Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

NAS DIY prêts à l’emploi en 2026

NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Vous recherchez un NAS performant et abordable, mais vous n’avez ni l’envie, ni le temps (ou tout simplement les compétences) pour monter un boîtier de A à Z ? Entre les NAS classiques de marques comme Synology, QNAP ou Asustor et le DIY intégral, il existe une troisième voie…

NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Matériel tout prêt

Les NAS se sont largement démocratisés ces dernières années, notamment grâce à des fabricant comme Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ou Ugreen. Vous achetez le boitier, vous insérez les disques : c’est fini. Tout est prêt, le câblage interne est déjà fait, le système d’exploitation est pré-installé, l’interface d’administration est facile à utiliser… mais l’écosystème est relativement fermé avec des applications propriétaires. Enfin, il y a également le prix.

DIY

À l’opposé, les puristes iront sur le DIY (Do It Yourself ou fais le toi même) où il faut choisir la carte mère, le processeur, la mémoire vive compatible, le boîtier, l’alimentation, le refroidissement… chaque composant doit être sélectionné avec soin, puis assemblé avant d’installer le système d’exploitation. Le résultat peut être excellent, mais la barrière à l’entrée est bien réelle.

Alternatives

Entre les deux, il existe une solution intermédiaire : le boîtier NAS déjà assemblé. Généralement, ils sont pré-équipé et il ne reste qu’à installer le système. Vous avez plus de liberté sur le choix de matériel prêt à l’emploi, sans la contrainte du DIY… sans prise de tête. Pas mal, non ?

Je vous propose de (re)découvrir 3 références qui ciblent des usages et des budgets très différents.

Beelink ME Pro

Test Beelink ME Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boitier dispose de 2 baies SATA et 3 emplacements M.2 NVMe (dont 1 déjà pré-installé avec 512 Go de stockage). Le ME Pro dispose d’une architecture modulaire : la carte mère, le processeur et la RAM sont logés dans un tiroir extractible, remplaçable sans changer le boîtier. Il dispose de 2 ports réseau (1* 5 Gb/s et 1* 2,5 Gb/s). Le prix démarre à partir de 437€ pour les configurations Intel N95/N150 avec 12 Go de mémoire vive (voir également ici). Vous pouvez également lire notre test complet…

Pour qui ? C’est un NAS DIY bien conçu, accessible, polyvalent et prêt à l’emploi. Il offre une architecture relativement accessible et surtout une possibilité d’évolution intéressante.

AOOSTAR WTR MAX (Intel 1235U)

AOOSTAR WTR MAX - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boîtier est proposé autour de 485€ en version barebone (sans mémoire vive) de 7 baies SATA et 5 emplacements M.2 NVMe. Il est animé par un processeur Intel 1235U et peut recevoir 2 barrettes mémoire DDR5 (jusqu’à 96 Go), ainsi que d’un écran LCD en façade pour suivre la température, la charge CPU/RAM, la vitesse des ventilateurs, etc. Il dispose de 4 ports réseau (2* 10 Gb/s et 2* 2,5 Gb/s).

Il existe également une version AMD Ryzen 7 PRO 8845HS (Radeon 780M), plus musclée et plus chère : environ 570€.

Pour qui ? A tous ceux qui veulent une grande capacité de stockage avec suffisamment de puissance pour les usages avancés et un budget maîtrisé.

MINISFORUM N5 Pro

MINISFORUM N5 Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le N5 Pro est vendu à partir de 959€ sans RAM mais avec un SSD de 128 Go. Il est construit autour d’un s’agit d’un processeur Ryzen AI 9 HX PRO 370. Il dispose de 5 baies SATA, 3 emplacements M.2 avec la possibilité de passer sur de l’U.2 (en option). Le fabricant indique lui-même que son OS maison (MinisCloud OS) n’est qu’une option parmi d’autres…

Pour qui ? Les usages homelab avancés, virtualisation, LLM locale et gros volumes de stockage.

Autres possibilités…

Des fabricants de NAS tout prêt permettent également de remplacer leur logiciel interne :

  • UGREEN : Propose officiellement d’installer TrueNAS, Proxmox ou Unraid sur ses NAS x86 sans que cela impacte la garantie constructeur. Il faut ouvrir le boitier et effacer (ou remplacer) le SSD NVMe où se trouve le système UGOS Pro.
  • TerraMaster : Les NAS x86 sont sans verrou logiciel. Il faut retirer ou remplacer la clé USB interne sur laquelle TOS est installé. Il sera possible d’installer TrueNAS, OpenMediaVault, Proxmox ou Unraid.

Quel système choisir ?

Plutôt qu’une longue liste, voici 4 options qui couvrent de nombreux usages :

  • OpenMediaVault : Pour démarrer sans trop de complexité. L’interface Web est légère, il sera suffisant pour du partage de fichiers, de la sauvegarde et quelques containers Docker. C’est le choix par défaut si vous découvrez le monde du NAS DIY.
  • ZimaOS : Plus jeune, avec une interface facile à prendre en main, c’est une excellente option à prendre en considération… même pour les débutants.
  • Unraid (payant) : Il propose une grande flexibilité dans la gestion des disques et orienté homelab.
  • TrueNAS Scale : Basé sur ZFS (checksums, auto-réparation, snapshots, compression), c’est la référence pour qui ceux qui cherchent robustesse et performances.

FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et…

FygosOS NAS DIY - FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et...

Le monde du DIY NAS voit débarquer un nouveau prétendant : FygoOS. Nous en parlons déjà depuis plusieurs semaines sur le Forum des NAS… il s’agit d’un nouveau système développé par une société chinoise dont l’ambition est claire : transformer un PC x86 (Intel, AMD) ou une carte ARM (Rockchip, FriendlyElec, Radxa, Raspberry Pi) en serveur de stockage complet, gratuit et sans le jargon habituel du monde TrueNAS/Unraid.

FygosOS NAS DIY - FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et...

FygoOS et Debian

FygoOS est basé sur la distribution Debian 12. Si on apprécie le choix de Debian, le choix interpelle sur la version 12. En effet, cette dernière arrive en fin de support standard dans les prochains jours et ne bénéficiera que du support LTS jusqu’à mi-2028. Pour rappel, Debian 13 est sorti depuis près d’un an. Partir sur une base aussi ancienne est un choix étonnant, même si deux ans de LTS laissent de la marge pour itérer.

Sous le capot

Côté stockage, FygoOS gère nativement ext4, Btrfs et ZFS, avec une configuration RAID annoncée en deux clics et une gestion des permissions façon Windows (ACL). Le panneau de configuration reprend les codes classiques d’un NAS grand public : gestion des utilisateurs et groupes, disques durs avec mise en hibernation, réseau (agrégation de liens, passerelles multiples), accès distant via Fygo Connect (sous-domaine DDNS gratuit type fynas.net), SSH, pare-feu, listes d’IP autorisées/bannies, et certificats Let’s Encrypt.

Trois fonctionnalités différenciantes sortent du lot :

  • Fygo Photos : reconnaissance faciale et recherche d’images par texte, exécutées en local sur le NAS… donc sans dépendance au cloud.
  • Fygo TV : pour la gestion de médiathèque
  • Fygo Sync : pour la synchronisation multi-appareils.

FygoOS propose un App Center mais ce dernier ne propose pour l’instant qu’une dizaine d’applications et presque toutes sont payantes (sauf Docker, Download, Backup).

Le vrai piège : la licence

C’est le point à ne pas manquer avant de se lancer. À l’installation, FygoOS active automatiquement un mois d’essai avec toutes les fonctionnalités débloquées. Passé ce délai, le système bascule sur la version gratuite, plus limitée… sauf à payer une licence via la boutique officielle (fygonas.shop).

Autrement dit, ce qu’on découvre pendant le premier mois n’est pas ce qu’on garde gratuitement sur la durée. On est sur un modèle freemium classique, mais qui mérite d’être clarifié avant tout déploiement en production.

Autre limite actuelle : l’interface n’est disponible qu’en anglais et en chinois, sans version française.

Disponibilité en dents de scie

Signe d’un projet encore jeune et instable côté infrastructure : des utilisateurs du forum ont signalé début juillet un lien de téléchargement ISO x86 renvoyant une erreur 502, avec les builds x86 temporairement absents de la page officielle de téléchargement (seules les versions ARM restaient listées). Le problème semble avoir été résolu quelques jours plus tard, mais ce type d’incident sur un produit tout juste lancé invite à la prudence avant un déploiement critique.

Notre avis

FygoOS coche de nombreuses cases : ZFS/Btrfs, IA locale, Docker, VM et une interface simple. Mais entre une base Debian déjà vieillissante, une disponibilité ISO erratique, un App Center encore payant et l’absence de français, il s’agit clairement d’un produit en phase de rodage. À réserver pour l’instant à du test sur matériel secondaire, pas à un NAS de production… le temps de voir si l’éditeur stabilise son infrastructure et étoffe l’offre gratuite.

Nous avons appris récemment que Beelink avait noué un partenariat avec l’éditeur de FygoOS pour proposer la licence « Lifetime » (la plus complète à 199$) sur ces prochains NAS.

source

❌