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Vérifier l’état de santé de son disque dur/SSD avec la technologie S.M.A.R.T.

9 août 2016 à 17:04

Le disque dur ou SSD, comme tout élément matériel informatique peut tomber en panne.
Si vous n'avez pas des sauvegardes de vos données alors vous risquez de perdre toutes les données stockées dessus.

Afin de prévenir les pannes et défaillance de disque dur ou SSD, un protocole S.M.A.R.T. (Self Monitoring Analysis and Reporting Technology) existe qui permet d'effectuer des tests et remontés de pannes.
En clair, vous pouvez effectuer un diagnostic de votre disque dur.
Cela se fait par une interrogation et vérification S.M.A.R.T. sur le disque dur qui peut indiquer si des erreurs matérielles sont présentes.
En effet, le disque effectue un auto-test à intervalles réguliers et prévienne en cas de pannes et erreurs, notamment pour les serveurs.

Pour cela il existe des logiciels pour consulter les données S.M.A.R.T. de nos disques durs.
C'est ce que vous propose cet article à travers les meilleurs logiciels de diagnostics de disque dur.

Comment vérifier l'état de santé de son disque dur ou SSD avec la technologie S.M.A.R.T afin de détecter les problèmes hardware et matériel.

Vérifier l'état de santé de son disque dur avec la technologie SMART

Qu'est-ce que les informations S.M.A.R.T.

Le principe est assez simple, le disque dur va vérifier certains attributs, qui par défaut, ne doivent pas dépasser un certains seuil.
Si le seuil est dépassé, on considère qu'un problème matériel est présent, des compteurs indiquent le taux d'erreur.
Selon le niveau de dépassement, vous pouvez en déduire si le disque est endommagé ou très endommagé.

Les attributs S.M.A.R.T les plus importants :

Attributs S.M.A.R.TDescription
Read Error RateDonne des indications sur des erreurs de lecture sur la surface de disque. Cela peut indiquer des problèmes de disque sur la surface ou tête de lecture
Reallocated Sectors Countindique le nombre de secteurs réalloués. Si des erreurs de lecture ou écriture/vérification d'un secteur sont détectées, les données sont déplacés vers un secteur "sain". Trop de secteurs réalloués peut indiquer un problème matériel. D'autre part, cela peut ralentir la vitesse de lecteur/écriture
Reallocation Event Countnombre de tentative de réallocation de secteurs
Current Pending Sector CountNombre de secteurs potentiellement défectueux, si un secteur marqué comme défectueux a pu être réutilisé, le compteur est diminué
Spin Retry CountNombre total de tentative de rotation à la vitesse nominale du disque. Si ce nombre est trop élevé, cela peut indiquer un problème mécanique du disque dur
Command Timeoutnombre total de d'opération interrompues avec un délai de réponse trop élevé (timeout)
Les principaux attributs S.M.A.R.T

Parmi les remontés S.M.A.R.T, il existe aussi un attribut température qui vérifie la température de l'ordinateur.

Les outils présentés dans cet article sont capables de lire les données S.M.A.R.T. Lorsqu'un seuil est dépassé, ce dernier est considéré comme en erreur.
A partir de là, on dégage un statut du disque : Bon, Prudence ou Mauvais.
Cela permet de prévenir des pannes et défaillances de disque.

Vérifier l'état de santé de son disque dur avec la technologie SMART

Les erreurs Hardrive Failure au démarrage de l'ordinateur

Ces vérifications sont aussi effectuées au démarrage de l'ordinateur.
Le BIOS e l'ordinateur récupère les informations de santé du disque dur. Si ces dernières ne sont pas bonnes, un message vous averti que votre disque dur rencontre un problème et qu'il faut sauvegarder les données et le remplacer en urgence.
Cela se traduit au démarrage de l'ordinateur par un message du type "Hardrive Failure".

Warning Please back-up your data and replace your hard drive. A failure may be imminent and cause unpredictable fail.

Santé des disques dur et Hardrive Failure

Il faut donc sauvegarder vos documents et fichiers puis remplacer le disque dur qui va bientôt tomber en panne.

Vérifier l'état de santé de son disque dur/SSD avec la technologie S.M.A.R.T.

Plusieurs utilitaires existent pour vérifier l'état de votre disque dur et obtenir les remontés S.M.A.R.T. de ces derniers.

CrystalDiskInfo est une application populaire est capable de donner la température du disque dur et aussi récupérer les informations S.M.A.R.T.
Il donne le statut du disque (bon, prudence, mauvais) pour prévenir de défaillance.

  • Téléchargez Malwarebytes Anti-Malware en suivant ce tutoriel :
  • Puis vérifiez l'état de santé de votre disque :
    • Correct : tout va bien, votre disque dur ou SSD fonctionne correctement
    • Prudence : votre périphérique de stockage commence à rencontrer des problèmes de fonctionnement. Il faudra très certainement le remplacer dans les prochaines semaines
    • Mauvais : votre disque dur ou SSD est en panne, il faut le remplacer
Vérifier l'état de santé de son disque dur avec CrystalDiskInfo

Pour le fonctionnement générale et la lecture des attributs depuis CrystalDiskInfo.

Il existe aussi d'autres utilitaires pour faire un test S.M.A.R.T de son disque dur ou SSD :

Ces mêmes explications pour surveiller et vérifier la santé de son disque dur en vidéo :

Comment faire un test S.M.A.R.T de son disque dur quand Windows plante au chargement

Diagnostic matériel sur les PC HP, Dell ou Lenovo

Certaines marques de PC embarquent des systèmes de diagnostics.
C'est le cas des PC HP, Dell et Lenovo
Il faut tapoter sur une touche au démarrage du PC pour y accéder et lancer des tests de diagnostics.
Vous pouvez très facilement lancer une vérification du disque dur ensuite.

Suivez alors ce tutoriel.

CD Live Malekal

Vous pouvez utiliser le CD Live Malekal qui embarque l'utilitaire HD tune, CrystalDiskInfo et Speccy afin de vérifier les informations SMART : CD Live Malekal
Un article plus complet vous explique comment vérifier le matériel de votre ordinateur.

Live CD Ubuntu

Le Live CD UBuntu permet de démarrer sur un environnement Linux, à part de là, vous pouvez installer le programme GSmartControl qui donnent les informations SMART.
Les lignes rouges indiquent des erreurs matériels sur le disque dur.
Pour plus d'informations sur le Live CD Ubuntu, se reporter à la page.

Autres Live USB de dépannage et diagnostics matériel

Il existe bien d'autres Live USB de dépannage et de secours pour tester et vérifier le matériel hardware de son PC comme Hiren’s BootCD PE, MediCat ou Ultimateboot CD.
Ils embarquent des logiciels comme CrystalDiskInfo, GSmartControl, CheckDisk, etc.

BIOS et détections S.M.A.R.T.

Sachez que certains BIOS intègrent une vérification SMART au démarrage de l'ordinateur.
Ainsi au démarrage de l'ordinateur, vous pouvez rencontrer le message du type : "S.M.A.R.T. Status Bad, Backup and Replace. Press F1 to Resume…"

La détection S.M.A.R.T. sur un BIOS Dell :

détection et erreur SMART sur le BIOS

Et sur un BIOS ASUS, il faut passer en mode avancé (touche F7, voir menu du bas) puis se rendre dans l'onglet Advanced.

détection et erreur SMART sur le BIOS

Certains BIOS récent en UEFI peuvent aussi afficher les infos S.M.A.R.T.

Les infos SMART dans le BIOS

Que faire si des erreurs S.M.A.R.T. sont détectées ?

Si des erreurs sont détectées, la première chose à faire est de sauvegarder les documents importants sur un autre support (autre disque dur, clé USB etc).
Ensuite surveillez les remontés S.M.A.R.T du disque dur pour voir si les compteurs s'aggravent,.
En effet l'état du disque peut se dégrader dans le temps.
Si c'est le cas, il faut s'attendre à des lenteurs Windows et des plantages d'applications et du système d'exploitation.
Mais surtout à ce que le disque dur crashent complètement du jour au lendemain.

Éventuellement, procédez à un checkdisk (chkdsk), voir le tutoriel suivant.

Il faudra vous attendre à remplacer le disque dur dans les semaines ou mois à venir.

Enfin se reporter aussi à la page :

Vérifier son disque dur ou SSD en vidéo

Cette vidéo explique pourquoi et comment vérifier son disque dur ou SSD avec chkdsk et les remontés S.M.A.R.T. :

Liens

Pour tester d'autres composants matériels de votre PC (batterie, carte graphique, processeur, etc), suivez cet article :

Et surtout notre guide complet pour entretenir Windows.

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WizTree : Analyser l’espace disque et trouver ce qui prend de la place

29 juillet 2021 à 09:40

WizTree est un logiciel gratuit très similaire à WindirStat pour vérifier l'espace disque sur Windows.
Mais, il lit directement la table de fichiers principaux du disque dur (MFT) pour plus de rapidité que son homologue.

Wiztree facilite la localisation et la suppression des portions qui prennent de la place sur votre disque dur ou SSD. L'arborescence visuelle affiche visuellement les tailles de tous vos fichiers, vous permettant de localiser rapidement les fichiers et les dossiers volumineux.

Ce tutoriel vous guide pour utiliser WizTree afin d'analyser l'espace disque et trouver ce qui prend de la place.

WizTree : Analyser l'espace disque et trouver ce qui prend de la place

WizzTree: Analyser l'espace disque et trouver ce qui prend de la place

Analyser l'espace disque

  • Ouvrez WizTree
  • Puis en haut sélectionnez le disque à analyser
  • Ensuite cliquez sur Scan
Analyser l'espace disque avec WizzTree

Pour aller plus vite, WizTree s'ajoute dans les menus déroulants de Windows 10.
Ainsi, un clic droit sur un disque ou un dossier vous permet d'analyser ce dernier.

Analyser l'espace disque avec WizzTree
  • Une fois le scan du disque terminé, tout en haut s'affiche l'espace disque total, utilisé et libre.
Afficher l'espace disque total, utilisé et libre avec WizzTree
  • Mais surtout trois volets se remplissent :
    • A gauche la liste des dossiers avec les tailles sur le disque, dates de modifications, nombre de fichiers
    • A droite les extensions de fichiers avec leurs utilisations disque
    • En bas un graphique représentatif de l'utilisation disque par les fichiers. Chaque couleurs représente une extension et type de fichiers. Plus la grille est importante, plus le fichier utilise de l'espace disque
  • Vous pouvez ouvrir un dossier pour voir quel sous-dossier prend de la place disque
  • Sur le volet de droite, un clic droit sur une extension puis Select permet de la sélectionner
Afficher la répartition de l'utilisation disque avec WizzTree
  • Lorsque l'on clic sur une grille, cela affiche le fichier directement avec la place disque
Afficher la répartition de l'utilisation disque avec WizzTree

Notez que le menu File > Export to CSV permet d'exporter les données vers un fichier CSV.

Exporter l'utilisation disque dans un fichier CSV avec WizzTree

Trouver les fichiers volumineux

Pour plus de facilité et lisibilité, au lieu de devoir cliquer sur chaque grille, WizTree permet de visualiser les fichiers par leurs tailles.
Ainsi, en quelques secondes, il liste les fichiers du plus volumineux au moins volumineux.
Cela permet de trouver donc très facilement les fichiers qui prennent le plus de place disque.

  • Cliquez sur l'onglet File View
  • En haut sélectionnez le disque à analyser
  • Puis cliquez sur Scan
  • La liste des fichiers s'affichent
Trouver les fichiers volumineux avec WizzTree
  • Le champs File Search Filter permet d'appliquer des filtres sur le nom du fichier, leurs extensions, date de fichiers ou tailles. Ce tableau vous donne quelques exemples :
Exemple de filtreDescription et Explications
=>500m <=1gRechercher les fichiers entre 500 Mo et 1 Go.
Utilisez K, M, G, ou T pour les différentes unités
a>=100m a <=200m Pour trouver des fichiers avec une taille allouée entre 100 Mo et 200 Mo
<2021/14/07 Filtrer par date avec les fichiers modifiés avant le 14/07/2021
Spécifiez une date dans le format: AAAA / MM / DD
=aujourd'hui-30Utilisez la constante «today» pour faire référence à la date d'aujourd'hui.
Ajouter ou soustraire éventuellement un nombre de jours à partir de cette constante.
=today-30 >5G Pour trouver tous les fichiers de plus de 5 Go modifiés au cours du dernier mois (30 derniers jours)
Les filtres de recherche de WizTree
Trouver les fichiers volumineux avec WizzTree
  • Un clic droit permet d'effectuer des actions et opérations de fichiers classiques
Trouver les fichiers volumineux avec WizzTree

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Qu’est-ce que la MFT (Master File Table)

22 juin 2021 à 13:40

MFT (Master File Table) est un élément important dans la structure du système de fichier NTFS.
Pour rappel, NTFS est le système de fichiers par défaut de Windows.
La MFT stocke les informations comme les indexations de fichiers, métadonnées, ACL et bien d'autres informations.
Il remplace la la table d'allocation de fichiers du système de fichiers de l'ancien système de fichier FAT.

Dans ce tutoriel, nous allons voir ce qu'est la MFT.
Comment récupérer la MFT en cas de corruption.

Qu'est-ce que la MFT (Master File Table)

Qu'est-ce que la MFT (Master File Table)

Avant de commencer, il convient de prendre connaissance de cet article pour un survol de NTFS :

Voici la structure du système de fichier NTFS avec les différentes tables :

Fonctionnement du système de fichiers NTFS

La MFT est une table qui stocke en autre les indexations et informations des fichiers présents dans la partie "DATA".
Il conserve des enregistrements de tous les fichiers d'un volume, l'emplacement des fichiers dans le répertoire, l'emplacement physique des fichiers sur le lecteur et les métadonnées des fichiers.
Les métadonnées incluent les dates de création de fichiers et de dossiers, les dates de modification des entrées, les dates d'accès, les dernières dates écrites, la taille des fichiers physiques et logiques et les listes de contrôle d'accès des fichiers.
Les métadonnées du fichier et du répertoire sont stockées sous la forme d'une entrée MFT d'une taille de 1024 octets. Les 16 premières entrées de la MFT appartiennent à des fichiers système, tels que la MFT elle-même.
C'est donc un élément extrêmement car sans ces index, l'accès aux données devient alors impossible.

La Master File Table (MFT) stocke les données et enregistrements qui décrivent l'emplacement de tous les fichiers et répertoires sur le lecteur..
Lorsqu'un fichier est supprimé, une entrée est marquée comme non allouée tandis que le contenu du fichier sur le lecteur reste intact. Le nom de fichier dans l'entrée MFT peut être écrasé en raison de la réorganisation de l'arborescence MFT, de sorte que la plupart du temps, les noms de fichiers ne sont pas conservés. Les données du fichier sont éventuellement écrasées à mesure que l'espace disque non alloué est utilisé.
C'est aussi pour cela que les données peuvent se récupérer à l'aide de logiciel :

Afin de protéger le MFT de la fragmentation, NTFS réserve une partie du disque autour du MFT qu'il n'allouera pas à d'autres fichiers à moins que l'espace disque ne soit insuffisant. Cette zone est connue sous le nom de MFT-Zone.

Structure de la MFT

Voici les éléments les plus importants du systèmes de fichiers NTFS :

  • Master File Table : Contient l'index d'accès aux fichiers et leurs infirmations comme par exemple les attributs, ACL, ...
  • File System Data : stocke les fichiers
  • Une copie de la Master File Table - $MftMirr : afin d'être restauré en cas de problème sur la MFT
  • Bad cluster file : stocke les informations relatives aux secteurs défectueux du disque

On trouve aussi différents attributs suivants :

  • Nom long du fichier.
  • Nom au format 8.3.1
  • Index (numéro d'ordre du fichier).
  • Taille du fichier.
  • Dates et heures de création / modification / accès.
  • Attributs du fichier. ($AttrDef)
  • Droits d'accès (voir ACL)
  • Liste des blocs (clusters) contenant le fichier. ($BadClus)
  • Log file / Journal de fichiers ($LogFile) : Permet de restaurer des informations avec l'utilitaire checkdisk (chkdsk) après des problèmes sur le systèmes de fichiers. - Se reporter à la page : Erreurs disques et systèmes de fichiers
La Master File Table (MTF) dans NTFS

Voici un exemple du NTFS Boot Sector avec les informations sur les blocs et informations sur la MFT.

Fonctionnement du système de fichiers NTFS

et le contenu de la MFT :

Fonctionnement du système de fichiers NTFS

Comment afficher les informations de la MFT

Avec Active Disk Editor

Active Disk Editor est un éditeur de disque qui permet de visualiser et modifier les contenus des partitions.
Il affiche aussi certaines zones NTFS comme la MFT.

L'utilitaire prend en charge aussi MBR, table de partition GUID, secteur d'amorçage NTFS, enregistrement de fichier NTFS MFT, secteur d'amorçage FAT, secteur d'amorçage FAT32, entrée de répertoire FAT, secteur d'amorçage exFAT, entrée de répertoire exFAT, en-tête de volume HFS+, nœud de catalogue HFS+, HFS+ Enregistrement de fichier, superbloc Ext2/Ext3/Ext4, inode Ext2/Ext3/Ext4, superbloc UFS, inode UFS, structures LDM.

avec fsutil

Fsutil est un utilitaire en invite de commandes pour afficher des informations NTFS.
On peut aussi modifier les paramètres NTFS des disques par exemple pour optimiser NTFS et le disque.

Pour afficher les informations générales du lecteur C :

fsutil fsInfo ntfsinfo c:
Afficher les informations MFT et NTFS avec fsutil

Des informations statistiques sur le lecteur C :

fsutil fsInfo statistics c:
Afficher les informations MFT et NTFS avec fsutil

Enfin des informations de la MFT :

fsutil volume filelayout c:\$mft
Afficher les informations MFT et NTFS avec fsutil

avec NTFSInfo

NTFSInfo est un outil gratuit en ligne de commandes qui vous montre des informations sur les volumes NTFS.
On trouve les informations comme la taille des volumes de données, des secteurs mais aussi de la MFT.
NTFSInfo vous montrera où sur le disque (en termes de clusters) se trouve la MFT et sa taille, en plus de spécifier la taille des clusters et des enregistrements MFT du volume.
Enfin il vous dira la taille de MFT-Zone et quel pourcentage du lecteur lui est réservé.

NTFSInfo : obtenir des informations de la MFT

Comment récupérer une MFT corrompue ?

Une corruption de la MFT entraîne une perte d'accès aux données.
Par exemple, le système de fichiers peut indiquer que la partition est corrompue et demander à formater celle-ci alors que les données sont encore présentes sur le disque.
En général, on obtient alors le message le lecteur est inaccessible.
Un autre aspect est le passage de la partition de disque en RAW.

Les données sont toujours dans le disque mais comme l'index n'est plus présent, l'OS ne sait pas chercher les données.
Un scan entier du disque secteur par secteur avec un utilitaire tel que testdisk, DiskGenius peut aider à réparer la MFT ou rétablir l'accès aux données.

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Comment faire un alignement de partition 4K pour accélérer son SSD

22 juin 2021 à 13:40

Lorsque l'on migre Windows 10 par un clone de disque HDD vers un SSD, il peut arriver que les secteurs de votre partitions de disque ne soient pas alignés.
On parle alors d'alignement 4K ou "4K alignment" en anglais.

Cela dégrade les performances et peut générer des lenteurs de votre SSD par rapport à la vitesse attendue.
Pour corriger cela, vous devez réaligner les secteurs.

Dans ce tutoriel, je vous explique comment vérifier si votre partition de disque est bien alignée et pour accélérer votre SSD avec l'alignement 4K.

Comment faire un alignement de partition 4K pour accélérer son SSD

Qu'est-ce que l'alignement de partition 4K ?

L'alignement de partition fait référence à l'alignement de l'emplacement en début de partition de disque.
On peut aussi nommer ce dernier l'offset de démarrage de partition.

Ci-dessous, on voit que les 4 secteurs logiques débordent sur le début de partition.
Étant donné que le disque lit et écrit toujours dans l'unité des secteurs physiques, dans ce cas, il doit lire un secteur physique supplémentaire lorsqu'un cluster doit être lu.
Par exemple, pour lire les données sur le cluster n°0 (4 secteurs logiques), en exécution réelle, le disque doit lire le secteur physique n°0 et le secteur physique n°1 (8 secteurs logiques au total).
De même, l'opération d'écriture sur le cluster est le même processus pouvant dégrader les performances générales du SSD.

Qu'est-ce que l'alignement de partition  ?

Avec un alignement correct, le SSD peut lire le premier cluster sans déborder.

Qu'est-ce que l'alignement de partition  ?


Lorsque vous installez Windows 10 depuis une clé USB ou acheté un PC vendu avec Windows 10, vos partitions de disque sont correctement alignées.
Mais après un clone de disque, il se peut que ça ne soit pas le cas.
Cela dépend du logiciel de clone de disque employé.

Ainsi, vous devez vérifier si vos partitions de disques sont correctement alignées sous peine de perte de performance.

Comment accélérer votre SSD avec l'alignement 4K

Vérifier que les partitions de disque sont alignées

La commande suivante donne directement l'information :

fsutil fsinfo sectorinfo c:
  • Vérifiez l'alignement des partitions sur le périphérique
Vérifier que les partitions de disque sont alignées avec fsutil

Une autre méthode consiste à vérifier l'offset de démarrage de partition dans les informations systèmes de Windows :

  • Appuyez
    + R
  • Puis saisissez msinfo32.exe afin d'ouvrir les informations systèmes de Windows
  • A gauche, déroulez Composants > Stockages > Disques
  • Puis à droite, relevez la valeur d'offset de démarrage de partition
Vérifier que les partitions de disque sont alignées avec les informations systèmes
  • Diviser la valeur par 4096. Si cela tombe juste alors l'alignement est correcte. Par exemple ici, nous avons 524288000 / 512 = 128 000. Cela tombe juste

Comment réparer des partitions mal alignées

La plupart des logiciels de partitionnement de disque tel que EaseUS Partition Master, DiskGenius, Minitool Partition Wizard permettent de corriger l'alignement de partition.
Repotez-vous à ce tutoriel pour en trouver une liste :

Avant toute modification, il est conseillé de faire une sauvegarde de vos données.
Vous pouvez aussi créer une image système pour la restaurer en cas de corruption du système.

En général, il suffit :

  • Installez puis ouvrir le logiciel de partitionnement de disque
  • Ensuite faites un clic droit sur la partition système clonée
  • Puis choisir Aligner
  • Laissez vous guider pour aligner la partition système
  • Répétez l'opération sur les autres partition de disque de votre SSD
Comment réparer des partitions mal alignées

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Optimiser son disque sur Windows 10

22 juin 2021 à 10:02

NTFS est le système de fichiers de Windows qui remplace FAT32 depuis Windows 2000/XP.
Lors du formatage de votre disque, Le système de fichiers se créé afin de pouvoir stocker des fichiers.

Windows 10 et son système de fichiers regorge de paramètres et configurations.
On peut alors optimiser le disque et NTFS pour rendre le PC plus rapide.

Ce tutoriel vous guide pour optimiser son disque sur Windows 10.

Ce tutoriel ne concerne pas les SSD, pour optimiser un SSD, reportez-vous à ce lien : Optimiser et accélérer un SSD sur Windows 10
Optimiser son disque sur Windows 10

Optimiser son disque sur Windows 10

Faire un nettoyage de disque

Commencez par libérer de la place disque avec l'assistant de stockage de Windows 10.
Il peut supprimer les fichiers temporaires, inutiles qui encombrent votre PC.

L'assistant de stockage et de nettoyage de Windows 10

Défragmenter le disque

Si vous possédez un disque dur (et non des SSD), au bout d'un certains temps, vos fichiers peuvent s'éparpiller dans différents endroits de votre disque dur.
Lors de la lecture, le système d'exploitation doit rassembler tous ces morceaux pour lire le contenu du fichier.
Cela allonge les temps d'accès.
On parle de fragmentation du disque.

Pour résoudre cela, vous pouvez défragmenter le disque.
Cela rassemble les fragments de fichiers pour qu'ils soient contigus.
Ainsi, votre disque dur est optimisé pour de meilleurs performances.

Un logiciel de defrag donne le taux de fragmentation et permet de défragmenter le disque

Optimiser NTFS

fsutil est un utilitaire inclut dans Windows pour modifier la configuration NTFS.
Il est alors possible de modifier certains paramètres du système de fichiers de Windows pour optimisation et gain de vitesse.
Suivez ce guide complet :

Activer le cache en écriture du disque

La mise en cache d'écriture est une fonctionnalité incluse dans les versions Vista et Windows 7, vous permettant d'écrire des informations dans un cache avant qu'elles ne puissent être écrites sur le disque dur.
Cela permet d'augmenter les performances du disque dur car le cache est plus rapide et les informations peuvent y être écrites beaucoup plus rapidement que sur le disque dur lui-même.
Il y a cependant un inconvénient à cette mesure. Vous pouvez perdre les données de ce cache temporaire si l'ordinateur s'éteint soudainement.

Ces étapes peuvent vous aider à activer la mise en cache en écriture :

  • Faites un clic droit sur le menu Démarrer de Windows 10
  • Puis cliquez sur Gestionnaire de périphériques
  • Sélectionnez votre disque dur dans l'option Lecteurs de disque
  • Cliquez avec le bouton droit sur le disque dur, puis cliquez sur le bouton Propriétés
  • Dans le menu Propriétés, cliquez sur l'onglet Stratégies
  • Cochez la case Activer le cache en écriture sur le périphérique
  • Enfin cliquez sur OK.
Activer le cache disque en écriture

Optimiser le cache de son disque

AnalogX CacheBooster est un programme gratuit pour régler automatiquement le cache de votre disque dur.
ll propose pour cela plusieurs profil comme un profil de jeu, serveur de fichiers, utilisateur confirmés.
Mais vous pouvez aussi en créer et en ajouter.
Ce logiciel gratuit peut vous aider à rendre votre PC plus rapide.

  • Dans Cache Settings, sélectionnez le profil
  • Puis cliquez sur Apply Changes
Image

Avec CacheBooster, vous pouvez spécifier les paramètres suivants :

  • Le cache disque minimum garantit que le cache ne tombera jamais en dessous de cette taille, tandis que
  • La taille maximale du cache disque garantit que Windows ne devient pas fou et n'alloue pas une énorme quantité de votre RAM physique inutilement. Cela est particulièrement utile dans les systèmes avec de plus petites quantités de mémoire
  • Le cache de nom et de répertoire fonctionne conjointement et contrôle la quantité de mémoire réservée à la mise en cache des noms de fichiers et des répertoires utilisés par les programmes, ce qui peut accélérer les accès ultérieurs.

Il est généralement préférable d'avoir ces valeurs identiques, mais cela peut ne pas être le cas sur tous les systèmes.
La taille de morceau est la façon dont le cache va découper la mémoire - donc si vous avez tendance à travailler avec des fichiers plus petits, il est généralement préférable d'avoir une taille de morceau plus petite.
A l'inverse, si vous travaillez avec des fichiers volumineux, plus la taille du morceau est grande, mieux c'est.
Pour des performances générales, 512 Ko sont recommandé.

Passer à un SSD

Enfin si vous voulez un vrai gain de vitesse, il faut tout simplement passer à un SSD.
Ces derniers sont beaucoup plus rapides que les disques HDD.
Le tutoriel suivant vous présente les différences entre ces deux types de stockage :

Enfin pour aller plus loin pour donner un coup de neuf à votre PC, vous pouvez mettre à niveau la config matérielle :

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10 meilleurs logiciels pour défragmenter son disque

21 juin 2021 à 09:44

Lorsqu'on utilise régulièrement son PC, le disque dur se met à fragmenter.
Vos fichiers s'éparpillent sur votre disque augmentant le temps d'accès à ces derniers car l'OS doit rassembler tous les morceaux du fichier.
Pour retrouver une vitesse, il faut défragmenter vos disques dur.
Cela permet de réorganiser et optimiser la structure du système de fichiers pour retrouver une vitesse optimale.
Le logiciel de défragmentation rassemble les fichiers pour les placer de manière contigus.
Enfin, cela peut libérer de la place disque en consolidant l'espace libre.

Ainsi, ce processus accélère votre PC en organisant les données dans le disque de manière plus efficacement.

Dans ce tutoriel, je vous présente les meilleurs logiciels pour défragmenter son disque dur.

10 meilleurs logiciels pour défragmenter son disque

10 meilleurs logiciels pour défragmenter son disque

Pour comprendre le phénomène de fragmentation, et le procédé de défragmentation, lire :

La défragmentation a peu d'intérêt sur un SSD qui n'est pas sujet à la fragmentation.
Ainsi, il est en général déconseillé de défragmenter un SSD car vous générez des écritures pour rien.

Défragmenteur de Windows

Windows embarque un logiciel de défragmentation pour optimiser ses disques.
Ce dernier est très simple et effectue toutes les opérations minimales de nettoyage et d'entretien de votre disque.
De plus, il se lance automatiquement lorsque le PC est inutilisé.

Pour plus d'informations son utilisation :

Comment défragmenter les disques sur Windows 10

Auslogics Disk Defrag

Auslogics Disk Defrag est une application gratuite pour défragmenter son SSD ou disque dur.
L'interface est très agréable et simple d'utilisation.

Elle offre les fonctionnalités suivantes :

  • Moteur ultra-rapide: pour une défragmentation rapide
  • Consolidation de l'espace libre : l'application regroupe l'espace libre du disque en un bloc continu, ce qui évite la fragmentation des nouveaux fichiers.
  • Énumération des fichiers fragmentés : visualiser la fragmentation du disque
  • Défragmentation d'un seul fichier ou dossier

Cet utilitaire déplace aussi les fichiers systèmes couramment utilisés, peuvent être configurés vers des zones plus rapides d'un disque afin d'améliorer les temps de lancement et les performances générales du système.

Auslogics Disk Defrag un défragmenteur de disque et SSD pour Windows 10

Defraggler

Defraggler est un programme gratuit édité par CCleaner qui permet de défragmenter le disque dur afin d’optimiser les performances.

  • Defraggler utilise les mêmes techniques que Windows pour lire et écrire des fichiers, ainsi vos fichiers ne seront jamais endommagés.
  • Défragmentez l'espace libre sur votre disque et pas seulement vos fichiers. Une solution proactive qui aide à prévenir la fragmentation avant qu'elle ne se produise.
  • Vous avez un contrôle total sur les lecteurs, dossiers et fichiers que vous défragmentez. Ou utilisez simplement les paramètres par défaut et laissez Defraggler faire le travail pour vous. Assez simple pour les utilisateurs de tous les jours et suffisamment flexible pour les utilisateurs avancés.
  • Défragmentez pendant que vous dormez et réveillez-vous avec un PC plus rapide. Configurez Defraggler pour qu'il s'exécute quotidiennement, hebdomadairement ou mensuellement.
Defraggler un défragmenteur de disque et SSD pour Windows 10

Disk SpeedUp

Voici le défragmenteur proposé par GlarySoft, l'éditeur du logiciel de nettoyage et optimisation Glary Utilities.
Disk SpeedUp est un outil pour analyser, défragmenter et optimiser des disques ou un seul fichier/dossier pour des performances informatiques optimales.
Il analyse tous les fragments sur les disques et montre à quel point les disques sont fragmentés avant de défragmenter. Vous pouvez obtenir une vue intuitive de la fragmentation du lecteur via la carte du lecteur si vous choisissez l'analyse sélectionnée et obtenez également une nouvelle vue du résultat de l'analyse du disque défragmenté après une défragmentation réussie.

L'utilitaire peut défragmenter le disque entier ou des dossiers spécifiques.
Vous pouvez également configurer cet outil de défragmentation pour déplacer automatiquement les fichiers volumineux, inutilisés et/ou d'un certain format vers la fin du lecteur afin que les plus petits couramment utilisés se retrouvent vers le début, améliorant ainsi les temps d'accès.

Disk SpeedUp : défragmenter son disque dur pour l'optimiser

MyDefrag

Voici un défragmenteur de disque ultra léger qui offre les options suivantes :

  • Vous pouvez optimiser votre ordinateur quotidiennement, hebdomadairement ou mensuellement
  • Il prend en charge plus de 22 langues
  • Vous pouvez exécuter le planificateur au moment de l'exécution
  • Il est livré avec un fichier d'aide pour les nouveaux utilisateurs
  • Cet outil est disponible gratuitement pour un usage personnel et professionnel

Toutefois, il ne semble plus évoluer car la dernière version date de

MyDefrag : Défragmentation de disque

O&O Defrag Free Edition

O&O Defrag Free Edition a une interface organisée et facile à utiliser. Il prend en charge les fonctionnalités communes trouvées dans un logiciel de défragmentation similaire, comme l'optimisation d'un lecteur, l'affichage d'une liste de tous les fichiers fragmentés et la recherche d'erreurs sur un lecteur.

Il est capable de lancer une défragmentation automatique lorsque le PC passe en veille et est inutilisé.

  • Le programme sélectionne et met en œuvre la méthode de défragmentation la mieux adaptée au système
  • SOLID/Quick : Cette méthode, développée spécifiquement pour les SSD, effectue une optimisation superficielle du SSD, comme l'effacement de l'espace libre. Cette méthode est plus douce et plus rapide.
  • SOLID/Complete : Cette méthode, développée spécifiquement pour les SSD, est une optimisation approfondie du SSD.
  • ClusterView avec SSD : Afin de représenter le degré de fragmentation d'un SSD, le ClusterView mappe désormais la structure logique d'un SSD de sorte que, par conséquent, 6 blocs sont combinés en un seul.
  • Fragment Filter pour identifier les fichiers les plus fragmentés sur un lecteur
  • O&O DiskCleaner
  • Time View pour voir quelle activité de défragmentation aboutit à quelle optimisation réussie
  • Facile à utiliser : Idéal pour les débutants et les professionnels
  • Démarrage du système et du programme encore plus rapide
  • Temps de défragmentation réduit jusqu'à 40 %
  • Défragmentation des fichiers verrouillés
  • Statistiques de performance à vie
  • Optimiser les systèmes avec le Thin Provisioning
  • Prend en charge les versions 64 bits de Windows 10, Windows 8 et Windows 8.1
O&O Defrag Free Edition : Défragmenter son disque dur ou SSD

Passmark Fragger

PassMark Fragger est un outil logiciel qui vous permet de fragmenter ou de défragmenter des fichiers existants dans un environnement contrôlé à l'aide de paramètres sélectionnés par l'utilisateur. Cet utilitaire est principalement utilisé pour évaluer les performances des outils de défragmentation tiers, ou évaluer la dégradation des performances des PC due à la fragmentation des fichiers. Ce logiciel est unique à PassMark et constitue une première mondiale pour les outils de fragmentation.

Passmark Fragger vous permet :

  • Fragmentez ou défragmentez des fichiers individuels
  • Contrôlez le nombre et la taille des fragments
  • Contrôlez la position des fragments sur le disque
  • Fragmentez les fichiers existants sans utiliser d'espace libre supplémentaire
  • Visualisez graphiquement la fragmentation actuelle d'un fichier
  • Affichez des informations détaillées sur des fichiers individuels
  • Affichez les informations de cluster et d'allocation de cluster sur le volume actuel
  • Plages de sortie des clusters de disques libres et utilisés dans le volume actuel vers un fichier texte
PassMark Fragger : fragmenter ou de défragmenter des fichiers

Smart Defrag

Smart Defrag est le logiciel d'optimisation de disque édité par IOBit.
Voici la liste des fonctionnalités :

  • Exécutera une défragmentation automatiquement selon un calendrier
  • Une défragmentation peut s'exécuter pendant le démarrage de l'ordinateur
  • Les fichiers auxquels vous accédez souvent peuvent être déplacés vers des parties plus rapides du lecteur
  • Peut nettoyer le lecteur avant la défragmentation pour l'accélérer
  • Beaucoup d'options pour la post-défragmentation, comme le redémarrage
  • Des exclusions peuvent être appliquées à la défragmentation
  • Une version portable est disponible
Smart Defrag: défragmenter son disque dur

Puran Defrag

Puran Defrag est un défragmenteur de disque gratuit.
Il propose toutes les fonctions classiques d'un outil pour optimiser ses disques :

  • Optimiseur Intelligent Puran - PIOZR
  • Consolidation des annuaires pour un gain de vitesse
  • Optimisation en libérant de l'espace
  • Défragmentation automatique pour une défragmentation sans souci
  • Défragmentation au démarrage pour les fichiers système comme MFT
  • Défragmentation à faible priorité pour travailler pendant l'expérience de défragmentation
  • Défragmentation de fichier/dossier individuel pour une défragmentation sélective
  • Fonctionne en ligne de commandes
  • Redémarrage/arrêt après la défragmentation au démarrage
  • Exclusion de fichier/dossier ou exclusion par caractère générique

L'interface est très agréable et simple d'utilisation.
Par contre, il n'est pas disponible en langue française.

Puran Defrag : optimiser ses disques

WinContig

WinContig est un freeware.
C'est un outil de défragmentation, autonome et facile à utiliser, qui ne crée pas de répertoire d'installation ni d'éléments dans le Registre sur votre ordinateur. Son but est de défragmenter rapidement des fichiers sans avoir besoin de défragmenter le disque entier.
En outre, WinContig vous permet de grouper des fichiers dans des profils, et il accepte aussi un certain nombre de commutateurs de ligne de commande facultatifs que vous pouvez utiliser pour contrôler la façon dont le programme fonctionne.

WinContig prend en charge les systèmes de fichiers FAT32 et NTFS et fonctionne avec les disques durs et les SSD.

WinContig : défragmenter fichiers ou disques

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Pourquoi défragmenter son disque : La fragmentation et défragmentation

21 juin 2021 à 09:44

La défragmentation (defrag) est le processus de réorganisation des données stockées sur le disque dur.
Le but est de rassembler les éléments de façon à ce qu'il soit continue sur le disque.
Ainsi, cela évite que les morceaux d'un fichier s'éparpille sur votre disque ce qui allonge le temps de lecture ou écriture.
Ce phénomène se nomme la fragmentation.

Dans ce tutoriel, je vous explique ce qu'est la fragmentation et défragmentation.
Enfin pourquoi il faut défragmenter son disque afin d'optimiser son disque et rendre Windows 10 plus rapide.

Pourquoi défragmenter son disque : La fragmentation et défragmentation

Qu'est-ce la fragmentation et défragmentation de disque

Dans cet article, on parle de disque dur HDD et non de SSD pour qui le fonctionnement est différent.
Ainsi, ces explications ne s'appliquent pas aux SSD.

Lorsque vous formatez un disque dur, cela créé le système de fichiers afin de préparer le disque au stockage de données.
Les systèmes d'exploitation regroupent les secteurs dans leur système de fichiers en unités logiques de stockage.
On appelle ces derniers un bloc de disque ou unité d'allocation dans le cas de Windows.

Les fichiers stockés se répartissent dans ces blocs de disque.
Au fil du temps, ces fichiers enregistrés sur votre disque dur se répartissent sur des blocs non contigus. On parle alors de fragmentation.
Pour cette raison, votre disque dur est très occupé à collecter des données à partir de différents fragments situés à divers endroits sur le disque dur afin d'accéder à vos fichiers.
La fragmentation dégrade les performances de votre disque dur et la vitesse globale du système, ce qui empire progressivement avec le temps.
De plus, la vitesse de lecture/écriture de votre disque dur varie selon l'emplacement et les fichiers sur votre disque dur sont distribués de manière aléatoire.
Par conséquent, vous perdez tout gain de vitesse potentiel d'autres programmes d'optimisation du système.

Selon le nombre de fichiers non contigus, on détermine un taux de fragmentation du disque.
Plus ce dernier est élevé, plus les morceaux des fichiers sont éparpillés sur le disque et plus les accès au disque sont importants.

Par exemple ci-dessous, en rouge les parties fragmentés.
On voit que le taux de fragmentation est de 13%.

Un logiciel de defrag donne le taux de fragmentation et permet de défragmenter le disque

Toutefois, chaque logiciel a ses méthodes pour compter la fragmentation d'un disque.
Ci-dessous, on passe de 3%, à 5% et jusqu'à 13%.

Le taux de fragmentation diffère d'un logiciel à l'autre

Pourquoi défragmenter son disque dur ?

La défragmentation consiste à rassembler les morceaux de fichiers éparpillés dans les différents blocs.
Le but est de les placer dans des blocs qui se suivent.
Défragmenter le disque collecte tous les fragments d'un fichier et en les rassemblant et tente de déplacer certains fichiers fréquemment utilisés et tous les répertoires vers des zones de disque plus rapides.
Ainsi, lors de l'accès au fichier, le disque n'aura pas à chercher chaque morceaux.
Cela réorganise les fichiers dans le système de fichiers pour optimiser le disque afin d'augmenter les performances de votre disque dur et donc la vitesse globale du système.

De plus, ces zones à trous peuvent ne pas être utilisées par le système. Il en résulte une baisse de l'utilisation disque.
Défragmenter le disque peut donc libérer de la place disque.

Ci-dessous, le même lecteur de disque que précédent après une défragmentation.
On voit que les parties fragmentées sont, quand cela est possible, déplacées à la fin du disque.

Smart Defrag - la défragmentation et optimisation de lecteur de disque

Certains fichiers ne peuvent être déplacés ou défragmentés comme le fichier d'échange pagefile.sys ou hiberfile.sys.

La défragmentation n'a aucun intérêt sur un SSD qui n'est pas sujet à la fragmentation.
Ainsi, il est déconseillé de défragmenter un SSD car vous générez des écritures pour rien.

A noter qu'il existe le même principe mais pour la mémoire RAM :

La défragmentation de disque accélère-t-il votre PC ?

En théorie oui puisque vos données sont mieux organisées sur le disque.
Maintenant comme toutes les optimisations et nettoyages, il ne faut pas non plus s'attendre à une accélération brutale du PC. C'est d'autant plus vrai lorsque lenteurs proviennent d'autres origines.
Mais sur un PC de plusieurs années qui n'a jamais fait l'objet de nettoyage, une défragmentation ne fera pas de mal.

Ainsi, il faut plutôt voir cela dans une étape d'optimisation, nettoyage pour booster votre PC et retrouver une vitesse acceptable du PC.

Il ne faut pas non plus tomber, comme c'est souvent le cas des nettoyages, dans des défragmentations trop fréquentes.
Surtout que dans Windows 10, le système de fichiers NTFS a vu de nombreuses améliorations par rapport aux anciennes versions de Windows.
Ainsi fragmentation est de nos jours bien moins importantes.
C'est d'autant plus vrai pour les SSD où cela n'a vraiment aucun intérêt. Il faut alors éviter d'utiliser des défragmenteur résidents qui vont en lancer régulièrement.

Comment défragmenter son disque ?

Vous pouvez utiliser le logiciel de défragmentation et d'optimisation des lecteurs intégré à Windows.
Il fait globalement le boulot et s'avère suffisant.

Il existe aussi de nombreux logiciels gratuits de defrag.
En général, ils servent de tremplin pour installer d'autres logiciels de l'éditeur, comme un VPN ou logiciel de mise à jour de pilotes.
Certains sont résidents et poussent à défragmenter régulièrement notamment lorsque le PC est inutilisé ou passe en veille.
Cela ajoute encore un programme qui tourne en fond et n'apporte pas grand chose au final.

Les logiciels de defrag résidents

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Guide d’achat disques durs NAS

18 juin 2021 à 12:00
Par : Fx

Disque dur NASAprès avoir choisi un NAS, il est important de bien choisir les disques durs à l’intérieur. Il est possible de mettre un disque dur « classics » (pour ordinateur), mais nous ne les recommandons pas. En effet, il vaut mieux choisir un disque dur qui a été spécialement conçu pour fonctionner 24h/24 dans un environnement RAID. Explications… Quels disques dans un NAS ? Qu’est-ce qu’un disque dur pour NAS ? Quel disque NAS choisir ? Avant de rentrer dans le vif du […]

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Visualiser l’utilisation du disque sous Linux

15 juin 2021 à 09:00
Par : Korben

Si vous utilisez Linux et que vous avez besoin de faire un peu de place sur votre disque dur, peut-être que vous rencontrez le problème suivant : « Où sont les fichiers qui prennent le plus de place sur mon disque dur ?« 

En effet, au fil du temps, on amasse pas mal de bazar numérique et surtout y’a parfois des applications qui abusent en remplissant notre disque avec d’énormes fichiers temporaires ou non. Alors, comment localiser ça proprement sans forcement être un expert de la ligne de commande ?

Et bien votre salut se trouvera forcément dans l’utilitaire DUC.

Duc est un jeu d’outils capables d’indexer, d’inspecter et visualiser l’utilisation faite de votre disque. Ainsi, Duc constitue une base de données de la taille des répertoires du système de fichiers, et vous permet d’interroger cette base de données ou de créer des graphiques sympas.

Duc étant conçu pour gérer d’énormes quantités de données, il sera capable d’indexer également des centaines de millions de fichiers répartis dans des pétaoctets de stockage. C’est donc un outil qui conviendra aux professionnels ayant de grosses capacités de stockage.

De plus, une fois l’indexation terminée, une interface graphique permet de naviguer sans latence dans les résultats de l’analyse pour y découvrir les espaces occupés par la donnée. Comme DUC est un outil formidablement bien conçu, vous pouvez l’utiliser au travers d’une interface graphique via le navigateur (voir la démo ici) mais également en ligne de commande ou au travers d’une interface développée en ncurses.

Pour installer DUC sous Ubuntu / Debian, vous devez entrer la ligne de commande suivante :

sudo apt-get install duc 

Puis l’utiliser, ouvrez simplement un terminal et indiquez-lui le répertoire à analyser. Ici le répertoire /usr :

duc index /usr

Et si vous préférez l’interface graphique, entrez la commande suivante :

duc gui /usr

Et pour l’interface en ncurses :

duc ui /usr

Merci à Lorenper pour l’info.

Avec Fiverr, trouvez le freelance qui vous convient

Comme beaucoup je pense qu’au départ Fiverr a eu un peu l’image de la ferme à graphisme low cost, tous les services étant proposés à bas prix. Mais le marketplace a su se réinventer et propose désormais à des freelances aux talents multiples de s’exprimer selon une palette tarifaire beaucoup plus large (cela va de quelques euros à plusieurs milliers), que ce soit à la mission unique ou via une souscription régulière. La société est aussi entrée en bourse, a racheté plusieurs autres compagnies et a retravaillé son positionnement et son image auprès du public.

Quel que soit votre choix, lorsque vous trouvez une personne qui correspond bien à votre recherche, que vous aimez son travail et son état d’esprit, vous pouvez rester en contact pour qu’elle vous accompagne sur le (très) long terme. Et ça c’est plutôt appréciable lorsqu’on connait la difficulté de trouver la bonne personne avec qui bosser.

Hop découvrez Fiverr

Quel NAS Synology choisir ?

10 juin 2021 à 09:00
Par : Korben

J’ai acheté mon premier NAS en 2010 pour un besoin assez basique de pouvoir réaliser des sauvegardes à la maison et éventuellement de m’en servir comme hébergeur de documents. Mon choix à l’époque a été un DS710+ permettant d’avoir 2 disques durs en RAID, que j’ai ensuite étendu des années après avec une extension DX510 me permettant d’ajouter 5 disques supplémentaires.

Nous sommes aujourd’hui en 2021, soit 11 ans plus tard, et mon DS710+ fonctionne toujours aussi bien. Il est évidemment terriblement lent, et ne dispose plus d’aucune mise à jour, ce qui en fait une machine à risque en matière de sécurité. Sans parler du risque pour la préservation de mes données.

De plus comme il est lent et âgé, je ne peux pas, hormis pour du stockage, l’utiliser véritablement pour d’autres besoins autohébergés plus gourmands.

J’ai donc pris la décision d’en racheter un… après 11 ans, faut savoir se faire plaisir de temps en temps. Et évidemment, face à la robustesse et à la qualité de ma première expérience avec Synology, j’ai de nouveau opté pour un serveur NAS Syno : Le DS1821+.

J’y reviendrai après.

Sommaire

Que faire avec un NAS ?

NAS, ça veut dire Network-attached storage. En gros, stockage réseau. C’est donc un ordinateur relié à votre réseau, qui dispose d’une grande quantité d’espace disque et qui peut être utilisé pour tout un tas de choses que je vais essayer de lister ici. Évidemment, l’un des gros avantages du NAS, c’est que son espace de stockage peut être mis en RAID, c’est à dire rendu redondant pour que justement, si un disque dur lâche, aucune donnée ne soit perdue. Et ça c’est cool.

Donc ce qu’on peut faire avec un NAS, évidemment, c’est avant tout du stockage de données. C’est-à-dire des sauvegardes (time machine ou classique), mais également en tant que serveur de fichiers dans les petites entreprises où chez les particuliers qui veulent à la fois partager des documents avec toute la famille, désengorger leur ordinateur de bureau et évidemment ne pas perdre de données.

Au-delà de ça, on peut aujourd’hui faire des tas de choses super cools avec un NAS sans pour autant avoir besoin de mettre les mains dans le cambouis.

On peut par exemple en faire une station de téléchargement qui récupérera pour vous automatiquement les derniers torrents récupérés manuellement ou à travers un flux RSS. On peut ensuite aller un peu plus loin en y installant un Plex ou ce genre de chose pour en faire son propre service de streaming perso. Même chose avec la musique et les MP3.

On peut également l’utiliser pour faire de la surveillance vidéo en y connectant ses caméras IP, y stocker toutes vos photos, mais aussi héberger des sites ou des services pour développer une alternative autohébergée au cloud…etc. pour vos emails par exemple ou pour remplacer Google Docs et ce genre de choses. Et si vous êtes développeur, vous pouvez évidemment vous en servir comme dépôt Git mais également serveur de test pour le déploiement de votre code.

Sans compter sur le fait qu’aujourd’hui, les NAS supportent également Docker, ce qui permet de déployer à peut prêt tout et n’importe quoi en terme d’applicatif sans se prendre la tête, grâce à la virtualisation.

Quel type de NAS choisir ?

Alors je vais parler beaucoup de Synology pour plusieurs raisons. D’abord, c’est le matos que je connais le mieux. C’est également l’une des marques les plus robustes au niveau du matos et les plus fiables au niveau du logiciel. Ça tourne comme une horloge suisse.

Mais vous pouvez évidemment vous intéresser à d’autres marques comme les NAS Qnap qui sont également très bien ou si vous aimez bidouiller, recycler un vieux PC et y installer TrueNAS pour faire votre NAS DIY. Je n’ai pas opté pour cette dernière option qui bien qu’économique, demande pas mal de temps pour choisir le bon matos, mettre tout ça en place et surtout en maintenance au fil du temps pour assurer la sécurité de mes données.

En gros, avec Synology, je paye un peu plus cher, mais je ne me casse pas la tête.

Quel stockage choisir ?

Je parle de RAID depuis tout à l’heure, mais une petite explication rapide s’impose. Le RAID (pour Redundant Array of Independent Disks) est une technologie de stockage de données qui permet de combiner plusieurs disques durs en un seul espace de stockage. Il existe différents types de RAID qui offrent des niveaux différents de performance, de capacité de stockage et de fiabilité.

Je ne vais présenter que les RAIDs qui offrent de la redondance en matière de données. Les RAID 0 et JBOD n’offrent pas de redondance, donc c’est pas ouf.

RAID 1 : Celui-là c’est simple. Les données sont écrites à l’identique sur les deux disques durs simultanément. C’est ce qu’on appelle du data mirroring.

RAID 5 : Le RAID 5 permet de répartir les données sur minimum 3 disques durs et de calculer des données de parité qui seront également distribuées sur tous les disques durs appartenant à la grappe de disques. Ainsi il est possible avec 2 disques intacts d’en reconstituer un 3e à partir des données de parité. Moins d’espace disque perdu qu’en RAID 1, et des temps d’accès plus rapides. Pour faire du RAID 5, il vous faudra 3 disques durs minimum.

RAID 6 : Pareil que le RAID 5, mais avec 2 couches de parité ce qui permet de supporter la panne en simultanée de 2 disques durs maximum. Pour faire du RAID 6, il vous faudra 4 disques durs minimum.

RAID 10 : Le RAID 10 permet d’avoir des performances équivalentes à celle d’un RAID 0 et le niveau de protection des données d’un RAID 1, en combinant les disques durs en groupes de deux dans lesquels les données sont mises en miroir.

RAID F1 : On est là sur un besoin un peu plus particulier, qui équivaut à du RAID 5 sauf que les données de parité sont davantage écrites sur un disque en particulier pour éviter le vieillissement prématuré de tous les disques. C’est un système de RAID à utiliser sur des systèmes utilisant des disques Flash.

Maintenant Synology propose son propre format baptisé le SHR pour Synology Hybrid RAID : C’est celui pour lequel j’ai opté, car il présente certains avantages que je vais vous présenter

À propos du SHR / SHR-2

Le SHR permet de combiner des disques durs de différentes tailles et modèles, ce qui permet de faire évoluer progressivement l’espace disque sans se ruiner. Le SHR permet également de disposer de capacités et des performances optimisées, avec moins d’espace perdu. Et en fonction du nombre de disques durs que vous avez, il peut supporter 1 à 2 disques défaillants en simultanée.

Pour simplifier les choses, le SHR c’est l’équivalent du RAID 5 utilisable à partir de 3 disques, avec d’excellentes performances et beaucoup de souplesse et tolérant à une seule panne. Le SHR-2 c’est l’équivalent du RAID 6, à partir de 4 disques durs, donc tolérant à 2 pannes simultanées.

Si vous hésitez entre le SHR et le SHR-2, optez pour le SHR-2 qui apporte une meilleure protection des données, et des performances d’accès beaucoup plus rapide. Donc à envisager si vous voulez accéder à distance au NAS. Après pour ce qui est optimisation du stockage et espace perdu pour la redondance, SHR et SHR-2 se valent.

Personnellement, je vous conseille donc ce format SHR / SHR-2, car cela vous permet de mélanger différents types de disques durs, c’est un RAID facile à étendre, aussi rapide que le RAID-5 et RAID-6, la redondance est bien gérée donc très peu d’espace « perdu » (quand je dis perdu, vous comprenez évidemment que ce n’est pas vraiment perdu, mais utilisé pour la redondance, donc de l’espace non dispo pour y stocker vos données) et cerise sur le gâteau, si un disque lâche, vos données restent quand même accessibles.

Bref, je vous recommande vivement d’utiliser ce format de stockage si vous optez pour un Synology.

Si vous voulez mieux vous rendre compte des différences entre les RAIDs, je vous invite à jouer avec le simulateur de Synology qui vous permet de choisir des disques durs et un format de RAID et ainsi estimer les différents espaces occupés pour la protection ou le stockage des données.

Les critères de choix d’un Synology

Il existe de très nombreux modèles de Synology et choisir n’est pas toujours très simple. Mais pour résumer, ils ont 2 types de NAS : Les rackables qu’on peut mettre dans une baie à destination des entreprises (gamme FS, SA, RS) et les NAS Desktop pour les PME et le grand public dans la gamme DS.

Je vais m’intéresser uniquement à cette dernière gamme. Chez Synology, ils ont beaucoup de modèles et ce n’est pas forcément simple de savoir lequel choisir. Donc je vais vous aider en passant en revue les critères principaux.

Critère N°1 : Le nombre de baies

Les baies, ce sont les emplacements pour mettre les disques durs. Plus y’en a, et plus vos données seront en sécurité, car mises en redondance correctement, et plus vous pourrez atteindre un espace de stockage important. Synology propose par exemple 2 NAS avec une seule baie : Le DS120j et le DS118, qui n’offre pas spécialement de sécurité pour la préservation de vos données. Si le disque dur à l’intérieur lâche, vous perdez vos data. Évitez ceux-là à moins que vous ne vouliez qu’un serveur applicatif et que vous disposez d’un autre moyen pour mettre en sécurité vos données.

Si vous passez sur un 2 baies, vous pourrez alors avoir du RAID 1 maximum, ce qui consiste à disposer des mêmes données sur les deux disques durs. Ainsi, si un disque lâche, les données restent accessibles sur l’autre disque.

Au-delà de 2 baies, ça commence donc à devenir intéressant, car on peut avoir une redondance plus optimale selon le RAID choisi. Sur du Desktop, vous pouvez monter jusqu’à 12 baies max nativement et au-delà avec les extensions.

Critère N°2 : Les performances de la machine

En fonction de votre budget et de ce que vous voulez faire avec un NAS, il faudra opter pour une machine plus ou moins performante. Synology propose des NAS Desktop avec un CPU 2-Core ou 4-Core, de la RAM qui commence à 2 GB et qui est la plupart du temps extensible sans trop de problèmes. Et certains modèles comme le DS420+, le DS920+, le DS1520+ ou encore le DS1821+ permettent l’ajout de M.2 NVMe pour avoir du cache SSD sur le NAS et ainsi accélérer les temps d’accès en lecture et écriture. C’est top !

Critère N°3 : La vitesse réseau

Si vous optez pour une machine puissante, mais que vous avez un réseau local lent ou mal foutu, vous risquez d’avoir des performances dégradées. Pensez donc bien à mettre à jour votre réseau local si nécessaire et regardez ensuite les différents modèles proposés par Synology, qui disposent de 2 à 4 ports RJ45 à 1GbE permettant de faire de l’agrégation et donc d’avoir des temps d’accès réseau optimaux.

Voilà, au-delà de ça, le reste c’est du détail. À savoir le nombre de décibels de la machine, sa consommation, son poids…etc. Il y a bien sûr des fiches techniques pour chacun des modèles sur le site de Synology.

Les fonctionnalités du Synology

Globalement, en termes de fonctionnalités, tous les modèles se valent puisque dessus, il y a Disk Station Manager (DSM), le système d’exploitation de Synology qui vous permet de profiter des outils Synology et tout un tas d’autres classiques de l’auto hébergement.

Nativement, DSM vous permet donc de faire :

Du partage de fichiers rapide et sécurisé avec notamment File Station qui permet de partager vos documents en choisissant les droits d’accès, aussi bien en local qu’à distance, au travers d’une variété de protocoles supportés tels que FTP, SMB2, SMB3 (chiffré), AFP, NFS et WebDAV, sur tous les OS. Il y a même une fonctionnalité de « corbeille » qui permet de récupérer des fichiers en cas d’effacement involontaire.

De la synchronisation de fichiers avec Synology Drive qui fonctionne comme un Dropbox ou un Google Drive auto-hébergé avec la petite application desktop ou mobile qui va bien. Mais également à l’aide de Cloud Sync qui permet de synchroniser votre NAS avec vos services de cloud en ligne comme Amazon Drive, BackBlaze B2, Dropbox, Google Cloud Storage, Microsoft Azure, OpenStack Swift. etc.

De la sauvegarde soit native avec de la copie de fichiers sur un répertoire partagé ou de la Time Machine pour ceux qui sont sous macOS. Mais également de la sauvegarde complète de vos machines physiques et virtuelles avec l’outil Active Backup de Synology. Synology propose également des outils de sauvegarde pour vos outils Microsoft 365 et Google Drive. Cela permet de conserver une copie locale de vos données stockées dans les clouds.

De la virtualisation avec tout ce qu’il faut pour stocker et gérer des machines virtuelles VMware, Citrix, Hyper-V ou encore OpenStack et bien sûr le support de Docker pour vos conteneurs. Attention à l’architecture de votre NAS car si c’est de l’ARM, tout ne fonctionnera pas à ce niveau là.

Des outils bureautiques pour ceux qui veulent justement auto-héberger certains aspects de leur vie numérique sans se prendre la tête ou offrir des solutions communes à leurs collaborateurs avec des outils comme MailPlus pour l’hébergement de boites mails, Contacts pour centraliser les contacts, un chat pour les discussions entre utilisateurs, le calendrier pour synchroniser les événements, Synology Office pour travailler ensemble sur des documents sans oublier un système de prise de notes. Tous ces outils sont accessibles au travers du web, mais également avec des applications dédiées disponibles sur les stores.

Du multimédia avec la gestion de votre bibliothèque musicale, de vos photos, mais également de vos vidéos sans oublier la possibilité de télécharger des fichiers ou des torrents directement depuis le NAS.

De l’accès à distance évidemment pour vous connecter en toute sécurité sur votre NAS même quand vous n’êtes pas chez vous ou dans votre entreprise, notamment avec QuickConnect. Et pour ceux qui veulent héberger des services, il est également possible de disposer d’un DNS dynamique pour ceux qui changent d’IP afin d’avoir toujours un nom de domaine accessible, même sur une IP dynamique.

De la gestion utilisateur bien sûr ce qui sera utile si vous destinez votre NAS à une PME ou à votre famille. Ainsi vous pourrez créer des comptes users, utiliser votre NAS comme contrôleur de domaine, offrir un espace de stockage limité ou non à chacun ainsi que l’ensemble des outils Synology.

De la sécurité, car oui c’est super important surtout si vous exposez votre NAS sur le net. Synology intègre plusieurs systèmes renforçant la sécurité de votre NAS. De la protection des comptes (pour empêcher le bruteforce de mots de passe par exemple) au firewall, en passant par le SSL, le blocage automatique des IPs suspectes et le routage spécifique des ports pour justement exposer uniquement les services nécessaires. Il n’y a pas mal de choses, et même un outil d’audit qui scanne votre NAS à la recherche d’éventuels malwares, de choses suspectes dans les logs et de problèmes de configuration qui pourrait mettre à mal la sécurité de votre NAS.

Les applications sur DSM

Hormis les applications officiellement supportées par Synology dont j’ai déjà parlé et que vous pouvez installer via le Package Center, il est également possible d’ajouter des dépôts tiers. Pour cela, allez dans « Settings » au niveau du Package Center, puis cliquez sur l’onglet « Package Sources ». Vous pourrez alors ajouter ces dépôts :

Ils vous donneront accès à des applications alternatives intéressantes comme Duplicity, Mutt, TVheadend, ZNC, Adminer…etc.

Quel modèle de NAS choisir ?

Alors globalement, en termes de fonctionnalités, tous les modèles se valent puisque dessus, il y a DSM, le système d’exploitation de Synology qui vous permet de profiter des outils Synology et tout un tas d’autres logiciels. Notez que les NAS sont en général vendus sans disque dur. Dans la suite de l’article, je vous explique quels disques durs choisir.

Un NAS pas cher

Voici une sélection de 3 NAS qui font bien le job et dont le prix reste raisonnable.

Le DS220+ : Le Synology DS220+ est équipé d’un processeur 2 core cadencés à 2 GHz, capables de monter à 2,9 GHz dans les moments nécessaires, notamment en cas de streaming. Il dispose de 2 Go de RAM, de 2 ports réseau à 1 GbE et offre 2 baies pour faire du RAID 1. Vous le trouverez pour moins de 350 euros.

DS218Play : Le Synology DS218 Play est conçu pour le multimédia, permettant un streaming fluide sur tous vos appareils que vous soyez à la maison ou en déplacement. Il gère bien sûr très bien le partage de fichiers et les sauvegardes. Il dispose d’un processeur Quad Core cadencé à 1,4 GHz, de 2 baies, de bons taux de lecture / écriture sur les disques, d’une puce de décodage vidéo (H.265, MPEG 4, MPEG 2, VC-1, support de la 4K, 60FPS max), 1 GB de RAM, des ports USB, un port RJ 45 à 1 GbE et consomme peu surtout lorsqu’il est en veille. Vous le trouverez pour moins de 250 euros.

DS220j : Le Synology DS220J est idéal pour du cloud personnel. Quad Core 1,4 GHz, RAID 1, 512 Mo de RAM, 2 bais, un port RJ 45 à 1 GbE. Il est assez similaire au DS218Play, mais sans la puce multimédia. C’est donc un excellent NAS pour de la bureautique et du stockage de documents. Vous le trouverez autour de 170 euros.

Un NAS performant

Pour ceux qui veulent de bonnes performances avec leur NAS, je vous ai sélectionné ces 3 modèles qui me semblent assez cools pour pouvoir lancer des applicatifs gourmands ou du Docker.

DS720+ : Le Synology DS720+ dispose d’un processeur Intel Quad Core capable de grimper à une cadence de 2,7 GHz en cas de besoin. Il est également équipé de 2 GB de RAM DDR 4, extensible à 6 GB. Vous pouvez y mettre 2 disques et y ajouter 2 NVMe ce qui va grandement booster les temps d’accès (lecture / écriture) à vos données. Vous pouvez le trouver à moins de 760 euros.

DS920+ : Le Synology DS920+ c’est le même que le DS720+, mais avec 4 baies, ce qui permet d’utiliser SHR-2 et donc d’avoir une meilleure redondance pour vos données. Vous pouvez le trouver à moins de 580 euros.

DS1520+ : Le Synology DS1520+ c’est aussi le même que les 2 précédents, mais avec 5 baies et 8 GB de RAM DDR 4, ce qui en fait une machine encore plus performante que les 2 précédentes. Vous le trouverez à moins de 800 euros.

Un NAS avec beaucoup d’espace de stockage

Pour ceux qui veulent des téraoctets et des téraoctets d’espace libre pour stocker beaucoup de vidéos, de photos ou de documents, voire disposer d’un max de machines Dockers, je vous en ai sélectionné 2 qui me paraissent intéressants.

DS1621+ : Le Synology DS1621+ dispose d’un processeur AMD Ryzen quad core cadencé à 2,2 GHz, de 4 GB de RAM extensible à 32 GB et de 6 baies pour y loger vos disques durs. Cerise sur le gâteau, ce NAS dispose de 2 slots NVMe pour faire du cache SSD et ainsi grandement accélérer les lectures / écritures sur le NAS. Niveau débit, vous pouvez agréger jusqu’à 4 liaisons RJ45 à 1 GbE et le NAS dispose également de 3 ports USB 3.2 ainsi que 2 ports eSATA pour y connecter des baies d’extensions. Ainsi, avec 2 extensions DX517 en complément, vous pouvez monter jusqu’à 16 disques. Vous le trouverez pour un peu moins de 980 euros.

DS1821+ : Le Synology DS1821+ est celui que j’ai choisi pour mes besoins quotidiens. Il est identique au DS1621+ sauf qu’il dispose nativement de plus de baies : 8 au total. Il est également extensible avec la possibilité d’ajouter 2 NVMe, la possibilité d’ajouter du support 10 GbE et si vous ajoutez 2 extensions DX517, vous pouvez monter jusqu’à 18 disques. Vous le trouverez pour un moins de 1050 euros.

DX517 : Attention ici il ne s’agit pas d’un NAS, mais d’une baie d’extension qui se connecte en eSATA à votre NAS. C’est un bon moyen d’étendre largement les capacités d’un petit NAS comme le DS720+ par exemple. Vous le trouverez à un peu plus de 500 euros, ce que je trouve quand même assez cher pour une extension.

Un bon NAS qui fait un peu tout ça

Maintenant si vous n’arrivez pas à vous décider et que vous voulez un NAS avec de bonnes performances, un peu de stockage et pas trop cher, jetez un œil à la série des DS4xxx.

DS420+ : Le Synology DS420+ a tout d’un grand puisqu’il propose 4 baies, un processeur 2 core capable de monter jusqu’à 2,9 GHz en cas de besoin, 2 GB de RAM extensible à 6 GB et 2 slots pour y mettre des NVMe. C’est un bon compromis. Vous le trouverez à moins de 500 euros.

DS420j : Le Synology DS420j est également une entrée de gamme avec un processeur quad core à 1,4 GHz, 1 Gb de RAM et 4 baies. Il est silencieux et conçu plus pour des usages multimédias. Vous le trouverez à un peu plus de 300 euros.

La migration de votre NAS Synology

Concernant la migration des données pour ceux qui s’interrogent, sachez que je suis passé d’un DS710+ de 2010 à un DS1821+ de 2021. J’avais un peu peur que ce soit galère, mais en fait, pas du tout. J’ai simplement remis mes disques de l’ancien NAS dans le nouveau NAS. Celui-ci a alors détecté la présence de mes fichiers et a effectué une migration. Y’avait qu’à attendre. J’ai même récupéré ma configuration avec les comptes utilisateurs et tous mes paramètres. 11 ans plus tard, c’est magique !

Quels disques durs choisir pour votre NAS ?

Alors il faut savoir que même si vous pouvez mettre des SSD dans un NAS, ce n’est pour le moment pas très recommandé, car vous risquez de les flinguer. Il vaut mieux rester aux bons vieux disques dur à plateau. Évidemment, les NAS actuels de Synology fonctionnent tous en SATA, et comme ils peuvent accepter des disques de différentes tailles, c’est le bon moment pour recycler des anciens disques et progressivement augmenter l’espace de stockage en achetant des disque de 4 To, 6 To voire plus…

Seulement, tous les disques dur ne se valent pas et certains rendent l’âme plus vite que prévu. Heureusement, Synology propose un outil permettant de trouver les disques les plus adaptés à votre NAS. Seagate, Toshiba, ou encore Western Digital, ils sont tous là.

Pour ma part, je n’ai pas testé les Toshiba, mais j’ai testé énormément de Seagate et de Western Digital et je dois dire que je n’ai eu aucun retour en 11 ans avec les Western Digital alors que des Seagate, j’en ai renvoyé quelques-uns en garantie. Ce n’est pas une étude scientifique que je vous donne là, juste mon expérience perso, donc je vous invite évidemment à faire vos propres recherches. Cela dit, maintenant, je prends uniquement des disques conçus pour les NAS, à savoir des Iron Wolf chez Seagate et des Red Plus chez Western Digital qui utilisent la technologie CMR. Je trouve leur durée de vie meilleure que des disques traditionnels. En effet, ces disques NAS sont conçus pour tourner H24 contrairement aux disques durs classiques.

Concernant le rapport prix / capacité, j’ai fait un petit comparatif perso il y a quelques semaines, et les 4 To sont super abordables… Autour de 100 euros le disque dur. Les 6 To ensuite, ça peut aller si vous voulez investir un peu d’argent. Parce contre, à partir de 8, 10, 12, 14 et 16 To, je trouve les prix encore un peu salés. Donc je préfère prendre un NAS avec plus de slots pour le remplir de 4 To plutôt qu’un NAS avec moins de slots pour y mettre 2 disques de 16 To. Les prix ont le temps de baisser et je pourrais ainsi augmenter la taille des disques progressivement. C’est là, l’avantage du SHR qui permet de mixer les modèles et tailles de disque dur.

Concernant les NVMe que vous pouvez rajouter dans certains NAS pour du cache SSD, Synology recommande essentiellement les IronWolf de Seagate dont le tarif démarre à moins de 75 euros pièce.

Le turn-over des disques durs

Vous pouvez imaginer que les disques durs quand ils sont fortement sollicités, et bien ça tombe plus souvent en panne. En vrai ça dépend des modèles, mais en 11 ans, j’ai du en changer 5 ou 6. Et sur ce nombre, je crois que 4 ou 5 disques étaient encore sous garantie.

Car oui, peu de gens le savent, mais les disques durs ont une garantie assez longue. 3 à 5 ans en fonction des modèles. Donc le turn-over sur un NAS, même s’il est fréquent, n’est pas forcement synonyme de disque à la poubelle et ne vous coûtera pas forcément plus cher. Référez-vous à cet article pour tout savoir sur les garanties constructeurs.

La sauvegarde hors site

Maintenant attention, un NAS à la maison c’est cool, mais pas suffisant pour vos sauvegardes. Si votre maison brûle ou si des voleurs vous prennent votre matériel informatique, vous n’avez plus de backup. C’est donc le moment de penser à de la sauvegarde hors site. C’est-à-dire hors de chez vous. Pour cela il y a plusieurs méthodes. Soit vous mettre un second NAS ailleurs, dans votre famille par exemple, et vous configurer une réplication entre les 2 NAS. Cela peut se faire facilement et nativement avec du Synology. Soit vous partez full cloud… Et là les solutions sont nombreuses. La plus facile d’accès et l’une des moins onéreuses est la solution proposée par Backblaze que je vous recommande également.

Et avec Synology vous pouvez même sauvegarder directement votre NAS sur Backblaze avec l’outil Hyper Backup et ça c’est royal.

En conclusion

Synology propose une gamme assez large de NAS et il y a beaucoup de modèles donc pas faciles de s’y retrouve, mais j’espère qu’avec mon article vous y verrez plus clair. Quoiqu’il en soit, une fois votre budget et vos besoins déterminés, vous trouverez forcément chaussure à votre pied. Tout se joue sur le nombre de baies et sur les performances. Autrement, l’OS et les fonctionnalités restent les mêmes sur tous les modèles. Globalement les Synology sont assez chers comparés à d’autres marques de NAS, mais on paye la qualité du produit qui saura durer dans le temps. Pour ma part, le mien (DS710+ acheté en 2010) ne m’a jamais fait défaut et aura quand même fonctionné sans interruption ou presque durant 11 années. Je compte d’ailleurs encore m’en servir pour d’autres choses plus annexes. Je l’avais également payé assez cher à l’époque, mais finalement, il est depuis largement amorti donc je suis très content de ce choix.

Voilà, j’espère que ce petit tour d’horizon des NAS Synology vous aura plu. À demain !

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