégration (Onboarding Wizard) prend désormais en charge la configuration initiale : langue, fuseau horaire, thème visuel, paramètres de licence et choix de la méthode de démarrage . Accessible également depuis Outils → Assistant d’intégration, il permet aux utilisateurs existants de revoir leur configuration ou de migrer vers le démarrage interne.
Ce démarrage interne (internal boot) constitue d’ailleurs l’évolution structurelle majeure de cette version. Unraid peut désormais démarrer depuis un pool ZFS dédié, indépendamment de la traditionnelle clé USB. Cette approche réduit surtout la dépendance aux clés USB, jugées moins fiables à long terme. Un point important tout de même : le support de démarrage doit être accessible via des pilotes Linux natifs au moment du démarrage. Les appareils nécessitant des pilotes tiers ne sont pas compatibles.
La licence migre vers le TPM
Unraid introduit une nouvelle méthode de licence liée au TPM, appelée à coexister avec l’activation traditionnelle par clé USB. Toutes les nouvelles clés et les clés de remplacement utilisent désormais ce mécanisme par défaut, jugé plus robuste. Les utilisateurs existants peuvent effectuer cette migration manuellement à l’aide de la documentation officielle. C’est un changement discret, mais important pour la pérennité des installations : la perte ou le remplacement d’une clé USB ne devrait plus rimer avec perte de licence.
Docker 29 : attention aux adresses MAC
Docker passe de la branche 27 à la branche 29.4.3 et ce saut de version entraîne un changement de comportement : les adresses MAC des conteneurs sont désormais générées de façon aléatoire à chaque démarrage. Pour les déploiements reposant sur des réservations DHCP, des règles de pare-feu ou des ACL de switch, cela peut être problématique.
Unraid répond à ce besoin en introduisant un champ optionnel d’adresse MAC fixe directement dans les templates Docker. Les valeurs héritées présentes dans les paramètres supplémentaires (–mac-address=) sont migrées automatiquement lorsque c’est possible. Par ailleurs, des « conteneurs fantômes » (phantom containers) devenus visibles après la migration Docker 27→29 sont désormais filtrés de l’interface, sans altérer l’état interne de Docker.
Stockage : ZFS gagne en visibilité et en contrôle
Plusieurs améliorations touchent le stockage. Les fichiers corrompus dans un pool ZFS sont maintenant affichés dans l’interface, ce qui facilite le diagnostic. La taille maximale de l’ARC ZFS est désormais configurable directement depuis Réglages → Paramètres disque, sans avoir à passer par un paramètre de pilote personnalisé.
Des régressions importantes sont également corrigées : les disques 4Kn et certaines configurations LSI HBA rencontraient des problèmes de compatibilité de taille de secteur avec XFS, c’est résolu. Des correctifs concernent aussi le réveil intempestif des pools ZFS toutes les 24 heures, la détection de périphériques avec des noms longs (sdp, sdap…), etc.
Virtualisation, interface et réseau
QEMU monte en version 10.2.2, libvirt en 12.2.0, et le firmware OVMF est rafraîchi. Un bug de blocage avec virtiofs sur certains systèmes Linux invités est corrigé. Du côté réseau, Unraid enrichit son support matériel AMD avec les modules XDNA, ACP et NPU, ainsi que des firmwares Bluetooth et Wi-Fi Intel mis à jour. Une page dédiée à Tailscale fait son apparition dans les réglages, facilitant la découverte du plugin.
L’interface web bénéficie de nombreuses corrections : gestion des fins de ligne Windows dans les fichiers de configuration GRUB et Syslinux, affichage de la RAM, isolation des cœurs CPU, redémarrage automatique du daemon SSH après une reprise réseau, et formatage des notifications Discord.
En synthèse
Unraid 7.3 n’est pas une mise à jour cosmétique. Le démarrage interne, la migration TPM, la gestion des MAC Docker et les corrections ZFS constituent des changements structurels qui améliorent la fiabilité à long terme des installations. Le noyau Linux passe en version 6.18.23, et l’ensemble de la distribution de base est mis à jour avec des versions récentes de curl, OpenSSL, PHP 8.4, rclone, et bien d’autres composants. Une mise à jour à planifier sérieusement pour tout utilisateur soucieux de la stabilité de son infrastructure.
Copy Fail, Dirty Frag et Fragnesia sont 3 failles de sécurité différentes touchant quasiment toutes les distributions Linux. Elles permettent à un utilisateur malveillant d’obtenir un accès root (super-utilisateur) et par conséquent, disposer de tous les droits sur le système. La très grande majorité des NAS fonctionnant ave un noyau Linux, il y a de fortes chances que votre appareil soit concerné…
Synology
Commençons par le leader du secteur : Synology. Le fabricant a rapidement communiqué sur Copy Fail et Dirty Frag. Ses systèmes (DSM, SRM, BeeStation…) ne sont pas impactés par ces deux failles. Concernant Fragnesia (qui vient tout juste d’être divulguée), Synology n’a pas communiqué dessus. Cette faille exploite les mêmes modules du noyau Linux que Dirty Frag (esp4, esp6 et rxrpc), il serait donc possible que les NAS Synology soient immunisés.
Le fabricant est souvent pointé du doigt pour l’utilisation d’un noyau Linux ancien, certes robuste… mais dépourvu de certaines fonctionnalités récentes. Force est de constater que cela joue ici en sa faveur.
QNAP
QNAP publie régulièrement des mises à jour, y compris du noyau. Pour autant, aucun correctif n’est encore disponible. Il investigue toujours… le fabricant est toujours en cours d’analyse et ne propose pour l’heure qu’un ensemble de recommandations (ex. : ici et là)..
QNAP souligne que l’exploitation de ces failles nécessite un accès SSH ou Telnet, des fonctionnalités que QTS et QuTS hero réservent exclusivement au groupe Administrateur. Le risque demeure néanmoins réel.
Asustor
Asustor a réagi rapidement en publiant un premier correctif pour Copy Fail dès le 12/05 (voir l’annonce ici). Pour Dirty Frag, il faudra attendre encore quelques jours pour en savoir plus.
Pour ce qui est de Fragnesia, le fabricant n’a pas encore communiqué. La faille étant très récente, il faudra patienter encore quelques jours avant d’en savoir davantage.
TerraMaster
Terminons avec TerraMaster. Le fabricant chinois a indiqué que TOS 6 (et les versions précédentes) ne sont pas impactés par Copy Fail et Dirty Frag (comme Synology). En revanche, TOS 7, actuellement en version bêta, est bien concerné. Un correctif est déjà annoncé pour arriver très prochainement. Aucune information n’a été communiquée au sujet de Fragnesia.
En synthèse
Seuls les systèmes actuels de Synology et TerraMaster semblent épargnés par Copy Fail et Dirty Frag. Asustor a été le premier à publier un correctif (et le seul pour le moment), un autre ne devrait pas tarder. QNAP semble encore en phase d’analyse… Nous n’avons pas trouvé d’information concernant UGREEN.
Concernant Fragnesia, aucun fabricant n’a communiqué pour le moment.
Minisforum est en grande forme et annonce l’arrivée de 2 nouveaux NAS « All-Flash » : les S5 et S7. Ces machines reposent sur les processeurs Intel Core Ultra Série 3 et Intel Core Série 3. Elles illustrent surtout la volonté du constructeur de pousser l’IA générative directement dans les foyers et les petites entreprises… sans dépendre du cloud. Regardons de plus près ces nouveaux NAS.
S5 : le NAS qui veut se faire oublier
Le Minisforum S5 mise sur la discrétion et la performance. Ce NAS fonctionne exclusivement avec des SSD et n’a aucun ventilateur. Le boîtier dispose de 5 emplacements M.2 2280 PCIe 4.0 destinés aux SSD NVMe. Comme le montrent les visuels, le design est plutôt compact, sobre et moderne.
Photo fanlesstech.com
Le S5 est animé par un processeur Intel Core Series 3, sans plus de précision supplémentaire pour le moment. Il pourrait s’agir d’un IntelCore7350. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’il appartient à la famille Wildcat Lake et qu’il intègre un NPU capable d’atteindre 17 TOPS. Le NAS serait livré avec 16 Go de mémoire vive.
Côté connectique, le Minisforum S5 propose une configuration complète pour un format réduit :
2 ports USB4 ;
2 ports USB 3.2 Gen 2×2 ;
1 port réseau RJ45 10 Gb/s ;
1 port réseau RJ45 2,5 Gb/s ;
1 sortie HDMI 2.1
Toutes les interfaces sont positionnées à l’arrière du boîtier. Pour une machine aussi compacte, c’est assez impressionnant. On a vu des NAS bien plus volumineux et bien moins équipées.
S7 : une machine pensée pour le homelab
Le Minisforum S7 vise un public différent. Ce modèle reprend la plateforme MS-03 du constructeur et l’adapte dans une configuration NAS full-flash équipée de 7 emplacements NVMe.
Ici, le design est plus imposant et un écran LED est présent façade pour afficher l’état du système, l’activité réseau ou encore certaines informations de monitoring.
Le S7 est construit autour d’un processeur Intel Core Ultra 7 356H (16 cœurs) capable d’atteindre 4,7 GHz, épaulé par un iGPU Intel Xe3. Ce dernier obtient un score de 34 066 points selon Passmark. L’architecture intègre également un NPU pouvant atteindre 50 TOPS.
La connectivité réseau confirme clairement les ambitions du produit :
2 ports 10 Gb/s SFP+ ;
1 port RJ45 10 Gb/s ;
1 port RJ45 2,5 Gb/s ;
2 ports USB4.
Sur le papier, le S7 coche pratiquement toutes les cases du NAS orienté virtualisation, IA locale et homelab haut de gamme.
MinisCloud OS et MinisOpenClaw : l’IA locale
Comme le modèle N5 Max, Minisforum met en avant son système MinisCloud OS et MinisOpenClaw (son agent IA maison dérivée d’OpenClaw). Reste toutefois une question essentielle : un agent IA ne sert à rien sans modèle derrière lui. Toute la problématique sera donc de savoir si ces NAS disposeront réellement de suffisamment de puissance pour faire tourner des modèles d’IA localement dans de bonnes conditions. A noter que le système MinisCloud OS serait installé sur une clé USB.
Si Minisforum parvient à proposer une expérience fluide et des cas d’usage pertinents, ces machines pourraient être intéressantes pour les utilisateurs souhaitant conserver leurs données en local tout en profitant des outils IA modernes. Sur le papier, la proposition est séduisante…. mais il faudra vérifier ce que cela donne en conditions réelles.
En synthèse
Minisforum poursuit son offensive sur le marché des NAS avec 2 modèles clairement orientés IA locale et hautes performances réseau. Les S5 et S7 misent sur des SSD NVMe, une connectivité 10 Gb/s et des processeurs Intel intégrant des NPU dédiés à l’accélération IA. Une approche cohérente avec l’évolution du marché vers des solutions capables d’exécuter des modèles localement, sans dépendance au Cloud.
Les prix et dates de disponibilité n’ont pas encore été dévoilés, mais ces NAS sont à surveiller…
Le Minisforum N5 Max avait été présenté lors du CES 2026, mais on en sait désormais davantage à son sujet. Le constructeur a officialisé son prix ainsi que sa date de lancement. Avec son processeur AMD Ryzen AI Max+ 395, ce NAS à 5 baies s’annonce comme l’un des modèles les plus puissants jamais commercialisés sur le marché du stockage réseau. Voici ce qu’il faut retenir…
Minisforum N5 Max
Minisforum s’est imposé depuis 2018 comme un spécialiste reconnu des Mini PC performants. En 2025, la marque avait déjà fait une première percée sur le marché des NAS avec le N5 Pro, un modèle aux caractéristiques particulièrement ambitieuses.
Avec le N5 Max, le constructeur conserve le même châssis compact que les autres modèles de la gamme N5. L’appareil mesure 199 × 202,4 × 252,3 mm pour un poids d’environ 5 kg.
Ce nouveau boîtier embarque 5 baies SATA et 5 emplacements M.2 NVMe (1 slot PCIe 4.0 x4 et 4 slots PCIe 4.0 x1). Un SSD de 128 Go préinstallé accueille le système d’exploitation et occupe l’un des emplacements NVMe.
Le Minisforum N5 Max est construit autour d’un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395 (capable d’atteindre 5,1 GHz), épaulé par un iGPU Radeon 8060S, ainsi qu’un NPU affichant une puissance de 126 TOPS (tera-opérations par seconde). Le NAS serait livré avec 64 Go de mémoire LPDDR5x (non extensible).
Vous l’aurez compris, Minisforum positionne clairement ce modèle comme un véritable serveur local dédié à l’intelligence artificielle. L’objectif est de permettre l’exécution locale de modèles IA, sans dépendre d’infrastructures cloud externes. Selon le site PassMark, ce processeur obtient 55 141 points… un niveau de performances bien éloigné des configurations habituellement. À noter que le fabricant annonce un TDP de 55W.
Connectique
Le N5 Max ne fait aucun compromis côté connectivité. Le boîtier intègre notamment :
2 ports RJ45 10 Gb/s ;
2 ports USB4 à 80 Gb/s ;
1 port USB4 à 40 Gb/s ;
1 sortie audio-vidéo HDMI 2.1.
Une fiche technique qui vise clairement les usages professionnels avancés, le traitement de données massif ou encore les workflows vidéo lourds.
MinisCloud OS et MinisOpenClaw : l’IA locale au centre du projet
Le système maison MinisCloud OS intègre la plateforme MinisOpenClaw (OpenClaw préinstallé). Celle-ci propose un assistant IA local (images et vidéos déjà pris en charge, support de tous les fichiers prévu d’ici la fin du troisième trimestre 2026), une recherche sémantique, la gestion de snapshots ZFS, des machines virtuelles, l’isolation multicomptes et un contrôle de permissions en un clic (cette dernière devrait arriver un peu plus tard, d’ici fin 2026). L’objectif affiché est clair : offrir de l’IA générative et du traitement de données localement, sans dépendance au cloud.
Prix et disponibilité
Ce nouveau NAS vise les professionnels qui travaillent sur des fichiers lourds, les entreprises qui souhaitent exécuter des modèles d’IA locaux sans passer par un fournisseur cloud… ou encore les particuliers les plus exigeants.
Le N5 Max occupe donc clairement le sommet de la gamme, avec un écart tarifaire significatif justifié par une puissance de calcul sans équivalent dans ce segment.
Synology élargit son offre avec 2 nouvelles caméras IP : BC510 et TC510. Selon le fabricant, ces dernières sont conçues pour répondre aux besoins des entreprises et organisations à la recherche d’une solution flexible, intelligente et compatible avec différents environnements réseau. Mais une information, discrètement glissée dans leur fiche produit, mérite qu’on s’y arrête…
Synology BC510 & TC510
Ces nouvelles caméras viennent remplacer les BC500 et TC500 lancées en 2023. L’objectif ici est de proposer des produits combinant analyses IA, stockage et gestion dans le Cloud au sein d’une même architecture. Les BC510 et TC510 sont pensées pour fonctionner aussi bien avec l’environnement natif Synology qu’avec des systèmes tiers via le protocole standard ONVIF.
Sur le plan technique, les 2 modèles partagent les mêmes caractéristiques : capteur offrant une résolution de 2880 x 1620 px à 30 images par seconde, angle de vision horizontal de 110° et vision nocturne portant jusqu’à 30 mètres. Elles sont certifiées IP66 et IP67, garantissant une résistance élevée à la poussière, à la pluie et aux conditions extérieures difficiles. Des spécifications globalement similaires à celles des modèles précédents.
L’un des principaux arguments reste l’intégration de fonctions IA directement en périphérie, au niveau de la caméra elle-même. Cette approche permet de traiter les analyses localement plutôt que sur le serveur, avec pour objectif une meilleure réactivité et une réduction de la charge côté NAS.
Parmi les fonctionnalités annoncées : comptage de personnes et de véhicules, reconnaissance des plaques d’immatriculation, détection d’intrusion ainsi qu’Instant Search (système pour accélérer la recherche dans les archives vidéo). Ces outils s’adressent aux entreprises, commerces, sites industriels ou collectivités souhaitant automatiser une partie de leur surveillance sans multiplier les ressources matérielles.
Enfin, Synology anticipe déjà l’avenir en annonçant la compatibilité de ces modèles avec sa future plateforme de surveillance cloud VSaaS. Une façon de positionner les BC510 et TC510 comme des solutions évolutives, capables d’accompagner les besoins des organisations sur le long terme.
Le retour des licences
Contrairement aux précédentes générations de caméras du fabricant, les nouvelles Synology BC510 et TC510 nécessitent une licence Surveillance Station. Oui, vous avez bien lu… Jusqu’à présent, les caméras Synology intégraient directement leur licence, permettant une utilisation sans coût supplémentaire dans son écosystème de vidéosurveillance. C’était d’ailleurs un avantage concurrentiel clairement différenciateur.
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Pour rappel, chaque NAS Synology inclut par défaut 2 licences caméra pour Surveillance Station. Au-delà, l’ajout de nouvelles caméras impose l’achat de licences supplémentaires. Concrètement, une installation comprenant 4 caméras nécessite l’achat de 2 licences additionnelles, les 2 premières étant fournies avec le NAS.
Jusqu’ici, les caméras Synology échappaient à cette règle grâce à une licence embarquée directement dans le matériel. Avec les BC510 et TC510 (et également la BC800Z), ce fonctionnement semble définitivement abandonné. Ces nouveaux modèles nécessitent désormais une licence dédiée pour être exploitée dans Surveillance Station, au même titre que des caméras tierces Axis, Reolink, Sony, Foscam, etc.
anciennes générations
Pour l’heure, Synology n’a pas détaillé les raisons de ce changement. Difficile toutefois de ne pas y voir une évolution stratégique et commerciale autour de son activité de vidéosurveillance. Nous avons contacté le fabricant afin d’obtenir des éclaircissements. Cet article sera mis à jour dès que nous aurons de plus amples informations.
Prix et disponibilité
Les 2 caméras sont déjà disponibles à la commande. Il faudra débourser 299,95€ pour chacune des caméras (oui, elles sont au même prix). Un prix identique au lancement de la génération précédente.
Je viens tout juste de rentrer de vacances. Nous sommes partis en Sicile avec des amis, en explorant principalement l’Est de l’île : Syracuse, Taormine, l’Etna, etc. Un décor idéal pour tester un nouvel équipement que j’avais emporté dans mes bagages : le drone DJI NEO 2. Et clairement, je ne regrette pas mon choix…
Prise en main Neo 2
Je ne vais pas vous inonder de photos ou de vidéos ici. L’objectif est plutôt de partager mon retour d’expérience.
Il y a quelques années, j’avais acheté un drone Parrot en 2013. Je l’utilisais peu et je l’ai finalement revendu après 2 ans. Depuis, le marché a bien évolué… Les drones sont devenus bien plus accessibles et simples à utiliser. J’ai toujours été attiré par les images impressionnantes (vues aériennes) qu’ils permettent de prendre… mais je n’avais pas envie de passer des heures en réglage pour prendre une photo ou une vidéo. Mon besoin était simple : obtenir quelques prises de vue en hauteur facilement.
J’ai profité d’une promotion pour acheter le DJI NEO 2 à environ 200 €. Ce qui m’a attiré, c’est sa promesse de fonctionner de manière quasi-autonome.
Plusieurs modes de pilotage
Le drone peut être utilisé de plusieurs façons : via les boutons intégrés sur le côté (voir photo), l’application mobile, des commandes vocales et même avec des gestes de la main. Il propose une douzaine de modes automatiques (cercle, boomerang, rocket, suivi…), qui permettent de capturer facilement des séquences propres et dynamiques. Grâce à son LIDAR embarqué, il peut détecter et éviter les obstacles. Aussi, il suffit de présenter sa main, paume ouverte vers le haut pour que le drone viennent se poser. Sa vitesse maximale peut atteindre 12m/s (43,2km/s) !
À noter : il est compatible avec plusieurs radiocommandes DJI et casques FPV, à condition d’ajouter un émetteur-récepteur à l’arrière du drone (environ 20 €).
Comme vous pouvez le constater, il s’agit d’un petit drone, qui ne rivalise pas avec un modèle à plus de 1 000 €. Ce n’est pas l’objectif. Je cherchais un appareil léger (151 g), compact (147 × 171 × 41 mm) et accessible à toute la famille. Il dispose d’une mémoire interne de 49 Go.
En moins de 5 minutes (et avec quelques explications), ma fille cadette était capable de l’utiliser seule.
Qualité des photos et vidéos
Je n’ai utilisé le drone qu’en plein jour (pas testé la nuit). Par défaut, il est paramétré pour capturer des photos de 12 Mpx (format JPEG) et des vidéos 4K en 60 images par seconde (il peut monter jusqu’à 100 IPS). La plage ISO s’étend de 100 à 12 800 selon le fabricant, ce qui laisse à penser qu’il peut être polyvalent avec peu de luminosité.
Pour un usage en plein jour, les résultats sont franchement très très bien.
Autonomie : le point faible
L’autonomie est probablement le principal point faible de l’appareil. Sur le papier, on pourrait souhaiter mieux. En pratique, cela ne m’a pas posé de problème. Mes séquences n’ont jamais dépassé trois à quatre minutes : j’activais un mode et lançais le drone… il revenait et je le rangeais. Comptez environ 15 minutes en vol en tout sur une charge.
Pour le voyage, j’avais prévu une seconde batterie et une boîte de rangement. L’ensemble tenait sans problème dans mon sac Eastpak, à côté d’autres affaires. J’avais également prévu une batterie externe pour recharger (au cas où), mais je n’en ai pas eu besoin.
Sur le terrain (que ce soit sur l’Etna ou en bord de mer), je n’ai rencontré aucun souci lié au vent. Mais il a des limites ! Selon le fabricant, sa résistance maximale est de 10,7 m/s (force 5 sur l’échelle de Beaufort).
En synthèse
Non, je n’ai pas prévu de devenir influenceur spécialisé dans les drones. Cet achat répond à un usage simple et efficace. Oui, c’est un gadget. Non, ce n’est pas un outil professionnel. Et non, il ne remplacera jamais un drone haut de gamme. En revanche, il coche toutes les cases pour un usage grand public : léger, simple, rapide à prendre en main, avec une qualité photo et vidéo très satisfaisante pour ce segment de prix.
Depuis quelque temps, un mouvement de fond s’observe : un retour progressif vers les infrastructures locales. La raison ? Même s’il a de nombreux atouts, le Cloud ne coche plus toutes les cases dès que l’on parle de confidentialité des données, de latence ou simplement de coûts. C’est sur ce créneau que QNAP positionne son QAI-h1290FX. Un serveur de stockage pensé pour les charges de travail IA : LLM, architectures RAG, inférence en temps réel. Ici, il ne s’agit pas d’un simple NAS avec un logo IA collé dessus…
QNAP QAI-h1290FX
Le QAI-h1290FX est un boitier 12 baies SSD U.2 NVMe/SATA. Pas de disques rotatifs ici, on est clairement dans le registre des IOPS élevées, indispensables pour alimenter des pipelines de données intensifs ou soutenir l’inférence en temps réel sans créer de goulot d’étranglement côté stockage. Il est animé par un AMD EPYC 7302P (16 cœurs / 32 threads) pouvant atteindre 3,3 GHz. A noter que ce processeur a obtenu 32 114 points selon PassMark. Ce dernier est épaulé par 128 Go de RAM RDIMM DDR4 ECC extensible jusqu’à 1 To (8 × 128 Go)
Le QAI-h1290FX n’est pas un NAS comme les autres. Il est compatible avec les cartes NVIDIA RTX, notamment la RTX PRO 6000 Blackwell Max-Q, embarquant jusqu’à 96 Go de VRAM. Une capacité mémoire GPU qui change la donne pour quiconque veut faire tourner des LLM de taille respectable en local. La prise en charge de CUDA, TensorRT et du Transformer Engine vient confirmer l’orientation IA-first de la machine. On n’est pas sur un gadget, mais un outil capable d’accélérer des modèles de deep learning, de génération d’images ou de traitement du langage naturel.
Connectique
La connectivité est à la hauteur des ambitions du boîtier :
3 ports USB 3.0
2 ports réseau 2,5 Gb/s
2 ports réseau 25 Gb/s en SFP28
A noter la présence de 4 emplacements PCIe (3* Gen 4 x16 et 1* Gen 4 x8)
QuTS hero et l’écosystème logiciel
Côté système, on est sur du QuTS hero, basé sur ZFS. On retrouve les fonctionnalités attendues pour un usage professionnel : déduplication, snapshots, intégrité des données. Rien de révolutionnaire pour les habitués de la gamme… Container Station et Virtualization Station permettent de gérer des environnements bénéficiant d’un accès direct au GPU, ce qui permet aux équipes de déployer des modèles sans friction et sans reconfiguration complexe.
Plusieurs outils populaires dans l’écosystème IA open source sont préinstallés :
AnythingLLM, OpenWebUI, Ollama : pour monter rapidement un LLM privé ;
vLLM* : moteur d’inférence LLM ;
Stable Diffusion*, ComfyUI* : pour la génération d’images ;
n8n* : pour l’automatisation et les workflows sans code.
C’est une approche « prêt à l’emploi » qui tranche avec les serveurs IA nus que l’on retrouve chez certains concurrents.
En synthèse
Le QNAP QAI-h1290FX est un serveur de stockage conçu de bout en bout pour répondre aux besoins d’IA on-premise. L’alliance d’un stockage full-flash NVMe, d’un processeur EPYC et d’une compatibilité GPU NVIDIA en fait une plateforme intéressante pour les entreprises qui souhaitent reprendre la main sur leur stratégie IA (sans dépendre du cloud ou exposer leurs données).
Les logiciels faciles à installer (Ollama, OpenWebUI, n8n…) abaissent la barrière à l’entrée, ce qui est un point fort pour les équipes IT non spécialisées. Reste à connaître son prix et la date de disponibilité…
Avec le ZimaCube 2, IceWhale ambitionne de bousculer le marché des NAS. Fini le simple boîtier que l’on installe dans un coin pour stocker ses données. Le fabricant veut transformer le NAS en un véritable serveur domestique polyvalent, capable de gérer le stockage, la domotique, mais aussi des usages plus avancés comme l’IA en local…
ZimaCube 2
Le ZimaCube 2 est un boîtier avec 6 baies pouvant recevoir des SSD et disques durs 3,5 pouces. À cela s’ajoutent 4 emplacements M.2 NVMe. Le système (voir ci-dessous) est préinstallé sur un SSD interne de 256 Go et sur un autre emplacement dédié. Ce nouveau NAS est construit autour d’un processeur Intel Core de 12e génération (Core i3 ou Core i5) épaulé par de la mémoire DDR5.
3 configurations = 3 usages
La gamme se décline en 3 modèles :
ZimaCube 2 est un boitier gris avec un Core i3-1215U et 8 Go de DDR5
ZimaCube 2 Pro est un boitier noir avec un Core i5-1235U et 16 Go DDR5
Creator Pack identique au Pro avec 64 Go DDR5, 1 To de NVMe et une NVIDIA RTX PRO 2000
Pour rappel, l’Intel Core i3-1215U a obtenu un score Passmark de 10 196 points. De son côté, l’Intel Core i5-1235U a obtenu 12 595 points.
Connectique
Pour les interfaces de connexion, le ZimaCube 2 propose:
À l’avant : 3 ports USB 3.0 (dont 1 Type-C), 1 sortie audio 3,5 mm ;
Les modèles Pro et Creator Pack disposent également d’un port réseau 10 Gb/s.
Le NAS dispose également de 2 emplacements PCIe (PCIe 4.0 x16 et PCIe 3.0 x8), permettant d’installer une carte graphique, un accélérateur IA ou encore une carte réseau supplémentaire.
ZimaOS
Le système maison se nomme ZimaOS (intégration native de CasaOS). Il est basé sur un Linux Debian et Docker. Il propose une boutique d’applications (800 différentes) permettant de déployer en un clic Plex, Jellyfin, Immich, Nextcloud, Home Assistant… Le gestionnaire de fichiers regroupe NAS local, stockage cloud et périphériques USB dans une même interface.
Pour les utilisateurs qui le souhaitent, TrueNAS, Proxmox, ou Unraid sont compatibles sur ce matériel.
QNAP annonce le lancement d’une nouvelle gamme de switches : QSW-L2110. Derrière ce nom se cachent des produits destinés aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers exigeants. Les modèles QSW-L2110-2S8T et QSW-L2110-10T sont administrables et s’inscrivent dans une tendance de fond : démocratiser le Multi-Gig sans se ruiner. Les prix démarrent à partir de 139 €.
QSW-L2110-2S8T et QSW-L2110-10T : le Multi-Gig accessible
QSW-L2110-2S8T
Le QSW-L2110-2S8T dispose 8 ports 2,5 Gb/s RJ45 et 2 ports 10 Gb/s SFP+, ce qui permet de structurer un réseau hybride performant. Cette configuration est plutôt pertinente pour raccorder des NAS, des switches cœur de réseau ou encore un routeur compatible.
QSW-L2110-10T
De son côté, le QSW-L2110-10T mise sur une approche full RJ45 avec 8 ports 2,5 Gb/s et 2 ports 10 Gb/s. Une solution adaptée aux infrastructures existantes câblées en RJ45, qui simplifie les déploiements et limite les coûts d’installation.
Dans les 2 cas, le gain de performance par rapport au gigabit traditionnel est réel et immédiatement : transferts de fichiers volumineux, virtualisation, production vidéo, etc. Il est important de noter que ces nouveaux produits sont sans ventilateur. Ils pourront donc être installés facilement, y compris sur un bureau.
Gestion simplifiée, mais suffisante
Les 2 switches s’appuient sur le système QSS (QNAP Switch System), déjà bien connu sur d’autres équipements de la marque. Depuis l’interface Web, on retrouve les fonctions essentielles de niveau 2 : VLAN, QoS, agrégation de liens (LACP), etc.
On reste sur une gestion allégée par rapport aux modèles plus haut de gamme… mais cela reste largement suffisant pour la majorité des usages. C’est totalement assumé et cohérent au regard du positionnement tarifaire.
Monter en débit sans tout reconstruire
L’atout majeur de la gamme QSW-L2110, c’est sa capacité à moderniser son infrastructure existante sans repartir de zéro. Le support du 2,5 Gb/s est compatible avec du câblage Cat 5e, ce qui évite de refaire son installation… Les ports 10 Gb/s du modèle apportent une couche de scalabilité supplémentaire, idéale pour connecter un NAS performant, consolider un réseau…
En synthèse
QNAP propose une solution cohérente pour les petites structures et les particuliers exigeants. Ces nouveaux produits permettent de passer au Multi-Gig sans se heurter à une complexité inutile… et cerise sur le gâteau, ils sont administrable via QSS. C’est plutôt rare pour ce type de produits.
Ces nouveaux modèles devraient arriver d’ici quelques jours. Côté tarif, le fabricant annonce :
QSW-L2110-2S8T : 139€ HT
QSW-L2110-10T : 189€ HT
L’équilibre entre performances, simplicité de gestion et rapport qualité/prix est bien maîtrisé. Difficile de trouver à redire sur le positionnement.
Aujourd’hui nous recevons sur Cachem, Chad CHIANG, Directeur Général de Synology France. Il a pris ses fonctions en janvier de cette année au siège de Paris La Défense et supervise la France, le Benelux, l’Europe du Sud et l’Afrique.
Cachem : Bonjour Chad, merci de prendre quelques minutes pour répondre à nos questions. Vous arrivez dans un contexte un peu particulier pour Synology. Comment abordez-vous cette prise de fonction ?
Chad : J’aborde cette mission avec la volonté de donner la priorité à l’écoute. Prendre mes fonctions de directeur général pour l’Europe implique de trouver un équilibre entre les attentes élevées d’une base d’utilisateurs très avertis en matière de technologie et notre expansion rapide dans le secteur B2B. Mon objectif est de veiller à ce que, malgré notre croissance, nous ne perdions pas « l’ADN de Synology », cette alliance parfaite entre un matériel abordable et des logiciels intuitifs.
Cachem : Les équipes en France continuent de grandir. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Chad : La France est l’un de nos marchés les plus dynamiques. Nous renforçons significativement notre présence locale à Paris afin d’offrir un meilleur support technique et un accompagnement dédié à nos partenaires entreprises. La croissance ne se limite pas aux ventes : il s’agit aussi d’avoir des experts sur le terrain capables d’accompagner une PME française comme une grande institution dans la définition de leur stratégie de résilience des données.
Cachem : Synology reste un acteur majeur du NAS, mais certains utilisateurs évoquent une forme de stagnation ces dernières années, tant sur le matériel que sur DSM. Partagez-vous ce constat ?
Chad : Je comprends cette perception, mais je ne pense pas que nous soyons à l’arrêt. Notre priorité a évolué : nous sommes passés d’une logique de “spécifications pour le simple plaisir de spécifications” à un focus sur la stabilité et la fiabilité des systèmes. Dans l’univers des NAS, être “ennuyeux” est souvent une qualité : cela signifie que vos données sont en sécurité. Cela dit, nous continuons d’innover, notamment sur les volumes NVMe et les réseaux à haut débit sur une plus large gamme de produits.
Cachem : Justement, parlons d’un sujet qui a fait beaucoup réagir en 2025 : la politique autour des disques durs et SSD. Synology a d’abord imposé ses propres disques sur les modèles Plus, avant de faire partiellement machine arrière avec DSM 7.3. Beaucoup d’utilisateurs ont parlé d’un écosystème fermé, voire d’un “DRM matériel”. Que s’est-il passé ?
Chad : L’objectif était, et reste, de garantir un niveau maximal de disponibilité et de fiabilité en utilisant des disques dont le firmware est validé par nos équipes. Cela dit, nous avons bien entendu les retours de la communauté. Avec DSM 7.3sorti en octobre dernier, nous avons réintroduit plus de flexibilité. Notre intention n’est pas d’enfermer les utilisateurs, mais de proposer une offre “sans compromis” pour ceux qui ont besoin d’une fiabilité 24/7. Pour les autres, l’écosystème reste ouvert. Nous apprécions les retours de la communauté, et c’est une bonne leçon pour nous.
Cachem : Plus globalement, ce changement de cap a pu fragiliser la confiance des utilisateurs historiques, qui appréciaient justement la flexibilité de Synology. Comment comptez-vous la regagner ?
Chad : La confiance se regagne par la transparence et la performance. Nous réaffirmons notre engagement envers le segment “prosumer”. Cela se traduira dans nos prochaines évolutions matérielles et logicielles, en prenant en compte les retours sur des éléments comme les ports 2.5GbE ou la mémoire extensible. Nous voulons démontrer qu’il n’est pas nécessaire de choisir entre un outil professionnel et un système flexible.
Cachem : Autre sujet : les routeurs. Synology avait suscité beaucoup d’intérêt avec sa gamme RT, mais depuis plusieurs années, les évolutions sont quasi inexistantes. Le segment est-il toujours stratégique ? Certains utilisateurs ont le sentiment d’un abandon progressif face à une concurrence très dynamique… Peut-on attendre du nouveau à court terme ?
Chad : La plateforme SRM (Synology Router Manager) n’est pas abandonnée. La concurrence est forte, mais notre force réside dans la sécurité et la gestion des VPN. Nous ne sortons pas cinq routeurs par an, car nous voulons que ceux que nous lançons restent pertinents pendant plusieurs années. Nous continuons également à publier des mises à jour régulières et la dernière date de février 2026. https://www.synology.com/fr-fr/releaseNote/SRM
Cachem : Parlons maintenant de DSM. La version 7.3 a apporté des ajustements, mais reste relativement modeste en termes de nouveautés. Où en est DSM 8 ? Peut-on s’attendre à une vraie rupture ou simplement à une continuité de DSM 7 ?
Chad : Si DSM 7.x était axé sur le perfectionnement et l’hybridation avec le cloud (C2), la prochaine version marquera une avancée majeure avec l’intégration de l’IA dans la gestion. Nous travaillons sur des systèmes capables de s’auto-optimiser et sur une déduplication des données plus intelligente. L’objectif est clair : rendre le NAS plus autonome et réduire les interventions manuelles.
Cachem : Synology s’est fortement orienté vers les entreprises. Quels sont vos avantages face à des acteurs comme Dell EMC ou NetApp ?
Chad : Notre principal avantage réside dans le coût total de possession (TCO) et la simplicité d’utilisation. Il n’est pas nécessaire de suivre une formation spécialisée pendant une semaine pour gérer un cluster Synology. Nous proposons des fonctionnalités de niveau entreprise (snapshots, réplication, sauvegarde, etc) sans les coûts de licences élevés souvent pratiqués par nos concurrents.
Cachem : Synology développe également ses activités dans la vidéosurveillance. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Chad : La vidéosurveillance est l’un de nos piliers de croissance les plus rapides. En intégrant nos propres caméras Synology à Surveillance Station, nous avons mis au point une solution d’analyse avec IA prête à l’emploi. Nous ne sommes plus seulement un espace de stockage de vidéos ; nous sommes désormais une plateforme qui les analyse en temps réel pour fournir des informations concrètes en matière de sécurité.
Cachem : Le BeeStation avait surpris lors de son lancement. La frontière entre le BeeStation (version Plus) et un NAS est assez étroite. Quelle est sa place aujourd’hui ?
Chad : BeeStation est une porte d’entrée vers l’écosystème Synology. Il s’adresse aux particuliers ou aux créatifs sans expertise IT, qui trouvent le NAS encore trop complexe mais qui ont dépassé les limites du stockage cloud classique. Il ne remplace pas le cloud, il le complète en apportant un stockage local, intelligent et rapide.
Cachem : Cet interview touche à sa fin, souhaitez-vous adresser un dernier mot à nos lecteurs ?
Chad : Aux lecteurs de Cachem et à la communauté tech française : merci d’être nos critiques les plus exigeants. Vos retours nous empêchent de devenir un acteur figé. Nous entrons dans une ère où la souveraineté des données est plus importante que jamais, et Synology s’engage à vous redonner le contrôle, que vous soyez freelance ou une grande entreprise du CAC 40. Synology ne propose pas seulement des produits, mais une véritable alternative de confiance sur le marché.
Accéder à son NAS depuis l’extérieur n’a rien de compliqué… mais toutes les méthodes ne se valent pas. Certaines privilégient la simplicité, d’autres la sécurité ou les performances. Si vous possédez un NAS, vous vous êtes probablement déjà demandé quelles solutions existent et quelles sont leurs différences. Voici un rapide tour d’horizon, avec les bonnes pratiques à connaître
Accès à distance
Quand on possède un NAS, on devient vite exigeant en matière de sécurité. Pendant longtemps, il était strictement impossible d’accéder à mon NAS depuis l’extérieur. Et puis, les usages ont changé, les enfants ont grandi… nos besoins ne sont plus les mêmes.
La question n’est donc plus “faut-il y accéder ?” mais plutôt “comment le faire correctement ?”
Accès facile des constructeurs
Les fabricants de NAS proposent des solutions clés en main, très simples à configurer. Chacun propose son propre service de type Cloud Relay.
Service
Accès
Synology
QuickConnect
quickconnect.to/mon-id
QNAP
myQNAPcloud Link
qlink.to/mon-id
ASUSTOR
EZ-Connect
mon-id.ezconnect.to
UGREEN
UGREENlink
ug.link/mon-id
TerraMaster
TNAS.online
tnas.online/mon-id
L’activation se fait généralement en un clic, sans configuration réseau ni redirection de port. Ces services fonctionnent via un serveur relais hébergé par le fabricant. Cela signifie que vos données transitent par une infrastructure tierce. Même si elles sont chiffrées, cela implique une dépendance à l’écosystème du fabricant… et des performances souvent en retrait.
Sa simplicité extrême pousse de nombreux utilisateurs à l’activer sans en mesurer les implications, d’autant que certains fabricants la proposent dès le premier démarrage. C’est tellement simple que personnellement, je trouve cela dangereux.
DDNS
Le DDNS (Dynamic DNS) permet d’associer une adresse IP publique (celle de votre Box qui change régulièrement) à un nom de domaine fixe. Vous pouvez acheter un domaine (.fr, .com, .eu…) pour quelques euros par an chez un registrar comme OVH ou Cloudflare, ou opter pour un sous-domaine gratuit via des services tiers tels que ChangeIP, FreeDNS, ou ceux proposés directement par les fabricants de NAS. Dans ce dernier cas, vous n’aurez pas la maîtrise totale du nom de domaine.
Cette méthode nécessite une redirection de port sur votre routeur. Il est également possible d’intégrer un reverse proxy (directement sur le NAS ou sur un autre équipement) pour gérer proprement un domaine et ses sous-domaines avec HTTPS.
VPN auto-hébergé
Héberger son propre serveur VPN est la solution offrant le meilleur rapport sécurité/contrôle. Le VPN constitue une porte d’entrée chiffrée vers votre réseau domestique. Pour accéder au NAS, vous devez d’abord vous authentifier via ce tunnel sécurisé… vous êtes connectés ensuite comme si vous étiez en local.
Le serveur VPN peut être installé sur :
Votre Box ou routeur ;
Un appareil dédié comme un Raspberry Pi ;
Le NAS lui-même.
Je recommande WireGuard, qui combine une sécurité élevée avec d’excellentes performances, notamment en mobilité. C’est la solution que je privilégie personnellement. La contrepartie, c’est que sa configuration est plus technique que les autres méthodes. Elle nécessite également une redirection d’un port sur votre Box.
VPN hybride (mesh VPN)
Des solutions comme Tailscale proposent une approche simplifiée du VPN. Il suffit d’installer l’application sur le NAS et sur vos appareils, puis de se connecter avec un compte. La mise en relation entre les appareils est gérée automatiquement, sans configuration réseau.
Ces outils sont bien sécurisés (chiffrement de bout en bout), mais les données transitent via les serveurs de l’éditeur pour l’établissement de la connexion. Les performances sont souvent inférieures à un VPN auto-hébergé. L’offre gratuite est souvent suffisante pour un usage personnel…
Cloudflare Tunnel
Cloudflare Tunnel permet d’exposer son NAS via un nom de domaine, sans ouvrir le moindre port sur votre box… et en bénéficiant de la protection applicative de Cloudflare (WAF, gestion des accès, authentification à deux facteurs…).
Le fonctionnement repose sur un agent installé sur le NAS (généralement via Docker), qui établit une connexion sortante vers les serveurs Cloudflare. C’est ce tunnel qui permet l’accès depuis l’extérieur, sans exposition directe de votre réseau. La limite principale reste la même que pour toute solution cloud : vous faites confiance à un tiers pour le transit de vos données.
Rappel de sécurité
Dès qu’un NAS est accessible depuis Internet, il devient une cible potentielle. Des robots scannent en permanence le Web à la recherche de services exposés et des failles exploitables.
Je vous recommande d’appliquer un minimum de règles de sécurité :
Activez le blocage automatique après plusieurs tentatives de connexion infructueuses ;
Désactivez les comptes par défaut (admin, guest) ;
Activez le pare-feu du NAS ;
Utilisez un mot de passe robuste (majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux) ;
Changez les ports par défaut ;
Forcez l’utilisation du HTTPS (redirection HTTP vers HTTPS) ;
Maintenez votre NAS à jour (système et applications) ;
Mettez en place des sauvegardes régulières…
Il faut respecter toutes ces règles, voire plus…
En synthèse
Accéder à son NAS à distance est aujourd’hui indispensable, mais cela ne doit pas se faire au détriment de la sécurité. Plus une solution est simple à activer, plus elle mérite d’être questionnée. Prenez le temps de comprendre vos besoins et privilégiez toujours une approche sécurisée, même si elle demande un peu plus d’effort à la mise en place.
J’espère que vous allez bien. Les beaux jours sont enfin de retour et certains d’entre vous sont peut-être déjà en vacances… je dois avouer que je vous envie un peu Mais pas d’inquiétude, mon tour arrive bientôt… J’ai aussi prévu de lever le pied quelques jours.
Du côté de Cachem, j’ai fait quelques petits ajustements récemment. Rien de révolutionnaire, mais des petites optimisations pour garder un site toujours aussi rapide et agréable à parcourir. Le thème que j’utilise continue d’évoluer régulièrement depuis 2019.
Suite à mon article sur mes doutes, plusieurs idées intéressantes ont émergé. Parmi elles : une newsletter. Je vous le dis franchement, je n’ai jamais été un grand adepte… même si j’en lis quelques-unes. Tout le monde ne passe pas sur Cachem tous les jours (ni même toutes les semaines). Cette newsletter mensuelle sera donc là comme un rappel simple et pratique : l’essentiel à ne pas manquer, sans spam ni blabla inutile. L’objectif ? Vous partager les nouveautés, quelques trouvailles, et remettre en avant certains contenus passés entre les mailles du filet ou plus ancien mais toujours d’actualité comme ce guide pour nettoyer votre NAS. En résumé : un concentré de Cachem (mais pas seulement), avec une petite touche de fun en plus.
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Côté séries TV, j’ai enchaîné ces derniers temps : la dernière saison de Bad Sisters, toujours aussi réussie ; The Rookie, qui se laisse regarder tranquillement ; Shrinking, qui reste clairement l’une de mes favorites (bonne nouvelle : une saison 4 a déjà été commandée par Apple).
Je vous laisse en vous souhaitant une bonne semaine,
FX
Discrètement, OVHcloud a modifié les règles autour de son extension maison. Lors de la recherche d’un nom de domaine en .ovh, un message apparaît désormais : « L’extension .ovh n’est temporairement plus disponible à l’enregistrement, mais le renouvellement reste possible. En attendant, nous vous invitons à essayer une autre extension (.com, .fr, .net…) ». Cela soulève plusieurs questions…
Extension .ovh, une option populaire
Lancée comme une alternative économique, l’extension .ovh s’était rapidement imposée : auto-hébergement, développeurs, possesseur de NAS… Son principal argument, un tarif ultra-agressif : 1,99 € HT par an. Dans un contexte où les extensions classiques voient leurs prix augmenter, le .ovh représentait une solution idéale pour multiplier les projets sans exploser son budget. Beaucoup d’entre vous l’utilisaient…
Pourquoi cette suspension ?
OVHcloud n’a pas communiqué officiellement sur les raisons. Plusieurs hypothèses circulent :
Rentabilité insuffisante : à ce tarif, la marge est inexistante ;
Abus et spam : les extensions peu chères attirent souvent des usages malveillants (phishing, détournement de domaine) ;
Repositionnement stratégique : rationaliser l’offre et recentrer les activités.
Quelle que soit la raison, le caractère “temporaire” reste flou. Rien n’indique à ce jour un retour à court terme…
Quel impact pour les utilisateurs ?
Pour les détenteurs existants (ceux qui ont déjà un domaine .ovh), pas de panique : les domaines restent actifs et renouvelables. En revanche, il est désormais impossible d’enregistrer de nouveaux noms en .ovh. Pour tout nouveau projet, il faudra se tourner vers d’autres extensions.
Quelles alternatives ?
Les utilisateurs orientés homelab et auto-hébergement peuvent prendre :
.fr / .be / .eu : fiable, avec un référencement local ;
.com : universel mais plus onéreux…
Attention au prix d’appel : certaines extensions affichent des tarifs très attractifs la première année, mais le renouvellement peut réserver de mauvaises surprises. L’extension .site par exemple est proposée à 0,99€ la première année, puis passe à 32,99 € les années suivantes.
Un signal pour le marché
Malheureusement, cette décision met en lumière une tendance de fond : le modèle des domaines low-cost atteint ses limites. Entre hausse des coûts opérationnels, lutte contre les abus et exigences de qualité… les registrars ajustent leur stratégie.
Pour les utilisateurs, le message est clair : mieux vaut privilégier la stabilité et la pérennité d’une extension plutôt que de se fier au seul critère du prix.
Choisir un NAS peut vite devenir un casse-tête. Entre les marques, les modèles, le nombre de baies, les performances, le RAID ou encore les usages possibles, il est facile de s’y perdre… et de faire un mauvais choix. Et pourtant, dans de nombreux cas, quelques critères suffisent pour trouver le modèle adapté à ses besoins.
Les erreurs les plus fréquentes
Avec le recul, on observe souvent les mêmes erreurs :
Choisir un NAS trop puissant (et donc trop cher) par rapport à son usage ;
Sous-estimer ses besoins en stockage ;
Ne pas vérifier les fonctionnalités disponibles ;
Négliger la sécurité ou la sauvegarde.
Résultat : un équipement mal exploité… ou qu’il faut remplacer plus tôt que prévu.
Les critères essentiels pour choisir un NAS
Plutôt que de se focaliser sur les fiches techniques, mieux vaut commencer par l’essentiel.
L’usage principal :
Sauvegarde de fichiers
Stockage de photos et vidéos
Serveur multimédia (Plex, streaming)
Usage avancé (Docker, virtualisation)
Pour moi, c’est LE critère le plus important.
Le nombre d’utilisateurs :
1 à 2 utilisateurs → NAS 2 baies
Famille ou équipe → NAS 4 baies recommandé
Plus il y a d’utilisateurs, plus les besoins en performances et en stockage augmentent. Cela peut sembler évident, mais c’est souvent sous-estimé…
L’évolutivité
Un NAS est un investissement sur plusieurs années. Il est donc préférable de prévoir :
un peu plus de capacité que nécessaire ;
une solution évolutive (RAM, disques, extensions).
Anticiper permet d’éviter un remplacement prématuré !
En pratique
Dans la majorité des cas :
Un NAS 2 baies suffit pour débuter ;
Un NAS 4 baies apporte plus de confort et de sécurité ;
Les fabricant comme Synology, QNAP, Asustor ou TerraMaster couvrent la plupart des besoins…
Il est inutile de viser trop haut dès le départ, mais de nombreux utilisateurs commencent avec un NAS 2 baies et un an après… passent sur le modèle 4 baies.
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En 2026, le Wi-Fi 7 n’est plus une promesse marketing ni une technologie en cours de développement. La norme IEEE 802.11be existe depuis 2024, certifiée et progressivement déployée sur les équipements grand public comme professionnels. Mais au-delà des effets d’annonce, que vaut vraiment le Wi-Fi 7 aujourd’hui ? Est-il pertinent de s’équiper ? Et surtout, quels bénéfices concrets peut-on en attendre ?
Wi-Fi 7 en 2026
Le Wi-Fi 7 repose sur la norme IEEE 802.11be. De nombreux appareils affichent leur compatible avec le Wi-Fi 7 : routeurs, téléphones, ordinateurs, cartes réseau… facilitant l’adoption progressive.
Contrairement aux générations précédentes, le Wi-Fi 7 ne se limite pas à une augmentation brute des débits. Il introduit des optimisations profondes au niveau de la couche physique et de la gestion du spectre… afin d’améliorer les performances, la latence et la fiabilité.
Des performances largement supérieures
Sur le papier, le Wi-Fi 7 affiche des débits théoriques jusqu’à 46 Gb/s, contre 9,6 Gb/s pour le Wi-Fi 6. Cette hausse repose sur plusieurs innovations clés :
Utilisation des bandes 2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz ;
Canal 320 MHz (bande 6 GHz, sur un 1 canal en Europe) ;
Modulation avancée 4096-QAM (4K-QAM) ;
Amélioration du MIMO (Multiple Input Multiple Output).
À noter : les canaux 320 MHz et la modulation 4096-QAM nécessitent des conditions idéales (signal fort, faible distance) et ne sont pas supportés par tous les téléphones du marché. Certains restent limités à 160 MHz et un MIMO 2×2 pour des contraintes physiques d’antenne.
Résultat :
Débits plus élevés ;
Meilleure stabilité ;
Réduction de la congestion réseau ;
Meilleure gestion des interférences.
Ces améliorations sont visibles dans les environnements avec de nombreux appareils connectés, les zones d’habitations denses… ou encore les environnements professionnels.
MLO : la fonctionnalité clé du Wi-Fi 7
La principale innovation du Wi-Fi 7 est le Multi-Link Operation (MLO). Cette technologie permet à un appareil d’utiliser simultanément plusieurs bandes de fréquence et canaux. En pratique, cela signifie :
Une agrégation de liens pour augmenter les débits ;
Une réduction significative de la latence ;
Une meilleure résilience face aux perturbations.
source : tp-link.com
Contrairement aux générations précédentes, où les appareils basculaient d’une bande à l’autre, le MLO permet une utilisation parallèle. La promesse est belle… mais en pratique, le support du MLO reste encore inégal sur les routeurs grand public. Pour le moment, la plupart des appareils mobiles ne l’activent pas pour préserver leur autonomie.
Tableau comparatif Wi-Fi 7 vs Wi-Fi 6E vs Wi-Fi 6
Voici un rapide tableau pour comprendre les différences :
Caractéristiques
Wi-Fi 6
(802.11ax)
Wi-Fi 6E
(802.11ax étendu)
Wi-Fi 7
(802.11be)
Année de la norme
2019
2020
2024
Bandes de fréquences
2,4 / 5 GHz
2,4 / 5 / 6 GHz
2,4 / 5 / 6 GHz
Largeur de canal max
160 MHz
160 MHz
320 MHz (6 GHz)
Modulation
1024-QAM
1024-QAM
4096-QAM
(4K-QAM)
MIMO (Entrées-Sorties Multiples)
MU-MIMO
MU-MIMO
MU-MIMO + améliorations
OFDMA
Oui
Oui
Oui (plus efficace)
Multi-Link Operation (MLO)
Oui
Latence
Réduite
Réduite
Faible (MLO, suivant l’équipement)
Débit théorique max
9,6 Gb/s
9,6 Gb/s
46 Gb/s
Débit réel attendu
1 Gb/s
1,5 à 2 Gb/s
2 à 5 Gb/s
Gestion des interférences
Bonne
Très bonne
(6 GHz)
Excellente
Usage cible
Grand public
Environnements denses
Usages intensifs / temps réel
Quels usages concret
Le Wi-Fi 7 prend tout son sens avec l’évolution des usages, de plus en plus exigeants :
Streaming vidéo en 4K et 8K (avec ou sans compression) ;
Applications professionnelles temps réel (visioconférence, outils collaboratifs)
Des entreprises comme Microsoft ou NVIDIA développent déjà des services qui tirent parti de ces nouvelles capacités réseau.
Compatibilité et équipement en 2026
Les routeurs Wi-Fi 7 sont désormais disponibles chez la plupart des fabricants. Les Box opérateurs (FAI) compatibles sont déjà en cours de déploiement. Comme indiqué précédemment, de plus en plus de téléphones haut de gamme sont déjà compatibles, comme les PC récents.
Faut-il passer au Wi-Fi 7 ?
Le passage au Wi-Fi 7 dépend de votre usage. Si vous disposez d’une connexion fibre (rapide) à la maison et que vous avez des appareils compatibles, vous êtes clairement dans la cible. Si en plus vous utilisez des services exigeants, vous devez sérieusement y penser.
Par contre, si votre usage est limité et que vous êtes déjà en Wi-Fi 6 (voire Wi-Fi 6e), la question peut se poser… mais sincèrement, vous avez encore le temps. Il y aura un gain, mais pas forcément perceptible au quotidien.
Il faut également garder en tête que si votre besoin est la bande 6 GHz et ses avantages en termes de congestion, le Wi-Fi 6E y répond déjà très bien pour un coût souvent inférieur.
En synthèse
Le Wi-Fi 7 représente une belle avancée dans l’évolution des réseaux sans fil. Grâce à plusieurs innovations comme le MLO, la modulation 4K-QAM ou le 320 MHz, il ne se contente pas d’accélérer les débits… il améliore profondément l’expérience réseau.
En 2026, il devient un choix pertinent pour les utilisateurs exigeants et les environnements connectés. Pour les autres, le Wi-Fi 6 reste une solution largement suffisante.
Et vous, avez-vous sauté le pas ? N’hésitez pas à laisser un commentaire…
Le marché du stockage professionnel continue de monter en puissance. ASUSTOR annonce un nouveau NAS rackable : Lockerstor 24R Pro Gen2. Ce modèle vise les entreprises exigeantes, avec une capacité de stockage importante, des performances élevées et une sécurité avancée… regardons de plus près ce nouveau boitier.
Lockerstor 24R Pro Gen2 (AS7224RDX)
Le Lockerstor 24R Pro Gen2 est un NAS rackable équipé de 24 baies pouvant acceuillir des disques durs ou SSD. Il dispose également de 4 emplacements pour des SSD NVMe (PCIe Gen 5) pour accélérer les performances via du cache ou pour du stockage rapide. Dans sa configuration maximale, il peut atteindre 768 To et même dépasser le pétaoctet avec une extension Xpanstor
Sous le capot, ce NAS embarque un processeur octo-core AMD Ryzen 7 Pro 7745, capable d’atteindre 5,3 GHz. Il est accompagné de 16 Go de RAM DDR5 ECC, extensible jusqu’à 192 Go. Cette configuration assure à la fois puissance de calcul, stabilité et évolutivité pour les charges de travail intensives.
Connectique et performance
Côté connectique, le Lockerstor 24R Pro Gen2 est orienté performance réseau. Il embarque 2 ports 10 Gb/s et 2 ports 1 Gb/s pour de la redondance par exemple. Selon le fabricant, les débits pourrait atteindre 2300 Mo/s en lecture et 1900 Mo/s en écriture séquentielles.
Le NAS propose également 4 ports USB 3.0, 1 sortie HDMI (service uniqueemnt). À cela s’ajoutent 2 emplacements PCIe (Gen5 x8 et Gen5 x4), offrant des possibilités d’extension supplémentaires selon les besoins.
Il est important de noter que ce boitier dispose de 2 alimentations certifiées 80 PLUS Platinum pour la redondance.
En synthèse
Avec ce modèle 24 baies, ASUSTOR complète sa gamme Lockerstor Pro Gen2… Le positionnement est clair : répondre aux besoins des entreprises manipulant des volumes de données importants. La capacité d’évolution, notamment au-delà du pétaoctet, en fait une solution pérenne.
Les performances réseau annoncées et l’intégration d’un processeur Ryzen renforcent sa légitimité sur les charges intensives. L’évolutivité matérielle via PCIe est également un point intéressant pour les infrastructures spécifiques. Enfin, l’ensemble des caractéristiques en fait un NAS rackable solide et adapté aux environnements modernes.